En réponse au Café Pédagogique

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Kevinmcgrewphoto.com - CC byLe site du Café Pédagogique compte plus de 150 000 abonnés à ses différentes éditions et avoisine le million de visiteurs par mois. Il est sans conteste la principale source d’information d’un monde enseignant hautement reconnaissant du service rendu. Là où le bât blesse c’est que faute d’aides institutionnelles il a contracté depuis un certain temps déjà un solide partenariat avec Microsoft qui s’apparente un peu au mariage de la carpe et du lapin.

Les conséquences sont malheureusement assez lourdes pour ceux qui souhaitent faire avancer le logiciel libre à l’école car avec la caution du Café Pédagogique les enseignants se sentent en confiance et en sécurité. Si le Café organise un forum d’enseignants innovants, il n’y a qu’à se réjouir et profiter d’une telle opportunité sans trop se poser de questions. Si le Café héberge en son sein le forum de l’opération Microsoft Office 2007 gratuite pour les enseignants c’est que l’offre est sans entourloupe. Si le Café ne fait pas mention de documents critiques vis-à-vis de son partenaire alors il n’y a pas matière à débat. Si le Café parle peu ou pas du logiciel libre, c’est que sa présence et son utilité doivent être scolairement négligeables[1].

Et si, comme aujourd’hui, le Café se décide néanmoins à l’évoquer ne serait-ce qu’à la marge et implicitement, c’est pour en donner une image où j’ai eu tant et si bien du mal à le reconnaître que je n’ai pu m’empêcher de mordre à l’hameçon et réagir, quitte à fournir de nouvelles armes à ceux qui aiment à me faire passer pour un agité, quitte aussi à donner un énième coup d’épée dans l’eau.

Il y a une semaine avait lieu à Hong-Kong le quatrième Forum mondial des enseignants innovants organisé et donc financé de A à Z par Microsoft. Ce forum était ainsi présenté sur le communiqué de presse : « 250 enseignants, administrateurs d’école et responsables d’éducation en provenance de 64 pays à travers le monde se rassemblent pour récompenser l’excellence en matière d’éducation (…) L’Innovative Teachers Forum s’inscrit dans le programme Partenaires en apprentissage de Microsoft (Partners in Learning), une initiative internationale dans le cadre du projet Unlimited Potential conçue pour rendre la technologie plus accessible aux écoles, à stimuler des conceptions innovatrices de l’éducation et à fournir aux éducateurs les outils pour gérer et mettre en oeuvre des changements. Depuis sa création en 2003, le programme Partenaires en apprentissage a bénéficié à plus de 123 millions de professeurs et d’étudiants dans 103 pays. Microsoft apporte un soutien financier continu à cette initiative depuis déjà cinq ans, et l’investissement d’une durée de dix ans atteint presque 500 millions USD, ce qui témoigne de l’engagement de la société à rendre la technologie plus adaptée et plus accessible à chacun grâce à des programmes, des formations et des partenariats de licence abordables. »

Le Café Pédagogique était bien entendu présent et y avait envoyé, c’est l’expression employée, l’une de ses « journalistes » Monique Royer. Le 3 novembre dernier elle rédigeait sur le blog dédié à l’évènement un billet titré Honni soit qui mal y pense que je me suis permis de commenter ci-dessous.

(…) Dans ce décor sans limites, la délégation française se pose sur une terrasse. Et tandis que les yeux sont baignés dans la magnifique vue, les débats s’engagent, plus prosaïques. Puisque nous sommes en terre de Chine, résumons-le ainsi : Microsoft est il un dragon dévoreur de système éducatif qui cherche à prospérer encore et sans partage ?

Je dois manquer d’humour parce que, Chine ou pas, j’ai beaucoup de mal à croire que le débat ait pu se résumer à cette question qui n’appelle qu’une seule réponse possible pour le clore aussitôt. Forçons le trait jusqu’à la caricature pour déplacer la conversation et éviter de toucher aux réels enjeux. C’est la même posture adoptée par le Directeur des partenariats éducation chez Microsoft France en réponse à mon billet sur l’association d’enseignants Projetice.

Pour les non initiés à ce type de querelle, il faut mentionner que cette question est vive dans les milieux associatifs d’enseignants.

Navré de vous contredire mais non, je ne crois pas que la question ainsi posée intéresse le moins du monde « les milieux associatifs d’enseignants », tout simplement parce qu’à ma connaissance personne ne voit Microsoft comme « un dragon dévoreur de système éducatif qui cherche à prospérer encore et sans partage ».

Quant au début de votre phrase, il eut été peut-être plus judicieux encore d’écrire « Pour les non initiés à ce type de querelle stérile », l’effet souhaité n’en aurait été alors que plus accentué…

Mais redevenons un peu sérieux. Il y a bien quelques questions à se poser mais elles sont d’une toute autre envergure. Par exemple, en référence à un récent billet : l’école doit-elle poursuivre un objectif de démocratisation du savoir et des compétences, de partage des connaissances et de coopération dans leur mise en œuvre, d’autonomie et de responsabilité face aux technologies, du développement du sens critique et de l’indépendance envers les pouvoirs de l’information et de la communication ?

Nous voici d’un coup assez loin des « querelles d’initiés »…

Toujours est-il que si vous jugez cette question d’importance alors, et telle sera mon hypothèse, il est difficile de ne pas rencontrer un jour ou l’autre le logiciel libre et sa culture. C’est ce que pensent nos amis du Département de l’instruction publique du Canton de Genève et bien d’autres acteurs éducatifs derrière eux pour qui cette rencontre fut si ce n’est comme une évidence tout du moins allant dans le sens d’un certain bon sens.

Entendons-nous bien, le logiciel libre n’est bien entendu pas LA solution mais il participe assurément à poursuivre les objectifs décrits ci-dessus. C’est pourquoi, contre vent et marée mais avec un certain enthousiasme, nous travaillons au quotidien à créer des conditions favorisant cette rencontre entre le logiciel libre et l’école, qui par delà leurs spécificités sont selon nous faits pour avancer ensemble.

Et c’est à mon avis ici qu’intervient Microsoft. Non seulement la société Microsoft ne répond que trop imparfaitement aux objectifs mentionnés mais elle a fortement tendance à consciemment ou non retarder cette fructueuse, pour ne pas dire « naturelle », rencontre. Un retard qui s’accompagne d’un frein si d’aventure cette rencontre avait malgré tout bien lieu. Ce ne serait pas bien grave si il ne s’agissait que de la praticité et du confort de tel ou tel logiciel, ça l’est peut-être plus si l’on se place dans le vaste cadre de ma question exposée plus haut.

Ce dernier paragraphe mériterait bien sûr précisions, développements et arguments. Gageons que vous ne serez pas d’accord. Très bien, ouvrons le débat mais de grâce oublions les dragons dévoreurs d’enfants !

Deux points sont dénoncés par les défenseurs du libre. Le premier touche au mode de commercialisation des ordinateurs qui sont quasi systématiquement équipés du système Windows et contraignent les acheteurs à l’acquérir et l’utiliser.

Tout à fait, et merci d’évoquer le problème. Cela s’appelle de la vente liée. Il est vrai que les « défenseurs du libre » ont été parmi les premiers à souligner la situation et à agir en conséquence (tout comme la question des brevets logiciels en Europe, des DRM, des lois DADVSI et aujourd’hui Hadopi, sauriez-vous nous expliquer pourquoi ?)

Mais cela nous concerne tous et il n’est pas étonnant de retrouver également des associations de consommateurs dans la bataille.

La réponse pour ce type d’argument est plutôt une nuance : la plupart des acheteurs ne sont pas des utilisateurs avertis de l’informatique, ils ont le choix entre deux systèmes Microsoft et Mac qui leur permet de se servir de leur ordinateur sans se préoccuper de programmation complexe.

Nos initiés (ou utilisateurs avertis) sont vraiment d’étranges personnages. Quand il ne s’engagent pas dans de vaines querelles, c’est pour mieux s’adonner à leur passe-temps favori : la programmation, si possible complexe.

Je sais bien que le Café Pédagogique n’est malheureusement pas le meilleur média pour se tenir au courant des avancées du logiciel libre mais quitte à jouer les journalistes TICE autant se mettre un peu à jour.

« Les logiciels dits libres ont atteint aujourd’hui un niveau de maturité technique qui en fait une alternative fiable, stable, adaptable et pérenne aux logiciels dits propriétaires ». Telle est l’introduction de la récente directive du Département de l’instruction publique du Canton de Genève. Sachant que les « systèmes Microsoft et Mac » sont bien propriétaires, j’ai le plaisir de vous annoncer qu’on se retrouve avec un troisième choix.

Ce troisième choix c’est donc celui du logiciel libre. Son niveau de maturité est tel qu’il postule aujourd’hui sans attendre à se retrouver lui aussi sur les postes de travail de nos élèves et ce jusqu’au système d’exploitation où GNU/Linux fera d’autant mieux l’affaire que certaines autorités compétentes déconseillent sagement de passer à Windows Vista.

Il est vrai que le changement passe souvent par une période de perturbation liée à ses habitudes antérieures mais il sera d’autant mieux accepté qu’il aura été explicité et justifié. La directive citée plus haut dit encore : « Lors des choix de solutions informatiques pédagogiques, les produits sous licence libre et les standards ouverts sont choisis par défaut. Tout choix de solutions propriétaires devra être dûment justifié par les demandeurs, en expliquant de façon détaillée les usages qui rendent indispensable l’acquisition d’un produit ou l’utilisation d’un standard non libre. » Et d’ajouter lucidement : « Les migrations importantes qui sont prévues seront annoncées suffisamment à l’avance pour permettre l’accompagnement nécessaire au changement. »

Une fois de plus il ne s’agit pas ici de faire table rase de l’existant pour s’en aller vers le « tout libre ». Mais, au nom d’une certaine pluralité, puissions-nous faire en sorte que de telles propositions soient elles aussi évaluées chez nous ?

