Logiciel Libre : la Guerre Mondiale aura bien lieu

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The U.S. Army - CC byUn évènement d’importance est passé totalement inaperçu la semaine dernière du côté des médias francophones (à l’exception notable de Numerama). Il faut dire qu’à priori cela ne nous concerne pas puisqu’il oppose un lobby américain à l’état indonésien.

Et pourtant, à l’heure de la mondialisation (de moins en moins heureuse), cet épisode est riche d’enseignements et annonce peut-être la fin de l’enfance et de l’innocence pour le logiciel libre.

« Ils » veulent la guerre économique et politique ? Alors ils l’auront ! Et tant qu’Internet demeurera neutre et ouvert, « nous » ne sommes en rien assurés de la perdre, quand bien même nous n’ayons pas la puissance financière de notre côté et la capacité à mobiliser un bataillon des meilleurs avocats à notre service[1].

En perdant un brin notre sang-froid, nous pourrions presque qualifier cela de « Choc des Civilisations 2.0 » !

Plantons le décor de ce qui ressemble au départ à une information trop grosse pour être vraie.

Compagnies aériennes, paradis fiscaux, organisations terroristes… nombreuses sont les listes noires, émanant d’organismes divers et variés (nationaux ou internationaux, publics ou privés). Ainsi en va-t-il du « Special 301 Report » qui provient du bureau s’occupant officiellement de la politique commerciale internationale des États-Unis (The Office of the United States Trade Representative ou USTR).

Ce rapport vise à examiner chaque année la situation de la protection et de l’application des droits de la « propriété intellectuelle » à l’échelle mondiale. Il classe ainsi les pays en trois catégories : « surveillance en priorité » (on y retrouve en 2009 par exemple la Chine, la Russie et, plus surprenant, le Canada), « surveillance inférieure » et les autres, les bons élèves (cf cette mappemonde Wikipédia).

C”est un instrument de la politique économique internationale des États-Unis, et gare à vous si vous êtes en haut de la pyramide. Parce que vous fabriquez de fausses chaussures Nike, parce que vous produisez des médicaments sans y avoir autorisation, parce que vous proposez, dans la rue ou sur vos serveurs, des versions « piratés » de tel film, musique ou logiciel, etc.

Que la contrefaçon, la copie illégale, le non respect des brevets… fassent du tort à une économie américaine qui repose beaucoup sur l’exploitation de sa « propriété intellectuelle » et constituent par là-même un grand manque à gagner, nul ne le conteste. Qu’adossés à l’USTR on trouve un certain nombre d’associations qui agissent comme des lobbys en poussant le gouvernement américain à faire pression sur les pays incriminés pour qu’ils prennent les mesures nécessaires afin d’améliorer la situation, c’est de bonne guerre, d’autant que l’on connait l’influence et la force de persuasion des États-Unis dans la géopolitique internationale.

Mais que, tenez-vous bien, la volonté d’un état à développer le logiciel libre dans son pays en fasse un ennemi des intérêts américains de la « propriété intellectuelle » propre à vouloir le faire figurer en bonne place dans le « Special 301 Report », c’est nouveau, c’est scandaleux, et c’est ô combien révélateur des craintes, pour ne pas dire de la panique, qu’il suscite désormais dans l’économie « traditionnelle » de la connaissance.

C’est pourtant ce que n’a pas hésité à suggérer la très sérieuse et puissante International Intellectual Property Alliance (ou IIPA), coalition d’associations représentants les plus grandes multinationales des secteurs de la culture, du divertissement et des nouvelles technologies. On y retrouve ainsi le RIAA pour l’industrie musicale (Universal, Warner…), le MPAA pour le cinéma (Walt Disney, Paramount…), l’IFTA pour la télévision, l’ESA pour le jeu vidéo (Electronic Arts, Epic Games…) sans oublier la BSA pour l’informatique (Apple, Microsoft…).

Donc ici l’Inde, la Brésil et surtout l’Indonésie sont pointés du doigt pour la simple et (très) bonne raison qu’ils souhaitent favoriser l’usage du logiciel libre au sein de leur administration ! Vous avez bien lu, mis à l’index non pas parce qu’on veut l’imposer (ce qui aurait pu alors se discuter) mais juste parce qu’on souhaite l’encourager !

Plus c’est gros mieux c’est susceptible de passer, comme dirait le dicton populaire. Mais quels sont alors les (pseudos) arguments avancés ? Vous le saurez en parcourant l’article ci-dessous, traduit du journal anglais The Guardian.

On veut clairement nous abuser en nous faisant croire qu’il y a la « propriété intellectuelle » d’un côté et le logiciel libre de l’autre (qui tel Attila détruirait toute valeur marchande sur son passage). C’est de la propagande économique mais ne nous y trompons pas, c’est également éminemment politique puisque derrière cette initiative se cache une certaine conception du libéralisme et du rôle des états, où vieille Europe et monde anglo-saxon ne sont d’ailleurs pas forcément toujours sur la même longueur d’onde.

Cet épisode est évidemment à rapprocher avec ce qui se passe en ce moment du côté de l’ACTA.

L’ironie de l’histoire (outre le fait que le logiciel libre soit « né » aux USA), c’est que le Framablog passe son temps à patiemment ajouter des pays à sa propre liste blanche des institutions légitimement intéressées par les logiciels, les contenus et les formats libres et ouverts : Suisse, Angleterre, Canada, Brésil, Équateur, Amérique latine… sans oublier les États-Unis d’Obama qui n’en sont plus à un paradoxe près.

La liste est blanche pour certains et noire pour d’autres. Un nouvel échiquier se dessine, et la partie peut alors commencer…

Vous utilisez l’open source ? Vous êtes un ennemi de la nation !

When using open source makes you an enemy of the state

Bobbie Johnson – 23 Février 2010 – The Guardian Blog Technology
(Traduction Framalang : Tinou et Goofy)

Le lobby du copyright aux États-Unis s’est longtemps battu contre les logiciels open source – c’est maintenant au tour de l’Indonésie d’être dans la ligne de mire pour avoir poussé à leur utilisation dans les institutions gouvernementales.

Nous ne sommes que mardi, et cette semaine s’est déjà révélée intéressante pour les droits numériques. Le gouvernement britannique a reformulé sa proposition controversée de riposte graduée, et le traité secret de lutte contre la contrefaçon, l’ACAC (NdT : ou ACTA en anglais), fait de nouveau les gros titres. Pendant ce temps, un juge américain est encore en train de délibérer dans l’affaire Google Books.

Et comme si cela ne suffisait pas, voilà une nouvelle pierre à ajouter à l’édifice branlant des dernières nouvelles, grâce à Andres Guadamuz, professeur de droit à l’université d’Édimbourg.

Suite à des recherches, Guadamuz a découvert qu’un lobby influent demande, en substance, au gouvernement des États-Unis de considérer l’open source comme l’équivalent de la piraterie — voire pire.

Pardon ?

Il apparaît que l’Alliance Internationale pour la Propriété Intellectuelle (NdT : International Intellectual Property Alliance ou IIPA en anglais), groupe qui allie des organisations comme la MPAA et la RIAA, a demandé au représentant américain au commerce d’envisager d’inclure des pays comme l’Indonésie, le Brésil et l’Inde dans sa « Liste de surveillance n°301 », parce qu’ils utilisent des logiciels libres.

Qu’est-ce que la « Liste de surveillance n°301 » ? C’est un rapport sur « le respect réel de la propriété intellectuelle » dans le monde – en réalité une liste de pays que le gouvernement des États-Unis considère comme des ennemis du capitalisme. Elle est souvent utilisée comme moyen de pression commerciale — souvent dans le domaine de l’industrie pharmaceutique et de la contrefaçon — pour essayer de forcer les gouvernements à changer d’attitude.

