Pour libérer les sciences, par Christophe Masutti

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Dullhunk - CC byChristophe Masutti est membre de Framasoft, en charge notamment du projet Framabook, notre collection de livres libres autour du Libre. « Livres libres », cela signifie que les ouvrages sont sous licences libres, ce qui a pour effet de maximaliser leur diffusion.

Il est également universitaire et à ce titre acteur et auteur de publications scientifiques. Son expérience, sa pratique et sa rigueur professionnelles nourissent le projet Framabook.

Mais pourquoi, dans l’autre sens, la publication scientifique ne tirerait pas aussi profit du « modèle Framabook » ? Pourquoi ne s’inspirerait-elle pas de ce qui fait la force et la sève du logiciel libre ?

Parce qu’il faut bien le reconnaître, la situation actuelle en est fort éloignée, jusqu’à évoquer, là encore, un « gigantesque Minitel 2.0 ». Alors que les nouvelles technologies et Internet promettent bien plus que cela[1].

Dans cet article clair, précis, accessible et documenté, Christophe Masutti pose les jalons d’un avenir possible et souhaitable de la publication scientifique, un accès à la connaissance réellement au service et au bénéfice de tous.

Pour libérer les sciences

Le document PDF dans son intégralité

Christophe Masutti – 15 décembre 2010 – version 1.0 – Licence Creative Commons By

Préambule

L’objectif de ce texte est de faire valoir l’intérêt d’une diffusion décentralisée et libre des connaissances scientifiques. En partant de l’idée selon laquelle l’information scientifique n’a d’autre but que d’être diffusée au plus grand nombre et sans entraves, je montrerai les limites du système classique de publication à l’ère du format numérique, ainsi que les insuffisances des systèmes d’archives « ouvertes ». J’opposerai le principe de la priorité de la diffusion et à l’aide de quelques exemples, j’aborderai la manière dont les licences libres Creative Commons permettent de sortir de l’impasse du modèle dominant.

Ce document est un document martyr et une large place est réservée à l’opinion de son auteur. N’étant pas spécialiste des aspects juridiques concernant les droits d’auteur, certaines affirmations pourront sembler approximatives voire complètement fausses. Si c’est le cas, n’hésitez pas à le signaler par courriel (NdE : ou dans les commentaires ci-dessous).

Lire la suite dans son intégralité…

Notes

[1] Crédit photo : Dullhunk (Creative Commons By)

11 Réponses

  1. Intéressante et nécessaire réflexion sur l’avenir des publications
    scientifiques et à leur accès. Je tiens à remercier l’auteur sur la très
    propre production du document PDF écrit en LaTeX — la fonte, la forme, les
    références bibliographiques, etc — et de la licence associée au document.

    Je souhaite re-souligner le prix exorbitant des abonnements aux revues
    scientifiques de plus en plus chers et tenues par une poignée d’éditeurs. Les
    laboratoires et autres universités se sentent piéger. Elles peuvent
    difficilement décider d’arrêter de s’abonner à des journaux indispensables à
    leurs travaux de recherche.

    De plus, comme vous le souligner, il y a la « course » à la publication étant
    donné que c’est un moyen d’évaluation des chercheurs et de leur
    laboratoire. Un autre aspect d’évaluation est le nombre de fois où un article
    sera cité. Un article cité 200 fois en 5 ans n’a pas le même poids qu’un
    article cité 12 fois en dix ans. C’est pourquoi les chercheurs souhaitent
    publier dans des journaux renommés et lus par toute la communauté. Les
    publications sont par ailleurs payantes, d’après mon expérience 30 à 50 euros
    la page — certainement parfois plus cher — alors que le travail de
    rédaction/correction est effectué par les auteurs et les relecteurs. Et on me
    fera pas croire que la publication électronique (compilation d’un fichier
    LaTeX, stockage, mise à disposition sur l’Internet et autres coûts) s’élève à
    des centaines d’euro. Les laboratoires paient donc des abonnements aux
    journaux renommés dont le thème de recherche appartient à leur communauté et
    paient pour la publication de leurs propres articles dans ces mêmes journaux !

