Copie… d’élève !

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J’ai vu de nombreuses perles dans les copies de mes élèves au cours de ma (déjà longue) carrière de prof de maths.

Mais je n’ai pas eu souvent de scanner à côté de moi pour en garder trace comme aujourd’hui 😉

Copie d'élève

Désolé pour ce petit hors sujet de fin d’année scolaire…

50 Réponses

  1. Hors sujet certes mais… amusant ou désolant (pas le billet, la copie !) 😉

  2. Tu peux maintenant lui dire que si il veut voir sa copie, il n’a qu’à venir sur le Framablog !

  3. Je n’ai qu’un seul mot à dire : Excellent !

    Un prof de math du Québec!

  4. Amusant, c’est sûr mais absolument pas désolant…
    À moins que toute la classe fasse pareil, cet élève est original, à de l’humour et il l’assume…

  5. David

    Fun ! Cet élève est une élève non ? Moi je lis "votre élève adorée" à la fin.

  6. Comment ça ? Je suis choqué ! aKa fait de la rétention d’information et ne veut pas partager son savoir avec de pauvres et innocents enfants qui n’aspirent qu’à apprendre ! Le Libre n’est plus ce qu’il était 😛

  7. Bien marrant, personnellement je lui aurais tout de même donner un petit quelque chose pour nous avoir fait rire. J’ai souvent fait ce genre de petites phrases quand je ne savais pas (enfin je réclamais pas les points, je posais juste une petite blague) et j’ai eu tout type de réaction de la part des profs. Du point de vue de l’élève, un prof qui prend ca à la rigolade voire qui fait un petit geste par rapport à un autre élève qui aura laissé l’exo de coté sans plus de commentaire, c’est beaucoup plus motivant et ca humanise les profs souvent vu par les élèves comme des machines à pourrir les weekends à coups de devoir.

  8. Je rejoins le commentaire de Pat. De plus le support ne permet pas l’interactivité, aucun possibilité de faire appel à la communauté pour obtenir de l’aide. Le Libre n’est-il pas fraternel ?
    L’élève avait-elle accès au man (de math) ?

  9. Voir l’exercice n°3 sur http://banadoura.mabulle.com/

    Question : Est-ce l’élève d’Aka qui ne respecte pas le droit d’auteur, ou est-ce Aka qui le viole en publiant cet extrait sur son blog ?
    Je relève les copies demain à 8h00 ! :-)

  10. L’inspiration vient peut-être d’ici: http://copies.doubles.free.fr/affic
    Pour les autres chefs-d’œuvres: http://copies.doubles.free.fr/

  11. Kelindil

    j’ai un ami qui faisait ce genre de blague à chaque fois qu’il le pouvait (ex: Ne connaissant pas les villes de Chine au Bac, il a mis "Toshiba", "Nokia", "Samsung",etc…). Ça en faisait rire certains, ça en agaçaient d’autres… Il s’est fait réprimander assez sévèrement quelques fois par l’un d’eux.
    Personnellement, je trouve ça drôle ! 😀

  12. "votre élève adorée" 😀

    très bon, il a de l’humour au moins ^^

  13. @Kelindil:
    Je corrige une fois par année des examens finaux de français. Je peux te dire qu’au bout de quelques heures de corrections, le genre de petites blagues que fait ton ami deviennent particulièrement désagréables à rencontrer. Et quand un candidat te met de mauvais poil, tu risques de devenir moins impartial, même si c’est de manière inconsciente.
    Je dirais qu’une petite blague par copie ça va encore, c’est limite. Plus, c’est … prendre des risques. Bon, il y a toujours des courageux, comme la demoiselle qui, lors d’un oral, essayait d’expliquer pourquoi finalement Hitler était un gentil monsieur. Et pis hein c’était ya tellement longtemps qu’on s’en fout maint’nant, hein lol.

