Marie-Cécile Godwin :
« les usages prévalent sur tout »

Un internaute nous dit :
J’ai été particulièrement intéressé par les propos de Marie Cécile Godwin sur ses interactions avec les utilisateurs de PeerTube et les vidéastes qui utilisent déjà YouTube, ainsi que sur ses retours sur la communauté du libre… Dis, Framablog, tu nous ferais un entretien avec elle pour en parler plus longuement ?

CHICHE !


Salut Marie-Cécile.

On t’a vue dans le clip sur les coulisses de PeerTube, mais peux-tu te présenter tout de même ?

Mais avec grand plaisir ! Marie-Cécile, 39 ans, amatrice de Rice Krispies et de tricot, designer UX quand il faut payer les factures. Diplômée de communication visuelle en 2004 (oui, ça date !), j’ai peu à peu navigué vers la stratégie de conception et l’étude des usages, à l’époque où on ne parlait pas encore d’UX. Aujourd’hui, je passe la plupart de mon temps à coller des post-it partout, écouter des personnes me parler de leurs usages numériques et faire de mon mieux pour déconstruire les clichés sur le numérique des étudiant·es durant les cours que je donne. D’ailleurs, je leur propose régulièrement de prendre les logiciels libres comme sujets d’étude !

Détournement de la photo officielle de Marie-Cécile

 

Qu’est-ce que tu savais du logiciel libre et de la culture geek avant de nous rencontrer ?

Pas grand chose. J’utilisais certains d’entre eux, mais je n’avais pas encore fourré le nez dans la culture libre et ses valeurs. En bonne designer graphique, je capitulais devant le poids des grandes firmes et de leurs logiciels propriétaires pour respecter la chaîne de production tout autour de moi. Puis, avec l’arrivée des plateformes sociales et la découverte des enjeux liés, entre autres, à l’Anthropocène, j’ai enfin pu déconstruire mes préconceptions au sujet des libertés individuelles, et de ce que nous pouvons faire pour nous prémunir de leur destruction. Pour ce qui est des logiciels propriétaires, j’ai récemment décidé de passer à la suite Affinity Serif  qui n’est pas libre, mais qui propose leurs logiciels à prix fixe, une rareté dans l’industrie où il ne reste que des programmes « cloud » à abonnement.

Est-ce que tu avais une vision réaliste des vidéastes qui publient sur le web, ou est-ce que tu as eu des surprises en bossant sur PeerTube ?

Très peu consommatrice de contenus vidéos, je n’ai pas bien suivi le phénomène de l’explosion des vidéastes. Certainement dû à mon grand âge, en tout cas sur l’échelle du Web 😀

Du coup, pas tellement de surprises en découvrant l’univers gravitant autour de Peertube, mais de belles rencontres, notamment au fil des entretiens menés pour découvrir les usages de chacune et chacun.

 

Tu dis que tu es designer, en quoi ça consiste ?

Ah ça, c’est LA question piège à chaque fois qu’on me demande ce que je fais. Il y a des clichés très persistants sur le design, qui est vu comme la discipline de l’apparence et du beau. Si je devais revenir aux fondements de ma pratique, je suis la personne chargée de (re)cadrer le besoin initial, d’analyser le contexte et le terrain, puis de prendre toute la complexité recueillie, l’ordonner et lui donner LA forme qui conviendra.

Que ce soit du travail de graphisme (UI) pour adapter une identité graphique à un wireframe, ou du travail de conception dudit wireframe, ou encore la création d’un « service blueprint » (un plan technique d’un service ou d’une organisation destiné à faciliter l’identification des problèmes ou des frictions) d’après des données de terrain ou d’entretiens, tout part des mêmes méthodes : cadrer, analyser, ordonner puis choisir la forme de restitution qui conviendra.

Ce processus est à la base de tout, c’est ce qui s’appelle la « pensée design », et qui fait les beaux jours des cabinets de consulting sous le très à la mode « design thinking« . Mais qu’on appelle ça « design thinking« , « UX design » ou un quelconque néologisme bullshit, cela m’importe peu. Je me dis souvent « UX designer » ou « UX researcher » parce que ce sont des termes qui sont maintenant entrés dans le langage commun et qui ont un vague sens pour les personnes à qui je le dis. Mais au final, je suis bien « conceptrice » un peu comme je pourrais être « ingénieure ». C’est une façon de penser, réfléchir et faire les choses, puis de leur donner la juste apparence en fonction de tous ces paramètres. J’assiste la conception de systèmes et de services.

Est-ce que tu as changé de façon de « faire du design » au cours de ta vie professionnelle ?

Ouh là là oui ! À l’époque où j’ai fait mes études (le tout début du siècle !), le monde était radicalement différent et les inégalités et oppressions systémiques amplifiées par le numérique étaient beaucoup moins saillantes qu’aujourd’hui. Mon propre privilège m’était également invisible.

je me suis frottée au capitalisme de surveillance

Je me contentais de faire ce que l’on m’avait appris : obéir aux exigences d’un⋅e client·e et faire de mon mieux pour contribuer à atteindre ses objectifs, la plupart du temps ceux-ci étant résumables à « vendre plus de trucs ». Depuis, je me suis frottée au capitalisme de surveillance, à la surconsommation, au dérèglement climatique, aux oppressions systémiques et j’ai découvert que le design et les designers étaient loin d’être innocentes dans tout ça. Il m’a fallu du temps, mais aujourd’hui j’essaie de faire de mon mieux pour parler de ces aspects et les appliquer au quotidien dans ma manière de travailler et les personnes avec qui je travaille.

Pourquoi as-tu accepté de contribuer à Framasoft (On n’en revient toujours pas qu’une pointure comme toi accepte de nous aider) ?

Une « pointure » ? mais non enfin 😀

Hé bien justement, pour toutes les raisons susmentionnées. Il n’est pas possible de lutter individuellement contre des choses aussi complexes et insidieuses que le dérèglement climatique et le capitalisme de surveillance. Par contre, on peut faire plein de petits choix conscients qui feront avancer petit à petit les choses. Collaborer avec Framasoft, que ce soit via des prestations rémunérées ou du bénévolat, me permet d’avoir la sensation de faire une petite part du travail à accomplir pour que le monde soit un poil moins pourri chaque jour.

Aussi, parce que Framasoft est blindée de personnes formidables que j’aime beaucoup côtoyer (toujours à 2 mètres de distance et avec un masque :P) et que j’apprends énormément à leurs côtés.

Quand tu as commencé à regarder ce qui n’allait pas en termes d’UX / UI chez Framasoft, qu’est-ce qui t’a choquée le plus ?

Le mot « choquée » est un peu fort. 😛

Ce qui me donne le plus de fil à retordre, c’est tout le travail de « change management« , pour employer un terme très startup nation. Le modèle mental des designers est radicalement différent, dans la manière d’aborder la conception d’un outil, par exemple d’un logiciel. Nous n’allons pas nous appuyer sur nos propres perceptions pour prendre des décisions, mais nous allons d’abord étudier le contexte, aller voir des personnes qui ont le même besoin, et essayer de trouver un modèle de conception qui serve le plus de monde possible.

Ce travail, s’il n’est pas fait en amont, pose deux problèmes : l’outil une fois conçu ne va pas « parler » aux personnes qu’il est censé aider. Par exemple, le vocabulaire verbal ou visuel de l’interface induira les personnes qui l’utilisent en erreur, soit parce qu’il est trop technique ou qu’il n’emploie pas les bonnes métaphores visuelles. Le deuxième problème, plus structurel, se traduit dans la manière dont le projet est mené et conçu. Si vous avez passé votre vie à concevoir des programmes, qu’ils vous conviennent bien, et qu’en plus personne n’a jamais vraiment râlé, vous n’allez pas avoir besoin de vous remettre en question. Comme je le raconte souvent quand je parle de conception / design dans le libre, en tant qu’UX designer j’arrive avec un constat inconfortable : « ton logiciel ne prend pas le problème dans le bon sens… ». Si on s’arrête là, c’est sûr que ça donne l’impression qu’on va tout péter à coups de masse et que tout le boulot fait jusqu’à présent est à jeter aux oubliettes. La suite du constat est plus cool : « …mais c’est pas grave, on va trouver ensemble des manières de le faire évoluer pour qu’il parle à davantage de gens ».

Comment s’est déroulé ton travail sur PeerTube ?

À la différence de Mobilizon, où le projet commençait à peine et où la team Frama m’a intégrée tout de suite, PeerTube a déjà tout un existant avec lequel j’ai dû me familiariser : l’histoire du projet, de son concepteur, les évolutions, les contributions, les dynamiques autour du projet. J’étais dans mes petits souliers au début ! Ce n’est pas facile de débarquer comme une fleur avec un œil de designer, souvent notre travail est perçu comme l’arrivée d’un chien dans un jeu de quilles, un peu à la « c’est moche, on refait tout ». Il est important de prendre en compte l’histoire du projet et tout le bagage émotionnel qui va avec. On a commencé doucement avec une première phase où j’ai fait l’éponge en posant des questions à l’équipe et à Chocobozzz, puis où j’ai mené des entretiens pour nous faire une meilleure idée de ce que les utilisatrices et utilisateurs de PeerTube en faisaient et ce dont elles et ils avaient besoin. J’ai réalisé en tout une quinzaine d’entretiens, desquels sont sortis non seulement plein d’idées d’améliorations à très court terme, mais aussi de quoi nourrir des orientations stratégiques sur le temps long.

Ce qui m’intéresse beaucoup dans ce projet, c’est d’accompagner Chocobozzz dans les futures évolutions du logiciel en lui apportant la facette « UX ». Outre des petites choses simples comme l’aider à justifier des décisions ergonomiques ou graphiques grâce aux heuristiques de design graphique ou d’utilisabilité, on essaie de bien cadrer les problèmes identifiés, de se faire une bonne idée des usages qui vont autour et de prendre les décisions qui y correspondent.