Le deuxième point porte sur la politique de Microsoft en éducation, en particulier sur son programme « partners in learning » qui soutient des projets et des associations ou encore sur la mise à disposition gratuite de suites Office pour les enseignants, et se focalise donc sur une supposée recherche d’hégémonie, voire de captation de la firme.

J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer ce programme « partners in learning » qui en France ne voulait pas dire son nom.

Pour ce qui concerne la mise à disposition gratuite de la suite MS Office, l’explication n’est pas philanthropique mais toute entière contenue dans le rapport Becta Microsoft Office 2007 et Windows Vista que le Café Pédagogique n’a d’ailleurs pas cru bon de retenir dans son fil d’informations, privant ainsi de nombreux enseignants de la possibilité de s’interroger sur le pourquoi du comment d’un tel « cadeau ». C’est d’autant plus dommage que le Café n’ignore pas le Becta (voir l’Expresso de lundi dernier). De là à penser que le Café Pédagogique, soutenu par Microsoft, ne s’intéresse plus au Becta dès lors que ce dernier se montre critique vis-à-vis de son partenaire « premium », il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement.

Quant à votre fin de phrase, je me focalise bien moins sur la « supposée hégémonie captive de la firme » que sur le fait qu’une rédactrice du si réputé Café Pédagogique évite de se poser les bonnes questions en feignant de croire que certains se focalisent sur un Microsoft tellement décrié qu’on a presqu’envie de lui venir en aide, surtout quand il permet gracieusement à des enseignants du monde entier de se rencontrer.

Les associations, les animateurs des projets soutenus pointent comme réponse le faible soutien des pouvoirs publics, du ministère de l’éducation notamment. Pour vivre, même en reposant sur le bénévolat, les associations ont besoin d’argent pour financer leur structure, leur site, bref, tout ce qui concrétise, solidifie le projet. Leur survie repose souvent sur une quête perpétuelle de financement auprès des collectivités locales, d’entreprises, de fondations. Idem pour les projets, les innovations pédagogiques ; pour se développer elles ont besoin d’une reconnaissance, de matériels, de logiciels, parfois cruellement absents dans l’institution. Microsoft se positionne comme un financeur potentiel pour des partenaires qui bien souvent ont d’autres financements.

Quelle est la part de Microsoft dans le financement du Café Pédagogique ? J’ai souvent posé la question mais n’ai jamais eu de réponse…

Pour qu’on en arrive là l’Institution doit effectivement procéder à son autocritique. Toujours est-il que si l’on vous suit c’est exclusivement pour son argent que Microsoft intéresse les associations. Il n’y aurait donc pas d’adhésion à un projet commun, à des valeurs communes… ou plus modestement à la qualité de leurs logiciels. Cela leur aurait fait plaisir pourtant, histoire de se sentir moins « vaches à lait ».

« Survie », « quête perpetuelle », besoins cruciaux »… Il y a visiblement extrême urgence ! Et pour nous tirer de là, reposons-nous sur les épaules d’un Microsoft, véritable sauveur d’associations d’enseignants en péril abandonnées lâchement par leurs institutions ! Merci donc à Microsoft de nous offrir cette manne financière providentielle que d’autres ne peuvent ou ne veulent nous proposer.

Il y aurait d’ailleurs beaucoup à dire sur la provenance de cette manne financière. Quand on soutire des sommes considérables aux pouvoirs publics du monde entier, on a beau jeu par la suite d’en redistribuer une infime partie à ceux qui nous ont enrichis.

L’équation est certes un peu plus complexe que cela mais pourquoi ne pas procéder autrement ? Par exemple en s’appuyant massivement sur le logiciel libre et avec l’argent ainsi économisé soutenir non seulement les associations d’enseignants mais également un véritable développement logiciel local, ouvert et adapté aux besoins du terrain. Ce ne sont pas les AbulEdu, Adullact, EducOO, Ofset, Scideralle et autres qui me contrediront.

Ceci dit, et pour tout vous avouer, Framasoft se trouve aujourd’hui également dans la difficulté financière. Il n’empêche qu’on aura tenu bon pendant pas mal d’années et que l’on ne désespère pas de trouver des soutiens moins, comment dire, « problématiques ».

Le partenariat tournera d’autant moins à la main mise que les données du marché sont claires et le financement multiple.

Cette dernière phrase que l’on dirait extraite d’un conseil d’administration d’une grande entreprise, vient fort à propos nous rappeler la nature même de Microsoft. Si l’école n’était qu’un marché comme un autre nous n’en ferions pas grand cas.

(…) Une rencontre entre enseignants innovants du monde entier, d’Israël, de Thaïlande, d’Australie, d’Autriche, du Sénégal, du Brésil, des Seychelles et de tant de pays différents, n’est elle pas à même de changer les idées, les opinions les plus tranchées. En regardant ce que font les autres, en écoutant leur expérience, leurs doutes, leurs solutions, dans ce voyage dans les mondes de l’éducation, le débat perd de son acuité.

Je ne vous le fais pas dire. Et Microsoft de s’en frotter les mains. Bingo, c’est à n’en pas douter le type de témoignages que la société souhaitait susciter.

Et puis, « ce qui est important pour les enseignants c’est la pédagogie. Pour innover, on a besoin d’outils qui nous conviennent. Les querelles risquent plus de freiner l’innovation pédagogique, qu’autre chose », ainsi Annie clôt le débat (…).

Il se trouve que c’est à peu près le même discours que nous sert Microsoft depuis des années. Cette symbiose finale entre l’enseignant et son partenaire fournit effectivement une excellente conclusion.

Quant à « l’innovation » que Microsoft et le Café citent ad nauseam, il tend à devenir un mantra vidé de toute substance et qui se suffit à lui-même. Je n’arrive plus vraiment à comprendre ce que vous y mettez dedans, si ce n’est que les enjeux dépassent de très loin la question des « outils qui nous conviennent ».

Soit, allons-y, restons sur ce mot et répétons nous aussi notre propos. L’innovation peut-elle venir d’une école résolument décidée à poursuivre un objectif de démocratisation du savoir et des compétences, de partage des connaissances et de coopération dans leur mise en œuvre, d’autonomie et de responsabilité face aux technologies, du développement du sens critique et de l’indépendance envers les pouvoirs de l’information et de la communication ?

J’en suis intimement persuadé. Et vous ?

Notes

[1] Crédit photo : Kevinmcgrewphoto.com (Creative Commons By)

64 Réponses

  1. Marc Crepon

    Tss, tss, tss, non seulement on parade à l’autre bout du monde mais en plus on entretient les trolls sur la communauté du logiciel libre !

    Si c’est Microsoft qui a payé tout le voyage, ça doit être pas facile ensuite de faire le journaliste chroniqueur !

    Belle joute verbale cela dit :-)

    "Depuis sa création en 2003, le programme Partenaires en apprentissage a bénéficié à plus de 123 millions de professeurs et d’étudiants dans 103 pays."

    Mais c’est l’Empire c’truc !!!

  2. David P.

    C’est assez terrible comme situation parce qu’on a d’un côté Microsoft et les professeurs "en détresse" qui se sont tournés vers lui parce que sans soutien public et qui ne veulent pas voir ou croire qu’ils font le jeu de leur sauveur et de l’autre quelques partisans du Libre dans l’éducation à qui on ne fait pas une juste place. Et au milieu une masse informe de profs qui ne se sentent pas concernés et qui à ne pas bouger font eux aussi le jeu des premiers.

    Faudrait faire appel aux parents d’élèves, toujours écoutés par nos politiques, pour la débloquer la situation sinon elle risque de continuer à se radicaliser. On finira par mettre des étiquettes aux bahuts : celui-ci "libre", celui-là "pas libre"…

    Je comprends la réaction d’aKa. On fait un beau voyage dans le luxe et l’opulence (lisez le reste du blog) et en plus on raconte un peu n’importe quoi sur le logiciel libre qui lui trime aux étages inférieurs.

  3. C’est tout de même courageux de s’attaquer comme ça à 150 000 abonnés.

    Non, attendez… Je rectifie…

    149 999 abonnés

    :-P

  4. J-P de Gagny

    Soit le café péda pense réellement que microsoft est source "d’innovation" à l’école. Et pourquoi pas après tout, c’est bien son droit. Soit il faut tout faire pour sauver le soldat café péda des griffes de microsoft ! Une fois son indépendance à nouveau retrouvée, on devrait tous pouvoir travailler en meilleure intelligence.

    Parce que si la seule solution pour une association de profs c’est de se tourner vers microsoft, c’est que quelques chose ne tourne vraiment pas rond dans le système non ?!

    J’ai bien aimé la lecture aussi. Et je me surprends à attendre la réponse à la réponse du café pédagogique :)))

    Une dernière chose tout de même (cf "Ex-Ab"): n’oublions pas que le cadé péda c’est une mine d’info, le boulot abattu est phénoménal et super utile. C’est juste pour les TICE que ça coince un peu parfois je suis bien d’accord.

  5. Un nouveau fan

    Pour une fois je ne puis m’empêcher d’être admiratif sur les méthodes très douces qu’a choisi Microsoft pour ne pas perdre "le marché".

