Khrys’presso du lundi 17 septembre

Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière. Une revue web assurée avec maestria par Khrys !

Un personnage dit : ouais ouais, Khrys par-ci, Khrys par-là, heureusement qu'on est là pour illustrer, nous...

Brave New World

Photo d'un robot terminator
Photo par Di Lujan (CC BY-ND 2.0)

 

Spécial France

Spécial GAFAM

Spécial 12 septembre

Les lectures de la semaine

Les BDs/graphiques/photos de la semaine

Les vidéos/podcasts de la semaine

Les autres trucs chouettes de la semaine

Deux personnages prennent le café. Le personnage de gauche dit : toujours aussi corsé, ton espresso ; la personne de droite répond : yep, et encore j'ai essayé comme d'hab de ne pas faire trop long... Mais si tu en reveux, clique sur ma tasse !

Merci à Goofy pour le coup de patte 🙂

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Les articles, commentaires et autres images qui composent ces « Khrys’presso » n’engagent que moi (Khrys).




Khrys’presso du lundi 10 septembre

Brave New World

Spécial France

 

Spécial GAFAM

Agir

Les mini-cours de la semaine

Les lectures de la semaine

  • Les CGU des plateformes, bientôt transformées en parodie de conventions collectives ? (scinfolex.com)
  • De la fiabilité façon Facebook (affordance.typepad.com)

    Si l’approche de Facebook me paraît au moins aussi alarmante que la mise en place du Social Credit en Chine, c’est bien sûr parce qu’elle peut potentiellement s’appliquer à 2,5 milliards d’individus.

    C’est ensuite parce que l’essentiel de ces 2,5 milliards d’individus vivent pourtant dans ce qu’il est encore convenu d’appeler des démocraties et qu’une démocratie prête à tolérer ce genre de pratique n’est plus très éloignée d’une dictature ou d’un gouvernement autoritaire les instituant. « Si tu veux la paix prépare la guerre », et si tu veux l’avènement d’un gouvernement autoritaire habitue les gens à être en permanence scrutés et quantifiés.

    C’est aussi parce que personne n’est capable de dire à quelle échelle réelle ce scoring est mis en place ni bien sûr quels en sont les critères complets et exacts. Critères qui s’ils étaient rendu publics seraient immédiatement détournés pour que chacun puisse mieux s’y conformer ou mieux s’en détourner. […]

    Et c’est enfin car derrière ce score de « fiabilité » ne cherche même plus à se cacher l’idée aussi folle qu’inquiétante d’une rationalisation automatisée ou automatisable d’un rapport individuel à l’information absout de tout rapport collectif à une quelconque forme de vérité(s) objectivable(s).

  • Concrètement, comment rendre les algorithmes responsables ?
  • En finir avec l’anonymat sur Twitter, la fausse bonne idée (liberation.fr)
  • Cory Doctorow: Big Tech : Nous pouvons faire mieux que des monarchies constitutionnelles (locusmag.com – en anglais)

    The vision of the “techno utopia” is a democracy: a world where anyone who wants to can participate in the shape of the future, retooling, reconfigur­ing, remapping the systems around them to suit their needs.

    The vision of the techlash is a constitutional monarchy. We start by recog­nizing the divine right of Google, Amazon, Facebook, Apple, and the other giants to rule our technology, then we gather the aristocracy – technocrats from government regulatory bodies – to place modest limits on the power of the eternal monarchs.[…]

    It is profoundly undemocratic that a small cabal of nerds working for tech giants gets to make deci­sions that adversely affect the lives of billions. It’s even more undemocratic to ban anyone from altering that code to protect themselves from its harms. Con­stitutional monarchies are bullshit. The democratic alternative is to give people control over their tech­nological lives – to seize the means of computation and put it into the hands of everyone who wants it.

    La vision de la « techno-utopie » est celle d’une démocratie : un monde où chacun peut participer à l’élaboration de l’avenir, en réoutillant, reconfigurant, ré-adaptant les systèmes qui l’entourent à ses propres besoins.

    La vision de la « techlash » est celle d’une monarchie constitutionnelle.
    Nous commençons par reconnaître le droit divin de Google, Amazon, Facebook, Apple, et les autres géants de diriger notre technologie, puis nous rassemblons l’aristocratie – les technocrates des organismes de réglementation gouvernementaux – pour placer de modestes limites au pouvoir des rois éternels.

    Il est profondément antidémocratique qu’une petite cabale de nerds travaillant pour des géants de la technologie puisse prendre des décisions qui affectent la vie de milliards de personnes. Il est encore plus antidémocratique d’interdire à quiconque de modifier ce code pour se protéger de ses méfaits. Les monarchies constitutionnelles sont des conneries. L’alternative démocratique est de donner aux gens le contrôle de leur vie technologique – de saisir les moyens de calcul et de les mettre entre les mains de quiconque les veut.

