Le projet OpenWater ou le meilleur de la culture libre en milieu universitaire

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Voici un exemple emblématique de ce que la culture libre peut produire de mieux. Un exemple emblématique que ce qu’internet et les ressources partagées peuvent apporter. Un exemple emblématique que ce qu’il est désormais possible de faire dans le domaine éducatif avec les nouvelles technologies.

Il s’agit d’une vidéo anglophone distillant quelques précieux conseils pratiques pour obtenir de l’eau potable en cas d’urgence liée à des catastrophes naturelles. Le sujet est grave, l’information utile à tous. Quel meilleur choix alors que celui d’y apposer une licence qui en autorise sans contrainte sa libre circulation[1].

Et mon billet pourrait s’arrêter là.

Bonne projection…

Mon billet pourrait s’arrêter là mais penchons-nous également sur la génèse et l’édition de ce document.

Il s’agit d’un projet collectif universitaire[2] proposé par le professeur David Wiley à ses étudiants. Les consignes, simples et offrant une grande latitude, étaient les suivantes : que le travail réalisé nous apprenne quelques chose, que le travail réalisé soit "cool" (en anglais dans le texte) et (surtout) que le travail réalisé fut impossible à produire sans utilisation massive de ressources libres à disposition sur internet.

Quatre étudiants se sont donc lancés dans l’aventure de ce projet. Et cela a donc donné OpenWater, site présentant le résultat de leur travail avec bien entendu la vidéo (sous différents formats dont le format source pour les futurs éventuels remixs).

Le résultat est tout à fait remarquable, tout comme il est tout à fait remarquable que plus des trois-quarts du contenu de cette vidéo proviennent de ressources existantes sous licences Creative Commons pêchées sur des sites comme Internet Archive (vidéo), Flickr (photo) ou Magnatune (musique). Le dernier quart, contenant principalement les démonstrations visuelles et techniques de purification d’eau, est le seul original puisque réalisé à l’occasion par l’équipe du projet.

Assurément un document à diffuser et à montrer aux professeurs, aux élèves et à tous ceux qui, souvent influencés par la pression médiatique des lobbyistes du copyright, n’appréhendent pas forcément tout le potentiel actuel d’internet.

Je sais pas vous mais moi ça me rend bien enthousiaste tout ça 😉

PS1 : On trouve deux autres productions d’élèves au défi du professeur Wiley : un site de découverte et d’information sur l’usage des blogs et des wikis en éducation et un site d’aide à l’entretien d’embauche.

PS2 : Et si on se lançait dans le premier remix de la vidéo en en proposant le sous-titrage en français ?

Notes

[1] En l’occurrence il s’agit de la Creative Commons BY-NC-SA.

[2] En l’occurrence il s’agit de l’Instructional Technology at Utah State University.

5 Réponses

  1. 2 choses :
    a) je suis étonné de voir une licence share-alike …. ceci empêche la modification, et donc restreint les droits des données qu’ils ont utilisée et qui sont sans cette limitation (ou ils n’aurait pu les utiliser dans ce montage)… est-ce qu’il n’y a pas un problème? et que simplement un BY-NC n’aurait pas été plus judicieux ? (me tromperai-je à ce point?)

    b) il existe aussi des methode de "solar cooking" (ça peut aussi steriliser de l’eau en 70 min) dont le professeur Steven E. Jones à "libéré" les connaissances en les mettant sur le web… (ses etudes sont semble t’ils dans son cadre de travail habituel)

    http://peswiki.com/index.php/OS:Ste
    http://solarcooking.org/research/Do

  2. > je suis étonné de voir une licence share-alike
    > …. ceci empêche la modification

    Non, c’est la clause ND qui empèche la modification.

    SA autorise la modification à condition que les versions dérivées soient publiées sous une licence identique.

    http://www.apitux.org/index.php?200

    La clause SA est inspirée du Copyleft de la GPL à propos de laquelle Eben MOGLEN dit : "Elle crée un pot commun auquel chacun peut ajouter quelque chose mais duquel personne ne peut rien retirer".

  3. vulcanoo

    Bonsoir en effet comme le dit la maxime d’ubuntu
    " je suis ce que je suis grace à ce que nous sommes tous", la connaissance n’est pas une marchandise.
    J’ai moi même contribué modestement au "remix" du livre de Florent Latrive "Du bon usage de la piraterie" en version audio!!!
    Au lieu de sous titré pourquoi pas une version audio française!!Mais je ne suis pas assez bon en anglais.

  4. Mikashue

    Il faut quand même penser aux sourds et malentendants pour le sous-titrage … Tout le monde a le droit d’accéder à la connaissance, aux informations … et les personnes sourdes aussi !
    Alors une version sous-titrée et audio française, c’est bien mieux.

    Amicalement

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