Safari pourrait bien devenir le cauchemar Internet Explorer 6 de la navigation mobile

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Tristant Nitot écrivait récemment sur son blog dans un joli billet dédié aux 15 ans de Mozilla :

Pourtant, l’avenir numérique n’est pas tout rose. La nouvelle frontière est dorénavant celle du mobile, et l’ouverture du Web est bien loin d’être d’être la norme dans ce nouvel univers. Le Web a offert à tous la liberté de créer et de diffuser sans demander la permission; la liberté d’apprendre en faisant un simple “View Source”; la liberté de faire une application qui tournera partout, avec une technologie qui n’est pas la propriété d’un acteur en particulier.

Mozilla s’est lancé le défi de s’attaquer à ce problème, de faire du Web un citoyen de premier rang sur le mobile. Première étape : Firefox pour Android. Deuxième étape : Firefox OS.

Comme il y a 15 ans, il s’agit de fabriquer l’Internet (mobile) qu’on veut, pas celui qu’on veut bien nous laisser. Comme il y a 15 ans, cela peut sembler à certains un objectif délirant. Ca l’est peut-être. Sûrement. Mais pour ceux qui entrevoient le potentiel de cette idée, l’attrait est irrésistible. Je vois le potentiel de cette grande idée. Et vous ?

Une belle et optimiste introduction à la (plus inquiétante) traduction ci-dessous.

Babak Farrokhi - CC by

Le cauchemar d’IE6 pourrait être de retour

The IE6 nightmare might be back soon

James Creixems – Avril 2013 – Blog personnel
(Traduction : Fly, ProgVal, aKa, Sphinx, Léo, fcharton, Moosh + anonymes)

J’y réfléchissais ces derniers temps, et je pense que j’ai trouvé le nouvel IE6 et oui… je suis terrifié.

Chaque développeur web se souvient des années d’horreur d’IE6. Un navigateur, qui était fourni par défaut sur un système utilisé par 90% des gens (Windows) a fini par avoir une telle part de marché que ses développeurs se moquaient d’améliorer le produit, de respecter les standards, ou même de mettre à jour le produit.

Ainsi, pendant des années, les développeurs web ne pouvaient profiter des avantages qui étaient apportés par l’amélioration des standards (PNG transparents, flottants CSS, etc.). Tout le monde devait « supporter » IE6 et c’était un vrai et terrible cauchemar.

Actuellement, les navigateurs sont mis à jour par intervalles de quelques semaines, ajoutant de nouvelles fonctionnalités et supportant de nouveaux standards, encore plus vite que précédemment. Et avec un système de mises à jour automatiques qui est encore plus transparent pour l’utilisateur.

Mais il y a une exception à cet âge d’or que nous vivons. C’est un navigateur, qui se met à jour seulement une fois par an sur une plateforme qui n’accepte pas d’autre navigateur et qui a 50% de parts de marché. Oui, je parle de Safari Mobile.

Safari Mobile pourrait devenir le nouvel IE6.

Dans la mesure où iOS n’autorise aucun autre moteur de rendu, il n’y a aucune réelle alternative à Safari Mobile. Par exemple, Chrome sur iOS ajoute de nouvelles fonctionalités en surcouche, (synchronisation des onglets, etc), mais au final, il s’agit toujours du rendu de Safari Mobile. Pas de moteur V8, pas de support sur mesure des nouveaux standards.

Et avec l’adoption par Chrome d’un nouveau moteur de rendu dans les prochaines semaines, la divergence entre Chrome sur ordinateur (et sur Android) et Chrome sur iOS sera bientôt beaucoup plus évidente.

Mozilla ne propose pas Firefox sur iOS par ce qu’ils ne peuvent pas utiliser leur moteur Gecko. Donc, sur iOS, nous sommes coincés avec le moteur de rendu de Safari mobile.

