Pourquoi Microsoft Word doit-il mourir ?

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Cet article est le fruit d’une traduction collaborative menée via la liste linuxedu sur un framapad.

Le titre original est : « Why Microsoft Word must Die? ». Son auteur Charles Stross est un écrivain britannique de science fiction. Très connu dans le milieu de la science fiction et du fantasy, il a obtenu plusieurs prix dont le prix Hugo.

Avant de pouvoir traduire son texte, nous lui avons demandé son autorisation ainsi que la licence qu’il souhaitait poser. Le texte suivant est donc en CC-By-Nc-Sa. Un grand merci à lui pour sa réactivité et surtout cet article très intéressant.

En tant qu’enseignants, nous ne pouvons que recommander cette lecture. On entend parfois comme argument que le système éducatif doit former à Word car c’est ce qui est présent dans le monde professionnel. Ceci est une véritable insulte à nos missions. Cela signifie que la qualité de notre enseignement est pauvre au point que nos élèves soient incapables de s’adapter à divers contextes logiciels ! Notre rôle est de les former à une classe de logiciel pas à un « outil » particulier aussi bon ou aussi mauvais soit-il. Vu les programmes actuels, peu d’élèves sortent en sachant utiliser correctement un traitement de texte. Le paradigme de la machine à écrire améliorée perdure.

Microsoft Word

Pourquoi Microsoft Word doit mourir ?

Je hais Microsoft Word. Je veux la mort de Microsoft Word. Je hais Microsoft Word avec une passion ardente et enflammée. Je hais Microsoft Word à la manière dont Winston Smith haïssait Big Brother. Et, de manière alarmante, nos raisons ne sont pas si différentes…

Microsoft Word est un tyran pour l’imagination, un dictateur mesquin, sans imagination et inconséquent qui est mal adapté à une quelconque utilisation créative par un écrivain. Pire : Il est en situation de quasi-monopole, dominant l’univers des traitements de texte. Son statut quasi monopolistique envahissant a fait un lavage de cerveaux aux développeurs de logiciels, à un point tel que peu d’entre eux peuvent imaginer un traitement de texte comme autre chose qu’une pâle copie du Monstre de Redmond. Mais qu’est-ce qui ne va pas exactement ?

J’utilise des traitements de texte et des éditeurs de texte depuis environ 30 ans. Il y eut une époque, avant la domination de Microsoft Word, où plusieurs paradigmes radicalement différents pour la préparation et le formatage de texte étaient en compétition dans un marché ouvert des idées. L’une des premières combinaisons, particulièrement efficace, était l’idée d’avoir un fichier texte, contenant des commandes imbriquées ou des macros, qui pouvait être édité avec un éditeur de texte pour les programmeurs (comme ed ou teco, ou plus tard vi ou emacs) puis alimenter divers outils : vérificateurs d’orthographe, correcteurs de grammaire, et des outils de mise en page tels que scribe, troff ou latex qui produisaient une image binaire de la page pouvant être envoyée à une imprimante.

Ces outils étaient rapides, puissants, élégants et extrêmement exigeants vis-à-vis de l’utilisateur. Quand les premiers ordinateurs personnels 8 bits apparurent (pour l’essentiel, l’Apple II et l’écosystème concurrent CP/M), les programmeurs tentèrent de développer un outil hybride, appelé traitement de texte : l’édition se faisait à l’écran et masquait à l’auteur les commandes compliquées et rébarbatives destinées à l’imprimante, en les remplaçant par une mise en surbrillance et en ne les affichant que lorsque que l’auteur demandait au logiciel de « montrer le code ».

Des logiciels comme WordStar ont ouvert la voie, jusqu’à ce que WordPerfect prenne le marché au début des années 1980 en introduisant la possibilité d’éditer simultanément deux fichiers ou plus, en scindant l’affichage à l’écran.

Puis, vers la fin des années soixante-dix et le début des années quatre-vingts, des groupes de recherche au MIT (l’Institut Universitaire de Technologie du Massachusetts à Boston) et au centre de recherche de Xerox à Palo Alto en Californie ont commencé à développer des outils qui ont étoffé l’interface graphique de l’utilisateur des stations de travail comme le Xerox Star et, plus tard, l’ordinateur Lisa et Macintosh – et finalement l’imitateur nouveau venu Microsoft Windows. Une guerre éclata puis fit rage entre deux factions.

Une faction voulait prendre le modèle classique des codes imbriqués dans un ficher, et l’améliorer pour un affichage graphique : l’utilisateur sélectionnait une section de texte, le marquait « italique » ou « gras », et le traitement de texte injectait le code associé dans le fichier puis, au moment d’imprimer, modifiait le rendu graphique envoyé à l’imprimante à cette phase-là du processus.

Mais un autre groupe voulait utiliser un modèle beaucoup plus puissant : les feuilles de style hiérarchiques. Dans un système à feuilles de style, les unités de texte — mots ou paragraphes — sont étiquetées avec un nom de style regroupant un ensemble d’attributs qui sont appliqués à ce morceau de texte lors de l’impression.

Microsoft était au début des années 80 une entreprise de développement logiciel, surtout connue pour son interpréteur BASIC et le système d’exploitation MS-DOS. Steve Jobs approcha Bill Gates en 1984 pour écrire des applications pour le nouveau système Macintosh, et il accepta.

L’un de ses premiers travaux fut d’organiser le premier véritable traitement de texte WYSIWYG pour un ordinateur personnel – Microsoft Word pour Macintosh. La controverse faisait rage en interne : devait-on utiliser les codes de contrôle ou bien les feuilles de style hiérarchiques ?

