Don’t panic, un indie capitalisme à visage humain est en train de voir le jour !

Classé dans : Libr'en Vrac | 15

Paul Stein - CC by-saAttention billet miné et sujet à polémiques !

Il constate, avec optimisme, qu’un nouveau capitalisme se met lentement mais sûrement en place, en prenant appui sur des exemples qui font le lien entre les fab labs et les indignés. Il stipule donc aussi tacitement au passage que ce n’est pas le capitalisme qui est un problème en soi mais ses dérives actuelles[1].

Il l’appelle « indie capitalism », un peu comme la musique indépendante coexiste avec celle des Majors.

Il s’agit d’une traduction d’un article de Bruce Nussbaum et c’est évidemment très américain dans le fond comme dans la forme. D’après lui, « ce nouveau système n’est pas fait que de start-ups et de capital-risqueurs, il est construit sur une communauté de créateurs ».

Désolé mais pour les partisans des lendemains qui chantent mais ce sera une réforme et non une révolution ;-)

4 raisons pour lesquelles le futur du capitalisme sera fait maison, à petite échelle et indépendant.

4 Reasons Why The Future Of Capitalism Is Homegrown, Small Scale, And Independent

Bruce Nussbaum – 6 décembre 2011 – FatCoDesign.com
(Traduction Framalang / Twitter : JoKoT3, Kull, Lolo le 13, Ambidoxe et DonRico)

Ce nouveau système, d’après Bruce Nussbaum, n’est pas fait que de start-ups et de capital-risqueurs. Il est construit sur une communauté de créateurs.

On ne vous apprendra rien à ce sujet dans les écoles de commerce, on ne vous en parlera pas à Wall Street, vous ne verrez rien de semblable à Palo Alto (Ndt : Palo Alto est considérée comme le berceau de la Silicon Valley). Mais si vous passez du temps à Bushwick, à Brooklyn, ou dans Rivington Street à Manhattan, il est possible que vous distinguiez les contours d’un indie capitalism (NdT: capitalisme indé) émergeant. Dans cette nouvelle forme de capitalisme, il n’est pas seulement question de start-ups, de technologie et de capital-risqueurs. Si l’on assemble toutes les tendances de fond qui apparaissent en ce moment, je pense que l’on entrevoit le début d’un phénomène original, et potentiellement formidable. Il se pourrait bien que l’on tienne là l’antidote économique et social au capitalisme financier qui a échoué et au capitalisme népotique qui ne dégage désormais plus de valeur économique en terme d’emploi, de salaire et d’impôts pour les Américains.

L‘indie capitalism est local, pas mondial, il se préoccupe de la communauté et des emplois, et annonce la couleur dès le départ. Des personnes visibles, que l’on peut rencontrer, fabriquent localement des produits de qualité. L’accent mis sur le local fait de l‘indie capitalism un mode de production intrinsèquement durable – si l’énergie est économisée, c’est le résultat d’un mode de vie, pas le fruit d’un effort pour atteindre un but précis et difficile.

L‘indie capitalism n’est pas transactionnel, mais social. Social au sens plus personnel que l’internet social et les amis par milliers. Prenons l’exemple de Kickstarter, où les internautes subventionnent de la musique, des livres et des produits dont ils peuvent suivre le développement. Dans ce modèle, consommateur, investisseur, public, fan, contributeur et producteur se confondent. Ils se procurent et préparent leur nourriture de la même manière qu’ils se procurent et préparent leur musique. Ensuite, ils partagent le tout.