Si Safari Mobile était magiquement mis à jour à la même vitesse que les autres navigateurs avec les dernières spécifications WebKit, ce serait un moindre mal. Mais il se met à jour seulement une fois par an, et commence à avoir l’air « dépassé » quand on le compare aux derniers navigateurs.

Par exemple, prenez le support CSS Flexbox. La spécification a changé de manière significative au cours des derniers mois. Chrome embarque déjà la dernière implémentation, Firefox aussi ; mais Safari et Safari Mobile… eh bien non car ils n’ont pas été mis à jour.

Or en tant que développeurs, nous devons supporter Safari Mobile. Cela représente environ 61% du marché des mobiles. On ne peut l’ignorer. Bienvenue à nouveau dans l’enfer IE6.

C’est pour l’instant à peine visible, mais alors que Chrome passe à Blink et que Firefox continue à innover rapidement, Safari Mobile va probablement devenir l’IE6 de la course. Nous détesterons tous devoir le supporter et être incapable d’utiliser les dernières spécifications parce que Safari Mobile ne les supporte pas.

Je ne pense pas cependant que ce sera aussi horrible que dans les années d’IE6. iOS a une part de marché beaucoup plus petite que celle qu’avait IE6, ils sont en concurrence avec Android et Chrome qui s’amélioreront certainement beaucoup plus rapidement ; et Safari Mobile est construit à partir d’un moteur open source, ce qui garantit que chaque mise à jour effectuée par Apple obtiendra les trucs les plus récents.

Donc, ça ne sera pas aussi horrible que IE6 mais je pense que dans les prochaines années, Safari Mobile va devenir le navigateur que tous les développeurs web vont détester devoir supporter.

J’espère vraiment qu’Apple va autoriser d’autres navigateurs (avec d’autres moteurs de rendu) sur iOS 7. Cela réglerait tout automagiquement, ou au moins qu’ils décident d’aller vers un système de mises à jour silencieuses de Safari Mobile. Mais oui, je sais que c’est d’Apple dont je parle… un développeur peut toujours rêver.

Crédit photo : Babak Farrokhi (Creative Commons By)

16 Réponses

  1. Une évolution de Safari lente, pour éviter que les applications web concurrencent les applications natives. Comme ça Apple possède toujours le contrôle sur leur boutique et peuvent aussi glaner des sous (outils développeurs, machine Apple, licence AppStore).

  2. Sylvain

    :) GeekShadow je te renvoie a la présentation du 1er iPhone ou le SEUL moyen de faire des apps était par le biais de webapp…

    Si cela ne vous rappelle rien tant pis.

    Je ne me fait pas de soucis. Safari a tout intérêts à évoluer aussi vite que les autres. Les développeurs qui se font plaisir en utilisant systématiquement la toute dernière nouveauté qui tue ne travaille pas tout à fait dans la vraie vie. :)

  3. Freddy

    Flexbox c’est vraiment le mauvaise exemple puisqu’il est de toute façon préfixé presque partout et que de toute façon la syntaxe nécessaire à iOS est la même que celle nécessaire à Android 2.X
    Chrome Android avait beaucoup de bugs CSS au début qui ne sont réglés que récemment.

    Il n’est actuellement pas difficile d’être compatible Safari iOS 6, c’est même facile et plaisant. Actuellement les plateformes qui ralentissent c’est Windows Phone 7.5, BlackBerry 7 mais surtout Android 2.X qui est pour moi le véritable IE6 du web mobile.

    Chrome commence à peine à enlever les préfixes webkit sur desktop, il n’y a encore rien de fait sur mobile. Les navigateurs les moins préfixés sont Firefox et IE10.

  4. Samizdat

    Je me permet d’élargir le sujet. Désolé si çà vous parait legèrement hors-sujet.

