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Khrys’presso du lundi 10 janvier 2022

Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière.

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Le FacePalm de la semaine

Spécial France

Spécial média et pouvoir

  • Médias français : qui possède quoi ? (acrimed.org)
  • Après 5 vagues de Covid-19, les femmes réanimatrices toujours absentes des médias (huffingtonpost.fr)

    “Être moins visibles implique aussi d’être perçues comme moins efficaces, moins performantes et moins influentes” […] en 2021 seulement 3 à 4 femmes réanimatrices ont été sollicitées en tant qu’expertes parmi les dizaines d’hommes […]Les médecins experts sollicités sont habituellement les professeurs d’université. Rappelons que seulement 19% de ces professeurs d’université, toutes spécialités confondues, sont des femmes et que ce taux chute à moins de 8% en médecine intensive réanimation […] La question la plus pertinente à ce stade est d’identifier les mécanismes qui sous-tendent cette sous-représentation des femmes parmi les experts, ainsi qu’aux postes académiques les plus prestigieux.

Spécial emmerdeurs irresponsables gérant comme des pieds (et à la néolibérale)

  • Emmanuel Macron “L’emmerdeur” hors-sol (factandfurious.com)

    Le gouvernement actuel a grandement facilité la propagation de la désinformation en envoyant des signaux contradictoires à la population. Des contradictions à répétition sur les masques, le nombre de doses, le pass sanitaire, le pass vaccinal, les écoles…qui ont aidé à alimenter les théories les plus folles et à installer un climat de méfiance. Amateurisme, incompétence ou simplement déclarations prématurées, le gouvernement a sa part de responsabilité sur le nombre d’individus non vaccinés.

  • Qui sont les 5 millions de non-vaccinés que Macron veut “emmerder” (huffingtonpost.fr)

    “Cette pandémie nous confronte aux faiblesses de nos modèles de prise en charge de santé. On cherche une solution ponctuelle, rapide, mais on restera structurellement confronté aux limites du système actuel. Après deux ans d’épidémie, je ne vois aucune volonté politique de réforme significative du système de santé, malgré la campagne présidentielle. C’est un peu comme si on n’avait rien appris.”

  • François Ruffin : « Le premier irresponsable, c’est Macron » (reporterre.net)

    Je regarde le Covid comme les prémices des crises écologiques à venir. La question est : comment réagit-on à ça ? En passant la démocratie par-dessus bord, en misant sur le tout-numérique, par l’exclusion d’un certain nombre de nos concitoyens ? Ou en cherchant les meilleures solutions collectivement ? Là, depuis deux ans, un homme, Emmanuel Macron, décide de tout, tout seul. […] Si les gouvernants décident d’entrer dans la République du QR code pour les bistrots, ça veut dire qu’on l’aura demain pour d’autres crises écologiques. Une nouvelle norme est en train de s’installer. […] Se pose aussi la question du rapport à l’urgence. […] Cette crise est vécue comme une urgence permanente avec une incapacité de penser en termes de stratégie. Et à partir du moment où l’on est dans l’urgence, on est dans le solutionnisme technologique.

  • Un irresponsable n’est plus un citoyen. Mais peut-il être président ? (mediapart.fr)

    Serait irresponsable celui qui prétendrait emmerder son peuple alors que son pays a déjà été catégorisé comme une démocratie défaillante dans le classement international, grâce à son mandat. Serait irresponsable celui qui mène le pays de Pasteur à la 15ème place de l’Europe en termes de niveau de vaccination parce qu’il n’a su que contraindre là où il aurait dû convaincre.

  • E. Macron, candidat de la discorde civile et de la France censitaire ? (chronik.fr)

    placé traditionnellement au-dessus des partis au sens où l’entendait le général de Gaulle dans son discours de Bayeux (1944) et la constitution 1958, le Président de la République fut longtemps considéré jusqu’à une période récente comme le garant de l’unité nationale. Est-ce encore le cas encore aujourd’hui ?

  • 5 700 lits d’hôpital ont-ils été supprimés en 2020, «en pleine pandémie» ? (liberation.fr)
  • Travailler même positifs au covid : la 5e vague se fait « aux dépens des soignant·es » (numerama.com)
  • Dans les villes moyennes, les urgences hospitalières frappées par une épidémie de fermetures (basta.media)

    Déjà cet été, les fermetures totales ou partielles de services des urgences, quelques jours, la nuit, ou pendant plusieurs semaines, s’étaient multipliées […] Déjà, les directions des hôpitaux les justifiaient par la difficulté à trouver du personnel, médecins urgentistes et personnel infirmier, pour assurer les soins. Cet hiver, les fermetures sont à nouveaux nombreuses.

  • «Emmerder» les non-vaccinés : aux urgences d’Aulnay, les malades réclament plutôt des «embauches» (leparisien.fr)
  • Hôpital : la reconnaissance au travail, l’angle mort du Ségur de la santé (theconversation.com)

    1 300 démissions d’élèves infirmiers ont été recensées entre 2018 et 2021, tandis que la profession est toujours sous tension. Ces chiffres plaident pour une insatisfaction chronique des soignants à l’hôpital, insatisfaction liée aux rémunérations mais aussi aux conditions de travail.

  • À quoi sert le pass vaccinal si le vaccin n’empêche pas la transmission ? (liberation.fr)

    « les gens ne comprennent bien souvent plus rien à ce qui se passe, et ils constatent que la réalité diverge fortement des messages qui ont été répétés sur la vaccination.»

  • Vaccination contre le Covid-19 : enfants partout, créneaux nulle part (liberation.fr)

    Plus de deux semaines après l’ouverture de la vaccination aux enfants, et au moment où ils n’ont jamais été aussi nombreux à être contaminés et hospitalisés, les places disponibles manquent cruellement, partout dans le pays.

  • 2.700 acteurs de l’éducation et des médecins dénoncent le bilan de Macron et de Blanquer à l’école (lejdd.fr)

    En 5 ans, 7.900 postes ont été supprimés dans les collèges et lycées du pays : cela revient à rayer 175 collèges de la carte ! Cette volonté de réduction de l’offre éducative est d’autant plus paradoxale que le nombre d’élèves a augmenté dans le second degré pendant la même période. Moins d’enseignants pour plus d’élèves : voilà une équation qui ne cesse d’interroger. […] un autre repère de l’importance réelle accordée à l’éducation est le salaire versé à ceux qui en ont la charge. Les salaires des personnels de terrain de l’Éducation nationale sont notoirement mauvais, bien en deçà des standards moyens des pays développés. Même au sein de la fonction publique d’État, les enseignants touchent 24% moins que les autres fonctionnaires de catégorie A, soit 11.556 euros nets annuels en moins […] Pour la première fois dans l’histoire de la 5e République, le gouvernement a gelé pendant l’intégralité de son quinquennat le point d’indice […] Le pouvoir d’achat des enseignants a ainsi chuté de 15% à 25% entre 2000 et 2019. Le nombre de candidats aux concours d’enseignement est en chute libre depuis plusieurs années […] Le métier n’attire plus et ce gouvernement porte une lourde responsabilité dans la perte d’attractivité de nos métiers.

  • L’annonce du protocole sanitaire à l’école à la veille de la rentrée ne passe pas (huffingtonpost.fr)
  • «Les enseignants nous appellent en pleurs» : les écoles du Bas-Rhin sous-équipées face à la pandémie (rue89strasbourg.com)

    «127 des 160 établissements ne disposent d’aucun capteur» […] les masques ne sont pas fournis en nombre suffisant dans 67% des établissements. «Ce sont des masques en tissu, ils n’ont pas de barre nasale. Les collègues achètent eux-mêmes des masques chirurgicaux ou FFP2 pour avoir une vraie protection» […] dans 60% des établissements sondés, il n’y a aucun personnel médical.