  14. SADMAN

    Une chose me taquine ^^
    J’ai déjà vu exactement la même copie avec le même commentaire en rouge sur un autre site, et ça ne date pas d’hier. C’est vraiment la tienne ? ^^

  15. @SADMAN : délation bas de gamme ; déjà entendu parler de la présomption d’innocence ?

  16. @osef:
    Elle ne s’applique plus depuis Hadopi 😉

  17. Il me semblait l’avoir déjà vue quelque part… mais ce n’était pas la même !
    http://www.larbi.org/images/alecole

  18. Hadopi

    @Incontinentia Buttocks : Orange m’a tuer !

  19. ComputerHotline

    Tout est là :
    http://copies.doubles.free.fr/

  20. @Siltaär : te voilà rassuré quant à l’honnêteté intellectuelle de ton patron 😉

    Mais si ce n’est pas la même, alors c’est un mème !

  21. Elle est connue cette copie…

    Bien marrante tout de même.

  22. @Siltaar : Alors ça c’est incroyable ! Je n’avais jamais vu ça non, et la copie de mon élève est bien authentique (tout comme mon écriture). Il est possible par contre que l’élève ait eu vent de cette manière de répondre via le Net. Je lui en toucherai mot lundi. Vraiment étonnant aussi que je réponde à peu près exactement la même chose que le premier enseignant ! Et moi qui croyait être original…

  23. modagoose

    Juste une question : Est-ce que ce site est une annexe de salle des profs ?

    Déja, je ne vois pas bien le rapport entre ce qui arrive à Aka dans le cadre de sa profession et les sujets abordés sur ce site. Ou alors ça pourrait être un cas d’école ( scuzez ce jeu de mot pourri ) pour déterminer si une copie est une donnée privée ou une oeuvre de l’esprit soumise au droit d’auteur. Ce qui en l’occurence pose problème dans les deux cas.
    Soit c’est une donnée privée, et Aka ne peux en disposer comme bon lui semble, en tous cas pas en en publiant un extrait sans l’accord de l’élève, et si il est mineur sans l’accord de ses parents.
    Enfin, si une copie est soumise au droit d’auteur et si aucune licence n’ouvre ce droit d’auteur, Aka, ne peut en disposer comme bon lui semble et en publier un extrait sur ce site.

    Même si le nom de la personne n’est pas lisible, on sait qu’il s’agit d’une fille. Ce qui ramené à la taille d’une classe peut suffire à identifier l’élève par un recoupement succin.

    Je ne veux pas faire mon rabas-joie, ni prêter des intentions à Aka, je trouve juste le procédé, en plus d’être hors-sujet, maladroit.

    Pour moi, ce que cette élève a écrit relève de la correspondance privée entre une élève et son prof et n’a pas a être divulguée sur un site Web.

  24. zorro

    Contrairement à ce que dit modagoose, je considère que ce qu’écrit un élève dans une copie ne relève pas exclusivement de la correspondance privée.
    Etant moi-même prof (de philo), je pars du principe que lorsqu’on s’exprime dans une copie, ce n’est pas en tant que sujet X ou Y, mais en tant que l’on est capable de raisonner — raison pour laquelle l’élève n’est pas noté en fonction de ce qu’il pense personnellement, mais en fonction de l’usage critique de la raison, commune à tous, qu’il est capable de mettre en œuvre.
    Certes, c’est un peu différent dans le cas d’une copie de math. Mais sans cela, on risque d’avoir affaire à du n’importe quoi.
    Sur ce, je retourne à mes copies…

  25. modagoose : sans juger sur le fond (correspondance publique ou privée), je trouve la remarque "Déja, je ne vois pas bien le rapport entre ce qui arrive à Aka dans le cadre de sa profession et les sujets abordés sur ce site" un peu surprenante.

