La liberté ambigüe du paramétrage par défaut

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Manuel Cernuda - CC byMon lycée a, depuis un certain temps déjà, opté pour un déploiement massif de la suite bureautique libre OpenOffice.org. Sauf que notre informaticien l’installe sur les postes en modifiant systématiquement l’option du format d’enregistrement « par défaut », substituant au format natif et ouvert ODF la famille de formats fermés bien connus de la suite Microsoft Office (le .DOC pour Word, le .XLS pour Excel et le .PPT pour Powerpoint).

Et lorsque je lui signifie, outré, mon mécontentement, il me répond qu’il convient de ne surtout pas perturber les enseignants, qui ont tous MS Office chez eux, et qui sont habitués à travailler dessus depuis des années (« Tu comprends, sinon ils vont rentrer à la maison avec leurs fichiers ODF dans leur clé, cliquer dessus pour ouvrir le document et… ça va être le bordel parce qu’aucune application ne sera trouvée par le système. Ils vont râler, m’assaillir de questions et c’est bibi qui assurera la hotline  ! »).

Et c’est ainsi que l’on passe à côté de toute la problématique des formats (excellente porte d’entrée pour engager une discussion plus générale sur « le libre »). En tirant un peu le trait, on pourrait presque dire que l’on ne réalise finalement ici qu’une « fausse » migration, ou tout du moins que l’on s’est arrêté au milieu du chemin.

Fin de l’anecdote qui n’avait pour but que d’introduire le sujet (et la traduction) du jour  : le paramétrage par défaut.

Lorsqu’on découvre un logiciel (ou carrément un système d’exploitation) pour la première fois, un certain nombre de choix ont été réalisés pour nous, afin, en théorie, de nous faciliter la tâche pour que nous soyons de suite opérationnels. Mais ces choix ne sont pas forcément neutres. D’abord parce que nous sommes tous différents (« l’utilisateur lambda » n’existe pas). Mais aussi, voire surtout, parce que nous savons fort bien qu’une forte majorité d’utilisateurs, pour de multiples raisons (inertie, crainte…) ne modifieront jamais ces options de démarrage.

Vous êtes un utilisateur désormais aguerri de GNU/Linux. Vous avez choisi votre distribution (Ubuntu, Mandriva, Fedora…), vous avez choisi votre environnement graphique (GNOME, KDE…), vous avez configuré le tout aux petits oignons en rivalisant d’esthétisme et d’ergonomie pour vous offrir un magnifique bureau personnalisé (illustration[1]). Vous naviguez sur un Firefox bourré d’extensions toutes plus utiles les unes que les autres eu égard à vos propres besoins et intérêts… Alors, félicitations, vous baignez dans l’univers culturel numérique de la richesse, de la diversité et de l’autonomie. Vous y êtes même tellement habitué que vous avez certainement oublié le nombre de paramétrages par défaut qu’il vous aura fallu lever pour arriver à cette situation qui est la vôtre aujourd’hui.

Parce que votre univers est malheureusement passablement éloigné de celui de Madame Michu (qui, je suis d’accord, n’existe pas non plus). Elle a acheté un ordinateur avec « par défaut » Windows à l’intérieur, dans lequel se trouvait « par défaut » Internet Explorer (page d’accueil Microsoft, Google ou FAI, inchangée), Outlook Express, Windows Media Player etc. et elle s’y tient. Elle s’y cramponne même, en résistant dur comme fer si jamais on s’en vient lui montrer, avec pourtant moultes précautions, qu’un « autre monde informatique est possible » (dans ce contexte là j’en arrive même parfois à me demander, un brin provocateur, si ce n’est pas « l’utilisateur par défaut » qu’il convient de paramétrer plutôt que ses logiciels  !). C’est frustrant et dommage, parce que si il y a paramétrage par défaut, cela signifie également qu’il y a liberté de changer ces paramètres. Comme dirait l’autre, la liberté ne s’use que si l’on ne s’en sert pas…

Mais je m’égare, puisqu’il s’agissait juste de présenter l’article ci-dessous qui, bien que ne se souciant nullement des conséquences du paramétrage par défaut sur le logiciel libre, nous offre ici un exposé original et intéressant.

Remarque (à la lisière du troll)  : C’est peut-être aussi là que réside le succès d’Ubuntu, dont la relative absence de choix à l’installation (un seul bureau, un seul logiciel par application, etc.) a grandement rassuré les nouveaux venus issus de Windows. De là à affirmer qu’Ubuntu est devenue « la distribution par défaut de l’OS GNU/Linux », il n’y a qu’un pas que je me garderais bien de franchir 😉

Le triomphe du « par défaut »

Triumph of the Default

Kevin Kelly – 22 juin 2009 – The Technium
(Traduction Framalang  : Olivier et Julien R.)

Peu reconnu, le « par défaut » est l’une des plus grandes inventions de l’ère moderne. « Par défaut » est un concept technique introduit par l’informatique dans les années 1960 pour désigner les réglages pré-sélectionnés (comme par exemple dans « Ce programme accepte par défaut les dates au format jj/mm/aa, et non jj/mm/aaaa »). De nos jours, la notion de réglage par défaut dépasse le simple cadre de l’informatique et s’est répandue dans la vie de tous les jours. Aussi insignifiant que cela puisse paraître, l’idée de réglage par défaut est fondamentale pour « The Technium » (NdT  : le livre qu’est en train de rédiger l’auteur dont cet article fait partie).

Difficile de concevoir aujourd’hui une époque où le « par défaut » n’existait pas. Mais le « par défaut » n’a gagné en popularité qu’à mesure que l’informatique s’est démocratisée  ; c’est l’héritage de systèmes technologiques complexes. Le « par défaut » n’existait pas sous l’ère industrielle. À l’aube de l’ère moderne, quand les ordinateurs plantaient souvent et qu’entrer les variables était un vrai calvaire, une valeur par défaut était la valeur que le système s’assignait automatiquement si le programme échouait ou s’il était démarré pour la première fois. C’était une idée brillante. Sauf si l’utilisateur ou un programmeur prenait la peine de le modifier, le réglage par défaut régnait, assurant ainsi que le système hôte fonctionne. Chaque produit électronique et chaque logiciel était livré dans sa configuration par défaut. Les réglages par défaut répondent aux normes attendues par les acheteurs (par exemple la tension des appareils électriques aux États-Unis), ou à ce qu’ils attendent d’un produit (les sous-titres désactivés pour les films), ou encore aux questions de bon sens (anti-virus activé). La plupart du temps les réglages par défaut satisfont les clients, et ils ont maintenant envahi tout ce qui est personnalisable  : automobiles, assurances, réseaux, téléphones, assurance maladie, cartes de crédit, etc.

En effet, chaque objet contenant un tant soit peu d’intelligence informatique (c’est à dire tout équipement moderne) est paramétré par défaut. Ces présélections sont autant de partis pris implantés dans le gadget, le système ou l’institution. Mais les réglages par défaut ne sont pas que des hypothèses silencieuses matérialisées dans tout objet manufacturé. Par exemple, tous les outils manuels sont faits, par défaut, pour les droitiers. Faire l’hypothèse que l’utilisateur sera droitier étant simplement normal, pas besoin d’en faire étalage. De même, la forme des outils est généralement faite pour des mains d’hommes. Mais ça ne se limite pas qu’aux outils  : les premières automobiles étaient construites sur l’hypothèse que le conducteur serait un homme. Pour toute chose manufacturée, le constructeur doit faire des hypothèses sur ses clients potentiels et leurs motivations  ; ces hypothèses trouvent naturellement leur place aussi dans tout ce qui est technologique. Plus le système est vaste, plus le constructeur doit faire des hypothèses. En examinant attentivement une infrastructure technologique particulière vous pouvez deviner les hypothèses cachées dans sa conception. Ainsi, on retrouve dans des domaines aussi variés que le réseau électrique, le système ferroviaire, les autoroutes ou l’enseignement certaines caractéristiques du citoyen américain  : optimisme, importance de l’individu et penchant pour le changement.

