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À vélo avec la carto OSM

La cartographie libre creuse son sillon depuis de nombreuses années déjà. À l’instar de Wikipédia, l’autre grand projet collaboratif du Web dont le succès ne se dément pas, le projet OpenStreetMap (OSM), lancé quelques années après l’encyclopédie libre, est à l’origine de nombreuses applications.

L’article que vous allez lire en présente plusieurs avec une grande clarté et insiste en particulier sur la possibilité de les utiliser hors ligne. Parmi celles-ci, l’application Geovélo fait figure de fleuron français. Largement soutenue et promue par les collectivités locales, elle bénéficie d’une relativement importante couverture médiatique.

On peut toutefois s’interroger sur la manière dont ces collectivités appréhendent réellement le modèle des données libres et ouvertes sur lequel repose ce type d’applications. Car pour qu’elles rendent les services qu’on attend d’elles, il faut que les données cartographiques soient de bonne qualité et mises à jour régulièrement. C’est ce que rappelle Julien de Labaca dans « Le vélo a besoin de carto(s) ». Les collectivités locales françaises sont-elles contributrices au projet OSM ? Après tout, en tant que gestionnaires de voirie, leurs services sont les mieux placés pour collaborer efficacement à ce bien commun qu’est une cartographie libre.

Jeanne à vélo (son blog)

 


Republication de l’article original publié sur le blog de Damien Une famille à vélo, consacré au cyclotourisme en famille et riche en récits de voyages illustrés, en conseils et fiches pratiques…

Itinéraires 2.0

C’est bien beau de pédaler, mais il est aussi utile de savoir où on va. Tous les ordiphones ont une application de cartographie pré-installée, plus ou moins respectueuse de la vie privée, mais qui en général ne fonctionne pas hors-ligne (ou partiellement).

Je ne m’attarderai pas sur ces applications natives.

 

OpenStreetMap

Nous allons parler d’OpenStreetMap et de son écosystème. Pour ceux qui n’en ont jamais entendu parler voici ce qu’en dit Wikipédia :

OpenStreetMap (OSM) est un projet collaboratif de cartographie en ligne qui vise à constituer une base de données géographiques libre du monde (permettant par exemple de créer des cartes sous licence libre), en utilisant le système GPS et d’autres données libres.

Vous pouvez bien sûr consulter directement la carte OSM avec ses différents fonds de carte (dont certains sont dédiés au vélo). Les données étant sous licence libre, de nombreuses autres applications utilisent les données OSM. C’est très souvent le cas des applications de randonnée.

Des itinéraires vélo à découvrir dans les « couches » de carte OSM

OsmAnd

L’application OsmAnd repose sur les cartes OpenStreetMap. Elle est disponible sur Android et IOS. Le site est en anglais mais – rassurez vous – l ‘application est disponible en français. Voici quelques-unes de ses fonctionnalités :

  • calcul d’itinéraire et guidage avec différents profils (voiture, vélo, randonnée) ;
  • recherche de points d’intérêts (exemple l’épicerie la plus proche, avec les horaires d’ouverture) ;
  • enregistrement d’itinéraires ;
  • import d’itinéraires ;
  • ajouts de points favoris.

Copie d’écran OsmAnd

L’application profite de toute la richesse d’OpenStreetMap : cartes détaillées avec différents fonds de carte (routes, itinéraires cyclables, itinéraires de randonnée, courbes de niveau) et les points d’intérêts (commerces, gares, logements, hôpitaux…) L’application utilise aussi la base des points d’intérêt de Wikipédia.

Copie d’écran OsmAnd

Il s’agit d’une application open source qui ne vous obligera pas à créer un compte. Point important, elle fonctionne hors-connexion une fois qu’on a téléchargé les cartes (possibilité limitée à 7 cartes dans la version gratuite). Utile quand vous ne voulez pas exploser votre forfait à l’étranger, ou même autour de chez vous. C’est utile aussi pour économiser la batterie.

