Windows 7 comme les 7 « péchés » de Microsoft

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Copie d'écran - Windows7Sins en françaisLe 26 août dernier la Free Software Foundation (FSF) lançait la campagne Windows7sins en vue d’alerter l’opinion sur le fait que Windows avait beau avoir changé, (le symbole du logiciel propriétaire qu’est) Microsoft demeurait toujours le même.

Grâce aux efforts communs et conjoints de Framasoft (traduction Framalang) et de l’April (relecture et mise en ligne[1]), le site de la campagne est désormais traduit en français.

Cette campagne joue sur le numéro du dernier système d’exploitation pour se décliner en sept « péchés », malheureusement « capitaux » à freiner le développement et la diffusion du logiciel libre :

  1. Empoisonnement de l’éducation
  2. Invasion de la vie privée
  3. Comportement monopolistique
  4. Verrouillage
  5. Blocage abusif des standards
  6. Soutien des DRM
  7. Menaces sur la sécurité de l’usager

Vous en trouverez quelques extraits ci-dessous mais nous vous invitons surtout à parcourir le site.

Remarque : Cette campagne a été diversement reçue par les internautes anglophones. Encore une critique de Microsoft, occupez-vous plutôt de mettre en avant les qualités du logiciel libre, envoyer une lettre aux 500 plus grandes sociétés américaines ne sert à rien[2], a-t-on ainsi pu entendre ça et là. À vous ne nous dire (avec écoute et courtoisie) dans les commentaires si nous avons néanmoins bien fait de traduire le site.

Les 7 « péchés » de Windows 7

Péché 1 : Empoisonnement de l’éducation

À ce jour, on apprend à la plupart des enfants, dont l’éducation implique des ordinateurs, à utiliser le produit d’une seule entreprise : Microsoft. Cette firme dépense de fortes sommes pour que les groupes de pression et les commerciaux corrompent les services d’éducation. Une éducation qui mise sur la puissance des ordinateurs devrait ouvrir la voie de la liberté et de l’autonomie, et non ouvrir un boulevard au monopole insidieux d’une entreprise.
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Péché 2 : Invasion de la vie privée

Microsoft utilise des logiciels avec des noms fallacieux comme Windows Genuine Advantage pour inspecter le contenu des disques durs de ses utilisateurs. Les termes de la licence utilisateur que l’on est obligé d’accepter avant de pouvoir utiliser Windows préviennent bien que Microsoft se réserve le droit de faire ça sans avertissement.
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Péché 3 : Comportement monopolistique

Pratiquement tous les ordinateurs achètés sont vendus avec Windows pré-installé, et non par un libre choix. Microsoft impose ses dictats aux revendeurs de matériel informatique, pour qu’ils ne proposent pas de PC sans Windows pré-installé, bien que de très nombreux clients le leur demandent. Même les ordinateurs disponibles avec d’autres systèmes d’exploitations pré-installés tel que GNU/Linux incluaient souvent Windows au départ.
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Péché 4 : Verrouillage

Microsoft essaie régulièrement de contraindre ses utilisateurs à faire des mises à jour, en supprimant le support des versions précédentes de Windows et d’Office, et en augmentant le niveau du matériel requis. Pour beaucoup de gens, cela signifie qu’ils doivent mettre leur ordinateur au rebut juste parce qu’il n’est pas à la hauteur des exigences techniques requises par les nouvelles versions de Windows.
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Péché 5 : Blocage abusif des standards

Microsoft a essayé de bloquer le passage au standard libre pour les formats de documents, parce que des standards comme OpenDocument Format menaceraient le contrôle exercé pour le moment sur l’utilisateur avec les formats propriétaires de Word. Elle s’est lancée dans des manoeuvres en sous-main, qui peuvent aller jusqu’à la corruption de fonctionnaires, pour essayer de stopper de telles initiatives.
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Péché 6 : Soutien des DRM (Digital Restrictions Management)

Avec Windows Media Player, Microsoft collabore avec les grandes firmes des médias pour imposer des restrictions sur la copie de médias avec leur système d’exploitation. Par exemple, à la demande de NBC, Microsoft est capable d’empêcher les utilisateurs de Windows d’enregistrer des émissions télévisées qu’ils ont pourtant le droit d’enregistrer légalement.
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Péché 7 : Menaces sur la sécurité de l’usager

Windows a une longue histoire de failles de sécurité, ouvrant la porte à la diffusion des virus et permettant à des utilisateurs distants de prendre le contrôle des ordinateurs d’autres usagers et de les transformer en robots spammeurs. Puisque le logiciel est secret, tous les utilisateurs dépendent de Microsoft pour régler ces problèmes – mais Microsoft tient à ses propres intérêts en matière de sécurité, pas à ceux de ses usagers.
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Extraits du site Windows7Sins en version française.

Notes

[1] Voir le communiqué de presse de l’April pour l’occasion. Sur le même site et en insistant sur la vente liée, l’April propose également un flyer de 8 pages, qu’elle s’est amusée à distribuer à l’entrée du tout nouveau Windows Café à Paris le jour de son inauguration.

[2] En fait non pas 500 mais 499 car la FSF n’a pas jugé pertinent d’écrire à Microsoft, arguant que la société ne comprendrait pas !

40 Réponses

  1. citation >>> " Encore une critique de Microsoft, occupez-vous plutôt de mettre en avant les qualités du logiciel libre"

    Je répondrai à ce genre d’argument, que la problématique dépasse largement le cadre du logiciel libre. Il s’agit de dénoncer les agissements d’une multinationale qui tente de s’immiscer dans les aspects les plus importants de la société civile: l’éducation, la liberté d’expression, la protection de la vie privée, … y compris l’environnement.

  2. Justement, les qualités du libre c’est d’être totalement l’inverse de ces 7 "pêchés" ;-)

  3. Une petite coquille sur la page d’accueil de fr.windows7sins.org :

    > Alors que Windows NT Server incluait une série d’applications serveur absentes dans la version NT Workstation, Mi[c]rosoft soutenait que les systèmes d’exploitation eux-mêmes étaient « deux produits distincts destinés à deux types d’usages très différents ».

    Voilà c’est tout. Pas le temps de troller.

  4. binaire

    Comparer le libre au "privateur" (dixit Stallman) est réducteur et inutile : installer linux implique que l’on installe dans la foulée une certaine quantité de logiciels. Hors, rien n’interdit d’installer ces mêmes logiciels sous windows.

    Et c’est bien là le problème : dire "il n’y a qu’à installer linux" ne tiens pas toujours la route (impossibilité de le faire -pour des raisons de garantie du matériel, ou de méconnaissance- ; pas envie de le faire -habitudes prises depuis très longtemps).

    N’empêche que beaucoup de personnes emploient des logiciels libres sur windows, et ce n’est pas plus mal.

    Dénoncer les travers des autres, c’est oublier les siens propres. Que linux consente à se mettre au niveau de l’utilisateur de base, ergonomiquement parlant, et ce sera gagné. Pour le moment ce n’est pas le cas, malheureusement.

    Et puis, la vraie vie est bien plus interessante que ces problèmes sans importance : aujourd’hui windows, linux, mac os; mais qui peut dire quel sera le système d’exploitation de l’avenir ? S’appuyer sur des certitudes n’est jamais bon, par exemple qui aurait dit voici seulement cinq ans que des banques feraient faillite ?

    Vivez sainement, surfez prudement.