On pourrait avancer qu’il n’est pas surprenant de la part du représentant américain au commerce — supposé militer pour un capitalisme de l’économie de marché — de ne pas aimer pas les logiciels libres, mais la situation n’est pas aussi simple.

Je sais bien qu’on a tendance à rattacher l’open source aux idéaux socialistes, mais je pense aussi que c’est un exemple de l’économie de marché en action. Quand les entreprises ne peuvent pas jouer contre des concurrents écrasants, elles contournent le problème et trouvent d’autres moyens de réduire les coûts pour rester dans la course. La plupart des logiciels libres, qui n’appartiennent pas à des états, se contentent de pousser la logique de la réduction du coût jusqu’à son terme et se servent de la gratuité comme d’un bâton pour taper sur la concurrence (iriez-vous accuser Google, dont le produit phare est gratuit, d’être anti-capitaliste ?).

Ceci dit, dans les pays où le gouvernement a légiféré en faveur de l’adoption de logiciels libres et/ou open source, cette tactique ne manque pas de cohérence, puisqu’elle attaque des acteurs comme Microsoft. Mais ce n’est pas tout.

Là où ça devient intéressant, c’est que Guadamuz a découvert que les gouvernements n’ont même pas besoin de légiférer. Une simple recommandation suffit.

L’année dernière, par exemple, le gouvernement indonésien a envoyé une circulaire à tous ses ministères et aux entreprises nationales, les incitant à utiliser des logiciels libres. Selon l’IIPA, il « encourage les agences gouvernementales à utiliser des logiciels libres ou open source, avec l’objectif d’en avoir terminé le déploiement fin 2011. On aboutira ainsi, selon la circulaire, à un usage légitime de logiciels libres, ainsi qu’à une réduction générale des coûts en logiciel ».

Rien de grave là-dedans, non ? Après tout, le gouvernement britannique a déclaré qu’il mettrait le turbo sur l’usage de logiciel open source.

Mais l’IIPA suggère que l’Indonésie mérite sa place sur la liste n°301 parce qu’encourager (et non forcer) de telles initiatives « affaiblit l’industrie du logiciel » et « ne contribue pas au respect des droits relatifs à la propriété intellectuelle ».

Extraits de la recommandation :

« La politique du gouvernement indonésien (…) affaiblit l’industrie du logiciel et sabote sa compétitivité à long terme en créant une préférence artificielle pour des sociétés qui proposent des logiciels open source et des services dérivés, et va même jusqu’à refuser l’accès du marché gouvernemental à des entreprises reconnues.

Au lieu de promouvoir un système qui permettrait aux utilisateurs de bénéficier de la meilleure solution disponible sur le marché, indépendamment du modèle de développement, elle encourage un état d’esprit qui ne reconnaît pas à sa juste valeur la création intellectuelle.

Ainsi, elle échoue à faire respecter les droits liés à la propriété intellectuelle et limite également la capacité du gouvernement ou des clients du secteur public (comme par exemple les entreprises nationales) à choisir les meilleures solutions. »

Oublions que cet argument ne tient pas compte du grand nombre d’entreprises qui prospèrent autour du modèle du logiciel open source (RedHat, WordPress et Canonical, pour ne citer qu’eux). Au-delà de ça, voici ce qui me paraît stupéfiant : il suffit de recommander des produits open source — produits qui peuvent être facilement taillés sur mesure sans affecter les règles définies par la licence — pour être accusé de vouloir tout « saboter ».

En fait, la mise en œuvre du respect de la propriété intellectuelle est souvent plus stricte dans la communauté open source, et ceux qui enfreignent les licences ou oublient d’attribuer les crédits à qui de droit sont souvent cloués au pilori.

Si ce que vous lisez vous met hors de vous, vous avez raison. C’est abracadabrant. Mais l’IIPA et l’USTR n’en sont pas à leur coup d’essai : il y a quelques années, ils ont mis le Canada sur leur liste des pays à surveiller en priorité.

Notes

[1] Crédit photo : The U.S. Army (Creative Commons By)

51 Réponses

  1. Ça me fait penser à la phrase de Ghandi :«D’abord ils vous ignorent, puis ils vous raillent, ensuite vous combattent et enfin vous gagnez»
    Bienvenue dans la phase 3 bientôt la victoire.

  2. Olivier

    Une chose est claire c’est que face à des problèmes comme l’ACTA ou ça, donner son vote pour des élections locales ou nationales n’a strictement aucune portée. C’est une mobilisation sur le Web tout azimut qui peut fonctionner.

    Un autre truc à prendre en considération c’est que ça peut nous sembler à nous européens délirant de dire que le logiciel libre est "communiste anticapitaliste" mais les américains ils sont sensibles à l’argument et ils ne le comprennent pas de la même manière que nous.

    Le jour où les US prendront des mesures de rétorsion contre tel ou tel pays parce qu’il commet le crime de lèse majesté de vouloir utiliser du libre, alors là oui la guerre sera déclarée. En tout cas, le logiciel libre les emmerde et j’aime bien ça :-)

  3. E-Gwen

    Je propose : considérer comme terroriste en puissance tout individu qui ne consent pas à ingurgiter des aliments OGM.

  4. John Do

    Sans vouloir être parano, vu que Sarkozy est le premier président français à se rapprocher autant des States (l’Otan, l’alignement, toussa), je me demande si on ne tient pas là aussi une explication au manque d’empressement du gouvernement français à mettre en avant le Libre.

  5. Il y a une logique pour le logiciel commercial à craindre le logiciel libre (malgré son impact positif sur le buzynesse : circulation des outils, publicité pour les auteurs, réservoir d’idées…), parce que ce qui profite à tous n’a jamais fait les affaires du petit nombre et le profit n’existe que pour un petit nombre – sinon ça s’appelle la prospérité et c’est une toute autre affaire.
    Mais c’est pareil partout… Remplacer progressivement la sécurité sociale par des mutuelles ou privatiser certains services publics dont la qualité de service public est pourtant très défendable, comme La Poste, s’inscrit dans la même logique. Sans vouloir me faire passer pour le gauchiste que je ne suis pas, je pense que les pays développés sont en net recul, tout en constatant qu’il y a une réponse active et utopiste de la part de beaucoup de citoyens – le logiciel libre par exemple. Maintenant il faut être réaliste : au pierre-cailloux-ciseaux de la vie, la bêtise l’emporte généralement.

  6. Changaco

    @Olivier:
    «Une chose est claire c’est que face à des problèmes comme l’ACTA ou ça, donner son vote pour des élections locales ou nationales n’a strictement aucune portée. C’est une mobilisation sur le Web tout azimut qui peut fonctionner.

    Un autre truc à prendre en considération c’est que ça peut nous sembler à nous européens délirant de dire que le logiciel libre est "communiste anticapitaliste" mais les américains ils sont sensibles à l’argument et ils ne le comprennent pas de la même manière que nous.»

    Si le libre n’a pas grand chose à voir avec le communisme, son volet «libre partage de la connaissance» va à l’encontre du principe du secret industriel qui est plus ou moins lié au capitalisme ou du moins à une certaine vision de celui-ci. Le libre fait partie de l’altermondialisme et si la protestation est toujours nécessaire, c’est surtout d’un projet de société alternatif dont il a besoin. Les Partis Pirates se penchent sur la problématique de la «propriété intellectuelle» et c’est très bien, mais c’est un projet de société complet dont on a besoin, prenant en compte tous les autres domaines de la société, par exemple l’Éducation chère au Framablog (et à moi aussi d’ailleurs, car la démocratie ne peut fonctionner avec des moutons en guise de citoyens).