Finalement, le verdict tomba : Word devrait mettre en œuvre les deux paradigmes de formatage. Bien qu’ils soient fondamentalement incompatibles et qu’on puisse tomber dans une confusion horrible en appliquant un simple formatage de caractères à un document à base de feuille de style, ou vice versa. Word souffrait en réalité d’un vice de conception, dès le début – et cela n’a fait qu’empirer depuis.

Entre la fin des années 80 et le début des années 90, Microsoft est devenu un mastodonte en situation de quasi-monopole dans le monde du logiciel. L’une de ses tactiques est devenue bien connue (et redoutée) dans l’industrie : adopter et étendre (NdT: il y a l’idée du « baiser de la mort » : étreindre pour mieux étouffer).

Confronté à un nouveau type de logiciel à succès, Microsoft rachètait l’une des entreprises à la pointe du secteur et déversait alors des moyens pour intégrer le produit à son propre écosystème Microsoft, si nécessaire en abaissant ses prix pour éjecter ses concurrents du marché. La croissance de Microsoft Word s’est faite par l’acquisition de nouveaux modules : publipostage, correcteurs orthographiques et grammaticaux, outils de chapitrage et d’index.

Toutes ces entreprises étaient des sociétés artisanales dynamiques, formant une communauté prospère d’éditeurs de produits concurrents qui tous luttaient pour produire de meilleurs logiciels qui leur permettaient de cibler leurs parts de marché. Mais Microsoft s’est infiltré dans chaque secteur et a intégré un par un les concurrents à Word, tuant de fait la concurrence et étouffant l’innovation. Microsoft a tué les outils d’index et de chapitrage sur Windows, a stoppé net le développement du correcteur grammatical, a étouffé celui des correcteurs orthographiques. Il existe un cimetière entier d’écosystèmes jadis prometteurs, et il s’appelle Microsoft Word.

Alors que le logiciel se développait, Microsoft déploya sa tactique « Adopte étend et étouffe » en vue de rendre les mises à jours incontournables, rendant ainsi les utilisateurs de Word captifs, par le biais de mutations constantes du format de fichier utilisé. Les premières versions de Word étaient interopérables avec ses rivaux comme Word Perfect, elles pouvaient importer et exporter dans les formats de fichier des autres logiciels. Mais au fur et à mesure que la domination de Word devenait établie, Microsoft a à plusieurs reprises modifié son format de fichier – avec Word 95, Word 97, en 2000, encore en 2003 et plus récemment encore.

Chaque nouvelle version de Word utilisait par défaut un nouveau format de fichier qui n’était plus reconnu par les versions précédentes. Pour échanger des documents avec quelqu’un d’autre, vous pouviez tenter d’utiliser le format RTF — mais la plupart des utilisateurs professionnels occasionnels ne prenaient pas la peine de regarder les différents formats du menu « Enregistrer sous… », et donc si vous deviez travailler avec d’autres, vous vous trouviez dans l’obligation de payer régulièrement la dime Microsoft même si aucune nouvelle fonctionnalité ne vous était utile.

Le format de fichier .doc a lui aussi été délibérément rendu opaque : au lieu d’un document interprétable contenant des métadonnées de formatage ou de macros, c’est en fait l’image mémoire des structures de données logicielles qu’utilise Word, avec les adresses pointant sur les sous-routines qui fournissent les données de formatage ou celles des macros. Et la « sauvegarde rapide » aggrava encore la situation en ajoutant un journal des différents changements à l’image mémoire du programme.

Pour analyser un fichier .doc vous devez virtuellement réécrire un mini Microsoft Word. Ce n’est pas un format de fichier contenant des données : c’est un cauchemar ! Au 21e siècle, ils ont essayé d’améliorer le tableau en le remplaçant par un schéma XML… mais ils n’ont réussi qu’à ajouter à la confusion en utilisant des balises XML qui se réfèrent à des points d’entrée de fonctions dans le code de Word, au lieu de décrire la structure sémantique réelle du document. Difficile d’imaginer qu’une multinationale telle que Microsoft, aussi importante et (habituellement) gérée avec compétence puisse commettre accidentellement une telle erreur…

Cette obsolescence programmée n’a pas d’importance pour la plupart des entreprises, dans lesquelles la durée moyenne de vie d’un document est inférieure à six mois. Mais d’autres domaines réclament la conservation des documents. En droit, en médecine ou encore en littérature, la durée de vie d’un fichier se compte en décennies si ce n’est en siècles. Les pratiques commerciales de Microsoft vont à l’encontre des intérêts de ces utilisateurs.

D’ailleurs Microsoft Word n’est même pas facile à utiliser. Son interface alambiquée, baroque, rend difficile ce qui est simple et quasi impossible ce qui est difficile. Ceci garantit la sécurité de l’emploi pour le gourou, mais pas la transparence pour l’utilisateur éclairé et intuitif qui souhaiterait simplement se concentrer sur son travail et pas sur l’outil avec lequel la tâche doit être accomplie. Word impose à l’auteur sa propre conception de la façon dont un document doit être structuré, une structure bien plus adaptée aux lettres commerciales et aux bilans (tâches pour lesquelles il est utilisé par la majorité de ses utilisateurs).

