Interview de François Elie par Intelli’n TV

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J’ai lu le livre Économie du logiciel libre de François Elie, pendant les vacances de Pâques et je l’ai trouvé très intéressant et… enrichissant !

J’ai prévu d’en faire un billet dédié sur ce blog, expliquant pourquoi ce livre est assurément à posséder dans sa bibliothèque (la vraie, pas la virtuelle), et pourquoi j’oscillais entre l’accord total avec ses dires et quelques réserves d’ordre « politique » qui tiennent principalement de la différence d’approche entre « l’open source » et le « free software».

Or mon emploi du temps est en train de craquer… et moi avec ! Dans ce contexte il me semble plus sage de commencer par relayer cette tout aussi intéressante interview en quatre parties, réalisée tout récemment par Interlli’n TV (licence Creative Commons By-Sa).

1. Définition du libre

La vidéo au format OGG à télécharger (73 Mo)

2. La communauté et son rôle

La vidéo au format OGG à télécharger (84 Mo)

3. Les bénévoles et les GULs

La vidéo au format OGG à télécharger (128 Mo)

4. Oracle/Sun et les risques que courent l’open source

La vidéo au format OGG à télécharger (60 Mo)

PS : Un dernier mot sur le livre, son blog.

22 Réponses

  1. korbé

    Je n’aime pas du tout ça façon de voir les bénévoles.
    Mais vraiment pas…

    Je voudrai bien le voir face à Stallman un jour.

    Les bénévoles font ça par passion. Certain aimerai bien en faire leurs métier, mais la passion reste tout de même leur motivation.

    Pour d’autre programmeurs, c’est surtout pour en faire leurs métier, ils adhérent juste au principes du Lire. Mais traiter les bénévoles d’ "écervelé" par ce qu’il ne veulent pas faire pareil que lui, c’est assez déplacé.

  2. C’est bien Elie, pas Élie ? C’est curieux, comme nom…

  3. Quelle insulte faite aux Gulls! "des amateurs, des jeunes qui mangeant des pizzas"… ça me fait penser à celle qui parlait de 5 gus dans un garage!

    Bravo pour cette vision réductrice et insultante du monde associatif libre…

  4. Theo F.

    C’est vrai que sa lucidité confine parfois au cynisme. Mais on ne pas nier que l’entretien est intéressant. Le coup des trois communautés c’est pas mal vu.

    Et si le but était de donner envie d’acheter le bouquin alors pour moi c’est réussi.

    Je vous laisse, j’ai ma pizza froide dans son carton à finir :-)

  5. Philippe

    Ce mec là n’a pas fréquenté sérieusement un GULL depuis plusieurs années.

    Les GULLs sont à la base de l’organisation d’un détail appelé RMLL, ils relaient les actions tels que candidats.fr ou détaxe.org, ils interviennent en tant que conseillers auprès des pouvoirs publics qui s’intéressent au logiciel Libre (d’ailleurs, sans les conseils des bénévoles, je suis pas sur que les SSLL auraient autant de débouchés) et sont en relation avec les entreprises du libre.

    Quelques exemples concrets, Chtinux :
    – soutient financièrement et va soutenir humainement les RMLL 2009
    – relaie candidats.fr. D’ailleurs l’élu en charge de l’informatique de la ville de Lille est signataire du pacte
    – travaille avec la mairie de Lille par cet élu mais également par d’autres (avec pour résultat concret, par exemple, la distribution de 5000 compilations de logiciels Libres pour Windows)
    – participe à un groupe de réflexion pour élaborer une association d’entreprises liées au logiciel Libre dans la région Nord-Pas de Calais

    Et encore, je n’ai pas fait un tour exhaustif des actions autres qu’install party/conférences menées par Chtinux

  6. Achilleee

    @Frédéric et Philippe : Je pense que vous vous trompez d’ennemi en vous focalisant sur une phrase de l’interview (que je trouve aussi maladroite d’ailleurs).