Avant de chercher à vendre, les gens créent. L‘indie capitalism est d’abord un système économique de fabricants établi sur la création de valeur, et non sur l’échange d’une valeur existante. Il englobe toutes les composantes de la culture de la fabrication personnelle – nourriture, musique indé, fabrication maison, artisanat, fabrication numérique 3D, bio-hacking, conception d’applications, modélisation assistée par ordinateur, robotique, bricolage. La fabrication personnelle n’est pas une représentation exceptionnelle jouée par quelques-uns, mais un numéro répétitif auquel tout un chacun contribue. La création et l’utilisation d’outils participent d’une existence pleine de sens. Les outils passent alors d’une présence rituelle à une utilité quotidienne. Avoir de bons outils et créer de grandes choses commencent à remplacer la consommation comme une fin en soi. Wieden + Kennedy (NdT : agence de publicité américaine) a compris cela avec sa publicité pour Chrysler. « Imported from Detroit » (NdT : Importé de Detroit) marque un changement de sensibilité vers le « local ». Le slogan « The Things We Make, Make Us » (NdT : Ce que nous créons nous définit) de Jeep s’accorde à la nouvelle culture créative. « Depuis toujours, nous sommes une nation de bâtisseurs. D’artisans, hommes et femmes, pour qui les coutures droites et les soudures propres sont source de fierté personnelle… Ceci, notre dernière progéniture, a été imaginée, dessinée, sculptée, estampée, taillée et forgée ici en Amérique ».

Dan Provost, qui avec Tom Gerhardt a lancé son projet Glif (un pied d’appareil-photo pour iPhone) sur Kickstarter, résume parfaitement cette nouvelle perspective : « Ce qui nous a énormément plus à Tom et moi à propos du succès de ce projet, c’est sa simplicité inhérente : nous sommes juste deux amis qui avons créé un produit que les gens veulent acheter, et nous le leur vendons. Pas d’intermédiaire, pas de grosses sociétés, pas de capital-risque, pas d’investissements. Je pense qu’au dela de Glif, les gens aiment connaître la provenance de ce qu’ils achètent, et l’histoire qui se cache derrière la fabrication. »

Autre caractéristique de l‘indie capitalism : accorder un sens plus important aux matériaux et aux produits. Il est important de fabriquer moins, mais de meilleure qualité et plus utile. On valorise la réutilisation et le partage de produits de qualité. La sensation que procurent les objets, qu’il s’agisse des produits Apple, des jeans Levi’s vintage, ou des robes de belle facture (mais non griffées), est importante. La notion de marque tout entière est renversée dans l‘indie capitalism, remplacée par l’environnement communautaire de création d’un produit ou d’un service. Dans bien des cas, c’est l’authenticité qui devient la « marque ».

Il y a quelque temps, le visionnaire Paulo Saffo prédisait une nouvelle « économie des créateurs » qui remplacerait les économies industrielles et consuméristes. Ce terme me plaît, mais préfère celui d‘indie capitalism, parce qu’il définit mieux le contexte social et les valeurs de cette nouvelle économie. Je pense qu’il est suffisamment différent de la culture start-up, entrepreneuriale, de Standford et de la Silicon Valley, pour avoir droit à son propre terme. Celui-ci sonne plus 21e siècle, alors que start-up rappelle le 20e siècle. Il est plus social que technologique, plus centré sur l’artiste/le concepteur que sur l’ingénierie. J’aime particulièrement le mot indie car la scène musicale indépendante reflète de nombreuses structures sociales et distributives de cette forme émergente de capitalisme. Ce n’est pas par hasard que Portland et New York accueillent une scène musicale indé très dynamique et soient aussi les centres de l’émergence d’un nouvel indie capitalism.

Occupy Wall Street est le mouvement le plus puissant de ces dernières décennies, et sa remise en question des fondations du capitalisme mondial des grosses multinationales arrive au moment où les commentateurs traditionnels mettent en doute l’efficacité et la légitimité de notre système économique. La Harvard Business Review publie une série d’articles qui critique le capitalisme financier. Foreign Affairs dénonce le paradoxe entre les énormes bénéfices des entreprises et la destruction d’emplois dont souffrent les États-Unis. Même les journalistes financiers des chaînes de télévision évoquent publiquement l’échec de Wall Street à s’acquitter de la tâche qui lui incombe traditionnellement, à savoir financer la création d’entreprise. Et que l’on soit adepte du Tea Party ou partisan du mouvement Occupy, on entend les pleurs du capitalisme népotique.

Qu’en pensez-vous ?