La grande satisfaction jusqu’à présent, c’est de sentir que je suis utile et que mon travail ne génère pas de défiance dans l’équipe. Chocobozzz m’a dit que ça lui faisait du bien de bosser avec une designer, lui qui a été bien seul sur l’immense majorité de son projet et qui a dû faire des choix ergonomiques sans réellement savoir si c’était la bonne voie ou pas.

 

les libristes, c’est comme un bol de M&M’s

 

Qu’est-ce que tu trouves de génial et qu’est-ce que tu trouves de détestable dans la communauté du Libre ?

Ce qui est absolument génial, ce sont ces valeurs partagées et cette ouverture vers des alternatives. La radicalité politique de la communauté est très appréciable. Pour s’intéresser au libre, il faut avoir fait un chemin individuel qui implique forcément de la réflexion, une prise de recul sur l’existant, et l’audace de s’orienter vers quelque chose de différent de la norme.

Pour ce qui est « détestable », je ne sais pas si le mot est juste, mais j’ai eu à me frotter à un cactus bien piquant, celui qui découle du modèle mental dominant dans le libre : celui du développeur / ingénieur (homme cis hétérosexuel, éduqué, très souvent valide et entouré de gens qui lui ressemblent bien trop (ce ne sont que des faits démographiques, pas un jugement)) dans son armure de certitudes. Concrètement, je me suis fait empailler un nombre incalculable de fois, notamment sur Mastodon que j’ai laissé tomber pour cette raison, parce que j’avais eu l’audace d’utiliser une solution non-libre tout en osant travailler avec Frama. Il existe deux problèmes à mon sens : le premier relève de l’allégeance au libre qui est souvent interprétée en décalage avec la réalité des choses (l’existence d’intercompatibilité entre des solutions ou pas, le monde du travail, les habitudes, les possibilités financières, physiques, cognitives de chacun·e). Résultat, je suis une « vendue » si un jour j’ai osé publier un lien vers un Google Doc. Sauf que la petite asso sans moyen à qui je file un coup de main n’a pas vraiment eu d’autre choix que de se rabattre sur cette solution, pour des raisons qui sont les siennes et que je ne dois pas me permettre de critiquer (les usages prévalent sur tout, c’est la réalité, même si on aimerait parfois que ce soit différent).

Le deuxième problème est fait d’un mélange de patriarcat bien ancré dans l’informatique mixé au manque quasi-total d’occasions de se remettre en question dont souffrent nombre de personnages dans le libre. Je ne suis pas en train de critiquer des individus, ce serait trop simple et cela effacerait l’aspect systémique du problème. En pratique, cela se traduit en discussions unilatérales où mon interlocuteur est en incapacité d’imaginer que je puisse avoir une autre perception et une autre expérience de la vie que lui, encore moins de reconnaître ses torts. Une fois entrevue la possibilité que je puisse lui mettre le nez dans son étron, il va redoubler d’effort car mieux vaut se défendre que d’avouer ses erreurs. Il y a aussi cette insupportable certitude qu’on est dans la vérité et que toute personne qui fait autrement a foncièrement tort. Une des conséquences c’est l’infini tsunami de conseils non sollicités que moi et mes consœurs nous prenons dans la courge quand on ose émettre la moindre critique de quoi que ce soit sur Internet. Je n’ai pas l’énergie de gérer les egos de ceux qui viennent m’apprendre la vie, alors qu’en faisant l’effort de lire ma bio ou de consacrer quelques secondes à se renseigner sur ce que je publie, ils se seraient vite rendu compte que leur intervention était au mieux inutile, au pire franchement toxique.

Du coup, les libristes, c’est comme un bol de M&M’s. On te dit qu’au milieu du bol, y’en a 2 ou 3 qui sont toxiques du genre mortel, mais qu’on ne sait pas lesquels. Je souhaite bon courage à la personne qui osera en manger. Cela peut expliquer que je perde patience et qu’il m’arrive de bloquer allègrement, ou d’envoyer de bons vieux mèmes féministes pour clore une discussion non sollicitée.

 

Extrait d’une vidéo. On est encore tombé sur une hyperactive.

 

Es-tu une louve solitaire du design et de l’expérience utilisateur dans le monde du libre, ou bien y a-t-il une communauté de UI/UX designers qui ont une affinité avec le libre ?

De plus en plus de consœurs et confrères s’intéressent au libre. Maiwann a commencé bien avant moi ! Je suis loin d’avoir le monopole. Il y a encore un fossé qui nous empêche, nous designers, de vraiment contribuer au libre. On ne s’y sent pas forcément à notre place ou bien accueilli·es. Il faut déjà passer la barrière des outils et méthodes qu’utilisent les libristes pour travailler (GitHub, forums, etc.) et ensuite faire comprendre que nous ne sommes pas juste des peinteresses en bâtiment qui vont pouvoir donner un petit coup de propre à notre vieux Bootstrap UI.

J’essaie de motiver des personnes autour de moi dans l’industrie du design et de l’UX pour contribuer, j’espère que ma présence dans ce milieu va rassurer les gens du libre (non, les designers ne viennent pas tout casser !) et les designers (oui, les gens du libre peuvent écouter !).

Question annexe : je participe à un super projet libre (site Web ou applications pour le Web/ordiphone/ordinateur), mais je suis nul en UX/UI. Vers qui me tourner ? De manière générale, comment aborder cette problématique quand on n’est pas soi-même designer ?

La toute première étape pour aborder la problématique de la conception et de l’expérience d’usage, c’est déjà de se rendre compte qu’on a besoin d’aide 🙂 Ensuite, je dirais qu’intégrer un·e designer le plus tôt possible dans le projet est très important. Comme tu l’as sûrement compris, plus on peut absorber de contraintes, mieux on peut aider.

Il existe plein de ressources pour s’approprier les règles de base afin de créer une interface accessible, lisible, utilisable et logique. Ce n’est pas si dur que ça, promis ! Le tout c’est d’arriver avant la fin du projet où il ne reste plus qu’à « mettre un coup de peinture au Bootstrap« .

En travaillant avec des vidéastes utilisant des plateformes privatrices, as-tu vu des problèmes impossibles à résoudre pour eux (pour le moment) avec les logiciels libres et/ou PeerTube ? (Je pose cette question parce que j’ai récemment lu un article de Robin Wong expliquant qu’il devait publier deux vidéos sur YouTube chaque semaine sous peine de disparaître des écrans, la faute à un algorithme secret et féroce… et j’ai trouvé ça particulièrement triste et aimerais bien qu’il existe une solution libre pour éviter cela)

Il existe nombre de problématiques d’usage pour lesquelles le logiciel libre ne pourra pas grand chose. Avec Mobilizon, par exemple, on s’est frotté·es au phénomène du « no-show« , ou de ces personnes qui prennent une place pour un événement, pour finalement ne pas y venir. C’est un grand classique pour toute personne qui organise des événements, et ça peut être très difficile de gérer la logistique derrière. Cela implique des questionnements sur le nombre de bouteilles de jus de fruit à prévoir jusqu’à la taille même de la salle à louer. C’est un souci humain, et on aura beau se creuser la tête et ajouter tout un tas de petite fonctionnalités pour inciter au maximum ces personnes à céder leur place réservée si elles ne viennent pas, l’informatique a ses limites.

Pour la rémunération, ce ne sont pas les logiciels libres qui vont faire office de solution

 

Pour ce qui est de la vidéo, il est clair que deux forces jouent en la défaveur des vidéastes : le modèle financier imposé par les plateformes, et les algorithmes qui changent en permanence la donne sur ce qui sera promu et pourquoi. Pour la rémunération, ce ne sont pas les logiciels libres qui vont faire office de solution. C’est à nous de nous poser la question, de manière politique, en décortiquant qui rémunère qui, en fonction de quoi, et en décidant collectivement de nouvelles manières de faire en s’affranchissant des plateformes. Pour le coup des algorithmes de sélection de contenu, ils existent pour un seul objectif : forcer les créatrices et créateurs de contenu à payer pour être vues. Le dommage collatéral terrible, c’est qu’ils les forcent aussi à standardiser ce qu’elles produisent, depuis la tronche de l’image de prévisualisation jusqu’au rythme de publication. Ce diktat est très inconfortable pour elles, et je les comprends. Mais de là à abandonner une audience en apparence captive et une plateforme qui te rémunère sans que tes fans n’aient à débourser un seul euro (ou en tout cas c’est ce dont on a l’impression), il y a un fossé à survoler avant d’y arriver.

La transition vers de nouveaux modèles de publication et de rémunération est loin d’être facile, ni rapide. C’est à nous de promouvoir des modèles alternatifs et toute la pédagogie qui va autour, en ne perdant pas de vue que les logiciels en eux-mêmes ne sont pas une fin.

Quel(s) conseil(s) donnerais-tu aux créateurs de logiciels libres pour obtenir de bons retours qui leur permettent d’améliorer leurs logiciels et de les rendre plus accessibles (pas seulement en termes d’accessibilité comme on l’entend sur le Web, mais tout simplement pour qu’ils soit utiles au plus grand nombre).

Il y a deux niveaux sur lesquels agir :

  • la stratégie de conception du logiciel,
  • son apparence, son utilisabilité et son accessibilité.

Pour le deuxième niveau (le plus simple pour commencer), il existe de nombreuses ressources pour s’auto-former en bases du graphisme : la théorie des couleurs, les contrastes, les principes du design visuel, les heuristiques d’utilisabilité d’interface (en anglais), parmi tant d’autres. Rien qu’avec ces basiques, on peut éviter énormément d’erreurs d’UI (apparence de l’interface) ou d’UX (comment l’interface fonctionne et s’enchaîne avec le reste d’un flow).

Il est également possible de faire un peu de « guérilla UX » à moindre frais. La méthode la plus simple consiste à interroger des utilisatrices ou utilisateurs de votre logiciel, voire carrément d’organiser une petite session de partage d’écran, de leur demander d’accomplir telle ou telle action, et de les observer en silence : frissons garantis ! Vous en apprendrez énormément sur la manière dont les personnes utilisent votre logiciel, sur les objectifs qu’elles cherchent à remplir avec, et sur les modèles mentaux qu’elles utilisent et que vous n’aviez pas imaginés.