    Vous ne pouvez pas nier que pendant que la communauté entretient ses "mythes" (éthique, social, bénévolat, non marchand, apparition spontanée du code source de qualité sur le mode bazar, etc.), il y a de plus en plus de mecs qui se font du fric avec, et que ce serait pas mal de réfléchir à comment mieux organiser et répartir les contributions parce que pour le moment ce n’est pas très équitable comme système.

    Et ceux qui touchent la thune en silence ont tout intérêt à continuer à entretenir le mythe puisque comme ça "les communautés" sont contentes et continuent à n’avoir aucun revendication.

    C’est sûr qu’il joue le mauvais rôle mais je vois plutôt son intervention comme un "eh les gars réveillez-vous, le logiciel libre c’est devenu un énorme business et il est légitime et juste que vous ayez votre part du gâteau tout en produisant un code qui soit mieux adapté aux besoins des gens".

  7. Grunt

    Intelli’n TV, c’est ceux qui font un JT sur l’open source en Flash..

    http://www.intelli-n.fr/index.php/s…)/haut

    "Ce contenu requiert Adobe Flash Player. Obtenir Flash".

    C’est du propre!

  8. A propos de la phrase maladroite en question, il ne faut pas la sortir de son contexte ni la tronquer ! Il dit dans cette phrase "je caricature", et bizarrement, tout le monde oublie le début de la phrase.

    Je vous invite à regarder le parcours de François Elie, qui est impressionnant. N’oublions pas, avant de le condamner pour "mercantilisme" qu’il est président de l’ADULLACT… qui est une association loi 1901 !

    François cherche avant tout à completer le Libre militant par un Libre marchant *à l’écoute des besoins des utilisateurs d’entreprise*. Lisez donc son livre, il explique tout cela très bien.

  9. @ Achilleee : en même temps lui parle d’économie liée au travail du développeur, pourquoi parle t’il des Gulls qui doivent selon lui devenir des entreprises… ?

    Les Gulls jouent un rôle de diffuseur de code finalement, et c’est seulement une part de leur travail. Dans une install-party on écrit pas souvent un logiciel, mais on aide les débutants, on débat d’hadopi, on écoute de la musique libre, etc..

    Quel mythe social? Je suis président d’un gull, et grâce à cela, je me suis fait des amis et j’ai même trouvé ma voie au niveau professionnel grâce à une porte qui m’a été ouverte par l’un de nos membres, et un autre a aidé un autre pour lui faire réviser son concours, etc… Mythe non-marchand? On se cotise pour payer notre assurance, acheter du matos, etc… Mythe éthique? Tout le monde s’intéresse aux libertés pas seulement d’un code ouvert! IL N’Y A PAS DE MYTHE!

    En voulant ainsi mettre en concurrence deux choses différentes (associations contre entreprises), François Elie souhaite finalement la disparition des premiers…

    Quant on voit la fumisterie que sont les Trophées du Libre et les "entreprises du libre" de Soissons liées à INTELLI’N, on ne peut qu’être conforté que les associations sont utiles et qu’heureusement elles sont là… D’autres acteurs économiques libres sont heureusement plus sympathiques que tout ce petite monde :)

  10. @ Tristan: il caricature peut-être les personnes, mais sa vision globale qui est une confrontation associations/entreprises on l’invente pas… Ce n’est pas novateur comme vision, c’est juste choquant et malvenu.

    Ah oui l’Addulact c’est cette asso dont le trésorier est sous Windows? :)

  11. modagoose

    je suis un peu surpris que vous fassiez du sur place sur cette phrase sur les bénévoles.
    Je participe moi-même a la dissémination du logiciel libre via les install parties, je ne suis pas susceptible à ce point. De plus, il a raison quand il parle d’une situation transitoire.

