iPad is iBad for freedom

Classé dans : Dégooglisons Internet, G.A.F.A.M. | 24

iPad is iBad for freedomLa présentation de l’iPad par Steve Jobs le 27 janvier dernier à San Fransisco a fait grand bruit dans la presse.

Personne n’a évoqué les quelques hurluberlus du groupe Defective by Design qui sont venus, pancartes à la main, sur le perron de la conférence pour tenter, non pas de perturber la grand-messe, mais d’alerter les invités sur les dangers du modèle Apple.

C’était peine perdue mais c’était courageux. En cliquant sur l’image ci-contre vous aurez un agrandissement de cette pancarte.

« Vous entrez dans une zone restreinte contrôlée par Apple où le logiciel libre, le partage et l’installation libre d’applications depuis Internet n’existent pas, sachant de plus qu’Apple peut à tout moment décider de modifier ou supprimer le contenu de votre appareil. Votre ordinateur est notre ordinateur. »

Tel était en substance le message.

Un message corroboré par ce communiqué de la Free Software Foundation que nous vous proposons traduit ci-dessous et dont on peut retenir la citation suivante  : « C’est un énorme pas en arrière dans l’histoire de l’informatique ».

iPad’libertés pour les utilisateurs

iPad is iBad for freedom

John Sullivan – 27 janvier 2010 – Communiqué de la FSF
(Traduction Framalang  : Olivier)

Avec sa nouvelle tablette tactile, Apple profite de la sortie d’un nouveau type d’appareil pour verrouiller plus que jamais un ordinateur grand public.

iPad is iBad for freedomAu moment où Steve Jobs et Apple s’apprêtaient à présenter leur tablette, des activistes opposés aux Mesures Techniques de Privations (MTP)[1] du groupe Defective by Design tentaient eux d’attirer l’attention des médias sur les restrictions toujours plus contraignantes qu’Apple impose sur ses produits grand public. Le groupe avait mis en place des « Périmètres de restriction Apple » sur le chemin menant au Yerba Buena Center for Arts à San Francisco, informant les journalistes, sur le point de pénétrer dans la salle de conférence, des concessions qu’ils devaient accepter au nom d’Apple.

Apple utilise les MTP pour restreindre les libertés des utilisateurs de diverses manières. Ainsi, pour ne citer que deux exemples, il est impossible d’installer un logiciel ne provenant pas de l’App Store officiel et l’usage que vous faites des films achetés sur iTunes est surveillé. Et, qui plus est, Apple affirme que le contournement de ces restrictions est un acte criminel, même à des fins légales au regard du droit d’auteur.

Organisateur de la manifestation, John Sullivan, responsable des opérations à la Free Software Foundation (FSF) déclarait  : « Notre campagne Defective by Design n’en est pas à son coup d’essai contre Apple et elle a déjà porté ses fruits. Nous avons déjà organisé des actions à l’extérieur des Apple Stores pour protester contre les MTP limitant la musique sur iTunes et sous la pression Steve Jobs a abandonné les MTP sur la musique. Aujourd’hui, nous sommes présents pour répéter le même message concernant les autres restrictions qu’Apple impose sur les logiciels, les livres électroniques et les films. Si créativité, liberté et individualité signifient quelque chose pour Jobs et Apple, ils devraient le prouver en abandonnant les restrictions qui rendent la créativité et la liberté illégales.»

Le groupe fait signer une pétition aux citoyens pour pousser Steve Jobs a retirer les MTP des appareils Apple.
Vous pouvez trouver cette pétition à l’adresse http://www.defectivebydesign.org/ipad.

Myuibe - CC by« Notre société est de plus en plus dépendante de son infrastructure informatique, nous nous devons d’être vigilant. Par le passé, nous avons vu comment des défenseurs des Droits de l’Homme et de la démocratie se sont fait piéger par les sociétés qui fournissent les biens et les services dont ils dépendent. Vous seul devriez avoir le contrôle de votre ordinateur. Avec ces restrictions, Steve Jobs établit un précédent dangereux pour notre liberté au nom de ses profits.» poursuit Peter Brown, directeur exécutif de la FSF[2].