    Pour promouvoir Firefox OS, Mozilla indique qu’on pourra créer des applis web et contribuer ainsi à un ecosystème universel, multiplateforme, portable,… Cà c’est la théorie mais en pratique, le developpeur qui voudra des fonctionnalités mobiles élaborées devra utiliser les APIs web préparées par Mozilla. Sauf que ces APIweb « Made in Mozilla » sont dépendantes d’une validation par le W3C. Et il me semble que ce processus de validation par le W3 est loin d’étre finalisé pour l’instant. Il faudra également que ces APIs soient implémentées par les concurrents de Mozilla/Firefox : là aussi c’est loin d’étre finalisé. Safari ne me semble donc pas le seul cailloux dans la chaussure.

    L’universalité-multiplaterforme préchée par Mozilla me semble donc encore trés fragile. Cà reste des incantations. Le developpeur citoyen qui souhaite contribuer à un ecosystème universel et multiplateforme doit rester lucide, prudent et pragmatique. A suivre Mozilla tète-baissée, il risque paradoxalement de se marginaliser. Reconnaisser que « faire de l’universel » seul dans son petit coin est une situation paradoxale et absurde. Des outils universel, c’est bien mais n’oublions pas que l’universalisme-multiplateforme reste dépendant de la bonne volonté du W3C et de l’implantation des concurrents de Mozilla.

    Voilà comment je perçois l’état des lieux du monde mobile actuel mais peut-étre que j’ai mal compris. Pensez-vous que le pari Firefox OS va fonctionner ? Vos remarques sont les bienvenues.

  5. Freddy> A la différence que sous toutes les versions d’Android, il existe un grand nombre de navigateurs alternatifs facilement installables à partir de Google Play (dont Opera, Firefox et Chrome) :) Et Chrome n’est installé par défaut que sous Android 4.2.

  6. Je ne comprends pas pourquoi on DOIT faire un site compatible Safari Mobile.
    Juste faire un truc minimum et c’est tout.
    Qu’on laisse les possesseurs de ces appareils dans leur monde.
    Et quand Apple dira : vous pouvez surfer partout, bah ça sera vrai et les gens se diront : c’est moche quand je suis chez Apple.

  7. Et n’oublions pas les possesseurs d’iPad de 1ère génération, machine d’à peine 2 ans et qui restera bloquée avec iOS 5. Une mise à jour par an ? Estimez-vous heureux !

  8. Très bon article.

    Je ne comprendrai jamais pourquoi toutes ces app « natives » telles que Safari sous iOS doivent toujours attendre une mise à jour de l’OS entier. Je n’y vois aucun intérêt, pour personne, et aucune difficulté technique (pas comme IE qui était utilisé dans l’explorateur de Windows si je ne m’abuse).

    J’ose espérer que Mozilla proposera Firefox pour iOS via le Jailbreak, mais ça m’étonnerait qu’ils prennent le risque de fâcher Apple…

    On a plus qu’à prier pour que John Ive reprennent correctement les choses en main avec iOS 7.

  9. Magick

    Effectivement, une mise à jour / an, c’est un peu ridicule aujourd’hui quand on voit le potentiel d’HTML5/CSS3. Cela étant, l’avance d’apple est déjà bien entamée par android, et c’est surtout l’omniprésence de webkit en embarqué qui pose fondamentalement problème. Le préfixage CSS est une merde, et n’aurait jamais du être accepté, tout simplement.

    En tout cas, j’attends impatiemment l’arrivée de Firefox OS en France, vous savez, ce pays émergent dans lequel les moutons achètent n’importe quelle merde numérique en offrant leur vie privée et leurs données sur un plateau à des multinationales américaines… :)

  10. Tôt ou tard Apple devra revoir sa politique concernant les browsers sur iOS. Microsoft a été condamné pour moins que ça (le ballot-screen, etc). Apple étant le Microsoft du mobile, il est grand temps de prendre des mesures et interdire le navigateur unique.

