Appel à traduction pour un livre sur les ressources éducatives libres

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Copie d'écran - WikiEducator

Dans la série Traductions Ambitieuses nous sommes déjà impliqués sur de gros chantiers comme La bio de Stallman et Producing Open Source Software (tous deux en phase de relecture d’ailleurs et donc bientôt sur framabook).

Mais puisqu’il n’y pas de raison de s’arrêter en si bon chemin et puisque c’est la rentrée des classes, que ne diriez-vous de traduire ensemble, de l’anglais vers le français, le très intéressant (et tout récent) Open Educational Resources Handbook sous licence Creative Commons BY-SA et disponible au format PDF en noir et blanc ou en couleur.

Parce que si vous voulez mon humble avis, ce serait un livre majeur à mettre entre les mains des éducateurs (au sens large) de France et de Navarre. Histoire de faire découvrir, d’informer et d’inciter afin que nous soyons toujours plus nombreux à participer à l’aventure collective de la diffusion, de la création, de la modification et du partage de ressources éducatives sous licences libres et ouvertes.

(j’ajoute, et ceci n’engage que moi, que ce ne serait pas du luxe si l’on présuppose que globalement la culture actuelle du corps enseignant dans ce domaine est encore en pleine phase d’apprentissage)

Véritable guide pratique, ce livre se décompose en plusieurs chapitres : chercher, créer, adapter, utiliser, partager et licencier de telles ressources. On peut le parcourir linéairement mais aussi le picorer en puisant dans un chapitre particulier au gré de nos besoins.

Précisons que cette traduction nécessiterait, nous semble-t-il, quelques petites adaptations locales. Il conviendrait ainsi par exemple de substituer certaines références et liens anglophones vers leurs pendants francophones si ils existent. Il conviendrait également de contextualiser juridiquement la notion anglophone de fair use qui n’existe pas chez nous. C’est un travail supplémentaire mais c’est un travail, nous semble-t-il là encore, fort enrichissant (et non réservé à des traducteurs soit dit en passant).

Précisons également que la version originale ayant été conçue dans un wiki, cela devrait grandement nous faciliter la tâche.

Voilà. Nous serions vraiment fiers et ravis d’apporter nous aussi et avec vous notre pierre à l’édifice en réussissant à mener à bien ce projet utile et enthousiasmant.

Un enthousiasme partagé ?

Cela tombe bien parce qu’avec de l’enthousiasme, un peu de réseau et des licences libres, on peut déplacer des montagnes (voire même des mammouths) !

Si vous souhaitez en être, ce dont nous vous remercions, il suffit de nous laisser un petit message à openeducation@framasoft.net. Nous commencerons pour nous compter sur une liste de discussion puis nous verrons alors ensemble comment organiser la chose.

16 Réponses

  1. Guerain DD

    Chouette bouquin, a priori très pratique à utiliser.

    En plus ils évoquent également les logiciels libres et disent pourquoi ils préfèrent les licences sans clauses NC ou ND pour les ressources éducatives.

    Ce serait effectivement une grande idée que de réaliser ce projet. Et je suis à chaque fois assez estomaqué par l’ambition du libre lorsqu’il se met à monter des projets.

    J’aurais été de tout cœur avec vous si je n’avais pas été nul en anglais et médiocre en français.

  2. Comment organiser la chose ? Quelques pistes…

    -> Séparer le bouquin en sections

    -> Monter un serveur Obby pour permettre de traduire facilement un même document à plusieurs ( http://gobby.0x539.de/trac/ ) : on utilise une couleur neutre spécifique pour la vo, et les traducteurs utilisent d’autres couleurs chacun. Cela permet de différencier la vo de la vf pour faciliter la relecture

    -> Organiser des séances de relecture.régulières avec plusieurs traducteurs afin d’assurer un bon QA

    -> Prévoir un mini glossaire spécifique au livre pour que tout le monde soit d’accord sur les termes.

