L’industrie du Copyright – Un siècle de mensonge

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Jonathan Powell - CC byDepuis plus d’un siècle les chiens du copyright aboient, la caravane qui transporte la création passe…

Piano mécanique, gramophone, radio, film parlant, télévision, photocopieuse, cassette audio, mp3, internet… à chaque fois qu’est apparu une nouvelle technologie, elle a drainé inévitablement avec elle sa cohorte de réactionnaires hostiles[1].

C’est alors toujours la même rengaine : on brandit la menace de la mort du message alors qu’il ne s’agit que de la mort des messagers qui profitaient du système précédent et qu’il y aura toujours des auteurs de messages.

Une nouvelle traduction de notre ami Rick Falkvinge qui rend optimiste quant à l’issue du combat actuel.

L’industrie du Copyright – Un siècle de mensonge

The Copyright Industry – A Century Of Deceit

Rick Falkvinge – 27 novembre 2011 – Torrent Freak
(Traduction Framalang / Twitter : Kamui57, Yoha, Goofy, Jean-Fred, e-Jim et FredB)

On dit qu’il faut étudier l’Histoire pour ne pas être condamné à répéter les erreurs du passé. L’industrie du copyright a ainsi appris qu’elle pouvait profiter de sa position de monopole et de rentière à chaque apparition d’une nouvelle technologie, simplement en se plaignant assez fort auprès des législateurs.

Ces cent dernières années ont vu l’apparition de nombreuses avancées techniques en matière de diffusion, de duplication et de transmission de la culture. Mais cela a également induit en erreur les législateurs, qui tentent de protéger l’ancien au détriment du nouveau, simplement parce que le premier se plaint. D’abord, jetons un œil à ce que l’industrie du copyright a tenté d’interdire, ou du moins taxer au seul motif de son existence.

Cela a commencé vers 1905, lorsque le piano mécanique est devenu populaire. Les vendeurs de partitions de musique ont affirmé que ce serait la fin de l’art s’ils ne pouvaient plus gagner leur vie en étant l’intermédiaire entre les compositeurs et le public, alors ils ont demandé l’interdiction du piano mécanique. Une célébre lettre de 1906 affirme que le gramophone et le piano mécanique seraient la fin de l’art, et de fait, la fin d’un monde vivant et musical.

Dans les années 1920, alors que la radiodiffusion émergeait, une industrie concurrente demanda son interdiction car elle rognait ses bénéfices. Les ventes de disques ont chuté de 75 millions de dollars en 1929 à 5 millions seulement 4 ans plus tard — une chute bien plus forte que ce que connaît actuellement l’industrie du disque. (à noter que la chute des bénéfices coïncide avec la crise de 1929) L’industrie du copyright a attaqué en justice les stations radio, et les entreprises de collecte ont commencé à récolter une part des bénéfices des stations sous couvert de frais de diffusion. Des lois ont proposé d’immuniser le nouveau médium de diffusion qu’était la radio contre les propriétaires des droits d’auteur, mais elles n’ont pas été votées.

Dans les années 1930, les films muets ont été supplantés par les films avec des pistes audio. Chaque cinéma employait jusque-là un orchestre pour jouer la musique accompagnant les films muets ; désormais, ceux-ci étaient au chômage. Il est possible que cela fût le pire développement technologique pour les musiciens et interprètes professionnels. Leurs syndicats demandèrent des emplois garantis pour ces musiciens, sous différentes formes.

Dans les années 1940, l’industrie du cinéma s’est plainte de ce que la télévision entraînerait la mort du cinéma, alors que les recettes de l’industrie cinématographique avaient plongé de 120 millions de dollars à 31 millions en cinq ans. Une citation célèbre : « Pourquoi payer pour aller voir un film lorsque vous pouvez le regarder gratuitement chez vous ? »

En 1972, l’industrie du copyright a tenté d’interdire la photocopieuse. Cette campagne venait des éditeurs de livres et magazines. « Le jour n’est peut-être pas loin où personne n’aura à acheter de livres. »

Les années 1970 ont vu l’arrivée de la cassette audio, et c’est à cette période que l’industrie du copyright s’est acharnée à revendiquer son dû. Des publicités scandant « L’enregistrement maison tue la musique ! » étaient diffusées partout. Le groupe Dead Kennedys est connu pour y avoir répondu en changeant subtilement le message en « L’enregistrement maison tue les profits de l’industrie musicale », et « Nous laissons cette face (de la cassette) vierge, pour que vous puissiez aider.»