    Cette personne pose de bonnes questions et son analyse finale sur le CloudComputing et l’externalisation des données est tout à fait juste. C’est le coeur du débat. Microsoft n’est plus l’ennemi, il s’appelle désormais Google. Et Google compte beaucoup sur l’inclinaison naturelle des gens de se confier à d’autres gens qui les rassurent par de jolis discours.
    L’interface graphique a fait en sorte de faire croire à monsieur tout le monde que l’informatique ce n’est pas compliqué, le CloudComputing va abolir la frontière entre virtuel et réel et donner une illusion de contrôle alors que ce sera tout l’inverse.
    "Dormez braves gens, nous veillons sur vous." :)

  12. Philippe

    Stoi le mythe, Achilleee :-)

    Quand Chtinux bosse avec des entreprises comme Alterway & cie sur comment structurer le marché (faire connaitre le libre auprès des clients potentiels, structurer la filière régionale de recrutement, découvrir les acteurs, etc.), on est loin de ce que tu décris.

    Et même Chtinux en tant qu’asso brasse de l’argent : on achète des CDs (à Ubuntu-FR, Fedora-Fr), on en revend (notamment à une boutique d’informatique à Lille, Alternatif Micro59), on subventionne les RMLL etc. Mais ce n’est pas dans un but de profitabilité ; c’est juste un élément de notre activité.

    Ce qui ne va pas dans le discours de M. Elie à propos de la communauté, c’est de croire que, sous prétexte que les SSLL se multiplient et grossissent, les GULLS n’ont plus de raison d’être ou qu’ils sont dépassés.
    Il y a de plus en plus d’argent autour du Libre, ça n’empêche pas des gens de continuer à partager un enthousiasme non-intéressé pour le logiciel Libre.

  13. Sebastien Hache

    Bonjour,
    J’ai regardé les videos avec autant de plaisir que j’avais eu à lire le livre (dont je recommande d’ailleurs la lecture).
    Je trouve ça toujours bien quand on essaie de prendre un peu de distance et qu’on réfléchit, quand on se pose de bonnes questions… quand on lève un peu la tête du guidon, et qu’on essaie d’analyser ce qui se passe.
    Beaucoup de réflexions et de pistes intéressantes. Merci.

  14. @ Sebastien Hache : ah je savais pas que l’idée que des associations doivent devenir à but lucratif était une piste intéressante… C’est parfaitement illégal vous le saviez? De plus, la vieille idée selon laquelle "tout travail mérite salaire" ne peut pas s’appliquer tout à fait ici (partie 3 de cet interview). Si on fait de l’associatif, c’est parce qu’on le veut et qu’on y croit, à quoi ça sert des discours comme celui de François Elie, qui apparemment souhaite nous apprendre ce qu’est l’économie marchande…

    À ce que je sache, le boulot d’une association n’est pas d’améliorer une rentabilité…

    Les bras m’en tombent…

    Si François Elie veut apprendre l’économie marchande aux mangeurs de pizzas membres de gulls, alors nous devons lui apprendre ce qu’est le monde associatif et la richesse (non-marchande, sociale, culturelle) qui en résulte?

    C’est trop sympa de vouloir aider les gens à chercher un travail "dans la vraie" pour "payer son loyer", on y avait pas pensé éh! Elie plus fort que Pôle Emploi!

    Sebastien, ça fait longtemps qu’on voit pointer des discours comme cela, mais c’est le premier qui est presque insultant! Opposer ainsi le monde associatif aux entreprises, c’est parfaitement grossier et je ne vois pas du tout l’intérêt que cela peut avoir.

    Beaucoup de membres de gulls travaillent dans des SSLL sans que cela pose problème, il n’y a pas à tenir des discours qui visent à rendre un des deux modèles économiques du libre plus intéressant et utile qu’un autre. François Elie cherche à diviser? Je ne comprends pas du tout "la piste intéressante" que l’on peut en retirer…

    Les modèles (du libre) marchands et non-marchands sont tous les deux utiles, nécessaires et créateurs (comme je l’ai dit) de richesses multiples. Et il n’y a pas à chercher qui c’est qu’a la plus grosse et qui c’est le plus fort…

  15. Il a l’impression que ceux qui développent gratuitement sont des naïfs. Mais a-t-il songé une seconde que c’est pour le plaisir ? Non, il voit tout d’un point de vue économique, et il y a une ébauche de réflexion.

