Grande première chez Framabook : la sortie d’un roman ! (qui plus est #déjanté)

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#Smartarded - Pouhiou - Framabook - CouvertureDes années que je présente ici la sortie d’un nouveau livre de notre libre collection Framabook. Je suis pour ainsi dire rôdé à l’exercice, pas une routine mais presque.

Sauf que là je cale un peu. Je ne sais pas trop par quel bout le prendre celui-là. Il faut dire que sa première phrase ne m’aide pas forcément : « Quand t’as eu des hémorroïdes, tu peux plus croire à la réincarnation ».

Grand moment de solitude…

J’apprends ensuite que ce roman-feuilleton a été écrit et blogué en direct. Chaque matin, il fallait écrire au moins 800 mots. Chaque soir, à 17h28, il fallait les publier. Un épisode par jour, quatre jours par semaine. Ce premier tome recueille les épisodes publiés entre le 6 février et le 7 juin 2012 sur le blog NoeNaute.

Soit.

Les journalistes ne me jetteront pas la pierre, mais, quand on manque d’inspiration, on a la tentation d’aller pomper de gros morceaux du Dossier de presse.

#Smartarded – Le cycle des NoéNautes, I est une fantaisie urbaine où on trouve pêle-mêle du Hello Kitty, du café à ouverture facile qui s’ouvre pas, des lézards qui shootent des chats, des coussins berlinois, une concierge hackeuse, des féministes malignes, du Babybel, des chatons, des hémorroïdes (on le saura !), une maladie mentale pénienne et mortelle et des SDF rebelles.

Nous voici donc bien plus avancés ! Enfin, si ça vous a déjà convaincu, c’est par ici.

Moi je préfère poursuivre en reproduisant ce qui ressemble (vaguement) à un résumé :

Smartarded est la contraction de Smart Ass (petit malin tête à claques) et Retarded (débile mental).

L’histoire, c’est celle d’Enguerrand Kunismos. Ce jeune homme de 25 ans avait une carrière prometteuse en tant qu’ingêneur. Une sorte de consultant en connardise qui gagne très bien sa vie en imaginant comment pourrir efficacement la nôtre. Mais un accident lui fait développer des capacités assez étranges… Celles de voir et d’intervenir dans les histoires qui se jouent dans nos têtes. Dans la noétie, la sphère des idées.

Enguerrand est un NoéNaute. Or, les NoéNautes sont peu nombreux. Et ils détestent savoir que d’autres sont, encore, en vie.

Enguerrand découvre le petit monde des NoéNautes et ses règles subtiles en essayant de sauver sa peau. Il nous blogue donc sa cavale avec Fulbert (énigmatique monsieur je-sais-tout au magnifique fessier) dans un road-movie livresque bourré de #hashtags cyniques, de références geek, d’amours LGBT. Et d’un héros qui se prend pour un méchant.

Soit, vous connaissez désormais le chemin vers la sortie (du livre), parce que, de mon côté, je continue encore un peu, d’autant que, prévoyant tout (et même le pire), on nous donne dix bonnes raisons de parler de #Smartarded :

1. Pour que l’auteur écrive la suite
2. Car c’est un livre gratuit qui peut s’acheter
3. Parce que c’est le 647e livre de la rentrée.
4. Pour y découvrir une Toulouse insoupçonnée
5. Car c’est le premier roman libre édité en France
6. Parce qu’un auteur libre est mieux payé qu’un auteur sous copyright
7. Pour frimer sur twitter avec des #hashtags
8. Car c’est le premier roman écrit sur tablette
9. Parce qu’il y a des chatons dedans.
10. Non mais sérieusement, quoi : des chatons !

PouhiouNotre auteur marque ostensiblement quelques points là (un peu moins de dix quand même). Plus précisément la licence choisie est la CC0 (Creative Commons Zéro) qui est une sorte d’offrande immédiate et volontaire au Domaine Public. Finalement, peut-être qu’il mérite qu’on clique (enfin) sur ce lien.

Tiens, justement, m’aperçois que je n’ai pas encore parlé de l’auteur !

Que dire sinon qu’il s’appelle Pouhiou et que ce n’est pas avec un pseudo pareil qu’on risque un jour d’avoir son article dédié sur Wikipédia.

On va cependant quand même signaler cet entretien sur le site Framabook, ne serait-ce que parce qu’il comporte des questions aussi subtiles que « Pourquoi ton roman est-il Gay & Geek friendly ? » ou encore « La licence libre, c’est parce que t’as pompé ? ».

Et si vous le croisez un jour, ne vous sentez surtout pas obligé(e) de lui dire : « Il faut que je lise ton livre » !

14 Réponses

  1. J’ai un petit soucis, ça me fait un peu bizarre de poser cette question mais comment fait on si on veut la version electronique, mais la payer ?

    Je lis mes livres sur une liseuse et c’est probablement le genre de livre que je ne ressent pas le besoin d’avoir en version papier, d’autant plus que sa disponibilité, via sa licence, est assuré.

    De plus je ne sais pas si je suis pret à mettre 22€ dans ce livre sur un coup de tête, mais je suis pret à donner quelque chose en tout cas pour la version numérique.

    Bref comment peut on faire pour payer l’édition numérique ?