Ses outils de vérification et de suivi des modifications sont baroques, truffés d’erreurs et ne conviennent pas à un vrai travail collaboratif de conception d’un document ; ses possibilités de chapitrage et de notes sont piteusement primitives face aux besoins d’un écrivain ou d’un thésard. Quant aux recommandations à l’emporte-pièce de son correcteur grammatical, elles pourraient n’être qu’amusantes si les tournures commerciales qu’il impose, dignes d’un potache besogneux, n’étaient désormais si largement répandues.

Mais ce n’est pas pour cela que je veux la mort de Microsoft Office.

La raison pour laquelle je veux sa mort est que, tant que celle-ci ne sera pas arrivée, on ne pourra éviter Word. Je n’écris pas mes romans avec Microsoft Word. J’utilise toute une palette d’autres outils, depuis Scrivener (un logiciel conçu pour la structuration et l’édition de documents composites qui est à Word ce qu’un environnement de développement intégré est à un éditeur de texte rudimentaire) jusqu’à des éditeurs de texte classiques comme Vim. Mais d’une façon ou d’une autre, les principales maisons d’édition se sont laissé intimider et persuader que Word était l’incontournable clef-de-voûte des systèmes de production de documents.

Pire, cette prédominance nous rend aveugles aux possibilités d’amélioration de nos outils de création de documents. On nous a imposé presque 25 ans d’immobilisme, j’espère que nous trouverons bientôt quelque chose de mieux pour le remplacer.

29 Réponses

  1. ça me fait bizarrement penser à un certain IE6…

  2. Merci pour la traduction. Mais c’est moi, ou il y a un problème dans la phrase suivante ?

    « L’une des premières combinaisons, particulièrement efficace, était l’idée d’avoir un fichier texte, contenant des commandes imbriquées ou des macros, qui pouvait être édité avec un éditeur de texte pour les programmeurs (comme ed ou teco, ou plus tard vi ou emacs) <em>puis alimenter divers outils<em> : vérificateurs d’orthographe, correcteurs de grammaire, et des outils de mise en page tels que scribe, troff ou latex qui produisaient une image binaire de la page pouvant être envoyée à une imprimante. »

  3. Cascador

    Bonjour,

    Merci beaucoup pour cette traduction, c’est très intéressant ! J’ai vu une énorme coquille Steve Job –> Jobs.

    Tcho !

  4. Je rejoins Cyrille Borne sur le sujet, c’est bien sympa de dénigrer… mais est ce qu’il l’a déjà utilisé au moins ? Juste pour tester ?
    Ayant utiliser les deux suites Office (pour moi OpenOffice est projet mort). J’explique toujours du point le plus objectif que je peux pourquoi je préfère LibreOffice à MicrosoftOffice, et quels sont les avantages/inconvénients de l’un sur l’autre. Au final, même un peu convaincu par mes paroles, ça utilises MO car « gratuit » (entendez par là piraté) et plus performant (arguments que je trouve invalide, LibreOffice étant simple d’utilisation, MicrosoftOffice étant facile d’utilisation, une fois l’apprentissage du logiciel fait, la simplicité l’emporte toujours.).

    Il est vrai que le monde professionnel l’utilise, mais en même temps, il devrait peut être se poser la question du pourquoi ? Car au delà du raquette des particuliers, les entreprises elles, n’y sont pas forcée, c’est parce qu’il y a une offre dite professionnelle (moi aussi je trouve ce terme débile :) ) !.

    Y a un point aussi qui peut être intéressant à aborder vis à vis des entreprises :
    Imaginons que vous soyer l’adminSYS (qui a connaissance des logiciels libres) de votre entreprise, on vous demande de renouveller les postes de travail. Qu’ aller vous faire ? Mettre du Libre ? Ce qu’il faut comprendre, c’est que si jamais il y a des soucis, c’est sur vous que ça retombe, car combien même ce n’est pas vautre faute, pour votre entreprise, le libre, c’est de l’amateur, pas du pro, et que c’est votre faute d’avoir choisi des logiciels à destination du grand publique et non des pros qui on besoin de logiciels sûr. Avec du privateur, on peut se dédouaner de toutes responsabilités.

  5. « Ceci est une véritable insulte à nos missions. Cela signifie que la qualité de notre enseignement est pauvre au point que nos élèves soient incapables de pouvoir s’adapter à divers contextes logiciels ! »

    Il y a de quoi se sentir insulté, effectivement.

    Maintenant, quitte à raisonner en termes de qualité, ce serait sûrement une bonne chose d’éviter d’écorcher la langue française dès le titre de l’article. « doit-il », ça n’est tout de même pas une performance olympique, surtout dans un texte écrit.

    En même temps, le texte d’introduction donne le ton : les élèves sont incapables de pouvoir … bong sang …

  6. Si les entreprises ont adopté Word c’est surtout qu’il etait vendu avec Excel. Et encore aujourd’hui Excel est le seul produit de Microsoft qui soit vraiment incontournable.

  7. Sur le problème du style direct / feuille de style pas direct, notons que LibreOffice / OpenOffice ne s’en sort pas mieux. Remarquons que même LaTeX a le même souci : il y a des gens qui vont rien comprendre aux styles, et qui vont s’amuser à mettre directement des gras…

  8. Celtic34fr

    Merci pour cet article, qui donne bien des raisons de croire que la créativité tant à ce perdre.

    J’accorde bien qu’Excel n’a pas encore de concurrent sérieux ttoine, mais la politique globale de Rechmond ne tend qu’à une chose : réduire la concurrence en cendre. J’ai en mémoire la concurrence à Windows : GeoWorks, OS2/Warp, ou DR Dos pour MS Dos. Que sont-ils devenus ? Malgré les efforts d’IBM, OS2/Warp n’a pas pu résister.
    Dire qu’il n’existe pas de véritable concurrence à Excel, n’est pas tout à fait vrai. Il faut savoir ce que l’on demande à une feuille de calcul : faire des calculs plus ou moins complexes ou créer un véritable programme au travers de macro et programmation en langage évolué.