  • Comment tuer socialement un lanceur d’alerte ? Mode d’emploi en « démocratie » ! (theconversation.com)
  • « Plus vous lisez en diagonale, plus votre cerveau réclame de la rapidité » (usbeketrica.com)
    Une grand-mère devant son ordinateur dit : on va essayer de lire le plus droit possible alors...
  • « Les robots pourraient ne plus nous porter le moindre intérêt » (usbeketrica.com)
  • So We Got Tracked Anyway (youbroketheinternet.org – en anglais)
  • Les métiers de la sécurité du numérique sont-ils réservés aux hommes ? (theconversation.com)

Les BDs/graphiques/photos de la semaine

Les vidéos/podcasts de la semaine

Les autres trucs chouettes de la semaine

  • Wiki Loves Monuments : Le plus grand concours de photo du monde revient en 2018
  • Le site de l’association OpenStreetMap France a été mis à jour et il est très chouette !
  • Chasse à la publicité clandestine dans Wikipédia : un grand nettoyage cet été
  • Funkwhale : Eliot franchit le pas (framablog.org)
  • En 1974, ils avaient donné le prix Nobel à son directeur de thèse. Aujourd’hui, elle a gagné un prix de 3 millions de dollars (www.npr.org – en anglais)

    Bell Burnell is donating her prize winnings to the U.K.’s Institute of Physics, where they will fund graduate scholarships for people from under-represented groups to study physics.

    « I don’t want or need the money myself and it seemed to me that this was perhaps the best use I could put to it, » she told the BBC, adding that she wants to use the money to counter the « unconscious bias » that she says happens in physics research jobs.

    The astrophysicist noted there has been an upside to the Nobel snub all those years ago.

    « I feel I’ve done very well out of not getting a Nobel prize, » she told the Guardian. « If you get a Nobel prize you have this fantastic week and then nobody gives you anything else. If you don’t get a Nobel prize you get everything that moves. Almost every year there’s been some sort of party because I’ve got another award. That’s much more fun. »

    Bell Burnell a fait don de son prix à l’Institut de Physique du Royaume-Uni, qui financera des bourses d’études supérieures pour des personnes issues de groupes sous-représentés afin qu’elles puissent étudier la physique.

    « Je ne veux pas et n’ai pas besoin de l’argent moi-même et il m’a semblé que c’était peut-être le meilleur usage que je pouvais en faire », a-t-elle déclaré à la BBC, ajoutant qu’elle voulait utiliser l’argent pour contrer le « biais inconscient » qui existe selon elle pour les postes de recherche en physique.

    L’astrophysicienne note qu’il y a eu un bon côté à cette non-attribution de Nobel tant d’années plus tôt.

    « J’ai l’impression que ne pas recevoir de prix Nobel m’a très bien réussi », a-t-elle dit au Guardian. Lorsqu’on reçoit un prix Nobel, on a cette fantastique semaine et après, plus personne ne nous donne quoi que ce soit d’autre. Alors que sans prix Nobel, on reçoit tout ce qui bouge. Tous les ans ou presque, on a fait une fête parce que je gagnais un nouveau prix. C’est bien plus amusant. »

Deux personnages prennent le café. Le personnage de gauche dit : toujours aussi corsé, ton espresso ; la personne de droite répond : yep, et encore j'ai essayé comme d'hab de ne pas faire trop long... Mais si tu en reveux, clique sur ma tasse !

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Khrys’presso du lundi 3 septembre

Brave New World

Spécial France

Spécial GAFAM

Les lectures de la semaine

  • Colonisation numérique, peut-on contourner les GAFAM ? Qu’attend le Libre ? (andre-ani.fr)
  • Les logiciels libres meurent lentement sans contributions (framablog.org)
  • La « Commons Clause » de Redis : une mauvaise réponse à de vraies questions ? (scinfolex.com)

    Le problème du « capitalisme de surveillance » réside autant dans la surveillance que dans le capitalisme lui-même, or le mouvement du Libre et de l’Open Source s’est interdit d’attaquer le fond du problème à cause de « l’agnosticisme économique » inhérent à la manière dont les quatre libertés du logiciel libre ont été formulées.
    La Peer Production Licence a eu le mérite de montrer la possibilité d’une autre voie, mais il en a résulté un prototype encore imparfait. D’autres tentatives de formulation de licences à réciprocité sont actuellement en cours. […]

    Voilà précisément ce qu’il manque à la Commons Clause de Redis Labs pour mériter réellement son nom : un lien assumé avec la transformation sociale et la responsabilité sociale, associé à une vision économique claire capable de distinguer chez un acteur marchand un comportement prédateur d’un comportement génératif. On peut donc dire au final que la Commons Clause constitue une mauvaise réponse à de bonnes questions. L’erreur de Redis Labs est de prétendre faire du Commun en ne prenant en compte que la protection de son propre modèle économique, sans voir que l’enjeu véritable n’est pas microéconomique mais macroéconomique. Il consiste à mettre fin aux liens de dépendance qui font encore trop souvent des Communs numériques de simples pseudopodes du Capital participants à sa reproduction, là où l’urgence absolue consiste à se donner les moyens d’en sortir.

  • Quand Twitter se casse les dents sur le droit d’auteur (scinfolex.com)

    Tout cet écosystème toxique de « valorisation » des contenus et des données personnelles reposait sur un enchaînement de clauses de cession de droits et d’autorisations dans lequel le TGI de Paris vient de donner un grand coup de pied. Il ne serait donc pas étonnant que Twitter fasse appel de cette décision, car elle le frappe au cœur même de son modèle économique dont on voit mal comment il pourrait le garder intact s’il devait se conformer au jugement.

    Mais d’un autre côté, cette décision […] livre aussi une arme redoutable à la société civile, car les mêmes causes produisant les mêmes effets, toutes les plateformes du capitalisme de surveillance sont désormais à la merci de qui voudra les attaquer, puisque leur fonctionnement repose en grande partie sur de telles clauses abusives, qui ne sont désormais plus que des tigres de papier.