Mais, alors que ces choix arbitraires, communs à toutes les technologies, sont à bien des égards semblables au concept de « défaut », ce n’est plus vrai aujourd’hui et ce pour une raison essentielle  : les réglages par défaut sont des hypothèses qui peuvent être modifiées. Vous ne pouvez pas adapter des outils faits pour les droitiers à l’usage des gauchers. À l’époque, l’hypothèse que le conducteur était un homme se retrouvait dans la position du siège dans les automobiles. En changer n’était pas simple. Mais ce que l’on ne pouvait faire hier est désormais permis par la technologie actuelle. En effet presque tous les systèmes technologiques d’aujourd’hui ont en commun la facilité à être rebranchés, modifiés, reprogrammés, adaptés et changés pour convenir à de nouveaux usages ou à de nouveaux utilisateurs. Beaucoup (pas toutes) des hypothèses faites ne sont pas immuables et définitives. La multiplication des paramètres par défauts et leur modularité offre aux utilisateurs un vrai choix, s’ils le désirent. Les technologies peuvent être adaptées à vos préférences et optimisées pour mieux vous correspondre.

L’inconvénient de toutes cette personnalisation, cependant, est qu’on se retrouve un peu noyé sous le choix. Trop d’alternatives et pas assez de temps (sans parler de l’envie) de toutes les tester. Ne vous-êtes vous pas déjà retrouvé paralysé par l’indécision devant les 99 variétés de moutardes sur les étalages du supermarché, ou devant les 2 536 options de votre assurance santé, ou encore devant les 36 000 coupes de cheveux différentes pour votre avatar dans un monde virtuel  ? Il existe une solution toute simple à cette sur-abondance délirante de choix  : les paramètres par défaut. Les « défauts » vous permettent de choisir quand choisir. Votre avatar par défaut pourrait pas exemple être un avatar quelconque, un gamin en jean par exemple. Vous pouvez vous soucier de la personnalisation plus tard. C’est un peu un choix guidé. Ces milliers de variables, de vrais choix, peuvent être guidés en optant pour un choix par défaut intelligent, un choix fait à notre place, mais qui ne nous prive pas de notre liberté de le changer dans le futur, à notre convenance. Mes libertés ne sont pas restreintes, mais sont étalées dans le temps. Quand je me sens plus à l’aise, je peux revenir sur mes préférences pour mieux les adapter, en ajouter ou en retirer, en changer ou les personnaliser. Dans les systèmes par défaut bien pensés, je conserve toujours mon entière liberté, mais les choses me sont présentées de telle sorte que je peux prendre mon temps pour faire mes choix, au fur et à mesure et quand je me sens mieux à même de les faire.

Comparez maintenant cette sur-abondance de choix à ce que vous propose un marteau, une automobile ou le réseau téléphonique des années 1950. L’utilisation de ces outils vous était imposée. Les meilleurs ingénieurs ont planché des années pour proposer une conception qui s’adapte le mieux à la majorité, de nos jours encore, certains sont des chef-d’œuvre d’ingéniosité. Si ces objets et infrastructures étaient peu modulables, ils étaient remarquablement conçus pour être utilisés par la majorité des personnes. Peut-être qu’aujourd’hui vous ne personnalisez pas plus votre téléphone qu’il y a cinquante ans, mais la possibilité existe. Et les options disponibles sont toujours plus nombreuses. Cette myriade de choix possibles reflète la nature adaptative des téléphones portables et des réseaux. Les choix s’offrent à vous quand vous faites appel à eux, ce qui n’était pas possible quand toutes les décisions étaient prises pour vous.

Les paramètres par défaut ont fait leur apparition dans le monde complexe de l’informatique et des réseaux de communication, mais il n’est pas ridicule pour autant d’envisager leur utilisation pour les marteaux, les voitures, les chaussures, les poignées de portes, etc. En rendant ces objets personnalisables, en y injectant une pincée de puces informatiques et de matériaux intelligents, nous leur ouvrons le monde des paramètres par défaut. Imaginez le manche d’un marteau qui se moulerait automatiquement pour s’adapter à votre prise en main de gaucher, ou à la main d’une femme. On peut très bien envisager d’entrer son genre, son âge, son expertise ou son environnement de travail directement dans les petits neurones du marteau. Si un tel marteau existait, il serait livré avec des paramètres par défauts pré-programmés.

Mais les paramètres par défauts sont tenaces. De nombreuses études psychologiques ont montré que le petit effort supplémentaire demandé pour modifier les paramètres par défaut est souvent de trop et les utilisateurs s’en tiennent aux pré-réglages, malgré la liberté qui leur est offerte. Ils ne prennent pas la peine de régler l’heure sur leur appareil photo, le « 12:00 » entré par défaut continue de clignoter, ou encore ils ne s’embettent pas à changer le mot de passe temporaire qui leur est attribué. La dure vérité, n’importe quel ingénieur vous le confirmera, est que souvent les paramètres par défaut restent inchangés. Prenez n’importe quel objet, 98 options sur 100 seront celles préconfigurées en usine. Je reconnais que, moi-même, j’ai très rarement touché aux options qui m’étaient offertes, je m’en suis tenu aux paramètres par défaut. J’utilise un Macintosh depuis le début, voilà plus de 25 ans, et je découvre encore des paramètres par défaut et des préférences dont je n’avais jamais entendu parler. Du point de vue de l’ingénieur, cette inertie est un signe de réussite, cela signifie que les paramètres par défaut sont bien choisis. Leurs produits sont utilisés sans beaucoup de personnalisation et leurs systèmes ronronnent doucement.

Décider d’une valeur par défaut est synonyme de puissance et d’influence. Les paramètres par défaut ne sont pas qu’un outil pour aider les utilisateurs à apprivoiser leurs options, c’est aussi un levier puissant dont disposent les fabricants, ceux qui décident de ces valeurs, pour diriger le système. Les orientations profondes que traduisent ces valeurs par défaut façonnent l’usage que l’on fait du système. Même le degré de liberté qui vous est accordé, avec les choix occasionnels que l’on vous demande de faire, est primordial. Tout bon vendeur sait ça. Ils agencent magasins et sites Web pour canaliser vos décisions et ainsi augmenter leurs ventes. Disons que vous laissez des étudiants affamés choisir leur dessert en premier plutôt qu’en dernier, cet ordre par défaut a une influence énorme sur leur nutrition.

Chaque rouage d’une technologie complexe, du langage de programmation, à l’aspect de l’interface utilisateur, en passant par la sélection de périphériques, renferme d’innombrables paramètres par défaut. L’accès est-il anonyme  ? Les intentions des utilisateurs sont-elles bonnes ou mauvaises  ? Les paramètres par défaut encouragent-ils l’échange ou le secret  ? Les règles devraient-elles expirer à une période donnée ou le renouvellement est-il tacite  ? Avec quelle facilité peut-on revenir sur une décision  ? Telle décision devrait-elle être activée par défaut ou l’utilisateur doit-il la valider lui-même  ? Rien que la combinaison de quatre ou cinq choix par défaut engendre des centaines de possibilités.