    En ce qui concerne les élections, la démocratie consiste à voter pour le moins pire et contrairement à ce que les Français semblent penser, les élections locales et européennes sont tout autant (voire plus) importantes que la présidentielle.

    PS: «les américains» n’est pas un groupe homogène, il y a la même proportion en Europe et en Amérique du Nord de gens qui prennent le temps de lire une définition wikipedia pour en tirer la conclusion que le libre n’a (quasiment ?) rien à voir avec le communisme.

  7. … et pendant ce temps, 100% des PC vendus sur la planète ont un OS fermé et vérouillé pré-installé.

  8. Changaco

    @sylware:
    «… et pendant ce temps, 100% des PC vendus sur la planète ont un OS fermé et vérouillé pré-installé.»

    Si on est d’accord que la vente liée devrait être éradiquée il convient tout de même de ne pas exagérer, certains vendeurs laissent le choix de l’OS et une partie des netbooks est vendu avec du GNU/Linux, on n’est donc pas à 100%.

  9. WereWindle

    moi je dis : go déconnecter complètement toutes les machines de l’architecture internet puisqu’une bonne partie d’entre elles tournent avec du libre (protocoles, apache, Postgre…)

    Il n’est pas nouveau que les zétazunis partent "en guerre" pour des intérêts purement économique (le Koweit était bien évidemment une guerre altruiste visant à protéger un pauvre petit pays sans intérêt contre un ogre anti-occidental menaçant la stabilité même du monde…)

    En plus, j’ai toujours trouvé un air maléfique aux pingouins et aux gnous…

    Perso, et plus sérieusement, je suis pas optimiste à court et moyen terme.

  10. @Changaco : «En ce qui concerne les élections, la démocratie consiste à voter pour le moins pire»
    Justement on ne devrait pas s’abaisser à voter pour le moins pire, ta définition ressemble plus à l’oligarchie qu’à la démocratie. D’ailleurs que faire quand même le moins pire ne correspond pas à nos convictions ? Je rejoins Olivier pour dire que ça ne sert strictement à rien de voter, bien au contraire. On n’a que trop entendu des répliques de gouvernements du style « mais nous avons été élus démocratiquement, même si vous n’êtes pas d’accord sur nos actions vous devez les accepter » qui leur permettent de faire n’importe quoi ensuite. Olivier donne l’exemple de l’ACTA, on peut aussi penser au traité européen et à peu près tout ce qui touche à l’économie (qu’on trouve dans les programmes de manière superficielle uniquement, on ne parle jamais du fond des problèmes, on s’attaque aux symptômes plutôt qu’aux causes). Et je ne pense pas qu’avec un autre gouvernement ça se serait passé autrement. À mon avis le jour il y aura plus de 50% d’abstention, ce discours ne tiendra plus. De plus, trop de gens croient qu’après s’être bougé deux dimanches de suite pour mettre un bulletin dans une urne, ils ont participé à la vie politique et qu’il ne peuvent rien faire d’autre. Mais la plupart des luttes ne passent pas par les urnes mais par un travail d’information et très souvent par la pression de la rue, qui est finalement le seul moyen pour le peuple d’exercer son pouvoir. D’ailleurs les exemples d’avancées sociales décrétées par des dirigeants sans pression de la rue ou sans l’activité de syndicats ou groupes militants sont très rares.
    De plus les individus qui se sentent concernés par le logiciel libre ne sont malheureusement qu’une minorité, donc on va le retrouver dans les programmes politiques, c’est facile, ça mange pas de pain et ça peut faire gagner quelques voix, mais après si les promesses ne sont pas respectées, qui va gueuler ? Je me souviens de la manif contre la dadvsi l’an dernier à Paris, ça a bien du faire marrer le gouvernement (si tant est qu’ils en aient entendu parler), on était 200 grand max (mais que des gens bien :) ), il devait y avoir 3 journalistes…
    Bon je m’égare un peu, mais tout ça pour dire que le travail d’information, de sensibilisation est infiniment plus important que de mettre un bulletin, quel qu’il soit, dans une urne.

  11. Malucos

    Je rejoins l’analyse de Jean-no.

    Il me semble aussi que tout ce qui se passe dans notre pays et ailleurs, poussés par les lobyistes et industries privées, Talonnettes 1er bafoue nos libertés les plus élémentaires en prétextant un anti-piratage, anti-pédopornographie, etc. Ne soyons pas dupes la guerre des droits de l’homme et du citoyen a bien commencé.

    Pour une action commune : http://www.odebi.org/
    Pour se protéger contre LOPPSI : http://www.odebian.org/news/news.ph
    Contre le clown qui nous gouverne : http://www.no-sarkozy-day.fr/

    Je finirais par cet déclaration :
    La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793. article 35 : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

  12. Et bien ça fout la pétoche. Ils sont prêts à tout ces dingues.
    faut il craindre ainsi chez nous la proximité entre le pouvoir politique en place et le géant de Seattle?
    "Corruption, Je te vois: Quand l’UMP fornique avec le n°1 des logiciels Microsoft…"
    http://www.cpolitic.com/cblog/2009/

  13. @Changaco:
    exagérer? J’ai arrondi à l’entier supérieur…

  14. Changaco

    @sylware:
    Puisque tu donnes un intervalle précis tu vas aussi pouvoir donner une source pour ton chiffre, parce que moi j’ai un doute quand même.

  15. Changaco

    @LEF:
    «D’ailleurs que faire quand même le moins pire ne correspond pas à nos convictions ?»

    Créer son propre parti ou essayer de faire changer les partis existants.

    «On n’a que trop entendu des répliques de gouvernements du style « mais nous avons été élus démocratiquement, même si vous n’êtes pas d’accord sur nos actions vous devez les accepter » qui leur permettent de faire n’importe quoi ensuite.»

    Ce qui leur permet de faire n’importe quoi ce n’est pas la participation aux élections mais le fait que peu de gens protestent et qu’il n’y a quasiment jamais de proposition alternative.

    «Olivier donne l’exemple de l’ACTA, on peut aussi penser au traité européen et à peu près tout ce qui touche à l’économie (qu’on trouve dans les programmes de manière superficielle uniquement, on ne parle jamais du fond des problèmes, on s’attaque aux symptômes plutôt qu’aux causes).»

    Et toi t’en as des propositions ? Parce que si c’est nécessaire de râler ça l’est tout autant de proposer des alternatives.

    «Et je ne pense pas qu’avec un autre gouvernement ça se serait passé autrement.»

    Je n’ai pas dit que ça aurait été le cas.

    «À mon avis le jour il y aura plus de 50% d’abstention, ce discours ne tiendra plus.»

    Ce qu’il faudrait surtout c’est la reconnaissance du vote blanc voire même des options de vote plus nombreuses.

    «De plus, trop de gens croient qu’après s’être bougé deux dimanches de suite pour mettre un bulletin dans une urne, ils ont participé à la vie politique et qu’il ne peuvent rien faire d’autre.»

    Quel rapport avec le fait que toi tu ailles voter ou non ?

    «Mais la plupart des luttes ne passent pas par les urnes mais par un travail d’information et très souvent par la pression de la rue, qui est finalement le seul moyen pour le peuple d’exercer son pouvoir. D’ailleurs les exemples d’avancées sociales décrétées par des dirigeants sans pression de la rue ou sans l’activité de syndicats ou groupes militants sont très rares.»