  • Omicron. L’école craque et les mensonges de Blanquer éclatent (humanite.fr)
  • Covid-19 : Jean Castex promet la distribution de masques chirurgicaux aux personnels enseignants d’ici à la fin de janvier (lemonde.fr)
  • Partiels sous Covid : la grande impréparation des facs (humanite.fr)

    Rien n’a été anticipé par le ministère de tutelle, alors que 2,7 millions d’étudiants planchent depuis le 3 janvier. À l’image du gouvernement, la ministre a tout misé sur la vaccination, affirmant que 92 % des étudiants ont reçu leurs injections. Les autres mesures de protection contre la pandémie sont, elles, laissées au bon vouloir des universités, dont les moyens sont inégaux. Seulement quelques-unes ont pu se doter de masques FFP2 ou de capteurs de CO2, et toutes ou presque ont dû renoncer aux travaux permettant de mettre en œuvre l’aération des salles.

  • Pass vaccinal: Matthieu Orphelin est venu dans l’hémicycle avec un capteur de CO2 (huffingtonpost.fr)

    “Monsieur Véran, vous savez que vous devez arriver à faire bouger votre collègue Blanquer qui ne veut pas s’engager massivement sur la mise en œuvre des détecteurs de CO2 dans toutes les classes. Ça va trop lentement, c’est 50 euros, je vous en ai emmené un pour que vous puissiez le remettre à Blanquer” […] “Depuis des mois, le gouvernement refuse de considérer les capteurs de CO2 comme l’un des outils utiles. Pourtant, nous lui proposons sans relâche depuis des mois et le conseil scientifique encourage vivement leur utilisation pour tous les lieux clos” […] “Jean-Michel Blanquer nous dit qu’un fonds de 20 millions d’euros est disponible pour les collectivités, mais, j’ai vérifié ce matin en Anjou, les maires n’en ont pas encore été informés.”

    Voir aussi : Ce tableau montre combien l’aération change tout contre Omicron (numerama.com)

  • Graphène : comment savoir si votre masque en contient (letelegramme.fr)

    Une mention « Biomass Graphene » permet de les identifier rapidement. Elle se trouve sur l’emballage (boîte et emballage individuel). À noter que ne sont concernés que les masques FFP2 blancs, dont certains avec la dénomination KN95 […] La plupart des masques avec graphène commandés par l’État ont été distribués aux soignants français, au plus fort de la pénurie de masques.

  • Covid-19 : il sera finalement possible de boire ou de manger « rapidement » dans le train (lemonde.fr)
  • Pourquoi la loi et la valorisation salariale ne s’appliquent jamais aux métiers du soin (humanite.fr)
  • La Bourse de Paris bat des records et passe au-dessus des 7 300 points (lemonde.fr)
  • Macron : dépôt de bilan fiscal (attac.org)

    Conforme aux politiques néolibérales, la politique fiscale du quinquennat a essentiellement consisté à alléger la contribution des plus riches et des entreprises. Certains ajustements, modestes et temporaires, ont été pris sous la pression d’une bonne partie de la population et de la crise. Mais l’orientation du pouvoir a été maintenue « coûte que coûte ». Ces mesures n’ont relancé ni l’investissement ni l’emploi, elles ont été « payées » si l’on ose dire, d’une part, par une pression sur le financement de l’action publique (nationale et locale) et de la protection sociale et d’autre part, par un report vers des impôts plus injustes.

Spécial dérive totalitaire, violences policières, montée de l’extrême-droite…

  • Emmanuel Macron : «Les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder et donc on va continuer de le faire» (liberation.fr)

    «Là, les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu’au bout. C’est ça, la stratégie.»

  • Impasse sanitaire (mediapart.fr)

    l’exécutif poursuit sa désastreuse boulimie normative en matière de police sanitaire, agitant à la moindre critique ce « point Godwin » sanitaire qu’est la menace nucléaire du confinement […] Il évite ainsi de reconnaître ses innombrables erreurs dont l’une des plus impardonnables – avec l’instauration du confinement strict de mars à mai 2020 – est d’avoir réduit les capacités hospitalières depuis mars 2020. Il en fait peser la responsabilité sur les très rares personnes ne souhaitant pas se faire vacciner – appelées « réfractaires » on ne sait pourquoi –, alors qu’elles ne font qu’exercer leur liberté puisque les pouvoirs publics ont choisi de ne pas instaurer en droit d’obligation vaccinale […] Le recours systématique et irrationnel à de multiples restrictions de police sanitaire assorties de fortes sanctions pénales […] infantilise toute une population […] Il est en outre catastrophique sur le terrain de libertés publiques durablement placardisées au nom de la protection de la santé publique – libertés dont il est vrai plus personne sauf les « extrêmes » politiques ne semble se soucier dès lors que la restriction est labelisée « lutte contre le covid-19 » […] Il donne le tournis, sinon la nausée, après bientôt deux ans de législations/réglementations pléthoriques à l’efficacité sanitaire douteuse et toujours plus kafkaïennes.

  • Débat tendu sur le pass vaccinal à l’Assemblée : «Ça c’est une société totalitaire !» (liberation.fr) – voir aussi Contre le pass vaccinal mais pour le vaccin: insoumis et communistes cherchent l’équilibre (liberation.fr)

    «Le vaccin doit devenir un bien public […] Si on veut arrêter la prolifération de variants, il faut développer la vaccination à l’échelle de la planète. Le gouvernement ne fait rien à ce sujet.»

  • Le pass vaccinal ne sera « pas limité dans le temps », ce qui contredit toutes les recommandations de la Cnil (numerama.com)
  • Pass vaccinal et contrôle d’identité : la défenseure des droits alerte sur un risque de discrimination (numerama.com) – voir aussi Passe vaccinal : les 5 points d’alerte de la Défenseure des droits (defenseurdesdroits.fr)

    Ce projet de loi vient confirmer les craintes précédemment exprimées par la Défenseure des droits en accentuant encore un peu plus le rétrécissement progressif des libertés et en prévoyant une obligation vaccinale déguisée. La question de la nécessité et de la proportionnalité du passe vaccinal se pose à la lumière des données et connaissances disponibles à ce jour qui montrent que si la vaccination protège de façon très significative contre les formes graves de la maladie, son efficacité contre la contagiosité des personnes vaccinées mais infectées semble en revanche plus réduite […] La Défenseure des droits reste particulièrement préoccupée par les mesures qui concernent et affectent directement la vie quotidienne des mineurs et l’exercice de leurs droits. Les mineurs de 12 à 18 ans se trouvent dans une situation particulière qui justifie pour la Défenseure des droits, également Défenseure des enfants, leur exclusion du passe vaccinal pour au moins deux raisons. Tout d’abord, les formes sévères affectant rarement les mineurs, l’argument consistant à justifier le passage du passe sanitaire au passe vaccinal par la nécessité d’alléger la pression sur le système hospitalier ne peut être valablement avancé pour ce qui les concerne. Par ailleurs, les mineurs de 16 ans ne peuvent être vaccinés qu’avec accord de leurs parents. Ils pourront donc être privés de l’exercice de leurs libertés pour une décision qui ne relève pas d’eux, voire se trouver pris dans des conflits d’exercice de l’autorité parentale comme nous le constatons déjà aujourd’hui.