Prenez deux infrastructures technologiques, disons deux réseaux d’ordinateurs basés sur le même matériel et sur les mêmes logiciels. L’expérience sur les deux réseaux peut être complètement différente selon les options par défaut imposées. Leur influence est telle qu’on peut presque parler d’effet papillon. En modifiant légèrement un paramètre par défaut, on peut transformer des réseaux gigantesques. Par exemple, la plupart des plans épargne retraite, comme le plan « Corporate 401k », demandent des mensualités très basses, en partie parce qu’ils proposent un choix phénoménal d’options. L’économiste/comportementaliste Richard Thaler rapporte des expériences où les épargnants amélioraient nettement leur épargne lorsque les options étaient sélectionnées par défaut (« choix guidé »). Chacun avait la possiblité de résilier leur programme quand il le désirait et ils étaient libres de modifier leur contrat quand bon leur semblait. Mais le simple fait de passer de « souscription » à « inscription automatique » changeait complètement l’intérêt du système. On peut prendre également l’exemple du don d’organe. Si on déclarait que chacun est donneur à moins qu’il n’émette le souhait contraire, le nombre d’organes donnés augmenterait largement.

Chaque paramètre par défaut est un levier pour façonner le déploiement d’une innovation. L’élaboration d’une infrastructure à l’échelle d’un continent, par exemple, comme le réseau électrique 110V aux États-Unis, peut s’imposer à mesure qu’elle reçoit le soutien d’autres infrastructures (comme les générateurs diesels ou les lignes d’assemblage dans les usines). Ainsi il peut obtenir le suffrage nécessaire pour s’imposer face à une technologie pré-existante, mais à chaque nœud du réseau électrique se cache un paramètre par défaut. Tous ces petits choix par défaut définissent la nature du réseau, ouvert et évolutif mais plus fragile ou fermé et plus sûr. Chaque paramètre par défaut est un levier permettant de façonner le réseau, s’il peut s’accroître facilement ou pas, s’il accepte les sources de puissance non-conventionnelle ou pas, s’il est centralisé ou décentralisé… La technologie définit les systèmes technologiques, mais c’est à nous d’en établir la nature.

Aucun système n’est neutre. Chacun a ses options naturels. On dompte les choix en cascade engendrés par l’accélération de la technologie par petites touches, en adoptant nos propres options afin de les faire tendre vers nos objectifs communs, ce qui a pour conséquence d’augmenter la diversité, la complexité, la spécialisation, la sensibilité et la beauté.

Le « par défaut » nous rappelle également une autre vérité. Par définition, le « par défaut » entre en jeu lorsque nous — utilisateur, consommateur ou citoyen — ne faisons rien. Mais ne rien faire n’est pas neutre, car cela entraîne une option par défaut. Ce qui signifie que « ne pas faire de choix » est un choix lui-même. Il n’y a rien de neutre, même, ou surtout, dans l’absence d’action. Malgré ce que certains veulent bien nous faire croire, la technologie n’est jamais neutre. Même quand vous ne choisissez pas ce que vous en faites, un choix est fait. Un système s’orientera dans une direction plutôt qu’une autre selon que l’on agit ou non sur lui. Le mieux que l’on puisse faire est de lui donner la direction qui va dans notre sens.

Notes

[1] Crédit photo  : Manuel Cernuda (Creative Commons By-Sa)

46 Réponses

  1. Certains logiciels, au lieu de proposer un "par défaut", ont préféré demander à l’utilisateur de choisir.

    On peut citer KDE, qui au premier démarrage demande de.. arg! choisir! Entre quatre comportements du système (Windows/KDE/Mac OS/Unix), 6 apparences différentes, 10 niveaux de "gaspillage des ressources en effets sympathiques".

    Ou bien la plupart des clients Jabber, qui demandent à choisir un serveur lors de la création d’un compte.

    Ou encore, si mes souvenirs sont bons, Ubuntu qui donne le choix en "Adobe Flash" et "gnash" lorsqu’un site demande l’installation d’un plugin capable de lire les .swf.

    Le fait de demander un choix présente pourtant plusieurs avantages:

    – indiquer à l’utilisateur que plusieurs possibilités existent, et lui permettre de les essayer. Cela évite qu’un utilisateur pense qu’un logiciel "est nul" alors que ce n’est que le choix par défaut qui lui déplait.

    – dans le cas des clients Jabber, l’intérêt est de "décentraliser" le réseau: si la moitié des utilisateurs prennent un serveur "au hasard", cela évite de faire tomber le serveur "choix par défaut" sous la surcharge, tout en offrant à chacun un peu d’activité.

    – les clients d’IM multiprotocole, au lieu d’estimer qu’un utilisateur francophone voudra forcément ajouter un compte MSN, lui présentent la liste (impressionnante) des différents protocoles possibles. Même si 95% des nouveaux ubunteros cliquent sur "MSN" quand ils lancent Pidgin pour la première fois, ils ne peuvent échapper à l’existence d’un choix.

    – "éduquer" l’utilisateur en le poussant à "réfléchir": quoi, il y a plusieurs serveurs Jabber? ben ouais, c’est justement l’intérêt de ce protocole. Comment, cet environnement de bureau est paramétrable de partout? Ben oui mon vieux, c’est du libre.

    – faire découvrir d’autres possibilités, d’autres horizons. Y’a pas que les .doc dans la vie, y’a pas que MSN dans la vie, y’a pas que le look de Windows XP ou 9x dans la vie.

    C’est vraiment dommage de voir que cette idée de demander à l’utilisateur ce qu’il veut, au lieu de lui poser un "choix par défaut", reste très minoritaire, même dans le logiciel libre. Pourquoi pas un OpenOffice qui proposerait, lors de l’enregistrement d’un document, de "faire un choix" en précisant en quelques phrases ce qu’est chaque format? Quitte à ce que l’utilisateur puisse demander ".doc par défaut", mais au moins que le choix soit le réglage par défaut 😉

  2. Je ne fais pas une fixette sur Microsoft mais à la lecture de l’article j’ai comme l’impression que l’intérêt de Microsoft est de tout faire que les utilisateurs continuent à adopter "le défaut" sans rien changer. Ne vous occupez de rien, on fait tout pour vous. On les maintient dans l’ignorance en quelque sorte sous prétexte de leur "faciliter la vie".

    Sinon j’ai bien aimé l’article quoi ! Ça nous change des milliers de billets sur le nouveau site de Ségolène Royal !

  3. shaftstick

    Très bon post assez informatif.
    et dans le but de bousculer un peu mes parametre par défaut, j’aimerais savoir ou est-ce que je peu trouver le wallpaper en haut de page avec le panda?
    merci

  4. N’ayant pas réellement le temps, j’avoue n’avoir lu qu’en diagonale l’article, qui est quand même assez intéressant ! Du coup j’ai pas vraiment grand chose à dire, ce que je pourrais dire est peut-être expliqué ou démenti dans ce que je n’ai pas lu…
    Mais j’ai lu la "petite intro" et je ne suis pas du même avis en ce qui concerne Ubuntu. Bien que ce soit peut-être parcre que j’en suis un utilisateur justement.

