PMB, Gepi, Prométhée… et Framakey en service recommandé pour l’école

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Shermeee - CC byNous vous avons déjà parlé des WebApps, ces nouvelles applications portables proposées par notre projet Framakey, qui permettent, sous Windows[1], de découvrir, tester et utiliser facilement des applications libres orientées web (CMS, wikis, blogs, forums…).

Ici quelques clics suffisent après téléchargement, et vous voici illico opérationnel. Sans cela, il faut soit disposer de go d’un espace internet (bien configuré), soit installer votre serveur en local avant d’installer l’application elle-même (parfois un peu complexe pour le non initié). L’idée de ce service est donc d’abaisser le niveau d’entrée d’accès à ces outils en permettant à un plus grand nombre de personnes de les évaluer, même si bien sûr l’espace internet demeure indispensable si vous souhaitez par la suite utiliser l’application en production (si ça n’est pas très clair, on pourra se rendre sur la FAQ dédiée).

Depuis notre annonce, de nouvelles applications sont venues enrichir le catalogue. On y trouve désormais DokuWiki, Drupal, Spip, WordPress, Claroline, Posh, Joomla, eyeOS, Piwigo, Itseasy et Mediawiki.

Mais on y trouve également depuis peu (merci JosephK) des logiciels libres métiers spécialement dédiés au monde éducatif (encore en bêta, donc ne pas hésiter à intervenir sur nos forums). Il ne s’agit pas de logiciels directement pédagogiques, comme par exemple GeoGebra (qui fait trembler Cabri). Il s’agit d’outils informatiques intervenant dans la vie scolaire de l’élève[2], en l’occurrence ici la gestion et recherche documentaire (PMB), le carnet de notes et de texte électronique (Gepi), et l’espace numérique de travail, plus connu sous le nom d’ENT (Prométhée).

Présentations synthétiques :

Nous le savons, il est plus difficile de faire « entrer du libre » dans l’univers restreint de ces applications métiers, de par la chasse-gardée séculaire du propriétaire (et son corollaire le poids des habitudes), la spécificité du développement, et le faible nombre de personnes intéressées a priori, impactant alors sur la constitution d’une solide communauté autour du logiciel. Et c’est encore plus difficile à l’Éducation nationale française dont ce blog pointe souvent la « frilosité » (quelque peu suspecte sur la durée) vis-à-vis du logiciel libre et sa culture.

C’est pourquoi on a récemment décidé d’encapsuler ces trois applications libres dont la qualité est parfois inversement proportionnelle à l’intérêt et au soutien qu’on leur manifeste en haut lieu (comme dirait Wikipédia références souhaitées). Et c’est bien dommage parce que rien de plus pertinent que de placer ce type de logiciels sous licence libre, histoire de ne pas réinventer la roue, de mutualiser la demande, de ne payer qu’une seule fois avec de l’argent public, de pouvoir choisir la roadmap, les formats et de garantir le respect des données personnelles… Enfin on connait les arguments, pas la peine de les exposer à nouveau ici (François Elie explique cela fort bien dans son livre Économie du logiciel libre).

Que les spécialistes me corrigent, mais ces trois applications sont, me semble-t-il, des « leaders libres » de leur domaine respectif. Nous sommes pour la pluralité mais on aurait quand même intérêt ici à mettre nos œufs dans le même panier en soutenant activement leur développement. Sinon la situation actuelle risque de prédominer encore longtemps : des établissement qui individuellement font l’achat de licences propriétaires (à l’échelle nationale, ça fait une sacrée somme) et des académies qui développent des outils chacune dans leur coin, fussent-ils libres.

Vous êtes un acteur du monde éducatif intervenant de près ou de loin dans les décisions TICE des établissements scolaires ? N’oubliez pas d’évaluer ces applications lorsque se pose la question de l’acquisition, du renouvellement ou des mises à jour de ces logiciels métiers. Ce ne seront pas forcément ces trois applications libres qui s’imposeront, mais c’est forcément la licence libre qui s’imposera tôt ou tard, ici comme ailleurs. Autant prendre tout de suite bon wagon, sachant que la Framakey ne risque pas d’occuper trop de place dans vos bagages ;-)

Notes

[1] Pour rappel on travaille à ce que la Framakey ne reste plus exclusivement ancrée sous Windows.