    D’abord parce que ce billet est bien placé dans la catégorie "Hors sujet" (on était donc prévenu), et qu’on est bien là sur un blog avec un auteur unique (ou presque), et qu’il écrit donc sur ce qu’il veut (cf le "centrifugeons" du premier billet : http://www.framablog.org/index.php/… )
    C’est n’est quand même pas comme si Le Monde publiait des recettes de cuisine, et quand bien même ils le feraient, libre à toi de sanctionner en ne l’achetant plus (note quand même que tu es libre de critiquer le Framablog en son sein, c’est déjà un plus par rapport au Monde dont le courrier des lecteurs est…enfin, passons 😉 )

    Ensuite parce que le fait qu’aKa soit prof joue un rôle prépondérant dans l’histoire de ce blog (cf le tag Education) et dans l’histoire de Framasoft en général. Eusse-t-il été comptable ou mécanicien, le contenu de ce blog aurait été très différent, à mon avis. Et puis (sou)rire un peu de temps en temps ne fait pas de mal, non ?

    Enfin et surtout, parce que malgré tout tu relèves quand même un rapport entre ce billet soit disant hors-sujet et le libre, ou plutôt le droit d’auteur. Et la question est intéressante, en plus ! (comme quoi, c’est un joli paradoxe que de dire que c’est hors sujet, et de le faire rentrer dans le sujet :) )

    Bref, "ça serait bien une l’une des plus grandes opportunités manquées du Framablog si ce dernier ne traitait de rien d’autre que du libre", non ?

  26. modagoose

    Alors, je t’accorde que j’ai parlé ( écrit ) un peu vite concernant ma première remarque. Le fait que le sujet apparaisse en "une" sur la page d’acceuil du site m’a induit en erreur. Mes excuses les plus plates sur ce point, on est bien dans la catégorie Hors sujet. En fait, n’étant pas un grand habitué, j’ai un peu de mal à trouver l’information pertinente rapidement dans toutes les infos contenues dans une page. Ceci étant, ma remarque sur le fait que Aka, avec lequel je ne suis pas toujours d’accord, publie un extrait d’une de ses copie est faîte sans animosité de ma part. Je me demande toujours si on est là dans le cadre de la donnée personnelle et de la problèmatique à la divulguer sur un site ouvert au public et donc référencé par Google, entre autres, ou dans le cadre du droit d’auteur et donc de que cela implique en terme d’autorisations.
    Zorro considère qu’une copie ne fait pas partie de la correspondance privée entre un élève et son prof. C’est un point de vue. Néanmoins une copie est bien une donnée personnelle sinon, on ne cacherait pas le nom de la personne pour en publier un extrait sur Framasoft, non ?

    Maintenant, vu que j’ai toujorus tendance à chercher la petite bête, vous pouvez aussi ignorer ma remarque.

  27. Donc considérons que nous sommes dans le cadre d’un extrait, d’une courte citation. Ce qui est autorisé il me semble. 😉

  28. SADMAN

    @osef

    "@SADMAN : délation bas de gamme ; déjà entendu parler de la présomption d’innocence ?"

    Effectivement tu noteras que je n’ai pas dis : tu mens ce n’est pas la tienne.
    Ça sert à rien de faire genre le type désagréable alors que je pose une question simple. TU peux m’accrocher à un croc de boucher je t’aurorise pour cette fois.

  29. modagoose

    Yostral : "Donc considérons que nous sommes dans le cadre d’un extrait, d’une courte citation. Ce qui est autorisé il me semble. ;-)"

    Donc on part du principe qu’une copie d’élève est couverte par le droit d’auteur ?
    Okay, mais dans ce cas, à quel titre Aka dévoile-t-il cette oeuvre de l’esprit sur un site comme Framasoft ? Il n’en est pas l’auteur, donc au minimum il doit avoir la permission de l’auteure ou de ses parents. Ou alors, l’auteure a publié cette copie sur son propre site et l’a donc déja rendu publique. Ou encore, sur la copie de l’élève est mentionnée une licence de type LAL, by sa ou by nc sa.
    Sinon, Aka publie un court extrait dans l’illégalité la plus complète. 😀

  30. Non. La courte citation concerne les œuvres "protégées" par le droit d’auteur pur et dur. Rien à voir avec une licence libre. Donc même si l’on considère qu’une copie d’élève est couverte par le droit d’auteur, il a tout-à-fait le droit d’en faire une courte citation, où il veut et sans autorisation spéciale, comme ici. :-)

  31. @SADMAN : à un croc de boucher ? rien que ça !