    -> Utiliser txt2tags pour générer facilement plusieurs formats de sorties (http://txt2tags.sourceforge.net/ind… )

  3. Je suis accaparé par d’autres projets, mais je peux libérer du temps pour me joindre à l’équipe de relecteurs (je sais, ça fait un peu inspecteur des travaux finis, mais c’est le mieux que je puisse faire).

  4. Moi, ça me botte. J’espère juste que mon anglais n’est pas trop rouillé. J’envoie un mail de suite.

  5. Participant au travail de l’association TRADUC (www.traduc.org) je suis très intéressé à participer à ce travail.
    Je ne sais ce que cela implique que ce soit un WiKi qui nous faciliterait la vie mais je vois un intérêt clair à ce que ce genre d’initiative soit pilotée par l’association TRADUC, d’ailleurs association au nom duquel je ne parle pas – je parle en mon nom. Une centralisation des initiatives permet entre autre d’avoir une visibilité globale et donc de faire des arbitrages, facilite la circulation des informations, etc…

  6. Bonne idée de promouvoir l’idée des OER dans le monde francophone !
    * Ce qui m’impressionne le plus dans le contexte de wikiEducator, c’est qu’il est supporté par le Commenwealth !
    * Comme cible pour la traduction il me semble que le site français de wikieducator est tout indiqué ! Sinon wikibooks serait bien aussi !
    * Sinon pour information et pour compléter la promotion du mouvement OER en France, il y a aussi des initiatives intéressantes coté wikiversity qui a proposé coté anglais un cours sur le sujet : http://en.wikiversity.org/wiki/Comp
    que j’ai trouvé excellent et qu’il serait sympathique de traduire et d’animer sur la wikiversité française.

    Allez Banco !

  7. Livre sur les ressources pédagogiques libres

    Framasoft, que tout le monde connait pour sa base de données de logiciels libres, traduit aussi des livres. Il lance un appel à contribution pour traduire un livre sur les ressources éducatives libres. Si vous êtes intéressés par cette…

  8. Bonjour,

    Je comprends difficilement cette phrase :

    (et non réservé à des traducteurs soit dit en passant).

    Qui aurait les compétences d’effectuer des traductions à part justement des professionnels de la traduction spécialisés sur ce segment de l’informatique ?

    Vous trouverez le professionnel approprié et, le plus important, légalement établi, en effectuant une recherche multicritères sur le site du Syndicat national des traducteurs professionnels. http://www.sft.fr

    Traducteur, c’est un métier, et pas un loisir du dimanche.

    Cordialement

    Traductrice

  9. Je suis prof des écoles et j’aime le libre.. j’y participerai donc avec mes maigres compétences.

    le mail est posté ! :)

  10. Chère traductrice,

    Relisez le paragraphe. Ce qui est "non réservé aux traducteurs" concerne le travail autour des deux points suivants :
    – recherche de liens francophones vers des ressources éducatives libres
    – contextualistation juridique du "fair use" anglophone à la situation française

    Ce me semble bien être des compétences non réservées à des traducteurs.

    Il y aurait donc comme un petit misunderstanding.

  11. > "Qui aurait les compétences d’effectuer des traductions à part justement des professionnels de la traduction spécialisés sur ce segment de l’informatique ?"

    Des gens compétents mais qui n’en ont pas fait leur métier ? Des gens ayant chacun quelques lacunes mais s’auto-critiquant les uns les autres ?
    Il ne faut pas oublier qu’il s’agit ici d’un travail collaboratif de la part de personnes bénévoles, motivées et sérieuses.

    Et puis de plus, les ressources pédagogiques libres ne se résument pas à un "segment de l’informatique", les oeuvres libres peuvent être des manuels par exemple (sésamath).

    > "Vous trouverez le professionnel approprié et, le plus important, légalement établi, en effectuant une recherche multicritères sur le site du Syndicat national des traducteurs professionnels. http://www.sft.fr"

    Ha, nous y voilà, tout cela n’était donc qu’une pub. J’aime beaucoup le "légalement établi", il existe des traducteurs illégaux ? ;)

    > "Traducteur, c’est un métier, et pas un loisir du dimanche."