    Et depuis que Sarkozy est au pouvoir on a gagné quoi en allant dans la rue ? Perso je vois pas.
    Je me trompe peut-être mais pour moi la dernière lutte où l’on a vraiment gagné qqch c’est le CPE, et c’était sous Chirac.

    On ne peut gagner qu’en étant unis, or aujourd’hui il n’y a pas de projet de société alternatif, complet et concret, derrière lequel une majorité pourrait être réunie. À gauche ils se tirent dans les pattes et il n’y en a pas un seul qui a un projet complet et concret remettant en cause la société de sur{consommation,production,travail} (sans pour autant parler de sortie du capitalisme), c’est pourtant bien la tâche des partis politiques.

    «Bon je m’égare un peu, mais tout ça pour dire que le travail d’information, de sensibilisation est infiniment plus important que de mettre un bulletin, quel qu’il soit, dans une urne.»

    Refuser complètement le vote c’est refuser la démocratie, or je ne connais pas de meilleur système. (Attention je ne dis pas que les institutions françaises sont un modèle de démocratie, mais là encore, qui a une alternative concrète ?)

    De plus il ne faut pas mélanger élections locales et nationales, les enjeux ne sont pas les mêmes.

  16. PoneyParadox

    @Changaco "Attention je ne dis pas que les institutions françaises sont un modèle de démocratie, mais là encore, qui a une alternative concrète ?)"

    Le système de démocratie directe suisse ?

  17. Changaco

    @PoneyParadox:
    Je ne connais pas les institutions suisses mais peut-être que tu pourrais nous préciser rapidement ce à quoi tu penses et si c’est applicable à la France, étant donné que ce n’est pas la même taille de territoire et de population.

  18. @Changaco, dans le désordre :
    «Refuser complètement le vote c’est refuser la démocratie, or je ne connais pas de meilleur système.»
    C’est surtout refuser le système dans lequel on se trouve, qui n’a de démocratie que le nom. Pour moi dans une démocratie, on fait des référendums (et les dirigeants en accepte le résultat), on ne passe pas des lois en douce en juillet quand tout le monde est vacances, si la population est contre un projet de loi, on ne sous-entend pas qu’elle ne comprend rien mais que comme c’est pour son bien on le fait quand même, on ne nomme pas des ministres parce que ce sont des bons copains mais parce qu’ils seront compétents dans leurs domaines, on compte les votes blancs comme des votes blancs et pas comme des votes nuls… j’arrête là, mais si on se trouvait dans l’idée (peut-être naïve) que je me fais d’une démocratie, je serais ravi d’aller voter. Mais pour l’instant, puisque pour moi aller voter c’est cautionner ce système, je n’y vais pas (j’insiste mais c’est réfléchi et ce n’est absolument pas par flemme).

    «Ce qui leur permet de faire n’importe quoi ce n’est pas la participation aux élections mais le fait que peu de gens protestent et qu’il n’y a quasiment jamais de proposition alternative.»
    C’est aussi parce qu’ils ont des mandats non révocables, et donc que si le mandat dure n années, ils peuvent faire n’importe quoi les n-1 premières années, plus rien la dernière, passer à la télé pour dire à quel point le bilan et positif et que de toute façon les autres partis n’ont pas de projet politique et c’est reparti.

    «Et toi t’en as des propositions ? Parce que si c’est nécessaire de râler ça l’est tout autant de proposer des alternatives.»
    «On ne peut gagner qu’en étant unis, or aujourd’hui il n’y a pas de projet de société alternatif, complet et concret, derrière lequel une majorité pourrait être réunie.»
    Il y a des propositions alternatives mais elles ne sont pas (pour l’instant) prises au sérieux et manquent peut-être de visibilité (cf le NPA (?), les alternatifs, la fédération anarchiste, alternative libertaire, alternative libérale, les mouvements pour la décroissance entre autres) mais parmi lesquelles on peut trouver un réel projet de société, au moins aussi cohérent qu’une société basée sur la production et la consommation.
    Le problème c’est que ce sont des révolutionnaires, pas (nécessairement) dans le sens où il faut égorger du bourgeois pour y parvenir, mais dans le sens où un tel projet de société est une rupture brutale avec ce qu’on connait actuellement, qui ne passe donc pas par les urnes, qui fait peur aux gens et qui surtout n’est absolument pas relayé par les médias traditionnels.

    «Ce qu’il faudrait surtout c’est la reconnaissance du vote blanc voire même des options de vote plus nombreuses.»
    Cf plus haut, je suis tout à fait d’accord.

    «Et depuis que Sarkozy est au pouvoir on a gagné quoi en allant dans la rue ? Perso je vois pas.»
    Sommes-nous vraiment allé dans la rue sous Sarkozy (à part la journée de manif soi-disant unitaire tous les trois mois) ? Depuis le CPE on n’a pas eu de grand mouvement de contestation en France métropolitaine. Par contre en Guadeloupe ils ont gagné pas mal d’acquis sociaux, mais ils ont vraiment pris la rue.

  19. Changaco

    @LEF:
    «Mais pour l’instant, puisque pour moi aller voter c’est cautionner ce système, je n’y vais pas (j’insiste mais c’est réfléchi et ce n’est absolument pas par flemme).»

    Chacun ses choix bien sûr mais personnellement c’est plus par rapport au «si tout le monde/la majorité s’abstenait/votait comme moi» que je pèse le pour et le contre.

    «Il y a des propositions alternatives mais elles ne sont pas (pour l’instant) prises au sérieux et manquent peut-être de visibilité (cf le NPA (?), les alternatifs, la fédération anarchiste, alternative libertaire, alternative libérale, les mouvements pour la décroissance entre autres) mais parmi lesquelles on peut trouver un réel projet de société, au moins aussi cohérent qu’une société basée sur la production et la consommation.»

    Jamais vu un projet de société complet et concret du NPA mais si tu as un lien ça m’intéresse.
    Pour la fédération anarchiste je ne connaissais pas mais étant donné le nombre d’anarchismes différents ça me parait être un nom plutôt mal choisi.
    Les décroissants c’est pareil ils sont pas d’accord entre eux et ils n’ont pas de projet complet et concret.
    Pour Alternative libertaire, ils ont un projet eux??
    Alternative libérale ils ont des propositions (même si leur site n’a pas l’air entièrement à jour), je ne connais pas leur projet mais je doute que ça aille à l’encontre de la société de sur{consommation,production,travail}.

    «Le problème c’est que ce sont des révolutionnaires, pas (nécessairement) dans le sens où il faut égorger du bourgeois pour y parvenir, mais dans le sens où un tel projet de société est une rupture brutale avec ce qu’on connait actuellement, qui ne passe donc pas par les urnes, qui fait peur aux gens et qui surtout n’est absolument pas relayé par les médias traditionnels.»

    Pour moi un projet de société complet et concret comprendrait une phase de transition, c’est probablement une des parties les plus dures avec le défi qu’est l’économie ouverte. Parce qu’un projet révolutionnaire moi aussi je peux en faire un, mais s’il y a encore ne serait-ce qu’une petite chance que l’on puisse changer les choses en douceur avant que tout le monde se tape sur la gueule ce serait bien d’essayer de la saisir.

    Je reste donc sur ma position qui est qu’aujourd’hui ce dont on a le plus besoin c’est d’un projet de société alternatif complet et concret.

    «Sommes-nous vraiment allé dans la rue sous Sarkozy (à part la journée de manif soi-disant unitaire tous les trois mois) ? Depuis le CPE on n’a pas eu de grand mouvement de contestation en France métropolitaine. Par contre en Guadeloupe ils ont gagné pas mal d’acquis sociaux, mais ils ont vraiment pris la rue.»