N’hésitez pas à prendre le temps de jouer avec les menus. Ils sont assez riches, on s’y perd un peu au début mais il y a tout un tas d’options intéressantes. On trouve des tutoriels assez bien faits sur Internet.

Waymarked Trails

Waymarked Trails présente les itinéraires de randonnée depuis l’échelon local jusqu’au niveau international, avec des cartes et des informations de OpenStreetMap ainsi qu’un profil d’altitude. Le site permet d’afficher les chemins de randonnée à pied, à vélo, à vtt, en rollers, à cheval et à ski.

Zoomer et cliquer sur un itinéraire pour voir le détail. Une fois l’itinéraire sélectionné, il est possible de l’exporter aux formats GPX et KML. Vous n’avez plus qu’à importer l’itinéraire dans votre application GPS préférée.

Les itinéraires touristiques classiques ne sont pas encore tous référencés sur OSM. Dans ce cas vous les trouvez généralement sur les sites internet dédiées aux itinéraires, ou encore sur les sites des offices du tourisme. Exemple l’Alsace à vélo.

Bien sûr, il existe des sites de partage avec des centaines d’itinéraires. Si ces bases sont très riches, elles contiennent essentiellement des tracés fournis par des utilisateurs individuels, qui ne correspondent pas forcément aux itinéraires officiels. C’est intéressant pour des sorties sportives, mais ça ne vous garantit pas de passer par des voies sécurisées ou à faible trafic. Mieux vaut étudier les itinéraires avant de les suivre la tête dans le guidon.

Open Camping Map

Sur le même principe que Waymarked Trails pour les itinéraires, Open Camping Map est une extraction de la base OSM qui présente les campings. Ceux-ci étant référencés sur OSM, c’est plutôt une application qui s’utilise pour avoir une vue dédiée aux campings lorsque vous préparez vos itinéraires.

BRouter

BRouter est un bon calculateur d’itinéraire à vélo open source, avec de nombreux profils (route, cyclotourisme, …). Il fonctionne soit en ligne avec possibilité d’exporter l’itinéraire créé, soit en tant qu’application Android qui peut s’utiliser avec OsmAnd, Locus-Maps ou OruxMaps.

Un itinéraire sur BRouter avec son profil

Exemple d’utilisation

Maintenant que nous avons tous les éléments, nous pouvons nous lancer dans la préparation d’un voyage à vélo.

  1. Téléchargement de la carte OSM de la région dans l’application OsmAnd ;
  2. Téléchargement de l’itinéraire vélo principal depuis Waymarked Trails ou autre source ;
  3. Création manuelle de nouveaux itinéraires sur B.Router (détours et autres variantes) ;
  4. Ajout de marques sur la carte (campings, châteaux, musées, piscines…) ;
  5. Import des différents fichiers GPX dans l’application OSM. L’application permet maintenant d’afficher tous les itinéraires et points d’intérêts, et de naviguer hors-ligne.

GéoVélo

photo ©Géovélo

GéoVélo est un calculateur d’itinéraire (site web et application) pour les villes françaises. L’application fonctionne hors-ligne une fois qu’on a téléchargé la carte de la ville. Le guidage est bien pensé avec un zoom automatique à chaque changement de direction. Petit bémol, on est obligé de créer un compte pour pouvoir mémoriser des lieux et des trajets.

[EDIT par Framasoft] Plusieurs commentaires ci-dessous mettent en garde contre cette application qui ouvre des connexions avec google-analytics.com, doubleclick.net, facebook.net et cdn-apple.com… entre autres]

Participer avec StreetComplete

À la différence des autres cartes, OpenStreetMap est entièrement créé par des gens comme vous, et chacun est libre de le modifier, le mettre à jour, le télécharger et l’utiliser. Vous pouvez donc participer vous aussi à la construction de cet outil communautaire.

