Entretien avec trois candidats du Parti Pirate aux legislatives 2012

Le dimanche 10 juin prochain aura lieu le premier tour des élections législatives françaises.

Dans plus d’une centaine de circonscriptions, vous avez le choix entre aller à la pêche, voter pour un parti traditionnel ou, et c’est nouveau, apporter votre voix au Parti Pirate (PP) et ainsi donner de la voix aux thèmes qu’ils soutiennent et qui nous sont chers.

Rencontre avec Carole Fabre (candidate pour la 3ème circonscription de Haute-Garonne), Pierre Mounier et David Dufresne (respectivement candidat et suppléant pour la 15ème circonscription de Paris) que nous connaissions avant qu’ils ne se présentent et qui ont bien voulu répondre à quelques-unes de nos questions.

Espoir et énergie communicative. À force de pousser de tous les côtés, nous finirons bien par faire bouger les lignes :)

Carole Fabre

Bonjour à tous les trois, pouvez-vous vous présenter succinctement  ?

Carole Fabre (CF)  : Actuellement, je fais du conseil formation autour des usages du web, j’essaie d’amener le partage, la collaboration, la réciprocité, les liens, l’éthique, la responsabilité numérique, que ce soit pour la veille, pour l’identité numérique, pour les médias sociaux, pour le management, etc … Je donne aussi des cours ponctuellement.

David Dufresne (DD)  : Punk un jour, punk toujours. Je suis aussi journaliste à l’ancienne, et réalisateur de webdocumentaires. Incapable de tenir une guitare, je pianote sur mon clavier toutes la journée. Ma première connexion remonte à 1994. Je passais par un prestataire américain, CompuServe. On payait en dollars. Et certains mois, la parité franc/dollar jouait de sales tours.

Pierre Mounier (PM)  : Je suis professeur de lettres  ; je travaille aujourd’hui dans l’édition numérique de sciences humaines et sociales en libre accès.

Qu’est-ce qui, dans votre CV, peut expliquer cet engagement  ? Est-ce votre premier pas en politique  ? Et dans la vie associative  ?

CF  : Dès la fin des années 80, j’ai eu un ordinateur personnel et je suis connectée à Internet depuis 1996. J’ai rapidement compris que le numérique allait changer considérablement nos façons de faire et qu’Internet nous ouvrait des voies inédites pour plus de partage et de collaboration.

Petit à petit, il s’est dessiné un chemin nouveau, une autre façon d’envisager les relations humaines, les liens sociaux ; la puissance du réseau des réseaux est devenue incontournable. Elle nous a montré une autre voie possible en nous connectant aux autres dans le monde entier, un accès inépuisable aux connaissances, une entraide pour apprendre, l’autonomie pour publier, une voie plus libre, plus responsable  !

Mais cette liberté fait peur, surtout à ceux qui dirigent, aux experts, aux enseignants, …, à tous ceux qui pensent avoir autorité sur d’autres. Alors ils reculent et je n’ai pas envie de reculer mais d’avancer. C’est pourquoi j’ai rejoint le Parti Pirate. Je n’avais jamais envisagé avant de rejoindre un parti politique, les trouvant tous à mille lieues des préoccupations essentielles, les regardant fonctionner avec leurs petits pouvoirs, leurs petites visions, leurs fonctions à privilégier.

Non, la politique ce n’était pas pour moi. Mais la virulence qui s’est accentuée, et cela dans le monde entier, contre les libertés acquises, numériques ou pas numériques, a fait que j’ai sauté le pas. Insidieusement, certains tentent de faire d’Internet une simple télévision pour consommateur, certains tentent de surveiller et de punir la liberté d’expression, certains tentent de nous mettre en fichiers, certains tentent d’empêcher le partage. Et toutes ces tentatives ricochent par effet induit dans la vie de tous les jours. Vidéosurveillance, vidéo-protection, fichage biométrique, scanners corporels dans les aéroports, brevetage du vivant … bientôt les marchandises seront plus libres que les humains.

Je ne peux cautionner cela et rester à attendre sans rien faire. La société qui advient est basée sur le numérique, que ce soit la création monétaire, les logiciels boursiers, le vote électronique, …, toute la communication, tous les échanges. Il est temps de décider ce que l’on désire vraiment comme société.

Une autre raison m’a poussée à me porter candidate. Je milite activement depuis 3 ans pour l’instauration d’un revenu de base pour tous. Et le Parti Pirate français le propose en mesure compatible avec le programme national.

DD  : Il y a très longtemps, en 2000, l’un de mes livres était intitulé « Flics et Pirates du Net » (écrit avec Florent Latrive)… Autant dire que la question du « piratage » me travaille depuis un certain temps. A dire vrai, depuis 18 ans maintenant, mon travail se partage entre le Net et les questions liées aux libertés (individuelles, collectives).

La nuit, je milite pour un Net ouvert et non marchand ; le jour, je réalise des films et écrit des enquêtes sur la police, la justice. Le Parti Pirate rejoint mes deux préoccupations, en quelque sorte. Oui, premier engagement au sens engagement-parti-politique ; oui, première carte politique. Pour être franc : je suis le premier étonné, moi qui suis d’ordinaire si réfractaire à toute idée de hiérarchie. Mais le PP est assez foutraque, et plein d’énergie, pour être excitant.


PM  : je me suis intéressé aux enjeux politiques et sociaux d’Internet et du numérique à partir de la fin des années 90. J’ai créé un site, Homo Numericus, qui m’a permis d’explorer la révolution numérique dans ses différentes dimensions. J’ai bien vu lors des premières lois qui ont été adoptées sur la sujet qu’il y avait un décalage considérable entre les usages réels des internautes et la manière dont la classe politique traditionnelle considère et prétende réguler ces usages.

J’ai été proche de plusieurs associations de défense des libertés sur Internet et j’ai participé à plusieurs des mobilisations à l’occasion du vote sur ces lois. Et à chaque fois, j’ai été déçu par la faiblesse et le manque de retentissement de ces mobilisations. Tout se passe encore comme si les questions politiques liées au numérique relevaient encore d’un autre monde virtuel sans prise avec la vie réelle. C’est pour cela que j’ai cherché une autre forme d’engagement, qui cherche à prendre pied dans le réel, sur le terrain même des politiques, en établissant un rapport de force, en présentant des candidats aux élections.

Pas n’importe quel engagement  : le Parti Pirate. Alors pourquoi lui et pas un autre  ? Où se situe son originalité et son espoir  ?

CF  : Comme une vague générationnelle, le Parti Pirate, présent dans 64 pays, déferle sur le monde ancien. Ce n’est pas un parti enfermé dans ses frontières, il y a quelque chose de beaucoup plus fort, beaucoup plus important que les vaines revendications des autres partis politiques complètement sclérosés, incapables de lever le nez hors de leurs privilèges ; Je ressens un souffle de liberté avec le Parti Pirate, d’ailleurs les libertés sont au cœur du programme politique. Liberté, un mot, que l’on a très rarement entendu pendant les présidentielles…

DD  : Comme Carole, parce que je crois que le PP peut déferler sur le monde ancien, le bousculer, le hacker et le hâcher menu. Il faudra du temps, il faudra même passer — peut-être  ? — par une forme de durcissement du discours, mais c’est jouable. Et plus que tentant. Certains adhérents du PP revendiquent le ni droite ni gauche. Pas moi. Je comprends bien l’idée (« ni droite ni gauche, devant  ! »), qui est séduisante sur bien des points, elle reste pour l’heure trop floue. Personnellement, je suis venu au PP pensant y trouver un levier pour hacker la gauche de gauche.

PM  : j’ai été conquis par cette idée de démocratie directe qui est au cœur du Parti Pirate. Le Parti Pirate est né de l’Internet. Il en porte la culture politique  : horizontal, peu de délégation, ouvert aux contributions de tous, se coordonnant de manière flexible et réactive.

Peut-on vous qualifier de « power user » d’Internet et si oui en quoi cela a pu faciliter le rapprochement avec le Parti Pirate et ses thèmes de prédilection  ?

CF  : Oui, je dois être « power user », c’est ça :) (voir réponses plus haut)

DD  : Je suis Interneto-dépendant, littéralement. C’est affreux, et délicieux. J’imagine que bien des lecteurs du Framablog ressentent la même chose. Ma grande (et bonne) surprise a été de voir, en arrivant au PP, que ce n’était pas, justement, les Internautes Anonymes. Tous les sympathisants ne sont pas forcément des « power users ». On est loin de l’image des réunions de Geeks parfois, et c’est très bien ainsi. Ça montre que le PP fédère large.

PM  : Oui, c’est évident. Je travaille avec Internet, je vis sur Internet et je considère le cyberespace comme ma patrie d’adoption. Mais en même temps  : n’est-ce pas le cas d’un très grand nombre de personnes  ? Ne sommes-nous pas tous des power users  ?

La plupart des enquêtes le montrent  : les usages des nouvelles technologies sont très répandus et intensifs, souvent sur un mode de communication particulier. Tout le secteur tertiaire travaille en permanence sur ordinateur. Les services de communication en ligne ont des millions d’utilisateurs, les smartphones ont un taux de pénétration considérable.

Ce qui est caractéristique de nos trois profils en revanche, c’est que nous sommes des médiateurs  : formateur, journaliste et enseignant. Nous ne sommes donc pas nécessairement plus « geeks » que d’autres, mais je crois que nous sommes dans des positions qui nous amènent à avoir une conscience plus aiguë de ces nouveaux usages et de leurs implications politiques.

La « grande presse » a consacré de nombreux articles à la présence du Parti Pirate lors de ces élections. Est-ce déjà un succès en soi et êtes-vous satisfait de la manière dont les journalistes ont parlé de vous  ?

DD  : La presse a besoin de nouveauté, et il ne faut pas s’y tromper : l’incroyable couverture récente du PP doit beaucoup à cet aspect des choses. Les résultats de dimanche, bien sûr, seront importants pour la suite que la presse voudra bien accorder, ou non, au PP. L’essentiel est que le nom ait circulé dans les rédactions, que le PP se soit fait une petite place, que nous ayons, par exemple, été repris du Figaro à TF1, du Monde à Europe 1, sur la question du vote par Internet des Français de l’étranger, au point que le Quai d’Orsay se soit senti contraint de nous répliquer. Ou que Marianne, en nous rangeant dans les « farfelus », se soit vu immédiatement contredit sur Twitter.

Malgré le retentissement récent, tout reste à faire. Je pense qu’on peut être plus inventifs, plus percutants, plus pirates. D’autant que nous butons sur un sacré conservatisme de la part des journalistes politiques. Ne pas comprendre que ce qui se joue aujourd’hui d’un point de vue technologique est aussi crucial que les combats écologiques lancés par les Verts est, au mieux, une preuve de cécité de leur part ; au pire, une faute professionnelle.

CF  : C’est un premier pas. Il est vrai que les succès électoraux en Allemagne nous ouvrent la voie. Localement, c’est assez amusant, la première fois que la Dépêche du Midi nous a cité, ils ont mis PP Parti Populaire… ils n’avaient jamais entendu parler du Parti Pirate  !

En général, nous sommes encore trop qualifiés de geeks et d’informaticiens à lunettes, les journaliste ont du mal à voir que nos revendications dépassent largement Internet. Peu signalent par exemple que nous nous engageons à suivre la charte anti-corruption de Anticor. Dès qu’on parle de transparence politique ils sont assez surpris et tentent de nous faire revenir sur le téléchargement 😉

PM  : Oui, et je dois avouer que c’est une surprise pour moi. La plupart des mouvements politiques et mouvements sociaux d’un type nouveau traversent une longue période à leurs débuts au cours de laquelle les médias ne leur donnent aucune visibilité et, pire, déforment leur positionnement et leurs propositions. Je trouve que cela n’a pas été trop le cas au cours de cette campagne. J’ai noté beaucoup de curiosité de la part des journalistes qui ont cherché à comprendre sincèrement ce qu’était ce mouvement.

Le meilleur exemple pour moi est l’article d’Yves Eudes dans le Monde qui établit une coupe sociologique objective du mouvement et qui a appris, je crois, beaucoup aux adhérents du Parti Pirate eux-mêmes… Par contre, cet article a été classé dans la rubrique…. Technologies. C’est caractéristique.L’engouement médiatique a beaucoup été le fait des secteurs culture et technologies de la presse, mais n’a pas encore touché le cœur du cœur du système médiatique  : les journalistes politiques de la presse nationale qui ne nous ont pas encore repérés dans leur radar.

Le Parti Pirate a été très actif pour dénoncer le vote électronique des français de l’étranger. En quoi est-ce une affaire importante pragmatiquement et symboliquement parlant  ?

CF  : Encore une fois, nous comprenons et maîtrisons le numérique et savons que le numérique c’est piratable :) … A partir de ce constat, il y a des choses que nous ne pouvons pas faire. Le vote électronique est incontrôlable. Peut-être un jour arriverons nous à sécuriser le vote électronique mais pas actuellement. Au-delà des problèmes techniques et de la non vérification possible par les citoyens, l’ironie est que c’est une entreprise privée d’Espagne qui s’occupe de gérer ce vote …

DD  : À mes yeux, cette affaire constitue un enjeu majeur dans le sens où c’est un peu de la démocratie qu’on confisque, avec des dysfonctionnements patents, une privatisation partielle du vote, une opacité réelle. C’est bien parce que nous défendons Internet que nous nous devons de traquer les abus des pouvoirs publics et des sociétés privées. Le vote électronique des français de l’étranger est apparu au fil des jours pour ce qu’il est  : un cheval de Troie.

Les Partis Pirates suédois et allemand ont une longueur d’avance. De plus lors des récentes manifestations contre ACTA on a pu voir l’Est de l’Europe beaucoup plus mobilisée que l’Ouest, France incluse. Y a-t-il une raison à cela et n’est-ce pas un indicateur défavorable quant à ces prochaines élections  ?

CF  : Même si nous parlons beaucoup d’ACTA entre acteurs du numérique sur Internet et que l’on sent tout de même un revirement positif de la situation au niveau européen, le problème est que la plupart des citoyens n’en ont jamais entendu parler  ! Il faut expliquer encore et encore. En tout cas ce n’est vraiment pas au cœur des débats des autres partis politiques pour ces élections, que dis-je au cœur, c’est complètement absent. Et oui, c’est défavorable, car le grand public ne comprend pas encore l’importance de ces enjeux.

DD  : La France est un pays terriblement passéiste et passablement frileux. Avec un Front National si fort, et une gauche parlementaire qui a si peur de son ombre, tout semble bloqué. Depuis déjà un paquet de temps, et pour longtemps. Nos voisins, moins auto-centrés, ont compris bien avant nous l’importance de la… révolution numérique. Sincèrement, oui, la bataille ne fait que commencer de ce côté_-ci du Rhin. C’est ce qui en fait, aussi, sa beauté : tout est à faire.