    L’année dernière ça a beaucoup bougé dans les fac, les lycées et même dans les IUT, mais tout le monde ne s’est pas bougé en même temps, les IUT qui se foutant du sort des facs et vice-versa et les lycées se battant contre autre chose.
    Par exemple il n’y a pas eu un seul cours au deuxième semestre au département de sociologie de la fac de Caen (non je suis pas en socio, mais je connais quelqu’un là bas). Un des mouvements de grève les plus long dans l’enseignement supérieur il me semble.
    Donc oui, il y a eu du mouvement.

  20. Jean-Paul Voisin

    L’évolution des commentaires est intéressante. A partir d’un rapport qui met à l’index des institutions gouvernementales qui encouragent l’utilisation de logiciels libres, la discussion évolue vers une critique globale du fonctionnement démocratique. Enfin de la démocratie représentative. Pourtant les gouvernements de l’Inde, du Brésil, de l’Indonésie procèdent de cette démocratie représentative ?

    Je veux dire par là que le politique peut aussi influer sur le cours des choses, que tous les hommes politiques ne sont pas irresponsables, incompétents, frileux etc… Et je pense sincèrement que Martine Billard à la place de NKM (dans un autre gouvernement évidemment) ça ne donne pas la même chose du point de vue des logiciels libres et de la propriété intellectuelle.

  21. Dyonisien

    « À mon avis le jour il y aura plus de 50% d’abstention, ce discours ne tiendra plus. »
    Les Etats-Unis tiennent très bien depuis des décennies. Rien ne dit, hélas, qu’ils ne tiendraient pas avec 75%.
    Les sponsors de "révolutions colorées", oranges ou autres, savent très bien qu’il suffit d’élections "libres" en façade et d’une forte police pour garder le magot au profit des mêmes.
    Le courage des Boliviens est rare en Europe…
    Internet permet seulement de mettre en pleine lumière, pour les surfeurs, les informations que l’oligarchie voudrait dissimuler. Et ça c’est déjà beaucoup, mais après, c’est à nous de le diffuser à plus d’un mètre des écrans et claviers.
    Ce qui s’est passé sur la brevetabilité des logiciels au parlement européen était encourageant, même si c’est peu.
    Et en face ils recommencent aussitôt avec des nouveaux projets occultes, comme à l’OMC.
    Le problème est bien politique et à un moment il faut bien revendiquer des législateurs au service du peuple. Les élections, même pourries, restent UN moyen d’avancer sur cette voie, mais la plupart de nos concitoyens ont aussi des tas d’autres problèmes plus vitaux à résoudre. Ne l’oublions pas !
    Dyonisien

  22. François Mitterrand

    "La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique.
    Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment.
    Oui, ils sont très durs les américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde.
    C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort."

  23. Changaco

    @Jean-Paul Voisin:
    «L’évolution des commentaires est intéressante. A partir d’un rapport qui met à l’index des institutions gouvernementales qui encouragent l’utilisation de logiciels libres, la discussion évolue vers une critique globale du fonctionnement démocratique. Enfin de la démocratie représentative. Pourtant les gouvernements de l’Inde, du Brésil, de l’Indonésie procèdent de cette démocratie représentative ?»

    Moi je n’ai critiqué que les institutions françaises, je ne connais pas tous les systèmes de gouvernement de la planète.

    Je dirais plutôt que la discussion a dévié vers une critique de la société actuelle et c’est normal. D’ailleurs je voulais dire que pas assez de libristes s’intéressent à la société alors que ça concerne tout le monde, c’est un devoir de s’y intéresser.

    «Je veux dire par là que le politique peut aussi influer sur le cours des choses, que tous les hommes politiques ne sont pas irresponsables, incompétents, frileux etc… Et je pense sincèrement que Martine Billard à la place de NKM (dans un autre gouvernement évidemment) ça ne donne pas la même chose du point de vue des logiciels libres et de la propriété intellectuelle.»

    Il est probable qu’un gouvernement de gauche serait moins pire, mais on ne peut pas dire que le PS propose un vrai projet alternatif. Par exemple je n’ai jamais entendu un socialiste remettre en cause le culte de la croissance du PIB.

  24. Ben moi je suis sur du Linux Ubuntu, j’imagine qu’ils vont venir me chercher et m’envoyer dans un camp de concentration de type FEMA :)
    Le Gratuit est un ennemi de nos puissants privilégiés et égoïstes. Chaque restriction de nos libertés est faite au nom du respect des lois et chaque loi est faite pour protéger les intérêts de ceux qui nous enferment dans notre servitude moderne.

    Le système monétaire (mythe de l’argent) fonctionne de la même façon que l’idéologie nazie, il broie sur son passage ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas payer.

    Je nous souhaite bonne chance…

    P.S: Ne comptez pas sur moi pour aller voter où que ce soit. Nos hommes politiques travaillent pour les Banques et les Entreprises industrielles et commerciales.
    Les hommes politiques ne sont que des commerciaux, ils nous vendent un tas de trucs inutiles et qui sont tous soumis à la loi de l’obsolescence programmée.

  25. Grunt

    @Changaco:
    Marrant, j’aurais dit, au contraire, que les libristes s’intéressent davantage à la vie politique, que le reste de la population.

  26. Changaco

    @Grunt:
    Si tu relis bien je n’ai pas dit le contraire. ;)

  27. @Changaco :
    «Jamais vu un projet de société complet et concret du NPA mais si tu as un lien ça m’intéresse.»
    Héhé, non je n’ai pas de lien, d’où le point d’interrogation dans le post précédent. En fait j’avais discuté assez longuement avec une militante NPA l’an dernier et à l’entendre il y avait un projet de société viable, en tout cas elle avait su répondre à toutes mes questions (sans pour autant me convaincre).

    «Pour la fédération anarchiste je ne connaissais pas mais étant donné le nombre d’anarchismes différents ça me parait être un nom plutôt mal choisi.»
    Héhé (encore), ils essayent justement de fédérer le mouvement (ce qui n’est pas chose simple j’imagine). Après c’est impossible de savoir quel poids ils ont, mais la FA est une des organisations anarchistes les plus connues parce qu’elle édite un hebdomadaire (le monde libertaire), elle a une librairie (librairie publico à Paris) et une radio (radio libertaire, dispo en FM à Paris et sur internet partout ailleurs) qui a l’avantage de ne pas être que militante, il y a aussi des émissions culturelles très intéressantes et il y avait une émission sur le logiciel libre présentée par Luc Fiévet de l’April (je me permet de mettre le lien vers les archives ici, je pense que sur framasoft ce n’est pas trop hors sujet : http://archive.symbiose.free.fr/). Ils avaient écrit un texte (de mémoire, intitulé l’anarchisme aujourd’hui) où ils présentaient un projet de société anarchiste, auquel on peut ne pas adhérer, mais qui était (de mon point de vue, certes) au moins aussi cohérent et que la société dans laquelle on vit.

    «Les décroissants c’est pareil ils sont pas d’accord entre eux et ils n’ont pas de projet complet et concret.»

    Oui c’est un vrai problème ça. J’avais rencontré un militant pour un parti décroissant (c’était juste avant les européennes auxquelles ils se présentaient) et un peu comme la militante NPA, il avait l’air de savoir de quoi il parlait. Après c’est un mouvement relativement jeune, on peut espérer qu’avec le temps un vrai projet sur lequel ils seraient tous d’accord puisse émerger.

    «Pour Alternative libertaire, ils ont un projet eux??»