En ce qui concerne la stratégie de conception, c’est un peu plus compliqué. La remettre en question demande une certaine maturité sur le projet, et l’acceptation qu’il est possible qu’on se soit trompé à la base… Jamais agréable. Ensuite, c’est un long travail à faire que de revenir aux origines de l’usage de votre logiciel. Étudier le besoin original, explorer ce besoin pour voir quel périmètre d’usage choisir, pour quels objectifs, pour promouvoir quelles valeurs, puis comment structurer la conception pour appliquer ces valeurs à l’ensemble des décisions prises. C’est ce qu’on appelle l’assistance à maîtrise d’usage, et c’est ce à quoi je passe la plupart de mon temps. Là, c’est un peu plus difficile de s’auto-former. J’essaie, dans la mesure du temps que je peux dégager, de donner des coups de main à droite à gauche pour débloquer ce genre de situations. C’est ce qu’on avait fait avec Marien sur Lessy, par exemple.

Des recommandations de lectures ou de visionnages pour en découvrir plus sur ton métier et sur les bonnes pratiques de UI/UX en général ?

Le site de NNGroup est une mine d’or pour les anglophones. Je m’y réfère beaucoup. Difficile également de passer à côté de l’ouvrage très riche de Carine Lallemand, « Méthodes de design UX ». Le livre d’Andrew Travers, « Interviewing for Research », propose 60 pages hyper pragmatiques sur comment conduire des entretiens de recherche UX (en anglais) .Stef Walter publie une veille très riche sur Twitter et sur son blog. Akiani publie une veille axée « UX research » très intéressante. Enfin, je vous conseille la veille accessibilité d’Access42, car cet aspect est bien trop souvent oublié de pas mal de projets, alors qu’il devrait en être les fondations.

Voici aussi une petite sélection de conférences à regarder :




[Photo Novel] Guided tour of Mobilizon

« OK, so, what is Mobilizon? How can this free and federated tool help me to progressively do without Facebook for my groups, pages and events? And where do I go to get started, where do I sign up? »

Let’s answer these questions with a lot of pictures, and (relatively) few words.

This is Rȯse, the mascot of Mȯbilizon

Conceived and designed by David Revoy (the author-illustrator of Pepper and Carott, who has just self published albums of his webcomic), Rȯse represents the people for whom we designed Mobilizon.

Meet Rȯse, Mobilizon’s mascot.
illustration : David Revoy (CC-By)

A fennec whose wicks recall the star of a compass rose, Rȯse is autonomous, voluntary and lives in a beautiful but arid, sometimes hostile landscape. Rȯse needs to get together with her fellow fennecs beings to organize and mobilize themselves around actions that can change her world, one grain of sand at a time.

If you don’t recognize yourself in Rȯse, don’t panic: Mobilizon might still work for you! However, this service might surprise and confuse. You won’t find any ads, influencers, or the hobby where we watch the lives of our loved ones staged like a reality TV show.

To better understand our intentions and the choices behind Mobilizon, you can visit joinmobilizon.org (short version), or read our lengthy introductory article on the Framablog (detailed version).

illustration : David Revoy (CC-By)

Our photo novel: Rȯse Mobilize

Rȯse discovers an event on Mobilizon

Rȯse feels that the hyper-consumerist society in which we live is destroying the planet. One day, on one of her usual social media platform, Rȯse comes across a link to an event called « More trees, less ads! « The title amuses and challenges her, so she clicks.

She arrives on a website she has never seen before which seems to be called « Mobilizon ». She is invited to go and hide an advertising videoscreen by standing in front of it with an umbrella. She learns that those screens are not only polluting our public spaces with images that capture our attention, but they are also equipped with cameras and sensors that analyze the number of passers-by, their reactions, etc.

She would like to participate in the event presented but doesn’t want to create a new account on yet another site. Rȯse decides to participate « anonymously » in the event.

You do not need an account to participate in an event published on Mobilizon: the site simply asks Rȯse to confirm her participation by email. That’s OK, she already has a « trash » email address that she uses for her online shopping, and unfamiliar sites that may resell her contact information.

A few days later, Rȯse goes to the event site and meets the group of ContribUtopists. They invite her to exchange a quarter of an hour of her time, blocking the advertising screen with an umbrella, for a tree cutting that she could plant at home. Rȯse loves the idea and spends the morning sympathizing with the ContribUtopists.

Rȯse registers on Mobilizon

Benedict, the group’s organiser, explains to Rȯse that these screens work like Facebook: they impose advertising in our lives while capturing our behaviors and data. He advises Rȯse to go to mobilizon.org to find out for herself about the alternative that the ContribUtopists have chosen.

Rȯse is convinced, she wants to try Mobilizon. She understands she needs to find an instance, i.e. a Mobilizon website that will host her account and data. She tells herself that if she has to entrust her data, she wants to find a trusted host. So she goes to the « about » page of several Mobilizon instances to see how these hosts present themselves and what their rules are.

Rȯse has found her instance, and off she goes. She suspects that she is not going to leave Facebook overnight, but thinks that she can start by registering on Mobilizon, even if it means having to publish the links to the Mobilizon events and groups she wants to promote on Facebook.

 

Rȯse wants to join a group

Once her account is confirmed and her profile complete (finally a site that doesn’t require acres profile information!) Rȯse goes to the ContribUtopists page to join the group.

Unfortunately, the « join the group » button does not work and is grayed out. Obviously, you can’t ask to join a group, you have to be invited. When Rȯse looks into the matter, she realizes that it’s just a matter of time before this feature is added to the site.

She looks for ways to get invited to the ContribUtopists group and sees that there is a post « Join the ContribUtopists! » on the group’s page. These posts look a bit like a blog.

She follows the instructions and goes to the page of the event she attended and adds a comment reminding everyone who she is and asking to be invited to the group.

The surprise birthday of Rȯse’s mother

Rȯse’s mother’s birthday is coming up. Narcisse Boréal, her dad, asks her daughter how to organize a surprise party without using Facebook, so as not to blow the whistle. Rȯse, the family geek, explains to her dad how to create an account on Mobilizon.

Narcisse creates an event to invite family and friends to his partner’s surprise birthday party. It’s a fairly short form, and the options are self-explanatory.

Rȯse goes to her Mobilizon instance, but does not see the event created by her father. She realizes that he has registered on another Mobilizon website, another instance. Fortunately, these instances are federated: using the search bar of her instance, Rȯse can find the event that her father has created on his instance.

Rȯse compartmentalizes family and activism

Rȯse hesitates to register for her father’s event. She doesn’t want her family to see that she used this account for her activism within the ContribUtopists! So she decides to go to her account settings to create a new profile.

Rȯse registers for her dad’s event with this new profile, which she will use only for family events.

She takes the opportunity to share the event with a few family members and then exports the event to add the date to her online calendar.

Rȯse mobilizes for the ContribUtopists

In her notifications, Rȯse notices that the ContribUtopists have read her message and invited her to join the group. She goes back to her activist profile to accept the invitation.

In the group, she sees a new discussion about the lessons learned from the previous event and the group’s next initiative.

After a few weeks, Rȯse’s involvement and commitment did not go unnoticed. Benedict, the administrator of the ContribUtopists group on Mobilizon, decides to promote Rȯse as moderator of the group.

Rȯse makes collective intelligence work!

Becoming a moderator will allow Rȯse to organize the next ContribUtopists event. She creates a draft of the event « Another Collage on the Wall » to discuss it with the group.

However, Rȯse does not know how to best describe the event. She decides to make collective intelligence work for her and create a collaborative writing pad. On Mobilizon, this is done in two clicks, from the group’s Resources space.

The group worked well, the text is great. Rȯse just has to put it in the Another Collage on the Wall event description and publish it!

Prologue: Fennecs don’t fall far from the burrow

A few days later, Rȯse goes to the event. What a joy to see so many people registered! Suddenly, as she was reading the comments of the event, Rȯse utters a little cry of surprise:

Several members of her family registered for the Another Collage on the Wall event, without knowing that it was Rȯse who had organized it! There’s even her father asking to join the ContribUtopists.

With a smile, Rȯse thinks that she will have to show them how to create several profiles on Mobilizon, if they are interested.

illustration : David Revoy (CC-By)

Mobilizon.org, our gateway to Mobilizon

Not everyone is like Rȯse and everyone will have their own way of approaching Mobilizon: some will want to sign up right away, others will want to understand the political concepts behind the digital tool, and yet others will want to know how it works.

That’s why we created Mobilizon.org: it’s THE site to remember and share, which will direct you to

illustration : David Revoy (CC-By)

It took time and hard work to create all these tools. Our small association (35 members, 10 employees) is financed almost exclusively by donations. If you would like to support this work and encourage us to continue, you can do so by making a donation, which is tax deductible for French taxpayers.

Support Framasoft

Another way to support our actions is to take them over, use them and make them known. From now on, it is up to you to get together, organize and mobilize… with Mobilizon!

Get started on Mobilizon.org




[Roman Photo] Visite guidée de Mobilizon

« Concrètement, c’est quoi Mobilizon ? Comment cet outil libre et fédéré peut-il m’aider à progressivement me passer de Facebook pour mes groupes, pages et événements ? Et où je vais pour m’y retrouver, pour m’inscrire ? »

Répondons à ces questions avec beaucoup d’images, et (relativement) peu de mots.

Voici Rȯse, la mascotte de Mȯbilizon

Conçue et dessinée par David Revoy (l’auteur-illustrateur de Pepper and Carott, qui vient d’auto-publier des albums de son webcomic), Rȯse représente les personnes pour qui nous avons conçu Mobilizon.