  5. @binaire qui dit "qui aurait dit voici seulement cinq ans que des banques feraient faillite"

    Qui aurait dit voici seulement cinq ans qu’il ne fallait pas : breveter les logiciels, accepter la vente liée, marchandiser l’informatique à l’école, attaquer la neutralité du net, se retrouver avec un net minitel 2.0, accepter les abus de position dominante, accepter les DRM, accepter les lois liberticides, etc. ?

    Quelques personnes, dont justement les défenseurs du logiciel libre qui font leur possible pour éviter la faillite d’un monde numérique que certains en haut voudraient transformer en un instrument de contrôle, de pouvoir et de profit.

    Que l’OS Windows 7, ou même Vista, soit un OS de qualité et plus pratique que GNU/Linux est une question quelque part secondaire dans ce contexte.

    Mon 4×4 est une machine super puissante et confortable mais il pollue l’atmosphère et la vie des autres.

  6. Stanislas

    @binaire : Linux est au même niveau que windows aujourd’hui. Il existe pour les 2 plateformes des distributions pour les pro et pour le grand public. J’ai toujours installé linux ubuntu en laissant l’installateur automatique s’occuper de tout… tout comme windows. Et lorsque j’ai eu un besoin particulier, comme avec windows j’ai été consulter la documentation. La différence est que pour windows j’ai dû acheter des bouquins, pour linux il m’a suffit d’aller sur les sites de la communauté.

    Sinon, je trouve l’idée intéressante de ce site d’information sur les manipulations de Microsoft, et il doit être possible d’aller plus loin, en pointant comme un article de wikipédia davantage de ressources sur d’autres sites détaillant tel ou tel point.

    Longue vie à Framasoft. Vive les logiciels libres.

  7. JosephK

    >Que linux consente à se mettre au niveau de l’utilisateur de base, ergonomiquement parlant, et ce sera gagné. Pour le moment ce n’est pas le cas, malheureusement.

    C’est quand même marrant. Ce genre d’analyse sur l’ergonomie on ne la fait jamais concernant MacOS pourtant il parait que les Mac ne sont pas beaucoup plus utilisés que Linux… Serait-ce qu’Apple ne se met pas "au niveau de l’utilisateur de base" ?

  8. Stanislas

    @Aka répondant à Binaire : Linux est aussi bon voire meilleur que windows pour un utilisateur lambda (gnome est devenu vraiment très efficace). Il n’y a plus à défendre Linux sur ce point, ce n’est pas le bling bling de windows (en option sous linux pour ceux qui aiment) qui fait la différence. Ce qui fait la différence, c’est ce qui a aussi manqué à Vista : que les sociétés qui développent des logiciels et fabriquent du matériel acceptent d’adapter leur production à cette plateforme, je pense aux pilotes, aux jeux, aux sites comme France 5 où sous linux on ne peut pas revoir leurs émissions…

    Par contre, oui, cette crise a bien montré que nos économies ne fonctionnent pas vraiment sur le mode rationnel comme on nous l’a seriné depuis plus de 20 ans, on nous indiquant combien il était normal d’accepter la mondialisation et toutes ses conséquences… non, toutes ses conséquences n’étaient pas automatiques… Et oui, le logiciel libre est plus rationnel et plus humain.

  9. eriquesse

    Attention TROLL:

    Les 7 péchés de linux OU les 7 raisons de ne pas utiliser linux:
    – j’ai des habitudes et je ne souhaite pas en changer!
    – ça marche tout seul : pourquoi changer ?
    – tout le monde utilise windows : pourquoi pas moi ?
    – rares sont les sites où internet explorer ne marche pas!
    – je peux jouer à ce que je veux!
    – je peux charger mon ipod/archos comme je veux!
    – tout le reste c’est de l’intox de "fondus" de l’informatique!

    Quiconque à déjà essayer de convaincre un "windozien" de se mettre à un autre OS à entendu ces remarques.

    CONCLUSION:
    Les gens sont des moutons, contents de l’être … pourquoi pas!
    (Y-a t’il des statistiques sur la correlation entre les programmes TV regardés et l’OS utilisé ?)

    La liberté c’est de laisser la liberté à ceux qui la veulent de l’avoir. Quand aux autres qu’ils restent dans leur monde … fermé.

    Il faut convaincre les jeunes: ceux qui n’ont pas "encore" trop d’habitudes. Pour les autres c’est trop tard.
    D’où le péché 1 qui est pour moi le seul qui vaille le coup de se battre: les autres tomberons naturellement.

    La démocratie/liberté en informatique/internet ne sera pas plus rapide à venir que dans la VRAIE vie.
    Il faut investir dans les jeunes (âge et/ou esprit)

  10. Ubuntu n’est pas qu’un O.S , l’utiliser c’est aussi comprendre plein d’autres choses.

    Personnellement, (à 52 ans !) j’ai juste voulu faire tourner le live CD de Hardy Héron et voir un peu à quoi ça pouvait bien ressembler…
    Aujourd’hui je n’ai même pas de dual boot, je n’ai qu’ Ubuntu sur mon PC.
    Je ne suis pourtant pas un Geek…

    Si on part du principe qu’on système d’exploitation doit permettre de tout faire, rester stable, être facile d’utilisation, et rendre heureux quant à son utilisation au quotidien : on peut dire qu’ Ubuntu répond à tous ces critères !

    Mais c’est pire encore – si l’on peut s’exprimer ainsi – car en quelques mois il m’a permis de découvrir le monde du logiciel libre et un nouveau mode de pensée .

    Attention : l’essayer c’est risquer de l’adopter définitivement.