    Néanmoins, je ne serai pas aussi alarmé que l’auteur de ce billet : si IE6 représentait bien plus de 90% des navigateurs PC, ainsi que plus de 90% de la navigation tous supports confondus (bon, c’était facile, y’avait que les PC à l’époque), il faut savoir que la navigation sur mobiles + tablettes ne représente même pas 10% de la navigation mondiale tous supports confondus. Ca plus la navigation Android et le fait que beaucoup de sites demandent l’utilisation d’une « app », on peut considérer que le moteur de Safari représente entre ~5% et (grand maximum) 10% de la navigation mondiale. Opera Desktop + Opera Mobile/ICE (celui qui utilise Presto/WebKit/Blink, hein) fait mieux ;)
    Pour finir, Apple n’a plus le vent en poupe : les utilisateurs n’achètent plus les iPhones à 500€ chaque année comme de bons petits moutons, la concurrence est de plus en plus féroce et de qualité (Android et Windows).
    Safari est encore loin d’être le nouveau IE6. Ca peut très bien arriver, mais en y pensant sérieusement ce n’est pas si évident que ça. Bref, je reste confiant.

  11. Je rejoins Freddy en disant que si Safari mobile évolue lentement, il reste le navigateur mobile le plus proche des standards. J’ai travaillé énormément sur les mobiles et le responsive design ces derniers temps, sincèrement, Safari, c’est du gâteau, par contre, le tout dernier Windows Mobile et Android 2.X m’ont bien pourri la vie.

  12. Je pense aussi que Safari ne sera pas le prochain IE6, pas en tant que tel. Ne serait-ce que parce qu’iOS va sagement retourner à ses 20% de part de marché assez rapidement, quand les gens en auront marre de payer plus cher pour la même chose. WebKit aurait pu causer ce problème (http://dutherenverseauborddelatable…) , mais visiblement, Google l’a forké (d’ailleurs, je me demande la tête des gens d’Opera en ce moment).

    Enfin, la vraie question effectivement, c’est qu’est ce qu’on attend pour coller un procès pour abus de position dominante à Apple.

  13. maxime

    Jetez vos iphones, ne supportez pas IOS, les utilisateurs ne pourront pas se passer de vos sites web. Et si jamais il le faisaient tant mieux. De toutes façon il y a déjà 2 webs, le vrai et le commercial, les 2 sont souvent incompatibles et pas très connectés. Et ça ne va pas en s’arrangeant. À l’époque d’ie6 ce sont les dev qui ont forcé crosoft a changer de politique en faisant des sites plus beau, plus pratique sur firefox et surtout les dev de firefox qui ont fait un navigateur bien plus performant. Ce sont les dev qui ont forcé la main des utilisateurs en leur disant : je t’aide pas si tu mets pas firefox.
    Si t’as un iphone je t’appelle pas, je te répond pas et je t’envoie des docs que tu peux pas lire juste pour t’em…
    Et quand tu m’envoie un mail avec comme signature « envoyé depuis mon iphone », je te répond avec comme signature : « Envoyé depuis ma tour toute pourrave qui a 10 ans qui fait mieux que ton iphonedroid »
    Aujourd’hui tous mes amis sont sous gnu/linux car je leur ai dit : je t’aide pas si t’as windows. Et comme windows n’a jamais marché plus de 1 mois sans intervention de ma part ils ont tous tout de suite changé. Aujourd’hui je n’ai jamais réinstallé aucun gnu/linux sur aucune machine, ils se mettent à jours tout seul, si il y a un problème il suffit de lire les messages d’erreur, faire ce qu’on te dit et ça repart.
    Ma politique : pas de téléphone tant qu’il est pas vraiment libre (donc pas d’android non plus).
    Et surtout ayez un peu de patience et tenez bon sans smartphone (c’est possible, on en meurt pas).
    Si il y a encore du soft proprio en position dominante la faute incombe en premier lieu à ceux qui sont prescripteurs de technologie donc vous/nous chers amis.
    Avoir un iphone ou un android et faire la leçon sur les logiciel libre c’est un peu faire son cahuzac : je te le dis droit dans les yeux les iphone c’est pas bien mais moi j’ai un android et c’est pareille.

