Geektionnerd : INPI…toyable

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En référence directe à la triste affaire de la semaine  : l’INPI censure le Libre d’une exposition qui se révèle alors propagande.

Geektionnerd - Simon Gee Giraudot - CC by-sa

Geektionnerd - Simon Gee Giraudot - CC by-sa

Crédit  : Simon Gee Giraudot (Creative Commons By-Sa)

Auteur/dessinateur de bandes dessinées (Grise Bouille, Le Geektionnerd, Superflu, Bastards Inc, etc.). Et docteur en informatique (généraliste conventionné secteur 42).

7 Réponses

  1. morpheus688

    Bonjour,

    Décidément, cette association avec "geektionnerd" (que j’ai découvert ici même) fait vraiment du bien! C’était une très bonne idée, et ça met un petit peu de légèreté et d’humour par rapport au "gros pavés" de texte de fond (très bons aussi en général) habituellement exposés ici.

    Bref, merci et bravo! Et au passage, merci de fédérer et d’informer pas mal d’internautes comme moi sur la grande cause du libre !

  2. @morpheus688 : Merci beaucoup, ça nous fait bien plaisir à Gee comme à moi.

    Juste une petit réflexion au sujet des "gros pavés".

    Quand les blogs sont arrivés (il y a longtemps de cela ma bonne dame) je me souviens très bien qu’on leur faisait le reproche d’être souvent trop courts et synthétiques par rapport à un "article classique" style celui dans les journaux.

    Aujourd’hui, c’est devenu bien trop long par rapport à Twitter et à la faculté d’attention et concentration que nous pouvons accorder à une page Web.

    Et il arrive effectivement souvent désormais que l’on signale ainsi les billets du Framablog, sur Twitter ou ailleurs : "c’est long mais c’est intéressant". Les temps changent quoi 😉

    Lecture (hyper longue) connexe :
    – Internet et Google vont-ils finir par nous abrutir ?
    http://www.framablog.org/index.php/

  3. Tiens, le I de INPI, ce ne serait pas pour "Industriel" plutôt?

    Sinon, en ce qui concerne les "tartines" de textes sur les blogs… c’est peut-être parce ce que je fait partie de l’ancienne génération, mais lire un long texte à l’écran me donne rapidement mal au yeux… Si je tombe sur un long texte sur le web, j’ai tendance à vouloir l’imprimer pour le lire dans de meilleures conditions – oui, je sais, c’est pas cool pour les forêts… :-(

  4. Bibifri

    Et hier au JT de 13h de France2, LA journaliste (avec sa voix dopée à l’helium et ses respirations mal-t’à propos) enchaine un sujet sur des douaniers qui font la chaine devant le ministère pour passer au broyeur des cartouches de cigarettes (c’est pas plus mal) puis une présentation enthousiaste de cette expo à la Cité des sciences, avec une longue explication sur le thème de : "la contrefaçon, le faux etc"
    L’eusses tu crû, pas un mot sur cet incident. Étonnant, non ?
    J’ai connu cette dame mieux inspirée (oui, je sais, un JT c’est une œuvre collective et indépendante)

  5. Bonjour,
    Je suis en tant qu’auteur d’oeuvres diverses, attaché au droit d’auteur. Toutefois, le droit d’auteur, c’est avant tout pour l’auteur le droit de disposer de son oeuvre comme bon lui semble, et à ce titre, je diffuse également du contenu libre, sous licence Creative Commons.

    Je voudrais souligner le fait que l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle) est compétent en matière de Brevets, Marques, Dessins et Modèles. La propriété Industrielle s’appuie sur les livres IV à VIII du code de la propriété intellectuelle.

    Le droit d’auteur proprement dit est traité dans les livres I à III de ce même code, concernant la propriété littéraire et artistique (au sens large) et protège toutes les oeuvres de l’esprit. Le droit d’auteur n’est pas traité dans les sections relatives à la propriété industrielle et ne relève pas de la compétence de l’INPI.

  6. @Philippe
    C’est toute la complexité qui réside dans la *protection* des oeuvres logicielles.
    On a tendance à considérer qu’un logiciel est considéré comme un produit industrielle ou au contraire comme étant soumis au droit d’auteur.

    En fait, sauf erreur de ma part, les deux sont justes. Un logiciel est à la fois considéré comme une oeuvre de l’esprit comme étant un assemblage de signes qu’on appelle "code" (comme on appelle l’assemblage de lettres et de signes d’un livre un "texte" : c’est de la pure convention) et est donc protégé par le droit d’auteur.
    De la même manière, un logiciel peut être considéré comme un produit industriel s’il est "innovant" et dans ce cas il peut être *protégé* si déposé à l’INPI.

    Le cas du logiciel n’est pas isolé, il me semble que les dessins et modèles sont eux aussi de sortes d’hybrides qui sont automatiquement (dès leur création) *protégés* par le droit d’auteur ET potentiellement *protégés* par l’INPI si ils sont déposés.

  7. La meute avait hurlé, puis rapidement oublié. Une semaine avant la grand-messe du même nom, le site Ubuntu Party est revenu sur cette sombre et tragique affaire : http://ubuntu-party.org/censure-du-