La guerre contre le partage doit cesser, nous dit Richard Stallman

Wikimania2009 - CC byIl n’y a aucune justification à la guerre actuelle menée contre le partage en général et celui de la musique en particulier, nous dit ici Richard Stallman, non sans proposer au passage quelques pistes pour sortir de cette inacceptable situation.

On remarquera que cet article ne figure ni sur le site de GNU ni sur celui de la FSF mais sur son site personnel[1].

En finir avec la guerre au partage

Ending the War on Sharing

Richard Stallman – Septembre 2009 – Site personnel
(Traduction Framalang : Claude et Goofy)

Quand les maisons de disques font toute une histoire autour du danger du « piratage », elles ne parlent pas d’attaques violentes de navires. Elles se plaignent du partage de copies de musique, une activité à laquelle participent des millions de personnes dans un esprit de coopération. Le terme « piratage » est utilisé par les maisons de disques pour diaboliser le partage et la coopération en les comparant à un enlèvement,un meurtre ou un vol.

Le copyright (NdT : Pour des questions de non correspondance juridique nous avons choisi de ne pas traduire copyright par droit d’auteur) a été mis en place lorsque la presse imprimée a fait de la copie un produit de masse, le plus souvent à des fins commerciales. Le copyright était acceptable dans ce contexte technologique car il servait à réguler la production industrielle, ne restreignant pas les lecteurs ou (plus tard) les auditeurs de musique.

Dans les années 1890, les maisons de disques commencèrent à vendre des enregistrements musicaux produits en série. Ceux-ci facilitèrent le plaisir de la musique et ne furent pas un obstacle à son écoute. Le copyright sur ces enregistrements était en général peu sujet à controverse dans la mesure où il ne restreignait que les maisons de disques mais pas les auditeurs.

La technique numérique d’aujourd’hui permet à chacun de faire et partager des copies. Les maisons de disques cherchent maintenant à utiliser les lois sur le copyright pour nous refuser l’utilisation de cette avancée technologique. La loi, acceptable quand elle ne restreignait que les éditeurs, est maintenant une injustice car elle interdit la coopération entre citoyens.

Empêcher les gens de partager s’oppose à la nature humaine, aussi la propagande orwellienne du « partager, c’est voler » tombe-t-elle généralement dans l’oreille de sourds. Il semble que le seule manière d’empêcher les gens de partager soit une guerre rude contre le partage. Ainsi, les maisons de disques, au moyen de leurs armes légales comme la RIAA (NdT : RIAA : Recording Industry Association of America), poursuivent en justice des adolescents, leur demandant des centaines de milliers de dollars, pour avoir partagé. Au même moment, des coalitions d’entreprises, en vue de restreindre l’accès du public à la technologie, ont développé des systèmes de Gestion de Droits Numériques (NdT : Systèmes anti-copie ou DRM : Digital Restrictions Management) pensés pour menotter les utilisateurs et rendre les copies impossibles : les exemples incluent iTunes ou encore les disques DVD et Blueray (voir DefectiveByDesign.org pour plus d’informations). Bien que ces coalitions opèrent de façon anti-concurrentielle, les gouvernements oublient systématiquement de les poursuivre légalement.

Le partage continue malgré ces mesures, l’être humain ayant un très fort désir de partage. En conséquence, les maisons de disques et autres éditeurs demandent des mesures toujours plus dures pour châtier les partageurs. Ainsi les États-Unis ont voté une loi en octobre 2008 afin de saisir les ordinateurs utilisés pour le partage interdit. L’union Européenne envisage une directive afin de couper l’accès à Internet aux personnes accusées (pas condamnées) de partage : voir laquadrature.net si vous souhaitez aider et vous opposer à cela. La Nouvelle-Zélande a déjà adopté une telle loi en 2008.

Au cours d’une récente conférence, j’ai entendu une proposition demandant que les gens prouvent leur identité afin d’accéder à Internet : une telle surveillance aiderait aussi à écraser la dissidence et la démocratie. La Chine a annoncé une telle politique pour les cybercafés : l’Europe lui emboitera-t-elle le pas ? Un premier ministre au Royaume-Uni a proposé d’emprisonner dix ans les personnes en cas de partage. Ce n’est toujours pas appliqué… pour le moment. Pendant ce temps, au Mexique, les enfants sont invités à dénoncer leurs propres parents, dans le meilleur style soviétique, pour des copies non-autorisées. Il semble qu’il n’y ait pas de limite à la cruauté proposée par l’industrie du copyright dans sa guerre au partage.

Le principal argument des maisons de disques, en vue de l’interdiction du partage, est que cela cause des pertes d’emplois. Cette assertion se révèle n’être que pure hypothèse[2]. Et même en admettant qu’elle soit vraie, cela ne justifierait pas la guerre au partage. Devrions-nous empêcher les gens de nettoyer leurs maisons pour éviter la perte d’emplois de concierges ? Empêcher les gens de cuisiner ou empêcher le partage de recettes afin d’éviter des pertes d’emplois dans la restauration ? De tels arguments sont absurdes parce que le remède est radicalement plus nocif que la maladie.