Notes

[1] Crédit photo : Paul Stein (Creative Commons By-Sa)

15 Réponses

  1. Comme dirait Douglas,
    c’est la grande question sur la vie, l’univers et le reste.
    Rien de bien nouveau, un discours alter de plus…

  2. Pourquoi essayer à tout prix de s’attacher au modèle capitaliste ? C’est si dur que ça de penser à autre chose ?….

  3. J’ai peut-être loupé quelques trains, mais perso j’en étais resté à la définition du capitalisme par Marx : le capitalisme est le rapport social entre les propriétaires des moyens de productions (actionnaires, etc, qui perçoivent un revenu par le fait de leur propriété) et les prolétaires (ceux qui dépendent pour vivre de force de travail), ce rapport étant définit par l’aliénation des prolétaires (le fait qu’ils ne décident pas ce qu’ils font quand ils travaillent) et leur exploitation (le fait qu’ils ne reçoivent pas en salaire la totalité de la plus-value créée, puisqu’une partie revient aux propriétaires des moyens de production).

    Alors un capitalisme où il n’y a pas de propriétaire des moyens de production qui soit différencié des prolétaires, où il n’y a ni aliénation, ni exploitation — comme c’est le cas dans les hackerspaces — c’est tout simplement pas du capitalisme.

    Justement, le fait d’être capable de mettre en œuvre un système économique et une organisation du travail différente de celle du capitalisme devrait nous donner l’espoir que l’on puisse en sortir… vouloir à tout prix lui coller le terme capitalisme revient au contraire à oublier ce que veut vraiment dire ce terme — et donc à s’ôter les armes pour pouvoir le critiquer et inventer autre chose.

  4. tuxmouraille

    Bonjour,
    Les américains (pas tous quand même… enfin j’espère) ont l’esprit tellement pétrie par la propagande anti-sociocommuniste, que quand ils (re)inventent un truc qui n’a plus rien à voir avec le capitalisme ils ne peuvent s’empêcher de la rattacher au capitalisme de peur de passer du côté du grand méchant sociocommunisme.

    Je trouve que le terme « capitalisme financier » est un pléonasme. Est ce que ce n’est pas là le principe du capitalisme? La finance. Les moyens de productions n’étant qu’un moyen d’investir, faire croître et circuler le capital.

  5. Taneleo en bas

    Si dans le domaine informatique le « peuple » a toujours une longueur d’avance sur le politique, en matière de politique, c’est l’inverse, le peuple a toujours une longueur de retard.

    La créativité dont il est question dans ce billet est déjà au cœur du modèle dominant qui se met actuellement en place : l’idéologie de la gouvernance.

    Cette idéologie de la gouvernance veut pouvoir libérer la créativité de chacun. Mais dans un but précis : celui de la concurrence.

    L’idée est la suivante et part d’une question simple : comment fait-on pour distribuer et redistribuer les ressources, les matières premières ? Aujourd’hui nous n’avons que deux réponses à cela : soit c’est l’État, soit c’est le marché. Chacun aura noté que c’est le deuxième choix qui aura été retenu.

    De nos jours, la ressource brute n’est plus considérée comme étant celle qui a le plus de valeur. C’est ce que nous en faisons de cette ressource qui crée la valeur. Et c’est par la créativité que nous élaborons des usages.

    Dans l’idéologie de la gouvernance, nos ressources physiques, matérielles et intellectuelles doivent être mises au service de cette créativité, qui doit elle-même s’exprimer uniquement dans le cadre de la concurrence, c’est à dire du marché, de l’économie.

    Donc si demain on vous vend une société capitaliste dans laquelle la création est/serait le moteur, ne soyez pas étonnés.

  6. « Le capitalisme à papa c’est fini mon vieux… maintenant la tendance est à l’indie capitalisme. Rien à voir. C’est vachement plus cool… »

    Je crois surtout que ce verbiage pseudo-contestataire, propagé par les petits soldats du capitalisme en service commandé, est surtout destiné à récupérer un mouvement qui commence à faire peur…
    Histoire d’éviter à tout prix toute possibilité de véritable échappée belle…

  7. osef.michu

    @tuxmouraille : non non non, « capitalisme financier » n’est pas un pléonasme ! Je n’ai pas le lien sous le mulot, mais Frédéric Lordon avait très bien expliqué la nuance chez Mermet, fin 2006 ou début 2007. Au départ étaient donc les propriétaires (terriens ou industriels). Ces mecs étaient sur place et bossaient pour faire tourner la boutique. Certains se laissaient même aller à un peu de philanthropie (voire plus si affinités). Ensuite sont arrivés les financiers. Purs actionnaires, purs spéculateurs, ces purs parasites n’en ont rien à battre de la boutique et des gens qui la font tourner. Le pognon des dividendes, ces enfoirés ne pensent qu’à ça. Bref, il faut faire la différence entre le patron de PME (qui peut être un brave type) et le trader (qui est toujours un salopard).