    Dire que j’ai perdu mon temps à écouter quelqu’un qui pense parler de tout le monde en parlant de lui !

  16. VV666

    Et bien, j’ai vu les vidéos, lu les commentaires, et je me dis que presque tous, vous êtes passés à côté de son discours.
    Explication : moi, je fais un peu de "GULLs" et j’aurais pu me sentir blessé par son discours maladroit, caricatural et cynique, mais ce gars là, il voit plus loin que nous tous réunis !
    Je suis sur que si on regarde la vidéo dans 10 ans, on dira que ce type était visionnaire.
    Pourquoi ?
    Parce qu’il dit (réécoutez ces paroles) que le logiciel libre est une lame de fond qui va déferler et devenir la "norme", et qu’il serait intelligent d’en prendre conscience pour pas que des boîtes peu scrupuleuses fasse de la thunes sur le dos des bénévoles.
    Les GULLs, il veut pas les tuer, il veut que ceux qui travaillent par passion, soit rétribués (pas forcément en monnaie) en échange, comme une forme de reconnaissance… Comme les profs qui font leur métier par passion. Si c’est déjà le cas pour bon nombre de dev de LL, il serait "normal" que ce soit la norme. Évidemment le passionné ne fait pas ça pour l’argent, mais pour s’amuser, cependant, on peux s’amuser et recevoir une reconnaissance de son travail, non ? (en monnaie, ou pas)

    Imaginez, que demain, le logiciel libre soit une institution (un pilier de notre société) comme l’est l’éducation nationale, et que chaque développeur, comme les profs, soit payé pour faire ce qu’il aime. Que chaque logiciel, une fois payé avec nos impôts (impôts qui payeraient ces même devs) appartiennent à la communauté. Ça serait pas une forme viable d’économie et en accord avec les Logiciels Libres ?

    Ne vous arrêtez pas à un seul pan de son discours, il est docteur en philosophie, donc faut aller plus loin que la caricature des GULLs . Il y a encore beaucoup à dire sur cette interviews…

    Sur le point Minitel 2.0, il rejoint Benjamin Bayart : http://www.framablog.org/index.php/

  17. Jérôme

    Tout à fait d’accord avec VV666. La réaction de certains ne fait que conforter la thèse François Elie malheureusement.
    Ne tombons pas dans le piège des grands médias qui extirpent une seule phrase d’un long document pour la sortir du contexte et créer la polémique. Nous valons mieux que cela.
    Et merci aux LUG d’exister !

  18. Très longue journée parisienne d’un bénévole associatif… De retour dans ma province par le dernier train, je découvre ce fil de discussion. La video est un exercice difficile. Ca reste, et c’est du vivant, et trop contextuel… Alors il est en effet très facile de prendre une phrase et de la faire mousser. C’est le jeu. Mais justement, il faut savoir quel jeu on joue, et à qui ça profite.

    Ceux qui me connaissent savent que je parle avec beaucoup d’affection des gens qui codent par plaisir "en mangeant des pizzas la nuit" (je fais partie de ceux qui adorent coder, et qui ont même sacrifié ça à la cause, alors je la trouve un peu saumâtre!).

    Sur le contexte soissonnais deux remarques: comme tous ceux qui font des choses, Pierre Jarret ne s’est pas fait que des amis, mais dire qu’il est sous windows, c’est vraiment mal le connaître… Et puis @frederic, à propos de Cetril, vous avez vérifié que le Cétril dont vous parlez est celui d’aujourd’hui? Vous savez que dans une association le conseil d’administration peut changer?

    Bon, je ne méprise évidemment pas la chose associative, sinon je n’y consacrerais pas autant de temps…

    Mais passons à la question de fond: pourquoi ai-je l’outrecuidance scandaleuse et inexcusable de regarder les LUGs comme un moment transitoire? (http://www.aful.org/ressources/inst… @philippe il est vrai que depuis je n’ai plus le temps de participer à un LUG).