    Au regard de nombre d’expériences professionnelles, il faut en premier lieu redéfinir les besoins véritables et les objectifs qu’un outil doit remplir, plutôt qu’avoir un véritable couteau suisse dont on utilisera guère plus de 30 à 40% des possibilités. L’alternative que représente LibreOffice est à mes yeux l’étape intermédiaire vers cette vision. Mais attention, son développement actuel le positionne en MS Office Killer, donc tombant ou allant tomber dans les même travers et erreurs que sa présente référence.

    J’espère que le mode du libre saura nous donner les bonnes alternatives et nous donnera le moyen de réconcilier les besoins avec les outils sans cette recherche de débauche de performances.

  9. trystwalckd

    Il faut encourager les formats textes plus ou moins structurés comme par exemple reStructuredText – Docutils (pouvant être versionné avec git), qui sont très riches en sortie de formats divers (pdf, LaTeX, odt, html etc… ), et dont le source (pérenne) est très lisible directement n’occupe que très peu de place par rapport à un winword quelconque et être directement transmis dans un mail par exemple.

  10. Pour moi, c’est encore plus simple : c’est tout microsoft qui doit disparaître.
    J’ai assez perdu de temps avec les blue screens, les virus, les anti-virus, les plantages, les incompatibilités, les lenteurs et toutes les autres clowneries qui ne révèlent finalement qu’une énorme incapacité de faire un boulot convenable.
    Pourtant, j’amais bien le DOS et le quickbasic, mais déjà ils étaient limités en mémoire par la pure connerie de leur concepteur….

  11. J’adore l’illustration de l’entête de l’article :)

  12. L’article lui-même donne des réponses à la raison pour laquelle Word est encore si massivement utilisé : il ne demande aucune créativité de la part de l’utilisateur, tout est fourni. Oui, dans certains métiers, c’est un frein. Mais l’article stipule que ce ne sont pas ces métiers qui l’utilisent majoritairement. Pour faire un bilan, une spécification, un compte-rendu, il convient parfaitement. Et il est de plus facilement utilisable par des novices de l’informatique, ce qui est loin d’être le cas de la version de LaTeX que j’ai utilisé pour mon mémoire… Je me vois mal expliquer le principe de styles et balises à quelqu’un qui confond encore Internet et le navigateur…

    Quant à OpenOffice, rien que la gestion des tableaux dans le writer m’en a dégoûté pour longtemps… C’était la dernière version en 2007. Je ne sais pas s’il y a eu de l’amélioration depuis, il faudrait que j’aille y refaire un tour…

    Un article certes intéressant mais quelque peu contradictoire entre les raisons de la haine toute personnelle que l’auteur porte à Word et ce que la majorité des gens y trouvent…

  13. Comme d’habitude, une traduction de mauvaise qualité d’un très mauvais article écrit par une personne méconnaissant son sujet, comme la majorité des soi-disant experts, à jeter à la poubelle.

    J’ai entendu de la bouche d’une personne très impliquée dans Framasoft (devant témoins), que le site et les activités allaient cesser sous peu, et sincèrement celà ne m’étonne pas au vu de la mauvaise tournure que prend le site.

    Juste pour info, je travaille pour la présidence de la république française.

  14. Moi j’ai entendu de la bouche d’une personne très impliquée au gouvernement français que le président allait démissionner sous peu mais j’y crois pas trop…

    Juste pour info, je travaille pour Framasoft (et ça c’est vrai 😛 )

  15. Quand j’ai commencé à bosser. J’ai utilisé Interleaf sous Unix,quelqu’un l’a-t-il déjà utilisé où en a-t-il simplement entendu parler ?
    C’était un outils Wyswyg à mi chemin entre le traitement de texte et l’outil de PAO et pour l’époque, ça frôlait le génial. Le texte et le format étaient clairement séparés. On pouvait définir des matrices de composants ou feuilles de style qui permettaient de changer instantanément l’apparence d’un document. Il était même scriptable en Lisp mais je n’ai jamais eu le loisir de m’en servir.
    Bref, je regrette encore cet outil.

  16. Je suis tout à fait le raisonnement de @ttoine, Excel est sûrement la seule vraie raison pour laquelle on utilise Microsoft Office.
    L’article est sûrement critiquable mais il met en lumière quelques uns des vraies incohérences de ce logiciel.

  17. @Zoltan,

    LOL

  18. @xapon,

    Interleaf a été racheté par BroadVision en 2000, qui a renomé TPS en QuickSilver, dont la dernière version (3.5) est sortie en 2010. Comme leur site web est assez pauvre, je ne saurais te dire si tu peux encore essayer de mettre du LISP dans un document…

  19. D’ailleurs, à l’origine, Excel ne tournait pas sur les systèmes de Microsoft, mais plutôt sur Mac ou autre. Il n’a été adapté pour Windows que tardivement.

    Je ne sais pas si quelqu’un a utilisé la version de Word pour Windows 3.1. A part le fait que l’on peut tourner les images, et deux trois trucs dans le genre, il n’y a pas eu de réelle évolution à part le format de fichier. C’est donc sur ce point que je rejoins l’auteur de l’article: Word n’a pas vraiment innové en presque 20 ans.