  2. Cher CG,

    Tout d’abord merci pour cet encouragement. Cela nous conforte dans l’idée de rendre gratuitement disponibles les versions électroniques tout ne laissant le choix aux lecteurs de participer au projet Framabook.
    Si tu cliques sur le lien pour télécharger le livre au format PDF, e-pub ou les sources, tu pourras normalement voir une pop-up qui s’ouvre invitant à faire un don, dont le montant est libre (et en plus déductible des impôts), sur le site http://soutenir.framasoft.org/

  3. Oui j’avais bien vu, mais là on ne fait qu’un don à framasoft, non ? En meme temps je ne sais pas comment sont répartis les 22€ de la version papier mais rien ne va à l’auteur ? c’est ça qui me gene probablement le plus. Je donne régulièrement à Framasoft, j’ai pas de soucis moral à ce niveau, c’etait plus vis a vis de l’auteur sur ce coup :)

  4. Hello

    Les revenus auteur ne sont calculés que sur la vente du livre papier : c’est al nature du contrat de cession non exclusive que nous mettons en place. L’auteur touche 15% du prix de vente du livre papier, ce qui est imbattable dans le monde éditorial, preuve que le modèle marche bien
    Si tu veux faire un don direct à l’auteur, rends toi sur NoeNaute.fr, l’auteur dispose certainement d’un compte paypal ou quelque chose du genre.
    Mais tu peux aussi te dire qu’en donnant à Framasoft tu permets que nous maintenions le projet Framabook et donc afin de permettre encore d’autres publications.

  5. Dans mon idée j’aurais aimé aidé framasoft et l’auteur, pas l’un ou l’autre, car les participent ici. Mais c’est vrai que j’aurais put aller vérifier si on pouvait lui faire un don directement. Désolé du dérangement, du coup je vais probablement faire 2 dons séparré, ce sera plus simple

  6. Vraiment : un grand merci pour ta réaction.

    Je confirme ce que dit Framatoophe : il y a sur noenaute.fr un bouton de don paypal (en bas à droite ou sur la barre latérale dans les articles). Le mieux est d’aller là : http://noenaute.fr/livre-i-smartart… où tout est disponible : les ebook en téléchargement, les liens d’achat, le bouton pour le don vers framasoft (dont il faut soutenir la démarche) et un bouton de don pour me soutenir moi.

    Je t’invite aussi à guetter l’article de vendredi prochain sur le blog (le vendredi, on parle des coulisses) où je détaillerai en toute transparence toutes ces histoires de sous.

    Au Plaisir,
    Pouhiou.

  7. J’ai lu le résumé, c’est décidé il faut que j’achète ce bouquin. Ça a juste l’air génial dit comme ça. J’adore tout ce qui est un peu (beaucoup?) déjanté.
    2 Petites questions puisque je vois que l’auteur lit les commentaires : pourquoi le choix de la licence creative commons 0? (la question porte sur le zéro). Et j’avoue ne pas bien comprendre la différence avec un CC-BY. La paternité étant de toute façon reconnue de fait dans le droit d’auteur en France si je ne m’abuse ?

  8. Pardon, Je veux lire ce bouquin et non pas il faut 😉

  9. En même temps, tu es libre de dire ce que tu veux, hein ^^ !
    La licence CC0 place l’oeuvre dans le domaine public. Il est vrai que légalement, je conserve mes droits moraux (dont la paternité). Mais utiliser la CC0 signifie que si tu ne respectes pas ces droits, j’aurais l’air d’un gros bêta à aller te chercher des noises au tribunal 😉
    L’idée, c’est que c’est cette licence-là qui est au plus proche de mon ressenti lors de l’écrit. Comme quoi ce que j’écris est une digestion des idées que j’ai piochées. Et que c’est ton regard lui donne vie et sens. Comme quoi l’histoire passe par moi mais nous appartient à tou-te-s. J’ai expliqué cela dans le « bonus du vendredi » où j’ai pris cette décision : http://noenaute.fr/bonus-13-inspira… (bonus qui a été adapté en addenda de chapitre dans le livre papier).
    De fait, la licence CC0 est pour moi une question d’honnêteté intellectuelle : vu ce qui se passe lorsque je crée, mettre la moindre barrière, le moindre péage sur mes écrits me semblerait dissonant.

  10. Amarok

    Bien dit !

  11. Salut !
    C’est une super bonne nouvelle. Par contre il n’y a que pour moi pour qui une partie du texte est tronqué à la lecture (format epub avec un Nook) ? Je suis pleinement conscient que le Nook n’est pas forcément l’appareil le plus respectueux des formats ouverts, mais pour sa défense il y a plein de livres en epub du domaine publique que j’arrive à lire correctement dessus (de Cory Doctorow, de Gutenberg…).
    Donc si quelqu’un a une idée/soluce, je suis preneur.

  12. H Valenza

    @Slystone : Achète le livre papier 😛

  13. Hum, je n’ai pas acheté une liseuse pour continuer à acheter du livre papier. :roll:

  14. Vincent B

    Bonjour,
    je vais aussi faire un don à l’auteur et à Frama.
    J’ai lu la version numérique et c’est un très bon moment de lecture. Je ne lirai pas la suite sur le blog !! j’espère que la compil sortira comme celui ci à la fin janvier si j’ai bien compris. Je préfère me plonger dans l’histoire en entier…
    Bonne continuation à chacun.