    On pourrait aussi dire "programmeur c’est un métier, et pas un loisir du dimanche"… mais en fait si.

    Déjà, amateur ne signifie pas inférieur à professionnel, ça serait comme dire que les J.O. ne rassemblent que des sportifs de seconde zone (puisqu’amateur par obligation du règlement, même si pour certains sports je reconnais que…)

    Ensuite, amateurs et professionnels peuvent travailler main dans la main : il suffit encore une fois de penser aux programmeurs, où les uns et les autres déposent leurs billes dans ce pot commum qu’est le logiciel libre. D’ailleurs, certains sont les deux à la fois : professionnel la semaine, amateur le week-end.

  12. Bon, j’ajoute ma pierre (ceci n’est pas un troll) :
    – Traduire à plusieurs requiert plus qu’un "petit" glossaire.
    – L’utilisation d’une mémoire de traduction et d’outils TAO simplifie grandement le processus et le fiabilise.
    – Les traducteurs pros disposent de tels outils
    – Les traducteurs pros peuvent donc grandement faciliter la réalisation d’un tel projet, et en garantir la pertinence.
    – Ils peuvent être "pros" la semaine et "amateurs" le dimanche, aussi, comme les autres. Il suffit de bien cadrer le projet, son ambition, sa "culture".

    Donc oui, un projet comme celui-là mériterait l’aide de traducteurs pros passionnés par l’élan du Libre. Cela ne disqualifie pas les autres, mais offre un gage de qualité, notamment pour éviter les "misunderstanding", pas seulement les fautes de Français. Ils pourraient utilement organiser le travail et vérifier la cohérence d’ensemble.

    Je ne suis pas traducteur, mais je les connais bien. Je suis relecteur.

    Just my 2 cents.

  13. > « – L’utilisation d’une mémoire de traduction et d’outils TAO simplifie grandement le processus et le fiabilise. – Les traducteurs pros disposent de tels outils »

    Là nous sommes pleinement d’accord.

    > « – Les traducteurs pros peuvent donc grandement faciliter la réalisation d’un tel projet, et en garantir la pertinence »

    Je ne suis pas d’accord avec le lien cause/conséquence, les professionnels n’ont heureusement pas le monopole d’usage des TAO. D’autant plus qu’il en existe des libres :
    http://en.wikipedia.org/wiki/Comput

    Mais je garde l’idée qu’il pourrait nous être très profitable d’utiliser un tel outil.

    > « Donc oui, un projet comme celui-là mériterait l’aide de traducteurs pros passionnés par l’élan du Libre. »

    Je vais nuancer : des personnes particulièrement compétentes et avec « de la bouteille » seraient un sérieux plus pour le projet, et un professionnel a plus de chance de répondre à ce profil, mais ça ne veut pas dire qu’il n’y en a pas ailleurs (je précise de suite que je ne prétend pas appartenir à cette catégorie). Bref, ne tombons pas dans le corporatisme.

    Et pour en revenir au message qui a lancé cette mini-polémique, ce qui m’a choqué, c’est cette véritable entreprise de FUD qui laissait entendre qu’une bonne traduction ne peut qu’être payante (les traducteurs du libre apprécieront, à commencer par l’équipe framasoft), et puis la menace voilée (« professionnel approprié et, le plus important, légalement établi ») me reste en travers de la gorge, d’où ma première réaction.

    Mais sinon je n’ai évidemment rien contre les gens qui font bien leur métier, tout au contraire :)

  14. karibleu

    Je suis prête : pour participer à un projet autour du libre, pour découvrir de nouvelles ressources éducatives libres, pour amener ma modeste contribution à un projet collaboratif !
    On commence quand ?

  15. Bonjour,

    Bon, c’est parti.

    On a choisi une liste de diffusion [oerh@scideralle.org] à disposition des volontaires à http://listes.scideralle.org/wws/in… (bienvenue !) et notre premier courriel de proposition de traduction en français a reçu un accueil favorable.

  16. Est-il possible que le téléphone traduit une conversation entre différente langues( par exemple un anglais appel un français ),un logiciel peut exister pour la traduction automatique?