Les années 1970 ont également été un autre tournant majeur, où les DJ et haut-parleurs ont commencé à prendre la place des orchestres de danse. Les syndicats et l’industrie du copyright sont devenus fous furieux et ont suggéré une « taxe disco » qui serait imposée aux lieux qui diffusent de la musique disco enregistrée, pour être collectée par des organisations privées sous mandat gouvernemental et redistribuées aux orchestres. Cela fait rire de bon cœur de nos jours, mais les rires tournent court lorsqu’on apprend que la taxe disco a réellement été créée, et existe toujours.

Les années 1980 sont un chapitre singulier avec l’apparition des enregistreurs sur cassettes. Depuis cette période, la célèbre citation du plus haut représentant de l’industrie du copyright prononcée au Congrès des États-Unis d’Amérique « Le magnétoscope est aux producteurs et au public américain ce que l’Étrangleur de Boston est à la femme seule au foyer » est entrée dans la légende. Malgré tout, il faut garder à l’esprit que l’affaire Sony-Betamax est allée jusqu’à la Cour suprème des Etats-Unis, et que le magnétoscope n’a jamais été aussi proche d’être écrasé par l’industrie du copyright : l’équipe du Betamax a gagné l’affaire par 5 votes à 4.

Toujours à la fin des années 1980, nous avons assisté au flop complet de la Digital Audio Tape (DAT), principalement parce que l’industrie du copyright a été autorisée à orienter la conception en faveur de ses intérêts. Cette cassette, bien que techniquement supérieure à la cassette audio analogique, empêchait délibérément la copie de musique, à un point tel que le grand public la rejeta en bloc. C’est un exemple de technologie que l’industrie du copyright a réussi à tuer, bien que je doute que cela ait été intentionnel : on a simplement exaucé leurs vœux sur le fonctionnement du matériel afin de ne pas perturber le statu-quo.

En 1994, la Fraunhofer-Gesellschaft publia un prototype d’implémentation de sa technique de codage numérique qui devait révolutionner l’audio numérique. Elle rendait possible des fichiers audio de qualité CD n’occupant qu’un dixième de cet espace, ce qui était très apprécié à cette époque où un disque dur typique ne faisait que quelques gigaoctets. Connu sous le nom technique de MPEG-1 Audio Layer III, il a rapidement été connu sous le nom de « MP3 » dans la vie courante. L’industrie du copyright s’est encore plainte, le qualifiant de technologie ne pouvant être utilisée qu’à des fins criminelles. Le premier lecteur de MP3 à succès, le Diamond Rio, a vu le jour en 1998. Il avait 32 mégaoctets de mémoire. Malgré des bonnes ventes, l’industrie du copyright a attaqué son créateur, Diamond Multimedia, jusqu’à l’oubli : alors que le procès était invalidé, l’entreprise ne s’est pas remise du fardeau de sa défense. Les avocats de ces industries ont agressivement tenté d’obtenir l’interdiction des lecteurs MP3.

À la fin du siècle, les apôtres du copyright firent pression en faveur d’une nouvelle loi aux États-Unis, le Digital Millennium Copyright Act (DMCA), qui aurait tué Internet et les média sociaux en introduisant la responsabilité de l’intermédiaire — tuant dans l’œuf les réseaux sociaux. C’est seulement avec de gros efforts que l’industrie technologique a évité le désastre en introduisant une « responsabilité amoindrie » qui protège les hébergeurs à condition que ceux-ci dénoncent les utilisateurs finaux sur demande. Internet et les media sociaux ont échappé de très peu au massacre opéré par l’industrie du copyright, et n’en sont pas encore pleinement remis.

Juste après le début du nouveau siècle, l’utilisation des enregistreurs numériques était considérée comme du vol car elle permettait d’éviter les coupures publicitaires (comme si personne ne faisait cela avant).