Voici Rȯse, la mascotte de Mobilizon.
illustration : David Revoy (CC-By)

Fennec dont les mèches rappellent l’étoile d’une rose des vents, Rȯse est autonome, volontaire et vit dans un paysage beau mais aride, parfois hostile. Rȯse a besoin de se rassembler avec ses semblables et de s’organiser ensemble pour se mobilizer autour d’actions qui peuvent changer son monde, ne serait-ce qu’un grain de sable à la fois.

Si vous ne vous reconnaissez pas en Rȯse, pas de panique : vous restez libres d’utiliser Mobilizon ! Seulement, ce service risque de vous désarçonner et vous surprendre : vous n’y trouverez ni pubs, ni influenceurs, ni un passe-temps où on regarde la vie de nos proches mise en scène comme une émission de TV-réalité.

Pour mieux comprendre nos intentions et choix derrière Mobilizon, vous pouvez consulter le site joinmobilizon.org (version courte), ou lire notre long article de présentation sur le Framablog (version détaillée).

illustration : David Revoy (CC-By)

Notre photoroman : Rȯse Mobilize

Rȯse découvre un événement sur Mobilizon

Rȯse sent bien que la société d’hyper-consommation dans laquelle nous vivons est en train de détruire la planète. Un jour, sur un de ses médias sociaux habituels, Rȯse tombe sur un lien vers un événement « Plus d’arbres, moins de Pub ! » Le titre l’amuse et l’interpelle, alors elle clique.

Elle arrive sur un site qu’elle n’a jamais vu et qui semble s’appeler « Mobilizon ». On lui propose de venir cacher un écran de publicité vidéo en se tenant devant avec un parapluie. Elle apprend qu’en plus de polluer nos espaces publics avec des images qui captent notre attention, ces écrans sont munis de caméras et de capteurs qui analysent le nombre de passant·es, leurs réactions, etc.

Elle voudrait bien participer à l’événement présenté mais elle n’a pas envie de se créer un nouveau compte sur un énième site. Rȯse décide de participer « anonymement » à l’événement.

 

Pour participer anonymement à un événement, pas besoin de compte sur Mobilizon : le site demande juste à Rȯse de confirmer sa participation par email. Ça tombe bien, elle a créé une adresse email « poubelle » qui lui sert pour son shopping en ligne, et tous les sites qu’elle ne connaît pas et qui pourraient revendre ses coordonnées.

Quelques jours plus tard, Rȯse se rend sur les lieux de l’événement et rencontre le groupe des ContribUtopistes. Iels lui proposent d’échanger un quart d’heure de son temps, à bloquer l’écran de pub avec un parapluie, contre une bouture d’arbre qu’elle pourra planter chez elle. Rȯse adore l’idée et passe la matinée à sympathiser avec les ContribUtopistes.

Rȯse s’inscrit sur Mobilizon

Bénédicte, la référente du groupe, explique à Rȯse que ces écrans fonctionnent comme Facebook : ils imposent de la pub dans notre vie tout en captant nos comportements et nos données. Bénédicte conseille à Rȯse d’aller sur mobilizon.org pour se renseigner par elle-même sur l’alternative que les ContribUtopistes ont choisie.

Rȯse est convaincue, elle a envie d’essayer Mobilizon. Elle comprend qu’elle doit se trouver une instance, c’est à dire un site web Mobilizon qui va héberger son compte et ses données. Elle se dit que si elle doit confier ses données, elle veut trouver un hébergeur de confiance. Elle va donc voir la page « à propos » de plusieurs instances Mobilizon pour voir comment ces hébergeurs se présentent et quelles sont leurs règles.

Rȯse a trouvé son instance, elle se lance. Elle se doute bien qu’elle ne va pas quitter Facebook du jour au lendemain, mais elle se dit qu’elle peut commencer par s’inscrire sur Mobilizon, quitte à devoir publier sur Facebook les liens vers les événements et groupes qu’elle veut promouvoir.

 

Rȯse veut rejoindre un groupe

Une fois son compte confirmé et son profil rempli (enfin un site qui ne demande pas beaucoup d’informations de profil !) Rȯse va sur la page des ContribUtopistes pour rejoindre le groupe.

Malheureusement, le bouton « rejoindre le groupe » ne marche pas, il est grisé. Visiblement, on ne peut pas demander à rejoindre un groupe, il faut y être invité. Lorsqu’elle se penche sur la question, Rȯse se rend compte que c’est juste une question de temps avant que cette fonctionnalité ne soit ajoutée au site.

Elle cherche comment faire pour se faire inviter au groupe des ContribUtopistes et voit qu’il y a un article « Devenez Contributopistes ! » sur la page du groupe. En fait, ces articles, c’est un peu comme un blog, se dit-elle.

Elle suit les instructions et va sur la page de l’événement auquel elle a participé et ajoute un commentaire rappelant qui elle est et demandant à être invitée au groupe.

L’anniversaire surprise de la maman de Rȯse

C’est bientôt l’anniversaire de la maman de Rȯse. Narcisse Boréal, son papa, demande à sa fille comment organiser une fête surprise sans passer par Facebook, pour ne pas vendre la mèche. Rȯse, la geek de la famille, explique à son papa comment se créer un compte sur Mobilizon.

Tout à son enthousiasme, Narcisse crée aussi l’événement pour inviter famille et ami·es à l’anniversaire surprise de sa compagne. C’est un formulaire assez court, et les options sont explicites :

Rȯse va sur son instance Mobilizon, mais n’y voit pas l’événement créé par son père. Elle se rend compte qu’il s’est inscrit sur un autre site web Mobilizon, une autre instance. Heureusement, ces instances sont fédérées : depuis la barre de recherche de son instance à elle, Rȯse peut trouver l’événement que son père a créé sur son instance à lui.

Rȯse cloisonne ses activités familiales et militantes

Rȯse hésite à s’inscrire sur l’événement de son père… Elle n’a pas envie que sa famille voie qu’elle a utilisé ce compte pour aller militer avec les ContribUtopistes ! Elle décide donc d’aller dans les paramètres de son compte pour se créer un nouveau profil.

Rȯse s’inscrit donc à l’événement de son papa avec ce nouveau profil, qu’elle utilisera uniquement pour les événements familiaux.

Elle en profite pour partager l’événement auprès de quelques membres de la famille, puis elle exporte l’événement pour ajouter la date dans son agenda en ligne.

Rȯse se mobilize pour les ContribUtopistes

Dans ses notifications, Rȯse s’aperçoit que les ContribUtopistes ont lu son message et l’ont invitée à rejoindre le groupe. Elle repasse sur son profil militant pour accepter l’invitation.

Dans le groupe, elle aperçoit une nouvelle discussion sur les leçons de l’événement précédent et la prochaine initiative du groupe

Au bout de quelques semaines, l’implication et la volonté de Rȯse ne passent pas inaperçus. Bénédicte, l’administratrice du groupe Les Contributopistes sur Mobilizon, décide de promouvoir Rȯse en tant que modératrice du groupe.

Rȯse fait fonctionner l’intelligence collective !

Devenir modératrice va permettre à Rȯse de prendre en charge l’organisation du prochain événement des ContribUtopistes. Elle crée un brouillon de l’événement « Collages pas sages » pour en discuter avec le groupe.

Cependant, Rȯse ne parvient pas à décrire l’événement toute seule. Elle décide de faire marcher l’intelligence collective et de créer un pad d’écriture collaborative. Sur Mobilizon, cela se fait en deux clics depuis l’espace Ressources du groupe.

Le groupe a bien travaillé, le texte est top. Rȯse n’a plus qu’à le mettre en page dans la description de l’événement des Collages Pas Sages et à le publier !

Prologue : les fennecs ne font pas des lapins

Quelques jours plus tard, Rȯse se rend sur l’événement. Quelle joie de voir que de nombreuses personnes s’y sont inscrites ! Soudain, alors qu’elle lisait les commentaires de l’événement, Rȯse pousse un petit cri de suprise :

Plusieurs membres de sa famille se sont inscrits à l’événement des collages pas sages, sans savoir que c’était Rȯse qui l’avait organisé ! Il y a même son père qui demande à rejoindre les ContribUtopistes.

Dans un sourire, Rȯse se dit qu’il faudra qu’elle leur montre comment se créer plusieurs profils sur Mobilizon, si jamais ça les intéresse.

illustration : David Revoy (CC-By)

Mobilizon.org, la porte d’entrée vers Mobilizon

Tout le monde n’est pas comme Rȯse. En vérité, chaque personne va avoir sa manière d’aborder Mobilizon : certaines vont vouloir s’inscrire tout de suite, d’autres vont chercher à comprendre les concepts politiques derrière l’outil numérique, alors que les derniers vont vouloir savoir comment cela fonctionne.

C’est pour cela que nous avons créé Mobilizon.org : c’est LE site à retenir et partager, qui vous aiguillera vers

illustration : David Revoy (CC-By)

Tous ces outils nous ont demandé du temps et du travail. Notre petite association (35 membres, 10 salarié·es) est financée quasi-exclusivement par les dons des particuliers. Si vous voulez soutenir ce travail et nous encourager à poursuivre, vous pouvez le faire par un don, déductible des impôts pour les contribuables français.

Soutenir Framasoft

Une autre manière de soutenir nos actions, c’est de vous en emparer, les utiliser et les faire connaître. Désormais, c’est à vous de vous rassembler, vous organiser et vous mobilizer… grâce à Mobilizon !

Premiers pas avec Mobilizon.org




Mobilizon. Your events. Your groups. Your data.

Mobilizon is our free-libre and federated tool to free events and groups from the clutches of Facebook. After two years of work, today we are releasing the first version of this software, along with a whole series of tools so that you can quickly get started.

Delayed because of pandemic

Announced almost two years ago on the Framablog (FR), Mobilizon was born  of our need to offer a solid alternative to Facebook to friends who organize climate walks, LGBT+ association organisations and new educational workshops with that platform’s limited options.