    Mais pour moi, le fait qu’Ubuntu ne propose qu’un logiciel par application, qu’un seul bureau, etc est tout à fait normal, on ne peut pas inclure tous les logiciels sur une image CD de 700Mo. Et puis, je veux bien qu’on dise qu’Ubuntu est presque la distro des noobs (et encore, je trouve ça exagéré) mais de la à dire qu’Ubuntu est la distro par défaut. Rien qu’en allant sur Ubuntu-fr.org, on a le choix entre plusieurs variantes basées sur Gnome, KDE ou XFCE. Finalement, on a quand même un peu plus de choix !
    J’avoue aussi ne pas avoir testé énormément de distros étant satisfait par Ubuntu depuis près de 2 ans. Et après avoir entendu parler d’ArchLinux et de sa soi-disante possibilité de personnalisation, j’avoue être quelque peu intéressé.

    Et n’allez pas croire que j’ai peur de toucher aux paramètres par défaut, l’un de mes screenshots fait partie de la sélection dont parle le post ! (Ou comment frimer en faisant semblant de donner du poids à ce qu’on vient de dire)

  5. Les étapes suivantes ne s’appliquent pas à Windows XP Édition familiale ou à Windows Vista Édition Familiale Basique et Édition Familiale Premium. Afin de restaurer les paramètres de sécurité pour les éditions familiales, utilisez le correctif Microsoft, la restauration système ou une sauvegarde.Remarque Après l’application des paramètres de sécurité, vous ne pouvez pas annuler les modifications, sauf en restaurant à partir d’une sauvegarde

  6. Très bonne réflexion!

    Ça fait echo à la "campagne" menée ces derniers temps par T.Nitot et Mozilla sur la "bidouillabilité" (kackability) des logiciels libres (http://standblog.org/blog/post/2009…). C’est un peu proposer aux gens d’aller au delà de leurs sempiternels paramètres par défaut (ça va même plus loin en proposant de faire de nouvelles fonctionnalités avec de nouveaux paramètres).

    D’autre part, si on regarde ce sujet au travers du prisme de l’opposition "logiciel libre / logiciel propriétaire", on se rend compte que les éditeurs propriétaires ont tout intérêt à simuler le choix pour attirer les consommateurs (pour qui le choix reste synonyme de liberté et donc en général un argument positif) mais à emprisonner leurs utilisateurs par derrière (en supprimant leur liberté sur des enjeux moins visibles mais primordiaux – les formats par exemple :).
    Et cela certains acteurs l’ont bien compris (qui a dit "Apple"?).

    Enfin, pour rebondir au commentaire de @fixette, le: "Ne vous occupez de rien, on fait tout pour vous. On les maintient dans l’ignorance en quelque sorte sous prétexte de leur "faciliter la vie".", y’a bien sur pas qu’au niveau de l’informatique ou de Microsoft qu’on le retrouve!

    Ah oui! Mince, j’oubliais l’invitation d’aKa à troller :)
    Il y a indéniablement un lien entre le paramétrage par défaut d’Ubuntu et son succès. Mais ce serait réducteur de penser que c’est la seule raison. Ubuntu est "bien" configurée par défaut (ben oui, faut bien troller :). Et puis, on peut pas demander à n’importe qui d’installer une Arch ou une Gentoo.

    En tous cas, merci pour la traduction et l’article.

  7. Sylverthis

    J’adore cet article. Exactement l’une des problématiques secondaires de ce monde
    Je le ré-utiliserai dans une rédac. tiens
    Merci

  8. Bonjour à tous,
    Utilisateur Ubuntu depuis 6 mois environs je voulais ajouter mon avis….
    J’ai utilisé un mac pendant 3ans, puis un PC avec XP pendant encore 3ans… Et pour tout un tas de raison (erreur système à la windows, interface hyper design de XP, prix du mac, Lenteur de Vista….) je suis passé sur Ubuntu et contrairement à ce que l’on peut lire (ou en accord avec certains commentaires) je trouve que Ubuntu offre justement un loberté de personnalisation impressionnante (à tel point que je trouve un peu ridicule le tintoin que certains feront autour de arch…)
    Je viens surtout parler d’optimisation. Il se trouve que quand on a comme moi mis 5mois à trouver LA config qui vous convient on se rend compte que il y a des petits reglages qui pourrissent tout… Du style : essayez d’installer le gestionnaire de pilote ATI sur mon ordi (pourtant équipé avec une carte de cette marque) et je peux vous assurer que le PC ne redémarrera pas (j’en ai fait les frais, deux fois… Je me suis dit : mais non ça peut pas être ça, ils publieraient pas un truc qui bousille tout le système même neuf !). C’est un exemple des plus graves parmis tant d’autres mais je pense que certains choix "par defauts" sont aussi question d’optimisation. Par la même occasion, je dirais que à bien regarder, à force de personnalisation d’Ubuntu mon bureau est celui d’un mac au niveau de la barre en haut, un dock en bas retractable avec zoom dont les reglages de comportement sont rigoureusement semblables à ceux d’apple alors que ce n’était pas mon but, mais j’ai testé les 1000 valeurs possibles pour chaque paramètre et j’en arrive là… Et que si j’avais la possibilité de mettre les raccourcis vers les disque à droite avc à la place la barre de menu de l’appli en cours je le ferais. Peut être parceque le dock apple est hyper optimisé. Par contre mes fenetres ont la transparence de Vista, parce que après avoir reglé les 10000 de possibilité offerte ou pas (je veux dire que certains parametre ne sont par présent à le base), j’ai trouvé que c’était le plus estétique, le plus pratique (pour le redimentionnement de fenetre par exemple) parce que sans doute pour mes besoin cette configuration était la plus adapté, la mieux optimisé. Bien sur après le voisin qui a Vista s’est pas cassé la tête 1 seconde pour avoir la même configuration et se trouve un peu balot devant un dock apple et se dit "tiens ! C’est pas con ça !" Après regardez celui dont le PC met 3heures à démarrer parce qu’il a trop modifié, lui on pourrait lui dire de remettre par défaut ce serait pas plus mal… Le mien avec toutes les modifs que j’y ai apporté ne souffre pas de ralentissement, démarre 2 fois plus vite que XP fraichement installé et non modifié (chrono en main sur le même PC) et donc j’en conclue que malgrès mes bidouillages, les ingénieurs d’unbuntu et moi même sommes meilleurs en optimisation pour mon PC que ceux de Microsoft =).

    Tout ça pour dire une conclusion vaseuse du style première dissertation :
    Donc le choix par défaut est surtout une référence à la modification, un possible retour en arrière que certains conservent par goût ou par ignorance et que d’autres n’utilisent jamais car elle ne répond pas à leurs besoins.

    Au moins pour la dissertation j’ai quasi le bon nombre de pages.

  9. @shaftstick : Le wallpaper en grand format (1600×1200) –> http://konachan.com/post/show/26502

    Retrouvé grâce au rétro-moteur de recherche TinEye, intégrable encore une fois dans Firefox, via extension : https://addons.mozilla.org/en-US/fi

  10. Ton exemple de Madame Michu n’a (hélas) absolument rien de caricatural, et c’est bien la limite du Libre : tout ce que nous pouvons faire, c’est donner aux gens la *possibilité* de choisir, mais dès que l’on commence à *faire* le choix à leur place on entre dans un nouvel enfermement.