  • Algorithmes Frankenstein : les mortelles conséquences d’un code imprévisible (theguardian.com – en anglais)

    tableau pseudo médiéval : Saint-Georges demande à maistre Franc-Caillou quel est ce dragon horrible, l'autre répond que c'est un bogue d'algorithme
    L’origine du dragon pourfendu par Saint-Georges enfin élucidée grâce à ce document retrouvé sur http://htck.github.io/bayeux/#!/

    « The problem is that we’re building systems that are beyond our intellectual means to control. We believe that if a system is deterministic (acting according to fixed rules, this being the definition of an algorithm) it is predictable – and that what is predictable can be controlled. Both assumptions turn out to be wrong.
    It’s proceeding on its own, in little bits and pieces. What I was obsessed with 20 years ago that has completely taken over the world today are multicellular, metazoan digital organisms, the same way we see in biology, where you have all these pieces of code running on people’s iPhones, and collectively it acts like one multicellular organism.
    There’s this old law called Ashby’s law that says a control system has to be as complex as the system it’s controlling, and we’re running into that at full speed now, with this huge push to build self-driving cars where the software has to have a complete model of everything, and almost by definition we’re not going to understand it. Because any model that we understand is gonna do the thing like run into a fire truck ’cause we forgot to put in the fire truck. »

Les BDs/graphiques/photos de la semaine

Les vidéos/podcasts de la semaine

* Tout est numérique, c’est fini, mais les podcast sont toujours en ligne (franceinter.fr)
* John Turturro Introduces America to the World Wide Web in 1999: Watch A Beginner’s Guide To The Internet (openculture.com)

Les autres trucs chouettes de la semaine

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Les logiciels libres meurent lentement sans contributions

Dans une récente conférence où il présentait Contributopia, le projet pluriannuel de Framasoft, sous son angle politique, Pierre-Yves Gosset s’attachait à déboulonner quelques mensonges avec lesquels se rassurent les libristes. Le nombre présumé des contributeurs et contributrices, en particulier, était ramené à sa juste proportion :

Bien sûr, tout le monde ne peut pas envoyer des commits de code, mais l’exemple est symptomatique : le Logiciel Libre c’est surtout des consommateurs et consommatrices.

C’est ce que souligne également Carl Chenet, plume invitée ci-dessous. Il pointe en particulier le risque sérieux d’étiolement voire de disparition pure et simple des équipes parfois minuscules qui maintiennent des FOSS (Free and Open Source Software, appellation œcuménique qui joint Les logiciels libres et open source). Il en appelle à une contribution minimale qui consisterait au moins à faire connaître les projets et encourager les créateurs à continuer. Chez Framasoft, nous sommes tout à fait en phase avec cet appel, voyez par exemple cet article sur le Contribution Camp qui propose quelques pistes pour « avancer ensemble vers la contribution ».

Logiciels libres et open source : le consumérisme passif tue la communauté

Par Carl CHENET

article aussi publié en anglais sur mon blog

En bref : ne soyez pas un consommateur passif de logiciels libres. Cela va tuer la communauté FOSS ou lui nuire. Contribuez de n’importe laquelle des manières décrites dans cet article, même la plus élémentaire, mais contribuez quotidiennement ou de façon très régulière.

petite photo de l’auteur de l’article, carl Che

Je suis ingénieur système depuis plus de 10 ans maintenant et je travaille presque exclusivement avec des systèmes GNU/Linux. Je suis aussi profondément impliqué dans la communauté des logiciels libres et open source (FOSS) depuis longtemps et je passe beaucoup de temps sur les réseaux sociaux (surtout Twitter et Mastodon ces jours-ci). Et certains comportements m’énervent toujours autant.

Le consommateur se croit plus intelligent et plus efficace que les autres

De nombreux professionnels de l’informatique qui utilisent les logiciels libres affichent un comportement de pure consommation dans leur relation avec les logiciels libres. Par exemple ils essaient souvent d’utiliser un logiciel dans un environnement très spécifique (version spécifique d’une distribution GNU/Linux, version spécifique d’un logiciel). Ils ne réussissent pas à l’utiliser dans cet environnement ? Ce logiciel est évidemment de la merde, il devrait fonctionner avec les paramètres par défaut, sinon il n’est pas convivial. La documentation est disponible ? Qui lit le doc ? J’ai besoin de réponses maintenant, je n’ai pas le temps de lire la documentation ! Et qui a écrit cette merde d’ailleurs ?

Si la réponse n’est pas le premier lien StackOverFlow de la première recherche Google, je laisse tomber cette merde. Mon temps est précieux donc je vais essayer un autre logiciel (et perdre 2 fois plus de temps) ou mieux le coder moi-même (100 fois plus de perte de temps) et de telle manière qu’il sera impossible de le réutiliser bien sûr.

Les consommateurs passifs n’envoient jamais un rapport de bogue. C’est une perte de temps, qui réclame des efforts. Qui a le temps de l’écrire sauf les pigeons ? Pas même un ping au mainteneur ou au développeur principal du projet (ils devraient savoir, ils ont écrit cette merde !) Ok, je l’ai appelé sur Twitter il y a 2 minutes. Les gens ne répondent pas en une minute ? Allez vous faire foutre, bande de losers juste bons à perdre votre temps ! Je m’en tape qu’il soit 2h du matin pour lui.

Ok, ok, ok, c’est bon, je vais écrire un rapport de bug si les ouin-ouins insistent : ÇA MARCHE PAS BOUGEZ-VOUS LE CUL BANDE DE CONNARDS, CORRIGEZ ÇA MAINTENANT !

Faire un don au développeur ou à la développeuse ? Pour quoi faire ?