Les maisons de disques prétendent aussi que le partage de musique ôte de l’argent aux musiciens. Voilà une sorte de demi-vérité pire qu’un mensonge : on n’y trouve même pas une vraie moitié de vérité.
Car même en admettant leur supposition que vous auriez acheté sinon un exemplaire de la même musique (généralement faux, mais parfois vrai), c’est seulement si les musiciens sont des célébrités établies depuis longtemps qu’ils gagneront de l’argent suite à votre achat. Les maisons de disques intimident les musiciens, au début de leur carrière, par des contrats abusifs les liant pour cinq ou sept albums. Il est rarissime qu’un enregistrement, sous incidence de ces contrats, vende suffisamment d’exemplaires pour rapporter un centime à son auteur. Pour plus de détails, suivez ce lien. Abstraction faite des célébrités bien établies, le partage ne fait que réduire le revenu que les industriels du disque vont dépenser en procès intentés aux amateurs de musique.

Quant aux quelques musiciens qui ne sont pas exploités par leurs contrats, les célébrités bien assises, ce n’est pas un problème particulier pour la société ou la musique si elles deviennent un peu moins riches. Il n’y a aucune justification à la guerre au partage. Nous, le public, devrions y mettre un terme.

Certains prétendent que les maisons de disques ne réussiront jamais à empêcher les gens de partager, que cela est tout simplement impossible[3]. Etant données les forces asymétriques des lobbyistes des maisons de disques et des amateurs de musique, je me méfie des prédictions sur l’issue de cette guerre ; en tout cas, c’est folie de sous-estimer l’ennemi. Nous devons supposer que chaque camp peut gagner et que le dénouement dépend de nous.

De plus, même si les maisons de disques ne réussiront jamais à étouffer la coopération humaine, elles causent déjà aujourd’hui énormément de dégâts, juste en s’y essayant, avec l’intention d’en générer davantage demain. Plutôt que de les laisser continuer cette guerre au partage jusqu’à ce qu’ils admettent sa futilité, nous devons les arrêter aussi vite que possible. Nous devons légaliser le partage.

Certains disent que la société en réseau n’a plus besoin de maisons de disques. Je n’adhère pas à cette position. Je ne paierai jamais pour un téléchargement de musique tant que je ne pourrais pas le faire anonymement, je veux donc être capable d’acheter des CDs anonymement dans une boutique. Je ne souhaite pas la disparition des maisons de disques en général, mais je n’abandonnerai pas ma liberté pour qu’elles puissent continuer.

Le but du copyright (sur des enregistrements musicaux ou toute autre chose) est simple : encourager l’écriture et l’art. C’est un but séduisant mais il y a des limites à sa justification. Empêcher les gens de pratiquer le partage sans but commercial, c’est tout simplement abusif. Si nous voulons promouvoir la musique à l’âge des réseaux informatiques, nous devons choisir des méthodes correspondant à ce que nous voulons faire avec la musique, et ceci comprend le partage.

Voici quelques suggestions à propos de ce que nous pourrions faire :

  • Les fans d’un certain style de musique pourraient organiser des fans clubs qui aideraient les gens aimant cette musique.
  • Nous pourrions augmenter les fonds des programmes gouvernementaux existants qui subventionnent les concerts et autres représentations publiques.
  • Les artistes pourraient financer leurs projets artistiques coûteux par des souscriptions, les fonds devant être remboursés si rien n’est fait.
  • De nombreux musiciens obtiennent plus d’argent des produits dérivés que des enregistrements. S’ils adoptent cette voie, ils n’ont aucune raison de restreindre la copie, bien au contraire.
  • Nous pourrions soutenir les artistes musiciens par des fonds publics distribués directement en fonction de la racine cubique de leur popularité. Utiliser la racine cubique signifie que, si la célébrité A est 1000 fois plus populaire que l’artiste chevronné B, A touchera 10 fois plus que B. Cette manière de partager l’argent est une façon efficace de promouvoir une grande diversité de musique.
    La loi devrait s’assurer que les labels de disques ne pourront pas confisquer ces sommes à l’artiste, l’expérience montrant qu’elles vont essayer de le faire. Parler de « compensation » des « détenteurs de droits » est une manière voilée de proposer de donner l’essentiel de l’argent aux maisons de disques, au nom des artistes.
    Ces fonds pourraient venir du budget général, ou d’une taxe spéciale sur quelque chose liée plus ou moins directement à l’écoute de musique, telle que disques vierges ou connexion internet.
  • Soutenir l’artiste par des paiements volontaires. Cela fonctionne déjà plutôt bien pour quelques artistes tels que Radiohead, Nine Inch nail (NdT : Voir cette vidéo) ou Jane Siberry (sheeba.ca), même en utilisant des systèmes peu pratiques qui obligent l’acheteur à avoir une carte de crédit.
    Si chaque amateur de musique pouvait payer avec une monnaie numérique (NdT : digital cash), si chaque lecteur de musique comportait un bouton sur lequel appuyer pour envoyer un euro à l’artiste qui a créé le morceau que vous écoutez, ne le pousseriez-vous pas occasionnellement, peut-être une fois par semaine ? Seuls les pauvres et les vrais radins refuseraient.