  14. St. Jobs

    Où l’on voit que le librisme, comme tout idéologie confine à l’ignorance et au sectarisme voir à l’obscurantisme… en notant que j’évoque ici certains commentaires à ce billet.

    Un article manquant de vraisemblance. D’abord Apple c’est assez peu de part de marché pour pouvoir se permettre d’imposer des solutions propriétaires là où ce serait suicidaire pour eux, par exemple le web, où 95 % des internautes à peu près naviguent sous autres OS que les leurs.

    La question de savoir si Safari intégrera aussi vite que les autres navigateurs certaines fonctionnalités ou propriétés CSS ne se pose pas plus pour Apple que pour Mozilla – qu’il nous a fallu traîner comme un boulet et qui a maintenu Flash sous perfusion pendant des années avant de faire un pas (la queue entre les pattes) vers le support du standard H264/AVC –, ou que pour d’autres navigateurs, présents ou à venir. À chacun ses manques.

    Enfin vous oubliez que le mètre étalon en la matière est le W3C, qu’il est très lent à passer le statut de document de travail à recommandation candidate puis à recommandation… De fait la plupart des propriétés plaisantes que l’ont peut utiliser à ses risques et périls sont toujours préfixées donc expérimentales. Alors les mises à jour annuelles de Safari sont bien suffisantes, voir rapides comme l’éclair à la mesure du train d’escargot de l’organisme certificateur. D’autant qu’il en existe des intermédiaires .x comme dans toute l’industrie du logiciel.

  15. Sylvain

    @maxime reste dans ton monde libre à l’ergonomie si bien reconnue du grand public (d’où son succès).

    A chaque fois je me rend compte que les tenant du logiciel libre sont plus sectaires que les fan-boys (Apple, Android ou autre). Il y a de la place pour tous. Apple ne serait pas dans la position qu’ils ont sur mobile s’il n’avaient pas profité du moteur kHTML pour en faire webkit.

    Opposer les deux univers c’est vraiment faire preuve d’un esprit fermé alors que chacun doit pouvoir trouver son bonheur.

    C’est pour ces raisons qu’on ne voit pas LibreOffice ou OpenOffice sur iOS alors qu’il pourraient en profiter pour créer une véritable alternative à MS Office alors même que MS refuse, pour des raisons purement politiques/marketing, de lancer sa propre version d’office mobile.

    Le libre a longtemps soutenu Android, leur champion du libre sur mobile. Maintenant que Google apparait comme plus creepy que jamais on cherche espoir dans Firefox OS.

    N’oubliez pas que si les opérateurs se mettent derrière Firefox OS c’est juste pour eux un moyen de reprendre la main sur les fabriquants. Une main qu’ils ont perdu au profit d’Apple et son iPhone.

    Un mouvement d’Apple qui finalement aura été au profit des utilisateurs bien plus que ce que les OS libres mobile successifs ont su faire…

  16. Pouait-pouait

    « reste dans ton monde libre à l’ergonomie si bien reconnue du grand public (d’où son succès). »
    @Sylvain,
    Quand il ne reste plus que ça à opposer au « libre » et/ou à ses « prosélytes » tout désignés, c’est que, dans le fond, les logiciels privateurs ou moins libre n’ont rien de plus qu’une audience historique pas forcément des plus méritées. Malheureusement pour leur VRP de circonstance, ils ne seront pas [mieux] payés pour ça. :-)

    Moi, je plussoie maxime : aider que les personnes sur OS libre ou avec des logiciels libre, on est quand même vachement plus tranquille. Quand on veut préserver son petit pré-carré d’air moins dégueu, pas besoin d’aider les porte-flingues d’à coté qui souhaitent trouver en toi un frère d’arme afin de passer l’amertume de leur parcelle de bonheur en toc de leur revendeur chèque-chic-choc.