En 2003, l’industrie du copyright a tenté de s’immiscer dans le design de la HDTV, avec un « broadcast flag » (littéralement « marqueur de diffusion ») qui aurait rendu illégale la fabrication de matériel capable de copier des films ainsi marqués. Aux États-Unis, la FCC (« Federal Communications Commission » ? « Commission fédérale des communications ») a miraculeusement accédé à cette demande, mais le projet a été réduit en cendres par les juges, qui ont déclaré qu’elle avait outrepassé ses prérogatives.

Ce que nous avons là, c’est un siècle de mensonges, un siècle qui met au grand jour la culture interne propre à l’industrie du copyright. Chaque fois qu’une nouveauté est apparue, l’industrie du copyright a appris à pleurer comme un bébé affamé, et a presque à chaque fois réussi à faire en sorte que le législateur dirige vers elle l’argent du contribuable ou restreigne les industries concurrentes. Et à chaque fois que l’industrie du copyright réussit à le faire, ce comportement s’en est trouvé encore renforcé.

Il est plus que temps que l’industrie du copyright perde ses privilèges, chacune des redevances qu’elles perçoit et qu’elle soit expulsée de son nid douillet pour se mettre au boulot et apprendre à opérer sur un marché libre et équitable.

Notes

[1] Crédit photo : Jonathan Powell (Creative Commons By)

22 Réponses

  1. Bonjour,

    Merci pour l’article.

    Mais j’aimerais qu’on m’explique quel intérêt ça peut présenter pour les lecteurs de voir dans les commentaires la mention que l’article a été reposté sur des fils de micro-blogging (voir plus haut rom1V, michelleunen, ledshark24).

    À mes yeux, en tout cas, aucun, à part encombrer la page.

  2. Tout à fait d’accord avec Desidia sur les posts futiles qui émaillent les commentaires.

    Sinon, je ne suis pas certain que l’article traduit ait un ton très optimiste pour la suite. On y lit plutôt que ça fait un siècle que l’industrie de la culture fait obstruction aux technologies qui émergent régulièrement et que cette obstruction se passe relativement bien malgré quelques bémols sur des choses amenées trop brutalement, mais en y allant progressivement … il suffit de voir les 3 ou 4 derniers articles de Framablog pour être plus qu’inquiet.

  3. @Desidia : Tout à fait d’accord, supprimons-les !

    @Fred : Oui mais on voulait ici être un peu optimiste, parce qu’il ne faudrait pas que le Framablog devienne trop anxiogène ;-)

  4. L’industrie du copyright™ , fournisseur officiel mondial de citations épiques depuis 1905.©

  5. wow, très interressant.
    Je n’arrive pas à croire qu’il nous font le coup tous les 5 à 20 ans et que ça ne se sache pas !

    Article a relayer.

  6. Realian42

    Merci pourl’article qui est fortement intérrésant.

  7. Petite correction typographique, le titre s’écrit avec un tiret moyen, « – », et non pas un trait d’union, « – ».

  8. La conclusion de ce texte est, pour le moins, étrange… Dans un contexte capitaliste et libéral, comment un marché peut-il être libre et équitable ?
    Je ne défends pas le copyright tel qu’il existe, actuellement. Je milite, aussi, pour le copyleft mais reste à se poser la question des droits et de la propriété, de façon un peu moins superficielle que dans cet article.
    Révolution, sociale et libertaire !

  9. @Hk : la vache, oui, maintenant que tu le dis… c’est hyper choquant, bien plus que les cochonneries qui traînent ici ou là (Google Analytics, Flash, et compagnie).

  10. Maître Taneleo

    Créez l’industrie de Libre, puis demandez aux politiques le même traitement que celui qu’ils donnent aux industries afin de pouvoir prospérer.

  11. OlivierJ

    @xxy : Dans un contexte capitaliste (ou libéral, mais quelle est la nuance ?), le marché est libre par définition, surtout pour libéral. Pour la définition d’équitable, il faudrait se mettre d’accord.
    Les droits d’auteur sont un monopole concédés pour une durée temporaire, et donc une exception à cette liberté et équité de marché.

  12. @OlivierJ :

    capitalisme = libéralisme ??? Je suis loin d’être expert, m’enfin tout de même ! ça n’a rien à voir ! D’ailleurs je vois pas pourquoi on utiliserait le même mot pour deux choses différentes !