PM  : Nous sommes un pays technophobe et c’est une malédiction qui nous frappe de manière renouvelée. Beaucoup de gens pensent que la politique s’arrête aux déclarations de principe (le « fétichisme des principes » est une autre de nos malédictions) et ne voient pas du tout comment il peut y avoir des enjeux politiques dans ce qu’ils considèrent comme des « affaires de garagistes » (sic, citation réelle).

Il y a bien une tradition intellectuelle française qui s’intéresse à la chose technique et à ses enjeux sociaux et politiques  ; les encyclopédistes, Saint Simon, Simondon, Latour, Serres. Mais elle est isolée et minoritaire, rarement dominante à chacune des époques considérées. Or, c’est un vrai handicap, alors que nous vivons à une époque complètement dominée par des enjeux techno-scientifiques. Peut-on faire évoluer les mentalités et intéresser les français aux enjeux politiques des choix technologiques  ? Je pense que la montée en puissance d’un Parti Pirate en France peut y contribuer.

David Dufresne

Cory Doctorow a pu dire qu’il est fondamental de gagner la bataille actuelle contre le copyright car elle fait figure de laboratoire pour les autres batailles à venir entre le citoyen, les multinationales et les états affaiblis. D’accord pas d’accord  ?

CF  : Entièrement d’accord. Si les droits d’auteur et les brevets ont pu être profitables au XIXème siècle, ils sont maintenant complètement obsolètes. Nous devons repenser tout cela.

Quand on voit que certains tentent maintenant de breveter aussi le vivant … c’est impensable de s’approprier nos biens communs, breveter des gènes humains, des gènes animaux, des gènes de plantes. Quelle société cela préfigure t-il  ? Avons-nous envie de tout marquer et de tout jouer en bourse  ? Les dégâts sont bien déjà assez suffisants avec le marché des matières premières et des matières alimentaires.

PM  : Oui, absolument. La conférence de Cory Doctorow devant le Chaos Computer Club si mes souvenirs sont bons est un moment historique qui a donné un sens politique général a un combat qui pouvait sembler à la fois pointu et un peu secondaire parce que concernant seulement la consommation culturelle.

Le logiciel libre est un des pionniers et un des piliers de la révolution à venir. Délire ou prophétie  ?

CF  : Prophétie, oui  ! Quand on voit que près de 95 % des serveurs dans le monde sont sous Unix et non pas sous Windows, nous nous devons de demander pourquoi c’est mieux fabriqué. Et comment ça se fabrique. Là encore, la pédagogie est indispensable, peu de personnes savent.

L’autre jour, je me demandais  : « et si on ouvrait les codes de la loi et qu’on puisse les améliorer, et même en faire un fork pour simplifier, repartir sur des bases saines et non pas un empilement où plus personne ne comprend plus rien. » :)

Mais sans aller aussi loin, on constate déjà que des initiatives voient le jour dans d’autres domaines que les logiciels  : des plans partagés et améliorés de moteur, des systèmes agricoles, des systèmes d’eau potables, etc.

C’est en fait naturel à l’être humain, pouvoir comprendre, contribuer, améliorer, cela s’est toujours fait. La propriété généralisée à toute chose est finalement assez récente dans l’histoire de l’humanité. Si le silex avait été breveté et privatisé, nous ne serions peut-être pas là aujourd’hui. :) Et la roue, hein, la roue…

DD  : C’est moins l’outil libre que sa confection qui importe. Ce que le logiciel libre bouleverse, c’est cette forme de société de contribution qu’il annonce. Cette notion de pot commun, de partage, de désintéressement parfois provisoire, qu’importe. Mais nous avons un effort de pédagogie à mener : seule la communauté du Libre sait de quoi il s’agit. Hors de celle-ci, libre et free, gratuit et open source, sont des notions encore mal comprises et qui semblent vidées de leur caractère politique.

PM  : Ni l’un ni l’autre  : le logiciel libre est aujourd’hui un des piliers fondamentaux de la révolution en cours (et non à venir). Mais cela implique de devoir résoudre des problèmes que pose ce mouvement continu d’élargissement du « libre » à d’autres secteurs d’activités que la conception logicielle.

Et sur ce chemin, la voie est étroite entre une forme d’intransigeance aristocratique et parfois puriste qui empêche la greffe de prendre d’un côté, et ce qui constituerait une dilution tellement importante qu’on n’y retrouverait plus l’esprit originel de l’autre  : logiciel libre, art libre, culture libre, creative commons, libre accès, open data, on a là une galaxie qui témoigne d’une dynamique positive. Cette dynamique ne peut exister que parce qu’une certaine souplesse est permise, mais aussi parce qu’un sens et des limites sont données.

Occupy, Anonymous, Indignados, Wikileaks sont des mots clés qui vous parlent  ?

CF  : Yep  ! Tous ces mouvements dénoncent les opacités, les corruptions qui entachent notre civilisation et chacun à leur manière agit soit par Internet, soit dans la rue. Au Parti Pirate, on attaque par un autre biais, on tente de hacker la politique.

DD  : + 1, Carole. Le Parti Pirate est un allié, sincère, de tous ces mouvements. Ils sont le signe du changement réel, d’une prise de conscience à la fois mondiale et citoyenne. Non violente pour certains, intrusives et hors la loi pour d’autres. Le phénomène des casseroles à Montréal s’inscrit aussi dans cet élan. Et ce n’est pas pour rien que les Anonymous ont infiltré les serveurs de la police canadienne dans le même temps ou diffusé des vidéos gênantes sur la collusion médias-politiques.

PM  : Oui. Mais je me permets d’insister sur un fait  : toutes ces initiatives qui procèdent de mouvements sociaux de fond n’ont pas encore trouvé de débouché politique. Je crois qu’on a tous un peu vécu sur le mythe qu’un pouvoir en place ne peut résister longtemps à des manifestations, occupations, assemblées populaires, mobilisations citoyennes, révélations compromettantes.

L’expérience politique de ces dernières années est que ce n’est pas tout à fait le cas. Et même lorsqu’il y a alternance, cela ne signifie pas nécessairement que les revendications que portent ces mouvements soient mieux représentées. Il y a donc une situation potentielle de danger avec des mouvements sociaux d’un côté qui se développent, bouillonnent, élaborent des propositions, et de l’autre un monde politique qui tourne en rond et continue sa petite musique sans que l’un n’arrive à embrayer sur l’autre.

Je ne dis pas que la Parti Pirate soit aujourd’hui en mesure d’être le débouché politique des ces mouvements. Ce serait très prétentieux et inexact. Mais je pense que c’est la direction dans laquelle nous devons aller. Pour moi, un des enjeux après les élections pour le Parti Pirate est de construire patiemment des liens solides avec ces mouvements, et d’autres, pour nourrir sa réflexion et son programme de l’expertise citoyenne qui s’y développe.

L’Europe semble bloquée par « la crise », une économie financiarisée injuste et incontrôlable et des mouvements identitaires de repli sur soi. Est-ce la bonne période pour « faire de la politique autrement”  ?

CF  : Plus que jamais, et il y a même urgence, tant que nous avons les moyens. La pauvreté, l’injustice amènent aux révoltes et aux guerres, et après il est beaucoup plus difficile d’agir.

DD  : Si nous n’avons pas peur de nous-mêmes, si nous arrivons à nous regrouper autour de thèmes forts et précis, c’est déjà le cas en partie, tout est possible. Justement parce que nous sortons totalement des clivages et des raisonnements classiques, tous porteurs de repli.

PM  : PLUS QUE JAMAIS. La crise financière et économique est d’abord une crise de la démocratie. La véritable question est moins de savoir quelles seraient les « bonnes » mesures à prendre que de savoir comment faire en sorte que les mesures qui sont prises soient voulues et soutenues par l’ensemble de la population  ; en un mot  : légitimes. J’ai écrit un billet à ce propos sur notre site de candidats  ; je me permets d’y renvoyer.

Il a été dit que la France sous Sarkozy n’aura pas été spécialement brillante du côté d’Internet et des libertés. Votre avis  ? Doit-on penser que vous accordez la même défiance au nouveau gouvernement en vous présentant ou bien est-ce au contraire pour le pousser à mettre en avant les thèmes que vous portez  ?

CF  : Les deux mon capitaine  ! Si on peut interagir, aider à la réflexion tant mieux. Nous verrons bien. Personnellement, je n’ai guère confiance en ce nouveau gouvernement. Même si j’espère qu’il y aura moins de fracture sociale, j’ai bien peur que la notion de liberté et de partage leur échappe. Pierre Lescure, nommé pour la Hadopi, voyons, comment dire … Et que feront-ils des fichiers de citoyens, des caméras de surveillance, de la biométrie  ?

DD  : Sur la question des libertés individuelles et collectives, il n’y a aucune raison de laisser un blanc seing à la gauche socialiste. La nomination de Manuel Valls à l’Intérieur est assez claire : il n’y aura pas de rupture ou alors à la marge. J’ai en partie rejoint le PP pour travailler sur ces questions et c’est la raison pour laquelle avec Pierre Mounier, nous avons explicitement défendu notre point de vue dans notre profession de foi.


« Exiger que les procédures parlementaires de contrôle de services comme la Direction centrale du renseignement intérieur soient complètes et renforcées. Faire cesser les dérives d’une police politique au service de l’appareil d’Etat. Ouvrir le débat sur la privatisation du Renseignement (officines, mais pas seulement) et le jeu malsain entre « Services » et opérateurs de téléphonie (ex : fadettes, relevés téléphoniques, etc) / FAI. ». J’ai publié dans Le Monde une tribune sur le sujet.

PM  : Pour ma part, je ne parlerai pas (encore) de défiance. Plutôt de méfiance. Le candidat devenu président ne s’est pas beaucoup engagé sur la question et il a même été en net retrait par rapport au programme de son propre parti. Les premiers signes qui ont été envoyés, les premières nominations, comme dit Carole, ne sont pas encourageantes. J’ai bien peur que ce gouvernement ait besoin d’un aiguillon qui constitue une menace électorale suffisamment importante pour qu’il se sente concerné par la question d’Internet et des libertés. On aura compris qui pourrait être cet aiguillon…

Vous donnez-vous le moindre objectif chiffré ou bien, comme disait De Coubertin, l’important ici c’est d’abord de participer car ça n’est qu’une première étape  ?

CF  : Comme Coubertin, c’est un galop d’essai  !

DD  : Un tour de chauffe, un moyen de s’aguerrir, d’expérimenter, de se compter, d’apprendre à se connaître, à partager, à travailler ensemble.

PM  : C’est bien un galop d’essai, mais aussi un peu plus que cela  : nous avons gagné une certaine visibilité dans l’espace public, du fait de la campagne électorale (il faut savoir que nous diffusons grâce à cela un spot télévisé visionné par tous les français, c’est absolument énorme comme caisse de résonance). Du coup, si, au moins dans certaines circonscriptions, nous faisons un score non négligeable, voire gênant pour d’autres formations politiques, cela va changer beaucoup de choses pour la suite. Bref, il y a un vrai enjeu en termes de résultats sur cette élection. Cela vaut le coup de se mobiliser.

Une fois les législatives passées, quel sera le prochain rendez-vous et comptez-vous personnellement poursuivre l’aventure avec le Parti Pirate  ?

CF  : Si le Parti Pirate continue sur la même lancée avec ouverture, transparence, liberté de chacun des membres, oui  ! En 2014, il y a les municipales et surtout les européennes. Il devrait y avoir un programme commun européen, et là nous serons bien plus préparés  !

DD  : Le PP a vu dans ses rangs arriver de plus en plus de quadras et plus. On peut s’attendre à ce que le PP se dote bientôt d’une épine dorsale qui pourrait faire très mal. Connaissance des rapports de force + énergie bouillonnante = formule magique.

La prochaine étape sera donc interne : comment fusionner toutes ces énergies, les fédérer  ? Ensuite, il faudra que le PP prenne part à la vie politique de manière constante, pas uniquement lors des échéances électorales. Pour ce qui est de mon implication, tout va dépendre des discussions et des orientations qui seront prises. Pour l’heure, comment dire, c’est bien parti, quelle aventure  !

PM  : Oui, j’ai très envie de continuer avec le Parti Pirate au delà de l’échéance. Il y a clairement une dynamique, un élargissement de la base militante, des perspectives de pouvoir faire bouger les choses, enfin  !

En conclusion, dimanche 10 juin prochain, le « vote utile » c’est le Parti Pirate  ?

CF  : C’est le vote de ceux qui n’ont pas froid au yeux et qui arrêtent de penser « de toute façon, on ne peut rien faire ». Le Parti Pirate, c’est la reprise en main de la démocratie.

DD  : Utile, heu… j’en sais rien. Protestataire et constructif, pirate et novateur, oui, vraiment.

PM  : Le seul vote utile est celui qui est au plus proche des convictions de celui qui vote. que chacun s’informe et vote selon ses convictions. C’est tout ce que nous demandons.

Vous pouvez suivre nos trois candidats sur Twitter  : Carole Fabre, Pierre Mounier et David Dufresne.

Affiche PP

34 Réponses

  1. Je me permets d’apporter modestement ma contribution
    http://www.lokan.fr/2012/05/parti-p

  2. pere.despeuples

    qu’en pense vvillenave ?

  3. Marie-Odile Morandi

    Bonjour,

    Puis-je envoyer ce qui les concerne aux candidats pour les français de l’Étranger à la circonscription à laquelle j’appartiens ?
    Thème à rapprocher de :
    http://www.ubuntu-paris.org/video/u
    http://wiki.april.org/w/Le_vote_%C3

    Amicalement
    Marie-Odile Morandi

  4. Mouai. Alors je sais que mon commentaire va être déplacé parce qu’il pointe sur un élément « de forme » si je puis dire, mais c’est réllement ce qui m’a sauté aux yeux. Mais la moyenne d’âge de ces trois personnes tournent autour de 43 ans (environ ?). Leur passé reste assez flou dans l’interview : ils parlent d’engagement associatif mais pas spécifiquement d’engagement politique (CF dit même que jusqu’à il y a trois ans « la politique très peu pour moi » ; personnellement j’ai un peu de mal à y croire). Ils avaient la vingtaine/trentaine en 1990/2000 : où est-ce qu’ils militaient alors ? Je trouve dès lors la question « Pas n’importe quel engagement : le Parti Pirate. Alors pourquoi lui et pas un autre ? » très intéressante : la réponse « une vague générationnelle » me fait plutôt rigoler. Leur génération à eux concerne plutôt les luttes sociales des années 1990 (avec les fameuses manifestation de 1995 contre Juppé par exemple ou les manifestations anti-nucléaire contre Chirac peut-être).