    Vous vous voyez vous être invité avec faste par Microsoft à Hong-Kong et passer dans les rangs dire aux collègues du monde entier qu’au nom de l’école et de ses valeurs c’est peut-être pas forcément une bonne idée d’adopter les produits Microsoft pour faire de "l’innovation pédagogique" ?

    C’est impossible et CQFD.

    Bastien.

  6. Avocat du d...

    Vista est un four tout ça… mais franchement la suite MS Office 2007, elle est quand même bien foutue non surtout si on la compare à OpenOffice 3. En plus il me semble que Microsoft a promis d’implémenter nativement le format ODF dans son prochain service pack (référence nécessaires). Ca signifie que l’on pourra tranquilement produire et lire des formats ouverts avec et à partir de là c’est tout un pan de la critique qui sautera.

    Si on se retrouve in fine avec la possibilité d’utiliser des formats ouverts quel que soit les usages, on a bien le droit alors de travailler sur un OS propriétaire non si ça nous chante ? Surtout que si après la suite bureautique c’est Windows que Microsoft offre gratuitement à l’Education (vous verrez ça arrivera) alors on n’a même plus l’argument économique.

  7. un café svp

    Ce serait sympa de pouvoir argumenter sur le site même du café pédagogique. Le principe d’un blog, c’est de pouvoir discuter, non ? J’ai essayé… Pas moyen de m’inscrire pour ensuite écrire. Vous y arrivez, vous ?

  8. un café svp

    @ avocat du d.

    D’accord sur le fait qu’Office 2007 est très agréable à utiliser. Pour le reste, je ne peux pas être d’accord et ça a déjà été écrit sur ce blog : offrir MS office aux enseignants, c’est les inciter à enseigner à leurs élèves l’utilisation de MS office. Et les familles, elles, le payent ! Ca ne vous choque pas ?

  9. Idiot utile ?

    Eh ! j’ai bcp d’affection pour vous mais faut se réveiller un peu les chtis gars du libre et prendre un peu de recul.

    C’est politique tout ça. L’etat se désengage de tout (dernière victime en date tout le réseau de l’éducation populaire, rien que ça !).

    L’état se désengage de tout et laisse tranquillement croitre de véritables monstres (voir le film The Corporation)
    http://video.google.com/videoplay?d

    Et Microsoft avec ses 123 millions de profs "aidés" et ses 500 millions de dollars "investis" en est un beau de monstre, dans le top ten assurément !

    Ces monstres ce sont nous en fait qui les avons enfanté avec l’acceptation passive d’un libéralisme mondialisé totalement dérégulé. Faut pas s’étonner après de se retrouver dans cette situation et de leur faire des courbettes, et de les remercier pour les beaux voyages (juste là pour nous en mettre plein la vue et nous faire taire, technique de manipulation vieille comme le monde), tout ça avec le fric qu’ils nous ont pris en situation de monopole absolu.

    Résultat : on se retrouve comme des cons et en plus, autre technique classique, on se dévore comme des chiens les uns les autres (ceux qui ont cédé, ceux qui résistent encore) alors qu’on devrait juste s’unir pour proposer autre chose aux jeunes (et aux moins jeunes).

    Le problème avec le libre c’est que le mot "politique" est un gros mot. "C’est de la récup", "on fait pas de politique", "le libre n’appartient à aucun parti" etc. OK mais le risque vous guète vous aussi de devenir des idiots utiles de plus du système.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Idiot_

  10. jacob s92

    Il me fait bien marrer le forum "Office pour les enseignants" du Café Pédagogique. Pas un seul commentaire ! Ca rejoint ce qui est dit plus haut sur l’inscription pour participer. Ca a l’air d’être une belle bouze 1.0 leur site !

    Sinon c’est assez violent ce que dit "idiot utile" mais je ne suis pas loin d’être d’accord avec lui mais seulement dans mes périodes de révolte, dans mes périodes bobos je m’accommode de tout :-)

  11. Dyonisien

    Sur leur site les récits du "beau voyage à Hong Kong" sont consternants d’une naïveté qui fait même peur.

  12. Philippe-Charles Nestel (Charlie)

    Salut aka,

    Ce texte que tu viens d’écrire est à facettes multiples, hypertexte oserai-je écrire, même si les liens auxquels il renvoie ne sont pas tous visibles.

    Aussi, lorsque tu conclus par "Et vous ? ", on ne peut aller que dans des digressions linéaires. Le danger serait de sombrer dans l’appauvrissement d’une pensée unidimensionnelle, en se focalisant sur des détails qui n’en sont pas moins signifiants.

    Comment répondre à un texte qui ouvre une problématique multidimensionnelle ?

    Je vais donc te répondre par bribes, par fragments, dans un morcellement, à l’image du désir évoqué par Lacan, à la fois moteur, insaisissable et toujours ailleurs.

    En premier lieu, la question que tu évoques en filigrane c’est celle du financement de Framasoft ; ce qui, par un chemin détourné nous amène au Café pédagogique et à ses liens avec Microsoft pour déboucher, de fil en aiguille sur le statut de "l’outil" et de la finalité de sens de l’école.

    Framasoft, et tu l’as démontré avec l’article sur les 7146 liens académiques qui pointaient le 9 novembre 2008 sur le site, est non seulement devenu dans le domaine de l’informatique éducative une institution incontournable, mais également pour la communauté du Libre, par tes analyses et ta vision géo-stratégique, un éclairage inestimable.
    Aussi, si tu devais lancer un appel à souscription, je serais parmi les premiers à souscrire, au moins à hauteur d’une cotisation syndicale, et ferais tout pour que l’APRIL ainsi que mon LUG du pays d’Aix soient parmi les premières à souscrire également, au moins symboliquement.

    Pour autant, cette question du financement soulève à son tour d’autres questions en cascades qui restent en suspens…

    Dans le monde du logiciel libre, les financements proviennent essentiellement des entreprises et sociétés de services qui offrent des prestations sur un marché. Framasoft fournit principalement de la valeur symbolique, c’est-à-dire du savoir, à des enseignants (aux acteurs de l’Education populaire aussi) qui ne sont pas directement des prescripteurs, mais le plus souvent des militants attachés aux valeurs de l’école de la République. Dans ces conditions quel peut-être son modèle économique ?

    Je ne peux pas répondre à sa place.

    Ce que je peux dire, en revanche, c’est que Framasoft est utile au développement des logiciels et des cultures libres dans l’éducation en tant qu’ONG indépendante des pouvoirs politiques, hiérarchiques et grands groupes financiers. C’est la raison pour laquelle je t’avais demandé de m’aider à développer le groupe de travail Education de l’APRIL.

    Et puisque j’évoque le terme ONG, sans doute ne t’as-t-il pas échappé que ce que l’on appelle dans le monde anglo-saxon les ONG et les Fondations correspondent à ce que l’on appelle en France : le tiers Secteur ?

    Le tiers secteur représenterait un budget d’environ 45 milliards d’euros, soit l’équivalent du chiffre d’affaire de l’ensemble des services d’eau, gaz et électricité ou encore l’équivalent de la construction mécanique.
    http://www.akasig.org/2003/12/19/le

    Fondé à l’origine sur des valeurs laïques et mutualistes le tiers secteur a parfois servi de caisse noire au fonctionnement de certains partis politiques quand il ne s’est pas fourvoyé dans l’économie purement financière et des alliances douteuses avec Microsoft. Ce qui nous ramène au Café pédagogique.

    Pour autant, la crise financière et l’effondrement idéologique des modèles économiques fondés sur de la rente, pourraient conduire certains acteurs de l’économie du tiers secteur à renouer avec leurs valeurs d’origine qui étaient pourtant très proches de celles développées par les communautés des logiciels et des cultures libres.

    Je ne sais pas s’il n’y aurait pas pour Framasoft une piste à explorer de ce côté là.

    Juste un point avant de conclure. Je ne comprends pas ce que l’on appelle "innovation" en matière d’éducation. L’école est pour moi le lieu où une génération transmet à la suivante ce qui fait perdurer afin de construire une chaîne générationnelle fondée sur la modernité.

    Le(les) rédacteur(s) de l’article "innovation", à mon humble avis, ne se trompent pas en définissant l’innovation en termes de produit ou de produit-service. Je suggère de laisser l’expression "innovation pédagogique" au Café pédagogique et à Microsoft.

    Les valeurs du logiciel libre et de l’instruction publique vont bien au-delà, en terme d’humanisme, qu’un produit-service.

    Longue vie à Framasoft

    Et surtout continue de nous éclairer de tes analyses souvent pertinentes.

    Bien à toi,

    Charlie

  13. Déplorable

    "Dans ce décor sans limites, la délégation française se pose sur une terrasse. Et tandis que les yeux sont baignés dans la magnifique vue, les débats s’engagent, plus prosaïques. Puisque nous sommes en terre de Chine, résumons-le ainsi : Microsoft est il un dragon dévoreur de système éducatif qui cherche à prospérer encore et sans partage ?"

    Il n’y a visiblement pas que le décor qui soit sans limites !

    Merci aKa, que force du Libre soit avec toi contre l’Empire :-)

  14. Il faudrait arrêter un peu avec les comparaisons fallacieuses et hors-sujet entre MS Office et OOo. Elles sont le plus souvent basées sur l’habitude : un habitué de MS Office aura certainement des difficultés à prendre OOo en main, parce que toutes ses fonctionnalités ne s’y retrouvent pas. Mais l’inverse est tout aussi vrai, et j’ai souvent du mal avec MS Office, quand je dois l’utiliser.