    En tout cas à titre perso, je voudrais ajouter que traduire des articles sujets à polémiques est peut-être pratique, mais ça ne devrait pas être la principale source d’articles du Framablog. Il serait bien d’avoir également un contenu éditorial un peu plus original.

  20. Delphine

    Et bien moi je ne comprends pas où il veut en venir, M. l’auteur, avec sa mauvaise foi.

    Si beaucoup de traitements de texte ont été abandonnés au profit de Word à cause de / grâce à son compagnon Excel (je pense que ttoinou n’est pas vraiment dans l’erreur en disant ça) je doute en revanche que les entreprises seraient restées sur Word s’il était vraiment si impossible à utiliser.

    Et est-ce qu’une secrétaire a vraiment besoin de mettre en forme chaque mot et/ou paragraphe ? Ou est-ce que la création des bons modèles par un admin permet une uniformité des documents qui donne une image de sérieux ?
    Parce que dans le fond, je ne sais pas si on doit considérer que ce soit un mal, que Word n’encourage pas l’imagination… en tous cas, personnellement, je n’aurais pas vraiment envie que ma secrétaire fasse des présentations à la mord-moi-le-noeud à chaque fois qu’on lui demande de faire un courrier ! ^^

    Et au fait… les artistes qui ne trouvent pas leur compte avec Word (mais qui ont apparemment plein d’autres outils sous la patte), ça représente quel pourcentage des utilisateurs ? Comparé au % d’employés de bureau non informaticiens qui appellent le service info parce que « leur ordinateur ne marche pas » ? (Comprenez ici : le curseur de la souris ne bouge plus. Merde. Après enquête, la souris n’a pas été branchée, quand il a sorti son portable de sa sacoche…). Et bien tous ces gens là… je préfère ne pas leur mettre Latex entre les pattes, et encore moins du code et des balises dans un fichier texte !

    Et ce méchant Microsoft qui nous oblige à utiliser sa suite Office, il nous oblige aussi à utiliser PowerPoint pour toutes nos présentations (et qui fait bien plus que ce qui convient à la plupart des présentations professionnelles que je vois : des pages de texte affichées les unes après les autres… -_-‘ ), et Excel pour les tableaux… Vraiment pas cool, mais avant de trouver un tableur aussi chiadé qu’Excel, je dis bon courage.
    Parce que pour avoir eu à développer sur Excel un véritable outil de BI, grâce aux macros et aux fonctions matricielles… ben je veux bien qu’on me conseille un autre outil aussi riche et aussi simple, parce que j’ai pas trouvé… En revanche, il existe de nombreux outils de BI qui auraient été parfaitement adaptés… sauf que vu que tout le monde connait Excel, on préfère ne pas rajouter un nouvel outil qui ferait peur aux utilisateurs… Les entreprises semblent penser au traumatisme de l’inconnu, qui est loin d’exciter la plupart des gens ! ^^
    Et est-ce que c’est pas mieux, qu’il y ait un outil universel comme ça ? Ca serait pas le bordel, si à chaque fois qu’une secrétaire change d’entreprise, elle doit apprendre à utiliser un nouvel outil informatique (déjà que lire ses mails sur gmail, c’est pas toujours facile facile : sur IE au travail, sur Chrome à la maison, sur Mozilla chez sa copine Chloé, c’est jamais pareil ! grrrr).

    Quant aux amateurs du libre… J’aimerais pas être à la place de l’admin système de nealith… parce que quand vous aurez passé du temps à former les gens à leur nouvel outil et qu’il va y avoir le moindre besoin supplémentaire ou qu’une coquille dans l’outil pose un pb à quelqu’un, j’espère que vous aurez les bons arguments pour expliquer à votre patron que oui, certes, l’outil n’est plus maintenu donc on va pas pouvoir régler le problème et on va devoir changer d’outil libre, mais c’est comme si c’était fait, vous en avez trouvé un qui a l’air pas mal, cette semaine, « wesh patron, tkt il déchire sa race », et puis avec les économies que ça te fait réaliser, patron, tu vas pas être exigent, quand même !

    D’autant que sur le nombre d’utilisateur de Word… combien en sont mécontents ? Combien se plaignent d’avoir le choix entre les styles (pour les utilisateurs éclairés) et le direct au cas-par-cas (utilisé par la grande majorité). Etre un geek hyper formé et informé et être mécontent de la qualité de l’outil, et le dénigrer parce que tous les utilisateurs en sont prisonniers, c’est très altruiste… mais est-ce que ces prisonniers ne seraient pas un peu victimes du syndrome de Stockholm ? Parce qu’il est quand même plutôt mignon, leur geôlier, et puis il est fort, il sait faire plein de choses, et on aimerait souvent le connaître mieux… (bah oui, les secrétaires sont un fantasme, mais elles ont aussi les leurs ! ^^)

    Donc moi je pense que Word a encore de beaux jours devant lui : tout le monde le connait, il est étudié pour être plutôt intuitif pour les débutants (donc pas pour ceux qui répondent ici, ni pour celui qui a pondu l’article) et suffisamment riche pour les éclairés (qui eux souffrent des changements de versions mais qui ont la souplesse de s’adapter).

    Et désolée M. l’auteur, mais malheureusement, qui a envie de payer beaucoup plus cher un truc un petit peu « mieux », juste parce que c’est fait par un petit éditeur du quartier ? Pas grand monde. C’est pourquoi les grosses boîtes qui tuent les petites, c’est pas propre à Microsoft, c’est « juste » le problème de la mondialisation, en fait, non ?