    Il m’avait semblé à l’époque où j’avais trainé sur leur site internet. Dans mon souvenir, c’était un projet de société libertaire, mais plus axé marxisme (au niveau lutte des classes surtout) que les autres projets anarchistes (qui sont plutôt pour l’abolition des classes, nuance :) ).

    «Alternative libérale ils ont des propositions (même si leur site n’a pas l’air entièrement à jour), je ne connais pas leur projet mais je doute que ça aille à l’encontre de la société de sur{consommation,production,travail}.»

    Je ne connais pas trop non plus mais c’est vrai que ce serait étonnant qu’ils remettent en cause tout ça. Par contre ils ont l’air pas mal orientés liberté, au niveau du logiciel libre ce serait peut-être moins pire déjà (non non je ne suis toujours pas partisan du moins pire ;) ).
    Bien sûr tout ce que je raconte est ce que j’ai compris de ces différentes organisations et n’engage que moi (avant de me faire taper dessus par un militant qui passe par là).

    «Pour moi un projet de société complet et concret comprendrait une phase de transition, c’est probablement une des parties les plus dures avec le défi qu’est l’économie ouverte. Parce qu’un projet révolutionnaire moi aussi je peux en faire un, mais s’il y a encore ne serait-ce qu’une petite chance que l’on puisse changer les choses en douceur avant que tout le monde se tape sur la gueule ce serait bien d’essayer de la saisir.
    Je reste donc sur ma position qui est qu’aujourd’hui ce dont on a le plus besoin c’est d’un projet de société alternatif complet et concret.»

    Je comprends ton point de vue et ta position mais malheureusement dans l’histoire, les changements de société radicaux se sont souvent (toujours ?) fait de manière violente. Bien sûr ça ne veut pas dire qu’on doivent forcément passer par là aussi, mais ce n’est pas très encourageant et je te rejoins sur l’idée qu’il faut travailler sur un projet de société concret et convaincant.

    «L’année dernière ça a beaucoup bougé dans les fac, les lycées et même dans les IUT, mais tout le monde ne s’est pas bougé en même temps»

    Oui ça doit être ça le problème, finalement on n’a pas eu l’effet de contestation générale comme pour le CPE. Pendant le CPE, j’étais à Paris et c’était manif ou actions d’information tous les jours et toutes les facs étaient mobilisées. Pour le mouvement de l’an dernier, toujours à Paris, il n’y a eu que 4 ou 5 manifs, ça s’est vite essouflé, donc ok ça a bougé, mais malheureusement pas d’un bloc comme pour (contre en fait) le CPE.
    Mais tu mets le doigt sur un véritable problème en disant que «les IUT qui se foutant du sort des facs et vice-versa et les lycées se battant contre autre chose», c’est pareil pour tout, les infirmiers se foutent de ce qui concerne les enseignants, qui se foutent de ce qui concerne la privatisation de la poste et ainsi de suite. Contre ça je n’ai pas une once de solution, pourtant on a vu en Guadeloupe qu’on pouvait gagner en se bougeant tous ensemble et pas uniquement pour défendre ses intérêts personnels. Faut croire qu’on est pas encore assez dans la merde.

  28. Aliop

    Qu’on le veuille ou non, quand on fait du libre on permet à des pays non-occidentaux et non-alliés à se doter d’outils informatiques puissants. Je n’ai pas besoin de préciser que les systèmes d’informations sont les nouvelles clés de voute des sociétés modernes. En faisant du libre, on aide indirectement nos ennemis. Bien sûr ça n’a pas tellement de sens pour les contributeurs comme vous et moi, mais quand on est le gendarme du monde on ne voit pas ça d’un bon œil que des ennemis potentiels se dotent de puissantes infra indépendamment de tout contrôle . De mémoire, je crois que la licence d’oracle interdit d’installer les produits de la firme dans un bon nombres de pays du moyen-orient. Le libre fait exploser ce genre de barrière. La totale liberté ne peut pas exister et elle trouve toujours ses limites : si un jour on se prend un missile chinois ou iranien développé sous linux, la liberté d’une chose aura contribué à la perte de la liberté d’une autre.

  29. @Dionysien :
    «Les Etats-Unis tiennent très bien depuis des décennies. Rien ne dit, hélas, qu’ils ne tiendraient pas avec 75%.»

    Je suis peut-être allé un peu vite là dessus et je ne sais pas comment ça se passe aux États-Unis, mais ils ont peut-être moins l’habitude de descendre dans la rue pour défendre leurs acquis sociaux. Pour préciser un peu, je voulais dire qu’à mon avis, en France, un fort taux d’abstention diminuerait la légitimité des élus (souvent revendiquée par ces derniers dans des contextes sociaux difficiles) et permettrait à la rue d’exercer un peu plus son pouvoir.

    @Aliop :

    «si un jour on se prend un missile chinois ou iranien développé sous linux, la liberté d’une chose aura contribué à la perte de la liberté d’une autre.»

    Alors que si on se prend un missile développé sous windows 7, on pourra espérer la fin de la vente liée… Trêve de plaisanterie, je pense que le mec ou l’organisation qui va construire un missile est capable de se procurer les logiciels dont il a besoin, libres ou pas. T’imagines vraiment le terroriste qui va installer un soft pour faire son missile lire la licence et dire «ah ben non zut alors, j’ai pas le droit de l’installer dans ce pays, tant pis» ?

  30. Aliop

    Ca ne sert à rien de caricaturer. La technologie est un enjeu stratégique et militaire majeur. La techno proprio permet de contrôler sa diffusion et donc son utilisation, c’est tout.

  31. Sans caricaturer, la techno proprio permet de contrôler sa diffusion auprès de monsieur tout le monde, mais si on vient à parler d’enjeu stratégique et militaire, c’est que l’ennemi a des moyens et alors les softs propriétaires il peut se les procurer ou il est capable de recommencer de zéro.

    Tu dis «si un jour on se prend un missile chinois ou iranien». Tu parles de pays qui ont (la Chine) ou qu’on soupçonne de développer (l’Iran) l’arme nucléaire, ce ne sont pas trois neuneus dans une cave qui ont développé ou qui développent ça, je ne pense pas que le fait qu’un logiciel soit propriétaire ou non va les freiner longtemps.

  32. Gaetan

    La philosophie du Logiciel Libre tire ses sources des philosophies collectivistes, que les Etats-Unis voit le mouvement d’un mauvais oeil ne me surprend guère; rien de nouveau sous le soleil.

  33. Changaco

    @LEF:
    «Ils avaient écrit un texte (de mémoire, intitulé l’anarchisme aujourd’hui) où ils présentaient un projet de société anarchiste, auquel on peut ne pas adhérer, mais qui était (de mon point de vue, certes) au moins aussi cohérent et que la société dans laquelle on vit.»

    ça ? http://www.subsociety.org/anarchism

    «Je comprends ton point de vue et ta position mais malheureusement dans l’histoire, les changements de société radicaux se sont souvent (toujours ?) fait de manière violente. Bien sûr ça ne veut pas dire qu’on doivent forcément passer par là aussi, mais ce n’est pas très encourageant et je te rejoins sur l’idée qu’il faut travailler sur un projet de société concret et convaincant.»

    La différence c’est qu’aujourd’hui on a Internet, autrement dit la communication quasi-instantanée.

    En ce qui concerne les projets de société j’ai créé un forum dédié à leur élaboration: http://changaco.net/fr/pds/
    Si certains veulent participer au projet que j’ai commencé ou créer le leur, je les invite à s’inscrire.