  11. MARRE, mais vraiment marre d’entendre toutes ces bêtises à propos de Microsoft. De plus, il n’y a que la FSF pour faire des conneries pareilles. On en a marre de vos discours. Plutôt que de critiquer à tout va, il serait plus constructif de créer quelque chose au lieu de critiquer! Si vous voulez critiquer, vous pouvez également critiquer Apple, Adobe, Oracle, Sun, Digidesign, McAfee, Norton, … et bien d’autres. Pour avoir un discours cohérent, il ne faut pas en viser qu’un seul. Les logiciels libre, c’est bien! Félicitations! Et il en faut. Mais il ne faut pas demander à tout un chacun de devoir plonger "les mains dans le camboui" lorsque rien ne va.
    Je peux comprendre que des utilisateurs non avertis n’aient envie de devoir commencer à "bidouiller" lorsque l’on veux faire quelque chose avec sa machine. Microsoft offre cette possibilité. Ils payent pour la tranquillité. Ce que les logiciels libres ne peuvent fournir puisque dans la déclaration de la licence GPL, il est clairement spécifié que la GARANTIE N’EXISTE PAS. C’est quoi donc cette mascarade. Ça me fait bien rire.
    Comment peut-on demander à un informaticien de devoir travailler gratuitement sur un projet, puis, lorsqu’il s’agit de maintenir cette application, de passer des nuits, pour le plaisir des utilisateurs finaux, à coder et à débugger. Quel serait le chauffeur de bus, le commerçant, employé de bureau, accepterait de travailler gratuitement? Et lorsque l’on sait que, dans le projets Open Source, plus de 90% sont écrits et maintenu par deux développeurs, pourquoi devraient-ils se sacrifier au nom d’une, soit disant, idéologie bienfaisante pour la société. Et je sais de quoi je parle, parce que je suis dans le cas. Plus de 1000 personnes vont tester et utiliser mon programme lorsqu’il sera fini. J’ai encore bien des nuits de travail devant moi.
    Perso, bien que je fasse du développement Open Source, je suis pour les deux solutions. Qu’on foute la paix à Microsoft, ou bien qu’on attaque les sociétés commerciales sur le même front et sur le même pied d’égalité. Pas de favoritisme pour l’attaque d’une plutôt que l’autre. On dirait de la jalousie.
    Aussi, en ce qui concerne la stabilité, ça aussi, ça me fait bien rire! J’ai un serveur Win2000 qui tourne depuis 2002, tout les jours, 24h sur 24. Mon réseau est connecté au Net, el il n’a JAMAIS planté. Mais souvent, ceux qui critiquent Microsoft, ne savent pas s’en servir.
    Au bureau, j’ai du reprendre le job de quelqu’un qui avait paramétré l’AD dans Win2000! Il venait de Linux. Rien n’était pensé en terme de hiérarchie, c’était le foutoir dans la gestion des comptes utilisateurs,… Puis j’ai appris qu’il n’avait jamais vraiment pigé le truc de l’AD. Alors, laissez moi rire. Y en a t-il juste un qui soit capable d’utiliser correctement un OS Microsoft dans ceux qui critiquent? Et stallmann, connait-il au moins les produits qu’il critique? Le jour ou on peut vraiment faire une comparaison d’égal à égal, d’accord, avant, tout cela restera de la contestation de 68ards. De toute façon, au vu de la manière dont la FSF s’y prend, les logiciels propriétaires ont encore de beaux jours devant eux.
    Si vous voulez critiquer une boite, et retenez bien ceci, c’est vers Google qu’il faut se tourner, car eux, dans quelques années, ils vont manger tout le monde TOUT CRU.
    Faut pas se tromper de combat, hors là, pour l’instant, vous vous mettez le doigt à côté de l’oeil.

  12. @Adrien : Apple, Google et compagnie, rassure-toi, on les critique aussi, on ne s’en prive pas. Quant à cette question de garantie, je pense que tu as lu un peu vite le contrat de licence de Windows : il n’y a pas plus de garantie qu’avec Debian ou Ubuntu, et encore moins de support (va chercher où rapporter des blogues…).

  13. @ Adrien

    - Tout d’abord concernant: "vous pouvez également critiquer Apple, Adobe, Oracle, Sun, Digidesign, McAfee, Norton, … et bien d’autres" et "ou bien qu’on attaque les sociétés commerciales sur le même front".

    Je pense que le Framablog n’est pas en reste à ce niveau. Regardez la colonne "à retenir": 2 articles critiquant Google, 1 article critiquant Apple, et 0 critiquant Microsoft (en fait, il y en a 1 indirectement avec le Café Pédagogique"). On trouve également des articles sur le Flash ou autres.

    - Concernant "Plutôt que de critiquer à tout va, il serait plus constructif de créer quelque chose au lieu de critiquer!".

    De nouveau, lorsqu’on regarde les articles du Framablog, on trouve des articles sur Drupal, CaRMetal, WikiReader, … Les articles qui critiquent Microsoft sont réellement une minorité, mais ils ont un impact plus fort, et par conséquent, on a l’impression qu’ils sont majoritaire.
    Ensuite, je pense que ce n’est pas constructif de créer quelque chose en ignorant sciemment les comportements préjudisciables des autres entreprises. Dans un exemple, j’avais comparé ça à l’affirmation (dans un contexte bien plus sérieux que celui du logiciel libre): "Aung San Suu Kyi passe son temps à critiquer le gouvernement birman, n’a-t-elle pas des choses plus construtives à faire ?". Faire prendre conscience au public que Microsoft abuse de son pouvoir en s’immiscant dans l’éducation, dans la vie privée, en ne respectant pas les standards, … (voir la liste de l’article), je pense que c’est sain, honnête et important. Après tout, si votre restaurant mettait une substance dans ses plats pour vous rendre accro (de nouveau, c’est plus grave que pour Microsoft), préféreriez-vous que nous fondions un nouveau restaurant, tout en laissant le choix aux clients d’aller chez nous ou chez la concurrence, ou bien seriez vous d’avis qu’on dénonce cette pratique déloyale ?

    - Concernant "Microsoft offre cette possibilité. Ils payent pour la tranquillité. Ce que les logiciels libres ne peuvent fournir puisque dans la déclaration de la licence GPL, il est clairement spécifié que la GARANTIE N’EXISTE PAS."

    Vous m’apprenez 2 choses: que cette garantie existe chez Microsoft, alors que pour un simple utilisateur, la CLUF précise clairement qu’une fois la licence acceptée, l’éditeur n’est responsable de RIEN, et que cette garantie n’existe pas avec les logiciels libres, alors que c’est exactement ce que fait Redhat, SuSE ou Mandriva dans leur solution payante.

    - Concernant "Comment peut-on demander à un informaticien de devoir travailler gratuitement sur un projet".

    Forcer qlq’un à travailler gratuitement est répréhensible par la loi. Si c’est votre cas, je vous conseille de prendre contact avec un avocat.
    Libre ne veut pas dire gratuit. La plupart des gens qui travaillent sur le logiciel libre sont bien payés.
    Par contre, distribuer gratuitement un projet déjà payé n’est en rien interdit.

    - Concernant "pourquoi devraient-ils se sacrifier au nom d’une, soit disant, idéologie bienfaisante pour la société."

    Personne ne force personne a se sacrifier. De nouveau, si vous vous sentez lésé, je vous invite sincérement à porter plainte. C’est votre droit et ne vous laisser pas exploiter.

    - Concernant "J’ai un serveur Win2000 qui tourne depuis 2002, tout les jours, 24h sur 24. Mon réseau est connecté au Net, el il n’a JAMAIS planté."

    Cela est parfaitement possible. Il est parfaitement possible également d’avoir un serveur Win2000 qui se plante tout les jours. Les cas particuliers sont irrelevants.
    Mais veuillez noter que l’article n’attaque pas Windows sur la stabilité. Personnellement, je ne jurerais pas qu’une solution libre est plus performante qu’une solution propriétaire. Mais au delà de ça, le propriétaire a bien souvent des défauts intrinsèques que n’a pas le libre (modularité, pérénité, …). Le propriétaire permet également à certaines entreprises de pratiquer des pratiques déloyales, comme c’est dénoncé ici avec Microsoft.

    - Concernant "Puis j’ai appris qu’il n’avait jamais vraiment pigé le truc de l’AD."

    Cela va sans dire qu’il y a des cons partout, aussi bien dans le libre que dans le proprio. On voit souvent des libristes prendre les non-libristes pour des cons. Je trouve ça arrogant de leur part et je ne leur porte pas bcp d’estime. Par contre, que ces comportements crétins ne vous éloignent pas du vrai message que diffuse, par exemple, cet article.

    - Concernant "Y en a t-il juste un qui soit capable d’utiliser correctement un OS Microsoft dans ceux qui critiquent?"

    L’article ne critique pas les performances de l’OS de Microsoft, il critique les choix commerciaux qui sont abusifs. Nul besoin de vivre en Birmanie pour pouvoir informer les gens que ce qui s’y passe n’est pas démocratique.