Il n’est pas nécessaire d’avoir une licence en géographie ni d’être expert en informatique. Le moyen le plus simple pour commencer est sans doute l’application StreetComplete qui vous permet de contribuer au projet OpenStreetMap en effectuant des « quêtes ». L’application vous propose d’ajouter des informations manquantes sur des zones près de votre position. L’application est destinée aux utilisateurs qui ne connaissent rien aux systèmes de marquage OSM mais souhaitent tout de même contribuer à OpenStreetMap en explorant leur quartier ou d’autres lieux. Vous pouvez le présenter de façon ludique aux enfants, comme une chasse au trésor. Ceci leur apprend à se repérer sur une carte, à s’orienter, à trouver le nom d’une rue, les horaires d’un magasin.

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L’Atelier du Chat Perché et les outils libres

Il y a quelques mois, avant que la covid19 ne vienne chambouler notre quotidien, Angie faisait le constat que nous n’avions finalement que très peu documenté sur ce blog les démarches de passage à des outils libres réalisées au sein des organisations. Celles-ci sont pourtant nombreuses à s’être questionnées et à avoir entamé une « degooglisation ». Il nous a semblé pertinent de les interviewer pour comprendre pourquoi et comment elles se sont lancées dans cette aventure. Ce retour d’expérience est, pour Framasoft, l’occasion de prouver que c’est possible, sans ignorer les difficultés et les freins rencontrés, les écueils et erreurs à ne pas reproduire, etc. Peut-être ces quelques témoignages parviendront-ils à vous convaincre de passer au libre au sein de votre structure et à la libérer des outils des géants du Web ?

N’hésitez pas à consulter les autres articles de cette série consacrée à l’autonomisation numérique des organisations.

L’Atelier du Chat Perché est un atelier vélo participatif qui propose des permanences conviviales de mécanique vélo à ses adhérent⋅e⋅s. Lors des permanences, les adhérent⋅e⋅s peuvent venir entretenir et apprendre à réparer leurs bicyclettes. L’atelier vend aussi des vélos d’occasion qui ont été entièrement révisés. L’association participe à de nombreux événements dans Lyon et aux alentours, avec ses vélos bizarres, et propose des ateliers mobiles d’initiation et de formation à la mécanique vélo pour tous publics et toutes structures (écoles, centres sociaux, MJC, collectivités, entreprises).

Nous avons demandé à l’un de ses membres de nous parler de sa démarche de passage à des outils libres.

Bonjour, peux-tu te présenter ? Qui es-tu ? Quel est ton parcours ?
Bonjour, je suis Quentin. Dans le civil, je suis professeur des écoles. Je suis adhérent et bénévole à l’Atelier du Chat Perché depuis 2015. Entre 2016 et 2019, j’ai été membre de la collégiale qui administre l’association et j’ai pris en charge et coordonné la démarche d’autonomisation numérique de l’association. Je n’ai aucune formation en informatique. Je suis un simple sympathisant libriste, sans compétence particulière. Je me considère plutôt comme un utilisateur averti.

Tu nous parles de ton association ?
« Mécanique vélo et Autogestion » sont les mots inscrits sur le logo de l’association. L’Atelier du Chat Perché est donc un atelier de mécanique vélo où l’on vient pour entretenir soi-même sa bicyclette. En mettant des outils à disposition et en proposant une aide bénévole, l’association vise l’autonomie des cyclistes dans l’entretien de leur moyen de transport.

L’association compte 3 salariées et une grosse vingtaine de bénévoles y tient les permanences de mécanique. L’Atelier est géré en collégiale et vise une organisation autogérée. C’est donc un collectif de gestion qui gère l’association en se réunissant une fois par mois pour prendre toutes les décisions. Des commissions et des groupes de travail gèrent des missions particulières et/ou ponctuelles. Une équipe bénévole accueille et organise les permanences de mécanique vélo. Les membres de l’organisation (salarié⋅es et bénévoles) sont plutôt à l’aise avec le numérique, bien qu’il y ait des différences d’un individu à l’autre.