Vous avez peut-être d’autres bonnes idées. Soutenons les musiciens et légalisons le partage.

Copyright 2009 Richard Stallman
Cet article est sous licence Creative Commons Attribution Noderivs version 3.0

Notes

[1] Crédit photo : Wikimania2009 (Creative Commons By)

[2] Voir cet article, mais attention à son utilisation du terme de propagande « propriété intellectuelle », qui entretient la confusion en mettant dans le même panier des lois sans rapport. Voir ce lien et pourquoi il n’est jamais bon d’utiliser ce terme.

[3] Voir the-future-of-copyright.

44 Réponses

  1. Juste un détail subtil (et mineur) qui n’apparaît pas dans la traduction : la version stallmanienne de l’acronyme DRM est en fait un détournement (Digital Rights > Digital Restrictions), ce qui n’a pas une importance énorme en soi mais qui s’inscrit dans son style, maniaque du langage et toujours extrêmement attentif à la terminologie utilisée.

    Sans vouloir être euro-centrique (ni partipirato-centrique), il est assez frappant de voir que ce texte sort en 2009, année de la loi "hadopi", du verdict dans l’affaire Pirate Bay, de l’accession du Parti Pirate au Parlement Européen, des premières pierres de la résistance en France (voir les articles précédents), etc. — alors même que du côté des USA la RIAA a renoncé à ses procés en masse. Comme toujours, Stallman voit loin.

  2. Pour info: l’Italie exige déjà que les internautes déclarent leur identité dans les cybercafés.

  3. À propos de DRM (digital restriction management), Stallman le traduit lui-même par « mesures techniques de privation ».

  4. Notez la licence non-libre du texte. Je sais que Stallman considère que la liberté est moins importante lorsqu’il s’agit de prose plutôt que de code. Du coup, Framalang, vous avez dû lui demander la permission de le traduire, non ?

  5. C’est du Stallman. Il parle de la "cruauté" des majors et les exemples choisis sont parfois exagérés. Il n’empêche que sur le fond il a parfaitement raison.

    Quelles qu’en soient les (pseudos) justifications, une société qui aurait déclaré la guerre au partage est une société malade.

    La musique, c’est quoi si ce n’est avant tout du partage.

    Article très intéressant, merci.

  6. @Elessar : tu considères qu’un texte est libre à partir du moment où n’importe qui peut en changer le sens?
    Intéressant… on pourrait faire une version "pro-hadopi" du texte de Stallman…

  7. Bonjour

    Pour un texte d’opinion la licence ND n’est pas privatrice de droit, elle permet seulement d’éviter une trahison de la pensée de l’auteur.

    En effet rien n’empèche l’utilisateur d’imprimer le texte, ou de rédiger sa propre opinion. Il le peut par contre pas dire : Richard a dit que hadopi c’est du génie.

  8. Tout à a fait,
    Il faut bien comprendre que l’objet des mouvements libres ( logiciels, artistiques ou autres.. ) est la défense de la liberté des personnes.
    Si Stallman conspue les logiciels propriétaires/privateurs, c’est parce qu’il considère ( à raison ) que ceux-ci exercent une entrave à sa liberté.
    Mais la liberté des fichiers ne doit pas être *une fin en soi*…
    Si je puis me permettre une comparaison un brin oiseuse ( sorry pour l’aspect trollifère ) : c’est un peu comme confondre liberté individuelle et liberté des marchés…

  9. De bonnes idées, particulièrement celle d’une rémunération basée sur la racine cubique… Bon évidement cela risque de restreindre légèrement le train de vie d’un Johnny 😉

    Stigmatiser le partage semble malsain… Alors qu’en général en tant que parents ou éducateurs nous apprenons à partager à nos enfants.

  10. Bon, la liberté du logiciel a un sens précis, expliqué par la FSF et défini par Debian (et l’OSI). La liberté d’un texte, ça n’a jamais été défini : au mieux, ça fait référence à la liberté au sens des logiciels, au pire, ça ne veut rien dire. Un texte sous CC-BY-ND, c’est de la libre distribution, rien de plus. On n’a pas la liberté de le modifier.

    Quant à déformer les propos d’un auteur, ça n’est pas une raison. On peut très bien mettre dans la licence une clause obligeant à indiquer qu’il s’agit d’une version modifiée partout où on parle de l’auteur, et garder une licence libre.