    Je sais que ce n’est pas bien de faire de l’auto-citation, mais tout cela me renvoie encore et toujours au texte de Miller Puckette, à propos de son logiciel libre Max, que j’avais cité dans un commentaire précédent :
    http://www.framablog.org/index.php/
    "Lorsqu’on lance un tableur, l’utilisateur ne voit pas une page blanche comme dans Max. Et comme la page n’est pas blanche mais est déjà pré-structurée, l’utilisateur va être contraint de s’organiser dans cette structure existante. Le business entier des tyrans du logiciel consiste à imposer un contexte, sous forme de formats propriétaires, de "fonctionnalités" du système d’exploitation, et autres constructions. Leur souci est de ne pas laisser les gens faire ce qu’ils veulent, et leurs produits vont toujours à l’encontre du progrès, plutôt que de l’encourager."

    Il évoque aussi (ailleurs) que le fait d’imposer un choix (un format, un paradigme) relève de l’acculturation : au-delà de Mme Michu, c’est aussi une façon pour l’occident d’écraser les cultures locales (par exemple en donnant du format A4 "par défaut" à tous les pays, quelles que soient leurs standards locaux). Pour Puckette (en 2002), tout cela est le fait d’acteurs propriétaires, pas du Libre, au grand jamais.

    La situation a probablement évolué depuis lors, avec l’apparition de nouvelles modes, l’hégémonie de Google, etc. Cependant, on touche là à la "propriétarisation des esprits" si je puis dire, aux prisons intérieures de la routine, qui sont le symptôme d’une résignation beaucoup plus générale.

    C’est d’ailleurs un peu la limite de l’article de Kelly, qui se place surtout du point de vue de celui qui _définit_ un "par défaut plutôt que de celui qui le _subit_.

    En effet, cette attitude du "par défaut" n’a rien d’une affirmation ni d’un épanouissement. C’est le "par défaut" du consommateur (comme l’évoquait très justement B. Stiegler lors de la conférence du 8 septembre : "il n’y a plus aujourd’hui de consommateur heureux"). Il serait d’ailleurs intéressant de faire un parallèle entre cette attitude blasée par rapport à l’informatique et le désabusement des citoyens face à la vie politique dans "nos" démocraties.

    Je ne sais pas si nous y pouvons quelque chose. Mais si cela devait changer, ce sera au fil d’un temps considérable, et c’est là que le mot de Stallman prend tout son sens : "le logiciel Libre, c’est un mouvement social".

    PS : Oui, ceci est un commentaire "spécial citations" 😉

  11. @Valentin Villenave

    Je pense que "oui, nous le pouvons" (qui a dit "Yes, we can"?). Bien sur, ce sera lent et laborieux, mais ce cher Stallman nous l’a prouvé, on peut changer les choses à force d’entêtement et de travail.

    D’autre part, il n’y a pas que le Logiciel Libre qui y puisse quelque chose. Bien que les capitalistes se soient assez bien débrouillés avec la "crise" (faut dire qu’ils ont appris à bien s’en sortir), les problématiques environnementales sont récurrentes et il est de plus en plus difficile de les ignorer pour les politiques. Parallèlement, les enjeux des Logiciels Libres commencent à arriver sur le terrain politique en Europe (cf le PiratPartiet sudois aux européennes).

    Je pense que la confrontation n’est pas si lointaine qu’elle peut en avoir l’air.

  12. Pas mal. Mais soyons content que l’on déploie OOo dans les lycées. Mon ancien lycée et mon iut tournent sous OOo et Firefox.
    Le problème, c’est que le monde est perdu : "iléou le ‘e’ bleu ?" Alors je dis que le "e" c’est nul et que le petit panda est bien (pas de cette façon, hein^^) et ils font "haaaa". Et le lendemain, y’en a un qui est venu me voir : "ah oui, c’est bien plus rapide !" (que IE). (j’en ai mis un sous Ubuntu de cette façon, et il est est très heureux).

    Un problème que j’ai constaté sur ce genre de déploiement dans les écoles c’est que les logiciel libres sont quelque chose de nouveau pour les utilisateurs et surtout pour les admin réseau (qui seuls peuvent mettre à jour).
    du coup, on se retrouve (de nos jours) avec OOo version 2, et firefox 1.5 (c’est bien 1.5).

    Et avec ça, on risque d’y voir l’éffet inverse : Firefox 1.5 est moins bien que IE8, plus moche (j’avoue) et ils se disent "c’est nul".

    Je compte contacter l’admin réseau pour ça (entre autre) car voir un ordi avec XP-sp1 et firefox 1.5, ça fait pitier, surtout dans la salle réservé aux « cours d’ordinateur ».

  13. @Ginko:
    > (cf le PiratPartiet suédois aux européennes)

    Damned, je suis démasqué ! :-)

  14. Toute la vie est basé sur le "par défaut" on nait tous de la même façon et notre conception se passe de la même manière. On a un cerveau capable de faire les mêmes choses au départ, la même motricité, les mêmes envies, les mêmes besoins …
    Et grandir c’est dur et on a pas tout le temps envie parce qu’on doit modifier toutes ces données "par défaut" qui font qu’on ressemble à tout le monde pour devenir quelqu’un. Mais personne nous obligent, et pas tout le monde le fait

    Au final, avoir un programme par défaut c’est bien pour mettre sur la voie comme dans la vie, et les gens qui le désirent changent. Malheureusement le changement crée la peur et le hasard ce qui déplaient à la majorité des gens.

  15. Samuel Livron

    Fort intéressant merci. J’y avais jamais pensé en fait à cette histoire du "défaut".

    Il y a aussi un truc qu’il fait voir, c’est le rapport général que les gens entretiennent avec la technologie et les progrès technologiques. Il y a une espèce de crainte liée à la complexité, mais aussi et surtout un indifférence notable par rapport à la curiosité de ce que l’on manipule : le comment ça marche.

    On s’extasie devant une poésie de Rimbaud, mais rares sont les personnes touchées réellement par le génie humain qu’il peut y avoir derrière Internet , la téléphonie mobile ou les écrans plats par exemple.

    Cela vient peut-être de la fausse séparation entre "les littéraires" et "les scientifiques" ?

    En tout cas, ça donne des gens qui ont un comportement blasé et passif devant la technologie. Et ça n’aide pas à s’accaparer les objets (matériels ou immatériels) et donc à modifier les paramètres par défaut.

    Ce post est peut-être hors-sujet mais c’était mon post du dimanche matin :-)

  16. @TryA et Shaftstick

    Il peut s’agir également d’un fond d’écran dynamique (en fonction de la météo)
    voir : http://doc.ubuntu-fr.org/tutoriel/p

    Je l’ai installé, ma femme adore.

    Merci pour cette traduction qui pose des vrais problèmes.

  17. partageur par défaut

    Un exemple de paramétrage par défaut qui me vient en tête ce sont tous les logiciels de P2P (emule, torrent et compagnie).

    Par défaut le répertoire de téléchargement des fichiers sur votre ordinateur est ouvert et donc accessible et partageable pour tous les autres utilisateurs du réseau. Du coup certains partagent sans véritablement le savoir, comme Mister Jourdain. Peut-être même que si ils le savaient ils fermeraient leur répertoire aux autres en prenant sans donner.