    Je trouve cela d’autant plus étrange que jusqu’alors tous les membres impliqués dans le PP que j’ai eu l’occasion de rencontrer directement ou indirectement était plutôt jeune (20-35 ans *maximum*). Les fondateurs du PP ont la vingtaine ; les bloggers que je suis online doivent avoir *maximum* une petite trentaine, sauf rares exceptions… Ou alors est-ce moi qui ai sélectionné, par hasard et sans m’en rendre compte, des partisans et des gens impliqués effectivement jeunes ?

    Alors quoi ? Ces trois têtes de liste là se sentent jeunes dans leur tête et se sentent donc naturellement attirés par le PP ? Pourquoi pas. Ou alors, n’ayant pas réussi à percer dans des partis « plus conventionnels » en leurs temps, ils ont finalement trouvé l’opportunité recherchée dans le PP ? Ou bien, la France étant ce qu’elle est, il fallait demander à des gens plus agés de se mettre en tête de liste histoire de rassurer l’électeur qui croit qu’une personne plus agée est plus crédible car « par définition » plus respectable, intelligente, efficace ou que sais-je encore ? Ou simplement les plus âgés ont comme toujours pris le parti de se mettre en avant aux détriments des plus jeunes ?

    Je suis très heureux que certaines personnes de l’ancienne génération nous soutiennent malgré le fait qu’ils restent une partie du problème. Mais ne peux-t-on pas seulement les avoir comme « conseillers » ou quelque chose comme ça ? Qu’ils laissent la place aux élections à ceux qui portent le mouvement actuellement. Eux ont échoués à leur époque ? Tant pis, nous en subissons les conséquences ; mais qu’ils nous laissent essayer à *notre* manière et faire mieux qu’eux aujourd’hui.

    Peut-être que je suis totalement à côté de la plaque et sûrement ma vision reste très simpliste. Mais j’en ai marre de voir ces gens partout, dont l’héritage qu’ils nous donnent laisse vraiment à désirer. Je veux pouvoir voter pour des gens qui me ressemblent, qui me comprennent parce qu’ils connaissent (ou ont connus) les mêmes galères que moi et qui partagent de fait la même vision que moi en ce qui concerne le monde présent et *notre* avenir. Je peux me reconnaître dans le Parti Pirate parce qu’il cherche à en finir avec le système totalement bloated que nous avons et souhaite aller vers quelque chose de nouveau. Mais ça me jette tout d’un coup un froid de me dire que je vais aller mettre le nom de quelqu’un(e) dans l’urne qui a presque le même âge que ma mère ou mon père… Je ne veux pas reproduire ce genre d’erreur, je veux quelqu’un de jeune et pas quelqu’un qui se « sente jeune ». Parce qu’il n’est pas question de *leur* avenir mais bien du *notre*.

  5. David Dufresne

    Bonjour e20100633

    Il y a tant d’inexactitudes dans votre commentaire que je ne vais vous répondre que sur un point: le Parti Pirate est ouvert à tous. Nous n’avons pris la place de personne, rassurez-vous, et nous n’entendons parler au nom de personne et encore moins à votre place.

    Pour le reste, renseignez-vous un minimum et vous verrez, nos luttes sont communes, depuis bien bien longtemps.

  6. Oh, je regrette que vous n’ayiez pas pris le temps de me répondre point par point, j’en aurais été fortement intéressé. Mais je ne vous blâme pas, loin de là :)

    Je sais que le Parti Pirate reste ouvert à tous (et heureusement ?). Je souhaite que les « quadra et plus » nous aident. Nous *aident* et pas qu’ils fassent à notre place, ou bien qu’ils viennent pour tenter de gagner leurs combats qu’ils ont perdus jadis.

    Vous ne parlerez pas à ma ou notre place ? Pardon mais ne prennez pas vos lecteurs pour des gens naïfs et ignares. Prennez le temps de revoir vos cours, si on vous en jamais donné sur le sujet, avant de dire ce genre de chose car techniquement, si, vous parlerez (si vous êtes élu) à ma et à notre place.

    En étant élu, vous vous adressez au nom de vos électeurs. C’est ainsi que fonctionne la démocratie représentative : on ne peut pas inviter tout le monde à siéger donc nous élisons des représentants. Et c’est bien un mandat représentatif que vous cherchez. Ce mandat donne au représentant de pouvoir parler au nom de ses électeurs et sans rendre de compte à ces derniers. Autrement dit : vous pouvez être élu sur n’importe quelle base et faire/dire exactement le contraire une fois en poste, on ne pourra pas vous retirer votre mandat. Oui c’est une histoire de confiance et ça reste le bon vieux système que vous prétendez vouloir combattre. Je n’ai personnellement aucune confiance en vous. Pourquoi le devrais-je ? Après tout vous avez contribué à façonner ou à laisser façonner le monde tel qu’il est, soit par vos actes, soit par votre absence d’actes ; ou peut-être aussi parce que « votre génération » n’était pas assez forte ? Je n’en sais rien. Mais les résultats sont là.

    Je n’ai lu nullepart que vous souhaiteriez changer cela contre un mandat impératif (mais je vous en prie, dites-moi que je me trompe, sincèrement). Je rappelle au lecteur non averti que le détenteur d’un mandat impératif doit faire et dire en accord avec ce pourquoi il a été élu, sinon il se fait virer par ceux-là même qui l’ont mis en poste, à savoir le Peuple (vous savez le truc qu’on appelle Démocratie, où le Peuple indique la marche à suivre et pas les représentants/élus). Savez-vous que la constitution de la Vème république ne permet pas d’avoir un mandat impératif car il est déclaré de fait par ladite constitution comme nul ? Comme c’est pratique n’est-ce pas ? Qu’en pensez-vous ?

    Donc pas d’autres choix que d’avoir un mandat représentatif qui, oui, vous fera parler à notre place. Et je ne veux pas que *vous* parliez à ma place. Au pire pour le moment je veux qu’un de mes pairs le fasse et pas un boomer qui passe mieux en photo sous prétexte d’avoir « de la bouteille » et une mèche grise sur la tempe qui donne un air intelligent. Votre bouteille est vide, ne venez pas nous boire la notre.

    Donc pour résumer : si, vous prenez la place de quelqu’un dont c’est le combat initial en vous plaçant dans un contexte que vous défendez depuis déjà, au bas mot, une dizaine d’année. La question vous travaille depuis 18 ans en ce qui vous concerne si j’ai bien compris. Votre idée était d’attendre que nous soyons majeur pour vous impliquer ? Vos arguments sont qu’il y a dix ans vous avez écrit un bouquin et que vous connaissiez la situation socio-économique dans les années 90 ? I -just- lol’d. Oh vous avez dû en baver j’imagine, mais n’essayez pas de faire comme si vous pouviez nous représenter. Sincèrement, ce n’est que mon avis, je n’y crois pas une seule seconde.

    Je ne doute pas trop qu’effectivement vos luttes d’alors aient des ressemblances avec les notre (en tout cas je l’espère), mais vous avez fait votre temps. Veuillez s’il vous plaît nous aider à contruire un parti fort et sérieux, mais laissez-nous les rênes.

    Vous savez ce qui m’a fait le plus rire récemment dans le PP ? C’est ce nouveau truc là : « Les Jeunes du Parti Pirate ». Pourquoi avoir ressenti le besoin de faire ça ? A l’UMP, au PS ou ailleurs je comprend que les « Jeunes » aient besoin de se regrouper derrière une cellule au nom évocateur parce qu’ils n’ont de place nullepart sinon donner des tracs dans les rues. Mais le PP est très récent (officiellement en France depuis 2009) et a été fondé par des « Jeunes ». Pourquoi diable des jeunes voudraient monter une petite cellule annexe pour exister alors que c’est eux-même qui ont créé ce parti ? Est-ce parce qu’il y a déjà trop de « quadra et plus » comme indiqué dans l’interview ?

    Je sais que si vous êtes élu *vous* ne changerez pas grand chose. Vous connaissez sûrement l’adage : « Avant 30 ans, l’homme forge ses habitudes. Après 30 ans, ce sont ses habitudes qui forgent l’homme ».

    Vous n’avez pas réussi alors, vous ne réussirez pas mieux là ; sauf que cette fois-ci vous nous aurez volé *notre* combat. A nouveau, aidez-nous, mais ne venez pas prendre ce que nous cherchons à construire car si vous persistez (et je sais que vous persisterez, l’inverse serait trop beau) vous échouerez à nouveau, même si vous refuserez de l’admettre. Et nous aurons perdu.

    [Rah désolé, ce commentaire est vraiment trop long. J’aurai dû en faire un article hébergé ailleurs…]

  7. Si je puis me permettre, je suis également candidat du PP sur Toulouse et Carole est effectivement notre « doyenne » (cough… Carole pardon), mais va donc voir les âges des autres candidats sur le blog de la section Midi-Pyrénées, ou l’interview de Lokan ci-dessus.
    Et puis franchement, est-ce qu’on va commencer à refuser les gens sur des critères d’âge? Moralement douteux, en plus d’être complètement illégal! Sans parler du fait que nous avons eu un mal fou à rassembler des équipes candidats+suppléants sur 7 circos, et nous en laissons hélas trois vacantes.
    Quand au « parler à notre place », le PP justement veut déployer le concept dit de « démocratie Liquide » comme nos grand frères allemands, pour faire rentrer de la démocratie directe dans le système représentatif, en le violant un peu en passant. Mais ce n’est pas le lieu d’en débattre, on peut continuer ailleurs…
    Si problème il y a, c’est effectivement plutôt que les médias se reportent naturellement sur les gens plus âgés du Parti qu’ils semblent considérer comme des interlocuteurs plus crédibles; c’est contre ça qu’il faut se battre. David Dufresne avec son expérience et ses réseaux nous a apporté plein de visibilité médiatique, mais en retour il faudrait effectivement mettre aussi des gens plus jeunes en avant, car évidement ceux-ci n’ont pas de connaissances et d’accès privilégié aux médias (A. Kaufmann qui a écrit l’article connaissait déjà les trois).

  8. David Dufresne

    Cher e20100633

    Vous êtes dans le plus pur procés d’intention. Le PP défend la «démocratie liquide», qui, justement, se propose de se rapprocher du mandat impératif.
    Quelques pistes, si vous le souhaitez:

    http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A
    https://alsace.partipirate.org/spip
    http://tempsreel.nouvelobs.com/legi

    Quand je vous disais que nous ne voulions pas parlé en votre nom, cela signifie: rejoignez nous, présentez vous aux élections, prenez voter part, partageons nos énergies, etc. C’est aussi simple que cela. Il y a de la place pour tous et toutes.

    Pour le reste, comme sur le supposé conflit générationnel, votre premier commentaire avait l’honnêteté de porter sa propre réponse: simpliste.

    Je vous laisse troller, et citer tous les adages que souhaitez (pour ma part, je les crois faits pour être combattus plutôt que répétés, question de goût).

    Bien à vous,
    David

  9. @Pil: Bien sûr que je suis allé voir le site du PP et que j’ai suivi le lien de Lokan. Mes commentaires ci-dessus sont spécifiquement une réaction aux « trois têtes de liste » comme je les ai nommé du présent article.

    Je connais aussi bien sûr le principe de « démocratie liquide » et sa mise en avant par le PP. Mon questionnement est plus précis que cela : comment conjuguer ces idéaux avec la réalité constitutionnelle ? Cette réalité implique qu’effectivement ces possibles élus là vont parler à notre place et en notre nom ; et que je doute du fait qu’ils vont s’en priver pour aller dans leurs sens. C’est une histoire de confiance comme déjà dit. Et personnellement, je n’ai aucune confiance en eux. Mais ça n’implique que moi, who cares? De toute façon, tu as raison, ce débat n’est pas à traiter dans les commentaires d’un blog, mais j’aurai souhaité un ou deux arguments malgré tout…

    « c’est effectivement plutôt que les médias se reportent naturellement sur les gens plus âgés du Parti qu’ils semblent considérer comme des interlocuteurs plus crédibles » : oui c’était une de mes suppositions ; le côté plus « crédible » toussa.

    « David Dufresne avec son expérience et ses réseaux nous a apporté plein de visibilité médiatique » : oui oui j’ai vu passé notamment le fameux article sur LeMonde sur la vie et l’oeuvre de M. Dufresne, le journaliste à contre-courant, etc. Martine est une amie sans doute ? C’est marrant. Le PP est si jeune, mais a déjà une conscience bien aïgues des techniques politiques modernes, je vous félicite (c’est dit très sérieusement, même si je vous concède qu’elle n’est pas très compliqué à comprendre celle-là). Je préfère mille fois voter pour Raphael Isla, 30 ans, ingénieur support à Toulouse, qui n’a pas grand chose à gagner (au contraire, c’est douloureux le parcours d’élu) si ce n’est défendre notre cause, plutôt que de voter pour un candidat sous prétexte qu’il apporte une vitrine médiatique parce qu’il connaît Martine et fait du sensationnel sur T@rn*c. (M. Dufresne me reprochait de faire un procès d’intention, chose que je ne faisais absolument pas jusqu’alors. Mais je n’aime pas décevoir mes interlocuteurs, je lui en donne donc). C’est toujours une histoire de confiance.

    Ah sinon, je ne demande pas à ce que les « quadra et plus » n’aient pas le droit d’être sur les listes (ce qui serait de la discrimination, et donc illégal). Je leur demande plutôt de bien vouloir laisser gentillement la place — à grand renfort de « s’il vous plaît ». Il n’y a rien de mal à le leur demander : à eux d’accéder ou non à la requête.

    @David Dufresne : Ah M. Dufresne.

    Merci d’avoir pris le temps de me donner ces quelques liens. Je vous rassure, je ne vous avais pas attendu pour faire mon éducation sur les systèmes et sociétés utopiques modernes. Au lieu de perdre ces quelques minutes à me les fournir, en pensant bien me rendre service, j’en suis sûr, je regrette que vous ne les ayiez pas mises à profit pour répondre à une ou deux questions que j’ai posé plus haut : la confiance, les problématiques constitutionnelles, votre propre parcours ces 18 dernières années et votre intérêt soudain pour la politque (en tant que possible élu j’entend) ; ce dernier point qui est d’ailleurs étrange pour quelqu’un qu’un « vieux pote » qualifie de « Punk » et qui parle de lui en terme de « straight edge » (quoi un punk qui ne buvait pas et ne se shootait pas ? un mythe s’effrondre :P) (oui oui, c’est une pique personnelle, mais puisque vous me qualifiez aimablement de troll au lieu d’apporter une vraie réponse, autant en revétir tous les atours non ? Je m’en voudrais de vous décevoir).