  11. Bon, la liberté du logiciel a un sens précis, expliqué par la FSF et défini par Debian (et l’OSI). La liberté d’un texte, ça n’a jamais été défini : au mieux, ça fait référence à la liberté au sens des logiciels, au pire, ça ne veut rien dire. Un texte sous CC-BY-ND, c’est de la libre distribution, rien de plus. On n’a pas la liberté de le modifier.

    Quant à déformer les propos d’un auteur, ça n’est pas une raison. On peut très bien mettre dans la licence une clause obligeant à indiquer qu’il s’agit d’une version modifiée partout où on parle de l’auteur, et garder une licence libre.

  12. @Elessar
    Je suis d’accord avec toi pour dire que ce texte n’est pas libre.
    Mais dans ce cas précis ( c’est à dire l’expression d’une opinion d’un individu particulier ), est-ce vraiment important?
    Si tu n’est pas d’accord avec lui, rien ne t’empêche de pondre ton propre texte ( dans lequel tu peux éventuellement citer le texte de Stallman ).
    Mais modifier ce texte ( dans ce cas de figure précis ) reviendrait à trahir la pensée de son auteur ( c’est donc une atteinte à *sa* liberté ).

  13. très bonne analyse, c’est vrai les choses doivent changer.
    Si je puis me permettre j’ai écris un article sur les causes du téléchargement illégal et quelques pistes pour le diminuer : http://www.amha.fr/3985-des-vraies-

  14. Quelqu’un qui rédige un texte d’opinion ou de référence (on trouve le même paradoxe pour les textes de licences) ne peut se permettre d’en laisser circuler plusieurs versions différentes — d’ailleurs cela ne porte pas préjudice au droit de citation, comme le fait remarquer untel.
    Reste à savoir où se trouve la limite : je me souviens avoir été un peu choqué de constater que tous les textes de Barry Kauler sur sa distribution Puppy Linux étaient non seulement sous copyright traditionnel, mais avec de plus la mention suivante :

    "No part of this page is to be reproduced anywhere else. I have found that there is a problem where parts of my web pages are being inserted at other sites, then not updated, whereas I am updating my pages regularly. This is not a desirable situation, so please just link to my pages."

    Cela peut se comprendre, mais n’est-ce pas un peu extrême ? En comparaison, la CC-nd de RMS est tout de même bien moins agressive :-)

  15. On peut toujours reprocher à Richard Stallman ses envolées mélodramatiques mais il a au moins le mérite ici de proposer des alternatives au système actuellement en place de distribution des oeuvres musicales (mais on pourrait étendre ses réflexions à l’ensemble des "oeuvres intellectuelles rémunérées").

    Cela-dit, je suis plus sceptique que lui quand il qualifie l’homme d’animal "foncièrement partageur". Ma vision, plus noire, est que l’homme est systématiquement "preneur" mais, en revanche, pas automatiquement "donneur". S’il y a "don" autant que "prise" dans les réseaux d’échange dits "peer to peer", c’est que l’architecture technique l’impose.

    La question, presque un sujet de philo, pourrait être, en dépassant la sphère purement économique : comment inciter tout un chacun à "participer" et à "faire profiter" autant qu’il profite lui-même ? En d’autres termes : comment inciter à l’échange, de sorte qu’il n’y ait pas d’un côté ceux qui donnent ou mettent à disposition et de l’autre ceux qui prennent sans rien en retour ? Très vaste débat… et je n’ai pour ma part ni réponse toute faite ni même le début d’une théorie (re)fondatrice.

  16. @aaa
    > « Pour un texte d’opinion la licence ND n’est pas privatrice de droit, elle permet seulement d’éviter une trahison de la pensée de l’auteur. »

    La clause ND ne sert en rien ce droit, c’est la clause BY qui remplit cet office : « vous devez citer le nom de l’auteur original de la manière indiquée par l’auteur de l’oeuvre ou le titulaire des droits qui vous confère cette autorisation (mais pas d’une manière qui suggérerait qu’ils vous soutiennent ou approuvent votre utilisation de l’oeuvre) ».

    C’est sûr que chacun peut penser dans son coin, mais l’échange (de point du vue), c’est mieux, dixit RMS. Or, ce temps que les gens prennent à lire les points de vue des autres, c’est du temps qu’ils donnent, temps pendant lequel ils auraient pu coucher sur l’écran leur opinion sans chercher à la confronter. Mettre mes textes d’opinions sous licence libre, c’est ma manière de remercier ces gens, pour qu’ils regagnent un peu de ce temps s’ils ressentent le besoin d’écrire sur le même sujet, qu’ils soient pleinement d’accord ou pas avec avec mes vues. (et comme j’attends qu’on me rende la pareille, je copylefte.)