    Il apparaît malheureusement parfois des conflits scientifiques et politiques
    entre des laboratoires d’une même communauté. Des relecteurs, qui relisent et
    décident de la publication d’articles et censés être anonymes, appartiennent à
    des labo « concurrents ». Ils ne donneront donc pas leur aval à la publication
    d’un article qui utilise un modèle différent au leur pour des raisons étranges
    et bidons. Et oui, la concurrence existe entre laboratoires publics pour des
    raisons plus que puériles.

    Vous donnez un très bon exemple du journal Non linear Processes in Geophysics
    sous Creative Common. Il en existe évidemment d’autres sous la bannière de
    l’EGU (Eurepean Geosciences Union) comme des journaux sur la chimie et la
    physique de l’atmosphère, le développement de modèles geoscentifiques,
    l’océanographie, … Voir la liste:
    http://www.egu.eu/publications/list… Ce sont près de 15
    journaux soumis à la même politique. Je tiens à souligner que la publication
    électronique d’articles n’est pas payante. Dans certains de ces journaux, une
    étape « discussion » est indispensable avant publication. Des commentaires des
    relecteurs appartenant à la communauté et validant la pertinence scientifique
    de l’article apparaissent publiquement sur le site. Des commentaires anonymes
    de tous lecteurs peuvent aussi apparaître. Une discussion entre auteurs et
    lecteurs s’installe sur plusieurs semaines et à pour but d’améliorer l’article
    en vue d’une éventuelle publication. Il faut savoir que l’article est
    disponible sous Creative Common dans son format « discussion ». Les relecteurs
    (referees) décident ensuite, aux vues d’une modification majeure ou mineure de
    leur article et des réponses aux commentaires fournis par les auteurs, de
    publier l’article toujours sous Creative Common. Et même si le papier n’a pas
    la chance d’être publié en tant qu’article du journal, il reste disponible
    dans son formant « discussion » et peut être cité. Il y a dont une politique de
    diffusion avant publication.

    Dans certains domaines heureusement, l’utilisation de résultats de tiers n’est
    pas enfermée par des droits de copyright et autres. Dans le domaine des
    mathématiques et de l’algorithmie, toutes nouvelles recherches appartiennent à
    la communauté. Je résout une équation de folie ou produit un algorithme
    révolutionnaire qui diminue le temps de calcul d’un modèle par dix, mon
    travail profite à toute la communauté. À titre d’exemple, il me semble que les
    algorithmes ne sont pas brevetables. Après, concernant la politique des
    journaux publiant ces résultats, je ne connais pas assez bien cette communauté
    pour en dire quoique ce soit.

    Encore bravo et merci pour cet article.

  2. Charlie Nestel

    L’article est tellement dense et de qualité qu’il mériterait de nombreux commentaires. Par exemple l’analyse qu’il fait de l’ « open archives » , me semble des plus pertinentes, même s’il faut bien sûr soutenir leur initiative (l’un n’empêche pas l’autre).
    Site francophone d’open accès pour un libre accès à l’information scientifique et technique :
    http://openaccess.inist.fr/

    Je ne commenterai ici que l’aspect relatif à la prétendue « propriété intellectuelle » par deux critiques à formuler.

    1. Je ne suis pas d’accord avec le fait de dire que le droit d’auteur est d’abord l’expression d’une propriété.

    Le droit d’auteur en France, de 1936, en passant par le régime fasciste de Vichy jusqu’à la loi de 1957 est né du refus d’assimiler le fruit du travail intellectuel à la propriété d’un un bien tangible :

    « Il parut tout d’abord nécessaire de modifier la notion juridique elle-même de droit d’auteur. Celui-ci était considéré comme un droit de propriété ordinaire. Il en résultat que le contrat d’édition constituait en général une cession pure et simple. L’auteur vendait son manuscrit comme il eût vendu une table ou une chaise. « .

    Sources :
    * http://www.gitton.net/Cours/Extrait
    * http://www.ps-paris17.org/file/1765

    Accréditer l’idée que le droit d’auteur est l’expression d’ un droit de propriété est sujet à confusion.

    2. L’auteur, à mon humble avis, se trompe légèrement en écrivant que  » le droit des brevets vise à encourager la publication d’idées et à imposer une limitation de monopole sur ces idées ».

    Il n’existe pas de mécanisme juridique de protection des idées ou des concepts.