    Sinon, retour au sujet, merci pour cette réponse au Café péda, dont l’article, sous un aspect tranquille, véhiculait quand même quelques énormité (il faut être programmeur pour utiliser GNU/Linux, ben voyons, ja suis ravi d’apprendre que ma grand-mère sait coder, alors).

  15. Alexandre

    Il y a quelque chose que le Café pédagogique ne doit pas comprendre. Il se dit que le plus important c’est d’innover (mot valise, je suis d’accord) d’échanger, de faire se rencontrer les enseignants, surtout que Microsoft leur laisse pleine autonomie pédagogique dans le choix des participants et des projets retenus (à vérifier).

    Il se dit qu’à côté de cela les gesticulations d’un groupuscule d’activistes libristes n’a strictement aucune espèce d’importance. Je pense qu’il a tort et que même si les TICE ne sont qu’une composante de son boulot de veille globale sur l’éducation, son image s’en trouvera écornée. Peut-être pas aujourd’hui, mais demain nombreux seront les collègues qui finiront pas arriver ici ou ailleurs et qui constateront un manque d’objectivité et un parti-pris susceptible de déteindre sur l’ensemble du travail fourni.

    Cela ne doit pas être facile pour lui de faire son autocritique surtout quand on se fait tancer de la sorte mais le plus tôt sera le mieux.

    Alexandre, membre d’une cellule TICE académique (et qui retourne contrôler le serveur Linux mais comme tout va très bien il se promène sur le net à l’insu de sa direction)

  16. Florient

    Bon bien on tient un bon avocat de "la cause" avec aKa moi j’dis ! Un poil agité il est vrai mais même à des milliers de km de là fallait pas aller le chercher !!!

    Sur le fond je crois que c’est un bon angle de ne pas avoir attaqué Microsoft mais le Café Pédagogique en mettant justement l’accent sur la pédagogie.

    Sinon on peut quand même monter de beaux projets sans avoir trop de sous, Wikipédia en est une sacrée preuve.

  17. Le ministre aussi !

    Dans le dernier post du "Café à Hong-Kong" on trouve ce passage :

    "J’ai été une piètre journaliste, préférant les discussions longues avec des enseignants à une enquête approfondie sur les motivations de Microsoft à se mêler si ostentatoirement d’éducation. J’ai choisi d’écouter Nicole l’israélienne, Ousmane le sénégalais, Peter le sud-africain, Pamela l’indienne, Roberto le canadien ou Nathan le néo-zélandais plutôt que d’assister aux conférences de presse. J’ai observé Alain et Benoît dans leur rôle de jury sans me donner la peine d’interviewer les organisateurs de l’évènement. J’ai accompagné Annie, Patrice, Eric et Bruno dans leur pérégrinations alors que j’aurais pu questionner la conseillère Tice de Darcos. Les uns étaient plus disponibles que les autres et puis, je revendique une certaine subjectivité. L’éducation se construit en permanence par les acteurs du terrain. Les ministres passent, les conseillers aussi, avec leurs ambitions personnelles et leur vision superficielle de ce qui fait l’école du quotidien."

    http://www.cafepedagogique.net/comm

    D’abord on ne peut que féliciter l’éclair de lucidité de la "piètre journaliste" qui "revendique une certaine subjectivité", et qui n’a pas mené son "enquête approfondie sur les motivations de Microsoft à se mêler ostentatoirement d’éducation" comme on a pu tous le constater.

    Mais il y a plus intéressant : "J’ai accompagné Annie, Patrice, Eric et Bruno dans leur pérégrinations alors que j’aurais pu questionner la conseillère Tice de Darcos."

    La conseillère Tice du ministre était du voyage en plus !!!

    C’est édifiant… Y a-t-il quelqu’un dans la salle pour qu’ils arrêtent un peu leurs petites combines en pleine impunité ?

  18. L. Charles

    @aKa

    Pff… tout ça parce que t’es jaloux de ne pas avoir été invité :-P

    @Dyonisien

    > Sur leur site les récits du "beau voyage à Hong Kong" sont consternants d’une naïveté qui fait même peur.

    Consternifiants parfois tu veux dire ! Allez moi aussi je m’y mets.

    "L’éducation est une richesse portée par des énergies individuelles reliées entre elles par le fil invisible de l’innovation. Les enseignants innovants ont un petit grain de folie dans la tête et un cœur généreux. Le décor kitsch, clinquant de Hong Kong, a accueilli une véritable internationale de fous furieux dont l’air amical et le sourire radieux ne font pas oublier leur obstination à frayer leur chemin souvent hors des sentiers officiels. Ce qui compte pour eux, me semble t’-il c’est d’ouvrir les portes du savoir."

    Quel lyrisme !

    "A Hong Kong, ce sont les modestes constructeurs de ce monde plus juste que j’ai rencontrés, les artisans d’une douce rébellion contre la fatalité d’un règne des égoïsmes."

    Fumage de moquette chinoise ? Pour l’égoïsme, veuillez vous plaindre chez votre partenaire.

    "Roberto présente ici une expérience avec Zune, l’équivalent Microsoft de l’i-pod. Les élèves sont filmés comme des présentateurs météo mais en guise de carte de prévisions, ce sont leurs propres présentations powerpoint qu’ils commentent, une façon de rendre encore plus vivante leur travail."

    Zune alors ! Ca existe encore ça le Zune ?

    "Avant que je ne rejoigne nos finalistes français, Roberto me parle de la réaction plutôt courroucée du monde du libre canadien sur sa venue dans un forum organisé par Microsoft. Visiblement, nous n’avons pas en France l’exclusivité des querelles de chapelle."

    Elle va pas recommencer !

    "Lors de la conférence de clôture, Ousmane défend haut et fort la francophonie en s’étonnant que l’anglais soit la seule langue pratiquée, sans traducteur pour inclure tous les enseignants dans les échanges."

    On n’est pas à l’Unesco mais chez Microsoft Corp. Redmond City !

    "Ce ne sont sans doute pas des citoyens ordinaires, puisque chacun d’entre eux a placé l’innovation en pivot de leurs pratiques professionnelles, parfois isolés, en dépit d’un manque de moyens ou d’engagement du système."

    Alors là je te suis aKa, une innovation majeure serait d’arrêter provisoirement l’usage du mot "innovation" lu je ne sais pas combien de fois !

    Me suis donc tout tapé en diagonale. A part quand elle évoque le libre et qu’elle s’envole pleine de paillettes dans les yeux (c’est voulu je pense par l’orga) c’est pas si mal écrit surtout en quelques jours. C’est vrai que c’est malgré tout sympa de faire se rencontrer les profs… aaargh me suis laissé prendre par le style bisounours de la rédactrice !

    Le passage que j’ai préféré :

    "Fêter la première élection d’un président américain noir, d’origine africaine, avec un sénégalais, à Hong Kong, c’est un moment magique, unique."

    Avec Microsoft yes we can, mais avec le logiciel libre ?

    PostScri1 : C’est une (mauvaise ?) surprise, il y avait aussi la présence de l’asso de profs de maths Sesamath souvent citée en exemple chez ceux du Libre (comme sur le Fblog et comme moi zossi du reste mais tout le monde s’en fout). Petite explication ?

    PostScri2 : Ce serait mieux quand même si on pouvait mettre un peu de code HTML dans les commentaires.

  19. djamel de djentilly

    aka t’es aussi un peu manipulateur dans ton genre parce que monique royer c’est pas forcement la voix officielle du cafe pedagogique surtout sur un blog qui raconte rapidement un voyage

    mais c’est de bonne guerre pour les pousser a repondre a leur tour

    c’est sur que la situation n’est pas saine mais tant qu’a depenser leur argent autant que microsoft le fasse ainsi, faudrait juste que les enseignants aient un tout petit peu plus d’esprit critique c’est sur aussi

    pis la conseillere du ministre c’est une mauvaise nouvelle

  20. sébastien Hache

    @ L. Charles

    "PostScri1 : C’est une (mauvaise ?) surprise, il y avait aussi la présence de l’asso de profs de maths Sesamath souvent citée en exemple chez ceux du Libre (comme sur le Fblog et comme moi zossi du reste mais tout le monde s’en fout). Petite explication ?"

    Bonjour,

    Quelques éléments d’appréciation sur le blog de Sésamath (je viens de publier le billet) :
    http://www.sesamath.net/blog/index….

    Sur ce blog-là, vous pourrez laisser des commentaires (visibles après modération).

    Est-ce que Sésamath a bien fait d’envoyer un observateur ? Sans doute, ce point se discute-t-il. Ce n’est pas évident.

    En tous cas, à titre personnel, j’ai beaucoup aimé ce billet d’Alexis : très sensé et équilibré, je trouve.

    A+
    sébastien

  21. Hybrid Son Of Oxayotl

    «mais franchement la suite MS Office 2007, elle est quand même bien foutue non surtout si on la compare à OpenOffice 3.»
    Tant qu’à «innover», présenter aux gens des solutions basée sur des principes différents, mais au moins aussi efficaces (beaucoup plus selon moi), comme Lyx ou Latex directement, me parait bien plus intelligent.

  22. Bond, James Bond

    En fait, avec cette nouvelle de la présence d’une représentante du ministre, il y aurait matière à un article de "vrai" journaliste autour du sujet. Sauf si, crise de la presse oblige, le journaliste appartient à un journal où Microsoft à l’habitude de s’acheter de pleines pages promotionnelles (et alors on n’en sortirait pas de ce problème d’ingérence lié à l’argent !).

    Merci le Framablog pour le coup de projecteur plutôt bien écrit et argumenté.