    Je ne doute pas que vous souhaitiez me voir « vous rejoindre », « me présenter aux élections » (non soyons sérieux, j’ai mon intégrité, je ne vais pas jouer le jeu d’un système que je combat ; les royalistes qui se présentent ne sont pas crédibles, pourquoi le serais-je ?), ou encore « partagez mes énergies ». La question n’est pas là. La question est qu’en tant qu’élu *vous* (et quelques autres dans lesquels je ne me reconnais pas) serez en charge et avec le pouvoir décisionnel. Je ne le souhaite pas. Mais j’en ai déjà parlé.

    « votre premier commentaire avait l’honnêteté de porter sa propre réponse: simpliste. » Bien sûr que c’est simpliste et que je le dis, je répond à une article dans les commentaires d’un blog, comment voulez-vous qu’il en soit autrement ? N’en soyez pas condescendant pour autant. Mon approche reste simpliste du fait de la forme. Mais j’essaye d’apporter des arguments. Vos réponses, que je n’attendais pas d’ailleurs, et je vous remercie malgré tout d’avoir pris le temps, quant à elles, restent vides sinon de quelques lieus communs que je regrette.

    En ce qui concerne le « supposé conflit générationnel », je crois savoir que vous habitez au Québec ? Si vous écoutez les informations et vous intéressez aux sujets de société vous savez alors ce que l’on peut reprocher aux boomers (je ne suis pas sûr que le terme soit très usité dans l’hexagone) ? Si oui (et je n’en doute pas) vous savez qu’il n’a rien de « supposé ». En France, malheureusement, exprimer ce mécontentement reste très politiquement incorrect. Enfin, cela est un autre débat.

    Pour finir, je vous remercie d’avoir émis des commentaires en réactions à mes questionnements. Je comprend que vous n’ayiez pas nécessairement envie de rentrer dans le détail ici de ce qui est selon vous « des inexactitudes » et je le regrette. Quelques arguments sérieux en plus de la publicité de cette article m’aurait certainement aidé à mieux vous comprendre. Si vous en développez dans un article sur le sujet, je vous prie de bien vouloir le publier. Je serais votre premier lecteur :)

  10. Bonjour,

    cette polémique sur l’âge du capitaine me semble stérile. Il y a « de la place » pour tout le monde, quel que soit son âge. Rappelez-vous : sur Internet, personne ne sait que vous êtes un chien / un quadra / un twenty something / etc. La plupart des discussions au sein du Parti Pirate se déroulent sur liste de discussion, forum et Mumble, et personne ne peut compter les rides ou cheveux blancs de son interlocuteur. A vrai dire, on s’en fout un peu et ce sont seulement les qualités des arguments de l’autre qui comptent. C’est exactement ce que j’aime dans le Parti Pirate.

    @e20100633 : vous parlez de « têtes de liste ». Je vous rappelle que les élections législatives se déroulent selon le principe de l’élection uninominale à deux tours et non du scrutin de liste. Finalement, vous dites vous méfiez de représentants tels que nous pourrions l’être. Vous avez parfaitement raison. Il ne faut jamais faire confiance à un représentant, quel qu’il soit. Un représentant doit toujours être sous contrôle de ceux qu’il représente et étroitement surveillé. C’est la raison pour laquelle David Dufresne et moi-même nous engageons, si nous somme élus (possibilité qu’il faut toujours envisager, même d’un point de vue théorique), à revenir devant les électeurs de la circonscription à l’occasion de chaque grand vote à l’Assemblée pour débattre et consulter sur ces votes importants. Le mécanisme de la représentation – que je n’apprécie pas beaucoup en soi, mais dont il faut bien jouer le jeu dans l’état actuel de nos institutions – implique que le représentation fasse sa part de travail. Il implique aussi que le représenté fasse la sienne.

  11. Attention la doyenne arrive ! :)
    Je découvre que maintenant les commentaires … sur un conflit de génération ? rhaaaa
    Je comprends votre rage, j’ai parfois la même rage envers des gens plus âgés que moi et qui n’ont rien fait, nous laissant un monde dans un sale état.
    Il me semblait que les boomers étaient de la génération précédente et que nous, nous sommes des X, la génération X, comme anonymes ? 😀
    Trêve de plaisanterie, je suis engagée dans ces législatives et j’irai jusqu’au bout, mais si ensuite le Parti Pirate décide de n’envoyer que des moins de 30 ans aux élections, soit, je me retirerai … je connais une petite grotte dans les fins fonds des Pyrénées, j’ai même hâte ! :)
    Et pour finir, il est vrai qu’en France, nous sommes très cloisonnées au niveau des générations, chacun en compartiment. Il n’en est pas de même dans d’autres pays, comme l’Espagne ou l’Australie, où on s’amuse de 7 à 97 ans dans des fêtes inoubliables !
    Bien à vous, jeune homme ! :)

  12. @Pierre Mounier: M. Mounier, non cette polémique n’est pas « stérile ». Le point de départ de mon questionnement peut vous apparaître « futile » quant à lui, étant donné qu’il concerne « l’âge du capitaine » ; partir de l’âge de quelqu’un pour le remettre en question semble au premier abord ubuesque.

    Cependant il ne l’est pas dans le cas présent à cause de ce que cela entraîne en terme de représentation. Permettez-moi de vous donner un exemple que vous comprendrez aisément en votre qualité d’enseignant dans le cycle universitaire : n’avez-vous jamais remarqué que les représentants des luttes sociales universitaires sont toujours des étudiants ? Pourtant ces luttes ne concernent pas que les étudiants. J’ai vu nombres de chargé de TD, de MdC voir même de Professeur prendre parti lors d’Assemblée, défendre un point de vue, faire naître le débat, voter et défiler. Et à juste titre, car ils étaient par exemple concernés par la privatisation des Universités en France ou sont concernés par l’augmentation des frais d’entrée à l’Université au Québec. Techniquement rien n’empêche l’un d’entre eux de monter à la tribune pour se faire élire représentant du mouvement. Ils ont connus nombres de mouvement dans leur vie, ont participés à certains par ailleurs. Ce sont des combats qu’ils mènent depuis longtemps. Certains sont de grands orateurs, intellectuellement au top qui savent tenir un discours censé et auraient probablement peu de mal à se faire élire (sans parler du fait qu’ils représentent l’objet paternel ou maternel d’autorité devant ces galopins d’étudiants). J’en ai même vu apporter une aide précieuse en terme de logistique ou d’élaboration d’idée au sein des différents Bureaux. Mais je vous le demande : comprenez-vous pourquoi ils ne cherchent pas à /représenter/ les étudiants dans ces luttes ?

    Lors des dernières manifestations, je me souviens très clairement avoir vu un journaliste, caméra sur l’épaule, se diriger vers l’une de nos profs qui défilait avec nous. Il l’interroge sur le mouvement. Elle aurait pu répondre avec brio et avec force d’arguments. Savez-vous ce qu’elle a fait ? Elle a pris le journaliste pour qu’il repose sa question à une des étudiantes présente avec nous. Cette dernière a tenu le coup tant bien que mal avec le soutien muet mais fort de notre prof derrière elle. Notre prof savait qu’elle aurait fait mieux et aurait peut-être été plus claire, mais cette femme de caractère a compris que ce n’était pas à elle de défendre ‘officiellement’ ce combat qui pourtant la concernait de près. Par la suite elle nous a prodigué des conseils au cas où l’expérience journalistique se reproduirait.

    Je ne vais pas refaire ici l’histoire de la naissance du PP ni faire le détails des idées et idéaux qui ont motivées sa création. Mais nous savons tous que cela ne concerne pas _que_ les créateurs du mouvement. Cela concerne finalement _toute_ la société. Bien sûr que tout le monde doit prendre part aux débats. Qui voudrait se priver des apports d’un journaliste reconnu (bien qu’il fût motivé à l’origine par Tintin, un des fameux promoteurs du post-colonialisme raciste, un personnage de son temps finalement), d’un enseignant à l’EHESS sorti tout droit de l’ENS ou encore d’une PhD de qualité ? Certainement pas moi. Et personne au PP j’imagine.

    Enfin pourquoi prendre la peine de rappeler le fonctionnement du scrutin aux élections législatives ? Je ne remet pas en cause la légalité de votre position. Je sais parfaitement que vous avez été choisi. Je n’ai d’ailleurs jamais reproché à qui que ce soit de *vous* avoir choisi, comment le pourrais-je ? Chacun est libre de son vote. Non, je remet en cause votre légitimité à avoir voulu prétendre à ce poste de *représentant*. Je souhaite comme beaucoup, et je le répète, vous voir apporter toute l’aide précieuse à ce mouvement, mais j’aurai voulu vous voir laisser les rênes à ceux qui ont été les instigateurs de ce combat et qui sont les premiers concernés. Et cela pour toutes les raisons que j’ai évoqué plus haut.

    Vous pouvez toujours faire toutes les promesses que vous voulez (et je suis sûr qu’effectivement vous viendrez débattre, mais comme presque tous les autres le font déjà). Mais en dernier recours, cela sera malgré tout *vous* qui aurez le pouvoir décisionnel, et c’est ce qui me pose problème (pourquoi dois-je donc le répéter ? Je l’ai pourtant dit deux ou trois fois).

    Notez cependant que je ne suis pas fondamentaliste. Je me réserve des exceptions.

    @Carole Fabre: Mme Fabre, oui les définitions concernant les catégorisations de Boomers, Gen X ou Next Gen ne sont pas très claires et se chevauchent parfois sur des dizaines d’années. J’ai pour ma part repris la catégorisation telle que décrite notamment par certains économistes et marketeux québecois. Ils catégorisent ainsi les 40/60 ans car ce sont eux qui, majoritaires, détiennent le pouvoir d’achat, tiennent les administrations, les grandes entreprises, les différents pouvoirs, etc, en bons héritiers du « golden age » (of grotesque ? :)) et qui continuent leurs politiques dans le plus grand déni.

    « je suis engagée dans ces législatives et j’irai jusqu’au bout, » : Je vous souhaite de réussir dans votre entreprise, tous mes voeux vous accompagnent.

    « mais si ensuite le Parti Pirate décide de n’envoyer que des moins de 30 ans aux élections, soit, je me retirerai … » : J’espère que vous avez compris que je ne souhaite pas que le PP « décide de n’envoyer que des moins de 30 ans aux élections » ? Et puis, si on ne vous élis pas alors « vous vous retirez » ? Votre idée c’est soit d’être élue, soit rien ? Votre idée n’a jamais été d’apporter votre contribution, votre aide à ce mouvement ? Votre but n’est donc que d’avoir le pouvoir décisionnel ? Si on ne vous reconnaît pas une qualité de « chef » alors c’est fini ? Quelles sont les véritables raisons de votre présence au Parti Pirate Mme Fabre ? Je pensais que le PP avait l’idée d’être horizontal. Ne faîtes pas la même erreur que M. Dufresne, n’éludez pas en criant au procès d’intention. Ce sont de vraies questions.

    Je souhaite que vous laissiez la place à ceux dont l’avenir est en jeu, que vous le fassiez *de vous même*, que vous nous laissiez construire *notre* avenir tout en nous apportant toute l’aide dont nous pourrions avoir besoin. Ils sont déjà nombreux ceux qui voudraient et vondront, parfois par dépit, résoudre le problème de manière plus radicale (une des traductions sur le Framablog d’ailleurs traite de ce sujet), mais, personnellement, essayant encore d’être civilisé, je préfère espérer que les choses s’améliorent entre vous et nous sans haine ni violence.

    Laissez-nous avoir nos pairs comme représentants. Laissez-nous notre combat. Nous avons été élevé et sommes tributaires de l’héritage que vous et vos Pères nous ont légués. Je ne suis pas sûr que l’un d’entre vous soit la solution à notre problème. Vous êtes le produit de votre temps jadis ; vous n’êtes pas notre solution.

  13. @ e20100633

    Ce qui est vraiment désagréable avec votre réflexion, c’est que vous semblez dénier à toute personne n’étant pas de votre génération le droit d’être « pirate »…

    Comme si passé un certain âge (lequel ? 25 ? 30 ? 35 ans ?) on n’avait plus le droit d’ouvrir la bouche ou de s’engager pour des idées que vous estimez ne pouvoir être portées que par des vingtenaires. Sauf que vous oubliez plusieurs choses :
    – d’une part, l’âge est bien plus dans la tête que dans l’administration. On peut être terriblement vieux et intolérant à 20 ans, et très ouvert, dynamique et impliqué à 30 ou 40 ans
    – d’autre part, ce qui a construit les références actuelles des pirates, c’est cette génération que vous êtes en train de renvoyer à ses charentaises culpabilisantes. Le logiciel libre ? Wikipédia ? Les débuts d’internet ? Framasoft ? Tout cela a un peu plus de 10 ans, tout cela a été monté par ces trentenaires / quarantenaires que vous n’aimez pas, et c’est grâce à tout ça, toutes ces personnes que vous avez pu lire, découvrir, vous documenter, vous faire vos opinions, votre culture politique.

    À votre place je me réjouirais qu’ils rejoignent le mouvement en apportant tout leur bagage, plutôt que de leur prêter des intentions nauséabondes et malvenues.

    Quant à moi, trentenaire, je voterai pour un candidat pirate qui a 15 ans de moins que moi. Sans complexe.

  14. HLFH

    « les journaliste ont du mal à voir que nos revendications dépassent largement Internet. »

    faute à journaliste

  15. @Aa: A aucun moment je ne rejette le fait de pouvoir « ouvrir la bouche et de s’engager pour des idées ». Que pourrait bien faire l’âge dans cette histoire (sinon apporter une expérience des plus profitables ?). Ces idées peuvent être portés par n’importe qui ; il faudrait être stupide de penser que l’âge a à voir quelque chose là-dedans. Aucun de mes maîtres à penser ne doit avoir moins de 40 ans, il me faut faire presque un effort pour y trouver un trentenaire ou moins. Je ne vous ferai pas l’affront de vous citer des noms que vous devez sûrement bien connaître. Ne croyez pas que je rejette une idée sous prétexte de l’âge de celui qui la donne.

    Relisez-moi : je souhaite simplement que les *représentants* qui nous « représentent » soient jeunes. Comprenez-vous bien la définition du mot « représentant » ? Je n’en doute pas une seule seconde. Le représentant est celui qui porte la parole et les idées du groupe qu’il représente (j’ai conscience des répétitions, veuillez m’en excuser). Il n’est pas nécessairement celui qui génère les idées ou même qui porte le mouvement (je dirais presque même au contraire, le représentant dans mon idée devrait s’effacer au maximum pour être sûr d’avoir bien conscience de la tâche qu’on lui confie et des idées que le groupe lui demande de porter). Il est simplement celui à qui l’on donne un mandat afin de rapporter la parole du groupe sans la court-circuiter avec ses propres envies et idées.