    - Concernant "c’est vers Google qu’il faut se tourner, car eux, dans quelques années, ils vont manger tout le monde TOUT CRU"

    Google est également critiqué par la FSF et par les libristes (à propos du cloud computing, de adsense, …). Bizarrement, lorsqu’on les critique, ce n’est plus de la jalousie et cela passe inaperçu.

    - Concernant "Faut pas se tromper de combat".

    Etes-vous sur de ne pas vous-même vous tromper de combat ? Le but du logiciel libre est de garantir que l’utilisateur ne subissent plus les abus que permettent les logiciels propriétaires, exactement comme dénoncé dans cet article. Ce n’est ni d’être populaire ni de prendre le plus de parts de marché. Si Google a du succès mais respecte les libertés des utilisateurs, alors les libristes seront contents, même si cela prend les PDM qu’ils auraient pu grapiller.

  14. GrisPoil

    Juste pour le plaisir de troller : parmi les horribles pubs pour windows 7 qui passent à la télé, il y a une charmante jeune fille qui nous explique qu’elle tout simplement demandé à microsoft que son OS ne plante pas à tout bout de champ, ce qui a mené à la sortie de cette merveille qu’est windows 7.
    Comment se fait il qu’en bientôt trente ans d’utilisation intensive et de plantages aléatoires, PERSONNE parmi les millions d’utilisateurs insatisfaits de l’écran bleu de la mort n’aie jamais pensé à demander à microsoft de travailler proprement ?
    Heureusement, la demoiselle est sur la dangereuse pente de la geekerie : elle consomme trop de café devant son laptop…

  15. frilouz

    "Les gens sont des moutons, contents de l’être … pourquoi pas!"
    Eh oui… La Boetie appellait ça la servitude volontaire :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Discou
    Bien plus que les arguments sur le prix, ou la qualité (Windows 7, comme XP fonctionnera suffisament bien pour la plupart des applications), les arguments développés ici par la FSF sont les seuls vraiment valables en faveur du logiciel libre, et le choix du logiciel libre devrait être philosophique, plutôt que qualitatif ou économique.
    Malheureusement, tels le chien de la fable, la plupart des gens préféreront toujours un collier, une laisse et une gamelle pleine plutôt que de devoir chasser pour survivre.
    C’est semble-til profondément ancré dans la nature humaine, et nous en sommes tous plus ou moins là.
    Par ailleurs, combien de gens décellent vraiment cette servitude dans l’utilisation d’un banal système d’exploitation … du moment que ça marche …?
    eriquesse a raison de mettre en avant l’éducation, mais je serai moins pessimiste que lui : Il est toujours assez tôt pour "éduquer" quelqu’un qui s’est fait piéger par des histoires de formats ou de DRM, petit pas par petit pas, et sans agressivité.
    Une dernière citation de La Boétie, et j’arrête avec la philo :
    "Ainsi la première raison de la servitude volontaire, c’est l’habitude. Voilà ce qui arrive aux plus braves chevaux qui d’abord mordent leur frein, et après s’en jouent, qui, regimbant naguère sous la selle, se présentent maintenant d’eux-mêmes sous le harnais et, tout fiers, se rengorgent sous l’armure."

  16. Pingouin Migrateur

    Sans juger sur le fond : je pense que la référence religieuse (les péchés) n’est pas très heureuse dans une société laïque comme la notre. J’aurais préféré que l’article s’appelle "Les 7 mensonges de Windows 7" ou "7 raisons de ne pas utiliser Windows 7".

  17. @pingouin migrateur :
    – il s’agit de la traduction d’un site américain ("un peu" moins laïque) ;
    – la référence au film Seven http://fr.wikipedia.org/wiki/Seven_… n’est, à mon avis, pas à dédaigner.

  18. Otourly

    citation>>>À ce jour, on apprend à la plupart des enfants, dont l’éducation implique des ordinateurs, à utiliser le produit d’une seule entreprise : Microsoft.

    En fait, même si ici ce n’est pas le sujet, je dirais même deux; l’autre monopole ou quasi monopole auquel je pense, et qui pourrait bien être un faux-ami, est le géant de la recherche sur le net…

  19. je serais le premier à me passer de bill si seulement je pouvais
    utiliser une distribution linux ; mais je n’ ai jamais pu ; de la carte graphique qui coinçait à l’impossibilité de paramètrer un modem (eh oui je suis en 56k!)…… je n’ ai plus qu’à attendre l’ADSL .
    le monde du libre à l’immense tort d’etre peuplé d’informaticiens!

  20. @Brocstore: oh le modem c’est tout simple si tu as un port série: (si possible d’abord, tu retires la carte modem) tu branches un modem externe. Choisir un Olitec V92 de préférence avec port série. Peut-être que ceux avec port USB vont bien aussi, il faut se renseigner. J’en ai un rab.

    Quant à la carte graphique, il faudrait donner la référence. S’il s’agit d’un ordinateur de bureau et pas un portable, ce n’est pas un obstacle insurmontable, tout de même (sauf si la carte mère n’a pas de port pour mettre une carte graphique et que donc la carte actuelle est intégrée à la carte mère).

    Si l’ordinateur est ancien, ça vaut vraiment le coup en plus de changer la carte graphique. C’est un moyen de redonner du punch à un vieil ordinateur, sans compter qu’une connexion bas-débit sous GNU/Linux est plus rapide que sous Windows: ce n’est pas de l’intox, c’est la réalité de la stupidité de M$ qui n’avait pas compris l’importance des réseaux (et qui ne comprend toujours pas l’importance de l’internet, Google a pigé en revanche, pour comparer 2 "géants", comme on dit).

    Le monde du Libre est peuplé de gens ordinaires comme moi qui s’instruisent au fil des années et qui aiment une chose: la liberté des logiciels libres et de GNU/Linux (et liberté de choix dans les distributions, les versions des distributions, les logiciels eux-mêmes).

    Pour revenir au sujet, la FSF exprime les choses de façon très claire et je me suis fait un plaisir de relayer leur bonne œuvre sur mon site et sur celui ne notre petit LUG, à travers le relais de l’APRIL: http://librefan.eu.org/node/295

    Je trouve leur campagne plus percutante que celle sur Bad Vista (qui s’est écroulé sous le seul poids de son incompétence).

    Et merci à J-C dans les commentaires pour sa réponse détaillée et pertinente aux arguments windowsiens.

    Bon GNU/Linux à tous ;-)

  21. Sans parler du contenu des défauts (j’utilise arbitrairement ce terme, il y a peut-être lus pertinent) de Windows 7, je trouve que la forme, parler de "péchés", n’est pas une excellente idée (du moins de mon point de vue français).

    C’est moralisateur, ça renvoie à des concepts religieux, et je ne suis pas sûr que l’époque soit propice à utiliser ces différents signes.

    Surtout quand ceux qui les communiquent sont ces "gros barbus sectaires du libre", comme on les considère parfois encore (à tort), notamment dans le grand public, certainement plus visé qu’un public déjà averti.

    Après, l’image des "7 péchés" est sans doute plus efficace qu’une énumération simple, mais je pense que le sens porté ait un impact très bénéfique sur l’image du libre et sur la force de la communication…

    En tout cas, moi, ça m’irrite cette histoire de péchés, pourtant Dieu (aha) sait si je porte Microsoft et windows loin de mon coeur…
    (Je pense qu’à lire un équivalent "les 7 péchés de XY" sur un sujet un temps soit peu sérieux), j’aurais envie de coller des claques..)

    ps: à lire vite fait les commentaires, je m’aperçoit que Pingouin Migrateur à déjà soulevé cela (et ses proposition me semblent déjà meilleures -en tout cas plus adaptés la France, même s’il n’y a pas que la France de francophone, je ne sais pas comment ça passe ailleurs- ).
    Quant au film Seven, je ne l’ai pas vu, et je ne suis pas certain que son impact puisse occulter même partiellement celui des religions judéo-chrétiennes sur la culture européenne.