The success of our fundraising campaign (spring 2019) reinforced our belief that there was great demand for such an alternative. To this end, we worked with designers to understand the expectations of activists who use Facebook to gather and organize.

illustration: David Revoy (CC-By)

We planned to launch the first version (the « v1 ») of Mobilizon this summer. Life, however, has other plans. A global pandemic and a French quarantine induced a rush on the online collaboration services our small association offers. Our entire team, including the developer who carries the Mobilizon project on his shoulders, put their activities on hold to contribute to the collective effort.

However, the stakes behind Mobilizon are high. In our opinion, to be successful, Mobilizon must be :

  • Emancipatory. It is a software that we want to be free, federated and separate from the attention economy.
  • Practical. Mobilizon is above all a tool for managing your events, your profiles and your groups.
  • Welcoming. We have created and incorporated tools explaining how to use its features, to find your Mobilizon instance or even hos to install it yourself.

illustration : David Revoy (CC-By)

Building the freedoms that Facebook denies us

Federate to foster diversity

There is not one but several Mobilizons. By going to Mobilizon.org you will find a selection of instances: websites created by those who have installed Mobilizon software on their server. Each of these instances offers you the same service, but from a different host.

Multiplying Mobilizon instances is healthier for the Internet as it avoids the formation of web giants. Decentralizing usage over multiple Mobilizon instances prevents the creation of huge datasets that could be exploited for surveillance or mass manipulation.

It is also healthier for you: it allows you to find your host, the one whose management, terms of use, business model, moderation charter, etc. match your values.

Each of these Mobilizon instances can federate with others, as well as interacting with them. For example, if the « UniMobilized » and « MobilizedSports » instances are federated, UniMobilized user Camille will be able to register for the karate course her teacher has created on the MobilizedSports instance.

An event on Mobilizon

A software that respects your freedoms

Mobilizon is a free-libre software, so it respects your freedoms. This means for example, that its source code, the « recipe » that allows one to concoct Mobilizon, is made public for transparency’s sake. People who know how to code are free to browse the source code as they wish, to see for themselves whether there are hidden features (spoiler alert: there aren’t!).

Moreover, the culture of free-libre software is a community-driven culture of contribution. Mobilizon should therefore be seen as a digital commons, that everyone can use and to which everyone can contribute. Your remarks, feedback, skills (in translation, tests, explanations, code, etc.) will be considered as contributions to the common project.

Finally, if the direction given to the Mobilizon code does not suit you, you are completely free to create your own team and « fork » the software. Thus, several governances and directions can be given to the same initial project, which is a strong defence against any monopolization.

illustration : David Revoy (CC-By)

Saving your attention from the economy

The truth is, Mobilizon may feel confusing. Where most platforms gamble on your user experience and flatter your ego to better capture your attention and data, Mobilizon is a tool. It is not a hobby where you can scroll endlessly, simply a service to organize your events and groups.

Mobilizon is designed to not monopolize your attention: no infinite scrolling, no running to check likes and new friends.

Mobilizon makes it futile to inflate the number of participants in your event or the number of members in your group. When each account can create an infinite number of profiles, the numbers displayed by the membership counters are no longer an influencer’s badge.

Mobilizon is designed so that you can follow the news of a group, but not of an individual: it is impossible to follow a single profile. In Mobilizon, profiles have no « wall », « thread » or « story »: only groups can publish posts. The goal is to get rid of the self-promotional reflexes where we stage our lives to be the person at the center of our followers. With Mobilizon, it is not the ego but the collective that counts.

Finally, if there is no ability to like a comment or a message in a group discussion, it keeps the exchanges informative. This prevents the common exchange from turning into a dialogue-duel where you have to keep and save face.

In fact… we have to stop comparing Mobilizon to a free-libre Facebook clone. If user engagement is the new oil the giants of the web drill for, Mobilizon is an attempt, at our small level, of a tool designed for attentional sobriety.

« Do I have a Facebook face? »
— Mobilizon, freeing itself from the comparison

A service for your events, your profiles, your groups.

Mobilizon allows you to register for events

On Mobilizon instances you can find many events published by organizers: date, location (geographical or online), description… The event form gives you quick access to essential information, as well as the ability to register, add the event to your calendar or share it.

The search bar will give you results that match your keywords, your location or a specific time. This search is done within the events on the Mobilizon website you are browsing, but also across all events on other Mobilizon websites to which yours is linked, or « federated ».

When the organizers allow it, you can participate anonymously in an event: no need to log in a Mobilizon account, only a confirmation email will be required!

illustration : David Revoy (CC-By)

One account, one instance, several profiles

If you wish to participate more actively in events and groups (or even organize them yourself), you will need to create an account on one of the existing Mobilizon instances.

Before signing up, remember to find out about the instance you are interested in (starting with its « about » page). By looking at who administers this instance, their content moderation policy, their business model, who they choose to federate with or not, etc., you will know if the governance they apply to their Mobilizon website is right for you.

A single account will allow you to create as many profiles as you want. Note that multiple profiles are not a cyber security measure (which should be provided by other tools and practices). It is a social partitioning tool, allowing you to display different facets of yourself depending on the social groups you are involved with.

This will allow you, for example, to reserve one profile to register for family birthdays and another for work-related conferences, or to distinguish between groups related to your hobbies and those where you organize your activist activities.

In the left column you can see that this is Rȯse’s second profile.

Groups to discuss and organize

Currently, you must wait until you have been invited into a Mobilizon group before selecting one of your profiles to join. You can also create and organize your own group to invite whoever you want and define roles (and therefore permissions) of the new members of the group you administer.

In Mobilizon, groups have a public page where you can display a short presentation of the group, upcoming events and the latest posts published.

In the group members’ area, members can (depending on their permission level) start and participate in discussions, create new events and public messages or add new resources (link to a collaborative writing pad, online survey, etc.) in the group resources page.

A group page as seen by one of the members of this group

Mobilizon.org, the site to share

To help you find your way around and choose your instance, we designed Mobilizon.org. It’s a site that will guide you on your first steps, whether you want to get some info, test Mobilizon, find your instance, learn more, or contribute to Mobilizon’s future.

There you will find links to our facilitation tools, in French and English, such as :

illustration : David Revoy (CC-By)

Mobilizon, a common contributor

Meet Rȯse, Mobilizon’s mascott.
illustration : David Revoy (CC-By)

From the very start, Mobilizon has been a collective adventure. Framasoft would first of all like to thank and congratulate the developer, an employee of the association, who has devoted nearly two years of his professional life to making this tool a reality.

Of course our thanks also go to all the members, volunteers and employees, who contributed to the project, as well as to Marie-Cécile Godwin (conception, UX design), Geoffrey Dorne (graphic & UI design) and David Revoy (illustrations).

Finally, we would like to thank all the people who believed in this project and supported it through their sharing, their attention and their money, especially during the fundraising that helped finance this first version.

In the coming months, Framasoft is eager to see the creation of a community that will take over the Mobilizon code and, in the long term, take charge of its maintenance. This will be done according to good will and over time, but we hope that this new chick will one day be strong enough from your contributions to leave the nest of our association.

In the meantime, we are going to be very attentive to your feedback, your corrections and your desires on the evolutions to be brought to this tool. We also have a few ideas on our side and we have no doubt that Mobilizon will grow in the coming months.

Support Framasoft

This work can be acheived thanks to the support and donations that finance our association. Donations represent 95% of our income and give us our freedom of action. As Framasoft is recognized as being in the public interest, a donation of 100 € from a French taxpayer will, after deduction, be reduced to 34 €.

In the meantime, it is now up to you to mobilize to make Mobilizon known!

Get started on Mobilizon.org




Mobilizon. Vos événements. Vos groupes. Vos données.

Mobilizon, c’est notre outil libre et fédéré pour libérer nos événements et nos groupes des griffes de Facebook. Après deux ans de travail, nous publions aujourd’hui la première version de ce logiciel, accompagnée de toute une série d’outils pour que vous puissiez rapidement le prendre en main.

Retardé pour cause de pandémie

Décrit pour la première fois il y a près de deux ans sur le Framablog, Mobilizon est né de notre besoin de proposer une alternative solide à Facebook à nos ami·es qui y organisent des marches pour le climat, des permanences d’associations LGBT+ et des ateliers d’éducation nouvelle.

Le succès de la collecte lancée au printemps 2019 pour financer ce développement nous a conforté.e.s dans le fait qu’un tel outil était attendu et désiré. Nous avons donc travaillé avec des designers pour comprendre les attentes et les usages des militant·es qui utilisent Facebook pour se rassembler.

illustration : David Revoy (CC-By)

Si nous pensions finaliser et publier la première version (la « v1 ») de Mobilizon cet été, c’était sans compter sur une pandémie mondiale et un confinement français qui a induit une ruée sur les services de collaboration en ligne que notre petite association propose. L’ensemble de notre équipe, dont le développeur qui porte le projet Mobilizon sur ses épaules, a dû mettre entre parenthèses ses activités pour contribuer à l’effort collectif.

Pourtant, les enjeux derrière Mobilizon sont grands. À nos yeux, pour être réussi, Mobilizon doit être :

  • Émancipateur. C’est un logiciel que nous voulons libre, fédéré et hors de l’économie de l’attention.
  • Pratique. C’est avant tout un outil pour gérer vos événements, vos profils et vos groupes.
  • Accueillant. Donc accompagné d’outils expliquant comment l’utiliser, trouver votre hébergement Mobilizon ou l’installer vous-même.

Illustration : David Revoy (CC-By)

S’offrir les libertés que Facebook nous refuse

Fédérer pour favoriser la diversité

Il n’y a pas un mais des Mobilizon. En allant sur Mobilizon.org, vous trouverez une sélection d’instances, donc de sites web créés par des personnes qui ont installé le logiciel Mobilizon sur leur serveur. Chacune de ces instances vous propose le même service, mais chez un hébergeur différent.

Multiplier les instances Mobilizon est plus sain pour Internet : cela permet d’éviter la formation de géants du web. Décentraliser les usages sur de multiples instances Mobilizon empêche la création d’énormes jeux de données qui pourraient être exploités pour de la surveillance ou de la manipulation des masses.