    Et aux autres : Bons baisers de Honk-Kong !
    Baiser de Judas ?

  23. Jean-Gui, prof à Blois

    A mon avis le Café ne va pas bouger et surtout ne pas répondre.
    Ce serait entrer dans le jeu alors que justement la stratégie c’est d’ignorer "l’adversaire" pour ne pas lui donner une chance d’exister.
    Ont-il répondu publiquement aux articles du blog que tu cites Alexis sur le forum des enseignants innovants de Rennes ?

    Ils se sont contentés des commentaires. Or, souvenir, voici ce que répondait Serge Pouts-Lajus aux questions posées :

    http://www.framablog.org/index.php/

    > Bien que ce ne soit annoncé nulle part dans son règlement, le concours lancé à cette occasion participe-t-il de la sélection française des Enseignants Innovants qui s’en iront ensuite au prochain international Worldwide Innovative Teachers Forum ?
    Non.

    > Le premier Forum des Enseignants Innovants de Rennes entre-t-il ou non dans le cadre du programme Innovative Teachers Forums de Microsoft ?
    Non.

    Deux fois non alors que, comme par hasard, quand on lit le blog du voyage, on s’aperçoit que les gagnants de Rennes se sont retrouvés à Hong-Kong !

    Impunité, c’est bien le mot oui, parce qu’OK les collègues qui sont allés à Rennes s’en tamponnent mais on les a quand même pris pour des c…

  24. Louis Naugès nosu présente sa vision de l’avenir des logiciels bureautiques : http://nauges.typepad.com/my_weblog

    Il y en a qui ont du souci à se faire ;)

  25. Patricia

    Ne vous inquiétez pas, ça fera comme le blog soviétique. Ca va s’écrouler d’un coup sans heurts parce que la masse critique de profs informés et qui utilisent les LL au quotidien aura été atteinte. Le Café est ses amis ne s’en rendent pas compte mais tous les jours il y a des fourmis qui migrent sans que cela fasse grand bruit. Un jour ça basculera et c’est peut-être pour plus proche qu’on ne le croit.

    Salutations, P.

  26. christophe lebègue

    encore un coup de café !
    pro ou anti microsof, libre ou propriétaire, gratuit ou couteux,… au dela de mes convictions personnelles pro libre, un des objectifs de l’éducation est de permettre aux enfants futurs adultes d’utiliser les outils nécessaire à leur vie professionnelle ou non et pas seulement d’être inféodé à une des sociétés qui en fabriquent.

  27. Apparemment on peut laisser des commentaires sur le blog de hongkong… ce que je viens de faire en donnant un lien vers l’article de Framablog… :-)

  28. Olivier Trudeau

    Lu sur le site de Microsoft :

    "Microsoft accompagne « Office 2007 pour les enseignants » de 120 formations dans vos académies. C’est l’association d’enseignants Projetice qui assure ces formations."

    http://www.microsoft.com/france/edu

    Jusqu’où iront-ils dans la débauche de moyens et le débauchage tout court !

    Question subsidiaire : Les enseignants de Projetice qui assurent ces formations font-ils acte de bénévolat ? J’en doute fortement.

  29. Pour information, Francois Jarraud (le président de l’asso), est enseignant à mi-temps (enfin pour l’année 2007-2008), l’autre mi-temps étant consacré au café et payé par… Microsoft (aveu de Serge Pouts-Lajus lors d’une conversation que nous avons eu en mai 2008).

    Curieux que cette information ne figure nulle par. Curieux aussi que les finances du café ne soient pas plus transparentes.

  30. Arcane 14

    Démonstration implacable, le Café s’est totalement fourvoyé en se jetant dans la gueule du loup. Il est aujourd’hui obligé de faire front avec son partenaire mais moralement ça va devenir de plus en plus difficile de tenir la position.

    p.s. : Moi aussi je suis choquée par la présence de la conseillère de Darcos. Quel est son nom ? Peut-être qu’on pourrait gentiment lui demander ce qu’elle faisait là au juste ?

  31. correction : jarraud est rédacteur en chef…

  32. Teo-Dort

    - CP : Garçon ?
    – G : Oui
    – CP : Un café et… l’addition !
    – G : Tout de suite Monsieur
    – G : Voilà Monsieur
    – CP : Dites-moi, mais elle est salée votre addition ! Vous êtes sûr qu’il n’y a pas d’erreur ?
    – G : Tout à fait sûr Monsieur

  33. Zebulon Zabir

    Ce que me dit mon dico à "Honni soit qui mal y pense".

    "Honte à celui qui interprète comme répréhensible un acte à l’intention innocente mais aux conséquences ambiguës. Son utilisation contemporaine est souvent ironique et souligne au contraire la mauvaise intention de quelqu’un qui feint l’innocence."

    Tout est dit. Le titre résume en effet parfaitement la situation.

  34. anglet64

    Otez-moi d’un doute ?
    Y avait-il une plate-forme Linux à Rennes ou à Hong-Kong ?
    Pourquoi n’y a-t-il pas de commentaires sur le café à la hauteur de la photo "Kill Bill" ?

  35. Ok c’est sûr, il fallait bien 1 prof sur 700 000 qui dénonce tout ça.
    Mais "on fait quoi maintenant" ?
    Qui peut assurer 120 formations dans toute la France pour montrer l’intérêt d’OpenOffice.org ?
    Qui peut faire se rencontrer les collègues pour qu’ils communiquent, échangent, partagent ?
    Où vont les profs sur le Net pour avoir des infos personnalisées sur le libre à l’école ?
    Ne nous voilons pas la face et ne nous gargarisons pas trop vite d’avoir joué ici un mauvais coup au Café et à son partenaire.
    Notre force c’est le sentiment d’être juste mais notre faiblesse est criante côté moyens et organisation.
    N’oublions pas que trop souvent les chiens aboient la caravane passe.

  36. cafebouillu

    Il y a très longtemps que le café a perdu son âme… Le fric ne fait jamais bon ménage avec un site qui veut rester indépendant et libre, et l’argent y a fait son apparition il y a déjà très longtemps, très très longtemps.

    Je ne sais pas vraiment si je me réjouis ou pas qu’enfin cela se remarque car il y a des gens bien dans cette équipe.

    Mais le désir de gloire, de reconnaissance, voire de revanche sur d’autres publications, on fait ressortir côté obscur de certain… (sans s)

  37. Yves Pellachia

    @ RedHerring

    > Apparemment on peut laisser des commentaires sur le blog de hongkong… ce que je viens de faire en donnant un lien vers l’article de Framablog

    T’es sûr qu’ils n’ont pas viré ton commentaire parce que sur tous les billets je vois à cette heure "Commentaires (0)" ?

    D’ailleurs ça me fait doucement marrer cette absence de commentaire sur tout le blog de Hong-Kong. Pas mal pour un site qui parle très très souvent de "communautés" et qui a 150000 abonnés et 1000000 de visiteurs. Soit le site est techniquement mal foutu, soit ils ont fermé les commentaires, soit les visiteurs du Café se contrefoutent de la vie du Café et donc du Café. Ils le consomment passivement.

  38. jevaismemettreauthé

    Je confirme. J’ai mis un commentaire tout à l’heure demandant en quoi il fallait être un programmateur chevronné pour utiliser un EeePC ou pour installer Ubuntu. Il a été purement et simplement effacé.

  39. Salut aKa et tout le monde,

    N’oublions pas que l’éducation ne s’arrête pas au lycée. Et je pense que les problèmes soulevés sont aujourd’hui bien plus importants dans l’enseignement supérieur, si je peux ici faire part de mon expérience.

    Dans le primaire et le secondaire, l’informatique tient encore un rôle de gadget (à tort), par exemple je ne me rappelle pas d’avoir été sérieusement évalué sur l’utilisation d’un quelconque logiciel (et pourtant j’ai eu mon bac il n’y a que 4 ans). De même, les rendus sous forme informatique (présentations, traitement de texte, etc) sont anecdotiques… Ca ferait du bien d’avoir des vrais cours là dessus, parce que :
    – les étudiants qui arrivent aujourd’hui dans l’enseignement supérieur savent extrêmement mal se servir des outils informatiques, à commencer par le traitement de texte (je dirais qu’une majorité ne sait pas vraiment se servir des styles). Or en arrivant dans le supérieur on est d’un coup amenés à utiliser massivement ces outils
    – il serait bon aussi de commencer à inculquer une culture G concernant les TICE, vu leur importance dans notre vie quotidienne. Les gens savent globalement comment fonctionne un moteur à explosion (enfin je crois). Par contre, un étudiant d’aujourd’hui a des notions très, très vagues de ce qu’il y a "derrière" l’informatique, et ça c’est extrêmement dangereux.

    Donc je disais, la situation est tout autre dans le supérieur. D’un coup, on est amenés à utiliser en masse les outils informatiques (rendus numériques à gogo, tout passe par le mail, les présentations ont depuis longtemps remplacé les transparents). Et la plupart des formations contiennent des cours sur l’utilisation d’un logiciel ou d’un langage précis, avec évaluations à la clef.

    Or, autant dire tout de suite que tous les logiciels dont on nous apprend l’utilisation sont propriétaires (le premier cours d’info, c’est souvent "mise à niveau MS Office" suivi des "macros sous Excel"), et qu’ils ne tournent que sur Windows dès que ça commence à devenir pointu. Alors si on veut pouvoir travailler chez soi et ne pas devenir un zombie des salles informatiques, on a intérêt à faire comme tout le monde, c’est à dire avoir MS Windows et la suite Office sur son ordi. Ce qui a un prix.