  22. @Léo M: C’est une réponse caustique à l’appellation stupide que m$ a donné à sa dernière ponte, comme si on lui renvoyait à la figure son œuf (certains diraient sa "bouse"): «7, sans blague, seven (le film)? ah oui? tiens voilà ce que ça veut dire, ton stupide 7». Bref, ils ont pris M$ 7 au mot.

    Bien avant tout ça, j’avais fait le lien entre le chiffre et le film (et donc les 7 péchés capitaux) que je n’ai pas vu mais qui a eu assez d’impact pour que même moi en aie entendu parler.

    Il n’y a aucune obligation de traduire par «péchés». L’APRIL a traduit par «abus».

    Dans notre pays laïque il y a bien une société de logiciels propriétaires SIGB (gestion de bibliothèque) qui s’appelle «Décalog» et je m’amuse à énumérer les 10 commandements des logiciels propriétaires: le secret tu tiendras, le client tu tiendras esclave, liberté tu muselleras, etc. Décalog est une appellation stupide (et sans doute prétentieuse) pour des logiciels qui s’appelle Paprika et je ne sais plus quoi du même style.

  23. @libre fan:
    Comme je suis un peu de loin l’actualité de l’informatique, j’ai un peu eu vent de l’arrivé de Seven, mais peut-être qu’en effet, le badaud moyen en entendant parler de la sortie de "7", se demandera "hein, Seven quoi? Le film? 7up? Les Cévennes?", c’est une possibilité à laquelle je n’avais pas pensé.

    Mais ça ne change, je pense, pas le problème du terme utilisé.
    D’un coté en effet, donner une signification au 7 en utilisant la forme des 7 péchés est évidemment plus efficace que de parler des défauts, abus…
    Mais de l’autre il y a quand même cette forte connotation religieuse de la forme, et tout ce qui s’ensuit.

    Alors, je ne propose pas de solution, je me contente d’exprimer que cette forme, de par son sens et tout ce qui l’entoure, est à mon avis une mauvaise forme, malgré certains "intérêts" en terme de communication.
    (bref: quitte à trouver une forme de communication efficace, autant qu’elle soit exempt de défauts)

    Pour finir, il n’y a évidemment pas lieu de traduire obligatoirement sins par son équivalent français, je ne vais pas le reprocher à ceux qui le font, le problème ne viens pas de la traduction.

    Quant à "Décalog", que je ne connais pas, il ressort de ce nom en premier lieu un jeu de mot entre Décalogue et "Logiciel". Pas trop de confusion possible, le nom est d’abord…une blague.
    Et le terme "Décalogue" me parait bien moins courant que "péché".
    Après je tiquerai sans doute à voir une icône (…) accompagné du texte "Décalog" sur un bureau, ignorant de ce dont il s’agit, mais je ne pense pas que ça provoquerai chez moi le moindre rejet, contrairement aux "7 péchés".

  24. JosephK

    Sûr, "Windows 7 comme les 7 nains de Microsoft" ça passe beaucoup mieux :)

    Sinon, "Linux comme les 7 merveilles du monde" en parallèle ça serait pas mal aussi d’ailleurs ça serait un bon moyen de faire taire les critiques des anti-anti-microsoft sur le côté non constructif de cette campagne et du coup le côté religieux on y passerait à côté vu que l’accent serait mis surtout sur le 7.

  25. A l’attention de Mr J-C.
    J’apprécie particulièrement votre commentaire. Celui placé par moi même précédemment est aussi là pour permettre à tout un chacun de réagir et d’être "secoué". Ce fut votre cas et votre réaction est nuancée. Je l’apprécie fortement et vous en remercie.
    Je suis également plutôt d’accord avec vous que nécessairement, il faut pouvoir apporter un œil critique sur différents sujet! C’est ce que nous faisons ici. Et, comme stipulé dans mon précédent message, personne n’est parfait et je cherche à pouvoir garder une équité dans mes choix que ce soit pour l’une ou l’autre solution. Je dois vous l’avouer, je suis nettement moins fort sous Linux que sous les OS Microsoft. Néanmoins de belles choses sont possibles dans le deux cas. Je suis également plus nuancé dans la teneur de certains discours qui disent que certaines sociétés commerciales veulent "s’accaparer" le monde. Je pense que c’est plutôt simplement une question d’argent. C’est donc pourquoi j’estime (mais cela n’engage que moi) que des articles accrocheurs avec des titres percutants peuvent avoir des effets de stimulation sur certains mais des effets de contre réaction chez d’autres. Un exemple (mais n’entrons pas dans le vif du sujet, si vous le permettez, c’est juste pour argumenter) le matraquage que nous subissons à propos du climat à tendance à exaspérer certaines personnes. Je veux simplement dire qu’il est également important de bien "enrober" l’information.
    Néanmoins, je continuerai à développer mon projet Open Source. Et, pour info, j’ai choisi (ceci par pur défi, n’y voyez aucun autre intérêt) de travailler avec le langage c# de Microsoft et de permettre à cette application de tourner sous Linux et Mac via le framework Mono soutenu par Sun, histoire de montrer que de beaux projets peuvent naître quand on veut un monde meilleur.
    Avec tout mes respects, Monsieur.
    Adrien.

  26. Rien de réellement nouveau dans cet article. Ça fait des années que c’est comme ça. Pour ceux qui râlent pour râler contre l’appellation "péchés", il faut qu’ils cessent de nier le passé. L’Europe et une grande partie du monde occidental sont maintenant laïcs et multiconfessionnels, mais l’héritage des normes judéo-chrétiennes est toujours bien présent, et même parmi les laïcs endurcis, l’expression reste parfaitement comprise, car elle fait partie de la culture. Ce n’est pas prêt de disparaître; les républicains avaient tenté d’éliminer les références religieuses à l’aube de la révolution de 1789, ça n’a JAMAIS fonctionné.

    Parlant de ma propre expérience, j’ai eu la chance d’avoir un poste de travail basé sur Windows 2000 pendant 8 ans, que j’ai abondamment bidouillé avant de balancer l’ordi rendu trop vieux pour être utile à qui que ce soit. Il était le plus au point des Windows jusqu’en 2006, stabilité excellente, après je suis passé à Ubuntu sans revenir en arrière. Win n’est pas un mauvais OS en soi; c’est la philosophie qu’il représente qui n’est pas conforme à une utilisation sans restriction d’un OS. Il faut lui reconnaître une très grande polyvalence, souvent bien plus que nécessaire, spécialement lorsqu’il s’agit de logiciels pointus qui doivent tourner sur une plate-forme standardisée. Je pense notamment à tous les logiciels qui gèrent la personnalisation, le dump et le flashage de téléphones cellulaires; rien que pour eux, il faut avoir une machine exécutant Windows en natif. La seule raison d’utiliser un dual-boot, ou de conserver ce vieux 700MHz en état de marche. Sinon, la stabilité de Win 2000 Pro n’a jamais été en cause: couramment 3 semaines d’uptime à chaque fois, le temps d’un redémarrage pour résoudre les bugs d’applications qui ne voulaient rien savoir (L’OS lui-même n’avait rien).