  17. Petite précision : il n’y a plus de DRM sur iTunes, seul bémol : l’adresse email du propriétaire du fichier est toujours inscrite dans les tags. Mais je m’en fous, je ne partage pas mes fichiers. 😉

  18. La guerre contre le partage doit cesser, nous dit Richard

    Il n’y a aucune justification à la guerre actuelle menée contre le partage en général et celui de la musique en particulier, nous dit ici Richard Stallman, non sans proposer au passage quelques pistes pour sortir de cette inacceptable situation. On…

  19. à Ombre (8 sept. 2009 16:10) "Petite précision : il n’y a plus de DRM sur iTunes, seul bémol : l’adresse email du propriétaire du fichier est toujours inscrite dans les tags. "

    Mettre l’adresse du propriétaire est une façon de gérer les droits. Donc c’est un DRM.

    Curieuse appellation que le "propriétaire" : qui est le propriétaire d’un fichier ? le propriétaire du disque dur ? l’utilisateur du login de connexion à l’ordinateur ? celui qui a loué la chanson sur applestore ? l’interprète ? Apple ? BMG/Universal.Sony… ?

    Bonne réflexion.

  20. Il est important d’étre attentif à la novlangue du camp adverse ("pirates", "vol",…) mais le camp du "libre" me semble aussi avoir sa petit novlangue discrète. Il me parait abusif de parler de "partage" lorsqu’il s’agit d’une copie sans effort de quelque chose qu’on n’a pas soi-meme réalisé. Le débat serait moins biaisé si on parlait plutôt de "libre copie a but non-commercial". De meme, lorsque Stallman parle de "cooperation", oui dans le cas des logiciels libres car on s’échange du code et du travail personnel … mais c’est plus que douteux de parler de cooperation lorsqu’il s’agit de configurer en 3 clic un e-mule pour diffuser de la musique chopée ailleurs. Parlons éventuellement d’échanges mais pas de partage…

  21. @Samuel
    > « Parlons éventuellement d’échanges mais pas de partage… »
    Pour qu’il y ait échange, il ne faut donner la chose que contre une autre, donc là on parle bien de partage. Au minimum, on partage dans le sens où on partage un bon moment avec d’autres, celui de l’écoute d’un bon morceau du musique par exemple (même si en fait on ne l’écoute pas au même instant, on a bien vécu le même moment à travers le temps et l’espace).

    > « Le débat serait moins biaisé si on parlait plutôt de "libre copie a but non-commercial" »
    À noter qu’a contrario dans son intervention de ce soir pour la création de la SARD, RMS a dit que s’il était question d’argent ce n’était plus un partage…

  22. Cette loi devrait s’assurer que les labels de disques ne pourront pas confisquer les artistes, Parler de « compensation » des « détenteurs de droits » est une manière voilée de proposer de donner l’essentiel de l’argent aux maisons de disques, au nom des artistes.

  23. Je continue de butter sur le choix du titre "la guerre contre le partage" que je trouve un peu démagogique de la part de Stallman car çà parle du partage entre utilisateurs mais çà omet habilement le fait que le créateur lui n’a jamais souhaité ce partage de son travail.

    Je vous propose de faire une analogie du monde de la musique avec la vie sexuelle. Les maisons de disque seraient des proxénètes, les artistes des prostituées. Et Stallman serait un gars qui considère que la relation sexuelle est un droit et un besoin humain et naturel qui ne devrait pas se marchander. Il crierait au droit à l’amour libre gratuit et lutterait contre les proxenètes qui cherchent à imposer un monopole de leur vision de la vie sexuelle. Jusqu’ici que du fort sympathique… Là où çà coince, c’est que au nom du droit à l’amour libre, on autoriserait le viol des prostituées et les "tournantes" pour "partager" ces prostituées… Le sacro-saint partage pourrait se passer du consentement.

    Donc oui, les maisons de disques sont des proxénètes. Oui, les maisons de disque attaquent le partage … mais oui AUSSI les maisons de disques cherchent à empècher le viol de leurs prostituées.

    Donc emule est probablement un "tuyau" libre et démocratique mais le contenu qu’il permet de "partager" n’est pas forcément libre et démocratique… Pourquoi le contenant aurait-il plus d’importance que le contenu ? Du point de vue des prostituées, dans un cas elles sont exploitées par un proxénète, et dans l’autre cas, elles sont violées par l’utilisateur, pas certain que l’amour ait beaucoup à y gagner.

    Stallman semble dire que la démocratie de tous les citoyens mérite le sacrifice des artistes … il faudrait le dire plus clairement.

  24. Dans le même esprit, j’ai écrit un billet sur mon blog dans lequel je propose en annexe plusieurs fonctions mathématiques pour calculer les revenus, comme le fait Stallman avec la racine cubique : http://bertrand.monthubert.net/?p=1

  25. A Samuel :

    Les métaphores ont leur limites.
    Comparer le partage d’œuvre à un viol et tournantes c’est un exect d’usage de la metaphore.
    A la limite pourrait tu comparer l’éjalutat d’un artiste en partage équitable d’un spermatozoîde par habitant de la planette. Où serait le mal ?