Même avec des logiciels qu’ils aiment et utilisent tous les jours et qui fonctionnent parfaitement, avec des mises à jour régulières parfaites, la plupart des professionnels de l’informatique ont exactement ce même comportement de consommation passive.

Ça fait 5 ans que ce logiciel alimente toute l’informatique, ce qui aide l’entreprise à gagner beaucoup d’argent ? Tout à fait. Le développeur principal demande de l’argent / de la reconnaissance par le biais des réseaux sociaux ? Sale clodo ! Il a besoin d’argent ? Moi aussi ! Cette personne a-t-elle un Patreon ? On s’en fout ! Ce type me doit d’utiliser son logiciel, il me casse les pieds, il adore coder gratuitement de toute façon ce pigeon.

L’aider en achetant une licence professionnelle pour ce logiciel ? MDR pour quoi faire ? Mon patron va se marrer en entendant ça. Personne ne paie pour les logiciels (sauf les pigeons). C’est gratuit, comme dans bière gratuite bébé !

Je vais même lui demander de modifier la licence parce que je ne peux pas utiliser ce logiciel (qu’il maintient gratuitement le con) dans ma propre suite logicielle propriétaire. Il devrait me remercier de l’aider à développer son logiciel, ce futur Marc Zuckerberg. Je suis presque sûr qu’il a gagné masse de thunes de toute façon. Il en aura pas par moi, pas question.

Et bien sûr, ce comportement de consommation passive a des impacts négatifs sur l’écosystème des logiciels libres. Vraiment. Habituellement, après quelques années, le développeur principal abandonne le projet. À ce moment-là, vous pouvez généralement lire ce genre de commentaires furieux sur son blog ou dans les rapports de bug « Espèce de branleur t’as plus mis à jour ton logiciel depuis des années, feignant va, des gens sérieux l’utilisent, réponds ou je laisse des milliers de commentaires insultants ! J’ai tout misé sur ton code, tu devrais me remercier à genoux. Espèce de communiste branleur, j’enlèverais mon étoile sur ton repo Gihub/Gitlab si je l’avais mis en vedette. Mais bien sûr que non, je ne vais pas mettre en vedette tous les projets que j’utilise, qu’est-ce que tu crois ? Contribuer d’une façon ou d’une autre ? Allez, faut grandir un peu, et faire avec. La vie est dure. »

Promouvoir les projets que vous utilisez et interagir avec eux

Afin de ne pas ressembler aux tristes personnages décrits plus haut, merci d’aider les projets que vous utilisez. Si votre entreprise gagne de l’argent grâce aux FOSS et que vous êtes chef d’entreprise, financer ou bloquer du temps pour que vos développeurs donnent un coup de main pour au moins un projet que vous utilisez quotidiennement semble un objectif raisonnable et démontre une certaine compréhension de l’écosystème FOSS.

Si vous êtes un employé d’une entreprise utilisant des FOSS, une étape très importante est de faire savoir à votre chef ou votre patron que des parties de votre infrastructure mourront à court terme (quelques années) si vous n’aidez pas ce projet de quelque façon que ce soit.

99,9 % des projets FOSS sont des projets maintenus par une seule personne. Cette petite bibliothèque JavaScript que le frontend du site web de votre entreprise utilise ou ce petit script de sauvegarde de base de données dont tout le monde se fout mais qui vous a déjà sauvé la vie 2 fois.

Si l’argent n’entre pas en jeu dans votre utilisation des FOSS et si vous fournissez un service gratuit à d’autres personnes, faites savoir aussi largement que possible que vous utilisez des FOSS et n’hésitez pas à remercier certains projets de temps en temps. Le simple fait de dire aux personnes par le biais de Mastodon ou Twitter que vous utilisez leurs logiciels peut leur remonter sacrément le moral. Mettez en vedette leurs projets sur Gitlab ou Github pour leur faire savoir (ainsi qu’aux autres) que ce projet est utile.

Quelques manières de contribuer

Voici une liste d’excellents moyens de contribuer :

• Faites savoir aussi largement que possible via les réseaux sociaux que votre dernière mise à jour de tel ou tel logiciel s’est déroulée sans problèmes. Faites passer le mot autour de vous.
• Rédigez un billet de blog décrivant vos expériences et la valeur ajoutée que ce grand projet FOSS a apportée à votre entreprise ou à vos projets. Suivez les développeurs principaux de différents projets sur Mastodon ou Twitter et retweetez/likez/pouétez… leurs dernières nouvelles de temps en temps.
• Écrivez un commentaire de remerciement sur le blog du projet ou sur le blog du développeur principal. La lecture de votre commentaire sera un rayon de soleil dans la journée du développeur de ce projet.

Mettez une étoile au projet feed2toot sur Gitlab

Ne soyez plus un consommateur passif

Ne soyez plus un consommateur passif de logiciels libres et open source. Le niveau moyen nécessaire pour contribuer à un projet et les attentes des créateurs de logiciels libres et open source augmentent de jour en jour dans un monde où la complexité et les interactions s’accroissent rapidement. Il n’y a souvent qu’une toute petite équipe (d’une seule à 5 personnes) qui est au cœur du développement fondamental des FOSS.

copie d’écran twit de Chent où il parle de la dernière version d’elastic stack
Je parle tous les jours des FOSS sur mes comptes Twitter et Mastodon

 

Contribuez de n’importe quelle manière décrite dans cet article, même la plus élémentaire, mais contribuez quotidiennement ou de façon très régulière. Vous aurez ainsi une participation concrète et fournirez de bonnes vibrations et d’excellents apports aux projets FOSS. Vos contributions changeront vraiment les choses, encourageront et (re)motiveront les personnes impliquées. C’est bon pour vous, vous allez améliorer vos compétences, acquérir des connaissances sur la communauté FOSS et de la visibilité pour votre entreprise ou vos projets. Et c’est une bonne chose pour la communauté FOSS que d’avoir de plus en plus de personnes qui contribuent par n’importe quelle action positive.