    Durant mes mois sur Ubuntu, ce fut toujours le plaisir, qui s’est transformé en plaie lorsqu’on m’a donné ce iPod Touch. Autant l’appareil est excellent, autant la décision de ne pas faire de version Linux est décevante au possible, tout autant que le fait qu’iTunes soit incompatibles avec Wine. À ce que je sache, il y a une pincée de logiciels proprios sous Linux, on ne les aime pas, mais ils n’ont pas d’équivalent. Je ne verrai pas de problème à utiliser un logiciel proprio bien foutu en attendant une alternative libre, plutôt que pas de logiciel du tout.

    Par pur pragmatisme, je tourne maintenant sous Mac OS X, en partie fermé, mais respectant les standards partout, "all around", comme disent les anglophones, tout en offrant une intégration hors pair entre les composantes. On ne peut pas en dire autant des produits bâtis pour MS Windows, encore moins de ce qui est disponible sous Ubuntu. Sur cette dernière plate-forme, les logiciels proposés peuvent être révolutionnaires, mais ils ne sont jamais intégrés entre eux, ce qui nuit à la fluidité du travail. À mon sens, cette seule intégration et attention aux détails mérite la différence de prix d’avec une machine de bonne qualité construite pour Ubuntu. Même si Apple soutient aussi les DRM, contrairement au WMA, leur format audio est bien supporté. Ils n’ont pas implémenté complètement le OpenDocument parce que le standard contient de nombreuses imprécisions (lire: des "features application-dependant"). Un standard, par essence, ne doit rien laisser faire à une application quelque chose qui rendrait le fichier inutilisable par une autre, or, c’est précisément ce qui se passe avec le ODF. MS Office XML, bien que développé autant à but de standardisation que d’étouffement du développement tiers (la taille de la spécification en témoigne), a l’avantage de ne pas laisser de zones d’ombre. MS et Apple ont critiqué, à juste titre, l’extrême lourdeur décisionnelle concernant les caractéristiques du ODF; il faut un accord universel, or, ce n’est qu’après longues tractations et compromis que l’on peut y arriver, alors que la montagne accouche d’une souris. Étant impliqué dans les tests de qualité d’OpenOffice 3, je commence à voir ce que signifie "lourdeur". On se croirait revenu au temps de la bureaucratie française des années 80 et 90. Chez Apple, un homme commande, les ingénieurs exécutent, les développeurs râlent un peu puis sont ravis des nouvelles possibilités, les usagers reçoivent. C’est dictatorial, et ça marche très bien. Quand les ordres sont donnés pour contenter les utilisateurs, tout fonctionne mieux. L’effort peut être commun et ouvert, mais la direction donnée doit être unique, au risque d’en mécontenter quelques-uns. Je ne crois pas que Apple se prive d’un iTunes pour linux par pur plaisir d’emmerder les libristes; ils attendent simplement qu’une tendance claire reste présente. Ouvrir la plate-forme n’a pas de sens économique, car il ferait tomber leur modèle d’affaire qu’est le iTunes Store. Remarquez bien que rien n’interdit de lire des mp3 "ordinaires" sur un iPod.

    Je n’ai personnellement jamais adhéré au trollage entourant l’anti-windows-isme primaire. Je ne suis guidé que par le pragmatisme. Tout le monde utilise Windows, mais je trouve sa gestion de la RAM déficiente, autant sous 2000 (sur ma station, ce n’était pas important) que XP que Vista, alors que je multi-tâche beaucoup. Je ne vais pas changer de façons de faire pour m’adapter à l’OS; pourquoi garderai-je cet OS pour ma vie courante? Les portables Ubuntu sont rares et extrêmement chers comparés à leurs pairs sous Windows; sachant qu’une licence OEM de Win vaut autour de 50$ et que je doute que le fabricant reverse le moindre centime à la distribution Linux qu’il inclut, je ne vois pas pourquoi je paierai plus cher pour un OS respectueux des standards. S’ils contribuaient financièrement au développement du système libre, j’apprécierai qu’ils écrivent la somme contribuée par machine vendue. Comme le support n’est pas assuré ni par le fabricant ni pas l’éditeur de la distro et qu’il n’y a pas de contribution, je ne vois aucune raison de payer plus. (Comparer les modèles de Dell, pour info). Microsoft ne fournit aucun support aux particuliers, et les fabricants de PCs portables laissent toute réparation au moins partiellement à la charge de l’utilisateur, privant l’usager de sa machine durant 2 ou 3 semaines? Pourquoi j’achèterais leurs produits, cette absence prolongée de machine est incompatible avec la notion de "jouissance normale de son bien" (surtout si c’est l’outil de travail)? Je me suis procuré un MacBook. Coûteux, si on veut, puissant, suffisamment pour ce que j’en fais, et un excellent service; suffit d’aller en boutique s’il y a un pépin; le remplacement (produit ou pièce) est habituellement installé en 2 ou 3 jours maximum, la journée même dans beaucoup de cas. Il n’y a aucun appareil qui ne brise jamais, ça n’existe pas. Près de 9 personnes sur 10 sont satisfaites du service chez Apple, les autres sont derrière. Parce que l’OS est très bien intégré à la machine. Jusqu’à présent, ça n’a jamais été le cas pour Microsoft, ni Linux. Geek ou pas, à un moment, on n’a plus le temps de se casser la tête avec la machine. Elle doit fonctionner de façon prévisible n’importe quand. Jusqu’à présent, seul Mac OS X a toujours vérifié cette assertion. Windows plante quand ça lui chante, Ubuntu ne gère toujours pas correctement des fonctions qui servent quotidiennement: gestion de l’hibernation et mise en veille, son qui "saute", ralentissement intrinsèque de certaines applications (VLC sur une machine un peu "limite"), gestion des webcams.

    Fiabilité = pragmatisme, dans ce contexte.

  27. @Cubytus

    Ce n’est, à mon avis, pas la compréhension du terme "péché" qui est en cause, mais plutôt ses connotations (sa connotation justement religieuse en premier lieu qui est je pense comprise par tous).

    Cela serait même un moindre problème si la cible européenne de cette "accroche" avait suffisamment oublié le passé judéo-chrétien de cette dernière: ça lui ferait ouvrir un dictionnaire et réfléchir/se cultiver un peu!
    ou pas malheureusement! :)

  28. @Cubytus, tu peux attendre longtemps pour avoir un équivalent à iTunes pour transférer de la musique sur un iPod. Si ça n’existe pas, c’est parce qu’Apple fait son possible pour que les transferts ne soient possibles qu’avec son logiciel.

    Pour un système libre qui prenne en charge l’hibernation et la mise en veille, un son correct et pas de ralentissement, je te suggère de prendre une machine récente et de proscrire les pilotes propriétaires. Pour les webcams, c’est à tester…

  29. Idem, je ne vois absolument pas le problème de la connotation religieuse. La religion fait partie de la culture, qu’on ait décidé de la rejeter ou pas. Nier la religion (ou les religions), c’est refuser la culture.

    Elessar, je ne veux pas un "équivalent" à iTunes, je veux iTunes lui-même, sur Linux.