  13. Un article très objectif et pas du tout orienté…

    Pour répondre sur une partie que je connais de l’intérieur : OUI, le cinéma parlant et la musique enregistré ont mis des musiciens au chômage. C’est une réalité tout à fait concrète, que des êtres humains ont vécu dans leur chair, alors vous ne pouvez pas traiter ça sur le ton de la dérision, comme si ça n’avait aucune importance.

    Si en revanche vous ne pensez pas que chacun a le droit de gagner sa vie grâce à son travail, alors votre pensée est tout à fait cohérente.

  14. Très bon article, mais un peu trop axé musique.
    Il y a un autre problème de copyright : le brevet !

    En effet si historiquement la notion de brevet existait pour protéger le petit contre le gros, c’est très vite devenu l’inverse : un outil du gros pour asphyxier le petit.
    Certes il est normal qu’une entreprise qui a investi en recherche puisse bénéficier seule des résultats de sa recherche sans se faire voler le fruit de son travail par des parasites attentistes.
    Mais est-ce vraiment du vol ? Si on veut qu’une chose ne soit pas copiée, il suffit de la tenir secrète. Si on rend une chose publique, alors elle appartient à l’humanité et nul ne peut se prévaloir d’un quelconque « droit d’ainesse » sur cette technologie.
    En fait c’est même pire le résultat peut en être négatif. Imaginons qu’une petite entreprise fasse des recherches longues et couteuses sur un nouveau process. Imaginons qu’une très grosse entreprise s’inquiète de la haute technicité de ce travail et craint pour ses parts de marché. Un peu de « veille technologique » (le politiquement correct pour dire espionnage industriel « légal ») et certains éléments des voies envisagées s’éclairent. Il suffit de breveter un petit élément du process pour empêcher l’exploitation future du travail de recherche. résultat la petite entreprise a investit à perte.
    Encore pire : imaginons une société qui exploite un filon (le pétrole par exemple) elle veut exploiter jusqu’au dernier dollar cette ressource avant que l’humanité ne passe à une autre source d’énergie (le renouvelable par exemple) donc cette entreprise dépose toutes sortes de brevets sur les éoliennes les capteurs solaires… pour préparer l’avenir dit-elle officiellement. En fait si ces techniques sont brevetées, elles bloquent la mise en production par quelqu’un d’autre jusqu’à ce qu’elles donnent le signal. Ce qui veut dire que l’humanité en est réduite à ne pas pouvoir utiliser certaines technologies parce que les principes de base de ces nouvelles machines sont protégées par quelqu’un qui n’exploite pas effectivement le brevet.
    Je ne vous ferais pas l’injure de parler de tout ce qui tourne autour du brevet logiciel, voire les récentes escarmouche de la pomme avec les constructeurs de téléphone…

    Alors certes la musique/le cinéma c’est dommage que le copyright s’y installe mais l’industrie c’est encore pire.

    Les militaire n’ont pas besoin de breveter leurs technologies, ils les gardent jalousement secrètes c’est tout.

    Comment peut-on s’approprier la chose publique ? Voila la vraie question.

  15. @Shimrod
    Bien sur, et l’imprimerie a mis les moines copistes au chômage : si on applique le même principe que pour les « industries de l’entertainment », ils devraient toucher un dividende sur chaque page imprimée vendue, voir sur chaque cartouche puisque potentiellement elle permet d’imprimer un livre…
    Chacun a le droit de gagner sa vie grâce à son travail, mais lorsqu’un métier n’est plus d’actualité du fait des évolutions techniques, faut il vraiment compenser un « manque à gagner » qui n’est que théorique ?

  16. osef.michu

    @Shimrod : poussons ton raisonnement jusqu’au bout, c’est-à-dire l’absurde… perso, je trouve que scier du bois à la main serait une très saine activité professionnelle… fort logiquement, tu en conviendras, je vais intenter un procès à ces salopards des scieries mécanisées… je peux compter sur ton soutien actif ?

  17. Il ne me semble pas qu’en 1994, les disques durs se comptaient en GigaOctets, mon Windows 3.1 se serait étranglé pour beaucoup moins que ça ! De mémoire chaque centaine de Mo coutait encore un bras !

    Hormis ce détail, merci pour cet article passionnant. Trentenaire, je croyais l’industrie des médias devenue réactionnaire ces 30 dernières années : en fait, elle l’a toujours été, c’est visiblement dans ADN !