    Cool, homme triste… week-end… et, faire beau 😉

  32. modagoose

    Tu ne m’as pas bien compris yostral.
    Pour pouvoir faire une courte citation, il faut effectivement que l’oeuvre soit protégée par le droit d’auteur fermé et que l’auteure de l’oeuvre l’ait divulgué au préalable, sur son site perso, par exemple, mais ça doit d’abord venir d’elle et pas d’un tiers. Ou bien, il faut que l’oeuvre soit sous droit d’auteur ouvert ( licence libre sans la clause ND ) et que la licence figure sur la copie de l’auteure.

    Il n’a donc pas le droit d’en faire une courte citation comme c’est le cas ici si il n’a pas une autorisation de l’auteure ou de ses parents dans le premier cas, ou si la licence sans clause ND ne figure pas sur la copie dans le deuxième cas.

  33. @modagoose : tu dis qu’il faut que l’auteure ait divulgué son œuvre au préalable. Mais c’est bien ce qu’elle a fait ici en rendant sa copie. À moins de considérer ceci comme de la correspondance privée. Ce que je pense pas être le cas.

  34. modagoose

    Je ne suis pas d’accord. Elle n’a pas divulgué sa copie en public mais la remise à une personne en particulier, son prof. 😀
    Est-ce qu’il n’y a pas une sorte de déontologie chez les profs ? Je ne sais pas, je pose la question.

  35. @modagoose : Oui il y a "une sorte de déontologie chez les profs". Et, selon moi, ce n’est pas parce que j’ai reproduit, en forme de clin d’œil, un petit bout de copie non identifiable d’un de mes cent élèves cette année, qu’il doit forcément être remis en question.

  36. La discussion déclenchée ici par Modagoose est assez intéressante d’un point de vue juridique. Je ne suis pas moi-même juriste mais je vais essayer d’éclaircir deux-trois questions sur la légalité de cette diffusion.

    Si j’ai bien suivi l’échange, il est ici question de plusieurs points de droit très distincts limitant ou non le droit de reproduire sur ce blog ce petit morceau de copie d’élève. Je m’excuse par avance pour l’extrême longueur de ce commentaire.

    1/ Le respect de la correspondance privée. On peut balayer l’hypothèse selon laquelle ce point de droit empêcherait aKa de publier le texte écrit sur la feuille de papier. Tout d’abord, il faudrait supposer qu’il s’agirait d’une correspondance privée entre deux personnes, ce qui n’est pas le cas. Je ne pense pas que la jurisprudence admette que les copies transmises par un élève à un professeur puisse être considérer comme un message "privé". Par ailleurs, je trouve que le raisonnement de Zorro se passe de tout commentaire (http://www.framablog.org/index.php/…) pour démontrer l’absence de "correspondance privée" ici.
    Ensuite, quand bien même ce texte relèverait de la correspondance privée, aKa aurait tout de même le droit de le publier. En effet, il est le destinataire légitime du "message" et en fait ce que bon lui semble une fois reçu. Voir à ce propos l’article de Me Eolas suivant : http://www.maitre-eolas.fr/post/200… et un petit Ctrl +F "correspondance privée".

    2/ Passons rapidement sur le fait qu’une copie pourrait être une donnée personnelle. Non, une copie est un document qui par essence contient des données, personnelles ou non. Ce n’est pas la diffusion de morceaux de document contenant des données persos qui est encadrée par la loi mais la diffusion de ces données précises. Le nom de famille est une donnée personnelle car il permet d’identifier une personne. Ici, rien ne permet d’identifier l’auteur de cette copie. Je suis certain qu’aKa a eu assez d’élèves de sexe féminin cette année pour que l’identité de celle qui nous intéresse soit protégée.