  21. Je suis bien d’accord !!
    Merci pour ces éléments détaillés sur l’évolution de l’outil et ses défauts de jeunesse. C’est très intéressant.

  22. @Delphine, je réponds point par point

    Cela ne surprend guère que tu ne comprennes pas où il veut en venir, tu n’as pas du lire son article.

    L’argument principal de l’auteur de l’article, ce n’est pas l’abandon par manque d’utilisateur mais juste la politique agressive de Microsoft. Microsoft a sorti un traitement de texte pour l’imposer avec son système d’exploitation à grand moyen de pub, et surtout de rachat des concurrents. Quand il était déjà gros grâce à la vente de leur système d’exploitation, ils ont pu acheter tous les petits concurrent de leur logiciel secondaire (Word, excel).
    Les bonnes idées dans ses concurrents sont mortes dans l’œuf avant que le grand public est pu les découvrir.

    Tu as une vision assez spectaculaire d’un « admin ». Ils ont d’autres choses à faire que des modèles de document. A la longue, avoir des modèles fonctionnel sur Word demande du temps, quand la licence de Word 2000 expire et qu’il n’est pas possible d’en avoir une autre car Microsoft ne vendra que des Word 2012. Que l’entreprise prendra donc Word 2014 et que tous les documents et modèles ne sont pas compatibles, qu’il faut les revoir tous…
    Passons, quand l’auteur parle que word n’encourage pas l’imagination, il parle principalement de l’imagination des développeurs.
    Il reproche que tous les traitements de texte moderne qui sortent reste basé sur la même philosophie que Word, c’est à dire des styles et des modifications crados pour des éléments.
    Il aimerait voir de nouvelle façon de penser la création et l’édition d’un texte. Il ne dit pas qu’il y en a une meilleure, il pense (ou espère) qu’il y en a d’autres.

    C’est une erreur de croire que les employés de bureau feront du bon travail sur Word sans formation, cependant personne ne prend le temps d’en faire. Du coup, on se retrouve avec des milliers de documents qui se pète la gueule avec la nouvelle version de Word et qu’il faut reprendre.

    C’est la même tactique de Microsoft, ils ont acheté les petits concurrent pour les empêcher de grandir. Du coup, les seuls vrais alternatives sont dans les logiciels libres.

    Un vrai système d’information ne se base pas sur des outils Microsoft enfin sauf dans une PME quoi. Donc ton outil de BI n’était probablement pas véritable.
    Le traumatisme de l’inconnu, intéressant comme formule mais pourtant fausse. Le traumatisme conduit à la peur, donc ils ont peur de l’inconnu, c’est stricto sensu la définition de xénophobie.
    Je préfère parler de résistance au changement. Démonstration par l’absurde, tu prends un auteur qui n’a pas d’argent et rédige son livre sur un manuscrit. Il galère pour faire relire son livre, pour reprendre des paragraphes, bref a la fin c’est un vrai palimpseste son manuscrit.
    Son éditeur lui donne un ordinateur, et lui explique en quoi ça va être mieux et le forme à utiliser l’outil. Le type va gueulé un temps mais il verra bien vite les améliorations. Il est stupide de donner un outil sans former les gens même si cet outil passe pour être hyper facile en prendre en main.

    L’universalité dans les outils fait qu’il n’évolue plus. Pourquoi devenir plus performant si je suis le seul ? C’est le gros danger d’un seul outil. Il faut le choix pour qu’il y est effervescence et concurrence pour pousser les solutions à s’améliorer sans cesse.

    L’avantage du libre, c’est le développement peut toujours être repris. Les formats de fichier sont connu et convertible. Surtout, cela ne peut pas être acheter par Microsoft, donc les bonnes idées dedans seront connue du public. Mais d’après l’auteur les bonnes idées sont tués dans l’œuf car les gens suivent la même direction que Word au lieux de chercher une autre voie (manque d’imagination).

    Ils n’ont pas souvent le recul pour analyser leur besoin. Le recueil d’exigence, c’est compliqué. Les esclaves ne se rebellaient pas car c’est maître qui donne à manger. Ils n’ont bien souvent pas d’idée que l’alternative existe donc ils font avec ce qu’ils ont.

    Mais apprendre à visser une vis avec un couteau à bout rond, ça marche, c’est assez facile mais ce n’est pas du bricolage. C’est faire de la merde.

  23. @ObiWanKennedy,

    >Cela ne surprend guère que tu ne comprennes pas où il veut en venir, tu n’as pas du lire son article.

    C’est pas l’impression que ça m’a donné. Je pense plutôt qu’elle l’a lu. Qu’elle a cru y comprendre quelque chose.

    Parce qu’elle ignore ce qu’est Crimosoft. Ce qu’est un format ouvert. Ce qu’est une chaine de publication. Ce que peut faire un logiciel bien construit. Qu’est-ce qu’un admin informatiquement parlant.

    Alors elle ne comprend pas qu’on puisse en vouloir autant à une entreprise et à ses logiciels. Elle ne voit pas la gâchis immense que provoque Word. Ce qu’elle constate, c’est que ça « juste » fonctionne. Elle n’imagine pas comment ça pourrait être mieux.