Avant de vous lancer dans cette démarche de dégooglisation, vous utilisiez quels outils / services numériques ?
L’Atelier du Chat Perché proposait un site web hébergé chez Free comme principal moyen de communication externe et utilisait des listes de diffusion (hébergées elles aussi chez Free) pour les échanges entre les membres du collectif de gestion, entre les bénévoles et pour communiquer des informations aux adhérent·es. Nous utilisions aussi quelques Framapad, Framadate et Framacalc pour nous organiser. Pour ce qui est de sa présence sur les réseaux sociaux, l’atelier du Chat Perché n’a jamais utilisé Facebook. Son utilisation a parfois été proposée puis discutée mais toujours rejetée. Les valeurs portées par l’association et celles de Facebook semblent ne pas être compatibles. En revanche, en plus de son infolettre, l’asso utilise les réseaux sociaux diaspora et mastodon pour diffuser automatiquement les publications de son blog.

A l’époque, nous n’avions pas de connexion Internet dans l’atelier. Les services tournaient plutôt bien mais posaient deux problèmes principaux. Tout d’abord, nous étions face à une incohérence : les valeurs de l’association prônent l’autogestion et on avait confié l’hébergement de nos services à un acteur privé. Et puis la gestion de ces outils était totalement centralisée : une seule personne en avait la charge.

Vous avez entamé  une démarche en interne pour migrer vers des outils numériques plus éthiques. Qu’est-ce qui est à l’origine de cette démarche ?
La première motivation était d’être davantage en cohérence avec les valeurs de l’association. Il était évident qu’il nous fallait migrer notre site web et nos listes de diffusion pour ne pas dépendre d’un acteur tel que Free. A titre personnel, j’étais aussi très motivé par cette démarche parce qu’elle allait me permettre d’apprendre à mettre de nouveaux outils en place. J’allais donc enrichir mon expérience et mes compétences, ce qui est totalement en accord avec les valeurs de l’association.

Nous avons donc lancé plusieurs chantiers :

  • mettre en place un nouveau site web afin qu’il soit plus facile à prendre en main par les bénévoles ;
  • réorganiser les contenus d’information qui y étaient publiés pour que ce soit plus clair ;
  • utiliser un service d’auto-hébergement dans la mesure du possible ;
  • transférer certains services (listes de diffusion) ;
  • mettre en place d’autres services (mail, partage de fichiers, infolettres).

Quels sont les moyens humains qui ont été mobilisés sur la démarche ?
Une personne bénévole, en l’occurrence moi-même, ayant peu de compétences techniques mais une expérience d’utilisateur averti, a été chargée de la coordination et de l’administration des services. J’ai fait appel au support bicloud de l’Heureux Cyclage (une sorte de chatons pour le réseau des ateliers vélos) lorsque nous avons eu besoin de compétences techniques. Migrer tous nos outils sur des services libres nous a pris entre deux et trois mois.

logo et contact de l’asso L’heureux cyclage

Peux-tu expliciter les différentes étapes de cette démarche ?
Tout a commencé par une présentation du projet à l’association. La collégiale m’a ensuite chargé de coordonner le projet et m’a transmis toutes les informations nécessaires pour cela (accès aux outils). Conscient de la limite de mes compétences techniques, je me suis rapidement rapproché du bicloud pour me renseigner sur les services proposés. C’est en échangeant avec eux que j’ai pu choisir les outils les plus adaptés aux services numériques dont nous avions besoin. Par exemple, il a fallu choisir quel CMS nous souhaitions utiliser pour notre site web. En revanche, pour les listes de diffusion, le bicloud proposait uniquement le logiciel Sympa et pour le stockage/partage de fichiers, uniquement le logiciel Sparkleshare. Les instances de ces logiciels ont été installées par l’équipe du bicloud. Je n’ai alors plus eu qu’à les configurer.