  • À Vannes, des anti-passe s’émeuvent d’être verbalisés sans contrôle physique (letelegramme.fr)

    Ces citoyens « emmerdés » ne digèrent pas les procès-verbaux reçus à la suite des rassemblements. Ils ont recensé onze personnes ayant reçu 17 amendes. […] « Aucun agent ne m’a apostrophé, rien. On n’a jamais vu un seul policier nous verbaliser pour ça ». […] Le préfet du Morbihan, Joël Mathurin […] explique, de son côté, que ces verbalisations ont été faites sur la base de rapports de constatations de police. […] Et d’ajouter qu’il avait lui-même demandé de durcir les contrôles y compris par le biais de la verbalisation via vidéosurveillance. […] Trois des manifestants verbalisés ont pris conseil auprès de Me Marielle Vulcain. L’avocate vannetaise leur a conseillé de contester leur procès-verbal, s’appuyant sur le code de procédure pénale : « Une contravention, sauf si elle est de nature routière, l’agent doit la constater personnellement et vérifier l’identité de la personne. Sinon, cela voudrait dire que l’on doit faire confiance aux policiers pour identifier des manifestants ? »

  • Toujours plus de flingues et de bagnoles : le “si vis pacem, para bellum” de l’Etat français (desarmons.net)
  • Descente de la police aux frontières dans un gymnase ouvert pour loger des sans-abris (rue89strasbourg.com)

    « Quel est le message que la préfecture envoie à ces familles précaires ? Elles risquent de ne plus oser venir s’abriter dans le gymnase malgré le froid. Ces pratiques sont violentes, elles traumatisent les enfants. Il y a vraiment une volonté, de la part de la préfecture, d’expulser des familles. Elle transforme les dispositifs d’hébergement d’urgence en pièges. »

  • Fillette blessée par un tir de LBD en 2020 : la famille dépose une nouvelle plainte pour relancer l’enquête (francetvinfo.fr)
  • Après le féminicide de Mérignac, cinq policiers sanctionnés en conseils de discipline (huffingtonpost.fr)

    Le policier concerné par l’enregistrement de la plainte de Chahinez Daoud pour violence conjugale a été radié de la police.

  • Gilets jaunes frappés dans un Burger King à Paris : un septième policier mis en examen (liberation.fr)

    Jérôme P., qui ne s’était initialement pas reconnu sur les vidéos, a fini par assumer devant la juge au moins huit coups de tonfa et un coup de pied à un manifestant.[…]«Telles que je les vois maintenant sur la vidéo, je ne trouve (les personnes dans le restaurant) absolument pas hostiles effectivement», concède Jérôme P.

  • Les Zouaves Paris, le groupe d’extrême droite, dissous par Darmanin (huffingtonpost.fr)

    Soupçonné d’être impliqué dans les violences commises lors du meeting d’Eric Zemmour à Villepinte en décembre, le groupuscule d’ultradroite les Zouaves Paris a été dissous ce mercredi 5 janvier en Conseil des ministres […] Le décret de dissolution reproche à ce groupe informel, apparu en 2017 et rassemblant une vingtaine de membres, d’être ”à l’origine de nombreux et récurrents agissements violents”, de “propager un discours ouvertement raciste” et de diffuser “régulièrement des images reprenant les symboles de l’idéologie nazie”.

  • Carte 2021 : un an de violences de l’extrême droite (rapportsdeforce.fr)

Spécial résistances

Spécial GAFAM et cie

Les disparitions de la semaine

Le livre de la semaine

  • Notre sang – Andrea Dworkin (hypathie.blogspot.com)

    Paru aux Etats-Unis en 1976, sous le titre Our blood : Prophecies and Discourses on Sexual Politics, réédité avec une nouvelle préface en 1981, il est pour la première fois traduit et publié en français par les Editions des femmes en 2021.

Les autres lectures de la semaine

Les BDs/graphiques/photos de la semaine

Les vidéos/podcasts de la semaine

Les autres trucs chouettes de la semaine


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Khrys’presso du lundi 3 janvier 2022

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Spécial France

Spécial média et pouvoir

Spécial on gère comme des pieds (et à la néolibérale)

Spécial État policier, violences policières, montée de l’extrême-droite…

  • L’exécutif force la dose pour instaurer le pass vaccinal (liberation.fr)

    Présenté ce lundi en Conseil des ministres, le nouveau pass devrait entrer en vigueur plus tôt que prévu, le 15 janvier, malgré les réticences de la classe politique et les accusations de restrictions des libertés.

  • Pass vaccinal et libertés publiques : «La prise en charge de cette pandémie reste essentiellement policière» (liberation.fr)

    Depuis une décision du 10 mars 2011, le Conseil Constitutionnel a déduit de l’article 12 de la déclaration des droits de l’Homme une «interdiction de déléguer à des personnes privées des compétences de police administrative générale inhérentes à l’exercice de la “force publique”». Mais au fur et à mesure de ses décisions, le juge constitutionnel a vidé de sa substance ce principe.

  • Mathieu Slama: «Un état d’exception qui dure depuis deux ans n’est plus un état d’exception» (lefigaro.fr)

    Les mesures annoncées par Jean Castex ne sont pas des propositions mais des décisions prises dans le cadre d’un Conseil de défense, qui est […] un organe opaque, centré sur la personne du chef de l’État, qui prend toutes les décisions, charge au reste des institutions démocratiques de les valider […] Le Conseil de défense ne consulte qu’un seul organisme avant de se réunir : le Conseil scientifique, organisme non élu réunissant des médecins et experts qui n’ont aucune légitimité démocratique – et, disons-le, aucun souci de la chose publique. Aucun compte-rendu n’est fait de ces réunions, évidemment. C’est donc dans l’opacité la plus totale que sont prises les décisions les plus cruciales et les plus attentatoires à nos libertés depuis plus d’un demi-siècle. […] S’il y a bien une chose que cette crise prouve, c’est la plasticité des interprétations possibles de nos principes juridiques, et donc la grande fragilité de nos droits fondamentaux… Mais elle prouve aussi combien les juges administratifs et constitutionnels ont trahi leur mission première, qui est de défendre nos droits et principes fondamentaux face aux velléités du pouvoir.

  • Élie Domota, une garde à vue arbitraire (humanite.fr)
  • Agressions d’élus en marge du pass vaccinal, la majorité s’inquiète (huffingtonpost.fr)

    Mardi 28 décembre, une cinquantaine de députés LREM, Modem, mais également républicains, recevait un courriel les menaçant de mort. À l’intérieur y figuraient également leurs adresses personnelles et leurs numéros de téléphone fixe. “Ce n’est que le début, vous allez payer de votre sang les confinements, le passe sanitaire, et toutes les tentatives d’entraves à nos libertés”, pouvait-on lire dans ce message. “Notre armée ne fait que grandir, les gens ont la rage de voir leur liberté violée, et le besoin d’actions punitives à votre encontre, mais aussi protectives au bénéfice du peuple, se fait incroyablement grand. Vous êtes le problème”

  • Télétravail : souriez, vous êtes fliqué·e (humanite.fr)

    Les logiciels de surveillance, dont la mise en place est plus ou moins légale, ont le vent en poupe, alors que le travail à distance passe à trois jours obligatoires dès lundi.

  • À Calais, plusieurs blessés après des heurts entre migrants et policiers (huffingtonpost.fr)

    “habituellement les personnes sont autorisées à partir avec leurs affaires”, mais […] “les forces de l’ordre ont ordonné aux agents de nettoyage de tout saisir et un cordon de CRS s’est créé″[…] les CRS ont “coursé les personnes exilées vers la sortie du périmètre”, leurs tentes sont alors restées à l’intérieur de ce périmètre et “les agents de nettoyage avaient pour ordre de tout saisir”

Le rapport de la semaine

Spécial résistances

Spécial GAFAM et cie

Les disparitions de la semaine

Le livre de la semaine

The Dawn of Everything : A New History of Humanity de David Graeber et David Wengrow

Les autres lectures de la semaine

  • Vanité et dangers des « Devoirs de l’Homme » (mediapart.fr)

    il n’est pas besoin d’énoncer de devoirs puisqu’ils sont contenus dans la Déclaration des droits. Le premier devoir consiste à respecter les droits d’autrui. Le deuxième consiste à user de ses droits de citoyen (qui dépassent singulièrement le droit de vote) en combattant pour la défense des libertés individuelles mais aussi des droits économiques, sociaux et culturels. Ce sont les sociétés totalitaires qui reposent d’abord sur l’obéissance à des impératifs non négociables qui, en fait, ne sont pas des devoirs auxquels chacun devrait subordonner librement ses actes.