    VV666 a compris mon propos. Bien sûr c’est important les install parties, les first jeudi, et les RMLLs. Je suis allé avec plaisir récemment parler à Pessac à l’invitation de Jean Peyratout (http://scideralle.org/Samedi-Net-pr…). Mais c’est… transitoire! Je persiste et signe!

    C’est comme la résistance. Après la victoire sur l’occupant, vous resterez dans le maquis ? Vous continuerez les parachutages et la vie au grand air ? Comme NKM est dans l’après Hadopi, moi je suis déjà dans l’après propriétaire! Parce que j’enseigne la philo, je me souviens que les maths ont commencé par être propriétaires (je commence toujours mes causeries en rappelant ça), et ce qui se passe aujourd’hui c’est la "libération de l’informatique". De toute l’informatique! Je suis encore plus fou que le plus rêveur parmi les bénévoles d’un LUG! Je vous dis qu’on va gagner! Il y a un modèle économique sur les mathématiques libres. Vous pouvez faire des maths pour le plaisir, mais ceux qui en font leur métier n’adhèrent pas "juste aux principes du libre". (Stallman ne dirait sûrement pas cela!) je crois que le libre est un tsunami. La question n’est pas non plus de vérifier qui est "pur" et ne fait "que du libre", mais de se demander comment tous pourront ne faire que du libre un jour!

    Tous (je dis bien tous!) les éditeurs propriétaires se demandent aujourd’hui s’ils vont libérer leur code. Le jour arrive où ils se demanderont quand!

    Je conseille @frederic la lecture de cette page, à propos de "gagner sa vie" en faisant du libre. http://margranger.free.fr/stallman…. Bien sûr la rémunération est moins importante que la liberté. Mais ça ne veut pas dire que seuls ceux qui ne sont pas payés sont vraiment libres… Attention aux sophismes.

    La condition de la victoire, c’est entre autres choses qu’on évite de s’entretuer. Il faut réfléchir aux contradictions qui traversent nos communautés (j’interviendrai aux RMLLs dans le thème communautés justement – http://2009.rmll.info/rubrique23.ht…). C’est surtout ça que je voulais dire dans mon livre. Les communautés d’entreprises de l’open source n’ont pas les mêmes intérêts que les communautés de bénévoles du logiciel libre. Vous pouvez continuer à croire que l’on programme "par passion", mais on peut aussi accepter d’être payé pour exercer sa passion. Et pour reprendre des termes marxistes, il y a beaucoup trop de travail non payé! Réveillez-vous! on vous exploite… (ça va, dit comme ça?). Il y a un peu beaucoup trop de coucous (ceux qui nichent dans les nids des autres). Et puis les communautés d’entreprises n’ont pas les mêmes intérêts que les communautés de clients. @ceux qui s’émeuvent que j’aie parlé de "payer du logiciel libre", je parle évidemment des logiciels métiers, ceux qui n’existe pas, et qu’ils faut faire développer (en ne payant qu’une fois!). Vous avez réfléchi un jour au fait qu’on ne peut utiliser que les logiciels libres qui existent… moi je m’intéresse activement depuis 2002 aux logiciels libres qui n’existent pas, et qui n’existeront pas sans nous: les logiciels métiers.

    Tout ne se joue donc pas dans les LUGs! OW2, Qualipso, le consortium Apache, c’est pas axactement des LUGs et c’est important. Je crois qu’à sa mesure l’Adullact a aussi fait avancer les choses…Admisource, Osor. Je reprends mon analogie avec la résistance. Les maquis sont très importants, mais ça peut être utile de préparer le débarquement!