Avez-vous organisé un accompagnement des utilisateur⋅ices pour la prise en main de ces nouveaux outils ?
Oui, une fois les outils installés et configurés, il a été nécessaire de former les membres du collectif de gestion afin qu’iels puissent publier en autonomie des contenus sur le site web et rédiger l’infolettre. Pour cela, on a proposé des rendez-vous individuels à celleux qui le souhaitaient afin de leur faire la démonstration des nouveaux outils. Et on a aussi programmé un temps de présentation avec questions-réponses pour 4/5 personnes intéressées. Mais je fais le constat que globalement les personnes ne viennent pas bénévoler dans un atelier de mécanique vélo pour gérer des outils informatiques. Il est donc difficile de recruter des bénévoles pour ces tâches qui peuvent paraître loin du cœur de l’activité. D’ailleurs, certaines personnes ont fait un pas de côté et ne se sont pas investies dans les outils informatiques. Mais d’autres se sont remonté les manches et ont pris la mission informatique en main lorsque j’ai quitté le collectif de gestion. Ces personnes ont même déployé d’autre services par la suite (remplacement du Sparkleshare par un Nextcloud).

Quelles difficultés / freins avez-vous rencontrées ?
On a rencontré pas mal de freins : des Cantilever, des V-Brake, des freins à disques, à tambour, à rétropédalage ^^. Plus sérieusement, le frein le plus important, ça a été de maintenir la continuité de ces services. Il est en effet essentiel de penser l’après afin que la personne qui a lancé le processus d’installation des services puisse rapidement transmettre ses compétences à d’autres personnes. Le risque, c’est qu’une fois que les services sont installés, le collectif (qui a d’autres chats à fouetter) s’appuie complètement sur une seule personne pour les faire tourner au quotidien. Et cela peut devenir usant pour ce bénévole qui devient alors indispensable à l’utilisation de ces nouveaux outils.

Et l’avenir ? L’association envisage-t-elle de continuer cette démarche pour l’appliquer à d’autres aspects de son organisation ?
L’association envisage de se doter d’un outil pour communiquer en interne (pour le moment on utilise le mail). On a utilisé le logiciel loomio via le service Framavox pendant un temps, mais peut-être faudrait-il qu’on teste le logiciel Mattermost (Framateam). On verra aussi en fonction de ce que propose le bicloud.

Quels conseils donneriez-vous à d’autres organisations qui se lanceraient dans la même démarche ?
Le premier conseil, ce serait de prendre son temps et d’accepter que ça prenne du temps. Il vaut mieux y aller au fur et à mesure, un ou deux services à la fois. Il est essentiel de réaliser un diagnostic des outils et de leurs usages à un temps T et de s’interroger sur ce qui est réellement utile ou inutile afin de pouvoir définir ensemble ce que l’on veut. Il convient aussi de planifier et prévoir la transmission des connaissances en terme d’utilisation et d’administration des services. Et puis, ça peut être bien de ne pas laisser une seule personne être en charge de la sélection et de l’installation des outils, mais de travailler à plusieurs.

Le mot de la fin, pour donner envie de migrer vers les outils libres ?
Il me semble nécessaire que les associations militantes prennent le temps de mettre en cohérence leurs valeurs et leurs pratiques numériques. Si les associations militantes ne font pas le saut dans le libre, qui va le faire ? Choisir le numérique libre et quitter les GAFAM, c’est comme choisir la bicyclette et se débarrasser de sa bagnole : c’est faire le choix de la résilience, de la convivialité et de l’émancipation.

graf’ sur un mur avec un vélo : la cris epassera, le plaisir restera

Si vous aussi, vous faites partie d’une organisation qui s’est lancée dans une démarche similaire et que vous souhaitez être interviewé, n’hésitez pas à nous envoyer un message pour nous le faire savoir. On sera ravi d’en parler ici !