  • L’Internet néo-colonial (anarc.at)
  • Construire l’éco-syndicalisme (contretemps.eu)

    La crise actuelle est une crise systémique globale, à la fois économique, financière, écologique, sanitaire. […] Le vieux dogme de la croissance pour la croissance comme seul horizon à la lutte du mouvement social est en crise. Le syndicalisme tout en privilégiant la défense des intérêts immédiats des salariés ne peut faire l’impasse sur les conséquences des dégâts du productivisme et de la fin programmée des ressources naturelles et des biens communs. […] L’expérience de la Confédération Paysanne sera aussi précieuse, ce syndicat paysan ayant été depuis longtemps à l’avant-garde de la réflexion et de la lutte face à l’emprise de l’agro-alimentaire sur l’agriculture. La Confédération Paysanne est l’exemple même d’un syndicat qui a fait sa mue écologique.

  • De la nécessité d’une parole antivalidiste (mediapart.fr)
  • Les handicapés vous disent merde (nota-bene.org)

    Chaque fois qu’on parle d’inclusion, ressort le serpent de mer de l’écriture inclusive. Pardon, L’ÉCRITURE INCLUSIVE. Insérez ici des zombies, des goules, l’eau en feu, les nuées de sauterelles. Dernièrement le débat sur l’arrivée du pronom neutre « iel » dans le Robert a fait craindre les dix plaies d’Égypte, et puis (scoop), non, la fin du monde n’est pas pour aujourd’hui.

  • La cuillère, le champagne et les antivax (affordance.info)

    en 1995, le Centre interprofessionnel des vins de Champagne se dévoua pour ouvrir quelques bouteilles et les laisser reposer avec ou sans cuiller dans le goulot… À l’issue d’un protocole rigoureux, le résultat fut sans appel : la petite cuiller n’avait strictement aucun effet sur la conservation des bulles, qu’elle soit d’argent ou d’inox.

     

  • Qu’est-ce que l’aquamation, méthode funéraire verte choisie par Desmond Tutu? (huffingtonpost.fr)

    De son nom scientifique “hydrolyse alcaline”, l’aquamation ou résomation est un mode de funérailles encore confidentiel autorisé uniquement dans certains pays.

  • Exploring 120 years of timezones (blog.scottlogic.com)
  • Noblewoman’s tomb reveals new secrets of ancient Rome’s highly durable concrete (arstechnica.com)
  • Une comète surprise pourrait-elle frapper la planète comme dans Don’t Look Up sur Netflix ? (numerama.com)

    tous les deux ans depuis 2013, un serious game international est organisé entre les plus grands acteurs du domaine spatial, industriel et politique, pour tester les capacités de gestion, de coordination et de réponse à un risque d’impact imminent…

  • « Don’t Look Up » : regarder Netflix en attendant la fin du monde ? (contretemps.eu) – voir aussi “Déni cosmique” : le cadeau de Noël empoisonné de Netflix (mrmondialisation.org)

Les BDs/graphiques/photos de la semaine

Les vidéos/podcasts de la semaine

La chouette coutume qu’on devrait relancer

  • Le Saint Lundi (wikipedia.org) est le nom d’une coutume populaire consistant à chômer volontairement le lundi, voire plusieurs jours de suite. Cette pratique était une véritable institution dans l’ensemble de l’Europe, pays scandinaves et germaniques, en Catalogne, en Andalousie, en Belgique, en France et en Angleterre.

Les autres trucs chouettes de la semaine


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Khrys’presso du lundi 27 décembre 2021

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Spécial France

Spécial média et pouvoir

Spécial on gère comme des pieds (et à la néolibérale)

Spécial État policier, violences policières, montée de l’extrême-droite…

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Spécial GAFAM et cie

La disparition de la semaine

  • Mort de Desmond Tutu, icône de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud (liberation.fr) Le Prix Nobel de la paix est mort ce dimanche à 90 ans
  • Disparition. Desmond Tutu a rejoint l’arc-en-ciel des nations (humanite.fr)

    « Je n’ai pas combattu pour chasser des gens qui se prenaient pour des dieux de pacotille et les remplacer par d’autres qui pensent en être aussi » […] Desmond Tutu était un peu la conscience de l’Afrique du Sud. Avec lui, disparaît pratiquement le dernier des géants de la lutte contre l’apartheid et des idées progressistes. Parmi ses derniers combats, et contre sa hiérarchie, il a défendu le suicide assisté, le droit à l’avortement et les homosexuels. Avec ce pied de nez qui le caractérisait si bien : « Je ne vénérerais pas un Dieu homophobe. (…) Je refuserais d’aller dans un paradis homophobe. Non, je dirais : “Désolé ! Je préfère de loin aller de l’autre côté” ».

Les autres lectures de la semaine

Les BDs/graphiques/photos de la semaine

Les vidéos/podcasts de la semaine

Les autres trucs chouettes de la semaine

Deux personnages prennent le café. Le personnage de gauche dit : Toujours aussi corsé, le 'presso ! - la personne de droite répond : Yep, il faut bien ça pour commencer la journée !
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PENSA, un projet universitaire européen autour de la citoyenneté numérique

En février 2020, nous avons été contacté par Marco Cappellini, d’Aix-Marseille Université, qui nous proposait de participer à un projet européen – qui n’avait, à l’époque, pas encore de nom – sur la thématique de la citoyenneté numérique dans une perspective plurilingue. Intriguées, nous avons voulu en savoir plus et, après un temps d’échanges, nous avons convenu que Framasoft serait l’un des partenaires associés de ce projet, spécifiquement sur la production de séquences de formations. Et puis, une pandémie mondiale est passée par là ! Ce n’est donc qu’en février 2021 que le projet PENSA (c’est son petit nom) a eu confirmation de son financement et que nous avons pu préciser notre participation : nous animerons une session de formation sur les logiciels libres dans l’enseignement en juin 2022. Maintenant que le projet est lancé, il était temps qu’on vous en parle. Et pour cela, nous avons proposé aux personnes qui coordonnent ce projet de répondre à une petite interview.

logo projet PENSA

Bonjour Elisabeth et Marco ! Pouvez-vous vous présenter ?

Bonjour, je suis Elisabeth Sanchez, Ingénieure d’études au Centre de Formation et d’Autoformation en Langues (CFAL) à Aix Marseille Université. Je suis en charge de l’animation et de l’ingénierie du projet PENSA.
Bonjour, je suis Marco Cappellini, enseignant chercheur à Aix Marseille Université et coordonnateur du projet PENSA.

Vous faites tous les deux partie de l’équipe de coordination du projet PENSA. Vous pouvez nous expliquer de quoi il s’agit ?

Le projet pour une Professionnalisation des Enseignants utilisant le Numérique pour un Soutien à l’Autonomie et à la citoyenneté (PENSA), soutenu par le programme Erasmus+ de la Commission européenne, aborde deux questions d’actualité dans l’enseignement supérieur et la société.

La première est le besoin de formation et d’infrastructure pour dispenser un enseignement mixte, distant et/ou co-modal (c’est-à-dire un enseignement en classe diffusé simultanément à des étudiants en ligne) qui s’est fait à la suite de la pandémie. Pendant les lockdowns nationaux et pour dispenser un enseignement co-modal, les enseignants se sont souvent tournés vers les plateformes en ligne classiques telles que Zoom sans être conscients du modèle économique de ces plateformes en termes de traitement des données personnelles.

La deuxième question est la nécessité d’éduquer les jeunes aux implications de l’utilisation des sites de réseaux sociaux (Facebook, YouTube, etc.) sur les plans psychologique, sociologique, économique et social. En effet, le déploiement de ces plateformes s’est accompagné de discours d’émancipation, les utilisateurs ayant pu exprimer et échanger leurs idées en ligne, générant ainsi davantage de dialogue public. Parfois, des dérives extrêmes ont démontré la fragilité du système d’où la nécessité de sensibiliser les étudiants aux logiques inhérentes à ces plateformes.