    Mais ça ne s’arrête pas là, parce que les logiciels dont on nous apprend l’usage sont évidemment amenés à être utilisés en entreprise. Là je ne peux que raconter mon expérience. En logiciel de programmation statistique (je suis en agro, et en agro on fait beaucoup de stats), y’à un poids lourd proprio qui est SAS, plébiscité par tout ce qui est côté au CAC40, et un logiciel libre qui est R. Vous l’aurez devinez, on a droit à un trimestre de cours sur SAS. L’éditeur offre bien gentiment une licence temporaire à tous les étudiants qui expire pile poil quand on en a vraiment besoin. Jusqu’à là, tout va bien. Mais j’ai été amené à faire un stage dans une PME qui avait des gros besoins d’études statistiques. Je leur ai dit : "pas de problèmes, vous avez SAS sous la main ?" Ils m’ont répondu : "mec t’as vu le prix de la licence ?" Et voilà comment on se retrouve à jeter ses cours à la poubelle et à chercher fissa des tutoriels sur internet pour R (heureusement très bien documenté), qui au final se révèle être un logiciel largement plus performant.

    Donc voilà, maintenant vous comprenez comment et pourquoi l’ensemble des entreprises européennes perdent des millions à acheter des licences pour des logiciels au final peu performants. Donnez ne serait-ce qu’un dixième de cette somme au logiciel libre, rapprochez utilisateurs, développeurs, entreprises, enseignants et faites les collaborer quand à l’enseignement, l’utilisation et le développement, en partageant idées, expériences, et à mon avis on arrivera à une situation un peu plus jolie-jolie. Et encore, ça ce n’est qu’un analyse purement pragmatique, je ne parle pas des aspects plus philosophiques quand au partage d’informations et tout le tralala qui sont encore plus importants à mes yeux.

    Vince
    ( entre deux coups de pédales ;-) )

  40. Le Café pédagogique c’est pas du café bio c’est du Nespresso !

    En référence au billet du blog des Formats-Ouverts "Prisonnier d’une capsule"

    Citation : "Finalement, vous êtes dépendant de la machine et de ses capsules, exclusivement créées par le fabricant, qui décide de l’évolution de sa gamme. Vous êtes prisonnier d’une capsule !"

    http://formats-ouverts.org/blog/200

  41. @Sesamath

    Je m’excuse mais je préfère répondre ici, je trouve que c’est plus vivant et parfois carrément marrant même.
    Je fais donc référence au billet suivant de Sesamath :
    http://www.sesamath.net/blog/index….

    Vous dites "Or, pour pouvoir bien évaluer l’impact d’un tel événement, il est quand même souvent préférable de pouvoir observer précisément ce qui s’y passe.".

    Je suis d’accord mais ça ne m’empêche pas de trouver intéressant et certainement vrai ce qu’avance aka. Et puis vous dites non à Rennes mais oui à Hong-Kong. Je vous comprends moi aussi je préfère Bali à Bobigny pour jouer les observateurs !

    Vous dites : "Sésamath a décidé d’envoyer un de ses membres… Sans l’avoir jamais sollicité, il a de tout de suite été promu au rang de "membre du jury"."

    Pourquoi à votre avis lui a-t-on fait un tel honneur ? Pour ne plus être un simple observateur justement ne croyez-vous pas ?

    Vous dites : "D’abord, rien à redire sur la qualité impeccable de l’organisation. Si ce n’est peut-être une impression de "surabondance" : la sensation d’une débauche inutile de moyens."

    Vous êtes mathématiciens. Vous avez une idée du budget d’un tel évènement ? 250 profs de 64 pays à faire venir, loger, nourrir, visiter, se rencontrer… le tout sur une petite semaine si j’ai bien compris. Ca doit de très loin dépasser le million d’euros surtout si on choisit l’option "tape à l’oeil" comme vous dites. On pourrait en faire des choses utiles avec ça (un peu démago je le concède).

    Vous dites à la fin : "Si l’objectif de ces journées est juste un objectif de communication, alors Sésamath comprend bien l’intérêt de Microsoft mais beaucoup moins celui du monde enseignant."

    Et donc vous rejoignez aKa qui lui n’y est pas allé mais a fait plus long. C’est ça qui me dérange un peu. Quelques lignes sur votre blog alors que le Café se répend sur une dizaine d’articles plutôt denses. On aurait vraiment aimé un témoignage plus fouillé de l’intérieur (est-ce votre observateur qui a rédigé le billet ?) en particulier sur les poins soulevés par Framasoft ici. Et puis aussi des petits détails techniques (Quels logiciels libres votre émissaire a-t-il vu passer, a-t-il vu du Linux ? A-t-il évoqué des projets comme Wikipédia avec les autres profs du monde entier ? Y avait-il de réels projets collectifs et collaboratifs dans ce qui était proposé ? Je soupçonne les trucs "one shot" non reproductibles, etc., etc.).

    Jean, prof des écoles ou instit’

  42. Sébastien Hache

    @ Jean

    " Vous dites "Or, pour pouvoir bien évaluer l’impact d’un tel événement, il est quand même souvent préférable de pouvoir observer précisément ce qui s’y passe.".
    Je suis d’accord mais ça ne m’empêche pas de trouver intéressant et certainement vrai ce qu’avance aka. Et puis vous dites non à Rennes mais oui à Hong-Kong. Je vous comprends moi aussi je préfère Bali à Bobigny pour jouer les observateurs !"

    Sésamath connaît assez bien les intervenants en France à ce type d’événement, beaucoup moins les intervenants étrangers. Or l’association commence à s’ouvrir aux questions internationales, en particulier en lien avec l’UNESCO. Autrement dit, Rennes et Hong Kong se placent vraiment à des niveaux différents de la reflexion. Quand à laisser penser qu’on se déplacerait dans un tel truc juste pour le dépaysement, ça me paraît un peu léger… :)

    "Vous dites à la fin : "Si l’objectif de ces journées est juste un objectif de communication, alors Sésamath comprend bien l’intérêt de Microsoft mais beaucoup moins celui du monde enseignant."
    Et donc vous rejoignez aKa qui lui n’y est pas allé mais a fait plus long. C’est ça qui me dérange un peu. Quelques lignes sur votre blog alors que le Café se répend sur une dizaine d’articles plutôt denses. On aurait vraiment aimé un témoignage plus fouillé de l’intérieur (est-ce votre observateur qui a rédigé le billet ?) en particulier sur les poins soulevés par Framasoft ici. "

    Le billet du blog est une position officielle de Sésamath, nourrie évidemment des commentaires de Benoit Montessinos suite à son déplacement là bas (Benoit est secrétaire de l’association). Mais il ne faut pas se méprendre sur un point important : l’objectif de Sésamath était d’aller voir l’intérêt pédagogique d’un tel rassemblement. Après tout, il est légitime aussi de regarder cet aspect-là ! Mais pour pouvoir vraiment l’apprécier, il était nécessaire d’être présent et de laisser momentanément de côté d’autres considérations (certes importantes, mais qui peuvent aussi parfois parasiter le propos). Notre conclusion est que la portée d’un tel rassemblement est presque nulle en terme pédagogique, malgré la débauche de moyens. Théatraliser à ce point l’innovation pédagogique, juste pour quelques poignées d’individus, ça n’a presque aucune portée ou influence de notre point de vue. Par contre, nous pensons dans Sésamath que ce qui est essentiel c’est le travail collaboratif, l’échange, le partage… et que dans ce cadre-là, la philosophie du libre devient souvent nécessaire à un moment donné. En tous cas, c’est le message que nous essayons de faire passer le plus largement possible (et sur lequel on peut discuter, évidemment).
    Tout ça pour dire qu’il est inutile d’opposer les propos : Aka a fait un billet où il prend le problème sous un certain angle, et il l’a fait très bien. L’angle de Sésamath est différent. Si finalement, nous arrivons aux mêmes conclusions, ça ne leur en donne, sans doute, que plus de force.

    Au plaisir,
    Sébastien

  43. Christophe Michaud

    J’ai beaucoup de tristesse pour ce qui arrive au Café pédagogique parce qu’on a l’impression qu’ils ont choisi Microsoft en pensant être les plus forts (on garde notre indépendance totale, etc.) mais on voit bien qu’il ne peut véritablement en être ainsi. D’une manière très habile, Microsoft arrive quand même à les récupérer.

    Je ne veux pas lui faire de tort mais en moins de 2 ans, Monique Royer elle a été à "envoyée spéciale" du Café pédagogique à Philadelphie, Helsinki, Taiwan et Hong-Kong (et peut-être d’autres destinations que je n’ai pas vu sur le site du Café), autant de manifestations organisées par Microsoft qui a certainement couvert tous les frais de voyage.

    Expliquez-moi alors comment vous voulez garder votre objectivité vis-à-vis de Microsoft ?

    Du coup on évite les questions qui fâchent et on se retrouve avec un discours lénifiant "united colors of innovation" qui finit par sonner totalement creux.

    Ce qui est aussi frappant dans ces récits de voyage, c’est que très peu de logiciels sont cités. L’idée générale c’est de parler de pédagogie. La technique doit s’effacer, elle n’est là qu’au service de la pédagogie. Sauf que malheureusement à l’ère numérique les choix techniques influent fortement sur la pédagogie. Donc en ne parlant pas de logiciels, en en parlant pas des formats, on fait implicitement le jeu de celui qui se trouve en situation dominante et qui se trouve en plus être le généreux mécène de toutes ces opérations.