    Si par défaut ce répertoire s’était retrouvé fermé pour tous les logiciels de P2P, demandant de l’ouvrir pour partager, je suis absolument certain que le phénomène P2P n’aurait pas connu une telle ampleur. Peut-être même qu’on ne parlerait même pas d’Hadopi.

    C’est dire si c’est important le choix de départ !

  18. Tout est dit ou presque, je ne vais pas allonger inutilement la liste des commentaires. Mais tout de même, BRAVO, voilà un article où chacun peut trouver son compte et qui ne peut laisser personne indifférent ! Sauf peut-être les consommateurs "par défaut" de la télé publique du samedi soir…

  19. Grabille

    @partageur : bon exemple
    on peut aussi penser au parametrage par defaut de votre routeur wi-fi
    si jamais c’est ouvert par defaut alors c’est tout la voisinage qui en profite et en creant un bon maillage on peut connecter toute la ville
    ce sont les fai qui seront alors contents !

  20. enzooo sellers

    Le "par défaut" çà doit remonter à beaucoup plus loin. Je pense à la Ford T, à la largeur des essieux de charrette, aux amphores antiques, aux propulseurs pour les lances. La "customisation" est une émanation de la faculté d’adaptation, et le réglage "par défaut" est très pratique pour tous ceux qui ne veulent pas utiliser cette faculté.

  21. Personnellement, j’apprécierais un ordinateur "plug and play", donc avec des paramétrages par défaut forcément. Ce qui est agaçant, c’est qu’on est souvent obligé de trifouiller quand même, pour télécharger une mise à jour, pour l’installation de l’anti virus, et j’en oublie. Ou encore, le paramétrage par défaut de Vista est intrusif, avec ses mises à jours qui s’installent sans crier gare, juste quand vous laissez dix minutes l’ordi pour faire autre chose, vous le retrouvez en train de redémarrer. Le paramétrage par défaut serait donc l’idéal, s’il était bien fait. Alors qu’aujourd’hui, j’ai parfois envie de migrer vers linux.

  22. Je crois que bcp d’entre vous sous-estime le désaroi de bon nombre d’utilisateur devant un logiciel qui leur pose des questions aussi simple soit elle…..
    De toute facon un logiciel fait forcément des choix pour vous et qui ne sont pas forcément modifiable par une configuration c’est je pense une non problématique.

  23. @lawl:
    Au contraire, le simple fait que les utilisateurs soient désemparés par le fait de faire un choix devrait nous inquiéter, non?

    Cela veut dire que beaucoup d’utilisateurs ne savent pas quels sont leurs besoins. Sans aller jusqu’au cliché de l’utilisateur qui veut acheter un PC pour "faire comme les autres", c’est vrai que beaucoup de gens sont embarrassés si on leur demande quel PC ils veulent, quel OS, quels logiciels, quels services.
    Même quand on ne pose pas la question "Vous voulez utiliser le logiciel machin ou truc?" mais plutôt "Vous voulez faire quoi avec?" on s’aperçoit que beaucoup d’utilisateurs ne savent pas vraiment. Ils veulent "discuter" mais sans percevoir la différence entre messagerie instantanée et courrier électronique, par exemple. Ou "taper du texte" sans que l’on saisisse s’il s’agit de mettre en forme du courrier et de l’imprimer, ou bien de simplement avoir un pense-bête sous la main.

    Avant même de proposer des logiciels libres, la première chose à faire pour "libérer l’utilisateur" est de le rendre capable de choisir ses logiciels.

  24. legranblon

    Aucun commentaire sur le fond ( je n’ai pas tout lu … ), mais les "poignets de portes", ça fait vraiment mal …

  25. Et que penser du pack Framakey Ubuntu Remix qui nous propose par défaut de trouver une clef USB sois même mais qui ne permet pas, malgré une section dédié à cette tâche accessible, le choix d’acheter la clef USB Framakey Ubuntu Remix afin en plus de soutenir un peut financièrement Framasoft? 😀

    Bel entrée en HS non?
    Non, vous avez raison, cette entrée en HS est nul. XD

    plus hors-servicement, savez vous quand on pourra commander des Clef USB Framakey Ubuntu Remix?

    Ça fait un moment qu’on a plus de nouvelles.

  26. @Grunt

    Exactement!
    En général, les gens qui ne savent pas ce qu’ils veulent sont dans cet état parce qu’ils ne connaissent pas les diverses possibilités qui s’offrent à eux. Ils ne connaissent pas toutes les façons de stocker un texte ou de communiquer via l’informatique.
    Les technologies informatiques changent, apparaissent et se diffusent très vite. De nombreuses personnes n’ont jamais reçu de formation "globale" sur l’informatique. Ils n’imaginent donc pas les différents usages qu’ils pourraient faire de l’outil informatique. De plus ils sont souvent effrayés par ce monde inconnu et apparemment complexe et n’osent pas se jeter à l’eau.

    Je pense qu’il ne serait pas stupide de faire des formations sur "l’usage quotidien de l’outil informatique" pour tous ceux qui ne sont pas nés avec un clavier dans les mains. Bien sur, pas une formation Microsofto-windowsienne comme on voit dans beaucoup de collèges actuellement. Et une formation qui concernerait toutes les catégories d’âge à un prix abordable – sinon gratuit.

    De cette façon, je pense que les gens sauraient ce qu’ils veulent. Ça pourrait mener beaucoup de gens vers les logiciels libres. Et ça pourrait même favoriser les éditeurs propriétaires en favorisant l’usage de l’outil l’informatique globalement. Ça aiderait les gens à s’approprier leurs outils et donc à aller au delà de la configuration par défaut.

    Y’a plus qu’à aller faire du lobby auprès du gouvernement :)

  27. C’est peut-être vrai pour l’informatique actuelle, mais il ne faut pas généraliser abusivement dans le temps ou l’espace comme l’auteur le fait. Il fut une époque, avant l’industrialisation ou les manufactures, ou le paysan avait non pas un tracteur acheté à prix d’or à une usine et configuré par défaut, mais des bêtes qu’il avait élevées et des outils qu’il avait ou construit de ses mains, ou améliorés/rénovés pour lui et achetés à son voisin qui le connaissait, à tel point que c’était une offense que de vendre une charrue manifestement inadaptée. Bref, pour le paysan comme pour les nobles, le sur-mesure était le par-défaut.

    Donc l’ethnocentrisme dont beaucoup d’américains sont les grands champions, il faut s’en garder.

  28. Le souci avec le fait de donner le choix aux utilisateurs, cela implique qu’ils lise la liste des choix, comprennent les possibilités, et cliquent sur suivant après avoir choisi.

    Or TOUT informaticien sait parfaitement que l’utilisateur de base (non informaticien ne lit pas le contenu des fenêtres de messages, d’erreur et donc de choix !

    De plus, il n’installe pas son système, c’est déjà fait quand il achète le PC.
    Si ce n’est pas le cas, c’est un amis informaticien qui le fait et qu’il y a des choix à faire, c’est cet amis qui les fait, recréant ainsi le système de choix par défaut.

    Il n’y a aucune solution hormis l’élimination totale des imbéciles. Malheureusement cela représente 95% de la population mondiale… c’est donc un peu dur à appliquer.