C’est aussi plus sain pour vous : cela vous permet de trouver votre hébergeur, celui dont la gestion, les conditions d’utilisation, le modèle économique, la charte de modération, etc. correspondent à vos valeurs.

Chacune de ces instances Mobilizon peut se fédérer aux autres, et ouvrir les interactions. Par exemple, si les instances « MobilizTaFac » et « SportMobilizé » sont fédérées, Camille qui a un compte d’étudiante sur MobilizTaFac pourra s’inscrire au stage de karaté, alors que son prof l’a créé sur l’instance SportMobilizé.

Présentation d’un événement sur Mobilizon

Un logiciel qui respecte vos libertés

Mobilizon est un logiciel libre, donc qui respecte vos libertés. Cela signifie par exemple que son code source, la « recette de cuisine » qui permet de concocter Mobilizon, est rendu public, dans un souci de transparence. Les personnes qui savent coder, par exemple, sont libres d’aller y jeter un œil et de dire s’il y a des fonctionnalités cachées (divulgâchis : il n’y en a pas !)

Par ailleurs, la culture du logiciel libre est une culture communautaire de la contribution. Il faut donc considérer Mobilizon comme un commun numérique, dont chacun peut s’emparer et auquel chacune peut contribuer. Vos remarques, retours, participations (en traduction, tests, explications, code, etc.) seront considérées comme autant d’apports au projet commun.

Enfin, si la direction donnée au code de Mobilizon ne vous convient pas, vous êtes tout à fait libre de créer votre propre équipe et de « fourcher » le logiciel. Ainsi, plusieurs gouvernances et plusieurs directions peuvent être données à un même projet initial, ce qui est un rempart fort contre toute volonté de monopolisation.

Illustration : David Revoy (CC-By)

Vous laisser en maîtrise de votre attention

À vrai dire, Mobilizon risque de vous bousculer dans vos habitudes. Là où la plupart des plateformes gamifient votre expérience d’utilisation et flattent votre ego pour mieux capter votre attention et vos données, Mobilizon est un outil. Pas un passe-temps où l’on peut scroller à l’infini, juste un service pour organiser vos événements et vos groupes.

Mobilizon est conçu pour ne pas capter votre attention : pas de scroll infinis, de course aux likes et aux amis.

Mobilizon rend futile toute envie de gonfler le nombre de participant·es à votre événement ou de membres dans votre groupe. Lorsque chaque compte peut se créer une infinité de profils, alors les nombres affichés par compteurs d’inscrit·es ne sont plus un signe extérieur d’influence.

Mobilizon est conçu pour que vous puissiez y suivre les actualités d’un groupe, mais pas d’une personne : il est impossible de suivre les actualités d’un profil. Car dans Mobilizon, les profils n’ont pas de « mur », de « fil » ni de « story » : seuls les groupes peuvent publier des billets. L’objectif est de se défaire des réflexes d’auto-promotion où l’on se met en scène pour être la personne au centre de ses followers. Avec Mobilizon, ce n’est pas l’ego mais la construction du collectif qui compte.

Enfin, s’il n’y a pas la possibilité de liker un commentaire ou un message dans une discussion de groupe, c’est pour garder les échanges informatifs. Cela évite que l’échange en commun ne tourne au dialogue-duel où il faut faire bonne figure.

En fait… il faut qu’on arrête de comparer Mobilizon à un clone libre de Facebook. Si votre attention est le nouveau pétrole que s’arrachent les géants du web, Mobilizon est une tentative, à notre petit niveau, d’un outil conçu pour la sobriété attentionnelle.

« Est-ce que j’ai une gueule de Facebook ? »
— Mobilizon, qui s’émancipe de la comparaison.

Un outil pratique pour vos événements, vos profils, vos groupes.

Mobilizon permet de s’inscrire à des événements

Sur les instances de Mobilizon, vous pouvez trouver de nombreux événements publiés par des organisateur·ices : date, lieu (géographique ou en ligne), description… La fiche d’un événement vous donne accès au plus vite aux informations essentielles, ainsi que la possibilité de vous inscrire, d’ajouter l’événement à votre agenda ou de le partager.

La barre de recherche vous donnera des résultats qui correspondent à vos mots-clés, à votre localisation ou à un moment précis. Cette recherche se fait dans les événements du site web Mobilizon où vous naviguez, mais aussi parmi tous les événements des autres sites web Mobilizon auquel le vôtre s’est relié, ou « fédéré ».

Lorsque les organisateur·ices le permettent, vous pouvez participer anonymement à un événement : pas besoin de se créer un compte Mobilizon, seul un email de confirmation sera nécessaire !

Illustration : David Revoy (CC-By)

Un compte, un hébergement, mais plusieurs profils

Si vous désirez participer plus activement à des événements et des groupes (voire les organiser vous-même), il faudra vous créer un compte sur une des instances Mobilizon existantes.

Avant de vous inscrire, pensez à vous renseigner sur l’instance qui vous intéresse (en commençant par sa page « à propos »). C’est en regardant qui sont les personnes qui administrent cette instance, leur politique de modération des contenus, leur modèle économique, avec qui iels choisissent de se fédérer ou non, etc. que vous saurez si la gouvernance qu’iels appliquent à leur site web Mobilizon vous correspond.

Un seul et unique compte vous permettra de créer autant de profils que vous voudrez. Notez que ces profils multiples ne sont pas une mesure de cyber-sécurité (qui doit être assurée par d’autres outils et pratiques). Il s’agit d’un outil de cloisonnement social, permettant d’afficher différentes facettes de votre personne suivant les groupes sociaux où vous agissez.

Cela vous permettra, par exemple, de réserver un profil pour vous inscrire aux anniversaires familiaux et un autre pour des conférences liées au travail, ou encore de distinguer les groupes liés à vos loisirs de ceux vous permettant d’organiser vos activités militantes.

Sur la colonne de gauche, on voit que c’est le deuxième profil de Rȯse.

Des groupes pour discuter et s’organiser ensemble

Pour l’instant, il vous faut attendre d’avoir été invité·e dans un groupe Mobilizon avant de sélectionner un de vos profils pour rejoindre ce groupe. Vous pouvez aussi créer et organiser votre propre groupe pour y inviter qui bon vous semble et définir les rôles (et donc les autorisations) des nouveaux membres du groupe que vous administrez.

Dans Mobilizon, ce sont les groupes qui disposent d’une page publique où vous pouvez exposer une courte présentation du groupe, les événements à venir et les derniers billets publiés par le groupe.

Dans l’espace réservé aux personnes inscrites au groupe, les membres peuvent (suivant leur niveau d’autorisation) ouvrir et participer aux discussions, créer de nouveaux événements et billets ou ajouter de nouvelles ressources externes (lien vers un pad d’écriture collaborative, un sondage en ligne, etc.) dans la page des ressources du groupe.

La page d’un groupe vue par une des membres de ce groupe

Mobilizon.org, le site à partager

Pour vous aider à vous y retrouver et à choisir votre instance, nous avons conçu Mobilizon.org. C’est un site qui vous aiguillera selon vos besoins, que vous vouliez en savoir plus, tester, trouver votre instance, approfondir vos connaissances ou contribuer au futur de Mobilizon.

Vous y trouverez des liens vers nos outils de facilitation, en français et en anglais, tels que :

Illustration : David Revoy (CC-By)

Mobilizon, un commun contributif

Voici Rȯse, la mascotte de Mobilizon.
illustration : David Revoy (CC-By)

Mobilizon est, depuis le début, une aventure collective. Framasoft tient avant tout à remercier et féliciter le développeur, salarié de l’association, qui a consacré près de deux ans de sa vie professionnelle à concrétiser cet outil.

Bien entendu nos remerciements vont aussi à l’ensemble des membres, bénévoles et salarié·es, qui ont contribué au projet, ainsi qu’à Marie-Cécile Godwin (conception, UX design), Geoffrey Dorne (graphisme, design UI), David Revoy (illustrations).

Enfin, nous voulons remercier toutes les personnes qui ont cru à ce projet et l’ont soutenu par leurs partages, leur attention et leur argent, notamment lors de la collecte qui a permis de financer cette v1.

Dans les prochains mois, Framasoft souhaite vivement que se crée une communauté qui s’empare du code de Mobilizon et, à terme, prenne en charge son maintien. Cela se fera en fonction des bonnes volontés et sur la durée, mais nous espérons que ce nouvel oisillon sera un jour assez fort de vos contributions pour quitter le nid de notre association.

En attendant, nous allons être très attentives et attentifs, dans les prochaines semaines, à vos retours, vos correctifs et vos envies sur les évolutions à apporter à cet outil. Nous avons aussi quelques idées de notre côté et nous ne doutons pas que Mobilizon va s’étoffer dans les mois à venir.

Soutenir Framasoft

Ce travail ne se fera que grâce aux soutiens et aux dons qui financent les actions de notre association. En effet, les dons des personnes qui nous soutiennent représentent 95 % de nos revenus et nous offrent notre liberté d’action. Framasoft étant reconnue d’intérêt général, un don de 100 € d’un contribuable français reviendra, après déduction, à 34 €.

En attendant, c’est désormais à vous de vous mobilizer pour faire connaître Mobilizon !

Premiers pas avec Mobilizon.org




Federating Mobilizon : one more step towards de-facebooked events

There is a new development to our future alternative to Facebook: different Mobilizon installs can now federate with each other.

Why is that important? Why is this a key element? How can this make Mobilizon a fundamentally emancipatory tool? We will try to explain all this below.

This article is a part of « Contributopia’s travel journals ». From October to December of 2019, we will assess our many (donations-founded) actions, which are tax-deductible for French taxpayers. Donate here if you can.

If you are not (yet) familiar with our Mobilizon project….

Mobilizon was born from our desire to offer an alternative to Facebook events for marches to protect our climate and other citizen gatherings. Once the first version completed (by summer 2020 if all goes well!), Mobilizon will be a software that groups, structures or collectives can install on their server, to create their own event platform website. Who can do the most can do the least: if Mobilizon is designed to organize a large pacifist march, it will be easy to manage the birthday of the youngest one 😉 !