    3/ Au niveau du droit d’auteur c’est un peu plus compliqué. En fait, je pense que tout dépend du fait que ce texte soit ou non couvert par la définition légale d’"oeuvre de l’esprit", qui doit être "originale" c’est à dire que l’oeuvre doit refléter la personnalité de son auteur (condition sine qua non). A mon avis, le fait de dire "j’ai les calculs au bout de la langue mais il ne veulent pas sortir" puis de demander des points n’est pas "original". Il s’agit d’une expression très utilisée et répandue dans le langage courant. Ce n’est certainement pas l’élève qui l’a inventée. Pas d’originalité = pas de protection par le droit d’auteur, c’est donc librement réutilisable.

    Si on considère qu’il s’agit d’un texte couvert par le droit d’auteur, les choses se gâtent. Non seulement aKa ne bénéficierait pas de l’exception de courte citation (abordée par Yostral) car celle-ci exige que la citation soit plus courte que la nouvelle oeuvre à laquelle elle est intégrée et que cette dernière apporte un enrichissement intellectuel à la citation, ce qui n’est pas le cas ici car aKa n’apporte pas à la citation un commentaire visant à l’enrichir.
    Mais en plus, on rencontre ici la violation de deux droit moraux (ne souffrant pas d’exception de courte citation) : celui de divulgation de l’oeuvre (plusieurs fois soulevée dans les commentaires par Moodagose) et celui de paternité. Dans le cas où le texte serait couvert par le droit d’auteur (ce dont je doute), aKa aurait dû à la fois citer le nom de l’élève et lui demander l’autorisation de le faire connaître au public. Le texte n’ayant jamais été porté à la connaissance du public (seulement celle du professeur) avant la diffusion sur ce blog, l’autorisation préalable de l’auteur eût été nécessaire.

    Pour conclure :
    1) Pas de limite à la publication du côté du respect à la correspondance privée.
    2) Le texte reproduit ici ne contient aucune donnée personnelle, inutile de se faire du souci là dessus.
    3) Deux alternatives. Soit le texte est "original" et est couvert par le droit d’auteur (très peu de risques) et sa publication exige au moins l’autorisation écrite de l’auteur et la citation de son nom. Soit le texte n’est pas couvert par le droit d’auteur et aucune restriction ne s’applique à sa diffusion.

    Vu qu’il n’y a pas à mon sens d’ambiguïté juridique, il n’est pas nécessaire de faire rentrer la déontologie en ligne de compte.

    Voila mon avis sur l’aspect "légal" de cette publication. Il n’est pas forcément correct, je le répète je ne suis pas juriste et j’ai pu faire des erreurs d’appréciation. Je suis bien sûr ouvert à d’autres points de vue sur la question.
    (Encore désolé pour la longueur de ce commentaire :S).

    PS @Enzo
    Je n’ai pas pu rendre ma copie vendredi 8h, j’étais malade et j’ai dû aller à l’enterrement du cousin du chat de ma grand-mère. 😉

  37. @Jorm : Impressionnante intervention pour un non juriste 😉

    Il y a un élément non évoqué dans ton exposé c’est l’ajout que j’ai apporté au texte d’origine avec mon commentaire en rouge.

  38. @aKa
    Merci :-)

    J’avoue, ton commentaire en rouge m’embarrasse un peu. Je me demande s’il ne donne pas au final une certaine "originalité" à la copie.
    A ce moment-là si la copie de ton élève n’était pas couverte par le droit d’auteur lors du rendu, une fois annotée, elle le devient peut-être, pour ton propre compte. Dans ce cas c’est toi le détenteur des droits de cette oeuvre composite (cf. http://www.culture.gouv.fr/culture/… + Ctrl+F "oeuvre composite").
    Quelle ironie du sort aKa, tu es soupçonné de violation de droit d’auteur mais il est possible que tu sois le seul vrai auteur dans tout ça ! 😉

  39. modagoose

    Ma petite pique sur la déontologie était ironique. Premier point.