À propos de l’auteur

Carl Chenet, passionné de logiciels libres, auteur du Courrier du hacker, la lettre d’information hebdomadaire résumant l’actualité francophone du Logiciel Libre et Open Source




Khrys’presso du lundi 27 août

Brave New World

 

Spécial GAFAM

L’action de la semaine

Directive sur le droit d’auteur : des manifestations se préparent en Europe le 26 août (numerama.com) – cf aussi le site Save your internet today

Agir toujours

Les lectures de la semaine

Les BDs/graphiques/photos de la semaine

Les vidéos/podcasts de la semaine

Les autres trucs chouettes de la semaine

Nous utilisons donc dat:// dans Beaker pour permettre la publication à partir du navigateur, où au lieu d’utiliser un serveur, l’auteur⋅e d’un site Web et celles et ceux qui le parcourent aident à héberger ses fichiers. C’est un peu comme BitTorrent, mais pour les sites web !

Deux personnages prenant le café. Le personnage de gauche dit qu'il est encore corsé, l'espresso de cette semaine, celui de droite répond qu'il n'a pas tout lu et que pour le lungo perso, il suffit de cliquer sur sa tasse

Avec toujours un grand merci à Goofy pour son coup de patte !

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Khrys’presso du lundi 20 août

Brave New World

It’s no surprise that Americans generally hate their ISPs. After all, companies like Comcast not only routinely abuse a lack of competition to drive up prices, but they often provide some of the worst customer service in any industry in America. That’s when they’re not busy happily killing net neutrality or lobbying for the death of other meaningful consumer protections.
But in countless parts of the country, consumers are increasingly turning to community-run broadband networks as an alternative to this cavalcade of dysfunction. More than 750 communities around the country have now either built their own broadband networks or built local cooperatives in a quest for better, cheaper service.
[…]
The multi-decade effort by ISPs like AT&T, CenturyLink and Comcast to take the right of self-determination away from local communities only highlights how terrified incumbent ISPs are of these communities taking matters into their own hands.
Il n’est guère surprenant que les Américains détestent généralement leurs FAI. Après tout, des entreprises comme Comcast non seulement profitent régulièrement du manque de concurrence pour augmenter leurs prix, mais fournissent aussi parmi les pires services clientèle que l’on puisse trouver aux USA. Et ça, c’est quand elles ne sont pas occupées à éradiquer allègrement la neutralité du net ou à faire du lobbying pour supprimer d’autres protections importantes des consommateurs.
Mais dans d’innombrables régions du pays, les consommateurs se tournent de plus en plus vers des réseaux de fournisseurs internet communautaires pour trouver une alternative à cette accumulation de dysfonctionnements. Dans le pays, plus de 750 communautés ont désormais soit construit leur propre réseau, soit construit des coopératives locales afin de bénéficier de services meilleurs et moins chers.
[…]
L’effort mené depuis plusieurs dizaines d’années par des FAI tels que AT&T, CenturyLink et Comcast, en vue de retirer le droit à l’auto-détermination à des communautés locales, ne fait que souligner à quel point les FAI en place sont terrifiés par le fait que ces communautés puissent prendre les choses en main.

fausse tapisserie de bayeux : un personnage montre sa création : voici mon prototype de machine de votation. Le personnage de droite, armé d’une hache, dit que la machine est mal configurée et qu’il va régler le bogue rapidement
Déjà au XIe siècle les machines à voter étaient controversées…
(document retrouvé sur http://htck.github.io/bayeux/#!/)

Spécial GAFAM

Les lectures de la semaine

  • La libellule et la muraille (affordance.typepad.com)

    Il ne s’agit plus de savoir si nous acceptons ou si nous refusons ce traçage publicitaire (débat permis et en partie résolu par le RGPD) ; il s’agit de savoir si nous acceptons ou si nous refusons cette forme de néo-fascisme documentaire propre au totalitarisme littéral des plateformes et le cadre économico-politique qui est sa condition d’existence première.
    Les « repentis » de la Silicon Valley l’ont dénoncé de l’extérieur. Désormais les employés de ces firmes tentent de s’y opposer de l’intérieur. Il reste aux citoyens, c’est à dire à nous-mêmes, à terminer le boulot.

    Un premier personnage demande : qu'est-ce que tu fabriques encore ; le second, armé d'une sorte d'arbalète répond : je m'entraîne à la chasse aux libellules

  • Mark Zuckerberg est complètement à la ramasse, comme le sont tous les Big Boys de la tech (bloomberg.com – en anglais)

    I’m imagining being their mom, feeling for them. They all started out wanting to make the world a better place using cool technology, and here they are, dealing with all of this democracy and public responsibility stuff, which they never signed up for and honestly don’t have the chops to handle.
    As their fictional mom, I’d like to offer some advice. Retire, step aside. Maybe find a new hobby. Ask someone smarter and more educated, thoughtful, and civic-minded to decide on the future of your companies.
    Je m’imagine être leur mère, avoir des sentiments pour eux. Ils ont tous commencé en voulant rendre le monde meilleur à l’aide de technologies cool, et les voilà qui se retrouvent face à tous ces trucs de démocratie et de responsabilité publique, pour lesquels ils n’ont pas signé et qu’ils n’ont honnêtement pas l’échine de gérer.
    En tant que leur mère fictive, je voudrais leur offrir mes conseils. Retirez-vous, écartez-vous. Trouvez peut-être un nouveau passe-temps. Et demandez à quelqu’un de plus intelligent, instruit, réfléchi et conscient des valeurs civiques, de décider du futur de vos entreprises.