  8. osef.michu

    Bon, j’ai vérifié, il s’agissait de l’émission « Là-bas si j’y suis » du 31 janvier 2007. Du coup je balance quelques liens en vrac (comme on dit), le fichier son (dans un format lisible), la transcription (et non le transcript) et l’article du « diplo » kivabien :
    –> http://media.la-bas.org/mp3/070131/
    –> http://www.la-bas.org/article.php3?…
    –> http://www.monde-diplomatique.fr/20

  9. le-futur-n-a-pas-besoin-de-nous

    Ayant fréquenté des capitalistes, des vrais, je sais que leur problème/projet, n’est pas de produire/créer quelque chose mais de gagner plus, toujours plus.
    La phrase type était: « bien se placer dans la chaîne de la valeur ajoutée ».
    Et ils considéraient qu’étaient vraiment riches les gens qui possédaient deux fois plus qu’eux, pas eux.
    Sans compter le besoin de pouvoir, de supériorité, de domination toujours présent dans l’espèce humaine.
    Les communismes/socialismes révolutionnaires ont échoué parce qu’ils ont sous estimé ces besoins. Le premier secrétaire du comité central est toujours devenu dictateur, quand ce n’est pas son responsable de la Sécurité ( Saddam Hussein par exemple, et oui! ).

    Qu’il soit « Homegrown, Small Scale, And Independent » ou pas le capitalisme accumulera toujours la valeur ajoutée au profit de quelques uns ; le « localisme » est peut être écologique (pas sur) mais surement pas non-capitaliste par nature.

    Si vous voulez d’autres analyses, peu réjouissantes mais plus approfondies, lisez plutot:
    http://infokiosques.net/spip.php?ar
    ou
    http://lanredec.free.fr/polis/joy_f

    http://lanredec.free.fr/polis/Unabo
    http://kropot.free.fr/Kaczynski-liv

    Et bon courage.

  10. > Dan Provost, qui avec Tom Gerhardt a lancé son projet Glif (un pied d’appareil-photo pour iPhone) sur Kickstarter, […]
    Un pied d’appareil-photo pour… iPhone, donc. Voilà qui ne risque pas de faire trembler le capitalisme industriel dans ses fondements, ni de faire paniquer les places boursières. Nan sérieusement, c’est pas très punk comme exemple.

  11. @le-futur-n-a-pas-besoin-de-nous
    le communisme/socialisme a échoué là où a échoué tous les systèmes connus en Occident : ils ont tous recréé une aristocratie. C’est la question : comment on évite la création d’une aristocratie ?
    http://www.pauljorion.com/blog/?p=2

  12. tuxmouraille

    Bonjour,
    Pour moi les entrepreneurs: propriétaires terriens ou industriels, tant qu’ils ont le soucis du travail qu’ils accomplissent avant celui des bénéfices qu’ils engrangent ne sont pas pour moi des capitalistes. Le confusion vient selon moi des propagandes communiste: « Toute entreprise privée est du capitalisme », et capitalisme: »Les communistes veulent vous empêcher de posséder votre outils de travail ».

  13. Homo faber…

    Merci pour la traduction.
    Ceci soulève bien des questions.

    Je suis d’accord : ça sent quand même un petit peu une relecture de propagande néolibérale à peine voilée. Ce vieux fanstasme d’un libéralisme -qui n’a jamais existé- prétendant que la création de richesse passe par la concurence, prônant la « libre » entreprise (avec ce mot « libre » on peut tout dire, n’est ce pas ?) et tout plein tout plein (bis) de bonnes intentions…

    C’est oublier que ce système dont on parle est l’hyper-organisation du détournement de toute créativité vers de la rentabilité au profit d’une minorité.