    De plus il est occulté que la vente de produits dérivé tel que les T shirt, photos, magazines, figurines etc. rapportent d’autant plus et davantage aux artistes que leurs œuvres (éjaculat) soit distribué.

    Quand à la rémunération par la racine cubique de la popularité versé directement à l’artiste : Il est évident que même les TOP STARS seraient gagnantes majors. Car il faut voir cela à l’échelle mondiale d’internet. Les disques des éditeurs peine à franchir certaines frontières.
    Au états unis Jonny peut se promener tranquille, personne ne lui demande d’autographe.

    @+

    Librement votre

    Hubert

  26. miellaby

    C’est la toute dernière remarque qui a retenu mon intention. S’il était possible de faire des micro-payements (1 euro ici) d’un individu A a une personne morale B avec un tres faible cout de transaction, alors oui, on pourrait imaginer des modèles economiques vraiment nouveaux, dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres.

  27. Richard Stallman: "La guerre contre le partage doit

    Richard Stallman, notre vieux gourou qu’on ne presente plus, a publie un billet sur son site personnel: Ending the War on Sharing. Framasoft en publie une traduction. Je vous en souhaite bonne lecture….

  28. @hubert :
    Le point commun entre la copie illégale du travail d’un artiste et le viol d’une prostituée, c’est l’absence de consentement. La gravité est bien évidemment différente mais la "mécanique" est la meme… Or le discours "partage d’oeuvre" oublie trop rapidement de parler de cet absence de *consentement*. Pour étre crédible, le logiciel libre doit étre une *alternative autonome* qui ne partage que des oeuvres sous licence libre et non pas une arme de guerre pour détruire tout ce qui l’entoure.

    Le logiciel libre est né pour défendre la démocratie, pour laisser s’exprimer les expressions politiques alternatives, pour diffuser la connaissance … alors quand je vois des pré-ado boutonneux utiliser le logiciel libre en revendiquant un droit à écouter gratuitement "Patrick Bruel", bein je me dis qu’il y a un petit malentendu.

    Dans les années 60, aux Etats-Unis, le mouvement des droits civiques des noirs commencait à prendre de l’ampleur (Martin Luther King, Malcom X, les Black-panthers,…). Pour étouffer cette conscience politique grandissante, la CIA a eu l’idée de diffuser une nouvelle drogue dans les ghettos noir : le crack. Les premieres victimes du crack on été les noirs de ces quartiers pauvres qui sont devenus victimes passive au lieu de continuer de prendre en charge leur destin.

    Le téléchargement de musique illégale n’est qu’une nouvelle sorte de drogue introduite pour justifier la répression contre l’esprit démocratique naissant grace à internet.

    Partageons les idées, les logiciels libres, les oeuvres sous licence libre … mais n’imposons pas notre modèle à ceux qui n’ont pas donné leur consentement.

  29. @samuel
    Comparer une suite de 0 et de 1 sans conscience à une personne humaine qui souffre, est-ce bien raisonnable ?

  30. Pour la métaphore, je ne suis pas tout à fait d’accord.

    Le but d’un partage libre ne serait pas purement de l’imposer à tous. C’est plus qu’il faudrait que les majors repensent à leurs méthodes. Libres à ceux qui le souhaiteraient de rester dans l’ancien système. Mais rapidement, ils seraient défavorisés, puisque cela signifie: ni micro-paiement ni promotion d’un artiste par la diffusion d’un de ses titres… Ce système ne fonctionne que parce qu’une grande partie de la culture musicale (en suivant l’exemple des majors) est détenue par les majors, qui utilisent le principe de l’économie de la rareté.

    A mes yeux, l’idée du libre est plus proche de l’esprit 68 et de la libéralisation d’un tabou.

  31. @Idoric
    Effectivement, la comparaison avec les prostituées violées est un troll de compétition qui doit pouvoir gagner le grand prix du troll 2009.
    Comparer une agression physique et psychologique grave au partage de données immatérielles, c’est osé.
    J’ajouterai que Samuel prête sans aucun doute des voeux et souhaits aux artistes qui veulent sans aucun doute pouvoir vivre de leur travail mais qui se contrefichent du partage de fichiers (c’est souvent de la pub gratuite).
    La confusion est bien évidemment entretenu par les maisons de disques (et samuel donc).
    L’un et l’autre semblent d’ailleurs faiblement corrélés, comme l’ont montré les rapports aux pays bas ou au Canada, et à l’inverse de ce qu’hurle nègre ou olivenne…

  32. @idoric, @eusebe
    Si vous pensez que copier de la musique sans consentement de l’auteur, ce n’est finalement que de vulgaires "zéros et des uns". Alors je vous invite chaleureusement à faire carrière comme "trader" dans une grande banque. Dites simplement à l’entretien d’embauche que la notion de "délinquance en col blanc" vous parait absurde et vous devriez étre recruté sur le champs !