  34. @gaetan "La philosophie du Logiciel Libre tire ses sources des philosophies collectivistes"
    moi j’ai l’impression qu’on prête aux riches une fois encore… je ne suis pas bien sûr, si tu demandais à Stallman ce qu’il pense des "philosophies collectivistes", qu’il te dise que c’est tiptop et que c’est précisément ce qui lui a inspiré le concept de logiciels libres.

    Tu devrais lire in-extenso le document qui a donné naissance au GNU Manifesto, c’est édifiant :) Tu verras qu’il s’agit là de l’oeuvre d’un geek, et non d’un prophète ou d’un philosophe.

    Donc au bout d’un moment il faut arrêter l’hypocrisie. A titre personnel, je suis un fervent du logiciel libre (que je me garde d’ailleurs bien d’appeler open source, ne serait-ce que pour faire plaisir à RMS justement :)). Mais ça ne m’empêche pas d’adorer ce que fait Apple ,pas tout, mais MacOS c’est quand même chouette. Et c’est en plus un bon exemple pour illustrer le propos… bouhou la vilaine entreprise qui a a bâti son OS sur un noyau libre hyper-cool, fun et sympa pour en faire un système closed et facho (inutile de préciser que je force un peu le trait…). Et bien non, on ne peut pas reprocher ça à Apple. Les logiciels libres sont aussi faits pour ça. C’est pour ça que certains sont libres "à ce point" (licences *BSD).

    Au bout du compte, le logiciel libre ne s’oppose pas au capitalisme, à l’argent, aux droits d’auteurs, à la propriété intellectuelle etc. Il les ignore, les méprise même. Demandez à Stallman : mais comment je fais si veux développer des applications dans un cadre professionnel et y consacrer ma carrière, mais en étant rémunéré pour ça ? Il ne vous répondra "vendez des services" (ce qui de vous a moi est presque encore plus cynique que de vendre des logiciels, puisque là on vend purement et simplement de la connaissance…) – Il vous dira "ce n’est pas mon problème". Point. Il s’en tape de comment on gagne de l’argent, avec le logiciel ou pas d’ailleurs. Il n’est pas tout à fait de ce monde cet homme, et peu d’entre-vous envieraient l’austèrité à laquelle il revendique s’astreindre, prix à payer pour se libérer en grande partie des contingences matérielles.

    Mais encore une fois, ce n’est pas une philosophie, c’est une posture (qui a dit "imposture" ??? :)) Stallman a dit "tu ne vendras pas de licences de logiciels". Mais comme c’est lui-même ce qu’il savait faire de mieux (des logiciels), il s’est coincé tout seul pour gagner sa vie en quelque sorte. Il a donc du se résoudre à s’imposer une vie chiche et ne nécessitant que peu de revenus pour rester cohérent avec sa grande idée.

    Pour finir, je l’aime bien Stallman, et j’aime beaucoup l’idée de logiciels libres qui me semble particulièrement essentielle pour tout ce qui concerne les outils de développements car il ne ne me choque pas d’acheter un livre, mais payer des royalties pour écrire en caractères latins me défriserait un brin…, mais il est et restera un original, un personnage singulier et charismatique, un agitateur nécessaire, mais pas un philosophe, ça non.

    Et j’arrête là parce que je voulais juste relever cette incongruité (c.F. début du commentaire), mais pas disserter pendant des heures :)

  35. 2 articles connexes intéressants (anglais) :
    – FSF Comment for the USTR’s 2010 Special 301 Review (FSF)
    http://www.fsf.org/licensing/2010-0
    – Special 301: FOSS users. Now we’re all Communists and Criminals (FreeSoftware Magazine)
    http://www.freesoftwaremagazine.com

  36. Arretez moi si je me trompe, mais il me semble que personne n’a abordé ce sujet concernant le logiciel libre, je m’explique :

    L’open source est mort ! jusqu’à présent tout le monde pouvait accéder au codes sources est faire sa propre distribution, à mon sens toutes perfectibles et non distribuable dans une adminsitration, une entreprise je parle par exemple d’ubuntu, qui comporte pas mal de bug au niveau gestion des utilisateurs, utilsation en réseau, de plus sa demande un effort considérable à l’utilisateur à utliser tout ca, sachant qu’un utilisateur sur deux en france est une bille en informatique.

    Vous imaginez bien que les administrations et les entreprises vont vouloir un système sur, et s’assurer que personne n’accède au code source !!

    Ca commence déjà des entreprise se lance dans le marché proposant des versions payantes de système linux. Ou propsose de faire payer les services de maintenance et de dévellopement.

    De la même manière que le monde politique, économique a envahi la toile, nous perdons de liberté d’action et de parole. Ou du moins nous tombons dans le politiquement correct.

    On nous a menti sur l’open source, quel est l’interet des dévellopeur si ce n’est à moyen terme d’être remarqué par une entreprise ?

    C’est comme les services web, sociaux, gratuits un temps puis comme par hasard ca deviens payant ?

    Tout est devenu une question de bizness et de pouvoir … aprés tout c’est trés humain !

    A bientot.

  37. guyr

    Juste 2 remarques :
    – Sur le libre, les états-unis sont des contributeurs médiocres : Pourtant ils l’utilisent très largement. Pour résumer: "Les états-unis utilisent le libre développé en europe"
    – Je vous fais le pari qu’ubuntu va quitter prochainement l’assemblée nationale. On a maintenant la vraie raison… surement pas celle qu’ils vont donner le jour venu.

  38. Bertrand P

    "Je vous fais le pari qu’ubuntu va quitter prochainement l’assemblée nationale."

    Faut arrêter de se mentir avec ça. Le député arrive avec son propre ordinateur (qui n’est pas du Linux) et n’utilise pas ceux que l’assemblée lui fournit. Ou quand il l’utilise il ne sait pas que c’est du logiciel libre.

    Donc dire que "l’assemblée est sous GNU/Linux", c’est "légèrement" exagéré !
    Et donc aussi, si Ubuntu quitte l’assemblée nationale, aucun député ne s’en apercevra !

  39. Changaco

    @xavier31:
    «Arretez moi si je me trompe»

    Je t’arrête.
    Les systèmes fermés ne sont pas plus sûrs.
    Red Hat gagne de l’argent en se basant sur du libre depuis des années.

    «Tout est devenu une question de bizness et de pouvoir … aprés tout c’est trés humain !»

    Encore et toujours la prétendue «nature humaine».

  40. guyr

    @Bertrand P
    Sur cette question, tout est dans le symbole et l’impact médiatique. Que les députés utilisent ou non ubuntu n’a aucune importance …

  41. @ Changaco :
    Oui c’est ça, je n’avais pas mis de lien parce que j’avais peur que ça dépasse un peu le logiciel libre et qu’on me taxe de faire de la propagande anarchiste de base :).

    «Si certains veulent participer au projet que j’ai commencé ou créer le leur, je les invite à s’inscrire.»
    Je manque cruellement de temps là tout de suite mais ce sera avec plaisir, très bonne initiative.

    @xavier31 :
    «L’open source est mort !»
    Non !

    «ubuntu, qui comporte pas mal de bug au niveau gestion des utilisateurs, utilsation en réseau»
    Pas plus de bug qu’un windows ou macOS (et au niveau gestion des utilisateurs et utilisation en réseau, un unixoïde sera forcément plus sûr qu’un windows).