    Enseignants de tous les pays, occupez-vous de ce que vous savez faire, c’est-à-dire la pédagogie, et nous, Microsoft, on s’occupe du reste, c’est ça le discours implicite et stratégiquement c’est plutôt bien vu.

    Renversez la situation prendra beaucoup beaucoup de temps malheureusement car on aura beau faire le plus beaux discours humanistes, éthiques, citoyens, etc. autour du logiciel libre (et Framasoft s’en sort plutôt bien) on aura toujours du mal à faire face à la valise de dollars, surtout en temps de crise.

  44. Enguerran Rennes

    Wow on a libéré les vannes ici, ça parle, ça parle. Pis faut bien que ça parle quelque part puisque visiblement on ne peut pas dialoguer sur le site du Café pédagogique qui fait des blogs sans commentaires que même que ça ne s’appelle plus des blogs alors in my humble opinion.

    Admettons que rms ait raison – voir post n°29 plus haut – càd que Microsoft rémunère le mi-temps de Monsieur Jarraud, ce qui me semble plausible quand on lit l’article !

    Alors je trouve que ce n’est pas très clairement dit lorsque l’on se rend sur la page "Soutenez le Café pédagogique !" (page accessible en tout petit en bas de page, à croire qu’ils en ont pas vraiment besoin)

    http://www.cafepedagogique.net/Page

    "Pourquoi soutenir le Café ?
    Depuis 2001 vous avez fait le succès du Café pédagogique. Sans publicité, sans soutien institutionnel, c’est parle bouche à oreille que vous avez fait connaître le Café.
    Aujourd’hui le Café sert plus de 150 000 abonnés, reçoit plus de 600 000 visites mensuelles. Il abrite un nombre croissant de communautés, de blogs, de wikis, créés par des enseignants ou des acteurs de l’Ecole.
    Ce succès réjouit l’équipe d’une trentaine d’enseignants bénévoles qui anime le site. Mais il est aussi source de difficultés. Il faut faire vivre un site qui consomme une bande passante de plus en plus importante. Il faut le faire évoluer pour répondre à la demande des lecteurs et financer des développements. Il faut sans cesse renouveler le matériel informatique, faire face aux frais administratifs, aux déplacements etc. Enfin il faut aussi veiller à diversifier nos ressources pour rester un organe totalement indépendant."

    Importante non la dernière phrase ? Si je voulais les taquiner Je leur suggèrerais de titrer la page autrement : "Le Café est soutenu à bout de bras par Microsoft, faites en sorte qu’il n’en soit plus ainsi !"

    Bien cordialement – Enguerran – Rennes

    ps : pas vu le "nombre croissant de communautés, de blogs, de wikis, créés par des enseignants" sur leur site

  45. Je suis tout à fait d’accord avec le commentaire de Jean qui ne doit évidemment pas éclipser l’attitude opaque et les prises de position grossières du café qui ne trompent plus personne (enfin, ceux qui sont avertis tout au moins).

    J’ai été très surpris d’y voir la présence de Sésamath (ce qui ne m’empeche pas d’apprécier énormément son travail pour le libre en général et les maths en particulier).

    Vous dites avoir été membre du jury sans jamais le solliciter. Est-ce si dur de dire "non" ?

    Pour le dire franchement, un beau voyage à Hong_Kong, hôtel 4 (5?) étoiles, voyage en classe businness (ou 1ere ?), ça change un homme/une association ;-). Tout ça pour découvrir que l’ensemble présente peu d’intérêt, quel dommage ;-)

    Se jeter dans la gueule du loup pour lui expliquer qu’il ne faut pas manger les brebis me semble bien naif. Sésamath vient-elle tout juste de découvrir le vrai visage de MS ?

    Bref, vos explications/justifications me paraissent un peu ternes et légères, peut être simplement parce que vous regrettez déjà votre présence (ce qui me paraît très sain comme réaction) ?

    Allez, sans rancune. Vous faites un boulot formidable.

  46. effectivement, mon message sur le blog hongkong n’a pas tenu longtemps ;-)…. ce qui montre que peut-être le café Pédagogique a peur de la surveillance prévue par Darcos des blogs :-D

  47. jacob s92

    @redherring

    Pour une fois qu’ils avaient un commentaire, faut qu’ils le suppriment !

    Grandeur et décadence du Café Pédagogique ou plutôt du Starbucks pédagogique (j’en suis assez fier de celle-là :-) ).

    J’ai pourtant la solution. Il leur suffirait d’arrêter séance tenante leur partenariat. Du coup ils ne pourraient plus subvenir à leurs besoins. Un écran noir sur leur site et une annonce tonitruante à leurs abonnés pour leur faire gagner leur indépendance (sinon on ferme définitivement) et c’est dans le boite. Suffirait qu’à peine 10% des 150.000 abonnés donnent de leur poche pour que le budget soit tranquillement assuré.

    Parce que plus de Café Pédago ça ferait tout de même un sacré vide. Suffit juste que les gens se rendent compte que c’est précieux et que sans dons on en arrive à de telles extrémités qui sont néfastes pour tout le monde.

  48. peace and love

    Il ne faudrait pas jeter le bébé avec l’eau du bain.

    Imaginez que le Café cesse d’émettre, vous auriez l’air un peu con-con je crois.
    A moins que vous applaudissiez encore des deux mains en constatant qu’ainsi l’accord avec Microsoft ne tient plus !!!

    Ils ont fait un mauvais choix, c’est indubitable. Mais à les serrer comme ça, ils vont se braquer et par pur orgueil rester x années de plus avec Microsoft. Et on aura perdu encore du temps pour le logiciel libre.

    C’est pas donc forcément la bonne méthode même si c’est vrai que sorti de ce blog, on n’a aucune info sur tous ces agissements.

    Conclusion : envoyer le plus tôt possible un émissaire du libre au café (avec casque bleu et drapeau blanc) pour engager de suite des négociations de paix :-)

  49. cafebouillu

    Sauf que hélas, la "modération" n’est pas nouvelle au café., et l’accord avec m$ n’a rien à voir là-dedans.

  50. sébastien Hache

    @ a12c4

    " Vous dites avoir été membre du jury sans jamais le solliciter. Est-ce si dur de dire "non" ?"

    Visiblement, la règle du jeu est que les gens qui ne présentent pas de projet sur place sont forcément membres du jury. Mais on ne connaissait pas cette règle du jeu (sinon la réponse sur l’envoi d’un observateur aurait été négative de suite). Une fois sur place, était-il possible de dire non ?
    Est-ce que Sésamath a été naïf ? Sans doute. Mais c’est aussi comme ça qu’on apprend (et je pense qu’on n’a pas fini d’apprendre !)

    " Pour le dire franchement, un beau voyage à Hong_Kong, hôtel 4 (5?) étoiles, voyage en classe businness (ou 1ere ?), ça change un homme/une association ;-). Tout ça pour découvrir que l’ensemble présente peu d’intérêt, quel dommage ;-) "

    Microsoft organise un événement. Indépendamment de Microsoft, l’événement en lui-même avait-il un intérêt ? Peut-on vraiment en juger de l’extérieur ? On rassemble des gens dits "enseignants innovants" ? Est-ce que cela a un sens ? Sésamath a au moins compris une chose, c’est que le concept en lui-même n’était pas très bon. Si un jour (et pourquoi pas ?) Sésamath devait organiser des rencontres entre des enseignants porteurs de projets, alors on a au moins compris que l’une des questions essentielles à se poser est de regarder comment les projets en question peuvent être utiles à d’autres, dupliqués, améliorés… autrement dit, ce qui est important c’est le travail collaboratif autour de ces projets plus que les projets en eux-mêmes. Un tel travail collaboratif, Microsoft n’arrive justement pas à le mettre en place. Du coup, l’intérêt de ces journées Microsoft est vraiment négligeable. Est-ce que ça valait le coup d’aller à Hong Kong pour s’en persuader ? Clairement, c’est discutable (et d’ailleurs, ça a été discuté).
    Est-ce que ce voyage va changer Benoit ou Sésamath ? Personnellement, je ne le crois pas du tout. Mais effectivement il faut être vigilant.

    " Se jeter dans la gueule du loup pour lui expliquer qu’il ne faut pas manger les brebis me semble bien naif. Sésamath vient-elle tout juste de découvrir le vrai visage de MS ?
    Bref, vos explications/justifications me paraissent un peu ternes et légères, peut être simplement parce que vous regrettez déjà votre présence (ce qui me paraît très sain comme réaction) ?"

    Personnellement, et avec le recul, je pense que Sésamath a commis une erreur. Une erreur par naïveté. Ce n’est ni la première ni la dernière sans doute. Mais on apprend beaucoup de ses erreurs, et de celle-là en particulier.

    " Allez, sans rancune. Vous faites un boulot formidable. "

    Merci. Et on compte bien poursuivre !

    A+
    Sébastien

  51. Philippe-Charles Nestel (Charlie)

    Sébastien,

    J’avoue, sans être intervenu, avoir eu les boules de voir que Sésamath qui est une référence avait participé à ce miroir aux alouettes.

    La réponse honnête et sincère que tu viens d’écrire me va droit au coeur.

    Sésamath représente bien plus que le nombre de ses adhérents et contributeurs. C’est un joyau.

    Amicalement,
    Charlie

  52. Ou plus simplement, mis à part pour [ l’Empire du mal ], à qui profite également le crime ???

  53. Christian

    @ peace and love
    «Il ne faudrait pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Imaginez que le Café cesse d’émettre, vous auriez l’air un peu con-con je crois.»

    Merci pour le « con con », je le prend pour moi ;-)

    Oui le café a cessé d’émettre.