    Va faire un tour sur les forums d’aide Ubuntu; ils sont constellés de topics portant sur des machines récentes qui ont des comportements capricieux. Quant aux pilotes libres, montre-moi les pilotes ATI et nVidia libres et performants, sérieux concurrents aux pilotes constructeurs et permettant les mêmes performances. Personne sous Ubuntu n’installe ces pilotes de gaieté de cœur.

    Puis une machine récente… Toute machine de moins de 5 ans, je la considère récente; il ne manquerait plus que, pour obtenir une performance décente sous Ubuntu, il faille en changer aussi souvent que les nouvelles versions sortent, comme chez Windos. Et parallèlement, arrêter les assertions mensongères, comme le fait qu’Ubuntu soit idéal pour redonner vie à une vieille machine.

  30. Compris, Cubytus. Souviens-toi juste que, en ce qui concerne les produits Apple, c’est Apple qui décide, pas toi ni les développeurs de logiciels pour GNU/Linux. Si ça ne marche pas bien dans un contexte donné, les seuls auprès de qui tu peux te plaindre, c’est Apple.

  31. Pour tenter de clarifier les choses concernant l’usage du terme ‘péché", le problème n’est évidemment pas la religion, mais uniquement la résonance du terme "péché" dans les esprits.

    Étant, de manière évidente, rattaché aux religions judéo-chrétiennes, il induit, de manière implicite, une relation à celles-ci.

    Où est ici la pertinence à lier une lutte, ici ‘du libre’* à ces religions? Aucune, ça peut même être répulsif, certaines personnes pouvant avoir des relations de rejet vis-à-vis de la religion, et encore plus de son aspect moralisateur, auquel le terme ‘péché’ fait référence.
    J’ai déjà parlé des rapprochements qui peuvent être fait entre cet amusant mythe des libristes "barbus sectaires". Je ne m’étalerais donc pas sur la manière dont peuvent résonner les termes ‘secte’ que certains associent au libre et ‘péché’…

    Après, ce message ne choquerait peut-être pas Roberte/Germaine/Yvonne, 95 ans, qui ne sort de chez elle que pour la messe le dimanche. Mais le public visé est je pense plus jeune, moins pratiquant voire moins croyant (bien moins croyant en France je crois) et peut réagir de manière plus négative envers ce message qui viens faire la morale en parlant de péchés.

    Ce qui ne veut pas dire que le signifiant religieux n’a pas sa place dans la communication. La pub l’utilise de temps à autre, d’ailleurs des représentants du clergé français ont tenté à plusieurs reprise, parfois avec succès, de faire interdire des publicité de ce genre, qui usaient entre autres de l’image de la cène.

    Mais eux ont un avantage: personne n’ira les taxer de vouloir "nier la religion" sous prétexte qu’il ne trouve pas pertinent l’usage de signifiants religieux. ;)

    ____________________________________
    *Quand j’écris ‘du libre’, le ‘combat’ n’est évidemment pas ‘celui du libre’, mais le message est ici émis par ‘le libre’ (je globalise un peu trop, mais je pense que c’est compréhensible)

    PS: et mes excuses, je reste un peu franco-français dans mes exemples, et dans le ‘panel’ que j’estime réactif négativement au terme ‘péché’ :)

  32. Justement, c’est bien ce que j’aime chez Apple; s’il y a un souci, on ne fait pas de parties de ping-pong entre le fabricant de l’ordi qui s’en lave les mains, la communauté qui accuse le fabricant, quand ce n’est pas l’éditeur (pour les usagers de Win). D’ailleurs, il serait théoriquement plus facile pour les développeurs GNU/Linux de développer pour les machines Apple, sachant le nombre beaucoup plus restreint de configurations possibles dont elles sont l’objet, et qu’elles sont également, maintenant, pratiquement entièrement des PCs standard, au sens technique du terme.

    On peut voir les libristes comme des "barbus sectaires" qui se complaisent dans l’auto-congratulation et l’idéalisme, plutôt que de rester pragmatiques. Un auteur québécois assez connu avait fait une déclaration similaire à propos des militants indépendantistes, et les raisons de leur double échec référendaire. Il n’aurait pu être plus à propos.

    Sinon, c’est justement la connotation de "péché" qui est recherchée; le passé majoritairement pratiquant de l’Europe n’est qu’à moins d’un siècle en arrière de nous, et les termes qui s’y rapportent sont encore parfaitement compris. On peut effectivement voir le libre comme une guerre à mener contre les façons de faire non-standard et fermées, et la notion de moralisation peut être présente, dans le sens où la plupart des gens s’adonnent à ces pratiques non-standard parce que c’est plus facile. Difficile de ne pas tracer le parallèle avec le péché tel qu’enseigné par les religions monothéistes. J’aurais pu dire "croisade", pour rester dans le ton, mais la dernière datant d’environ 1270, c’est un passé trop lointain pour que la majorité des gens s’en souvienne. Tout aussi lointain est le programme d’Histoire médiévale du collège.

    Si un signifiant existe et reste compris par la majorité, pourquoi ne pas l’utiliser? Ces raccourcis rhétoriques sont puissants, courts et parlants, pourquoi étaler en plusieurs phrases ce qui peut ne prendre qu’un mot?

  33. Bon, je tente une dernière explication, et je ne vais cette fois pas m’étaler (bonne suggestion), je n’en ai pas le temps. (et je vais cerner un peu grossièrement certains termes)

    Il existe en france, notamment dans les jeunes génération, une proportion je pense non négligeable de personnes pour qui:

    religion = chose privée
    prosélytisme = chose amorale
    christianisme = vieux truc barbant de barbus rétrogrades inventé il y à 2000 ans
    christianisme = moralisme, vieux tas de règles absurdes
    moralisme = chiant
    christianisme = répulsif

    on peut par exemple penser aux athées, pas forcément les gens les plus tolérants, mais peut-être, de plus en plus, les plus nombreux (ce qui laisse d’ailleurs à penser qu’effectivement la religion n’est pas vraiment le vecteur d’adhésion le plus performant).

    nous arrivons donc à l’équation qui suit:

    message + répulsif = rejet du message = communication ratée.

    Personne n’aura besoin d’ouvrir un dictionnaire pour comprendre ‘péché’, mais quand on choisit les mots d’une communication, on va beaucoup plus loin que s’assurer qu’ils font parti d’un vocabulaire maitrisé par la cible. Si le message est compris mais qu’il n’obtient pas l’adhésion de la cible, c’est purement et simplement l’échec de la communication, ce qui est pire que l’absence de communication.

    Voilà pourquoi on n’écrit jamais n’importe quoi dans une communication et qu’il ne suffit pas qu’un mot ‘sois compris’.

    Deuxième point, je reprend une phrase "Sinon, c’est justement la connotation de "péché" qui est recherchée".
    Je me permet de compléter, vu qu’on parle depuis le début de la connotation RELIGIEUSE de "péché" (et que sans précision de la connotation dont on parle, la phrase ne veut tout simplement rien dire).
    Il y a pas mal de manières de décrire le sens du mot péché: http://www.google.fr/search?q=defin
    J’en prend une qui résume ça en quelques mots:

    "Transgression volontaire de la loi divine ou religieuse"

    POURQUOI dans une telle communication, pourrait-on bien avoir intérêt à faire référence à Dieu, à la loi divine?
    Qui est ce Dieu dont Microsoft enfreint les règles? Richard Stallman?
    on parle de quelle "loi divine"? la GPL?