  29. >> Sauf que notre informaticien l’installe sur les postes en modifiant systématiquement l’option du format d’enregistrement « par défaut », substituant le format natif et ouvert ODF par la famille de formats fermés bien connus de la suite Microsoft Office …

    Ayant été dans le même cas, informaticien étant tout de même un bien grand mot pour ce travail et surtout le salaire qui m’étais versé, dans un collège cela a été le passage obligé lors de l’installation d’openoffice sur toutes les machines (aussi bien dans la salle des profs que sur les ordinateurs en classe). on se retrouve en effet avec des profs qui arrivent avec des clés bourrées de fichiers propriétaires, certains utilisant même publisher, et qu’il faut faire tourner sur les machines … on passera sur les soucis de mise en page et de re travail des documents !

    Au bout de 2 ans openoffice est devenu la référence et il m’aura été possible de remettre le format odt comme format natif … car de nombreux professeurs n’avaient plus que ce format là sur leur clé …

    De base ils avaient fait une installation par défaut … On en revient toujours à l’utilisateur !

    Merci pour cet excellent article !

  30. @Nico:
    "élimination", comme tu y vas!

    Premièrement, je ne vois pas en quoi laisser le choix à des gens qui refusent de choisir est impossible. Ils vont pour installer un logiciel, le logiciel pose des questions et attend une réponse avant de finir de s’installer. Ils sont bien obligés de lire et de choisir, sinon ils n’auront pas le logiciel.
    D’ailleurs, on peut remarquer que si les logiciels propriétaires proposent rarement de choisir, c’est en partie pour ne pas faire peur à l’utilisateur lambda, et en partie parce que le choix par défaut rend service à l’éditeur.
    En général, les logiciels "piège" qui, pour la forme, laissent un choix, le réduisent à une case à cocher ou décocher sur une fenêtre où il faut cliquer sur "Suivant", en comptant sur le fait que l’utilisateur lambda laissera le choix par défaut, même s’il a techniquement et légalement eu la possibilité de faire un choix.

    Deuxièmement, plutôt que de parler d’ "élimination", je préfèrerais évoquer comme Ginko une éducation. Et une éducation qui fasse partie des connaissances "de base", au même titre qu’apprendre à lire et à compter.

    Il n’est pas nécessaire d’avoir des connaissances techniques pour faire un choix logiciel, il suffit de comprendre les implications concrètes de chaque choix: je ne sais pas comment est foutu le protocole XMPP, ni le protocole IRC, mais je sais ce que les deux permettront concrètement de faire, quels sont leurs avantages et inconvénients, et cela me suffit à choisir.

    C’est marrant que ce billet tombe maintenant, j’ai eu il y a très récemment un coup de fil (assez déprimant) d’une personne qui devait acheter un PC qui sera utilisé professionnellement par une dizaine de personnes dans un contexte professionnel..
    Ça fait quatre mois qu’on en a parlé, quatre mois que j’ai demandé à ce que les utilisateurs potentiels me fassent "remonter" la liste de ce qu’ils comptaient faire sur le PC en question, afin de les aider à choisir. J’étais prêt à faire une réunion avec tout le monde et de mettre bien à plat les besoins de chacun, les solutions pouvant y répondre, en expliquant les implications concrètes de chaque choix technique.

    Résultat? Pas de nouvelles pendant quatre mois, puis j’ai reçu un coup de fil de la personne chargée d’acheter le PC. Elle était dans les rayons d’une grande surface, au rayon PC portable, et me demandait si le modèle HP machintruc était mieux que le modèle Acer bidule. Et après avoir temporisé l’achat et échangé quelques mails, il est apparu que personne n’avait pris la peine de définir ce qu’il lui fallait, mais que tout le monde était d’accord pour dire qu’il fallait un Windows.

    Moralité? Non seulement l’utilisateur lambda ne sait pas choisir, ne veut pas choisir, ne sait pas ce qu’il veut faire avec un logiciel, ne veut pas se poser la question, n’a pas envie de s’informer au sujet des possibilités existantes (Windows préinstallé? remboursement de Vista et achat d’une licence XP? Vista-GNU/Linux en dual boot?) mais en plus il sait exactement quel logiciel répondra au besoin qu’il n’a pas su définir. Sans commentaires 😀

  31. > Sauf que notre informaticien l’installe sur les postes en modifiant systématiquement l’option du format d’enregistrement « par défaut », substituant le format natif et ouvert ODF par la famille de formats fermés bien connus de la suite Microsoft Office …

    Dans mon collège (et l’ensemble de mon département) on installe les visionneuses de Microsoft. Et dès qu’un prof me dit qu’il ne parvient pas a modifier son .doc, je lui dis qu’il est sûrement passé par la visionneuse. Ensuite j’explique qu’on a installé ça pour ceux qui utilisent *encore* MS-Office chez eux et qui voudraient conserver leur mise en page pour impression ou pour vidéoprojection.
    Pour modifier son fichier il faut utiliser OpenOffice mais qu’il y a des risques de mauvaise mise en page car OpenOffice ne connait pas tout les détails de fonctionnement des fichiers .doc puisque Microsoft a fermé son format de fichier. En revanche, le .odt, format de fichier par défaut d’OpenOffice, est ouvert si bien que d’autres suites bureautiques (Abiword, Koffice, StarOffice, Google Docs, etc) savent parfaitement le gérer et MS-Office dans la version 2007 sait le gérer aussi (pas parfaitement mais ça je ne le dis pas parce que sinon il faut encore un paragraphe sur les mauvais développeurs de chez MS)

    Ça permet de mettre les profs face à au problème des licences et du prix de la suite de Microsoft tout en leur faisant comprendre qu’on a tout fait pour leur faciliter la tâche (sinon, on ne se serait pas donné la peine d’installer des logiciels supplémentaires et pas libre en plus…). Une concession de faite mais c’est pour mieux faire migrer tout le monde aux formats ouverts et dans le même temps si on me demande d’installer OpenOffice sur le PC portable de la maison (ce qui arrive immanquablement) je le fais avec plaisir :)

  32. Dans de grands projets libres, on assiste à de vraies guerres pour les applications par défaut. cf gnome/mono/tomboy et GNU/Linux Ubuntu (je purge systématiquement les ubuntu que j »installe de .net et consort comme de java)

  33. williamfj

    par défaut, je ne lis pas quand c’est trop long
    donc je passe à coté ….
    et oui ! l’humour est à ce prix …

  34. Euh… ,pour les dons d’organes en France c’est peu connu mais c’est "présumé accepté" par la personne à moins qu’elle n’ait pris la précaution de s’inscrire sur le "registre des refus".

    Ici le paramètre par défaut n’est pas réglé tel que l’on croit… et force est de constater que malgré cela les dons n’augmentent pas.

  35. excellent article relayé sur le blogue.

    A noter certains "choix" par défaut sont illicites (cf la vente liée) ou encadrés (lorsqu’ils sont faits par des acteurs sur des marchés insuffisamment concurrentiels – ex : les autorités européennes qui interviennent pour préserver la concurrence sur le marché commun européen)

  36. Kubuntiste

    Excellent article de part sa richesse de contenu. Jolie reflexion sur un sujet plutôt rarement abordé. Un grand MERCI!

  37. >> Sauf que notre informaticien l’installe sur les postes en modifiant systématiquement l’option du format d’enregistrement « par défaut », substituant le format natif et ouvert ODF par la famille de formats fermés bien connus de la suite Microsoft Office …

    Ce à quoi j’ajouterais que "l’enfer est pavé de bonnes intentions"

    Car pour en rester sur l’aspect purement technique de ce paramétrage par défaut il est intéressant d’expliquer à l’utilisateur (et accessoirement à l’informaticien) pour quelle raison ce choix est "contre productif".