Le projet PENSA aborde ces questions avec une approche globale d’ouverture, à la fois dans le sens de l’éducation ouverte et des plateformes open source. Le cœur du projet est constitué de 30 enseignants et formateurs d’enseignants dans sept universités, la plupart faisant partie de l’Université européenne CIVIS, une association académique et une entreprise.

Au cours du projet, une centaine d’enseignants seront formés à l’intégration de l’enseignement mixte et co-modal dans leurs classes, avec l’intégration de la télécollaboration et de l’échange virtuel sur des sujets liés à la citoyenneté numérique. Grâce à ces actions, PENSA permettra à 400 élèves de toute l’Europe de développer leurs compétences numériques, leurs compétences plurilingues, leurs capacités de collaboration et leur autonomie d’apprentissage.

Pouvez-vous nous préciser comment les étudiant⋅es travaillent en collaboration ?
Les étudiants vont travailler en classe avec leurs enseignants et en ligne en petits groupes avec leurs camarades d’une université partenaire. Les échanges en ligne se déroulent dans la plupart des cas en trois phases. La première est une phase de prise de contact pour briser la glace. Les étudiants peuvent se présenter et comparer leurs environnements, d’études et personnels par exemple. Dans la deuxième phase, les étudiants travaillent pour analyser ensemble des « textes parallèles ». De manière générale, ces textes peuvent être des remakes de films, par exemple un groupe franco-italien comparant Bienvenue chez les Ch’tis et Benvenuti al Sud. Dans le cadre du projet PENSA, il s’agira plus spécifiquement par exemple de législations pour le déploiement de la reconnaissance faciale dans les pays respectifs. Cette deuxième phase se veut une entrée dans l’interculturel. Dans la troisième phase, les étudiants collaborent pour réaliser une production commune, un article de blog ou un poster sur une thématique en lien avec le projet, par exemple la gestion des données sur un site de réseautage social. C’est dans cette phase qu’il vont apprendre à développer leur communication et la gestion de la diversité dans une équipe, pour aller encore davantage dans l’interculturel.

capture plateforme PENSA

Comment vous est venue l’idée de travailler sur ces thématiques ?
Marco : Personnellement, de deux choses. Tout d’abord, ce sont plusieurs lectures qui ont éclairé chez moi les aspects problématiques de certains outils et plateformes numériques. Je pense aux écrits de Bernard Harcourt et plus spécifiquement son essai La Société d’exposition : désir et désobéissance à l’ère numérique, à ceux de Frank Pasquale sur l’opacité du fonctionnement des entreprises qui dominent sur Internet, ou encore les écrits sur l’autodéfense numérique du collectif italien Ippolita, également partenaire associé de PENSA.

La deuxième dynamique a été un ensemble de discussions avec des collègues et des amis, qui ont montré d’une part qu’il y avait une connaissance vague des dynamiques sur Internet et une connaissance presque nulle des outils alternatifs à disposition. À partir de là, avec plusieurs collègues on s’est réunis en février 2019 et on a travaillé à une proposition pour les appels à projet de la Commission Européenne. Puis est venue la pandémie, qui n’a fait que renforcer le besoin de développer une culture numérique chez les étudiants, mais aussi chez beaucoup de collègues.

PENSA est un projet ERASMUS+. Pouvez-vous nous en dire davantage sur ce programme européen ?
Erasmus+ est un programme connu surtout pour ses actions liées à la mobilité. Moins connues, mais tout aussi intéressantes, sont les actions liées à la coopération, tant au niveau scolaire qu’universitaire. PENSA est un projet qui s’insère dans les actions clés, pour des partenariats stratégiques dans l’enseignement supérieur. L’idée principale est de réunir plusieurs partenaires aux expertises complémentaires pour répondre à un ou plusieurs défis sociétaux.

Dans PENSA, le noyau de l’équipe est composé d’enseignants de 7 universités, de collègues d’une entreprise spécialisée dans les open coursware et d’une association internationale. Dans une formation qui s’est tenue en juin 2021, chaque membre de l’équipe a apporté quelque chose aux autres. Par exemple, j’ai pu apprendre davantage sur les outils libres spécifiques à la formation et à mieux intégrer des échanges en ligne entre mes étudiants et des étudiants ailleurs. A partir de cette collaboration, dans chacune des universités on formera d’autres collègues pour diffuser des idées et des outils pour améliorer la pédagogie universitaire.

Puisque PENSA est un projet européen, quelles sont les langues utilisées ?
Il y a 7 langues présentes dans le projet : allemand, anglais, catalan, espagnol, français, italien, roumain. Dans les échanges entre étudiants, ils utilisent soit une langue comme langue véhiculaire (typiquement l’anglais), soit les deux langues des pays concernés (par exemple allemand et français pour un échange entre étudiants à Tübingen et Aix en Provence). Pour les autres initiatives du projet, comme la formation de formateurs, on a utilisé l’anglais dans un premier temps, les langues locales ensuite.

Le plus intéressant se passe au niveau de la gestion du projet : le comité de pilotage communique en intercompréhension des langues romanes. Par les similarités entre langues latines, et avec des stratégies de communication, chacun parle dans une langue romane et les autres comprennent et répondent en d’autres langues. Dans ces réunions, on parle donc français, italien et espagnol principalement, avec des touches en catalan et roumain. Au début, ça peut être un peu déstabilisant et surtout fatiguant, mais avec la pratique on s’y fait assez vite. C’est une manière pour nous de faire vivre le plurilinguisme européen, au-delà des séparations entre langues que l’on peut avoir apprises.

photo jeunes européens
Crédit : Université Aix-Marseille

Quelle place accordez-vous au logiciel libre dans ce projet ?
Une place assez importante. D’abord, on vise à faire comprendre la différence entre « gratuit » et « libre », qui n’est pas évidente pour beaucoup de monde. Ensuite, dans la formation de formateurs on fait connaître des alternatives libres, parfois même institutionnelles, pour différents outils. Par exemple BigBlueButton comme une alternative à Zoom ou Skype. D’ailleurs, ces formations sont très intéressantes pour découvrir de nouveaux outils, même pour les personnes le plus expérimentées de l’équipe.

On prévoit aussi de développer et publier des extensions à des outils libres tels que la plateforme Moodle pour les cours hybrides ou à distance. Chez les étudiants, les formations que nous sommes en train de mettre en place visent aussi à les rendre plus conscients des enjeux de l’utilisation de plateformes gratuites grand public, par exemple sur comment elles sont conçues pour capter l’attention et extraire des données, les positionnant en tant que consommateurs. Nous espérons que cette prise de conscience contribuera à des changements dans leurs usages numériques, particulièrement par rapport aux plateformes de réseautage social.

Le côté « open » du projet se fait aussi au niveau des productions de matériel pédagogique, lequel sera mis en ligne sur les sites de la Commission Européenne et du projet.

Donc, le matériel pédagogique sera diffusé sous licence libre ? Si oui, laquelle ?
Oui, il sera diffusé en libre accès. Pour la ou les licences utilisées, ce n’est pas encore défini : ce sera discuté et décidé lors du prochain comité de pilotage.

Dernière question, traditionnelle : y a-t-il une question que l’on ne vous a pas posée ou un élément que vous souhaiteriez ajouter ?
On a probablement fait le tour. Merci bien pour cette occasion de parler de PENSA. Pour la suite et pour suivre l’évolution du projet et profiter des productions, ce sera sur le site https://pensa.univ-amu.fr/, dans la langue de votre choix 🙂

 




Khrys’presso du lundi 20 décembre 2021

Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière.