    Pour finir, j’ajouterai que les deux seuls endroit où on trouve la "connotation religieuse", c’est dans les communication des autorités religieuses DANS les lieux de cultes (et encore), et dans les communications des sectes (beaucoup plus).
    Même le secours catholique l’a abandonné. Même dans la com’ de l’église catholique pour promouvoir le catéchisme c’est totalement évacué. Pourquoi? Pour les même raisons qu’expliqués plus haut.

    Et je ne vois toujours pas en quoi faire appel à Dieu serait pertinent pour parler du libre.

  34. >Et parallèlement, arrêter les assertions mensongères, comme le fait qu’Ubuntu soit idéal pour redonner vie à une vieille machine.

    Euh… ben si c’est vrai… Pour l’avoir fait à moulte reprise, XP sur une vieille carcasse ne tient pas la comparaison avec un Xubuntu. Après c’est vrai aussi que Xubuntu ne tient pas la comparaison avec un Toutou Linux mais, cela dit, quand on démarre Ubuntu en mode "terminal léger", c’est à dire quand le système d’exploitation est envoyé par un serveur performant à une vieille carcasse, ça redonne une jeunesse à la machine de manière vraiment vraiment impressionnante.

    Extrait de la page d’installation d’Abuledu :
    >Client léger, c’est un ordinateur (éventuellement recyclé) qui s’accroche sur un serveur AbulÉdu et se comporte comme un écran déporté sur le réseau. On l’appelle aussi TX, terminal léger ou terminal X (il n’a pas de disque dur, son processeur est de la classe pentium 2 à 200Mhz minimum et il est équipé de 64Mo de mémoire vive ou plus) ;

  35. A l’attention de JosephK,
    Effectivement, dans le cas d’une vieille machine, utiliser un "client léger", permettra de redonner du punch à celle-ci. Sous Windows, cela s’appelle Terminal Serveur client.
    Si la machine linux ne comporte aucune application en local et utilise tout au départ d’un serveur, c’est clair que c’est plus léger. Mais il ne faut pas envisager de comparer un client léger linux tel que vous le citez avec une machine Windows avec tous les softs installés en local. Et sous Windows, je peux me servir d’un client léger (en Win 2000, par exemple) pour atteindre un serveur qui distribue une application bureautique. Mais je ne suis pas certains que tout le monde sache bien comment cela se passe.
    C’est cette publicité du mensonge qui est intolérable.
    Ceci dit, je peux vous faire tourner un Win2000 sur une machine pentium 200 avec 64Mb.

  36. >C’est cette publicité du mensonge qui est intolérable.
    Je parle d’expérience ayant pendant longtemps été en dual boot XP/Xubuntu sur un pentium II et 128Mo RAM… retourner sous XP c’était réellement la corvée…
    Donc je re-confirme qu’un Windows XP (même sans AV et tout le reste) ne tiens pas la route face à un Xubuntu avec toutes les applis installées dessus…
    J’ai précisé ça *avant* de parler de client léger (c’était d’ailleurs anecdotique, mais c’est en général en milieu scolaire qu’on rajeunit les pc) donc dire que je fais de la pub mensongère est franchement exagérée…

    Maintenant, ayant bossé dans un établissement scolaire sur un réseau avec Windows 2003 Serveur, je peux dire que comparer l’accès au serveur via mstsc à un client léger sous linux ça n’est pas d’avantage envisageable :)
    (mstsc a besoin d’une interface graphique aussi minimaliste qu’elle soit pour être lancé et chez microsoft c’est pas franchement leur domaine de prédilection alors que linux démarre en boot pxe donc vraiment à partir de rien)
    ("Win2000", ce n’est pas la dernière version de Windows dont le support a été abandonné ?)

  37. Proxi

    Je suis d’accord sur le premier commentaire.
    Les opens sources sont trop dispersés et peu conviviales.
    Comme les fans du libre, c’est douteux !
    On voit que sournoisement des logiciels tentent d’imposer du libre dans des installations. Où est la liberté là ?
    Moi j’ai tenté pendant prequ’un an et revenu à ce qui est le plus simple, le standart où tout marche sans plantage depuis des années.
    Il est trop facile de critiquer les versions Windows quand les pannes sont dues pour 95% aux erreurs de manipulation, d’installation du libre vérolé, de visite des sites pourris.
    L’éducation des opérateurs devrait commencer par lire les aides et manuels voire les sites de conseils.
    Marc

  38. Il ne faut pas se leurrer. À chaque fois que je touche un ordinateur étranger, c’est un Windows 9 fois sur 10, et autant de fois, il pose problème. Que ce soit par erreur de manipulation ou d’autre choses, il n’en reste que le système est très fragile, et brise, logicielement parlant, à la moindre occasion.

    Je n’ai que des problèmes avec les documents .DOC, notamment, certains marchent, d’autres font lamentablement ramer la machine. Preuve que rien n’est prévisible dans le monde propriétaire.

    Et non, Windows n’est pas « standard », un standard est ce qui peut fonctionner d’une manière identique ou quasi identique sur plusieurs plateformes différentes. GNU/Linux, UNIX, Solaris, BSD et la base de Mac OS X sont standards, dans le sens qu’ils n’ont besoin que d’adaptations mineures pour être compatibles.

  39. kingofart

    rien de bien nouveau …
    Ca fait des années que ça dure et pendant que les gens s’agitent conte Microsoft, Google € avance tranquillement …..

  40. Épios Bettems

    « Les opens sources sont trop dispersés et peu conviviales.
    Comme les fans du libre, c’est douteux ! »
    Précisions ? Je ne comprends pas très bien.
    « On voit que sournoisement des logiciels tentent d’imposer du libre dans des installations. Où est la liberté là ? »
    Quels logiciels ? C’est comment qu’on fait pour « imposer » du libre ?
    Si tu veux installer une suite bureautique et que tu télécharges LibreOffice, faut pas t’étonner que tu te trouves avec un logiciel libre sur ton ordinateur ? C’est autre chose ? Quoi ?
    Parlons de faire des formats vérouillés et d’imposer son logiciel privateur plutôt.
    « Moi j’ai tenté pendant prequ’un an et revenu à ce qui est le plus simple, le standart où tout marche sans plantage depuis des années. »
    Tant mieux, dans ma famille on a aussi essayé de faire tourner Windows pendant des années ( ça devait être du temps de Win 95-98-Me, d’accord. ) avant que papa achète un cd Red Hat, puis SUSe, puis nous mette Debian où tout marche sans plantages.
    « Il est trop facile de critiquer les versions Windows quand les pannes sont dues pour 95% aux erreurs de manipulation, »
    C’est sur que quand tu sais pas au moins défragmenter…
    « d’installation du libre vérolé, »
    logiciels vérolés, et Ian Murdock inventa le dépot Debian main, une séléction de milliers de logiciels libres garantis sans code malicieux ( comment être absolument sur qu’un logiciel privateur n’en contient pas ? ) et installables facilement depuis un serveur situé près de chez vous ( d’ailleurs je viens de finir la mise à jour de 154 paquets qui traînait depuis quelque jours. ) .
    Libre vérolé est est une formule menteuse, les logiciels libres ne sont pas plus vérolés que les autres.
    « de visite des sites pourris. »
    Je mettrais aussi ça dans l’autre sens, de trop grande pérméabilité aux sites pourris, mais y’a un peu des deux.
    « L’éducation des opérateurs devrait commencer par lire les aides et manuels voire les sites de conseils. »
    Oui, aussi.