    Je me suis désabonné de leurs listes et je n’y ai plus mis ma souris depuis le 11 juin 2008 après un échange de mail (très bref) avec F. Jarraud où je lui faisais remarquer son soutien un peu trop enthousiaste à l’opération officepourlesenseignants et son manque de regard critique.

    Résultat ? Rien…
    dans les faits, les contenus strictement pédagogiques devenaient de toute façon de plus en plus creux je retrouve largement mon compte ailleurs.

    Entre temps j’ai développé un certain nombres de relations professionnelles avec lesquels je me donne à fond dans le «travail collaboratif» et si j’ai bien lu les différents commentaires qui me précèdent, le café se boit toujours tout seul dans son coin.

    Si un jour le café cesse d’émettre, non, définitivement non, je n’aurai pas l’air « con con ».

  54. AlterEduc

    Où aura lieu le prochain Forum Mondial made in Microsoft ?

    On n’a qu’à s’inspirer des altermondialistes lors d’un sommet du G7. Venir à plusieurs et plein d’enthousiame pour faire plein de bruit autour :-)

    Et alors Microsoft et ses cafés commenceront à vaciller… (j’en tremble déjà pour eux)

  55. Dominique de Strasbourg

    Quelle arrogance quand même de la part de ce Café pédagogique !

    Ils évoquent tout le temps les communautés et la communication et quand une communauté entre en communication avec eux, la porte est fermée : pas de réponse, commentaires filtrés, etc.

    J’espère qu’un maximum de collègues arriveront quand même sur cette page et comptez sur moi pour faire passer l’info.

    Dominique, inspecteur à la retraite

  56. @Adrien
    >Qui peut assurer 120 formations dans toute la France pour montrer l’intérêt d’OpenOffice.org ?

    Bull formation (ça me fait mal au cul, mais ils ont l’expérience du ministère de l’agriculture et d’autres), ou d’autres société de formation : grosso modo 1000€ par journée, 10 personnes par session, ça consiste à dégager un peu plus de 100 000€ du budget (exemple : suppression d’un poste au niveau budget de l’Etat pour faire des économies aux collectivités sur le matériel pour les écoles primaire). (Par contre d’ou vient le 120?)

    Présenté de cette façon, il y a moyen de faire jouer la rivalité entre État et collectivités.

    >Qui peut faire se rencontrer les collègues pour qu’ils communiquent, échangent, partagent ?

    Ça n’est plus le rôle des syndicats? (‘fin ça me semble obligatoire pour l’existence même d’un syndicat, maintenant ceux de l’éducation ont peut être trop dérivés).

    > Où vont les profs sur le Net pour avoir des infos personnalisées sur le libre à l’école ?

    Pourquoi "personnalisées"? (là, il y a quelques chose qui m’échappe, des exemples d’utilisations? l’instrumentalisation du libre dans cetains projets d’enseignement et d’éducation?).

  57. Ce qui est délirant c’est la médiocrité du site du Café qui a été mis à jour par Microsoft.

    Juste un exemple, leur fil RSS :
    http://www.cafepedagogique.net/lexp

    Parce qu’au fond, c’est quoi l’Expresso du Café ? Une succession de liens avec un court texte introductif. Ce n’est donc rien d’autres qu’un fil RSS. C’est quand même pas compliqué de s’en rendre compte quand on se proclame "spécialistes des TICE" ! Il suffirait de faire le choix suivant pour l’Expresso : un unique fil RSS par édition mais avec le texte intégral ou autant de fils qu’il y a de news pour chaque édition.

    On pourrait alors confortablement suivre l’actualité proposée depuis son agrégateur favori. Ce serait un service intelligent rendu aux abonnés (en plus on pourrait plus facilement faire des recherches dans les news en restant dans son agrégateur, parce que le site propose là encore un archivage et une recherche indigentes).

    Là non, un texte informe où ne sont visibles que les titres sans aucun autre lien que celui qui amène à la page Expresso du jour du site. Soit c’est voulu pour gonfler artificiellement les visites sur le site, soit ils sont pris en flag’ pour incompétence aggravée.

    Les deux mon capitaine ?

  58. Dyonisien

    J’ai un problème conceptuel avec l’expression d’"enseignants innovants", surtout quand ils vont faire un ‘congrès’ (?) à Hong Kong, payé par la pieuvre MS.

    Sans aller à jusqu’à Hong Kong, les pédagogues innovants d’Amérique latine sont pourtant capables AUSSI d’ouvrir les yeux sur l’hégémonie culturelle et financière de MS.
    Si les "innovants" hexagonaux avaient des oeillères historiques ET géographiques ET économiques ET politiques ce serait un problème grave qu’on ne pourrait pas simplement glisser sous le tapis.
    Les "innovants" oublieraient-ils l’histoire et les distributions "gratuites" de lampes à pétrole pour créer un marché ? Oublieraient-ils des situations parallèles dans l’Education nationale en… informatique ?
    Qui nous déclare "innovants", nous-mêmes ou la diagonale de notre moniteur LCD, ou MS ? Cela fait un peu penser aux "centres d’excellence" qui fleurissent un peu partout avant qu’on sache si et en quoi ils vont peut-être exceller un jour.
    L’"innovation" est un terme hautement générique et aussi relatif et conjoncturel que le "modernisme" : ils font courir le risque d’oublier la validation.
    On doit se rappeler ici que les marchés financiers sont pleins de produits plus "innovants" les uns que les autres, souvent mis au point et propagés à leurs étudiants par des universitaires…"innovants".

    Il y a matière à un débat que l’"innovation" ne saurait camoufler !

  59. Guillaume Paumier

    Oula quel costard vous lui taillez là au Café que je connaissais pas passque non prof. Il doit prier pour que les profs de tombent pas sur cet article (mais aussi et surtout sur ses commentaires).

    Difficile de ne pas les placer "de l’autre côté de la barrière" désormais. Y a-t-il un code déontologique chez les enseignants ?

    Je pense aussi qu’à se fondre ainsi avec leur partenaire ils doivent finir par en épouser la vision avec toutes les conséquences que cela implique sur la sélection (et non sélection) de leurs dépêches et l’influence négative auprès de leurs visiteurs (sacrées stats d’ailleurs).

    Allez fissa, dans la black list !

  60. J’ai l’impression qu’on devrait se calmer un peu sur certains commentaires, on croirait entendre que le Café péda est une œuvre du Diable. Or j’ai peur que ça décrédibilise un peu notre opposition…

  61. Jean-Gui

    @Elessar

    > J’ai l’impression qu’on devrait se calmer un peu sur certains commentaires, on croirait entendre que le Café péda est une œuvre du Diable. Or j’ai peur que ça décrédibilise un peu notre opposition…

    Ca aurait pu être pire encore.

    Faut quand même voir le truc : ils font la maintenance du forum de l’offre "gratuite" MS Office pour les profs, ils taisent les infos sur le logiciel libre, ils vont parader à Hong-Kong avec Microsoft et se permettent en plus de raconter n’importe quoi sur les "defenseurs du libres crypte obscure pleine de geeks qui se querellent entre deux programmations complexes", sur les deux seuls OS disponibles, etc. ils viennent pas répondre et en plus ils ferment leurs commentaires.

    Moi face à cela, je prends une verveine je me dis intérieurement "cool, zen, lexomil" :-)))

    Si ils ne viennent pas répondre ou si personne ne vient ici prendre leur défense et argumenter, on se retrouve alors avec cette longue liste à charge ouais. Mais bien mérité désolé.

  62. Je remercie tous ceux qui ont commenté, qu’ils aient été calmes et posés ou plus… vindicatifs ! Pour information et contrairement à certaines pratiques que l’on peut trouver ailleurs, aucun message n’a été supprimé.

    J’ai conscience que tout ceci ne va pas dans le sens de la réconciliation et du "avancer ensemble dans la même direction" mais il est difficile de se retrouver dans une position où soit on n’évoque pas le libre éducatif (alors même qu’il progresse tous les jours) soit, en faisant fi de tout l’aspect pédagogique du problème, on le caricature pour le réduire à un antagonisme primaire contre Microsoft.

    Je regrette également que le Café ne soit pas venu "répondre à la réponse" comme Serge Pouts-Lajus et Thierry de Vulpillières l’avaient fait lors de mes billets sur Projetice et le premier Forum des enseignants innovants de Rennes. Peut-être n’en ont-ils pas gardé un bon souvenir…

    Cela nous aurait en tout cas certainement évité cette succession d’interventions, individuellement souvent pertinentes, mais qui, comme le souligne Elessar, finissent par produire une impression globale qui peut desservir le propos.

  63. Merci en tout cas aKa parce que bien que le sujet fasse grincer souvent des dents, c’est rendu très agréable à lire.

    Je remarque au moment où j’écris ces lignes que le Framablog est tout en bas de la première page Google quand on tape "Café pédagogique".

    http://www.google.com/search?q=Caf%

    Encore un petit effort et quelques liens et nous pourrons réussir à parasiter leur monde qui me fait un peu penser à celui du Truman show.

  64. Maverick

    Comme cela a été mentionné plus haut, Monique Royer évoque la présence de "la conseillère Tice de Darcos" ici :

    http://www.cafepedagogique.net/comm

    Je pense qu’il s’agit de Catherine Gabay dont la fonction antérieure était directrice des nouvelles technologies du Medef.

    Ce serait intéressant de lui demander pourquoi une si haute personnalité a fait le déplacement, les enseignements tirées par rapport à ses fonctions et accessoirement qui lui a payé le voyage :-)