    Jorm :
    "3/ Au niveau du droit d’auteur c’est un peu plus compliqué. En fait, je pense que tout dépend du fait que ce texte soit ou non couvert par la définition légale d’"oeuvre de l’esprit", qui doit être "originale" c’est à dire que l’oeuvre doit refléter la personnalité de son auteur (condition sine qua non). A mon avis, le fait de dire "j’ai les calculs au bout de la langue mais il ne veulent pas sortir" puis de demander des points n’est pas "original". Il s’agit d’une expression très utilisée et répandue dans le langage courant. Ce n’est certainement pas l’élève qui l’a inventée. Pas d’originalité = pas de protection par le droit d’auteur, c’est donc librement réutilisable."

    Donc pour savoir si il s’agit d’une oeuvre de l’esprit ( je suis d’accord avec la définition de Jorm ), il faudrait que nous connaissions la personne qui a écrit ce court texte pour connaître sa personnalité, ce qui n’est pas le cas. Donc nous ne pouvons dire s’il s’agit d’une oeuvre de l’esprit mais nous ne pouvons pas dire le contraire. Ensuire suggérer que ce qui a été écrit est de type langage courant vient juste contredire ce qui a été défini avant. A savoir que pour que ce texte soit considéré comme une oeuvre de l’esprit, il faut qu’il soit original, c’est-à-dire refléter la personnalité de son auteur. Il suffit de lire la plupart des textes des chansons pop française pour se rendre à l’évidence que ce n’est pas parce qu’un texte est d’une platitude consternante qu’il n’est pas original.

    De mon point de, le problème de la légalité de la reproduction d’une partie de cette copie se pose parce qu’il y a divulgation publique sur un site de quelque chose dont Aka n’est pas l’auteur et dont il ne peut disposer à sa guise, de même qu’il ne pourrait divulguer le contenu d’une discussion entre lui et son élève, fut-elle parsemée de bons mots. A noter que le problème serait identique si l’élève avait fait la même chose sur son propre site avec le commentaire d’Aka en rouge.

    Bref, je vois bien le côté : " Il nous emmerde lui à force…" Mais la problématique du droit d’auteur et de la propriété intellectuelle qui occupe tant nos débats et l’espace publique se trouve là.

    Je voudrais aussi dissipé l’éventualité d’une personnalisation du débat, ne connaissant pas Aka, je crois que je l’ai rencontré à Gradignan, une fois, lors d’une journée sur le logiciel libre avec le team de Dogmazic, je me sers juste de son article pour réfléchir à la question du droit d’auteur et des problématiques liées à la divulgation des "oeuvres" sur Internet. Je ne m’attaque pas à l’intégrité morale de la personne.

    Sinon, j’ai trouvé ça : http://www.savoirscdi.cndp.fr/index

    >>>Une question : Les travaux d’élèves sont-ils considérés comme des œuvres pour lesquelles un droit d’auteur s’appliquerait ?

    Une réponse : L’élève peut tout à fait être créateur dès lors que l’œuvre qu’il produit en dehors de directives très précises (exercices définis par l’enseignant n’impliquant pas la mise en œuvre par l’élève d’un investissement personnel conséquent pour produire l’œuvre) a requis de sa part une production originale. Ce sera le cas d’une rédaction même sur un sujet imposé, ou d’une œuvre picturale, cinématographique, photographique, sculpturale, littéraire créée dans le cadre des travaux pédagogiques.

    L’exercice des droits attachés à ces créations sera, pour l’élève mineur, exercé par les parents ou détenteurs de l’autorité parentale.

    Les textes de référence

    * Le code de la propriété intellectuelle définit l’auteur ainsi :

    « La qualité d’auteur appartient, sauf preuve contraire, à celui ou à ceux sous le nom de qui l’œuvre est divulguée. » (art. L113-1)

    Le CPI ne fait donc pas de distinction entre l’auteur mineur et majeur.