    En effet, même si les versions successives d’OOo ont amélioré les conversions entre le format Ms et l’ODS chaque opération de conversion est une source de perte, notamment sur les mises en forme (plus elles sont complexes plus les pertes sont importantes).

    En clair – lorsqu’on doit transmettre un document au format MS il faut rédiger et enregistrer les versions successives au format natif (ODF). Ce n’est qu’un fois le document terminé que l’on peut en faire une version (supplémentaire) en .doc
    C’est la méthode conseillée pour éviter les pertes de format.
    La meilleures solution si le destinataire n’est pas amener à modifier le document transmis étant de lui adresser une version pdf

    Plutôt que de changer le format d’enregistrement par défaut, l’informaticien aurait pu simplement ajouter l’extention http://extensions.services.openoffi… qui sauvegarde sur un clic dans les trois formats – natif, pdf et Ms

    Quelques soit la solution retenue il est toujours préférable de définir une politique sur les format échanges et l’archivage des document.

  38. @Grunt:

    "Moralité? Non seulement l’utilisateur lambda ne sait pas choisir, ne veut pas choisir, ne sait pas ce qu’il veut faire avec un logiciel, ne veut pas se poser la question, n’a pas envie de s’informer au sujet des possibilités existantes (Windows préinstallé? remboursement de Vista et achat d’une licence XP? Vista-GNU/Linux en dual boot?) mais en plus il sait exactement quel logiciel répondra au besoin qu’il n’a pas su définir. Sans commentaires :D"

    Tellement vrai 😀
    Heureusement le pote/collègue libriste est là…

  39. @Ginko:
    "Heureusement le pote/collègue libriste est là…"

    Oui et non. Maintenant que, d’une part je bosse, d’autre part j’en ai marre des gens qui s’en foutent, je vais prendre encore plus de distance vis à vis des utilisateurs lambdas qui s’en foutent.
    Y’a eu une époque où j’installais gentiment des XP piratés à la demande.
    Puis je suis passé à la méthode Ploum: du libre ou rien.
    Apparamment c’est pas assez: le PC portable dont je parle a été choisi "à la va vite". Au moment où il a été acheté j’ai conseillé en fonction d’un usage sous Windows, vu que c’était ce qui était demandé. Puis en passant la commande, la personne qui l’achète m’a dit "Heu de toute façon si Windows ça fait pas tu mettras un Linux en dual boot, hein?"

    Super, sauf qu’à force de m’emmerder avec du matos pas compatible du tout j’en ai eu marre des PC "achetés avec Windows puis convertis à Linux plus tard".
    Et pour le coup, vu que c’était la première fois que je parranais, non pas la "rénovation" d’un PC acheté sans penser à la compatibilité GNU/Linux, mais bien l’achat d’une machine neuve sur laquelle on peut se permettre de choisir et comparer, et que j’avais l’occasion de conseiller un matos pas chiant à installer en GNU/Linux (tout en pilotes libres, t’installes – ça marche), on a commencé à me demander une machine "pour Windows" et dans 3 mois ça sera bibi qui va s’emmerder avec du Wifi Broadcom ou une carte nVidia, alors que si j’aurais su j’aurais conseillu respectivement Atheros et Intel?
    Même pas envie de me prendre la tête, je crois.

  40. un autre paramétrage par défaut, mental et non désiré, c’est de ne plus être prêt désormais sur le net à affronter un article aussi "long".

    à méditer…

  41. @Laureen : Bah, un article long, s’il vaut la peine d’être lu, ça s’imprime, et puis voilà. :-)

  42. L’article fait toutefois impasse sur le point crucial suivant. Désormais, l’informatique fait partie de la vie de beaucoup de gens, mais pour 90% de ceux ci, c’est une corvée necessaire commme prendre le metro le matin. Par ce fait, pour eux, avoir un outil qui fonctionne "out of the box" meme s’il n’est pas optimisé est crucial.

    En devenant un produit de consommation courante, l’informatique est devenue à la limite comme la nourriture (bien qu’elle ne soit pas vitale). Combien d’entre nous va préférer prendre un menu au Macdo plutot que de se faire un hamburger frite bien meilleur à tout point de vue chez un petit restaurateur ou se le faire soi même?

  43. @Grunt: oui, je crois que tu as bien explicité la signification de ma remarque 😉

    @Eric: je ne suis pas d’accord. L’informatique ne peut pas être une corvée pour ceux qui l’utilisent en tant qu’outil. Ce qui est une corvée, c’est le travail qu’ils ont à accomplir à l’aide de l’outil informatique. Ce qui rend cette corvée désagréable, c’est de ne pas bien maitriser son outil.
    À la limite, si ces gens préfèrent re-travailler avec un crayon et une feuille de papier, c’est leur problème, mais je pense que cela va se ressentir au niveau de leur productivité.
    Quand à la nourriture, je pense que lorsqu’on en a les moyens, la malboufe, c’est un choix personnel.

  44. Il semble que malgré la longueur de l’article et des commentaires, une question fondamentale pour des formateurs n’ait pas été évoquée : comment aborder la formation alors que les paramétrages par défaut sont le plus souvent (y compris dans le libre pour se faire accepter) des paramétrages pour permettre de bricoler sans apprentissage et non pour travailler confortablement et efficacement (exemples : gestionnaire de fichiers avec icônes et non des listes, pas d’affichage des caractères de mise en page dans le traitement de texte, plusieurs feuilles dans un classeur, insertion d’images pour les placer approximativement à la souris, etc.). En formation, faut-il commencer avec des paramétrages plus ergonomiques et efficaces, mais comment les reproduire sur les postes des apprenants ? Faut-il commencer par une formation au paramétrage ? Faut-il débuter avec les paramétrages par défaut, mais très rapidement introduire des évolutions et mettre en avant l’intérêt de généraliser en reproduisant sur les autres postes utilisés par les apprenants ?

  45. Pour revenir brièvement au don d’organes, c’est tout a fait juste qu’en France, à la différence d’autres pays, toute personne est présumée donneuse d’organes sauf à figurer au registre des refus comme le mentionnait Epi.

    Pourquoi ne voit-on pas alors plus de dons d’organes?

    Parce que le personnel médical demande toujours à la famille avant de faire quoi que ce soit et que dans le doute, ne connaissant le plus souvent pas la volonté du ou de la défunt/e sur le sujet, la famille préfère refuser que soient prélevés les organes.

    Il est donc super important de faire connaître votre volonté à vos proches et de connaître la leur. Il faut en parler en famille et entre amis donc. :) Ce qui permet de plus de faire réfléchir les gens au sujet!

    Sinon ça a peut-être déjà été mentionné, mais à l’avant dernier paragraphe, première ligne, il y a une petite faute: « ses options naturelLEs ».

    Bon article et bonne traduction sinon! :)

  46. @jyr:

    Je pense que c’est le type de choix qu’ont à faire (ou du moins que devraient faire) tous les formateurs. Ce sont des choix pédagogiques qui sont fonction des apprenants et du sujet. Le formateur doit s’adapter et cela passe par les choix que tu exposes.

    Ensuite pour résoudre le problème des différents publics (le bidouilleur, l’amateur, le professionnel…), on peut faire ce que l’on appelle des distributions, des ensembles de paramétrages par défaut dédiés à différents types d’utilisateurs.