    Evidemment cette vision est aujourd’hui pervertie ; dorénavant dans le système actuel, le « représentant » n’en garde à peine que le nom car c’est lui qui dirige les actions et insuffle les idées, le contexte constitutionnel et légal appuyant cette vision. C’est une erreur à mon sens.

    Je ne pense pas que ces représentants plus âgés arriveront à s’effacer pour effectivement porter la parole du groupe. Ils sont dans une position d’autorité « naturelle » — représentant la figure d’autorité de l’objet paternel ou maternel. Il est bien difficile de s’extraire des rôles sociaux que nous incarnons bien malgré nous. Il y a des exceptions, c’est certain, mais je ne pense pas que cela soit la norme et je préfèrerai donc que nous évitions ce risque. C’est pour cette raison que je suis heureux de voir que la majorité des futurs élus du PP soient jeunes et que je regrette que des plus âgés n’ont pas laissés leur place ou, à tout le moins, n’ont pas poussé des plus jeunes à prendre cette place.

  16. Cher e20100633, votre comparaison avec les mouvements étudiants ne me semble pas très pertinente. Le Parti Pirate n’est pas un syndicat étudiant mais un parti politique. Il n’a pas vocation à représenter une profession, une position ni même une génération. D’ailleurs, s’il devait se contenter d’être l’expression des vingtenaires, il n’irait pas loin : ce n’est pas un jugement politique, c’est une réalité statistique.

    Je suis toujours un peu étonné de ces gens qui disent « nous », qui prétendent parler au nom d’un groupe / une classe / une génération / etc. sans que l’on sache très bien quelle réalité regroupe ce « nous » (pensez-vous par exemple que les vingtenaires soient un groupe homogène ?) et surtout sans qu’on sache très bien ce qui leur donne légitimité à parler au nom de ce « nous ». Ont-ils été désignés ? élus ? tirés au sort ? ou sont-ils tout simplement … autoproclamés….

  17. Ginko

    @e20100633,

    De jeunes marionnettes pour colporter les idées de vieux marionnettistes embusqués dans l’ombre ? Quelle drôle d’idée !

    L’âge avancé des représentants n’est pathogène que dans la mesure où ils portent des idées de vieux (illusions de bribes de confort et de sécurité échangés chichement contre le dynamisme et la liberté). Si ce sont des vieux (passez-moi le terme) qui me représentent mais qu’ils portent les idées favorables à mon avenir… et bah tant mieux !

    Sans compter que le PP n’a pas de candidats pour toutes les circonscriptions, bien au contraire ! Je pense qu’en ce moment ils acceptent toutes les bonnes volontés.

    Bref, sans vouloir faire un procès d’intention (en même temps, tu trolls assez lourdement, alors je me le permets), je pense que tu nous cache quelque chose qui ressemble à la frustration d’avoir toi-même été écarté d’un poste quelconque en faveur de quelqu’un de plus âgé…

    PS : j’ai 24 ans, inutile de penser à m’attaquer sur mon âge 😉

  18. @Pierre Mounier: M. Mounier, mon exemple, comme tous les exemples, a ses défauts ; mon but était de pointer le fait que dans un cadre politique, il était tout à fait possible de n’avoir que des représentants jeunes avec le soutien des aînées car cela donnet un souffle particuliers au mouvement.

    Ensuite. Vous pointez effectivement deux choses importantes à mettre en corrélation ; d’une part cette réalité statistique concernant les vingtenaires et le « nous » que j’utilise.

    Quand je dis que vous (au sens large) n’êtes pas « notre » solution, j’entend bien sûr un « nous » assez général (qui d’ailleurs ne se borne pas aux vingtenaires). Pour me paraphraser afin de bien me faire comprendre, je pense que ces générations d’hommes et de femmes respectables qui dirigent actuellement le monde (et qui le dirige depuis un bon bout de temps) nous font courir à notre perte — ici « notre » est pour tout le monde. Je ne vais pas faire le détail économique/sociale/écologique, j’en aurai pour la journée. Remarquez que tous les experts dans ces différents domaines ne nous annonce rien de glorieux. En matière d’écologie par exemple, ça fait 40 ans qu’ils essayent de prévenir la population (en écrivant ces lignes il me revient en mémoire un article digne d’intérêt à mon sens sur le sujet, je le met ici, si d’aventure ça intéresse quelqu’un : http://petrole.blog.lemonde.fr/2011…) ; en matière d’économie, aucun besoin de rafraîchir les mémoires, l’actualité quotidenne s’en charge ; etc.

    La réponse à ces problèmes se trouve à mon avis à deux niveaux : une prise de conscience individuelle et un mouvement politique allant dans le bon sens. La prise de conscience fait son chemin (autant que faire ce peu, même si à mon sens, ce n’est pas aussi rapide qu’il faudrait) mais elle doit être appuyer par le mouvement politique. Et que voyons-nous au niveau politique internationnal ? Rien, nada, niet. Sinon des luttes intestines pour préserver quelques assises illusoires. Pourtant il y a dans ces gouvernements des gens très érudits et très expérimentés. Mais pourquoi ça ne marche pas ? N’ont-ils donc aucune vision à long terme sinon « dans cinq ou dix ans » ? Sont-ils dans un déni dû au fait qu’ils ont vécu des jours meilleurs et espèrent voir le monde revenir à la « normale » contre toute attente ? Je n’en sais absolument rien. Ce que je sais, c’est qu’ils ne sont pas la réponse, car ils l’auraient déjà démontré il y a au moins dix ans.

    Je voudrais juste essayer de voir si en baissant de 20 ans l’âge moyen à l’Assemblée Nationnale et au Sénat (donc environ 50 ans pour ces derniers :P) les choses n’iraient pas mieux. Je ne sais pas si vous savez à quel point nous (la jeunesse de façon générale) n’avons aucune confiance en l’avenir. En notre avenir. Et ce « nous » est bien générique : regardez les chiffres en ce qui concerne les étudiants qui sortent de la fac sans trouver de travail ; et ceux qui en trouvent n’arrivent généralement qu’à avoir des emploi sous-qualifié. Regardez les chiffres du chômage concernant les jeunes. Un certain clown philosophe disait il y a plus de 20 ans « chômons dès aujourd’hui pour mieux chômer demain ». On pourrait presque écrire cela au fronton de toutes les écoles d’aujourd’hui. Regardez les chiffres concernant le seuil de pauvreté chez les 16-25 ans : 25% sont en *dessous* du seuil de pauvreté, une grande majorité du reste frisant la limite. Je crois savoir qu’aucune autre tranche de la population n’atteind ces chiffres. Si on « nous » donnait l’occasion de prendre les choses en main, il y a fort à parier que les choses seraient différentes.

    Notez avec attention que c’est uniquement mon opinion personnelle, je n’ai aucune véléité à représenter qui que ce soit en m’auto-proclamant détenteur d’une supposé connaissance inconsciente de la Jeunesse.

    D’ailleurs vous parliez d’homogénéité ? Bien sûr qu’il n’y en a pas. Nous sommes totalement perdu. Une grande majorité ne vote pas (je ne sais pas si vous vous rendez compte du taux d’abstentionnisme chez les jeunes) et cette année près de *25%* ont voté pour Le Pen… et une bonne partie d’entre-eux sont ensuite allé voter Hollande ! Vous y comprenez quelque chose ? Moi j’ai une petite idée…

    Pour terminer ce commentaire à nouveau bien trop long, je ne résiste pas et je profite de l’honneur que vous me faîtes de vos réponses pour vous remercier infiniement et très sincèrement pour tous vos apports notamment au travers d’Homo Numericus ainsi que par vos publications. Vous me restez une source d’enrichissement personnel inépuisable (non je vous assure que ce n’est pas une tentative pour vous amadouer, c’est sérieux :P).

    Bien à vous :)

  19. @Ginko

    « De jeunes marionnettes pour colporter les idées de vieux marionnettistes embusqués dans l’ombre ? Quelle drôle d’idée ! »

    Haha pas du tout, mon idée est simplement d’avoir un représentant assez jeune pour le groupe (qu’importe l’âge des membres du groupe). J’en ai déjà longtemps parlé ci-dessus, je n’en rajoute pas une ligne :)

    « Si ce sont des vieux (passez-moi le terme) qui me représentent mais qu’ils portent les idées favorables à mon avenir… et bah tant mieux ! »

    Justement, je pense que ces « vieux » (je te pique le terme) dans leur grande majorité n’ont justement pas des idées favorables à mon avenir — même s’il y en a certes (non je ne veux pas citer de nom, ils sont bien connu). Si c’était le cas, les choses auraient déjà changé depuis bien longtemps (voir mon commentaire précédent).

    « Sans compter que le PP n’a pas de candidats pour toutes les circonscriptions, bien au contraire ! Je pense qu’en ce moment ils acceptent toutes les bonnes volontés. »

    Oui c’est un problème effectivement. Mais pourquoi ne pas prendre de bonnes habitudes dès maintenant ? (pourquoi j’ai l’impression que cette phrase va encore être prise pour un troll…).

    « Bref, sans vouloir faire un procès d’intention (en même temps, tu trolls assez lourdement, alors je me le permets), je pense que tu nous cache quelque chose qui ressemble à la frustration d’avoir toi-même été écarté d’un poste quelconque en faveur de quelqu’un de plus âgé… »

    Haha, je te remercie d’amener un argument de ce genre, je ne doutais pas qu’il finirai par arriver 😉 Mais s’il te plaît évitons la simple psychologie de comptoir pour trouver une explication psychologique un peu plus tangible veux-tu ?

    Voyons voir. Tu aurais pu te dire qu’étant le dernier d’une fraterie plus âgé que moi, j’ai toujours été mis de côté, relayé à l’écart et que mes commentaires ne font qu’exprimer finalement mon envie d’exister face à ceux qui m’ont toujours brimé. Que je projette sur ces personnes la vision du ou des grands frêres et que je leur demande de me laisser exister sur le devant de la scène qu’ils occupent constamment.

    Mieux encore. Tu aurais pu faire l’hypothèse d’un complexe d’Oedipe mal résolu où je sublimerais ici l’objet du père que je rejette à corps et à cri (la taille des commentaires en faisant foi) car le percevant comme une menace. Ces « quadra et plus » me renverrai alors à une angoisse de castration insoutenable qui me pousserai à vouloir les mettre de côté pour enfin gagner et garder pour moi seul les faveurs de l’objet maternel ; représenté ici par mon désir de vouloir mettre en avant l’un de mes pairs (autrement dit un autre moi) pour enfin me sentir libre et maître de mon destin.

    Non, je n’ai pas de grand frêre (ni de grande soeur) et mon complexe d’Oedipe est bien résolu, je peux te l’assurer. Mais tu as peut-être d’autres hypothèses 😉 ?

    « PS : j’ai 24 ans, inutile de penser à m’attaquer sur mon âge 😉 »

    Rooh, je n’attaque que si tu te présentes aux législatives en ayant l’audace d’avoir plus de 40 ans. J’ai quelques principes tout de même 😛

  20. je faillis être candidat du PP pour la 3è circonscription de la drôme. j’ai décidé de me lancer pour le RIC (référendum d’initiative citoyenne), à 0€.
    si je suis d’accord sur la question des libertés internet avec le PP, je trouve l’objectif trop étroit par rapport à l’urgence des questions qui se posent.

    un autre aspect est que le milieu PP me semble bien jeune, parisien, ou citadin, et pas très au courant des questions rurales.

    je fais partie des gens âgés. es-tu sûre, carole, que seuls les gens âgés sont responsables de l’état du monde ?

  21. Ginko

    @e20100633,

    >>Je voudrais juste essayer de voir si en baissant de 20 ans l’âge moyen à l’Assemblée Nationnale et au Sénat (donc environ 50 ans pour ces derniers :P) les choses n’iraient pas mieux. Je ne sais pas si vous savez à quel point nous (la jeunesse de façon générale) n’avons aucune confiance en l’avenir. En notre avenir. Et ce « nous » est bien générique : regardez les chiffres en ce qui concerne les étudiants qui sortent de la fac sans trouver de travail ; et ceux qui en trouvent n’arrivent généralement qu’à avoir des emploi sous-qualifié. Regardez les chiffres du chômage concernant les jeunes. Un certain clown philosophe disait il y a plus de 20 ans « chômons dès aujourd’hui pour mieux chômer demain ». On pourrait presque écrire cela au fronton de toutes les écoles d’aujourd’hui. Regardez les chiffres concernant le seuil de pauvreté chez les 16-25 ans : 25% sont en *dessous* du seuil de pauvreté, une grande majorité du reste frisant la limite. Je crois savoir qu’aucune autre tranche de la population n’atteind ces chiffres. Si on « nous » donnait l’occasion de prendre les choses en main, il y a fort à parier que les choses seraient différentes.

    – Il me semble que l’on appelle cela du jeunisme.

    – Comme disent les « pros », « la conjoncture économique n’est pas favorable »… en particulier pour les jeunes (et de manière générale pour tous les « pauvres »: en expérience (jeunes), en qualifications (non ou peu diplômés), en avenir (les fins de carrières), c’est mécanique en cas de crise de l’emploi).

    – Il me semble que tu te trompes de cible en t’en prenant aux représentants du PP. Prends-en toi plutôt aux partis conservateurs (du PS à l’extrême droite). Les meilleurs pour défendre nos intérêts sont IMHO les verts et le PP.

    Je reviens cependant un peu plus précisément sur la phrase suivante :
    >>Je ne sais pas si vous savez à quel point nous (la jeunesse de façon générale) n’avons aucune confiance en l’avenir.

    Je plussoie. J’ai déjà eu quelques discussions à ce sujet. Mes interlocuteurs avaient du mal à saisir à quel point la situation des jeunes de notre génération est différente de celle des jeunes d’habitude.

    Je sais que de tout temps, les jeunes s’opposent générationnellement à leurs aïeux. Mais l’étendue du fossé générationnel est plus grand que « d’habitude » cette fois-ci (et je ne dis pas cela par ce que je suis justement jeune aujourd’hui). Nous ne vivons littéralement pas dans le même monde que nos parents.

    Ils ont grandi dans un monde « infini », pendant les trente glorieuses : les ressources sont inépuisables, les opportunités infinies, l’avenir devant eux.

    Nous vivons depuis notre enfance dans un monde « fini » : il faut économiser, recycler, peser le poids environnemental de chaque action. Tout ne durera pas. Il y a des LIMITES.

    Ça peut paraitre bateau. Mais à mon sens, ça change complètement la façon de penser, la façon de s’engager dans l’avenir, d’oser se lancer dans une entreprise.