Click to download the summary of the interviews and job to be done (pdf in French, only)

We worked with designers to have a strong vision for the software. Interviewing activists at various levels of civil society has allowed us to better design Mobilizon. It should not only serve as an alternative to Facebook events, but also to Facebook groups (to gather, communicate together, organize) and Facebook pages (to publish a presentation, however brief, of its collective, its place, its association… and organized events).

We also understood that Mobilizon had to move away from the Facebook-style social features that exploit our ego and motor the attention economy. In the Mobilizon we designed, there are no likes, incentives to create the narrative of your life on a wall, and no echo chambers to these frustrating dialogues where everyone shouts and no one listens.

In June 2019, we presented this project, asking you to finance it if you wanted us to develop it. With more than €58,000 raised, it’s obivious that you shared our enthousiasm for Mobilizon! In October 2019, we released a first beta version, with basic functionalities. We want to show, in all transparency, the evolution of Mobilizon’s development, with an always-up-to-date demo on test.mobilizon.org.

Click on the screenshot to see the demo website on test.mobilizon.org

A new step forward: Mobilizon is now federated!

The federation is one of the most important aspects of the Mobilizon software. It is already good that University X can install Mobilizon on its servers, and create its instance of Mobilizon (let’s call it « MobilizedCollege.net »). But if Jaimie has created their account on UniMobilize.org, the body of their union, how can they register to the « March for Student Loans Awareness » event that was published on MobilizedCollege.net?

Integrating the ActivityPub protocol into the Mobilizon software allows each installation of each instance of the Mobilizon software to talk and federate with each other. Thus, in our example, MobilizedCollege.net and UniMobilize.org can choose to federate, i.e. share their information and interact together.

Mobilizon federated, illustrated by David Revoy (CC-By)

Rather than creating a giant platform with a single entrance door (facebook.com, meetup.com, etc.), we create a diversity of entrance doors that can be linked together, while keeping each one its own specificity. Since the second beta update, Mobilizon has made it possible to federate events, comments and participations. Most of the future features we will add in the coming months will also be federated, when appropriate.

For people who administer an instance, there is an interface to manage which instances you are subscribed to and which instances have subscribed to you.

You can already see the effects of this federation on our demo instance test.mobilizon.org. Note that the events there are fake (made for tests purposes), so if you try and install a Mobilizon instance on your server, it is better not to federate with this demo instance!

Other new features of the last two months

These last two months of development have mainly been devoted to the Federation aspect of Mobilizon. However, other improvements have also been made to the software.

One of the most visible is the addition of comments below events. Right now, this tool is basic: you can comment on an event, and respond to a comment. It is not intended to be a social tool (with likes, etc.), just a practical one.

 

Click on the comments to see the event « Mobilizon Launching Party »

Many addresses sources (to geolocate the address you type when entering the event location) have also been added to Mobilizon. We are currently thinking about how to improve this point without overloading our friends in the free-libre community such as OpenStreetMap. Today, we are still relying on OSM’s Nominatim server, pending the delivery of our own server!

Many bugs have been fixed since the October beta release. These corrections, combined with many practical and aesthetic improvements, are partly due to your feedback and contributions on our forum: thank you! If you have any comments about Mobilizon, if you spot anything on test.mobilizon.org, feel free to create a topic on our forum, the only place where we read all your feedback.

The road is long, but the path is set

Let’s be clear: Mobilizon is not (yet) ready to host your groups and events. We are already seeing pioneers who are tinkering with an installation on their servers (congratulations and thanks to you), it’s cool, really… But until we have released version 1, please consider that the software is not ready.

Also, there is no point in suggesting new features, we will not be able to add anything to what was planned during the fundraising last June. We would like to, but we simply do not have the human resources to meet all expectations. Our small non-profit manages many projects, and we must accept our limits to achieve our goals without burning out.

Click to join our forum, and give us your feedback on Mobilizon

For the next few months, the path is set:

  • Process your feedback from this beta version and get some rest by the end of the year 😉
  • Work on pages and groups (with messaging, moderation, organizational tools) in the first quarter of 2020;
  • Have time for patches, possible delays and finishes that stabilize and document the software, for its release planned before the summer of 2020.

Framasoft remains Mobilized, see you this summer!

Adding federation functionality to Mobilizon is a key step. We will continue to keep you informed of such progress on this blog, and to demonstrate it on the test.mobilizon.org website.

In the meantime, we hope that this new milestone will inspire you as much as we do on the future of Mobilizon, do not hesitate to give us your feedback on our forum and see you in June 2020… to Mobilize together!

Have a look at Contributopia’s travel journals and discover more articles and actions made possible by your donations. If you like what you just read, please think of supporting us, as your donations are the only thing that allow us to go on. As Framasoft is a public interest organization, the real cost of a 100 € donation from a French taxpayer is only of 34 €.

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Header illustration: CC-By David Revoy




Mobilizon Fédéré : un pas de plus vers la dé-facebookisation de nos événements

Le développement de notre future alternative aux événements Facebook vient de franchir une nouvelle étape : la possibilité de fédérer différentes installations de Mobilizon.

En quoi est-ce important ? Pourquoi est-ce un élément-clé ? Comment cela peut faire de Mobilizon un outil fondamentalement émancipateur ? Nous allons essayer de vous expliquer tout cela ci-dessous.

Cet article fait partie des « Carnets de voyage de Contributopia ». D’octobre à décembre 2019, nous y ferons le bilan des nombreuses actions que nous menons, lesquelles sont financées par vos dons (qui peuvent donner lieu à une réduction d’impôts pour les contribuables français). Si vous le pouvez, pensez à nous soutenir.

Si vous ne connaissez pas (encore) notre projet Mobilizon…

Mobilizon est né de notre envie d’offrir une alternative aux événements Facebook pour les Marches pour le Climat et autres rassemblements citoyens. Une fois développé (d’ici l’été 2020 si tout va bien !), Mobilizon sera un logiciel que des groupes, structures ou collectifs pourront installer sur leur serveur, pour créer leur propre plateforme d’événements sous forme de site web. Qui peut le plus peut le moins : si Mobilizon est conçu pour pourvoir y organiser une grande marche pacifiste, il sera facile d’y gérer l’anniversaire du petit dernier 😉 !

Cliquez sur l’image pour télécharger une version anonymisée de la synthèse des entretiens et la liste des tâches, réalisées par Marie-Cécile Paccard (fichier pdf)

Nous avons travaillé avec des designers afin d’avoir une vision forte pour le logiciel. Interroger des citoyen·nes engagé·es à divers niveaux de la société civile nous a permis de mieux concevoir Mobilizon. Il ne doit pas seulement servir d’alternative aux événements Facebook, mais aussi aux groupes Facebook (pour se rassembler, communiquer ensemble, s’organiser) ainsi qu’aux pages Facebook (pour publier une présentation, même sommaire, de son collectif, son lieu, son association… et des événements organisés).

Nous avons aussi compris que Mobilizon devait s’éloigner des fonctionnalités sociales à la Facebook, celles qui exploitent notre ego et fondent les mécanismes de l’économie de l’attention. Dans Mobilizon tel que nous l’avons conçu, vous ne trouverez pas de likes, d’incitation à se mettre en scène sur son mur pour y créer le narratif de sa vie, ni de caisse de résonance de ces dialogues frustrants où tout le monde crie et personne ne s’écoute.

En juin 2019, nous vous présentions ce projet, en vous demandant de le financer si vous souhaitiez que nous le développions. Avec plus de 58 000 € récoltés, on peut dire que vous partagiez notre envie que Mobilizon voie le jour ! En Octobre 2019, nous avons publié une première version bêta, très sommaire, avec les fonctionnalités basiques. L’objectif est de vous montrer, en toute transparence, l’évolution du développement de Mobilizon, que vous pouvez tester au fur et à mesure de ses mises à jour sur test.mobilizon.org.

cliquez sur la capture pour aller voir la démonstration sur test.mobilizon.org

Une nouvelle étape franchie : Mobilizon est désormais fédéré !

La fédération est l’un des aspects les plus importants du logiciel Mobilizon. C’est déjà bien que l’université X puisse installer Mobilizon sur ses serveurs, et créer son instance de Mobilizon (appelons-la « MobilizTaFac.fr »). Mais si Camille a créé son compte sur SyndicMobilize.org, l’instance de son syndicat, comment peut-elle s’inscrire à l’événement « Marche contre la précarité étudiante » qui a été publié sur MobilizTaFac.fr ?

Intégrer le protocole ActivityPub au logiciel Mobilizon permet à chaque installation de chaque instance du logiciel Mobilizon de pouvoir parler et échanger avec d’autres. Ainsi, dans notre exemple, MobilizTaFac.fr et SyndicMobilize.org peuvent choisir de se fédérer, c’est-à-dire de synchroniser leurs informations et d’interagir ensemble.

Mobilizon Fédéré, vu par David Revoy (CC-By)

Plutôt que de créer une plateforme géante avec une porte d’entrée unique (facebook.com, meetup.com, etc.), on crée une diversité de portes d’entrées qui peuvent se relier entre elles, tout en gardant chacune sa spécificité. Depuis la mise à jour « bêta 2 », Mobilizon permet de fédérer les événements, les commentaires, les participations. Bien entendu, dans les développements des prochains mois, les fonctionnalités appropriées seront, elles aussi, fédérées.

Vous pouvez d’ores et déjà voir les effets de cette fédération sur notre instance de démonstration test.mobilizon.org. Notez que les événements qui y sont créés sont de faux événements (qui servent de tests), donc si vous bidouillez une instance Mobilizon sur votre serveur, mieux vaut ne pas se fédérer avec cette instance de démonstration !

Pour les personnes qui administrent une instance, il existe une interface permettant de savoir et choisir à quelles instances on est abonné et quelles instances sont abonnées à la sienne.