[2] Crédit photo : Shermeee (Creative Commons By)

6 Réponses

  1. JosephK

    > même si bien sûr l’espace internet demeure indispensable si vous souhaitez par la suite utiliser l’application en production

    C’est vrai pour certaines webapps gerne spip, wordpress, etc

    Mais pour PMB par exemple il n’y aucune raison de passer par la case internet. Dans les petits établissements qui utilisent BCDI, la partie serveur est lancée sur le poste du documentaliste, il n’y a aucun porblème pour faire la même chose avec PMB. (Les webapps portable ne sont pas réservées aux clés USB).
    Idem pour GEPI, si l’établissement utilise Pronote, Pronote.Net est à installer sur un serveur DMZ pour qu’il soit accessible aussi bien au sein de l’établissement que de l’extérieur, GEPIPortable peu très bien prendre sa place :) (pareil pour Promethee, il suffit d’y ajouter un nom de domaine qui pointe sur ce serveur pour que ça fasse propre)

    De même, pour eyeOS et Posh, l’utilisation en nomade sur clé peut être très satisfaisante sans qu’on veuille passer par la case internet. Ça ne se justifierai que s’il y avait plusieurs utilisateurs.

    Sinon, dernière remarque, Claroline aussi c’est plutôt orienté éducation…

  2. Jorm

    Bonjour,
    Voici une nouvelle source d’infos sur PMB, aKa peux-tu rajouter dans ton article après
    " Site officiel – Notice Framasoft – Article Wikipédia"
    –> – Article Dokupedia : http://fr.dokupedia.org/index.php/P

    Merci d’avance. ;-)

  3. "Mais pour PMB par exemple il n’y aucune raison de passer par la case internet. Dans les petits établissements qui utilisent BCDI, la partie serveur est lancée sur le poste du documentaliste, il n’y a aucun problème pour faire la même chose avec PMB. …"
    Il n’y a effectivement aucune raison de passer par la case internet. Mais de là à dire qu’on peut utiliser les WebApps en production, il y a un pas que je ne franchirai pas pour une raison toute simple : la sécurité !
    En l’état, les WebApps ne peuvent pas être considérées comme sures comparativement à l’installation sur un vrai serveur de production avec des droits bien réglés (notamment sur la base mysql).

    Pour PMB et encore plus pour GEPI (je ne connais pas Prométhée), cela peut signifier la fuite d’informations confidentielles.

    Pas cool du tout donc.

  4. JosephK

    En même temps, a priori, la base de donnée n’est éditable que sur le serveur, en local, et concernant la gestion des droits sur les fichiers sous windows de toute manière n’y en a pas (et évidemment faut changer le mot de passe par défaut).
    Donc s’il y a des failles de sécurité, je pense qu’elles proviennent d’abord du logiciel avant de provenir du Framakey Webapps Manager.

    Y a-t-il un hacker par ici ? :)

  5. @fat115 :
    je suis d’accord pour dire qu’il faut faire attention lors de l’utilisation de WebApps. Notamment, j’ai fait le choix, discutable, d’autoriser par défaut les connexions extérieures sur l’IP de la machine hôte. Ca se désactive en un clic, et dans un lycée, le routeur fera son boulot et empêchera les connexions hors établissement. C’est un choix longuement réfléchi, mais sur lequel je suis prêt à revenir éventuellement.

    Par contre, quand tu parles de "fuites d’informations confidentielles", et que PMB sur un serveur de prod serait mieux sécurisé, notamment au niveau de MySQL, là, je ne comprend pas : mysql sous Windows, que tu me dise que c’est un peu moins stable, OK. Mais moins sécurisé par rapport aux fuites d’infos, non. Comme le dis JosephK, la sécurité se joue au niveau de la machine hôte (ici sous Windows). Si le documentaliste ne protège pas sa machine par log/pass, c’est grave, mais ça n’est pas la faute de PMB (WebApp ou pas). Idem pour une utilisation online sur Gnu/Linux : si tu ne mets pas de protection sur ton phpMyAdmin, ou si tu présaisi les logs/pass FTP, c’est peu secure par défaut.
    Bref, le probleme de sécurité se situe entre la chaise et le clavier, et ça, on y peut pas grand chose…

  6. Gnoud'gueule

    "Sinon la situation actuelle risque de prédominer encore longtemps : des établissement qui individuellement font l’achat de licences propriétaires (à l’échelle nationale, ça fait une sacrée somme) et des académies qui développent des outils chacune dans leur coin, fussent-ils libres."

    Hmm, à cet argument un fonctionnel de CG important et, avouons le, relativement aisé m’a répondu que leur projet d’ENT sur la région nécessitait une solution logiciel suffisamment bien "taillée" pour accepter le nombre de comptes potentiel. Je demande à voir tout de même …

    La note rassurante de cet entretient : le cahier des charges précise au futur prestataire en charge du développement que le code final devra être … libre de droit.