    Nous avons également vécu (et nous continuons à la vivre) une révolution : Internet, qu’ils ont énormément de mal à appréhender. Ils comparent cela à la radio ou la TV… ils sous-estiment la chose de plusieurs ordres de grandeurs… font donc de mauvais choix.

    Mais c’est là que le PP me rassure : s’ils n’appréhendent pas totalement l’étendue du fossé générationnel, au minimum, ils connaissent bien (voire très bien) les enjeux autours d’Internet. Et par là, se placent plutôt bien parmi les partis favorables à mon avenir.

  22. La « polémique » sur l’âge de capitaine m’est indirectement imputable car c’est moi qui ai fait le choix des interviewés.

    Comme il est dit en introduction, j’ai contacté des candidats que je connaissais avant qu’ils ne se présentent à ces législatives pour le Parti Pirate.

    Et comme je suis moi-même quarantenaire ceci peut expliquer cela, rien de plus ni de moins.

  23. J’ai vu une référence au revenu universel dans cet article, mais sur le site du PP je n’en ai pas trouvé. D’ailleurs, je n’ai pas trouvé la moindre mesure sociale dans le programme. J’ai du mal à croire que ça soit possible. Je suis passé à coté de quelque chose ?

  24. nicoals (nico.com)

    @David Dufresne

    Bonjour,

    Vous écrivez : «Certains adhérents du PP revendiquent le ni droite ni gauche. Pas moi. Je comprends bien l’idée (« ni droite ni gauche, devant ! »), qui est séduisante sur bien des points, elle reste pour l’heure trop floue. Personnellement, je suis venu au PP pensant y trouver un levier pour hacker la gauche de gauche.»

    J’aimerai vraiment que vous compreniez qu’il existe (si si !!! ^^) des gens «de droite» qui vous comprennent et vous soutiennent mais qui ne pourraient jamais se retrouver dans un parti qui se réclame de la «gauche de gauche».

    J’aimerai vraiment que vous, à votre âge avancé (Lol, je déconne : cf la polémique ci-dessus.), ayez la sagesse d’abandonner ces paradigmes d’un autre siècle, qui se caractérisent par cette vaine opposition entre gauche et droite, entre socialisme et libéralisme, entre communisme et fascisme etc…

    J’aimerai donc vraiment que vous soyez l’artisan d’un mouvement vraiment fédérateur, qui transcende enfin les clivages.

    Je vous en prie, tendez la main à ceux que vous preniez hier comme adversaires, restez novateur et ayez la volonté de fédérer le plus largement possible ! Ou le Parti Pirate ne sera jamais qu’un parti parmi tant d’autres.

    Merki ! ^^

  25. @aKa: S’il vous plaît, ne vous jetez pas inutilement la pierre en ce qui concerne cette discussion. Cette interview de qualité fait honneur à la réputation du Framablog et il n’est absolument pas question (en tout cas pour ma part) de discuter ici vos choix en ce qui concerne vos interlocuteurs. Ne suivant pas les discussions internes au PP sur les mailing-lists et autres forums, j’ai eu, grâce à cet article, le loisir de constater que certains des représentants du PP ne correspondaient pas à mes attentes, ce qui a généré mes nombreux questionnements que j’expose ici en commentaire. Je me doutais qu’ils ne seraient pas du goût de tout le monde, ainsi que le montre déjà la première phrase de mon premier commentaire ; l’approche n’en étant pas politiquement correcte. S’il est besoin de trouver quelqu’un à blâmer en ce qui concerne le déclenchement de cette « polémique », tournez-vous vers moi. Je rejette de plus les insinuations de troll qui ont pu naître, j’essaye d’argumenter mes idées au mieux et je pense mes interrogations sincères.

    @Ginko: Très chère. Je ne reprend pas tout ton commentaire. Je n’en dirai qu’une seule chose : je suis sur tous les points absolument d’accord avec toi. Ainsi que tu le décris parfaitement, ils sont nombreux à ne pas du tout comprendre notre situation. Ils sont nombreux à ne pas comprendre à quel point notre monde est différent du leur, tant d’un point de vue social, économique qu’écologique. Même certains plus ouvert qui sont, par exemple, dans le « bain numérique » depuis l’aube de l’HTTP ne l’entende qu’avec difficulté. Tu as raison je pense quand tu indiques que le gouffre est bien plus important entre eux et nous qu’il ne l’était entre eux et leurs aînés ; et force est de constater que ce grouffre ne fait que s’accentuer irrémédiablement.

    Il existe, je le répète, certaines exceptions et tu cites par exemple les Verts à juste raison à mon sens où l’on en trouve quelqu’unes. Certains d’entre eux tentent de réveiller les esprits depuis plus de trente ans maintenant et je reste toujours béat d’humilité, de respect et d’admiration devant la force et la fougue toujours intacte de l’un d’entre eux — peut-être as-tu vu comme moi l’inénarable Daniel Cohn Bendit s’exprimer au Parlement Européen rouge de rage et presque en pleurs face au déni absurde de ses pairs ? Mais même lui et ses compagnons n’arrivent pas à faire bouger les choses de façon substentielle, ou en tout cas de façon significative si l’on tiens compte de l’écart qu’il reste encore à combler. Dans leur jeunesse d’alors, ils ont eu l’idée folle de créer un parti il y a presque 30 ans. Ces dernières années ce parti stagnait, ne s’en sortait pas. Jusqu’à qu’il prenne la bonne décision : redonner un souffle nouveau notamment grâce à Cécile Duflot. Cette femme de 37 ans maintenant ministre n’est pas arrivée toute seule ; elle a bien sûr eu besoin de ses aînés et mentors, en tant qu’aide et non en tant que marionnetistes, mais elle est le fer de lance de cette dynamique impéteuse.

    Comme nous le savons tous, le PP a été créé par Falkvinge, il avait alors 34 ans. Est-ce un hasard ? Je ne le pense pas. Ce parti n’aurait pu être créé par un boomer. Comment l’un de ces derniers aurait-il pu croire à la réussite d’une entreprise aussi folle ? Un homme ou une femme d’expérience prend la juste mesure de la tâche qu’il ou elle se donne d’accomplir dans sa grande sagesse et sa retenue. Il fallait nécessairement quelqu’un qui n’avait pas conscience de l’impossible entreprise à laquelle il s’attelait. Regardons l’âge moyen des fondateurs des différents Parti Pirate pour nous en convaincre.

    Je ne pense pas que ces représentants qui sont nos aînés, avec ce pouvoir décisionnel qu’ils auront, prendront effectivement les bonnes décisions pour notre monde futur, car comme je l’ai dit, ils sont le produit de leur temps et de leur monde, inapte à mon sens à comprendre et à appréhender correctement la substantifique moelle de notre malaise et de nos attentes. Il leur manque de plus une qualité essentielle dans l’accomplissement de cette tâche que le Monde juge impossible à mettre en oeuvre avant deux décennies. Il leur manque l’inconscience. Qui reste l’apanage de la jeunesse.

  26. @nicoals (nico.com): +1. Je pense aussi que le PP mérite bien mieux que de simplement continuer ces combats maintenant absurdes et sans fin d’un autre âge. La défense des libertés fondamentales et du libre accès à la culture et au savoir Humain (entre autres choses) dépasse tellement ces clivages baroques et primaires.

  27. adamsky

    @e20100633 >>>@nicoals (nico.com): +1. Je pense aussi que le PP mérite bien mieux que de simplement continuer ces combats maintenant absurdes et sans fin d’un autre âge.<<<

    Combats absurdes ? Tu parles de quoi, des combats sociaux ? Absurdes ?

    A quoi te sert toute la technologie mise à ta disposition si tu n’es pas capable de t’informer sur la façon dont le monde fonctionne aujourd’hui, plus que jamais basé sur la lutte des classes ?

    Si l’expression t’écorche les oreilles parce que ringarde, démodée, expression de vieux, ce genre de trucs, va faire un tour sur Wikipedia pour ne pas t’arrêter à la forme.

    C’est parce qu’on n’a rien résolu, et l’informatique pas plus qu’Internet n’ont évacué cette question, qu’extraire le combat pour un Internet libre est plus que jamais lié à la lutte des classes. Ne pas comprendre ça, c’est ne pas comprendre le discours de Stallman concernant le logiciel libre, par exemple.

    Les discours comme ceux tenus par nicoals ( nico.com ) sont des discours de Droite, dont le but est de ringardiser la lutte des classes, histoire de ne pas parler des vrais sujets, et ça fait 30 ans que ça dure. Ca rejoint la réflexion sur le grève qu’a fait Sarko.

    Il y a des ouvriers dans ce pays, c’est-à-dire une classe exploitée par une classe dirigeante, qui draine la richesse produite par ceux qui travaillent vers la finance globalisée et les paradis fiscaux, en appauvrissant tout le monde au passage, enfin ceux qui ne font pas partie de cette classe dirigeante. Dans cette classe ouvrière on retrouve les agriculteurs, les précaires, toi qui te réclame d’une génération qui bosse essentiellement à temps partiel chez Mac Do, tu dois le savoir, les femmes qui sont à 80 % à temps partiel, et les vieux ( ou séniors, c’est plus tendance ), les quarantenaires ( les gens comme moi ), ceux que tu fustiges, que tu rends responsable de tes problèmes. Les gens de ma génération se battent depuis 30 ans contre les gouvernements socialistes et de Droite ( tu as remarqué, je n’ai pas écrit de Gauche pour qualifier les Socialistes ), pour une meilleure éducation, pour pouvoir travailler, contre les lois sécuritaires, contre les discriminations, contre l’atteinte aux libertés des femmes, des sans papiers, pour l’accès au logement, pour développer les énergies alternatives, et contre la casse des services publiques ( sur ce blog, il y a des profs qui doivent pouvoir en parler ).

    >>>La défense des libertés fondamentales et du libre accès à la culture et au savoir Humain (entre autres choses) dépasse tellement ces clivages baroques et primaires.<<<

    Tout ça ce sont des mots. Des mots creux vides de sens répétés en boucle par des gens qui passent leur vie devant un écran et qui croient qu’on peut faire changer les choses en tapant du texte dans un formulaire. On peut discuter sur le Net, on peut échanger, on peut simuler nos idées, mais leur mise en pratique passe par la politique, c’est-à-dire l’action physique.

    Si tu commençais par définir les mots que tu utilises, ça serait un bon début.

    Liberté fondamentales ? Qu’est-ce que c’est ?

    Libre accés à la culture ? Qu’est-ce que c’est ?

    Le savoir humain ? Qu’est-ce que c’est ?

    Nous vivon dans une société et un monde globalisé, où le rapport des force n’a jamais été aussi important entre ceux qui n’ont que leur force de travail à vendre, et ceux qui accumulent des richesses à un niveau d’abstraction tel que ça n’a plus de sens. Ce rapport de force fonde tout le reste. La liberté dans son sens le plus large, pas juste celle de partager des fichiers numériques, mais celle de pouvoir vivre dignement, par exemple. Celle de pouvoir s’éduquer, éduquer ses enfants, avoir accès aux soins, à une nourriture qui ne nous empoisonne pas, à une justice équitable, à des services publiques qui fonctionnent correctement, à vivre dans des territoires qui ne soient pas la propriété de JC Decaud, CBS et cie, la liberté de pouvoir envisager d’avoir un avenir, de ne plus vivre au jour le jour, comme depuis ces 5 dernières années.

    La lutte des classes est plus que jamais une réalité, et c’est la grande victoire des gouvernements libéraux Socialiste comme de Droite successifs que d’avoir réussi à rendre l’expression détestable et ringarde aux oreilles et aux yeux de beaucoup de nos concitoyens. De cette façon on ne remet rien en question, on ne change pas la société, on se contente d’avoir des discussions polies, de chercher le consensus, mou de préférence, on reste dans l’illusion de la réussite personnelle, que les réseaux sociaux peuvent changer la donne, que l’on peut être une entreprise à soi tout seul relié au monde via le Net et son téléphone portable, à la fois, jeune, flexible, et mobile, le tout dans un Starbuck avec un café. Pfff…

    e20100633, t’es bien gentil, mais avant de commencer à partager la culture, il faudrait d’abord que tu en acquiers un peu, notamment de la culture politique, que tu comprennes qu’ aujourd’hui est la continuité d’hier, et que la génération dont tu te réclames, n’a rien inventé, que les vieux cons comme moi qui ont eu des jeunes cons comme toi, ont reçu un monde en l’état issu de deux conflits mondiaux très meurtriers, et que la majorité d’entre nous n’a jamais eu le pouvoir. Pas plus que la majorité des gamins de 20 ans aujourd’hui, qui survivent peiniblement, n’en ont.

    Je ne soutiens pas le Parti Pirate, leur programme social c’est du bricolage sans fondement ( Roosevelt 2012, c’est juste de la branlette de peoples, un mauvais copié/collé du programme du Front de Gauche, l’Humain d’abord, la réflexion en moins ).
    Mais toi, plutôt que de nous pondre des pavés de commentaires pour écrire des poncifs sur la lutte des classes et appeler de tes voeux la fin des clivages Gauche/Droite, inscrits-toi au PP, soit candidat aux élections et devient le représentant auquel tu estimes avoir droit.

  28. nicoals (nico.com)

    @adamsky : Bonjour,
    Vous vous imaginez certainement vivre dans un monde manichéen déchiré entre les méchants (les riches de droite, je suppose) et les gentils. Cette posture du «combat» vous empêche de voir l’être humain derrière l’adversaire politique.

    La proximité lexicale entre Libre et Libéralisme ne sont pas des coïncidences ou un complot capitaliste. Veuillez, je vous prie, prendre connaissance de ceci par exemple : http://fr.wikipedia.org/wiki/Lib%C3

    Je suis d’accord avec vous sur beaucoup de choses, je crois simplement que vous distinguez mal votre combat. En effet, comme beaucoup de gens («de droite» aussi), vous luttez en fait contre les monopoles (cf http://framabook.org/10-un-monde-sa…), mais vous ne le savez pas car votre propre culture politique ne doit pas s’abreuver à suffisamment de sources diverses et variées… et c’est pâaas biiennn de ne pas partager les idées ! Lol

  29. adamsky

    >>>Vous vous imaginez certainement vivre dans un monde manichéen déchiré entre les méchants (les riches de droite, je suppose) et les gentils.<<<

    C’est toi qui t’imagine que je m’imagine. Je ne m’imagine rien, je me contente de vivre parmi mes contemporain depuis 43 ans, d’observer, d’écouter, d’échanger, de me cultiver, et d’analyser. J’en ai tiré des conclusions, toi visiblement, pas les mêmes.