    Un personnage dit : il faut toujours écouter sa maman

  • Les fourberies du Dark UX (framablog.org)

Les BDs/graphiques/photos de la semaine

Les vidéos/podcasts de la semaine

Les autres trucs chouettes de la semaine

Deux personnages prenant le café. Le personnage de gauche dit que c'est espresso et non expresso la bonne orthographe, celui de droite répond que pour le lungo, il suffit de cliquer sur sa tasse

À nouveau un gros merci à Goofy pour le coup de patte 🙂

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Khrys’presso du lundi 13 août

Brave New World

Spécial GAFAM

Spécial France

Les lectures de la semaine

  • Pourquoi nos ordinateurs portables sont devenus extra-fins, extra-légers et extra-nuls (motherboard.vice.com)
    Un personnage s'énerve devant son ordi : pourquoi t'es aussi nul, toi !!!
  • Fournisseurs d’emails, arrêtez de faire de la merde ! (framablog.org)

    Que pouvez-vous faire ? Eh bien, à part changer de fournisseur de mail (connaissez-vous les CHATONS ?), vous pouvez contacter le support de votre fournisseur actuel, lui expliquer la situation et lui dire que ce n’est pas normal. Nous pouvons vous fournir, le cas échéant, les codes d’erreur retournés par son serveur pour les mails que nous vous envoyons. Peut-être qu’en étant suffisamment nombreux à râler, la situation évoluera.

  • RGPD : Les « dark patterns », ou comment s’asseoir sur le Règlement (open-freax.fr)

    Tout est pensé pour que la collecte de données personnelles puisse continuer à avoir lieu. Le tout bien caché derrière un petit assistant en 4-5 écrans qui vous explique que olala le RGPD on l’a bien pris en compte. Et quand vous creusez… C’est la cata.

  • Les tests ADN de généalogie peuvent paraître bon marché. Mais vos données personnelles en sont le prix (theguardian.com – en anglais)

    In short: if you really want to spend your cash to discover that you are descended from Vikings (spoiler: if you have European ancestry, you are) or you have blue eyes (try a mirror), go ahead. But be aware of what you are really giving up, and consider the potential risks if things go wrong.
    Résumons : si vous voulez vraiment dépenser votre argent pour découvrir que vous descendez des Vikings (spoiler : si vous avez des ancêtres européens, la réponse est oui) ou si vous avez les yeux bleus (essayez un miroir), allez-y. Mais soyez conscient de ce que vous lâchez réellement, et pensez aux risques potentiels si les choses tournent mal.

  • Et si la vidéosurveillance était complètement inefficace ? (slate.fr)

    Personne portant une vidéo de surveillance en carton sur sa tête dans des escalators
    Image de
    Endstation Jetzt
    – Aktion gegen Videoüberwachung
    (CC BY 2.0)

    Les caméras de vidéosurveillance ne dissuadent que très peu les délinquants (qui se contentent le plus souvent de commettre leurs délits ailleurs), et ne permettent que rarement d’en retrouver. Elles n’ont par exemple pas pu empêcher les attentats de Nice, en dépit de onze repérages effectués par le terroriste avec un véhicule d’un poids prohibé dans cette partie de la ville. Les fonctionnaires qui doivent regarder ces vidéos à longueur de journée témoignent eux d’un ennui profond.
    Ces caméras sont qui plus est mal entretenues, et même souvent mal situées ; de nombreuses caméras se contentent ainsi de filmer les feuillages des arbres tout au long de l’année. Celles qui sont installées par les commerces enfreignent elles souvent la loi (absence d’autorisation du préfet, public non informé, images conservées indéfiniment, etc.).

  • La reconnaissance faciale est l’outil d’oppression idéal (medium.com – en anglais)

    Because facial recognition technology holds out the promise of translating who we are and everywhere we go into trackable information that can be nearly instantly stored, shared, and analyzed, its future development threatens to leave us constantly compromised. The future of human flourishing depends upon facial recognition technology being banned before the systems become too entrenched in our lives. Otherwise, people won’t know what it’s like to be in public without being automatically identified, profiled, and potentially exploited. In such a world, critics of facial recognition technology will be disempowered, silenced, or cease to exist.
    Puisque la reconnaissance faciale promet de traduire en information traçable – pouvant être quasi-instantanément engrangée, partagée et analysée – qui nous sommes et tout endroit où nous nous rendons, son développement futur menace de nous laisser constamment compromis. L’avenir de l’épanouissement humain dépend du bannissement de la technologie de reconnaissance faciale avant que ce système ne devienne trop ancré dans nos vies. Sinon, les gens ne connaîtront plus le sentiment de pouvoir être en public sans être automatiquement identifié, profilé, et potentiellement exploité. Dans un tel monde, les gens critiques vis à vis de la reconnaissance faciale se verront privés de tout pouvoir, réduits au silence ou cesseront d’exister.

