Les statistiques du réseau Framasoft réactualisées au début 2010

Au mois d’octobre/novembre 2008, nous présentions ici-même les statistiques de l’ensemble du réseau Framasoft. Les voici réactualisées en janvier/février 2010 pour comparaison.

Globalement nous n’avons ni progressé ni régressé sachant cependant que nous n’avons pas pris en compte les nouveaux projets que sont par exemple Framalang, Framapack ou EnVenteLibre, qui drainent eux aussi leur petit lot de visiteurs. Ainsi sur une période d’un mois on dénombre 816.000 visiteurs, 1.132.000 visites et 2.726.000 pages vues (en 2008 : 807.000 visiteurs, 1.124.000 visites et 2.911.000 pages vues).

Plusieurs facteurs internes peuvent expliquer cette relative stagnation. Mais il est possible que les Facebook et les Twitter associés aux flux RSS aient eux aussi leur influence (ce qui pourrait expliquer que le Framablog se retrouve lui dans une bonne dynamique).

Du côté des OS, Linux et Mac ont pris en un peu plus d’un an quelques points à Windows, mais cela reste bien (trop) faible. Quant aux navigateurs, IE poursuit sa chute annoncée (mais plus lentement que prévu/souhaité) et Firefox a très légèrement baissé au profit de Chrome (comme nous avons eu l’occasion de le remarquer dans ce billet polémique).

Statistiques Framasoft entre le 11 janvier et le 10 février 2010

  • Framasoft
    • visiteurs/mois : 560 000
    • visites/mois : 717 000
    • pages vues/mois : 1 831 000
    • Les 3 premiers OS : Windows 81%, Linux 11%, Mac 7%
    • Les 3 premiers navigateurs : Firefox 57%, IE 29%, Chrome 6%
  • Framakey
    • visiteurs/mois : 106 000
    • visites/mois : 224 000
    • pages vues/mois : 563 000
    • Les 3 premiers OS : Windows 95%, Linux 4%, Mac 1%
    • Les 3 premiers navigateurs : Firefox 82%, IE 11%, Chrome 2%
  • Framabook
    • visiteurs/mois : 24 000
    • visites/mois : 28 000
    • pages vues/mois : 52 000
    • Les 3 premiers OS : Windows 66%, Linux 30%, Mac 4%
    • Les 3 premiers navigateurs : Firefox 68%, IE 18%, Chrome 6%
  • Framablog
    • visiteurs/mois : 53 000
    • visites/mois : 78 000
    • pages vues/mois : 122 000
    • Les 3 premiers OS : Windows 58%, Linux 33%, Mac 8%
    • Les 3 premiers navigateurs : Firefox 66%, IE 14%, Chrome 7%
  • Framagora
    • visiteurs/mois : 73 000
    • visites/mois : 85 000
    • pages vues/mois : 158 000
    • Les 3 premiers OS : Windows 73%, Linux 22%, Mac 5%
    • Les 3 premiers navigateurs : Firefox 63%, IE 23%, Chrome 6%



Imagine there is no copyright – Traducthon 2.0 – RMLL 2010

Imagine there is no CopyrightLors de la dernière Ubuntu Party à Paris, les framalinguistes ont lancé avec succès le premier « Traducthon ». Ce coup d’essai réussi ne pouvant rester orphelin, Framalang relève son propre gant. La deuxième édition du Traducthon (ou Traducthon 2.0) aura donc lieu du 6 au 9 juillet prochain à Bordeaux au cours des fameuses et célèbres Rencontres Mondiales du Logiciel Libre[1].

L’ambition est cette fois plus grande. La gourmandise des framalinguistes n’ayant pas de limite, nous ne pouvions donc nous limiter à un article. 4 jours d’intenses traductions, relectures, reformulations, mise en page, bières s’offrent à nous. Le texte sélectionné se devait donc d’être à la hauteur.

Le choix de Framalang s’est porté sur un livre au cœur de l’actualité : Imagine there is no copyright and no cultural conglomerates too / An essay (ce qui donne en français et en chantonnant du John Lennon : Imaginez qu’il n’y ait ni droit d’auteur ni industrie culturelle / un essai).

Ce document des néerlandais Joost Smiers et Marieke Van Schijndel analyse dans le détail les raisons du déclin du droit d’auteurs tel qu’il a été conçu à une époque d’avant l’immatériel, et pourquoi il ne peut survivre à l’univers numérique dont la présence est croissante dans nos vies quotidiennes. Cet essai propose par ailleurs un certain nombre de pistes, permettant de transformer le marché hyper-dominé de l’industrie culturelle en marché de micro-entrepreneurs de cette même culture, permettant une ouverture maximale du marché, en libérant les créateurs et en leur permettant de se rapprocher de leur public.