    >>>Cette posture du «combat» vous empêche de voir l’être humain derrière l’adversaire politique.<<<

    Je ne combats pas les humains, je lutte contre les idées de certains humains. Ces idées ne sont pas uniquement des abstractions, ce sont des idéologies qui finissent par devenir des lois qui s’appliquent à tous, sauf à ceux qui les font voter. Alors oui, nous sommes tous des humains, et parmi ces humains, il y a des gens qui pensent au bien commun, et d’autres qui pensent à leur bien personnel au détriment du plus grand nombre.

    Tu veux quoi ? Qu’on aille tous se faire la bise en oubliant les conséquences de certaines décisions politiques et les malheurs que cela a engendré ? Tu veux qu’on aille se faire des papouilles en oubliant la misère qui progresse, la précarité ( que vous libéraux-UMP, PS, MODEM, EELV, FN- appelez flexibilité ) établie en modèle social, le surrendettement des ménages qui devient la norme, les expulsions de locataires avec bagages et enfants manu militari, la mise en camp des étrangers sans papiers criminalisés, la progression du racisme et de toutes les formes de discriminations, les insultes répétées contre les gens qui n’ont pas de travail, et leur quasi mise sous tutelle par Pôle Emploi, la Caf, la Sécu, et les services fiscaux ?
    Tu veux qu’on soient des bons potes alors que depuis 10 ans et plus particulièrement depuis ces 5 dernières années, on a mis la société française dans une direction où tout est fait pour protéger ceux qui en avaient déjà beaucoup au détriment de ceux à qui il restait encore un peu ? Ben non.
    Certe nous sommes tous des humains, mais ceux qui sont responsables des dérives intolérables de cette société sont des salopards. Ils sont à l’origine de grandes détresses, de grandes humiliations, et d’une violence qui n’émeut pas les foules qui regardent le journal de 20h, mais qui pourtant est très réelle quand elle les touche. Sort un peu de chez toi et balade-toi dans les rue de ta ville, regarde ce que donne le libéralisme économique, entre gentrification des centres ville et paupérisation toujours croissante des population les plus fragiles.

    >>>La proximité lexicale entre Libre et Libéralisme ne sont pas des coïncidences ou un complot capitaliste.<<<

    Evite de trop me prendre pour une courge, quand même, tu seras gentil. Bon déja, la proximité lexicale je ne connais pas. La proximité sémantique, oui, mais lexicale, non. Passons.
    Tu veux dire que libre et libéralisme ont une racine commne et donc une signification proche ? Ah ben dis donc, heureusement que tu me le fais remarquer. Il y a des tonnes de débats sans fin sur le sujet sur le Net. Il y a des gens dans le Libre en général qui se réclament de la doctrine libérale, il y a des pervers partout, on n’y peut rien. Quand on dit à certain, bien commun et partage, ils entendent fin des limitations des obligations sociale imposée par l’Etat. Bizarre, non ?

    >>>Je suis d’accord avec vous sur beaucoup de choses, je crois simplement que vous distinguez mal votre combat.<<<

    Je crois que tu t’égares, on n’est d’accord sur rien.

    >>>En effet, comme beaucoup de gens («de droite» aussi), vous luttez en fait contre les monopoles (cf http://framabook.org/10-un-monde-sa…)<<<

    Heu, non, pas particulièrement. Enfin, je ne comprends pas bien ce que tu appelle monopoles. Un libéral m’expliquera que l’Etat est un monopole et que c’est pour ça qu’il faut le supprimer ou l’amoindrir, moi je t’expliquerais que l’Etat c’est Nous et que par conséquent, ce n’est pas LE problème. Le problème est ailleurs, dans la constitution de 58 et les institutions qui vont avec, avec des pouvoirs anormalement concentrés dans les mains du président-monarque et un parlement ( le peuple par ses représentants ) faisant de la figuration. C’est ça qu’il convient de changer pour que l’Etat par le biais de ses institutions soit à notre service et non l’inverse.

    Mais tu faisais peut-être référence au Copyright ?
    Le Copyright est un concept anglosaxon dont le droit d’auteur ( le droit moral ) n’est pas un équivalent. Le droit moral de l’auteur n’est pas un monopole, en tous cas, ce n’est pas son objet initial, c’est un droit que tout un chacun peut réclamer. C’est un droit essentiel sur lequel sont appuyées les licences libres. Une licence libre ne peut être pertinente qu’avec un droit d’auteur fort. Je suis un auteur moi-même et mes « bidouilles » sont sous LAL. Mon droit moral je n’en fais pas un monopole, c’est un faux débat. Le monopole est opéré par des sociétés commerciales qui font voter des lois partout dans le monde avec la complicité des gouvernements libéraux pour rendre l’entrée des oeuvres dans le domaine public toujours plus lointaine. Ils font aussi voté des lois liberticides qui renforcent leurs prérogatives sous prétexte de concurrence libre et non faussée.
    Ces « majors » gagnent leur vie avec leur catalogue d’auteurs morts. Et une poignée d’ayants-droits, les descendants de ces auteurs morts, une bande de jeanfoutres rentiers, est complice de cette escroquerie.

    Alors il y a des gens qui nous expliquent qu’il faut supprimer le droit moral. Comme je l’ai écrit, je suis un auteur, mes bidouilles sont couvertes par le droit moral, et leur appropriation par le plus grand nombre est permise par une licence libre. Ce n’est donc pas le droit moral le problème, c’est la marchandisation de tout établie en dogme. Et accessoirement, le droit moral me protège contre l’appropriation de mes bidouilles par les « majors ».

    >>>mais vous ne le savez pas car votre propre culture politique ne doit pas s’abreuver à suffisamment de sources diverses et variées… et c’est pâaas biiennn de ne pas partager les idées ! Lol<<<

    Quand on a une culture politique de bac-à-sable, on devrait éviter de tirer ce genre de conclusions gratuites et pas drôles.

    Bon, j’ai répondu parce qu’on m’a interpelé, mais je n’ai pas envie de personnaliser plus le débat.

    Ce qui m’intéresse c’est surtout l’article, donc le Parti Pirate, et j’aimerais bien comprendre le lien avec le logiciel libre. D’après ce que j’ai lu sur gnu.org, le PP est contre le copyright, donc par voie de conséquence contre les licences libres qui sont appuyées sur le copyrigt. J’aimerais une explication.

    En vous remerciant.

    http://www.gnu.org/philosophy/pirat

  30. @adamsky :

    « Combats absurdes ? Tu parles de quoi, des combats sociaux ? Absurdes ? »

    Hum… non. Il n’a été nullement fait mention de « combats sociaux » dans mon commentaire ni dans celui de nicoals je crois. Si vous relisez attentivement, vous verrez peut-être à quoi correspond la terme « combat » dans ma phrase.

    « le monde fonctionne aujourd’hui, plus que jamais basé sur la lutte des classes »

    Puisque c’est ici la trame de votre propos, allons-y. Je connais à l’évidence le modèle théorique de lutte des classe. Il permet effectivement d’appréhender l’Histoire sous un regard particuliers en ce qui concerne les tensions immanentes à toute société humaine. Il existe de nombreux autres modèles tout aussi valable à mon sens afin d’expliquer le monde dans lequel nous vivons. Mais je n’ai pas la prétention d’affirmer qu’un seul de ces modèles répond de façon totale et universelle à la complexité de nos sociétés. A l’inverse de vous, j’évite de m’enfermer dans un quelconque solipsisme théorique ou idéologique. Ainsi que l’indique à juste titre nicoals, cette vision manichéenne peut être un point de départ pour une certaine réflexion, mais le monde étant plutôt un camaïeu de gris, il y trouve néanmoins ses limites.

    Sans parler en sus des propositions de certaines doctrines s’appuyant principalement sur ce concept afin de résoudre ces problèmes sociaux ; propositions qui sont, à mon sens et comme nous allons le voir, tout à fait limitées et primitives. Êtes-vous de ceux partisant d’une « révolution prolétarienne » ? Je me permet de partager mon sourire à l’écriture du premier terme de cette formule car je me remémore toujours les paroles de Joseph Pagnol retranscrites par son fils : « Révolution, c’est un mot mal choisi, parce que ça veut dire un tour complet. Par conséquent, ceux qui sont en haut descendent jusqu’en bas, mais ensuite ils remontent à leur place primitive… et tout recommence ».

    Êtes-vous favorable aux solutions qui s’appuient sur le concept de lutte des classes ? Et si oui, alors j’imagine que vous souhaitez au maximum un demi-tour au lieu d’un tour complet ?

    L’idéologie communiste indique notamment que la classe dominée prenne demain l’ascendant sur la classe dominante. Est-ce ce que vous désirez pour vous et vos enfants : de devenir les futurs oppresseurs de ceux qui ont le pouvoir d’aujourd’hui ? Ah mais j’oubliais la partie la plus intéressante. Ce renversement impliquerait la dissolution de toute forme de classe et amènerait enfin à l’égalité entre tous grâce à la conscience aiguë qu’avaient les opprimés d’antan de leur situation d’alors. Les peuples de certains grands pays de notre planète qui ont eu le malheur de suivre ces dictats doivent avoir fini d’attendre depuis longtemps cette fameuse égalité pour tous promise. Grâce aux dieux, je ne vis pas dans l’un de ces pays, car les soucis de ces peuples quant à leurs libertés s’élèvent dans des dimensions qui reste en l’occurence d’une toute autre nature que les notres…

    Mais soit ! Je vais me permettre de jouer à la lutte des classes avec la polémique que j’ai introduit au travers d’un petit excercice. Rappelons en substance et dans un premier temps les bases du modèle sub specie aeternitatis afin d’y asseoir notre jeu d’esprit : l’idée est que nous avons donc deux classes concurrentes et perméables ; ces classes étant majoritairement définies par des critères économiques. Elles peuvent être nombreuses mais se subsument malgré tout en deux grandes catégories : les oppresseurs et les opprimés.

    Pour définir mes classes, je vais chercher des éléments économiques et me baser sur l’article de M. Chauvel, /L’avenir incertain des nouvelles générations/, paru en 2012 pour l’Observatoire Français des Conjonctures Économiques, Sciences Po, Paris[1], car, entre autres d’y trouver une analyse fine, il regroupe nombre d’informations fort intéressantes.

    Si l’on observe le graphique 1 (sources INSEE), nous remarquons qu’en l’an 2000, les 25-35 ans avait un profil de salaire moyen de 85% rapporté à la moyenne de tous les salaires annuels tandis que la classe des 45-55 ans sont autour des 110%. Cela signifie qu’en moyenne et comparé au salaire moyen de l’année, la tranche des 25-35 est à 25 points en dessous alors que la tranche des 45-55 est à 10 points au dessus.

    Le tableau 1 n’est pas moins percutant (sources INSEE) car il montre que les 25-34 ans représentent la tranche d’âge avec la croissance la plus forte en ce qui concerne le taux d’inégalité de niveau de vie tandis que pour la tranche 40-59 ans elle a fortement tendance à se réduire.

    Enfin, et non des moindres, le graphique 2 (sources INSEE) représente la probabilité d’accès à la catégorie cadres et professions libérales pour les titulaires d’un baccalauréat dans deux classes d’âge qui sont les 30-34 ans et les 50-54 ans. Les résultats sont l’évidence même : la courbe de probabilité ne fait que décroître pour les 30-34 s’abaissant au niveau record de 25.0 en 2000 tandis que la courbe pour les quiquagénaires bacheliers n’a pas sensiblement variée. Je vous laisse en tirer les conclusions qui s’imposent.

    Il existe de nombreux autres faits qui pourraient me servir à décrire plus avant mes deux classes, notamment en terme de pouvoir d’achat et d’accès à la consommation de biens primaires, ou encore en terme d’indices de seuil de pauvreté. Mais pour ce court excercice intellectuel, cela me semble suffisant. Je suis donc en train de définir deux classes, catégorisées par âge, économiquement comparables, dont l’une est fortement défavorisée par rapport à l’autre.

    De part votre âge, vous êtes dans la classe des favorisés, donc selon le modèle que vous avancez, des dominants, autrement nommés « oppresseurs ». Si vous avez ne serait-ce qu’une once d’intégrité quant aux idées que vous défendez, je vous sommes de vous soumettre toutes affaires cessantes à la classe oppressée concurrente de la votre.

    Kafkaïen, n’est-il pas ?

    Très personnellement, je ne souhaite pas ce genre de lutte intestine qui ne fait que nous renvoyer à une condition plus basse. Je demande au contraire une entente mutuelle et cordiale, avec un partage des tâches sains et équitables. Je ne souhaite combattre personne, je recherche au contraire la compréhension et l’unité même s’il faut en passer par de nombreux débats d’idées animés et autres joutes verbales. Je pense qu’il en va de même dans l’esprit du Parti Pirate.

    « Si l’expression t’écorche les oreilles parce que ringarde, démodée, expression de vieux, ce genre de trucs, va faire un tour sur Wikipedia pour ne pas t’arrêter à la forme. »

    Je vous remercie, je ne m’arrête pas à Wikipedia pour comprendre des concepts de ce genre. Wikipedia reste un très bon terrain de base pour s’initier (cette affirmation est à modérer en fonction des domaines bien sûr) mais il devient assez limité pour celui ou celle qui cherche à étudier plus en profondeur.

    « C’est parce qu’on n’a rien résolu »

    Il est inutile de le reconnaître, je le sais déjà.

    « Si tu commençais par définir les mots que tu utilises, ça serait un bon début.
    Liberté fondamentales ? Qu’est-ce que c’est ?
    Libre accés à la culture ? Qu’est-ce que c’est ?
    Le savoir humain ? Qu’est-ce que c’est ? »

    En ce qui concerne le premier point, je suis au regret de vous dire que je ne compte pas vous faire un cours sur le sujet dans les commentaires d’un blog. Vous êtes intéressé apparemment donc je vous invite à vous rendre à l’UFR de droit de l’Université publique la plus proche de chez vous. Dans le planning de licence 3 vous y trouverez un cours astucieusement nommé « Libertés fondamentales ». À la suite des 4 ou 5 premiers cours magistraux de 3 heures chacun vous apprendrez les principales définitions ainsi que leurs implications ; vous poursuivrez avec les différences entre les libertés fondamentales et les autres libertés, notamment individuelles ; vous finirez enfin par en apprendre plus sur les sources des libertés fondamentales. Ceci constituant généralement le chapitre 1 du cours, je vous recommande malgré tout de rester assidu à la suite car les autres chapitres vous ouvriront des portes qui n’auront d’autres fins que de vous élargir l’esprit.

    Pour le second point, je vous invite simplement à faire une recherche sur ce blog. Il y a une excellente traduction du Framalang qui concerne, certes, les Universités mais qui reste je pense un bon point de départ à la compréhension de cette notion.