    C’est oublier que le capitalisme n’a rien à faire avec le « social », comme la science n’a rien à dire sur l’existence de dieu (et inversement…enfin non…). Il se contrefout également de toutes les « bonnes valeurs indies » décrites ici, à moins qu’elle ne rapportent du pognon.

    Le capitalisme n’a d’ailleurs non plus rien à cirer du « régime politique » dans lequel il se met en place : celui-ci peut être indifféremment démocratique, autoritaire, dictatorial, etc. mais c’est sans doute un autre sujet, quoi que.

    Le capitalisme est ce système qui nourit les uns au dépend des autres. Les vases communiquant décrit par le jeune Marx dans ses analyses techniques assez balaises pour l’époque. Mais est-il besoin d’être marxiste pour voir qu’il ya bien création de richesse mais que le fruit du boulot fournit est détourné au profit des proprios-dominants. On peut ajouter que plus on affine/améliore la production, plus on renforce le mécanisme qui maintient la domination déjà en place.

    Alors rapprocher un « indie capitalisme » de la scène musicale indépendante c’est tout bonnement se foutre de nous : la scène indépendant ne l’est que si elle est plus ou moins à l’écart des majors et autre entité de production de dites « richesses » culturelles à des fins pécunières.

    …Ce qui revient à dire (mais encore une fois je n’ai sans doute rien compris) que la notion d’INDEPENDANCE dans ce cadre est complètement caduque.

    Indépendant de quoi ? Des trusts financiers ? Du vol organisé des efforts de travail fournis par certains dont le fruit remonte toujours plus vite (ex de rouage: via l’informatique de gestion) vers les comptes bancaires des « investisseurs ».
    Comme on peut le voir tous les jours, les investisseurs sont les bienfaiteurs de l’humanité toute entière vouée, dévouée au grand-immuable-capitalisme-indispensable à la démocratie-absolument nécessaire au bon fonctionnement des marchés comme on peut le constater depuis quelques…humm…crises.

    /ironie ON/
    Non, arrêtez, vous savez bien qu’il n’y a pas d’autre alternative que l’exploitation de l’homme par l’homme pour créer des richesses. D’ailleur le monde du logiciel libre -moins touché car plus difficile à territorialiser du fait de l’essence de la connaissance, de sa fluidité lors des partages- n’est sans nul doute que dans une période de sursit.

    Comme disait Henri Laborit, ainsi l’homme ne serait programmé par l’évolution que pour fabriquer et consommer des marchandises.
    /ironie OFF/

    Je pense que la résitance au profit (quand celui-ci est contreproductif en terme de créativité / partage / accessibilité / démocratie, …) n’a pas a être appelée « machin »capitalisme. Pas plus que les ONG, les assos loi 1901, toute entreprise alternative. Les ricains utiliseraint l’expression « capitalisme » à tort et travers que ça ne m’étonnerait pas non plus…un peu comme nous l’expression « sociale » peut être ?

    Pour les deux précédents commentaires : la république ne s’est pas faite en un jour, l’absence de classe dominante ne se fera sans doute pas d’ici quelques mutations génétiques…(quid d’un apprentissage de nos propres fonctionnements, à commencer par ceux de nos cerveaux ? hein ?). Et le problème n’est pas l’engendrement des bénéfices mais le détournement de ceux-ci dans les poches des dominants (pardon, on dit « décideurs » maintenant) : cette « spoliation » n’est pas de la propagande communiste, c’est une réalité mesurée par tous les médias aujourd’hui, avec le consentement de tous, ce qui est encore un autre sujet.

    /ironie ON/
    La route et longue, mais la voie néolibérale.
    /ironie OFF/

    Homo faber…et tais toi.

  14. n’importe quoi !
    ce Bruce Nussbaum semble confondre économie et capitalisme.

    quand au «capitalisme financier», si ça nest pas un pléonasme, – n’en déplaise à Frédéric Lordon – alors «guerre dangeureuse», «omelette aux œufs», «eau aqueuse», ou encore, «musique acoustique» (mon préféré, de loin !) non plus !
    qu’est-ce donc que le capital, sinon une grosse masse d’argent ?

  15. Pour sortir de ce type d’analyse « roulée sous les aisselles », je conseille la lecture de cet article : http://ecorev.org/spip.php?article8