  • Surveillance de masse: les tyrans du passé en rêvaient, la Chine l’a fait (slate.fr)
  • Aldous Huxley à George Orwell: ma vision infernale du futur est meilleure que la tienne (1949) (openculture.com – en anglais)

Les BDs/graphiques/photos de la semaine

Les vidéos/podcasts de la semaine

Les autres trucs chouettes de la semaine

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Les articles, commentaires et autres images qui composent ces « Khrys’presso » n’engagent que moi (Khrys) ; et je ne suis pas traductrice de profession ;-P




Khrys’presso du lundi 6 août

Brave New World

dessin du geektionnerd generator : samouraï enragé qui brandit son arme en fonçant vers un corbeau. Il crie : MEURS SALE DRONE. Le corbeau plus haut répond : pfff, n'importe quoi.

Spécial GAFAM

copie d'écran dune page qui déclare en anglais : j'en ai plein le c** de facebook
Image de Chris Dorward (CC BY 2.0)

Spécial France

Les lectures de la semaine

  • Le web est encore une arme du DARPA (medium.com – en anglais)
  • Pourquoi est-il aussi difficile de décentraliser le web ? (computing.co.uk – en anglais)
  • Le web à la con (pxlnv.com – en anglais)

    Prenons cet article de CNN, par exemple. Voici ce qu’il contenait quand je l’ai chargé :
    Onze polices web, totalisant 414 KB
    Quatre feuilles de style, totalisant 315 KB
    Vingt iframes
    Vingt-neuf requêtes HTTP XML, totalisant environ 500 Ko.
    Environ une centaine de scripts, totalisant plusieurs mégaoctets – bien qu’il soit difficile d’en déterminer le nombre et la taille réelle car certains des scripts sont des « balises » qui se chargent une fois que la page est techniquement téléchargée.
    La grande majorité de ces ressources ne sont pas directement liées à l’information sur la page, et j’inclus la publicité. Bon nombre des scripts qui ont été chargés le sont uniquement à des fins de surveillance : des analyses auto-hébergées, dont il existe plusieurs exemples ; diverses sociétés d’analyse extérieures comme Salesforce, Chartbeat et Optimizely ; et des widgets de partage de réseaux sociaux. Ils mettent mon processeur en surchauffe et font couiner d’épuisement mon ordinateur vieux de six ans. Je ne demandais pourtant pas grand-chose : j’ai ouvert un document textuel sur le Web.

  • Tout ce qui est mauvais à propos de Facebook l’est pour une seule et même raison (qz.com – en anglais)

Les BDs/graphiques/photos de la semaine

Un personnage écrasé par la chaleur, dit : un expresso, par cette chaleur ? Un deuxième personnage répond : oui, paraît qu'il faut boire chaud quand il fait chaud. Et pour la version allongée, suffit de cliquer sur l'image

À nouveau un grand merci à Goofy pour le coup de patte !!!

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Khrys’presso du lundi 30 juillet

Brave New World

  • La Blockchain, utilisée par des internautes chinois pour partager du contenu censuré (subspace.club)
  • Le Zimbabwe vend le visage de ses citoyens à la Chine en échange de caméras (usbeketrica.com)
  • Ces caméras qui peuvent déterminer si vous êtes heureux/se – ou si vous constituez une menace (bbc.co.uk – en anglais)

    « At the moment we can detect suspicious behaviour, but not intent, to prevent something bad from happening. But I think this is where it is going and we are already doing tests in this area. »
    This sounds a step closer to the « pre-crime » concept featured in the sci-fi film Minority Report, where potential criminals are arrested before their crimes have even been committed. A further concern for civil liberties organisations? « The key question we always ask ourselves is: Who is building this technology and for what purposes? […] Is it used to help us – or to judge, assess and control us? »
    « Pour l’instant, pour empêcher que quelque chose de mal se produise, nous pouvons détecter des comportements suspects, pas des intentions. Mais je pense que c’est vers ça que nous allons, et nous sommes déjà en train d’effectuer des tests dans ce domaine. » Cela semble un pas de plus vers le concept de « pre-crime » exposé dans le film de science-fiction Minority Report, où des criminels potentiels sont arrêtés avant même que leurs crimes soient commis. Une préoccupation supplémentaires pour les organisations de défense des libertés civiles ? « la question-clef que nous nous posons toujours est : qui construit cette technologie et pour quelles raisons ? Est-ce que c’est pour nous aider – ou pour nous juger, nous évaluer et nous contrôler ? »

  • Dropbox a-t-il exposé des données personnelles pour une étude ? (zdnet.fr)
  • Les très indiscrètes puces des objets connectés (lemonde.fr)

    les chercheurs n’excluent pas que leur technique ait été découverte il y a plusieurs années par les agences de renseignement pour d’autres types de matériels. Un document déclassifié il y a plus de dix ans par la NSA, l’agence américaine chargée du renseignement électronique, et retrouvé par les chercheurs, semble l’indiquer. « Je pense que les communautés du renseignement la connaissent depuis au moins quarante ans »

  • Hacker un avion en plein vol : un risque bien plus réel qu’on l’imagine

Spécial GAFAMs

Spécial France

Les lectures de la semaine

Encore un peu de lecture pour cet été \o/

La « Propriété Intellectuelle » c’est le viol ! par Gérald Sédrati-Dinet (alias gibus)

Les BDs/graphiques/photos de la semaine

Les vidéos de la semaine

Dégooglisons internet : 3 ans de campagne (canalc2.tv – Pyg aux RMLL 2018)

Les autres trucs chouettes de la semaine

devant deux cafés, discussion : le personnage de gauche remarque que l'expresso est toujours aussi corsé, le personnage de droite indique que s'il clique sur sa tasse, il pourra l'allonger

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Les articles, commentaires et autres images qui composent ces « Khrys’presso » n’engagent que moi (Khrys) ; et je ne suis pas traductrice de profession, mieux vaut donc prendre mes tentatives de traduction pour ce qu’elles sont : de modestes aides, concoctées avec les moyens du bord, à la compréhension des titres ou citations en anglais.