    Ce sont nos ennemis qui visent à travers la notion mensongère de « propriété intellectuelle » qui tentent d’accréditer l’idée, ce qui nous amène à un retour au système féodal, que l’on peut assimiler le droit de propriété aux oeuvres de l’esprit, et les brevets à la protection des idées . Les dispositifs de contrôle d’usage et les brevets logiciels tiennent de cette confusion.

    Libtrement,
    Charlie

  3. modagoose

    A Charlie, Nestel, je suis d’accord avec toi, le droit d’auteur ( droit moral de l’auteur ) est l’expression, non pas d’une propriété, mais d’une paternité, ce qui est très différent. Nous ne sommes pas propriétaires de nos enfants. C’est d’ailleurs la raison qui fait que les licences libres sont compatibles avec le droit d’auteur tel qu’il est pratiqué en France.

    Par contre, détenir le copyright d’une oeuvre c’est être le propriétaire de cette oeuvre même si par ailleurs on en a pas la paternité.

    Par ailleurs : « Il n’existe pas de mécanisme juridique de protection des idées ou des concepts. »

    Pas en France, pas en Europe, mais aux USA, si.
    Les brevets logiciels reposent sur cette perversion. Pour l’instant, ils ne peuvent pas nous l’imposer, mais c’est une question de temps.

    Désolé de commenter les commentaires au lieu de l’article.

  4. Bonjour,

    Je pense être clair sur ce point dans l’article : je distingue copyright et droit d’auteur, dans la mesure où le copyright « à l’américaine » veut surtout dire « propriété », alors que nous avons tendance à ne pas nous satisfaire de cette acception et c’est fort heureux. Dans l’article je propose un contre argument selon lequel on pourrait affirmer que le droit d’auteur est d’abord (mais pas entièrement) l’expression d’une propriété, ce à quoi je réponds de manière contradictoire. D’où aussi le paragraphe sur la propriété intellectuelle qui aurait pu m’emmener plus loin du côté des brevet etc. mais je n’ai pas voulu aller jusque là (surtout que c’est déjà battu et rebattu).

    Sinon, OK avec ce qui vient d’être dit.

    Merci pour vos commentaires. Ils sont très intéressants. J’encourage tous les lecteurs à faire un retour, car ainsi je pourrai améliorer l’article, c’est le but :)

  5. & totophe

    Salut,

    Pour lever tout ambiguïté, j’apprécie beaucoup ton article.

    En le lisant, trois choses me sont venues à l’esprit.

    En premier lieu, lorsque tu parles de centralisation, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à l’un des bouquins de Claude Allègre (on peut être un con et parfois écrire des choses intelligentes).
    Pour Claude Allègre, le système centralisé du catholicisme, de par l’affrontement avec les Copernic, Kepler et Galilée puis Newton qui confirmera l’héliocentrisme et en même temps posera la question de l’action gravitaire, a été l’une des conditions historiques de la diffusion des connaissances scientifiques.
    La centralisation d’une instanciation censée distinguer le vrai du faux a donc permis (quand bien même cette institution eut été obscurantiste) la circulation des idées scientifiques. La science s’est donc organisée elle-même en Occident sur des modèles centralisés…

    La deuxième association d’idée qui m’est venue à l’esprit en lisant ton article c’est « As we may think » de Vannevar Bush, nommé par le président Roosevelt à la tête de l’Office of Scientific Research and Development (OSRD) – la coordination et de l’organisation de la coopération des domaines militaires, de la recherche universitaire, dans le but de soutenir les États-Unis dans la guerre. Vannevar Bush eut l’intuition qu’ une structure trop segmentée et centralisée n’était plus efficiente :

    « Il y a une montagne de recherches sans cesse croissante. Mais il est de plus en plus évident que nous sommes aujourd’hui empêtrés à mesure que la spécialisation s’étend. Le chercheur titube sous la masse des résultats et conclusions de milliers d’autres travailleurs – conclusions qu’il ne trouve plus le temps de comprendre et encore moins de retenir. »

    La suite on la connaît, c’est le projet memex qui anticipe le web que Tim Berners Lee nommera ainsi en hommage à Vannevar Bush.