  33. Il y aune autre voie.

    Vivacode a créé un format de fichier qui autorise le prêt de personne à personne, avec un bouton "achat" incorporé qui permet d’acheter l’oeuvre pendant ou après le prêt.
    Ce prêt est limité par l’auteur (ou son distributeur) dans le temps ou dans la quantité visible (pages, minutes, …)
    A la fin du prêt, un contenu minimum reste visible pour la découverte.
    Pas de blocage, pas de frustration.
    Ainsi, un artiste pourra prêter ses créations, sans pour autant lancer de souscriptions ou attendre des dons/subventions.

  34. > « Ce prêt est limité par l’auteur (ou son distributeur) dans le temps ou dans la quantité visible (pages, minutes, …) »

    Mais on retombe toujours sur le même problème :
    1) Pour que cela puisse fonctionner, il faut que le fichier ne soit manipulé que par des logiciels propriétaires, car on pourrait toujours faire sauter les limitations si le logiciel était libre.
    2) Mais ça ne suffirait pas, car celui qui manipule vraiment le fichier, c’est le système d’exploitation (OS), qui pourrait mentir au programme du point 1, donc le système d’exploitation devrait aussi être propriétaire.
    3) Mais ça ne suffirait toujours pas, car la couche en dessous, le matériel ou une virtualisation de matériel ou d’OS, pourrait aussi baratiner à l’OS, donc il faudrait matériellement interdire l’installation d’un OS non autorisé (ce qui avait commencé à être fait sur quelques modèles de portables il n’y a pas si longtemps).
    4) Et c’est là que ça devient très dangereux : comment s’assurer que l’ordinateur ne fait que ce qu’il prétend faire ? Il faudrait au minimum pouvoir compiler soi-même l’OS (ou le faire faire par un tiers de confiance), mais vu qu’il sera lui-même compilé à partir d’un ordinateur dont on n’a pas confiance en l’OS…

    En résumé, lutter efficacement (et pas comme ce qui se fait en ce moment) contre le piratage s’oppose frontalement à la protection de la liberté d’expression et au droit à une vie privée. Il fut un temps, j’avais développé mes réflexions sur ce sujet délicat :
    http://idoric.free.fr/dotclear/inde

  35. Richard Stallman : En finir avec la guerre au partage

    Partout dans le monde, les maisons de disques cherchent à faire pression sur les gouvernements, en vain, il semble que l’industrie du disque connait bel et bien ses derniers jours comme pour la cassette ou le vinyl auparavant….

  36. @Samuel:
    "Partageons les idées, les logiciels libres, les oeuvres sous licence libre … mais n’imposons pas notre modèle à ceux qui n’ont pas donné leur consentement."

    Merci, je me sens moins seul à défendre cette idée.

    Et Stallman commence à me gonfler avec ses idées de vouloir "imposer" le partage à tous, de rémunération globale pour une distribution globale..

    Je n’ai pas envie de filer ne serait-ce qu’un centime à Johnny chaque fois que j’achète un CD: je n’écoute pas Johnny.

    Laissons chaque artiste décider de la licence sous laquelle il place son oeuvre, respectons ce choix (ho, je cause aux téléchargeurs illégaux, vous savez lire? RES-PEC-TER !), et faisons nos propres choix en prenant en compte la licence et le mode de rémunération choisis par l’artiste. Ce n’est pas plus simple de faire ainsi, plutôt que de se prendre la tête sur un modèle qu’on voudrait imposer à tous??

  37. @Grunt, deja, un artiste anti-telechargement dans la majeur partie, ne souhaite que faire le max de fric en bossant le moins possible. Donc plus il pourra te faire payer (quelque soit la méthode) mieux ca sera. La licence et le mode de rémunération, il s’en tape tant que ca rapport le max !

    A partir de la… qu’elle intérêt de leurs laisser le choix ? vu qu’eux même n’en ont rien à foutre, il n’y a que les $$ qui compte… donc trouvons un moyen de partage complet permettant leurs rémunération et tous le monde sera comptant…

  38. @samuel
    Si un artiste refuse que sont oeuvre ne soit pas "violée" par le regard ou l’écoute dégradante d’autrui ( beurk! ), il peut toujours décider de ne rien produire du tout…

  39. @JC:
    je trouve ton commentaire assez méprisant.

    Que l’artiste aille chez Universal pour faire un max de fric c’est ton opinion, et c’est la mienne.

    Pour autant, lui faire un procès d’intention et estimer que "tout ce qui l’intéresse, c’est les $$" c’est lui dénier toute individualité.

    L’artiste fait un choix, toi et moi avons la même opinion peu flatteuse au sujet de ce choix, ce n’est pas une raison pour faire de notre opinion une vérité et prétendre contraindre l’artiste à un modèle de distribution.

