Geektionnerd : L’histoire d’Aaron Swartz

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C’est un Geektionnerd très spécial que nous propose Gee cette semaine (cliquez sur l’image pour l’agrandir).

Vous pouvez également lire les traductions de quelques uns de ses articles que nous avons publié cette semaine, ainsi que ce Manifeste Hacker qui lui va si bien.

Geektionnerd - Simon Gee Giraudot - CC by-sa

Geektionnerd - Simon Gee Giraudot - CC by-sa

Crédit  : Simon Gee Giraudot (Creative Commons By-Sa)

Auteur/dessinateur de bandes dessinées (Grise Bouille, Le Geektionnerd, Superflu, Bastards Inc, etc.). Et docteur en informatique (généraliste conventionné secteur 42).

7 Réponses

  1. Cryptie

    Merci,
    Juste un point : le MIT (et l’éditeur) ont tous deux retirés leur plaintes bien avant le suicide d’Aaron.
    Ça rend les choses encore plus écœurantes : la procureur a continué alors que les « victimes » avaient retirés leur plaintes !!!

  2. Sputnik

    Exactement. Et ça met en question les procédures juridiques d’inculpation et la surenchère des sanctions pénales faite par les Attorneys pour intimider les inculpés et les pousser à accepter de négocier pour plaider coupable.

  3. Merci à vous d’avoir rendu compte de cette tragédie d’une façon aussi courte, concise et accessible.
    Si une anthologie des Geektionnerds est un jour réalisée, celui-ci devrait en faire partie.

  4. Un TRÈS TRÈS GRAND MERCI à toute l’équipe de Framasoft pour couvrir l’histoire d’Aaron. J’aurais voulu réagir plus et plus tôt mais ma colère m’en empêche ; ce ne serait pas constructif…

    N’empêche, la DÉSOBÉISSANCE civile est plus que jamais d’actualité, ceci pas seulement aux States. Vous ne le relevez pas (enfin je crois, et, de toutes façon, on ne peut pas tout relever) mais ce gars-là a aussi contribué à lutter contre le « Patriot Act » dont l’écho se fait (entre autres) de ce côté-ci de l’Atlantique par la mise en œuvre des lois d’exception (lois Perben II) et dont il ne faut surtout pas perdre en mémoire la douce intégration par un peuple parfaitement lobotomisé (citation de Gee : « Les quelques journaux qui en parlent se contentent du mot « pirate » pour le définir. ») . Il n’est pas du tout impossible, en France, de se voir accuser de « terrorisme » pour simple hacking ; on en a comme qui dirait vu d’autres (…) même si actuellement, et sans doute parce qu’« ils » sont allés un peu trop loin dans leur délire à trop d’occasions, « ils » ont plutôt tendance à se faire quand même plutôt discrets…

    Qu’on se rassure (quoi que…), cela ne durera qu’un temps, et des morts de ce type, il y en aura d’autres. Dans un monde occidental qui se « fachotise » de plus en plus, l’acceptation passive de ce genre de totalitarisme s’est déjà vu… dans des conditions économiques tout à fait comparable (1929). Seule l’Histoire et l’enseignement du passé peuvent peut-être nous donner encore assez de force et d’énergie pour lutter efficacement contre cette pieuvre dont nous connaissons aujourd’hui parfaitement la logique ; serrons-nous les coudes Amis, il fait froid !

    Merci aussi à Gee pour cette phrase : « Aaron aura juste fait l’erreur d’œuvrer pour le partage désintéressé et la diffusion de la connaissance dans un monde qui glorifie des vendeurs de téléphone ». Cela fait partie des points que je crois que nous ne travaillons pas assez : magnifier le « désir » qui ne consomme pas. Je crois ne pas être le plus mal placé pour savoir à quel point ce n’est pas simple, à fortiori conscient de la masse à laquelle on s’adresse. Mais je crois aussi qu’on devrait avoir plus conscience de l’importance à souligner le côté moral de nos actes ; aussi horrible que ce soit de dire cela, la mort d’Aaron aura ceci de positif qu’elle peut être maintenant utilisée comme une « caution » dont on aurait quand même tors de se priver ; « ils » nous doivent bien ça, en face.

  5. Ce n’est pas tout à fait approprié (quoi que?) mais à lire ce résumé de la vie et de l’action d’Aaron Swartz, ce qui me vient aux lèvres, c’est « le chant des partisans », en particulier ces vers:
    « Ami, si tu tombes un ami sort de l’ombre à ta place.

    Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute »

  6. La BD est très sympa, mais j’en ai un peu marre de lire des choses comme « à seulement 14 ans, … ». Justement si Aaron Swartz a pu faire des choses intéressantes si jeune, c’est parce que, comme le dit l’adage, « On the internet, nobody knows you’re a dog ». C’est un espace d’échange où on peut, dans une certaine mesure, s’affranchir des barrières établie par la société selon l’âge, le sexe, le niveau social, etc. Les gens qui ont collaboré avec lui pour écrire ne se sont pas dit « on va faire ce qu’il dit parce que wow, il a 14 ans », mais on trouvé ses contributions pertinentes indépendamment de son âge.

    Revenir à outrance sur le thème « petit génie » est assez infantilisant (surtout pour un adulte de 26 ans), et justement pour moi ça peut être perçu comme une négation de cette égalité dont il a pu profiter. De son vivant, on ne le jugeait pas sur son âge mais ses accomplissements, autant continuer à faire de même après sa mort.

    Bien sûr, d’une part ses amis avaient un rapport différent avec lui (Doctorow raconte que c’était aussi un enfant dans une partie de ses comportements; et ses dépressions chroniques demandaient peut-être un soutien de nature un peu parentale), mais c’est quelque chose qui n’est pas accessible aux autres. D’autre part, cette « égalité » proposée sur internet reste à prendre avec un grain de sel, c’est quand même plus facile pour les jeunes blancs américains aisés de père informaticien que pour d’autres segments de la population plus minoritaires dans la culture hacker et plus facilement aliénés en ligne (les femmes, par exemple).

  7. J’ai trouvé le dessin de GNU et Tux éplorés très émouvant. Mais ça nous rappelle que bizarrement Aaron Swartz était un fan d’Apple (lu sur son blog). Comme beaucoup de geeks, il avait un MacOS et non pas, comme je l’espérais, un GNU/Linux installé sur un macintosh.