    La troisème chose qui m’est venue à l’esprit en lisant ton texte c’est le projet Xanadu de Ted Nelson auquel nous devons le concept d’hypertexte. Si Xanadu n’a pas fonctionné, et si l’idée plus simple de Berners Lee l’a emporté ce n’est pas pour des raisons technologiques.
    Memex était totalement réalisable.
    Ce qui l’a bloqué c’est un problème juridique. Pour que ses liens hypertextes puissent fonctionner il fallait que les ressources soient directement accessibles. Nelson avait imaginé un système trop complexe de rémunération des droits d’auteur.

    Ce qui ramène effectivement à la problématique des licences.

    Sur ce point je te suis jusqu’au bout.

    Le seul point sur lequel j’ai voulu mettre en garde, c’est le fait que dans nos démonstrations nous reprenions à notre compte la propagande de nos adversaires, de manière insidieuse, subliminale.

    Même aux Etats-Unis, dans le système des brevets on ne pouvait pas breveter une idée (ce que l’on est maintenant en train de faire illégitimenent avec les brevets logiciels) mais une mise en oeuvre par des moyens techniques :

    « Aux États-Unis, les origines des brevets remontent à Thomas Jefferson, qui participa à l’établissement du bureau américain des brevets (US Patent and Trademark Office, USPTO). Il défendit une vision restrictive de la notion de brevet, en s’opposant notamment au brevetage des idées.

    Le champ d’application des brevets aux États-Unis est particulièrement large : il est possible de breveter tout ce que l’homme peut réaliser lui-même. En conséquence de quoi, il existe des brevets portant sur des logiciels ou des méthodes commerciales. ».

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Propri

    Bien à toi,
    Charlie

  6. Merci Charlie. OK avec toi.
    Quelques remarques.
    En tant qu’historien des sciences Allègre n’est pas franchement une référence. Galilée et la Révolution copernicienne / scientifique / cosmologique ne peuvent se résumer au mécanisme dialectique du catholicisme. Si la Révolution scientifique a « pris », c’est pour plusieurs raisons à la fois :
    – le débat entre scientifique (et l’apparition des « scientifiques » comme classe non essentiellement théologique)
    – l’apparition dans les sciences de la preuve par l’expérience / observation (la lunette de Galilée)
    – l’européanisation des sciences justement sur d’autre canaux que les canaux du pouvoir spirituel (lettres entre scientifiques, qui, en d’autres temps, auraient été les revues, les recommandations, entre maîtres, des disciples, qui faisaient le tour des grands « centres » de recherches, c’est à dire les villes où exerçaient les plus illustres),
    Bref, l’apparition de communautés scientifiques. C’est à dire, un système décentralisé, et ce, même si l’Eglise a été très forte dans l’organisation de colloques (procès) où circulaient les idées. L’Eglise a permis certaines controverses, certes. Mais l’exemple typique du débat entre les tenants de Galilée (héliocentrisme) et des personnages comme Tycho Brahe (géocentrisme) fait s’opposer en premier lieu des théories n’ayant rien à voir avec l’Eglise (ici, Copernic contre Héraclide de Pont) et l’enjeu sort justement du cadre spirituel.
    Quand Allègre cherche à « centraliser » les sciences, c’est pour d’autres raisons que l’histoire, c’est pour justifier un propos politique très actuel : centralisons les scientifiques car ils sont trop libres dans leurs mouvements, centralisons l’évaluation et les financements…
    Mais d’un autre côté, sans les jésuites, pas de quinine :) Je veux dire que quelque soit la communauté, il lui faut un réseau. L’histoire nous montre que plus il y a de réseaux avec des noeuds reliés tous entre eux, plus les connaissances circulent et sont employées de manière optimale. Plus on centralise, plus on réduit le nombre de noeuds et moins il y a de production de connaissance. Je crois bien qu’il y a des lois et des recherches d’ordre mathématique là dessus, mais je n’y connais rien.

    Sur Roosevelt et Vannevar Bush. C’est les mêmes Rooseveltiens qui ont poussés les financements du Science Advisory Board (SAB, un équivalent de l’actuelle ANR en France, si on veut) à placer un pourcentage systématique des subventions dédiées aux disciplines classiques (physique, médecine, biologie, agronomie…) dans les « border sciences », car ils avaient compris (eux!) que là où se trouvent les meilleures idées sont aux frontières des disciplines (Kuhn, paradigme, etc…)

    Sur Xanadu, je ne connais pas bien cette histoire, je vais me renseigner.