When a limited number of conglomerates control our common area of cultural communication to a substantial degree, then that undermines democracy. The freedom to communicate for everyone and everyone’s right to participate in his or her society’s cultural life, as promised in the Universal Declaration of Human Rights, can become diluted to the unique right of a few heads of companies and investors and the ideological and economic agendas to which they work.

Ce qui pourrait se traduire par :

Lorsqu’un nombre réduit de groupes industriels contrôle à un certain point notre univers commun de communication culturelle, il sape alors la démocratie. La liberté de chacun de communiquer et le droit de chacun de participer à la vie culturelle de sa propre société, tels que promis par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, peuvent se trouver dilués dans le droit unique de quelques dirigeants d’entreprises ou de quelques investisseurs, et dans les priorités idéologiques et économiques pour lesquelles ils travaillent.

Tous ceux qui le souhaitent peuvent participer à cette aventure avec nous. La traduction aura lieu sur le Pad de Framasoft. L’exercice de la traduction nécessite des compétences aussi variées que la maîtrise de l’anglais, la capacité de reformulation ou celle d’assurer la cohérence du style, une relecture attentive, mais surtout une grande ouverture d’esprit.

Toutes les bonnes volontés sont donc les bienvenues, sur place ou à distance. Et, as usual, dans la joie et dans la bonne humeur 😉

Notes

[1] Le week-end (10 et 11 juillet), les RMLL auront lieu en centre ville, et ne nous permettront pas de poursuivre la traduction en direct.




L’ADN de la Framakey dans la Trousse Numérique des collégiens

Trousse NumériqueL’un des intérêts majeurs du logiciel libre, c’est la possibilité de pouvoir l’adapter à ses besoins. Cependant si on nous avait dit, il y a cinq ans, que le projet Framakey inspirerait des projets de diffusion de clés USB bourrées de logiciels libres dans les écoles, collèges et lycées, je ne suis pas certain que nous l’aurions cru.

Et pourtant ! Après avoir compté plus d’une dizaine de projets « inspirés par la Framakey », nous ne pouvons que nous réjouir de voir que le mouvement se poursuit.

Ainsi, lorsque nous avons appris que le CRDP de l’Académie de Montpellier avait réalisé une « Trousse Numérique » à destination des élèves entrant en 6ème, nous avons naturellement eu envie d’en savoir plus en interviewant son chef de projet

Si vous avez connaissance de projets utilisant la Framakey (ou des équivalents) dans un cadre pédagogique, n’hésitez pas à vous manifester dans les commentaires !

<teasing>D’ailleurs, Framasoft a dans sa besace plusieurs projets libres en rapport avec l’éducation. Notamment un Framadvd « École » et des clés USB dédiées à ce public, pleines de ressources libres, et mon petit doigt me susurre qu’on pourrait même y retrouver une encyclopédie libre bien connue. Plus de nouvelles d’ici la rentrée</teasing>

Trousse Numérique – Entretien avec Stephen Lede-Khali

Bonjour Stephen, pouvez-vous vous présenter rapidement ?

Bonjour, je me nomme Stephen Lede-Khali et je suis Chargé de Mission TICE (Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Enseignement) au Centre Départemental de Documentation Pédagogique du Gard. Professeur des écoles, je suis devenu Animateur TICE de circonscription avant d’être détaché au CRDP de l’Académie de Montpellier. Je m’occupe du développement des TICE au Centre Départemental de Documentation Pédagogique du Gard en direction des usagers ce qui m’amène à des missions de formation, d’expertise et de conseil à destination des enseignants (premier et second degré) mais aussi des collectivités locales concernées par l’éducation. Dans le cadre de mes missions, je suis chef du projet « Trousse Numérique » au CRDP de l’Académie de Montpellier : j’ai animé une équipe pour concevoir cette clé USB et en ai pensé les principales adaptations.

Le CRDP de l’Académie de Montpellier est un établissement au service de l’accompagnement des priorités des politiques éducatives nationale, académique et départementale. Il est opérateur académique de ressources pour l’Éducation, en liaison et collaboration avec l’ensemble des institutions et acteurs de ces politiques. Parmi les missions du CRDP figurent :

  • la production, la diffusion et la mise à disposition de ressources documentaires, pédagogiques, éducatives, sous tous supports à travers son réseau de médiathèques, ses librairies et son site internet ;
  • le développement, la promotion, et l’accompagnement dans l’usage des technologies de l’information et de la communication;
  • l’édition, principalement à partir de réflexions et de pratiques issues de l’expérience quotidienne des acteurs de l’Éducation nationale ;  
  • le développement et la promotion de l’éducation artistique et de l’action culturelle ;
  • l’animation des CDI (Centres de documentation et d’information) des établissements d’enseignement ;
  • la formation des enseignants et des intervenants artistiques à l’utilisation des ressources éducatives.