    A propos de l’économie, comme je souhaite que toute l’économie du logicielle soit libre, il est évident que je ne peux pas vouloir qu’elle soit *entièrement* non-marchande! Le logiciel propriétaire, lui, induit une situation où il n’y a que du marchand. Ce qui me préoccupe, c’est que le code engendre plus de service que le service n’engendre de code… il y a quelque chose qui cloche! C’est pour cela que je parle des "forges comme place de marché" et de "contribution/rétribution".

    Si je parle de ces tensions au sein du libre, c’est qu’elles sont contre-productives. Il y en a peut-être dont le but unique est de défiler le jour de la victoire. Pas moi: je consacre toute mon énergie à faire gagner mon camp, pas à faire des croc-en-jambes à mes frères d’armes. Mais les jeunes sont fougueux disait le vieux Socrate. @frederic, vous pouvez vous vanter d’avoir déplacé du beau monde sur ce fil de discussion! Sébastien Hache, Tristan…

    Mais le plus important de ce que je veux dire est qu’il faut aller vite, car la menace change. Le logiciel est en train de disparaître!

    @Theo F: merci de m’avoir laissé un peu de pizza :-)

  19. De Goch

    Débarrassez le logiciel libre dans tout un discours "de gauche" (souvent hors-sujet il faut bien le dire) et il restera… François Elie !

    :-P

  20. ObjectifMars

    Je suis vraiment attristé par tous les commentaires qui n’ont extrait qu’une toute petite partie des vidéos. Je suis assez souvent un fanatique quand il s’agit du Logiciel Libre et des 4 libertés (quitte à m’engueuler avec mes amis). Toutefois si on prenait le meilleurs des mondes : tout logiciel est un logiciel libre alors les questions qu’il pose sur la rétribution des développeurs seraient encore plus importantes. Et là il donne des pistes peut-être pas juste ou réalisable mais ils posent les questions.

    Bien mieux, je trouve la définition du libre comme excellente : le parallèle avec les mathématiques, leurs histoires et celle des LL. Descartes et d’autres étaient des passionnés éclairés certains vivant grâce à l’état ou à des mécènes. Rappelons que Tim Berners-Lee le papa du http, du HTML et donc du 3w était un fonctionnaire. Aurait-il développé un protocole libre s’il ne l’avait pas été ? En passant, on a là aussi de nouveau une argumentation contre les brevets logiciel : tout comme les formules mathématiques ne peuvent être brevetés, les logiciels ne doivent pas l’être.

    Enfin, ces réflexions sur les dangers sur le Cloud computing (des solutions P2P devraient être privilégiées), du partage de données (Facebook et Google sont vos amis) et le questionnement sur l’implication de certaine société dans le développent de LL (Sun pour Openoffice entre autre) sont d’actualités et bien expliqués. En disant que les collectivités locales doivent reprendre le contrôle sur le développement des LL, il rejoint je pense le combat de Sésamath et Frama sur le besoin de libérer les fonds intellectuels et les outils informatiques pour l’éducation.

    @Grunt : Allergique à Flash comme toi, je te conseille d’aller voir http://intellintv.blip.tv/ (d’ailleurs Framatube est sur blip.tv) pour récupérer en .ogv (Theora est ouvert) et pourquoi pas installer Miro pour les suivre tous les 2 :D.

  21. Richard Maurin

    Dans la foulée j’ai acheté le livre de François Elie à la librairie Eyrolles du quartier latin de Paris (sympa, j’y ai vu aussi plein de framabooks !).

    L’histoire du rôle et du devenir des GULL c’est important mais c’est loin d’être l’essentiel du propos. Si on veut se tenir prêt à prendre le bon virage dans les dix prochaines années, ce livre est chaudement à recommander.

    J’espère que quand Eyrolles et l’auteur rentreront dans leurs frais, ce livre sera "libéré" (licence Creative Commons) pour contribuer à plus encore répandre la bonne parole :-)

  22. l’adullact est un aspirateur à fric pour une société qui s’appelle Adullact projet.
    cependant je minimise le rôle de Mr Elie dans ce système honteux. cela a été fait en parti à l’insue de son plein gré !!!