Les autres nouveautés de ces deux derniers mois

Ces deux derniers mois de développement ont principalement été consacrés à l’aspect fédération de Mobilizon. Cependant, d’autres améliorations ont aussi été apportées au logiciel.

Une des plus visibles, c’est l’ajout de commentaires en dessous des événements. L’outil est pour l’instant sommaire : on peut commenter un événement, et répondre à un commentaire. Il n’est pas prévu d’en faire un outil social (avec likes, etc.), simplement un outil… pratique.

 

Cliquez sur ces commentaires pour découvrir l’événement qui fête le lancement de Mobilizon !

De nombreuses sources d’adresses (pour géolocaliser l’adresse que l’on tape lorsqu’on renseigne le lieu de l’événement) ont aussi été ajoutées à Mobilizon. Nous réfléchissons actuellement à trouver comment améliorer ce point sans surcharger les projets libres compagnons tels que OpenStreetMap. En effet, nous nous appuyons encore sur le serveur Nominatim d’OSM, en attendant la livraison de notre propre serveur !

De nombreux bugs ont été corrigés depuis la publication de la bêta d’octobre. Ces corrections, associés à de nombreuses améliorations pratiques et esthétiques, nous les devons en partie à vos retours et à vos contributions sur notre forum : merci à vous ! Si vous avez la moindre remarque sur Mobilizon, si vous repérez quelque chose sur test.mobilizon.org, n’hésitez pas à créer un sujet sur notre forum, qui est le seul endroit où nous lisons tous vos retours.

La route est longue, mais la voie est toute tracée

Que l’on soit bien d’accord : Mobilizon n’est pas (encore) prêt à accueillir vos groupes et vos événements. Nous voyons d’ores et déjà des pionnier·es qui bidouillent une installation sur leurs serveurs (bravo et merci à vous), c’est cool, vraiment… Mais tant que nous n’avons pas publié la version 1, veuillez considérer que le logiciel n’est pas prêt.

De même, il ne sert à rien de nous suggérer de nouvelles fonctionnalités, nous ne pourrons rien ajouter à ce qui a été prévu lors de la collecte de juin dernier. Nous aimerions bien, mais nous n’avons tout simplement pas les moyens humains de répondre à toutes les attentes. Notre petite association porte de nombreux projets, et nous devons accepter nos limites pour les maintenir sereinement.

cliquez sur l’image pour rejoindre notre forum, où vous pouvez nous communiquer vos retours sur Mobilizon

Pour les prochains mois, le chemin est tout tracé :

  • Traiter vos retours de cette version bêta et se reposer un peu d’ici la fin de l’année 😉
  • Travailler sur les pages et les groupes (avec messagerie, modération, outils d’organisation) au premier trimestre 2020 ;
  • Avoir du temps pour les correctifs, les éventuels retards et les finitions qui stabilisent et documentent le logiciel, pour sa sortie prévue avant l’été 2020.

Framasoft reste Mobilizée, rendez-vous cet été !

L’ajout des fonctionnalités de fédération à Mobilizon est une étape clé. Nous continuerons de vous tenir informé·es de telles avancées sur ce blog, et de les démontrer sur le site test.mobilizon.org.

En attendant, nous espérons que ce nouveau point d’étape vous enthousiasme autant que nous sur l’avenir de Mobilizon, n’hésitez pas à nous faire vos retours sur notre forum et rendez-vous en Juin 2020… pour se Mobilizer ensemble !

Rendez-vous sur la page des Carnets de Contributopia pour y découvrir d’autres articles, d’autres actions que nous avons menées grâce à vos dons. Si ce que vous venez de lire vous plaît, pensez à soutenir notre association, qui ne vit que par vos dons. Framasoft étant reconnue d’intérêt général, un don de 100 € d’un contribuable français reviendra, après déduction, à 34 €.

Soutenir Framasoft

Illustration d’entête : CC-By David Revoy




Mobilizon : lifting the veil on the beta release

Mobilizon is an alternative to Facebook groups and events. After a successful crowdfunding, it is time we gave you a taste of this software and updated you on its progress.

This article is a part of « Contributopia’s travel journals ». From October to December of 2019, we will assess our many (donations-founded) actions, which are tax-deductible for French taxpayers. Donate here if you can.

La version originale (en Français) de cet article est à lire ici.

An eagerly awaited alternative to Facebook events

During the Spring of 2019, we launched our Mobilizon crowfunding, to fund a free/libre software allowing communities to liberate themselves from Facebook events, groups and pages.

This crowdfunding’s aim was to produce Mobilizon and to know how far you all wanted us to go with this project. Over one thousand people funded this project, and we are very pleased to see how enthusiastic you all were: evidently, many of us are tired of Facebook’s walled garden around our events!

Thank you all for the sucess of this crowdfunding!

Today, we are keeping a promise we made during the campaign: sharing Mobilizon’s progress with you. We decided to showcase it to you as soon as possible, even though most features are not developed yet. This is precisely what a beta is: some things are still rough around the edges, the paint is fresh, not everything is in place (yet)… but you can still get a clear picture of what we have achieved and how much work still remains to be done.

A beta release to lay the foundations

Mobilizon‘s aim is to create a free/libre software allowing communities to create their own spaces to publish event.

Here is everything you can do with Mobilizon:

  • Sign up with your email and a password, then log in;
  • Receive email notifications;
  • Create and manage several identities from the same account;
    • to compartimentalize your events;
    • Every identity consists of an ID, a public name (name, nickname, username, etc.) an avatar and a bio
  • Create, edit or delete events;
    • From the identity you used to create said event;
    • You can create, keep, edit (and delete) draft events;
    • You can manually aprove (or refuse) attendance requests.
    • You can easily share by mail or on your social medias;
    • You can add events to your calendar.
  • Register for an event by choosing one of your identities;
  • Report problematic content to the instance[2] moderation;
  • Manage reports of problematic content

dessin de Mobilizon par David Revoy
Mobilizon, illustrated by David Revoy – License : CC-By 4.0

We are very enthusiastic about the ability to use different identities. Under the same account, you can compartimentalize several aspects of your social life: one identity for sports, one for family gatherings, another one for activism, etc.

This is the sort of tool Facebook & Co will never offer, as they have a vested interest in gathering every aspects of our social lives under a single, and therefore advertiser-friendly, profile… Thus, it always brings us great joy to realize that when we distance oursleves from these platforms model, we can imagine user-friendly, emancipatory tools.

Better yet, you can have a look by yourself…

test.mobilizon.org: discover the software and its features

Wait up before you organize a Last Party Before Armageddon on test.mobilizon.org: it is only a demo site! Feel free to use it however you want, to click at will: there will be no consequences as every account, event etc. will be automatically deleted every 48 hours.

Click on the screenshot to go and visit the demo of Mobilizon !

One of our promises while we were mapping out Mobilizon’s development was to create a tool by and for people, so we worked with UI/UX designers… we hope you like the result!

We have made room on our forum for your feedback. However, we will probably not be able to answer to requests pertaning to new features, as we already have much to do!

The way is already mapped out: we are Mobilized!

In the next few months, we will publish regular updates of this beta release, and show you its progress. This way, we will have time to observe and hear your feedback, up until the first fully functional release of Mobilizon, which is planned for the first semester of 2020.

Depending on your level of expertise, you may look under the hood and read Mobilizon’s source code. Nevertheless, we do not recommend installing Mobilizon on your server before we take care of its federated[1] features.

As Mobilizon is not (yet) federated[1], it is not (yet) possible, for example, to register to a Framaparty posted on Framasoft’s Mobilizon instance[2] from an account created on a UnitedUni instance, hosted by your college. Both the federeated aspect and the ability to register to an event anonymously are being developed right now. We will introduce you to them when we keep you updated on the software again, around December.

With the federation features coming next december, compass roses will multiply!
Illustration: David Revoy – License : CC-By 4.0

During 1st semester of 2020, we will publish the first stable release of Mobilizon. We will implement moderation tools as well as collaborative ones (groups, organizational spaces, private messages). We will be in touch with pioneer installers and users (the latest have probably used their pals’ servers). We will be working on technical documentation too.

We keep our promises, starting now

We at Framasoft cannot wait to see as many people as possible free themselves for Facebook events, and use Mobilizon to organize, say, an advocacy group or a Climate March.

However, we might have to wait a bit before closing down all these Facebook groups that structure part of our lives. Meanwhile, we hope this demo will show the potential of a software meant to gather, organize and mobilize… people who are trying to make the world a better place.

Have a look at Contributopia’s travel journals and discover more articles and actions made possible by your donations. If you like what you just read, please think of supporting us, as your donations are the only thing that allow us to go on. As Framasoft is a public interest organization, the real cost of a 100 € donation from a French taxpayer is only of 34 €.

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Header illustration: CC-By David Revoy


Notes

[1] Federation: If my college hosts my email, and yet I can communicate with a gmail (hosted by Google), it is because they speak the same language: they are federated. The federation, here, refers to the use of a common language (a « protocol ») to be able to connect. Capacities do not rely on a single player (e.g.: Facebook for WhatsApp, Google for YouTube, etc), but rather on a multitude of companies, organizations, collectives, institutions, or even private individuals, required they posess the appropriate skills. This provides more resilience and independance to these networks, and makes them harder to control as well. Thus, in the case of Mobilizon, different instances[2] of the software (on the servers of a college, collective or organization such as Framasoft, for example) will be able to synchronize the data made public (events, messages, groups, etc.).

 

[2] Instance: an instance is one hosted installation of a federated software. This software is therefore located on a server, under the responsibility of the people who administer this server (the hosts). Each host can choose whether to connect or not its instance with others, and therefore whether or not to grant access to the information shared on said instance to its members. For example, framapiaf.org, mamot.fr and miaou.drycat.fr are three Mastodon instances (respectively from the hosts Framasoft, La Quadrature du Net and Drycat). As these 3 instances are federated, their members can communicate with each other. In the same vein, two -or even two thousand- Mobilizon instances can be connected and share events.