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Brave New World

Spécial Assange

Spécial France

Spécial média et pouvoir

Spécial on gère comme des pieds (et à la néolibérale)

Spécial État policier, violences policières, montée de l’extrême-droite…

Spécial résistances

Spécial GAFAM et cie

La disparition de la semaine

  • Mort de bell hooks, figure féministe et antiraciste américaine (huffingtonpost.fr)
  • L’abécédaire de bell hooks (revue-ballast.fr)

    « Lutter de manière révo­lu­tion­naire sur tous les fronts » : tel était le mot d’ordre de bell hooks tan­dis qu’on annon­çait, il y a près de trente ans, « la fin de l’Histoire » et le triomphe pla­né­taire du libé­ra­lisme. […]« Ne regar­dons pas ces choses sépa­ré­ment. Regardons com­ment elles convergent. »

Le rapport de la semaine

Les autres lectures de la semaine

  • L’impérialisme français : affaibli mais toujours toxique (contretemps.eu)
  • Référendum en Nouvelle-Calédonie : un rendez-vous manqué dans le processus de décolonisation (theconversation.com)

    « Découverte » par James Cook en 1774, la Nouvelle-Calédonie est déclarée colonie française en 1853. Se met peu à peu en place une politique de colonisation de peuplement, principalement pénale, qui se traduit pour le peuple autochtone, les Kanaks, par une forme radicale de ségrégation raciale et spatiale. Les Kanaks sont soumis à partir de 1887 à un régime juridique d’exception, inventé et appliqué en Algérie, appelé le régime de l’Indigénat, qui en fait des sujets de l’empire. Spoliés de leurs terres, ils sont cantonnés dans des réserves et subissent un déclin démographique tel que l’administration coloniale n’exclue pas la possibilité de leur extinction. Si les Kanaks accèdent progressivement à la citoyenneté française à partir de 1946, le choix est fait de maintenir un statut juridique « particulier » ou « coutumier ». C’est autour de la revendication de leur particularité identitaire que se construisent les revendications nationalistes puis indépendantistes de leaders kanaks dans la seconde moitié du XXᵉ siècle. […] Rappelons que contrairement à ce que le gouvernement français et les partis loyalistes tendent à mettre en avant, le camp indépendantiste ne milite plus pour une indépendance-rupture depuis longtemps. La voie de sortie préférée qui pourrait convenir à tout le monde serait un projet d’État-association qui maintiendrait des liens privilégiés avec la France, tout en remédiant à l’asymétrie historique héritée de la colonisation.

  • À propos du rétablissement de l’esclavage. Napoléon Bonaparte dans l’histoire (humanite.fr)

    au regard de l’aspect in­humain du sujet, l’honnêteté intellectuelle commande que l’on passe de l’autre côté de la barrière, en montrant que la meurtrissure de la chair des vaincus, à travers la tragédie de leur propre vécu, l’emporte sur le verbe, fût-il élégant, des narrateurs non impliqués de la période.

  • Est-il vrai que les enfants buvaient de l’alcool à la cantine jusqu’en 1956 ? (liberation.fr)

    Une circulaire d’août 1956 interdit bien l’alcool à la cantine pour les moins de 14 ans. Il faudra ensuite attendre 1981 pour que l’interdiction s’étende aux lycées.

  • Alyson McGregor : « Notre système de santé néglige les femmes » (humanite.fr)
  • La haine des femmes de droite et de gauche — par Andrea Dworkin (floraisons.blog)
  • L’appropriation des connaissances et les bénéfices du Big Pharma au temps du coronavirus (contretemps.eu)
  • Méthanisation agricole. L’erreur de calcul qui parie sur l’avenir (humanite.fr)

    on peut lire sur certains sites : « Les émissions de CO 2 biogénique, neutre en carbone, peuvent être déductibles de l’inventaire des gaz à effet de serre. » Bienvenue dans un monde où l’imaginaire fait science. […] Tout ça serait finalement risible si le développement de la méthanisation en France ne s’appuyait pas exclusivement sur cette théorie alchimique qui biaise tous les calculs sur notre neutralité carbone ; des calculs faussés en dépit de ce rappel clair et net de l’Ademe : « Quelle que soit son origine, biogénique ou fossile, une molécule de CO 2 agit de la même façon sur l’effet de serre. »

  • Nous défaire de nos imaginaires statistiques (internetactu.net)
  • La gauche peut assurément passer le 1er tour 2022 (blogs.mediapart.fr)
  • Cher·e·s collègues qui ne faites pas de politique (mediapart.fr)

    Ça vous a peut-être échappé, puisque vous vous désintéressez de la question depuis le début, alors je vous informe que la loi Rilhac est définitivement adoptée. C’est notre cadeau de Noël, à nous les enseignant·es, celui que (presque) personne n’avait demandé, mais que tout le monde va recevoir quand même.

  • Face à la menace fasciste. Un extrait du livre de Ludivine Bantigny et Ugo Palheta (contretemps.eu)

    la victoire du projet fasciste et le passage aux méthodes fascistes sont toujours précédés par un ensemble de renoncements à certaines dimensions fondamentales de la démocratie libérale : la marginalisation des arènes parlementaires et le recours à des méthodes de plus en plus autoritaires […] quand tant de gens renoncent à aller manifester par peur de perdre une main ou un œil ; quand un gouvernement n’a pas un mot de compassion ou de regret devant les mutilations de personnes qui manifestaient pour la justice et l’égalité ; quand il se sert de l’intimidation pour reconduire sa domination. Quand des mesures gouvernementales multiplient les restrictions des droits et des libertés. Quand l’aide aux migrants est criminalisée […] Alors il n’y a plus rien d’étonnant à ce qu’un quotidien allemand s’inquiète du climat d’extrême droite qui règne dans la France de Macron et la rapproche de la République de Weimar lorsqu’elle était en train de sombrer. Ni que le Washington Post la compare à la Hongrie d’Orban ou à la Turquie d’Erdogan.

  • Vers un monde sans travail ? Derrière la mythologie capitaliste, la lutte des classes (contretemps.eu)
  • Internet outages point to web’s concentration of power (.nbcnews.com)

    ‘The cloud’ has never been sustainable and is merely a euphemism for concentrated network resources controlled by a centralized entity

  • Pour faire tourner le métaverse, il faudra changer « l’infrastructure entière de l’Internet » (numerama.com)

    Il ne faut pas oublier non plus que remplacer les infrastructures, produire de nouveaux gadgets et continuer la course à la puissance a un coût écologique non négligeable. Rappelons, que, selon le Sénat, « 70 % de l’empreinte carbone totale du numérique en France est due à la fabrication des terminaux (40 % au niveau mondial). » Produire plus de casques de VR, de gadgets connectés et de puces, pour espérer un jour plonger dans le métaverse, c’est aussi polluer plus. La question ici n’est pas de stopper l’innovation, mais de se demander si les sacrifices demandés valent le coup.

  • Le paradoxe de R2-D2 ou celui d’une intelligence artificielle sous influence humaine (theconversation.com)
  • L’immense faille Log4Shell rappelle que le financement du logiciel libre est essentiel (numerama.com)

    l’un des bouts de code les plus utilisés sur l’Internet mondial est maintenu à jour par autant de développeurs que l’on a de doigt sur une main. Et bénévolement, en plus de ça.

  • NTBLR [3/ ?] (lundi.am)

    Ça pue sur l’esplanade, je suis pas du coin, je connais pas les mœurs encore à fond, mais je suis sûr que cette odeur de merde elle date pas d’hier. Je suis sûr que ça pue depuis un moment, mais que la pluie avait eu tendance à laver un peu cette odeur. Maintenant, c’est comme si la pluie avait renoncé. Comme si même la pluie s’était résignée à ne plus pouvoir masquer l’odeur de la merde brune qui descend depuis les appartements chauffés jusque sur la place qui s’appelle même pas place puisque les con·ne·s de la municipale l’ont appelé « esplanade ». Une esplanade à régiment de connards.