    Ce qui me chagrine le plus, c’est ce passage :

    « Et est-ce que c’est pas mieux, qu’il y ait un outil universel comme ça ? Ca serait pas le bordel, si à chaque fois qu’une secrétaire change d’entreprise, elle doit apprendre à utiliser un nouvel outil informatique (déjà que lire ses mails sur gmail, c’est pas toujours facile facile : sur IE au travail, sur Chrome à la maison, sur Mozilla chez sa copine Chloé, c’est jamais pareil ! grrrr). »

    Ok, y’a des gens qui sont tellement largués qu’ils ont du mal à lire leurs mails. Y’en a qui n’arrivaient pas à programmer leurs magnétoscope. Y’en a qui n’arrivent pas à utiliser leurs GPS. Mais quelle est la source de cette incapacité ? L’utilisateur est trop stupide ??? Ou bien pas assez motivé ? Ou bien mal (non) formé ? Quelqu’un qui a réussi à apprendre à lire et à compter a les capacités mentales pour utiliser les outils communs. Si ça marche pas c’est pas une question de QI ou de complexité de l’outil. A force de prendre les gens pour des cons, ils prennent l’habitude…

  24. Utilisateur professionnel, forcé depuis 30 ans à devoir utiliser des produits Microsoft, dont Word, et qui parfois a eu aussi la chance de travailler avec CP/M (Wordstar), Unix (Interleaf sur les stations Apollo), Linux, et actuellement – lorsque je n’ai pas de « contrainte de compatibilité » client – LibreOffice, je ne peux que partager à 200% l’opinion de l’auteur de l’article.

    J’utilise Word depuis la première version Windows (en 1990).
    J’ai dû depuis, contre mon gré, passer par toutes les versions de Microsoft Office (hormis 2007 que j’ai réussi à éviter) jusqu’à la version 2010.

    J’ai perdu des milliers (sur 30 ans, le compte est vite fait) d’heures de travail pour cause d’incompatibilités, de fonctions mal implémentées (et sûrement jamais véritablement testées).
    De l’incompatibilité de la fonction backup de DOS entre les différentes versions de ce « système d’exploitation » (qui en fait ne savait que mal gérer des fichiers), en passant par l’immobilisme total de Word depuis 25 ans avec tout son lot d’erreurs jamais réellement corrigées (Microsoft a monté la barre très haut quant à « l’Art » de la rustine et du bricolage foireux), je suis avec le temps devenu un misanthrope de l’informatique (qui est pourtant mon métier).
    La médiocrité des produits que nous devons utiliser pour la seule raison qu’aucun manager ne reprochera à son DSI d’avoir choisi M$ (syndrome comparable au « syndrome IBM » des années 70 et 80) est tout à la fois atterrante et terrifiante.

    Oui, j’ai dû à chaque « mise à jour » d’Office refaire à partir de la feuille blanche la plupart de mes templates (de plus, je travaille en trois langues, donc trois collections de templates).
    Oui, Word n’a quasiment rien apporté en évolution significative depuis 25 ans. Word 2010 sait en gros faire la même chose que Word 2.0 et franchement les « plus » sont pour la plupart inutiles voire nuisibles.
    Oui, j’ai arrêté dès le milieu des années 90 de faire quoique ce soit avec des macros et autres automatismes, car chaque nouvelle version n’était pas compatible avec la version précédente, car les versions non-Anglaise ne supportaient pas correctement des macros générées avec la version EN, parce que la version EN ne supportait pas ce qui avait été généré avec une version non EN.
    Oui, la fonction d’aide est parfois – souvent – mal implémentée voir incohérente avec la version de l’exécutable installé.
    Oui, la fonction d’édition collaborative (track change) est une insulte au bon sens, aux bonnes pratiques éditoriales, et à l’utilisateur payant. Par exemple, en 25 ans, M$ n’a pas encore compris que la fonction de Track Change ne devait pas s’appliquer à la valeur d’une variable (champ) mais à la définition de la variable (cf. la numérotation des pages, la table des matières, etc. systématiquement mentionnées comme changement à l’ouverture du fichier).
    Oui, le formatage des documents – même avec des feuilles de style bien faites, sans ballast ni conversion automatique – reste une alchimie aléatoire.
    Oui, il est totalement illusoire de penser qu’un outil logiciel tel que Word est utilisable sans formation.

    Je pourrais faire le procès à charge – sans doute d’ailleurs en pire – à Powerpoint qui permet la définition de variable (champ) mais qui ne dispose toujours pas après plus de 15 ans de la fonction d’affichage des champs (fonction pourtant implémentée dans Word).
    En Septembre dernier, l’installation du Service Pack 2 d’Office 2010 m’a contraint en urgence à refaire tous mes templates Powerpoint (eux aussi en trois langues) car le formatage prédéfini n’était plus pris en compte à l’édition.

    Alors même que l’informatique est mon métier, je n’ai toujours pas compris pourquoi M$ Office était passé de 15 MB, sur Windows 3.0, à près de 1 GB sur Windows 7 pour en faire quasiment autant qu’il y a 20 ans.

    Je ne peux pas comprendre que la seule version « fiable » d’Office reste la version 32 bit (x86) alors même que Microsoft est l’éditeur de la version x64 du système d’exploitation (ceci est à mon sens le meilleur indicateur de la médiocrité de M$).

    @Delphine: en 1994, j’ai assisté à une conférence qui expliquait que pour limiter les soucis et les catastrophes, il fallait toujours utiliser un outil logiciel adapté au problème. Il y était fait mention d’une entreprise qui avait été au bord du dépôt de bilan car elle avait initialement établie toute sa comptabilité sur Excel qui n’était évidemment pas conçu pour une telle tâche.