D’autres opposants des MTP ont soutenu qu’Apple n’est pas seul responsable, que ce sont les éditeurs qui imposent ces restrictions. Pourtant, sur son iPhone et sur sa nouvelle tablette, Apple n’offre pas aux éditeurs le choix d’appliquer ou non ces restrictions, idem pour les auteurs de logiciels libres ou de culture libre qui auraient désiré donner la permission légale aux utilisateurs de partager leurs travaux.

« C’est un énorme pas en arrière dans l’histoire de l’informatique » conclut Holmes Wilson, de la FSF. « Si les premiers ordinateurs personnels avaient dépendu de l’autorisation du constructeur pour chaque nouveau programme ou chaque nouvelle fonctionnalité, l’histoire de l’informatique serait aussi lamentablement totalitaire que l’image qu’en renvoyait la célèbre publicité[3] Apple du Superbowl ».

Notes

[1] NdT  : Les fameux DRM qui de Digital Rights Management deviennent les Digital Restrictions Management.

[2] Crédit photo  : Myuibe (Creative Commons By)

[3] NdT  : Pour mémoire, la vidéo en question sur YouTube.

24 Réponses

  1. Petite coquille : Steve Jobs a abandonné les MTP sur <strong>le</strong> musique.

    Sinon, merci bien pour cette traduction à faire passer 😉

  2. > D’autres opposants des MTP ont soutenu qu’Apple n’est pas seul responsable, que ce sont les éditeurs qui imposent ces restrictions.

    A ce sujet, il est bon de rappeler que via des rachats divers d’action Apple à le contrôle effectif de :
    – Pixar
    – Disney
    – Miramax
    – ABC
    – Marvel

    Les éditeurs ont bon dos.

  3. modagoose

    L’ipad est un minitel plat avec une interface tendance. Pas capable de faire deux choses en même temps, juste fait pour consulter du contenu en ligne stocké sur un serveur central. Ca a autant à voir avec l’informatique qu’une cafetière dernière génération. Bien que certains produits électroménager soient capables de faire plus de deux choses à la fois aujourd’hui…

    Ce n’est pas la première idée foireuse qu’a Apple et qui ne rencontre pas le succés. Rappelez-vous le Macbook Air.

    Quand Apple se plante, ça fait moins de bruit que Microsoft, c’est tout.

    Le problème ce n’est pas que Apple sorte un produit pseudo informatique fermé, limité et limitant, le problème, c’est que Apple est en train de mettre en place une économie basée sur une fausse rareté à la manière de l’économie moribonde des produits culturels en bridant les contenus et utilisant la cosmétique appliquées sur des fausses innovations pour rendre captif ses clients.

    Le web était sensé devenir le réceptacle de la créativité de ses utilisateurs, finalement, les internautes, pour la plupart se concentrent sur des bêtes plateformes qui sont des entités préhistoriques truffées de gadgets. L’informatique, via la facilité de l’interface graphique était sensée libérer la créativité de tout un chacun en supprimant le besoin de connaissances en informatique préalable, finalement, c’est devenu un moyen d’asservir les utilisateurs jusque chez eux en suprimant les frontières travail/vie privée. On n’a jamais été aussi productif ( pas créatif ) pour pas un rond. Et bientôt avec le Cloud computing – merci google – il n’y aura plus de limites visibles entre le web, son univers personnel, le boulot, le privé, ce sera magnifique. Le réseau et la réalité seront une seule et même chose, il n’y a plus qu’à rajouter de la réalité augmentée et voilà. Le monde devient support partout, tout le temps.

    Grâce à tout ça, l’informatique est devenu un superbe moyen de faire de chacun de nous des clients de firmes comme Apple qui nous revendent la même merde que celle qu’on n’achète plus à la Fnac. Bref, on pouvait s’affranchir de tous les intermédiaires et produire nous-même notre culture et la distribuer librement, mais finalement, certains préfèrent revenir à l’ancien système et acheter ce qu’on met à leur disposition…

    L’ipad sert à ça.

  4. Soyons constructifs, bon sang!

    l’Ipad est "bad for freedom", ok. Les gens qui s’intéressent à leur liberté informatique le savent déjà et n’achèteront pas ce truc. Les gens qui vont l’acheter s’en foutent, et c’est pas la FSF qui va les faire changer d’avis, tout simplement parce qu’ils n’ont jamais entendu parler de la FSF.