Khrys’presso du lundi 23 juillet

Brave New World

  • En Égypte, les internautes qui ont plus de 5000 abonnés Twitter ou Facebook seront surveillés (numerama.com)

    Selon une nouvelle loi en Égypte, n’importe quel compte suivi par plus de 5000 personnes pourra désormais être considéré comme un média, et donc être soumis à la régulation et la censure de l’organe de régulation des média.

  • Selon un nouveau rapport, la manipulation des médias sociaux est en hausse à l’échelle mondiale (phys.org – en anglais)
  • Des autocollants électroniques pour accélérer l’expansion de l’Internet des objets (zdnet.fr)
    un personnage demande : qu'est-ce que tu fabriques encore ? L'autre, nu avec un rectangle noir (étiquette) cachant ses parties intimes répond : je me transforme en capteur
  • Votre historique de vote a été leaké, et ce n’est pas le pire dans cette histoire (medium.com – en anglais)

    A recent data breach exposed the personal details of 200 million Americans. In addition to birthdates, addresses, and telephone numbers the breach included the political views of everyone on the list.
    That’s right, now everyone knows who you voted for. Not just for the recent election but your entire voting history.
    But it gets worse than that. As the investigation shows “the data also contained citizens’ suspected religious affiliations, ethnicities and political biases, such as where they stood on controversial topics like gun control, the right to abortion and stem cell research.”
    Une brèche récente a exposé les données personnelles de deux millions d’américain·e·s. Outre les dates de naissance, adresses et numéros de téléphone, les opinions politiques de l’ensemble des personnes sur la liste ont également fuité. Oui, maintenant, tout le monde sait pour qui vous avez voté. Pas juste pour la dernière élection, mais l’ensemble de votre historique de vote. Et il y a encore pire que ça. D’après les résultats de l’enquête, les données contenaient également les affiliations religieuses probables des citoyen·ne·s concerné·e·s ainsi que leurs préjugés ethniques et politiques comme leurs positions par rapport au contrôle des armes à feu, le droit à l’avortement ou la recherche sur les cellules souches.

  • US : Le fabriquant n°1 de machines de vote admet avoir installé des logiciels de contrôle à distance sur les systèmes vendus aux États (motherboard.vice.com)

    The nation’s top voting machine maker has admitted in a letter to a federal lawmaker that the company installed remote-access software on election-management systems it sold over a period of six years, raising questions about the security of those systems and the integrity of elections that were conducted with them.[…] Election-management systems are not the voting terminals that voters use to cast their ballots, but are just as critical: they sit in county election offices and contain software that in some counties is used to program all the voting machines used in the county; the systems also tabulate final results aggregated from voting machines. […] Remote-access software and modems on election equipment ‘is the worst decision for security short of leaving ballot boxes on a Moscow street corner.’
    Le fabriquant n°1 de machines de vote [aux US] a admis dans une lettre à un législateur fédéral que son entreprise avait installé des logiciels de contrôle à distance sur les systèmes de gestion électorale vendus sur une période de six ans, ce qui soulève des interrogations concernant la sécurité de ces systèmes et l’intégrité des élections organisées par leur biais. Les systèmes de gestion électorale ne sont pas les terminaux que les électeurs utilisent pour voter, mais sont tout aussi critiques : ils se situent dans les bureaux électoraux des comtés et comprennent des logiciels qui sont utilisés dans certains comtés pour programmer l’ensemble des machines de vote utilisées dans le comté ; les systèmes tabulent également les résultats finaux regroupés à partir des machines de vote.[…] Des logiciels de contrôle à distance et des modems sur des équipements électoraux ‘sont la pire des décisions en termes de sécurité, à part déposer directement les urnes à un coin de rue moscovite.’

  • Ce qui se passe quand votre photo de garde à vue finit sur Internet (motherboard.vice.com)
  • US : Les assurances santé pompent vos données personnelles – et cela pourrait augmenter vos tarifs (propublica.org – en anglais)

    With little public scrutiny, the health insurance industry has joined forces with data brokers to vacuum up personal details about hundreds of millions of Americans. […] The companies are tracking your race, education level, TV habits, marital status, net worth. They’re collecting what you post on social media, whether you’re behind on your bills, what you order online. Then they feed this information into complicated computer algorithms that spit out predictions about how much your health care could cost them.
    Sans susciter beaucoup l’attention publique, l’industrie des assurances santé a fait alliance avec les courtiers en données pour récupérer les données personnelles de centaines de millions d’américain·e·s. Ces entreprises traquent vos origines ethniques, votre niveau d’éducation, habitudes télévisuelles, statut marital, valeur économique. Elles collectent ce que vous postez sur les média sociaux, si vous êtes en retard sur vos factures, ce que vous commandez en ligne. Ces informations vont alors nourrir des algorithmes informatiques compliqués qui recracheront des prédictions sur ce que votre couverture médicale pourrait leur coûter.

  • L’Europe et le Japon s’accordent sur la protection des données (zdnet.fr)

Spécial GAFAMs

La grosse amende de la semaine

Spécial France

Les lectures de la semaine

Les BDs/graphiques/photos de la semaine

 

Agir

devant deux cafés, discussion : le personnage de gauche remarque que l'expresso est toujours aussi corsé, le personnage de droite indique que s'il clique sur sa tasse, il pourra l'allonger

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