    20 ans plus tard, je ne peux que répéter avec force ces conseils.
    NON !!! Excel n’est pas un outil de Business Intelligence.
    Excel n’est qu’un gadget de manager pratiquant l’esbroufe à défaut de faire son métier et de remplir sa mission de gérer et guider l’organisation qui lui a été confiée avec discernement.
    Excel n’est qu’un jouet futile qui sert à générer des tableaux et des graphiques, la plupart du temps erronés voire totalement faux, car plus personne n’est en mesure de vérifier le bon fonctionnement des formules et autres macros. Pire, Excel ne supporte même pas une gestion des changements qui devrait être un minimum vital requis pour un tel outil.

    J’ACCUSE Microsoft de pousser l’économie et l’industrie à sa ruine, gaspillant le temps de travail des personnels à la suite d’erreur, pour cause de fonctions non ou mal testées, et de finalement être la cause d’un désastre écologique et environnemental pour cause de gaspillage des ressources informatiques et énergétiques.
    Un 486-DX4 (100 MHz) avec 8 ou 16 MB de RAM et un HDD de 4 GB devrait encore suffire aujourd’hui à réaliser 90% des activités bureautiques quotidiennes.
    Pourquoi avoir dû mettre autant de matériel écologiquement coûteux (métaux et terres rares) au rancard (à la poubelle) au cours de ces 20 dernières années ?
    Avant de mettre une taxe carbone sur le travail des agriculteurs dont le travail est de nous donner à manger, il faudrait peut-être remettre en question le paradigme du toujours plus informatique qui représente un non-sens et un scandale jamais égalés.

    L’industrie automobile, l’aéronautique, et bien d’autres secteurs industriels doivent sans cesse diminuer leur empreinte carbone, faire mieux avec moins.
    L’informatique fait exactement l’inverse et cette situation est INSUPPORTABLE.
    Sans doute, seuls les plus anciens parmi les lecteurs comprendront ce que je décris ici.

    Pour faire court, si Word par ses bugs et son « ergonomie » douteuse ne me coûte que 10% de travail en plus, alors Microsoft m’a déjà volé 3 ans de ma vie.
    Vivement la retraite … dans 15 ans, si tout va bien :-(((

  25. J’ai oublié de mentionner FrameMaker ; véritable outil d’édition de documents techniques.

    @Delphine
    >> Quant aux amateurs du libre… J’aimerais pas être à la place de l’admin système de nealith… parce que quand vous aurez passé du temps à former les gens à leur nouvel outil et qu’il va y avoir le moindre besoin supplémentaire ou qu’une coquille dans l’outil pose un pb à quelqu’un, j’espère que vous aurez les bons arguments pour expliquer à votre patron que oui, certes, l’outil n’est plus maintenu donc on va pas pouvoir régler le problème et on va devoir changer d’outil libre <<

    Depuis quand as-tu vu que les « coquilles » et fonctions manquantes de Word étaient prises au sérieux par le patron ?
    Franchement, pourquoi demander aux Logiciels Libres (open source) ce que personne n’exige des éditeurs commerciaux ?
    Il faudrait juste être un peu cohérent.

  26. « Franchement, pourquoi demander aux Logiciels Libres (open source) ce que personne n’exige des éditeurs commerciaux ? »
    Pour se justifier, essayer de trouver une raison d’utiliser les logiciels de Microsoft. Il y a l’habituel « LibreOffice n’offre pas autant de possibilités que Word », clamé haut et fort par des gens qui utilisent uniquement les boutons « Justifié » et « Gras ».
    C’est rigolo, dans mon uni, où j’étudie l’informatique, tous ceux qui utilisaient Word pour faire des rapports ont raté leurs études. Y a-t-il un lien ?

  27. Billouche

    Je me demande s’il est possible d’écrire un FramaBook avec ce satané logiciel… Je sais c’est une bizarrerie que d’écrire un livre libre avec un machin pas libre du tout.
    À mon avis, la personne qui s’y essaie finit par devenir fou pendant l’écriture.

  28. Havok Novak

    Vive LaTeX, et pis c’est tout ! 😀

    Non, sérieusement, Word a des bons côtés, mais aussi beaucoup de mauvais. Autant il est bien fait, beau, stable et rapide à lancer, autant les problèmes de compatibilité sont là et sont particulièrement horripilants.

    Il y a deux jours, j’ai dû faire une présentation Powerpoint devant ma prof. Bien mal m’en a pris, j’avais réalisé ce PPT sur Powerpoint 2007 et l’ai ouvert avec la version 2010. Plein de trucs étaient décalés, les formules mal affichées, les couleurs ternes, bref, la rétrocompatibilité microsoftienne, c’est pas encore ça.

    C’est la raison pour laquelle je me suis tourné vers le Graal de la production de documents, LaTeX (et accessoirement Beamer pour les PPT). Alors oui, j’ai pris du temps pour apprendre son fonctionnement, je suis revenu plusieurs fois en arrière, j’ai craché dessus et ai de nombreuses fois encensé Office, mais aujourd’hui, je ne peux plus revenir en arrière et fait la tête lorsqu’un prof. demande un rapport au format Word. La qualité des documents est mille fois supérieure à ce que peut produire Office, la rétrocompatibilité est excellente, la rapidité et le gain de productivité sont énormes, en somme (presque) que du bon.

    My two cents. :)

  29. Bonjour,

    Je suis pas un intellectuel mais word est un logiciel qui a en ligne le dictionnaire et la grammaire, malheureusement beaucoup de francophones parlent comme ils marchent. C’est piteux ça ressemble au socialisme aussi bien se mettre au travail que de quêter les autres.