    Peut-être que sa volonté la plus profonde est d’être distribué et rémunéré uniquement par Universal. Nous pouvons juger cela stupide, mais qui sommes nous pour lui imposer d’être accessible sur la mule et rémunéré par tout le monde? C’est son CHOIX, RESPECTONS-LE!!

  40. @untel
    Après "La France, on l’aime ou on la quitte !"… voici venu le slogan "Le piratage : on l’aime ou on ferme sa gueule !". Oui, c’est vrai que les informaticiens sont devenus plus forts que les artistes. Oui, c’est rare de voir les utilisateurs avoir plus de pouvoir que les producteurs. Oui, le peuple a plus de pouvoir que le gouvernement en matière numérique. N’empèche que peu importe de quel côté de la barrière se situe le pouvoir, *la loi du plus fort* reste un système méprisable … et avec le risque futur de retour de manivelle. Seule la justice est pérenne.

  41. @Samuel
    Ben tiens, si je m’attendais à ça… je fais l’apologie libéralisme débridé maintenant…
    Je ne sais pas si je dois en rire ou en pleurer.

    D’abord, quelques mises au point:
    – Je ne fais pas l’apologie de la flibuste en haute mer.
    – En matière de numérique, ce n’est pas le peuple qui a le plus de pouvoir.
    – Tu as mal compris le sens (ironique) de mon post précédent. Essaie encore…
    – La loi du plus fort est effectivement un système méprisable… dommage que la rhétorique dont tu entoures cette vérité relève que la pure novlangue..

    Je tiens également à te rappeler que:
    – tu as commencé par comparer les libristes à des violeurs.
    – tu les as ensuite assimilés à des traders sans scrupules

    Deux insultes.

    J’aimerais aussi comprendre par quel détour sinueux tu en es venu à la conclusion que défendre un ré-équilibrage des droits entre un "producteur de contenus" (au sens large) et son public, qui tienne compte de l’évolution technologique revient à promouvoir la loi du plus fort…

    J’attends avec impatience ta réponse, on n’est plus à quelques sophismes près….

  42. @untel
    Ma comparaison avec les violeurs concernait les gens qui téléchargent de la musique sans consentement de l’auteur . Je n’y vois pas d’attaque contre les libristes.
    Ma comparaison avec les traders cherchait à rappeler qu’il y a des crimes "en col blanc" dont la violence est diffuse, indirecte et pourtant tout aussi grave que les crime de sang. Je n’y vois pas d’attaque contre les libristes.
    Je suis également en faveur d’un ré-équilibrage des droits entre "producteurs de contenu" et le public. Par contre, je ne suis pas pour que la fin justifie les moyens. Mes interventions visaient juste à souligner que se faire justice soi-meme en téléchargeant sans consentement était un choix puéril (aucune vision globale de l’enjeu), lache ("M’en fou, j’suis planqué derrière son ordinateur chez moi, personne me voit"), moutonnier ("tout le monde le fait, pourquoi pas moi ?") et dangereux (Hadopi ne va pas servir qu’à la lutte contre la contrefaçon mais aussi à la repression et la censure de la liberté d’expression sur internet).
    Si on est vraiment contre le système des majors, pourquoi ne pas choisir le boycott de leur offre. Pourquoi ne pas choisir d’écouter les artistes alternatifs ? N’y a-t-il pas une forme de schizofrénie à aimer absolument un artiste mais à refuser son choix de diffusion de sa musique ?

  43. juste pour essai
    excuses pour le dérangement.

    Je prépare un vrai commentaire sur la loi de 57. NOTAMMENT :
    "à partir du moment ou l’oeuvre est diffusée NUL NE PEUT INTERDIRE la copie dans un but strictement réservé à l’usage privé du copiste si elle est destinée à une utilisation différente de celle de l’oeuvre initiale".

    Or les "droits" (voir à la SACEM) sont des droits de diffusion et d’exécution publique. L’utilisation est donc la duplication de nombreux exemplaires (copy en anglais d’ou la confusion) l’exécution en public et la diffusion sur les ondes. Uniquement cela et pas autre chose.
    L’écoute individuelle ne fait pas partie du domaine ouvrant au paiement de droits. Elle fait partie des droits de l’individu.
    Cela n’autorise pas le partage mais on n’a pas le droit d’interdire la copie. Cela est une ACCUSATION CALOMNIEUSE.
    Suite plus tard.

  44. @Samuel
    Excuse-moi, c’est vrai que ma réaction était excessive…
    Politiquement, disons que je fais plutôt partie de "la gauche de la gauche", et je suis de jour en jour de plus en plus ulcéré et déprimé devant l’évolution de cette société… :-(
    Aussi ton allusion à ma prétendue défense de "la loi du plus fort" m’avait profondément blessé.

    Je te demande encore une fois de m’excuser…

    Toutefois, à l’avenir, tâche d’éviter les comparaisons et les raccourcis oiseux.