    Enfin pour le troisième point, j’ai l’espoir de croire que la question est rhétorique…

    « (…) leur programme social c’est du bricolage sans fondement ( Roosevelt 2012, c’est juste de la branlette de peoples, un mauvais copié/collé du programme du Front de Gauche, l’Humain d’abord, la réflexion en moins ). »

    Vous n’avez certainement pas lu suffisamment concernant le Parti Pirate. Je ne vous suivrai cependant pas dans ce débat, vos grossièretés étant des plus déplacées. Je me ferai une joie cependant d’en reprendre la discussion si vous consentez à vous comporter comme les gens de bonne éducation que mérite ce blog.

    « (…) inscrits-toi au PP, soit candidat aux élections et devient le représentant auquel tu estimes avoir droit. »

    De la dernière partie de cette phrase transpire fondamentalement le fossé qui nous éloigne. Pour ma part, je n’estime pas « avoir droit à un représentant que je mérite ». Je ne me souhaite, ni ne souhaite aux autres, d’avoir un bon « représentant », celui-là même qui s’exprime à notre place. Qui voudrait donc d’un décideur « même bon, puisqu’il est toujours en sa puissance d’être mauvais quand il voudra » , ainsi que l’exprimait justement de La Boétie.

    Comme je l’ai déjà indiqué, les statuts légaux et constitutionnels des représentants me posent problèmes et les promesses ne suffisent pas à garantir selon moi leurs honnêtetés. Mais j’ai eu depuis mes échanges avec M. Mounier quelques idées qui pourraient venir combler ce manque, ou tout du moins à pallier les aspects les plus problématiques, et s’accorder avec mes idéaux de transparences et de responsabilités en terme de représentation. Ainsi qu’il le rappelle très justement « il ne faut jamais faire confiance à un représentant, quel qu’il soit. Un représentant doit toujours être sous contrôle de ceux qu’il représente et étroitement surveillé. » Si les quelques prémices de palliatif que j’esquisse s’avèrent être viables et effectivement applicables alors je pourrais probablement envisager de devenir un /véritable/ représentant, au sens premier du terme, mais dès lors voterez-vous pour moi ?

    J’aimerai enfin terminer ma trop longue réponse en vous reprenant sur un fragment de l’antépénultième paragraphe du commentaire que vous m’avez adressé :

    « les vieux cons comme moi qui ont eu des jeunes cons comme toi »

    Voilà donc l’infâme qui se fait jour ! Les « vieux cons comme moi » dîtes-vous ? Vous devez bien vous connaître certainement. Je ne m’autoriserai donc pas à commenter les termes dont vous vous qualifiez à propos. « Qui ont eu des jeunes cons » : je n’ose croîre que vous parlez de vos propres enfants de la sorte ? Qu’il doit être ardue de se construire sereinement sous ce regard nauséabond paternel. « Comme toi » terminez-vous ? Il aura d’abord fallu à votre esprit empyémique de se revêtir de méphitismes ainsi que d’en repaître vos enfants pour finalement en arriver à moi ? Seulement non content d’user de ces qualificatifs obscènes à mon égard, vous en jouez pour décrire aussi mes propres parents ? Il sera bien temps que l’outrecuidance de vos invectives répétées soit reprimée par quelque exemple signalé. Ha ! Mes parents dans leurs sagesses sont très loins de vos bassesses répugnantes, n’essayez pas de vous comparer à eux. Est-ce donc là toute l’étendue de vos capacités ? N’avez-vous trouvé d’autres moyens que l’insulte, ce grand recours de l’incompétence, pour parachever la défectuosité de vos arguments ?

    Mais ne désespérez pas pour autant quant à votre possible évolution. Ainsi que le disait Freud, les premiers fondateurs de la civilisation ont été ceux « à lancer des insultes plutôt que des pierres ». Vous pouvez vous satisfaire d’avoir déjà atteint pour votre part la première marche que les premiers Hommes ont dû gravir aux temps jadis. Si vous êtes amené à vous élever, vous vous rendrez certainement compte que le chemin à parcourir est très long, cependant que la voie est libre.

    1. http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/

  31. @captain’Brunch : Cher Monsieur. Je me permet d’intervenir suite à l’une de vos questions qui, je crois, est destinée à Mme Carole Fabre : « je fais partie des gens âgés. es-tu sûre, carole, que seuls les gens âgés sont responsables de l’état du monde ? ». Etant l’initiateur du débat intergénérationnel qui mouvemente les commentaires de cet article, je vous prie d’accepter ces quelques mots bien que la question ne me soit pas initialement destinée, car je crois ne pas être étranger à certains de ces éléments.

    Vous, qui êtes impliqué en politique, avez dû sûrement tombé de votre chaise en lisant mes propos. Je vous supplie humblement de ne pas prendre mes interrogations et mes réflexions pour vous personnellement. Il serait d’une absurdité totale de reprocher à une entité individuelle l’état du monde actuel. Oui même, à mon avis, à ceux qui sont sur les plus hautes marches du pouvoir. Sauf très rares exceptions, ils ne sont généralement pas seuls comme nous le savons ; armés de conseillers et entourés de ministres, plus sinistres que ministres, mais aussi de cabinet, etc, on peut à la limite, je pense, blâmer directement un groupe bien spécifique. Mais un individu isolé sauf dans le cas de décision précises particulière, cela me semble difficile.

    Ces « reproches » que je fais à ces générations plus expérimentés ont elles-mêmes hérités et/ou héritent aujourd’hui ce monde de leurs propres parents. Mais je pense qu’elles n’ont pas su, qu’elles n’arrivent pas et a fortiori, qu’elles n’arriveront pas à changer les choses. Je n’en rajoute pas, m’étant déjà exprimé sur le sujet. Notez en sus que cela n’engage que moi cependant.

    Votre question est très précise : est-ce que _seuls_ les gens âgés sont responsables ? En tant qu’un des éléments d’une jeune génération, je vous assure que non. La grande majorité avec qui j’ai pu en débattre sont, un exemple parmi tant d’autres, abstentionnistes pour des raisons aussi variées qu’il y a d’individus ; quand ils n’ont tout simplement pas de réponses précises. Il y a certes quelques tendances centrales parmi les cercles qui m’entourent, mais de là à en tirer des conclusions générales… Je m’y abstiendrai.

    Seulement, un des éléments fondamentale du problème, à mon sens, est qu’il y en a vraiment peu d’entre nous qui ont effectivement leur voix entendue. Pas par la voix d’un de leurs aïeux, mais bien par l’une de leur propre voix. De ce que j’en sais, nous ne nous retrouvons pas dans les représentants qui s’exposent ni dans les idées que l’on nous sert. C’est pourquoi je demande aux représentants, quand un des éléments de la jeune génération se montre, de leur laisser la place en les soutenant malgré tout de toutes leurs forces. Et à vrai dire, je souhaiterai voir cela, pas uniquement au Parti des Verts comme cela a déjà été et est le cas ou comme c’est souvent le cas au Parti Pirate, mais bien à tous les partis et autres mouvements politiques. Et cela pour toutes les raisons que j’ai déjà évoqués. C’est pour cette raison que je me suis permis d’interpeller les trois interviewés de l’article.

    Dans un tout autre sujet, Monsieur, j’aurai une question à poser concernant une des affirmations que vous avez faîtes, à propos spécifiquement des questions rurales. Auriez-vous l’amabilité de nous donner des détails spécifiques sur ces éléments qui échapperai au Parti Pirate ? Des exemples peut-être ?

    Je vous remercie par avance de vos réponses et je vous prie de recevoir mes pensées les plus sincères :)

  32. adamsky

    @e20100633>>>Voilà donc l’infâme qui se fait jour ! Les « vieux cons comme moi » dîtes-vous ? Vous devez bien vous connaître certainement. Je ne m’autoriserai donc pas à commenter les termes dont vous vous qualifiez à propos. « Qui ont eu des jeunes cons » : je n’ose croîre que vous parlez de vos propres enfants de la sorte ? Qu’il doit être ardue de se construire sereinement sous ce regard nauséabond paternel. « Comme toi » terminez-vous ? Il aura d’abord fallu à votre esprit empyémique de se revêtir de méphitismes ainsi que d’en repaître vos enfants pour finalement en arriver à moi ? Seulement non content d’user de ces qualificatifs obscènes à mon égard, vous en jouez pour décrire aussi mes propres parents ? Il sera bien temps que l’outrecuidance de vos invectives répétées soit reprimée par quelque exemple signalé. Ha ! Mes parents dans leurs sagesses sont très loins de vos bassesses répugnantes, n’essayez pas de vous comparer à eux. Est-ce donc là toute l’étendue de vos capacités ? N’avez-vous trouvé d’autres moyens que l’insulte, ce grand recours de l’incompétence, pour parachever la défectuosité de vos arguments ?

    Tu vois, tu te prends tellement au sérieux que tu prêtes aux autres des intentions qui sont avant tout les tiennes. Mais peut-être que vu la forme outrancièrement théâtral de ton intervention c’est voulu.

    Lorsque j’écris « les vieux cons comme moi… », c’est avant tout de l’autodérision, il s’agit d’une expression largement utilisée dans le langage commun et nullement insultante dans mon cas, humoristique, et affectueuse à mon égard, une distanciation d’avec cette chose qui n’existe pas, à part dans quelques esprits frustrés qui ont besoin de boucs émissaires pour expliquer leur propre impuissance, j’ai nommé le conflit générationnel.

    Et lorsque j’écris  » les jeunes cons comme toi », c’est d’une part ironique, puisque les vieux cons comme moi, ont d’abord été des jeunes cons comme toi, c’est aussi une expression affectueuse et non insultante, même pas condescendante dans ce cas précis , et ça fait directement référence à ce qui semble être une obsession chez toi, le conflit générationnel, un truc qui sert d’excuse aux esprits frustrés qui ont besoin de boucs émissaires pour exliquer leur propre impuissance.

    Pour ceux qui prennent ce débat en cours de route, il suffit de lire le premier commentaire de e20100633 et ses insinuations sur l’âge des candidats du Parti Pirate qui osent se présenter à la députation alors qu’ils ont plus de 30 ans. Un jour on se moquera de cette idée avant tout marketing, que l’informatique et l’internet seraient un truc de jeune de 20 ans, et qu’il y aurait une génération née avec ça qui aurait tout compris. L’informatique et l’internet sont un truc de quarantenaire et des générations suivantes. Et les plus vieux hackers et théoriciens reconnus des réseaux et des logiciels libres sont proches de la retraite.

    Quant au reste de tes commentaires, notamment les deux derniers, tu confonds culture et catalogue de références. Il ne suffit pas d’étaler sous forme de copiés/collés un savoir quelconque sous une forme pompeuse et indigeste dont l’objectif est clairement de noyer, ou tenter de noyer son interlocuteur sous la quantité pour passer pour cultiver. Peut-être que dans ton milieu, ça fait la claque, mais en ce qui me concerne tu ne fais pas illusion.

    Je ne te parle à aucun moment de théorie, je te parle de vie, d’expérience de terrain, en tant qu’humain et militant, de vrais gens, de vraies vies, de vrais ravages causés par une classe sur une autre, par une idéologie dominante largement acceptée par la population, même par celle qui en est d’abord la victime. Ai-je parlé Révolution, ai-je parlé renversement de la société pour que les opprimés d’aujourd’hui soient les dominants de demain ? Non. J’ai parlé changement de constitution et des institutions dans le but de donner au Parlement le rôle qu’il devrait jouer, pour permettre au peuple de pouvoir prendre son destin en main, qui pour l’instant est surtout lié au bon vouloir du monarque républicain. Toi tu me parle poncifs sur la politique et tu confonds députés et homme politique de carrière. Je ne suis pas Communiste, et je n’adhère à aucun parti. Il n’est pas utile d’être encarté pour militer et avoir une culture et une conscience politique. Je côtoie, par contre, des militants de différents partis politiques et syndicats, et je suis impliqué, en tant qu’artiste ( je préfère le terme bidouilleur qui correspond plus à la nature de ce que je fais ), dans le combat que mènent les intermittents et autres précaires des arts. Tout ça dépasse largement le cadre des arts et se rattache aussi bien à l’éducation nationale, que les minimas sociaux, que l’accès au logement, le logiciel libre, etc… Bref tous les aspects de la société.

    Je me fous de la théorie marxiste de la lutte des classes en tant que théorie, je te parle de la lutte des classes telle qu’on peut l’observer dans la réalité si on a une once de bonne foi et un gramme d’intelligence.

    Dans un débat réel où le Web n’est pas en mesure de palier à ton manque de répartie, tu prendrais ta pelle et ton seau et tu irais rejoindre ton pote nicoals au bac-à-sable.

    Globalement, bien que je n’aime pas employer cette expression qui vise de plus en plus dans les forums à exclure facilement quelqu’un et ses arguments d’un débat lorsqu’on a rien à dire, tu es très proche de ce que l’on nomme un troll. Et continuer à discuter ne mènera nulle part. Tu as laissé 11 longs commentaires depuis le départ, il me semble que désormais tout un chacun peut se faire une idée sur la teneur de tes arguments. Quant à moi, ce que je pense est déjà écrit. Et je le répète, il ne m’intéresse pas de personnaliser plus le débat qu’il ne l’ait déjà, aussi je ne répondrais plus à aucune de tes interventions.

    A bon entendeur.

    Ce qui m’intéresse maintenant c’est de connaitre les positions du Parti Pirate sur le logiciel libre sachant leur position sur le Copyright étant donné que Copyright et licencec libres sont interdépendants l’un de l’autre.

  33. @adamsky :

    « Lorsque j’écris « les vieux cons comme moi… », c’est avant tout de l’autodérision, il s’agit d’une expression largement utilisée dans le langage commun et nullement insultante (…) » — « Et lorsque j’écris  » les jeunes cons comme toi », (…) c’est aussi une expression affectueuse et non insultante (…) ».

    Hahaha, non, je n’ai vraiment pas de commentaire particuliers à faire. Ces extraits se suffisent à eux-mêmes je crois.

    Bref vu l’entrée en matière ci-dessus de cet individu, j’avoue n’avoir pas tellement pris la peine et ai seulement parcouru la suite en diagonale. Ce que j’ai à dire de ce que j’ai pu en voir sera, une fois n’est pas coutume, très court : *lol’d*

  34. @adamsky :
    «Tu veux quoi ? Qu’on aille tous se faire la bise […] ?»

    Et pourquoi pas ? C’est finalement en substance ce que je veux dire : d’abord, prendre conscience que nos différences d’opinions ne sont pas aussi incompatibles qu’on le croit (et qu’elles ne sont avant tout que le fruit de nos conditionnement inconscients, alors qu’on pense généralement qu’il s’agit de choix.). Et ensuite, s’efforcer d’adopter une attitude synergique plutôt que belliqueuse.