    * Par ailleurs, le CPI définit très largement les œuvres :

    « Sont dites « protégées » « les œuvres de l’esprit quels qu’en soient le genre, la forme d’expression, le mérite ou la destination » (article L.112-1).

    Les critères retenus par le juge en cas de contestation seront l’originalité et l’empreinte de la personnalité de l’auteur.

    L’article L.112-2 dresse une énumération, non limitative, des œuvres concernées, sont notamment mentionnées :

    "les livres, brochures et autres écrits littéraires, artistiques et scientifiques ; les conférences, allocutions, plaidoiries et autres œuvres de même nature ; les œuvres dramatiques ou dramatico-musicales ; … les compositions musicales avec ou sans paroles ; les œuvres cinématographiques et autres œuvres consistant en des séquences d’images animées, sonorisées ou non, dénommées ensemble œuvres audiovisuelles ; … les œuvres de dessin, de peinture de sculpture, de gravure, de lithographie ; … les œuvres photographiques ; … les illustrations, les cartes de géographie …"

    * Le code civil :

    L’article 372 du code civil stipule que :

    « Les père et mère exercent en commun l’autorité parentale.»

    En conclusion : Le problème ne se posera pas tant que les travaux pédagogiques de l’élève seront simplement conservés par l’établissement sous forme d’archives ou exploités en classe dans le cadre strict de la mission de service public d’enseignement (compte rendu par l’enseignant de l’exercice, corrigé, lecture en classe de la meilleure copie avec autorisation orale de l’élève).

    Le problème se pose dès que l’établissement veut exploiter l’œuvre de l’élève en dehors de ce cadre strictement pédagogique dans un but annexe voir étranger à la mission d’enseignement : promotion de l’établissement au travers des travaux des élèves sur le site internet de l’établissement, exposition des travaux lors d’une journée porte ouverte ou au CDI (liste non limitative).

    Dans ce cadre, il convient de demander l’autorisation expresse (autorisation écrite avec signature originale pour une exploitation précise) à l’élève même mineur et à ses parents pour représenter l’œuvre, particulièrement hors de l’établissement (internet, extranet, lieu situé en dehors de l’enceinte de l’établissement). Il en est de même pour les travaux d’enseignants.

    Cette cession de droit d’exploitation peut se faire à titre gratuit, mais l’élève peut également demander à ce que cette cession soit payante.

    Je vous livre l’article tel quel sans le commenter, pour l’instant.

  40. Modagoose,
    Merci pour l’article de Savoirs CDI, il présente l’avantage de citer précisément les références des textes de loi qui s’appliquent sur notre cas de droit d’auteur.

    Je maintiens ma position qui se fonde sur le fait que tout dépend de l’appréciation par les juges de ce texte comme étant ou non une "oeuvre de l’esprit". Si le texte de l’élève est une oeuvre de l’esprit, il est protégé et aKa viole la loi, sinon aKa a bien le droit de le rediffuser ici.

    A propos du caractère original de l’oeuvre, là où je t’arrête tout de suite c’est quand tu dis :
    "il faudrait que nous connaissions la personne qui a écrit ce court texte pour connaître sa personnalité, ce qui n’est pas le cas. Donc nous ne pouvons dire s’il s’agit d’une oeuvre de l’esprit mais nous ne pouvons pas dire le contraire."