    Et oui, oui, sur les brevets sans nul doute il y a un problème : le brevetage des « idées » (ou des logarithmes si on s’intéresse à la question des brevets logiciels) est un montage juridique. On en peut effectivement pas breveter une idée en tant qu’idée, il faut la rattacher à un dispositif, c’est tout l’art déployé ici.

  7. Merci pour cet excellent article, qui m’a permis de mieux comprendre certains point pour moi obscure. Je suis totalement d’accord sur l’impératif d’ouvrir au maximum la science. Il est techniquement tout à fait possible de publier uniquement sur le réseau sans passer par les éditeurs. L’emploi d’une petite cellule informatique et d’un serveur par une université ou un EPST couterait bien moi cher que les abonnements. On pourrait rêver à ce que tous les producteurs de connaissances mettent en commun ainsi leur savoir. C’est pas demain que ceci va arriver, surtout quand on voit que certaines puissantes universités américaines défendent avant tout leur intérêt (http://kystes.blog.lemonde.fr/2010/…).
    Concernant la brevetabilité aux USA, les choses sont en train de changer. Une décision majeure d’un juge américain a changé la donne (http://kystes.blog.lemonde.fr/2010/…) et ceci a été confirmé par le département de la justice (http://kystes.blog.lemonde.fr/2010/…), il est évident que rien n’est encore gagné. Mais même dans ce pays certains se rendent compte que le brevet peut devenir un obstacle à l’innovation, voir être franchement une perte de chance pour les patients.
    Encore merci pour ce texte.

  8. Bonjour Christophe,
    j’ai lu ton article, qui souleve des points intéressants, mais à mon avis, tu as intérêt à regarder mon vieil article de 2010: tu verra que le vrai problème est celui de la mainmise des éditeurs traditionnels sur les titres prestigieux des révues reconnues, pas vraiment le choix de la licence de diffusion des articles.

    Dans la communauté scientifique, cela fait longtemps qu’on a l’habitude de mettre en ligne des articles légèrement différents de ceux publiés, pour permettre le libre accès… regarde Citeseer par exemple, pour l’Informatique; mais c’est un double emplois inutile et couteux.

    Ma proposition était assez simple à l’époque: vu qu’on nous bassine avec le retard par rapport au système académique américain, copions-le au moins dans un aspet: la suppression des droits patrimoniaux sur les articles financés sur fonds publics, qui est actée aux USA depuis des décénnies, et qui est prise en compte par les copyright forms des journaux. C’est une action qui peut et doit être faite au niveau d’un état, ou au niveau européen, pratiquement sans frais, et qui est freinée par le lobby piloté par Elsevier (qui pleurent sur la destruction d’emplois ‘européens’ dès qu’on parle de ça, et qui proposent un Open Access bien fermé, en faisant payer 2500 euros aux auteurs qui veulent que leur article soit mis en Open Access).

    Je te donne ici les pointeurs….

    http://www.dicosmo.org/MyOpinions/i

    http://www.dicosmo.org/FSP/FreeAcce

    http://www.dicosmo.org/MyOpinions/i

  9. Bonjour,

    Merci pour ce commentaire, Roberto ! :) je suis en train de lire ton article (je n’avais jamais envisagé Tex de ce point de vue, mais c’est tellement évident).
    Je pense qu’une version 2 de mon article doit être encore travaillée :)

  10. Si je puis me permettre une opinion virulente : vous tournez autour du pot, depuis que le président Nixon a injecté des fonds dans la recherche contre le cancer en ’70, la science est devenue un commerce comme un autre, où les plus riches décident des standards et des dogmes, lutter contre les trusts de la « science » équivaut à lutter contre Microsoft en promouvant le logiciel libre, c’est peine perdue.

  11. Un doctorant en Physique fondamentale, utilisateur de Logiciels Libres et bidouilleur à ses heures perdues partage son expérience du libre au service de la science :
    http://sciunto.wordpress.com/2011/0