    «de plus sa demande un effort considérable à l’utilisateur à utliser tout ca»
    Non ce qui demande un effort considérable, c’est de perdre les mauvaises habitudes qu’on a prises avec windows par exemple. Je continue en faisant un comparatif avec windows (puisque tu parles de l’utilisateur de base, on suppose qu’il ne connait que ça), je ne sais pas si tu as récemment installé ubuntu, mais il te suffit de cliquer cing fois sur suivant pour l’installer, et une fois que c’est installé, pas besoin de firewall ni d’antivirus et tu as tout ce qu’il faut pour une utilisation de base (traitement de texte, internet, messagerie instantanée). Pour installer un logiciel, ça se fait en trois clics dans la logithèque ubuntu. Pour quelqu’un qui débute dans l’informatique, ça me parait tout de même beaucoup plus simple.

    «Vous imaginez bien que les administrations et les entreprises vont vouloir un système sur, et s’assurer que personne n’accède au code source !»
    Ce n’est absolument pas un gage de sécurité, on le voit avec internet explorer et firefox, linux et windows… combien de temps met microsoft pour publier un correctif de sécurité, combien de temps met la communauté du logiciel libre ? C’est un principe fondamental en crypto (principe de Kerckhoffs), qu’on peut aisément transposer ici, la sécurité d’un système ne doit jamais reposer sur le secret de son fonctionnement. Absolument tous les algorithmes de chiffrement sérieux sont publics, et pourtant il y a un paquet de paranos dans le milieu de la crypto.

    «Ca commence déjà des entreprise se lance dans le marché proposant des versions payantes de système linux»
    Si une entreprise propose des versions payantes de systèmes linux, elle doit mettre le code source a disposition, c’est le principe du logiciel libre.

    «Ou propsose de faire payer les services de maintenance et de dévellopement.»
    Oui c’est même en partie grâce à ça qu’on peut développer du libre, en payant des gens pour le faire, et ça ne contredit en rien la philosophie du libre.

    «On nous a menti sur l’open source, quel est l’interet des dévellopeur si ce n’est à moyen terme d’être remarqué par une entreprise ?»
    Comme avant, on s’en fout. Tant mieux si un dév se fait remarquer par une entreprise et continue à développer du libre en étant payé pour le faire.

    «C’est comme les services web, sociaux, gratuits un temps puis comme par hasard ca deviens payant ?»
    D’abord je n’en connais pas beaucoup de gratuits, ils sont très souvent financés par la pub, donc à moins que tu ne fasses jamais tes courses en supermarché, tu les finances indirectement. Ensuite aucun rapport avec les logiciels libres puisque ce n’est justement pas libre. Si un jour quelqu’un sort une version améliorée d’un logiciel libre, payante, il doit aussi mettre les sources à disposition. Alors rien ne t’empêche de compiler toi même les sources et de mettre le logiciel à disposition gratuitement.

  42. guyr

    @xavier31
    "Vous imaginez bien que les administrations et les entreprises vont vouloir un système sur, et s’assurer que personne n’accède au code source !!"
    Ou là là ?!?!
    => Les sources d’un système *sûr* sont nécessairement accessibles, sinon comment prouver la fiabilité et la sécurité du système ?

  43. @xavier31 : Fais gaffe, tu utiliser une moteur de blogs libre, ce n’est pas sûr ! ;-)

  44. Sacré xavier31, tu es sûr d’avoir déjà installé Ubuntu ou autre OS basé sous linux ?
    Mais je te remercie de penser (à tort) qu’il faille un effort considérable pour utiliser Ubuntu, car ma fille qui va avoir 9 ans est sur Ubuntu depuis l’age de ses 7 ans.

    Pour en revenir à l’article.

    Que dire sur ces lobbyistes sans partages, qu’ils sont de plus en gonflant, mais bon… De toute façon, ils ne pourront pas arrêter la marche vers les logiciels libres… C’est trop tard et c’est tant mieux.

  45. Fabrique du consentement

    @ E-Gwen
    " Je propose : considérer comme terroriste en puissance tout individu qui ne consent pas à ingurgiter des aliments OGM "

    Inutile de le proposer, on constate que c’est déjà ce que les lobbies, la plupart des médias contrôlés par leurs puissants propriétaires privés et les instruments de la globalisations telles que le FMI, la BM, l’OMC, l’OTAN, etc. qui desservent ces firmes ont intégré dans leur mode de pensée et de fonctionnement.
    C’est pareil dans tous les domaines d’activités et le relais de l’information au travers du Net est l’élément stratégique qu’il leur faut impérativement contrôler et diviser d’urgence en mettant un terme à la neutralité du réseau (Ils souhaitent tous des divisions telles que Chine Net qui existe déjà, mais bientôt France Net, etc.).

    « La propagande est à la société démocratique ce que la matraque est à l’Etat totalitaire. »
    Noam Chomsky

  46. Incroyable, on se croirait vraiment de plus en plus dans 1984… Ce capitalisme sauvage ressemble de plus en plus à une sorte de communisme despotique où la "commune" à protéger serait les sacro-saintes propriétés intellectuelles détenues par nos nouveaux Dieux, les Corporations toutes puissantes! En plus, ça fait de moi, LeDucDuBleuet, un ennemi de l’état? Est-ce que c’est supposé me faire peur? Ou pire, me décourager? Merde, ça me donne encore plus d’énergie pour continuer! Il semble que je sois malgré moi un soldat pour l’armée des logiciels libres dans cette guerre mondiale qui s’amorce! Justement demain commence, au Palais de Justice de Québec, le procès opposant "Savoir-Faire Linux vs. Régie des Rentes du Québec[1]"… Je crois de plus en plus aller m’y pointer le nez dans le courant de la semaine… On peut aussi suivre ça sur Twitter[2]… À suivre…
    [1] http://blogs.savoirfairelinux.net/c
    [2] http://twitter.com/sflrrq

  47. Avec exactement le même stratégie idéologico-lobbyique, on me signale cette lettre de la BSA pour mettre sous pression le gouvernement vietnamien, repérée sur un forum local :
    http://edu.net.vn/forums/t/66970.as

    L’authenticité de la lettre est à vérifier, mais si comme c’est probable c’est bien le cas, on est en face à de la pure propagande qui veut faire croire que les intérêts de Microsoft & Co seraient les mêmes que ceux de l’administration d’un pays émergent !

  48. La propriete intellectuelle, c’est le vol avec premeditation.

  49. anticapitaliste

    Juste:

    Communisme => -socialisation de moyens de production- et le fameux -de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins-

    Bah on travail bien tous ensemble sur un logiciel par exemple, il nous "appartient" a tous.
    Et chacun y travail selon ses besoins et ses capacités.

    Alors bizarrement peut etre, je trouve que ca colle pas mal avec l’idée du logiciel libre, pas vous?

    D’ailleurs ici même par le "passé"

    http://www.framablog.org/index.php/

  50. Yanightmare

    Si à première vue, l’argument semble "scandaleux" c’est en réalité plutôt cohérent pour un pays qui tend à s’insurger contre tout monopole assuré par l’état.

    L’État dans la vision libérale ne doit jamais favoriser telle ou telle entreprise. Il doit "laisser faire".

    Donc inciter à n’utiliser que des produits libres s’appelle "fausser la concurrence", et c’est illégal ou tout du moins immoral.

    Argument peut-être scandaleux mais assez cohérent.

  51. Cantor

    @Yanightmare

    Inciter à utiliser des logiciels libres ne fausse pas la concurrence. Rien n’empêche Microsoft de sortir une version de Windows libre…

    « L’État dans la vision libérale ne doit jamais favoriser telle ou telle entreprise. Il doit "laisser faire". »
    Dans ce cas, l’état ne favorise pas une entreprise par rapport à une autre, mais un type de logiciel par rapport à un autre. Et ceci le capitalise le permet.