    C’est juridiquement faux, les juges ne font en aucun cas un examen psychologique de l’auteur pour savoir si sa création est un reflet de sa personnalité profonde. Quand on parle ici de personnalité, ce n’est pas pour qualifier le tempérament de l’auteur mais le fait qu’on puisse rattacher ou non l’oeuvre à sa personne. Il faut qu’on puisse dire : "l’auteur a permis la matérialisation de cette oeuvre, avant qu’il ne la créé, elle n’existait pas". Ce qui n’est pas le cas ici selon moi, puisque l’expression utilisée n’a pas été "inventée" par l’élève qui ne peut en réclamer la paternité. C’est une expression courante qu’il a reprise sans y apporter de modification majeure. A l’inverse, la plupart des chanteurs pop comme tu dis, voient leurs chansons protégés peu importe la qualité et le travail intellectuel qu’ils ont dû effectuer pour les écrire. La rédaction structuré de mots, si par sa forme et/ou son contenu tire indéniablement son origine du travail intellectuelle d’une personne, est protégée par la propriété intellectuelle.

    J’attends avec curiosité ton commentaire de l’article de Savoirs CDI. 😉

  41. Le Framablog est propulsé par bla bla bla. Sauf mention contraire, bla bla bla, sa licence est la Creative Commons By-Sa. Problème réglé, donc. Mais les mouches auront bien morflé.

  42. modagoose

    Ce qui est important, c’est l’ensemble de mots : "Sauf mention contraire".
    Mais encore faut-il que la mention contraire soit précisée ou qu’elle soit présente de bonne foi, que ce ne soit pas le résultat d’une erreur ou d’une omission.

    En quoi, osef, ton commentaire résout-il quoi que ce soit ?

    C’est marrant, on discute information libre au kilomètre sur ce site et pourtant dés qu’on se tord les boyaux du cerveau pour aborder ce qui fait q’une information est libre, on a le sentiment que ça ennuie. Une information est libre pour des raison juridiques et contractuelles, c’est la base du logiciel libre. Sans les licences, même avec les sources, un logiciel serait soumis au droit d’auteur fermé et ne pourrait être copié, partagé et amélioré.

  43. untel

    C’est dingue ce qu’un post d’apparence anodine peut générer comme commentaires philisophico-juridiques vachement intéressants.
    Aka, tu devrais en faire plus souvent… :-)

  44. @untel
    J’aime bien le "d’apparence anodine" C’est vrai qu’avec toute cette discussion, j’avais presque oublié qu’on était parti d’un simple (?) exo de maths… 😉

    +1 @modagoose
    "Une information est libre pour des raison juridiques et contractuelles, c’est la base du logiciel libre. Sans les licences, même avec les sources, un logiciel serait soumis au droit d’auteur fermé et ne pourrait être copié, partagé et amélioré."
    Exact et concis, rien à redire là-dessus. :)

  45. Le pire, c’est qu’on ne sait même pas d’où est tiré le fameux exercice n°5 qui est à l’origine de ce débat…

  46. elle est pas d’hier cette "copie d’élève". Je l’ai reçu par mail il y a une chiée plus une d’années…
    drôle mais ce n’est pas une de vos copies, ni datée de 2010…

  47. L’accusation est grave nwm… il en va de la crédibilité du Framablog, du réseau Framasoft, de la communauté francophone du logiciel libre, de la communauté mondiale du logiciel libre !

    Rien que ça ; bis repetita non placent.

  48. @modagoose : "Sans les licences, même avec les sources, un logiciel serait soumis au droit d’auteur fermé et ne pourrait être copié, partagé et amélioré."

    "légalement" t’as oublié…

  49. Grillon

    C’est vrai que j’ai vu cette copie il y a bien longtemps. Mais était-ce la même écriture? Etait-ce exactement les même mots? Je ne saurais le dire. Grosso modo c’était la même chose. Pour autant s’agit-il d’une contrefaçon? D’une copie?
    C’est un des problèmes de la propriété intellectuelle. Nous pouvons avons parfois les même idées sans copier. Heureusement qu’il n’y avait pas de propriété intellectuelle à l’époque de la découverte du feu…Heureusement qu’on ne paye pas de taxes sur les nouveaux mots du langage courant, Etc…Il est tard je divague :-) Très intéressant ce billet. Bonne nuit

  50. C’est pas dez sa faute si la reponse ne voulez pa soritr il suffiser de donner un coup au crayon et cest bon apres !! :)