    Et qu’est ce qui est "good for freedom"? Est-ce que, au lieu de tenter de surfer sur la vague médiatique de l’iPad, la FSF ne pourrait pas nous parler de produits inconnus du grand public, et les recommander parce qu’ils respectent nos libertés?

  5. Désolé, mais Apple ne ‘contrôle’ pas Pixar.

    Steve Jobs est le PDG d’Apple et pour autant que je sache n’est plus actionnaire majoritaire.
    Il a racheté Pixar à Lucas dans les années 1990 alors qu’il était fondateur de NeXT (et hors d’Apple).

    Depuis il a revendu Pixar à Disney sous la forme d’un échange d’action. Il est donc le plus important actionnaire individuel dans Disney (6%). Cela ne lui donne pas pour autant le contrôle ni de Disney, ni des filiales de Disney…

    Il ne faut pas tout mélanger et rester précis, sinon on perd en crédibilité.

  6. ET si au lieu de pleurnicher le libre essayait de faire mieux ?
    Les gens ne viendront au libre que si ça leur apporte un plus.
    Firefox ne cartonne pas parcequ’il est libre mais parcequ’il fait mieux que les autres. Enfin jusqu’à ce que Chrome arrive..
    Certainement le coté libre a permis cette qualité et ce succès.
    Que ce soit pour Jabber, Linux ou autre ça ne fonctionnera qu’en faisant de la qualité et en sortant le libre de sa niche de geeks extremistes.

  7. modagoose

    Tiens, justement, je me demandais quand arriverait le troll des campagnes. Merci Patator pour ce commentaire en forme de rien, sans aucun rapport avec le sujet, sans arguments, sans idées aussi, sans rien quoi.

    Sinon, où tu vois que le libre pleurniche ?
    Le libre met en garde, parce que certaines personnes pensent qu’il est important d’informer les citoyens que Steve Job est un fumiste. Tu vois c’est une forme de syndicalisme. C’est une sorte de contre manifestation aussi. Et puis c’est amusant de casser un peu l’ambiance sectaire d’une keynote de Job. Parce que si tu cherches du geek extrémiste, va discuter avec des Apple users. Eux ils ont vu la vierge, c’est sûr.

    Les gens viennent au libre parce que justement ça leur apporte un plus. La LI BER TE.
    Toi y’en a comprendre qu’est-ce que ça être ?
    Tu crois qu’on était où la plupart avant d’installer une distrib Linux sur nos PC ou autres ibooks ? Dans le privateur, chez Microsoft et chez Apple. Tu crois qu’on s’est réveillé un matin avec une pathologie psychiatrique pour se tourner vers le libre ou bien qu’on y a vu notre intérêt ?

    Et cette permanente comparaison entre libre et privateur démontre que tout ce qui intéresse les trolls dans ton genre c’est le tuning logiciel et hardware et rien d’autre.
    Tu n’utilises pas Linux ? Ben nous donne pas de leçons alors.

  8. Et toi, modagoose, ton commentaire n’est pas inutile ?

    La vraie vie est bien plus passionnante que ces débats inutiles sur le "libre".

    Et puis quelle liberté ? Tous les softs majeurs (openoffice, gimp, etc) sont maintenus par des groupes commerciaux qui chapeautent des communautés. Mais si ces sociétés retirent leur appui à ces communautés, que restera-t-il ?

    Pour ne prendre qu’openoffice, oracle va s’en débarrasser à très court terme au profit de sa nouvelle suite bureautique actuellement en préparation, vendue à prix modique, mais plus gratuite (mais d’une bien plus grande qualité).

    Quand à mysql, un fork est déjà en chemin, mais la qualité sera bien moindre.

    Et on pourrait multiplier les exemples à satiété.

  9. @ Patator:

    Ce genre de réactions me fait un peu peur, en réalité.
    Je connais les avantages du libre face au proprio (plus grande garantie de pérénité, de respect de la vie privée, d’absence de capture du client, d’interopérabilitité, qu’une réelle concurrence se mette en place provoquant une émulation dans l’innovation, meilleur usage des "bonnes idées", …), malheureusement, ceux-ci semblent ne pas être pris en compte par l’utilisateur final. Inversement, je ne vois pas pourquoi le logiciel proprio ne pourrait pas également avoir des avantages sur le logiciel libre. Dans ce cas, est-ce que votre réaction n’implique pas que le logiciel libre pourrait éventuellement ne jamais s’imposer, et donc que nous serions alors condamné pour toujours à nous adapter aux desiderata des grands acteurs proprios (par exemple: à chaque sortie d’un materiel devoir coder "à la main" le driver, à chaque mail contenant une pièce jointe devoir faire du retro-ingenieuring pour pouvoir lire le format proprio, …) ?