Les BDs/graphiques/photos de la semaine

Les vidéos/podcasts de la semaine

Les autres trucs chouettes de la semaine

  • Les Métacartes « Numérique Éthique » : une boîte à outils pour s’émanciper (framablog.org)
  • FSF Adopts New Governance Framework for Board Members (fsf.org)

    The board of the Free Software Foundation (FSF) has approved and implemented two new measures designed to help make FSF governance more transparent, accountable, ethical, and responsible. They are a Board Member Agreement that enumerates the responsibilities of board members, and a Code of Ethics that lays out principles to guide their decision-making and activities.

  • Salariés de la tech, continuez de demander des salaires stratosphériques ! (zdnet.fr)

    Principe de base dans le système économique : ce qui est rare est cher. On peut le déplorer, vouloir faire la révolution, mais en attendant, on doit s’y plier. Notre chasseur de tête se désole que les jeunes talents de la tech, comme il les définit lui-même, demandent des salaires à la hauteur de leur compétence. Seul domaine — à notre connaissance — dans lequel la pertinence cet axiome ne se vérifie pas : la santé. La France paie son personnel soignant moins bien que s’ils travaillaient chez Mc Donald’s.

Deux personnages prennent le café. Le personnage de gauche dit : Toujours aussi corsé, le 'presso ! - la personne de droite répond : Yep, il faut bien ça pour commencer la journée !
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Les Métacartes « Numérique Éthique » : une boîte à outils pour s’émanciper

Faire le point sur son utilisation du numérique et améliorer ses pratiques : mais par où commencer ? Les Métacartes « Numérique Éthique » permettent d’accompagner ces réflexions, de se poser des questions pertinentes et d’évaluer ses priorités.

Pour animer leurs formations, Mélanie et Lilian (facilitateur⋅ices et formateur⋅ices, notamment dans Animacoop), ont souhaité expérimenter un nouveau format facilement transportable, utilisable à plusieurs et dans l’espace. Iels ont ainsi créé les Métacartes (sous licence CC BY-SA), un jeu réel où chaque carte est reliée à une ressource en ligne régulièrement actualisée. Cela permet d’avoir un contenu à jour et non-obsolète (particulièrement intéressant dans le domaine du numérique). Framasoft avait souhaité soutenir leur initiative pleine de sens, nous vous en parlions sur le Framablog dans cet article.

Nous voulons maintenant vous aider à prendre les cartes en main pour facilement utiliser le jeu. Pour illustrer nos propos, nous allons prendre l’exemple d’un collectif qui souhaite questionner ses usages numériques : l’orchestre universitaire de l’Université Populaire Libre Ouverte Autonome et Décentralisée (que nous écrirons pour simplifier la lecture : l’orchestre UPLOAD).

Utiliser les cartes selon vos besoins

Pour commencer à utiliser les cartes, il est important de comprendre qu’il y a de nombreuses façons de les aborder et tout va dépendre du contexte général dans lequel vous vous trouvez. Vos valeurs sont-elles bien définies ? Les outils internes actuellement utilisés posent-ils des problèmes particuliers ? Les Métacartes peuvent ainsi être vues comme une boîte à outils sous forme de cartes : vous utiliserez une partie des outils, selon vos besoins, afin de faciliter un passage à l’action.

Les cartes « Ingrédients » : définir vos priorités

Les cartes « Ingrédients » sont les cartes violettes du jeu. Celles-ci présentent des éléments clés à prendre en compte pour vos réflexions. Elles comportent deux sous catégories : #critère et #usage.

Les cartes #critère pour affirmer vos valeurs

Une entrée par les cartes #critère est intéressante pour approfondir votre éthique et vos valeurs. En parcourant l’ensemble des cartes #critère, vous pouvez sélectionner 3 à 5 critères qui vous semblent les plus importants. Vous allez ainsi prioriser les critères à prendre en compte lors du choix d’un outil.

Les membres de l’orchestre UPLOAD ont ainsi choisit trois critères à prioriser dans l’évaluation de leurs outils actuels et/ou dans la recherche d’alternatives :

  • Logiciel libre : l’orchestre prône depuis sa création la mise sous licence libres d’œuvres musicales. Utiliser des logiciels libres est donc un choix essentiel pour le groupe, pour être en accord avec ses valeurs ;
  • Facilité de changement : les musicien⋅nes préfèrent de loin jouer de la musique plutôt que de passer des heures à changer leurs pratiques. Il faudra s’informer sur la facilité de migration et de prise en main des outils pour ne pas frustrer le groupe ;
  • Interopérabilité : il est essentiel pour les membres de l’orchestre de pouvoir partager du contenu sans avoir à penser à qui utilise quel logiciel. L’interopérabilité sera donc essentielle, pour que différents outils puissent communiquer entre eux.

Cartes #critère sélectionnées par l'orchestre UPLOAD : Logiciel libre, Facilité de changement, Interopérabilité

Les cartes #usage pour identifier vos besoins concrets

Les cartes #usage permettent de définir les besoins réels en terme d’outils numériques. Vous pouvez ainsi commencer à sélectionner les cartes représentant vos besoins réguliers. Cette étape va permettre de démêler les outils numériques actuellement utilisés, de les nommer et de les questionner. Cet outil est-il en accord avec vos critères préalablement établis ? Ou voulez-vous le changer ? Les cartes #usage proposent justement des alternatives sur les ressources en ligne : une bonne manière de rapidement trouver des solutions !

L’orchestre UPLOAD a ainsi choisi les cartes #usage suivantes :

  • Diffusion d’information : diffusion d’info toutes les semaines aux membres de l’orchestre sur l’organisation interne (répétitions, week-ends, déroulé des concerts…)
    • Actuellement utilisé : envois par mail à tous les membres de l’asso.
    • OK avec les critères définis ? Non, le logiciel mail utilisé n’est pas libre.
    • Alternative : utiliser par exemple une liste de diffusion avant de penser à changer d’hébergeur de mail (moins contraignant pour commencer).
  • Organisation de rencontres : choix des dates de concert.
    • Actuellement utilisé : Framadate.
    • OK avec les critères définis ? Oui.
    • Alternative : pas besoin.
  • Partage de gros fichiers : les membres se partagent régulièrement partitions, vidéos et photos des concerts.
    • Actuellement utilisé : WeTransfer ou pièce jointe d’un email.
    • OK avec les critères définis ? Non, les logiciels ne sont pas libres.
    • Alternative : faire appel à un hébergeur éthique pour s’envoyer les fichiers par liens, par exemple parmi les CHATONS.

Les outils à garder et à changer sont ainsi définis. Le groupe a pris le temps de questionner pourquoi garder ou changer chaque outil. Les alternatives ont été proposées, il faudra maintenant les mettre en place et les tester.

Cartes #usage sélectionnées par l'orchestre UPLOAD : Diffusion d'information, Organisation de rencontres, Partage de gros fichiers

Les cartes « Recettes » : des méthodes d’animation

Les cartes jaunes ou cartes « Recettes », proposent des idées d’animation pour amorcer des réflexions et sensibiliser sur certaines pratiques numériques. Elles peuvent demander plus ou moins de préparation pour l’animation (le niveau indiqué sur la carte, de 1 à 3).

Exemple de la carte « Vous êtes ici »

La carte « Vous êtes ici » est associée à une trame graphique en ligne pour voir où vous en êtes sur votre parcours vers un numérique éthique. Le chemin va appeler d’autres cartes du jeu pour avoir des réflexions approfondies, et comprendre dans quelle direction vous allez.

Canva "Vous êtes ici" de l'orchestre UPLOAD

L’orchestre UPLOAD s’est positionné sur cette image sur l’étape « Faire le point » : la prise de conscience des enjeux a amené le groupe à agir pour changer ses pratiques !

Soutenir le projet

Ça leur a plu !