  18. Merci à Rick Falkvinge pour cette synthèse.
    Ça faisait un bon moment que je cherchais des exemples pour argumenter auprès de mon entourage. Au bout d’un moment, je tournais en rond avec mon exemple des moines copistes pour expliquer l’absurdité des lois comme hadopi & Co.
    Cela dit, avoir autant d’exemples d’absurdité risque de banaliser la chose et provoquer ce genre de réponse : « Bah, ça fait un siècle que ça dure et on n’en est pas morts… Alors pourquoi se battre ? ».

    D’un autre côté, il y a une grosse différence entre les exemples de Rick et les « évènements » actuels.
    Jusqu’alors, les réactions des « lésés » consistaient seulement à tout faire pour préserver leur business.
    Aujourd’hui, on voit des lois liberticides apparaître. Sous prétexte de préserver le business d’entités « lésées » par l’évolution des technologies, on se permet de banaliser les pratiques de flicage généralisé.
    Aujourd’hui on demande aux FAI de mettre en œuvre les moyens techniques nécessaire pour tracer les « pirates » potentiels.
    Demain lorsque ce genre de mécanismes techniques sera en place et bien rôdé, il permettra facilement de tracer les personnes selon d’autres critères (les citoyens qui ont tendance à un peu trop exprimer leurs opinions politiques sur des forums ou blogs par exemple).

  19. Bravo pour cette analyse. La taxe Disco, punaise je l’avais complètement oublié celle-là.
    Quand au DAT, c’est la première fois que je relis une analyse conforme à celle que je m’étais faite en 1988. Tellement bridé que la DAT n’avait aucune chance pour réussir, il a fallu 10 ans d’attente pour que le graveur de CD remette les choses à leur places.

  20. Bien,
    Regardez également l’exemple de l’industrie automobile qui a supplanté les carrioles à chevaux. Et c’est vrai qu’au début, pendant la période de transition, le maréchaux ferrant ont été très « lésé ». Nous voyons tout de même l’essor qu’a pris cette industrie et le nombre d’emploi créé, directement et indirectement, par la suite.
    Cela fait aussi partie d’un cycle naturel. Il y a toujours une période « noire » pour l’ancien avant que tout les avantages du nouveau ne soient là complètement.
    Maintenant, ce sont ces même géant qui ont supplanté l’ancien qui s’acharnent à vouloir garder leur monopole : énergie, transport, médecine, banque.
    Et empêchent l’émergence de nouvelles technologies et manière de penser.
    Déjà en 1930, la voiture électrique était populaire en ville car pas besoin de manivelle pour démarrer. Son désavantage était son autonomie limitée. Le démarreur électrique a signé l’arrêt de mort des voitures électriques à cette époque ou l’on ne pensait pas aux émissions de CO2.
    A cette même époque des recherchent sur l’énergie libre étaient très fructueuses… Mais menaçaient déjà les géants de l’électricité… Pour faire simple et imagé, ce principe utilise la même méthode qu’un ouragan qui augmente sa puissance lorsqu’il est dans de bonne condition (sur l’eau, c’est lorsqu’il entre sur la terre qu’il décroit en puissance), et d’un aimant qui tire (rayonne) son énergie de son environnement, non de sa matière.
    Si ce genre de technologie fait surface (et cela existe depuis près d’un siècle) c’est la fin des centrales nucléaires (Zut alors, plus moyen de faire des bombes atomiques avec les déchets nucléaires… Des tests de centrales à froids ont été fait dans les années 50-60, rendement 200 x plus performant, pas de risque d’emballement du système (à chaud) comme Fukushima… Mais pas d’utilisation militaire des déchets) et des firmes de transport d’électricité qui gèrent les pylônes électriques… Et des intercommunales de gestions des énergies et de l’eau qui permettent, entre autre, de caser certains de nos (non-)élus communaux et leur faire profiter de salaires confortables payés par la collectivité.
    Pour moi, c’est un peu cela la crise globale que nous vivons, les mécanismes de contrôle mis en place a tout les niveaux sont en train de grincer avant de lâcher.

  21. Dommage qu’il n’y ait pas les sources, il n’y a rien de vérifiable…
    Y’a pas une petite bibliographie qui traîne ?

  22. Tsylba

    [références nécessaires]