    Le libre ne doit pas être privilégié parce que le logiciel en lui-même est meilleur libre que proprio, mais parce que le libre ne fait pas de dégats tandis que le proprio oui.
    Dans un contexte bien plus grave, est-ce qu’il n’est pas plus agréable de vivre dans certaines dictatures que dans certaines démocraties ? N’est-il pas plus agréable de rouler en 4×4 que de rouler à vélo ? …

    Finalement, je pense que le libre ne devrait pas dire: "utilisez le libre, car le libre, c’est bien". Le libre n’est pas bien, le libre est normal. C’est pour ça que, à mon avis, le grand enjeu du libre est de dire: "n’utilisez pas le proprio, car le proprio, ce n’est pas bien".

  10. @ zoltan:

    Dans les exemples que tu donnes, est-ce que la perte de liberté est due au fait que OOo ou mysql sont libres, ou bien est-ce du au fait que certaine compagnie éditrice de logiciel propriétaire essaient d’imposer leur produit ?
    C’est vrai qu’utiliser du libre au quotidien est parfois contraignant (enfin, perso, j’ai très peu de problèmes), mais c’est surtout à cause du comportement des entreprises propriétaires.
    (Finalement, concernant l’exemple de gimp (qui dépend d’un groupe commercial ? ah bon ? lequel ?), je ne comprend pas trop où tu veux en venir, puisque le problème est 100x pire pour Photoshop, qui dépend à 100% d’Adobe.)

  11. modagoose

    @ Zoltan, qui a écrit :
    "La vraie vie est bien plus passionnante que ces débats inutiles sur le "libre"."

    Hé bien n’y participe pas alors.

    Pour le reste, j-c a fort bien répondu et je ne vois pas l’intérêt de faire doublon.

  12. Le libre n’est pas LA grille de lecture pour analyser une sortie et un produit comme l’iPad, mais c’est une grille de lecture qui en vaut bien une autre. Et je suis content qu’elle existe sinon on accueillerait toutes ces nouveautés en applaudissant sans voir que l’écosystème Apple est effectivement un formidable retour en arrière. Les exemples historiques sont nombreux où nous nous sommes jetés plein d’enthousiasme dans la gueule du loup.

  13. modagoose

    Ce qui est intéressant avec Apple, c’est que c’est toujours par le biais du hardware, conçu comme un produit rare alors qu’il est fabriqué en Chine comme les autres, qu’ils mettent en place la restriction de la liberté de leurs clients. Les outils Apple sont des DRM à eux seuls, obligeant le client à piocher uniquement dans ce qu’Apple décide pour lui. Aujourd’hui les applications, demain les livres, les journaux, l’info. Apple nous montre comment les mutinationales de l’information et de la culture voient l’avenir de l’informatique et des réseaux. Eux en haut, nous en bas à prendre ce qu’ils veulent bien mettre à notre disposition sans autre choix possible et en payant, bien sûr. Je sais bien qu’on peut "craquer/jailbreaker" ce type d’outils mais d’une part, ce n’est pas à la portée de tout le monde et c’est illégal, d’autre part, pourquoi se compliquer la vie alors qu’il existe déja du hardware fonctionnant parfaitement avec le logiciel libre. Prenez le Nokia N900 qui fonctionne sous Linux Maemo ( c’est la deuxième fois que je le cite sur Frama, désolé pour la pub ), c’est non seulement un vrai smartphone qui enfonce l’iphone, l’ipad et le truc moche et seulement open source de Google, mais qui en plus est un vrai ordinateur dont on peut administrer le système, sur lequel on peut installer les applications linux qu’on désire ( il faudra en compiler certaines mais au moins c’est possible ), c’est beau, tactile, transportable et puissant.