Dans un atelier avec ses étudiant⋅es de l’UTC, Stéphane Crozat nous partage son point de vue : « J’ai eu un ressenti positif en tant que prof, les étudiant⋅es faisaient ce que j’attendais. Iels souriaient, riaient, avaient l’air de prendre plaisir à l’exo. L’éval des étudiant·es est bonne. » (leurs commentaires sont ici).

Dans le cadre d’une formation pour des des conseiller⋅es numériques, Julie Brillet, bibliothécaire, formatrice et facilitatrice a exprimé sur Twitter « que les métacartes étaient vraiment un outil adapté, notamment comme porte d’entrée au site metacartes.cc qui comprend plein de contenus. »

Acheter le jeu

Vous souhaitez avoir votre propre jeu de Métacartes « Numérique Ethique » ? C’est par ici : https://www.metacartes.cc/produit/metacartes-numerique-ethique/

Se former à l’utilisation des Métacartes

Mélanie et Lilian proposent aussi une formation à distance pour apprendre à utiliser les Métacartes, et vous aider à approfondir les questions liées au numérique : https://www.metacartes.cc/produit/decouvrir-la-boite-a-outils-numerique-ethique/

Ressources à consulter




Khrys’presso du lundi 13 décembre 2021

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Spécial résistances

Spécial GAFAM et cie

La disparition de la semaine

Les autres lectures de la semaine

Les BDs/graphiques/photos de la semaine

Les vidéos/podcasts de la semaine

Les autres trucs chouettes de la semaine

  • L’activation de l’extension Snowflake (addons.mozilla.org) (par The Tor Project) transforme votre navigateur en un proxy qui connecte les utilisateurs de Tor dans les régions censurées au réseau Tor.
  • Présentation de l’Agenda Militant Indépendant (indymotion.fr) qui répertorie les événements en Île-de-France en lien avec les luttes anticapitalistes, antiracistes, féministes, écologistes… Voir aussi le site de l’agenda.
  • Plus utile que jamais en ce moment, le site Conspiracy Watch (conspiracywatch.info), pour un Observatoire du conspirationnisme.
  • BookWyrm (joinbookwyrm.com) est un réseau social permettant de suivre ses lectures, de parler de livres, d’écrire des critiques et de découvrir ses prochaines lectures. La fédération permet aux utilisateurs de BookWyrm de rejoindre de petites communautés de confiance qui peuvent se connecter entre elles ainsi qu’avec d’autres services sous ActivityPub comme Mastodon et Pleroma.
  • Le site web the climatearchive (climatearchive.org) permet de visualiser les résultats de 109 simulations différentes de modèles climatiques couvrant l’histoire du climat des 540 derniers millions d’années.
  • Ce que Framasoft pourrait faire en 2022, grâce à vos dons (framablog.org)
  • Rust fait un grand pas en avant en devenant le deuxième langage officiel de Linux (zdnet.fr)

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Khrys’presso du lundi 6 décembre 2021

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Spécial France

Spécial média et pouvoir

Spécial on gère comme des pieds (et à la néolibérale)

  • Covid-19. Blanquer allège le protocole dans les écoles primaires (humanite.fr)

    la règle se rapproche de plus en plus d’un « débrouillez-vous » généralisé. […] Conséquences : parents, débrouillez-vous pour faire passer des tests […] pour assumer la garde de vos enfants à la maison. Enseignants, débrouillez-vous pour gérer « en même temps » élèves en présentiel et en distanciel. Directrices et directeurs, débrouillez-vous pour gérer les départs des uns et les retours des autres.

  • Le bilan économique et social d’Emmanuel Macron en 3 points et 8 minutes (frustrationmagazine.fr)

    Le vrai bilan économique et social d’Emmanuel Macron est ici. Si l’on regarde les faits, au-delà même de ce que l’on pense politiquement de ces lois, on ne peut que constater leur inefficacité relative aux objectifs affichés par le gouvernement. Soit Macron est incompétent, mettant en œuvre des mesures qui ne marchent pas, soit lui et ses ministres ont toujours été conscients du fait qu’il ne s’agissait en aucun cas de mesures de justice ou d’efficacité budgétaire mais bien des cadeaux à une classe sociale dominante, qui les soutient autant qu’ils les servent.

  • Argent public. Où sont les 400 milliards d’aides au privé ? (humanite.fr)
  • Universités: même le Conseil d’analyse économique, proche de Matignon, appelle à mieux les financer (liberation.fr)

    Une note de l’organe de réflexion proche de Matignon dresse, une fois de plus, le constat des inégalités et du manque de financement du système d’enseignement supérieur français.

  • Déserts médicaux. Sébastien Jumel : « La pénurie de médecins a été organisée » (humanite.fr)
  • Un homme meurt faute d’accès aux urgences (humanite.fr)

    Durant douze heures, ce 1er novembre, impossible d’opérer sur place, le médecin anesthésiste de garde étant lui-même souffrant. Transféré au Mans, à 50 kilomètres de là, le patient meurt d’une péritonite.

  • Une nuit aux urgences pédiatriques de l’hôpital Necker, où affluent les ados souffrant de troubles psychiatriques (francetvinfo.fr)

    “Avant la crise sanitaire, on en accueillait une à deux fois par semaine maximum. Désormais, on a plusieurs cas tous les jours”[…]“rien de ce qui s’est passé ce soir n’est normal : un patient a attendu pendant 9 heures aux urgences et la médecin de permanence, qui devait quitter son poste à 0h30, est partie deux heures plus tard”

  • Des acteurs jouent les patients pour tester le personnel de l’hôpital de Brive et ça passe mal (huffingtonpost.fr)

    La méthode ne passe pas du tout. La direction de l’hôpital de Brive a récemment embauché deux acteurs chargés de se faire passer pour des patients dans six services différents. Le but: tester le personnel du centre hospitalier. […] c’est l’un des deux acteurs qui a mis fin “au sketch” après avoir “semé la zizanie”. “Le patient ne jouait pas une personne égarée mais manifestait des troubles psychologiques sérieux pour ne pas dire sévères. Un infirmier a du venir au secours de la secrétaire” […] “Puis un médecin a du abréger sa consultation pour venir en aide à l’infirmier. C’est une perte de temps. C’est regrettable, lamentable, minable d’agir ainsi”

  • Grande sécu, grosse manip’ (humanite.fr)

    S’agit-il de répondre aux déserts médicaux, à la crise de notre système de santé ou aux défis du vieillissement ? Rien de cela ! […] pendant qu’un panier de soins plus restreint serait imposé, une part de l’argent prélevé sur les citoyens serait dirigée vers le remboursement de la dette de l’Etat que l’on fait par ailleurs grossir. Les marchés financiers y trouveraient certainement leur compte. Pas l’intérêt général !

  • Le gouvernement veut livrer les agriculteurs aux assureurs (reporterre.net)
  • Le modèle agricole de la Macronie, ou le triomphe annoncé de l’agribusiness (contretemps.eu)

    L’agriculture est une chose trop sérieuse et importante pour être laissée au capitalisme, en particulier pour des raisons environnementales. Pourtant, c’est bien un capitalisme agricole qui ne cesse de s’approfondir en France et ailleurs, en séparant les travailleurs·ses agricoles de la terre et des fruits de leur travail.

  • Du risque industriel clés en mains, as soon as possible (terrestres.org)

    La pandémie du Covid-19 est venue opportunément donner une nouvelle légitimité à un projet en marche depuis plusieurs années, et recouvrir d’une chape de plomb tout débat contradictoire : celui de réindustrialiser la France.

Spécial État policier, violences policières, montée de l’extrême-droite…

Spécial résistances

Spécial GAFAM et cie

Les autres lectures de la semaine

Les BDs/graphiques/photos de la semaine

Les vidéos/podcasts de la semaine

Les autres trucs chouettes de la semaine

Deux personnages prennent le café. Le personnage de gauche dit : Toujours aussi corsé, le 'presso ! - la personne de droite répond : Yep, il faut bien ça pour commencer la journée !
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