  14. Melaure

    Ok Apple sur le coup de l’iPad est loin de ce que vous entendez par le libre. Le problème c’est que le libre c’est souvent aussi synonyme de baclé et anti-utilisateur. Les gens n’en veulent pas. Linux a d’ailleurs échoué dans le grand public à cause de ça et de l’incapacité de s’unir sur UNE SEULE DISTRIBUTION (même défaut que les unix proprio des années 80) …

    On peut hurler contre le proprio, n’empêche qu’en qualité de logiciel il n’y a pas photo. Alors les geeks restez-y, mais le gros de la clientèle n’y viendra pas. Et même des informaticiens de 30 ans d’expérience comme moi n’ont plus envie de perdre leur temps avec ça. On veut des produits clés en main, le moins dévoreur de temps possible (on a une vie privée, et je sais que c’est un concept étrange pour les geeks 😉 )

  15. Melaure

    Après je ne sais pas si j’en achèterais un. Son gros défaut c’est de ne pas tourner sous OS X (un Unix parfaitement fini, simple pour celui qui ne veut pas se casser la tête, mais aussi très riche pour le développeur).

    Franchement je n’ai pas encore d’avis, j’attendrais de le tester avant de l’apprécier ou de le rejeter. Je trouve ça un peu lourd de critiquer un produit qu’on a pas essayer (un peu comme les critiques sur les Macs par des gens qui n’en ont jamais vraiment utilisé).

  16. "Une distribution pour les gouverner tous…" Ah les trolls…
    J’ai une vie privée. Je ne me considère pas comme geek mais après tout si François Fillon en est un alors pourquoi pas.

    Du point de vue informatique j’ai à la maison 3 pc, 2 sous xubuntu et un sur mandriva/e-café.
    Ma femme est enseignante, dans son école (rurale) elle utilise un TBI (sous XP mais plus pour longtemps), 12 netbooks et 2 portables enseignants (en dual boot XP/Abuledu mais le plus souvent sur Abuledu parce qu’XP ça rame et c’est plutôt "anti-utilisateur" surtout le menu démarrer à 3 colonnes sur les netbooks), 1 serveur sous linux et enfin, 3 vieux PC en client léger Abuledu.
    Sur le total (21), je n’ai installé linux que sur 1 pc, tout le reste c’était du clé en main soit par Novatux (mon portable), Hercules (mon netbook qui vaut bien un ipad pour ce que j’en fais) ou Ryxéo (les pc de l’école)…

    >On veut des produits clés en main, le moins dévoreur de temps possible
    Ça me fait marrer, je pensais à ma fille en lisant ça… :)
    Si on prenait un peu plus le temps de vivre peut-être que ça ne serait pas si insurmontable, voire même enrichissant, que de faire soi-même son pain, ses pizzas, ses yaourts, ses produits ménagers, élever ses enfants, construire sa maison… et installer le système d’exploitation que l’on veut…

  17. Ronald

    personne n’est obligé de l’acheter comme personne n’est obligé de laisser traîner son adresse mail n’importe où sur la toile ou de raconter sa vie dans facebook.
    Pour ma part, je me réjouis de l’arrivée de l’ipad (pour en acheter un )

  18. Effectivement, la première liberté est de renoncer à celle-ci. En l’occurrence, si ça ne vous dérange pas de laisser Apple décider des logiciels que vous avez le droit d’utiliser, vous n’avez pas de raison de vous plaindre.

    Il n’empêche que ce pouvoir est anormal, et quoi que fassent les autres entreprises, ce que fait Apple est condamnable, on peut donc légitimement le dénoncer même si on n’est pas directement concerné. Pour prévenir les gens, par exemple.

  19. iSteph

    Mouais !
    En tout cas, l’iPhone par exemple est un produit très innovant et intuitif. Il rend de nombreux services à M. Toulemonde sans se prendre la tête… Pas besoin d’être un geek !

    L’iPad semble être du même type. Je pense qu’il fera très bien l’affaire pour mes parents qui ont besoin (comme dorénavant TOUTES les générations) de simplement relever des mails, aller sur Internet, regarder leurs photos (va trouver de l’argentique maintenant !) et basta !

    Cette tablette devrait simplifié la vie de nombreuses personnes, non ? Vous rendez-vous compte tout ce qu’il faut apprendre pour maîtrise un ordi : menu, répertoire, souris, sauvegarde… Tout pleins de choses que vous faites naturellement parce que quotidiennement. Mais une grande partie de la population ne consacre – et ne souhaite pas consacrer – beaucoup de temps à l’informatique.

    Je comprend Patator : le logiciel libre fait certainement bouger les choses mais il ne crée pas d’objet au sens propre qui permette de concrétiser l’évolution de notre société. Apple le fait.
    Il crée logiciels ET objets ergonomiques. Ils protègent leurs produits pour se faire du frique, bien sûr, mais aussi pour mieux le maîtriser.
    Perso, je préfère acheté un produit fiable plutôt que de passer des heures à le réparer ou comprendre comment ça marche.

  20. J’avoue ne pas très bien comprendre toute cette foire d’empoigne à propos d’une soi-disant liberté perdue. J’ai personnellement essayé Microsoft, le libre et Apple et j’ai gardé Apple.Vous pensez quoi ? Que j’ai pensé à ma liberté quand je l’ai fait ?
    Il n’y a qu’une seule chose qui a guidé mon choix : ce que je souhaitais faire avec mon ordi et si la solution choisie me permettait de le faire. Apple l’a fait et très honnêtement, n’y connaissant rien aux produits Apple, me convaincre n’était pas chose facile a priori. 16 ans de Microsoft et de libre dans les pattes, ça laisse des traces.
    Je n’ai jamais regretté mon choix.
    Concernant l’iPad, je me moque de savoir ce qu’il ne permet pas de faire. Ce qui m’intéresse, c’est ce qu’il permet de faire, s’il le fait bien, et si ça répond à mes besoins.

  21. @JM : Si, comme un de mes oncles, tu te retrouves un jour avec 20 ans de comptabilité (ou de musique achetée, que sais-je…) inutilisable parce que le logiciel n’existe plus, tu t’en mordras les doigts, de ne pas avoir réfléchi à ta liberté. Et ça arrive, pour de vrais : c’est arrivé aux clients Amazon avec les livres électroniques d’Orwell, par exemple.

    Quant à tout rendre simple, c’est une erreur. Très peu de gens sont heureux, à 6 ans, d’aller à l’école apprendre à lire et écrire. Si on ne les forçait pas, si les laissait choisir, ils continueraient à faire des dessins, et ce ne serait pas un bien.

  22. Bjr J’ai commencé par programmer fin 80 quand il n’y avait pas d’autres solutions pour avoir une BDD de ma bibliothèque, puis j’ai expérimenté le cube de Mac, ensuite j’ai été chez Linux par esprit "libre". J’ai lutté pour les LLL et je continue. Mais en tant que plasticienne, j’ai croqué la Pomme comme tous mes potes, et fort contente de l’avoir fait.
    Aujourd’hui, handicapée, on me propose une énorme machine à tourner les pages des livres, lourde, lente, quasi intransportable, à poser expressément sur une table ou tablette support… Depuis l’annonce de l’iPad, je saute sur place (façon de parler bien sûr). Je voudrais bien moi aussi voir les verrous de cette société fermée s’ouvrir; et ne pas voir disparaître de mon ordi des livres "sous conditions"… dans leurs biblis de prêts électroniques.
    Et que me propose le Libre ? J’adorerais que les Pingouins soient ergonomiques, puissants, légers, graphiques etc. tout en rivalisant avec les propositions grand public.
    Je ne sais pas ce qu’ils attendent. J’attends pour ma part un consensus geek et un esprit plus marketing. J’attends l’iPing sur ma banquise. Il n’y a pas foule.

  23. o Mann

    Est ce que l’image est sous licence libre ? J’ai trouvé la photo sur flirck et elle est marquée comme étant sous ©. (http://www.flickr.com/photos/yimico…). Il n’y a pas un conflit entre la licence du framablog (CC-BY-SA) et celle de la photo. Pour mettre ça sur commons ça va pas le faire, hélas.

  24. o Mann

    Je suis trop bête elle est là la photo http://i.imgur.com/nUtZK.jpg
    J’aime aussi celle là http://i.imgur.com/hYg0W.jpg
    Désolé pour le dérangement, quelle idée de mettre de photos sur flickr sans licence !!!