Le CRDP favorise tous ces usages par des activités de veille, d’expertise, de conseil, d’accompagnement de projet et d’animation.

Votre CRDP a conçu une clé dérivée de la « Trousse Numérique », elle même adaptée de la Framakey. Pouvez vous nous en dire plus sur ce projet ?

Le projet est né d’une discussion entre un élu de la ville d’Alès, la directrice du CDDP et moi-même. La municipalité souhaitait doter les élèves de CM2 entrant en 6ème d’une clé USB à la place du dictionnaire qui était distribué jusque là. Ces clés USB devaient pouvoir être utilisées en classe mais aussi au domicile de l’élève avec ses parents. La Ville d’Alès en a confié la conception et la réalisation au CDDP du Gard.

En septembre 2009 une convention a été signée entre le CRDP de l’académie de Montpellier et la Ville d’Alès. Étant donné que nous n’avions jamais développé de clé USB, nous avons pris contact avec un autre CRDP (celui de Versailles) qui avait développé une première version de la Trousse Numérique pour la ville d’Élancourt. Après quelques échanges avec Johan Pustoch et Julien Delmas, concepteurs de la Trousse Numérique au CRDP de Versailles, nous avons décidé de développer une nouvelle Trousse Numérique car la Framakey avait été mise à jour entre temps.

Quelles sont les adaptations spécifiques que vous avez réalisées ?

la dernière version de la Framakey dispose d’une nouvelle interface sur laquelle nous nous sommes basés pour développer notre Trousse Numérique. Celle-ci a le même visuel et les mêmes couleurs que celle développée par la CRDP de Versailles mais nous avons travaillé sur le contenu de cette clé et avons réalisé des adaptations à destination d’élèves de CM2.

La Trousse Numérique élaborée par la CRDP de l’Académie de Montpellier comporte tout d’abord une toute nouvelle arborescence adaptée au niveau de langue des élèves de CM2 pour leur permettre de mieux se repérer lorsqu’ils l’utilisent. Par exemple, nous avons remplacé la catégorie « Internet et multimédia » par la catégorie « Internet, musique et vidéos » car elle nous semblait plus signifiante pour des enfants de CM2. Les autres catégories sont organisées par type d’actions tels « Je lis, j’écris », « Je joue » afin de faciliter la navigation pour un élève de CM2.

Une autre adaptation a été également réalisée au niveau de la sélection de logiciels afin qu’elle soit en adéquation avec les besoins d’un élève de CM2 (nous avons par exemple supprimé le raccourci vers OpenOffice.org Base bien que le logiciel soit toujours présent sur la clé).

A la demande de la municipalité nous avons ajouté des dictionnaires car cette clé vient remplacer ceux donnés au préalable aux élèves. Le Littré entier est stocké sur la clé USB et nous proposons également un lien vers le Larousse en ligne après avoir obtenu l’autorisation de la société Larousse. Par ce fait, le principe de liens sur l’interface de la clé a été introduit.

Ces liens sont également utilisés par la sitographie proposée sur la clé. L’interface de celle-ci pointe vers les sites des collèges du secteur car certains d’entre-eux proposent des conseils pour permettre à l’élève de préparer sa rentrée en 6ème. Nous avons ajouté dans cette rubrique le lien vers le site de l’académie en ligne qui permet de réviser et préparer sa rentrée en 6ème.

Enfin, il s’agit d’une clé hautement personnalisée et destinée avant tout aux élèves de la ville d’Alès : le logo de la ville figure sur la clé, le député-maire d’Alès a écrit un mot à destination des élèves (chose que l’on retrouve également sur la version d’Élancourt développée par le CRDP de Versailles) et chaque clé est identifiée : à la première connexion, l’élève est invité à entrer son nom et son prénom qu’il peut retrouver en cliquant sur « A qui appartient cette trousse ? »

Nous avons enfin ajouté une partie « Mes livres » dans laquelle figure des livres numériques à disposition des élèves. L’album Lily writes, album en anglais édité par le CRDP de l’Académie de Montpellier, y figure en version pdf avec la transcription sonore ainsi que deux extraits des Petites Histoires de l’Art, éditées par le CRDP de l’académie de Montpellier.

Comment vous y êtes vous pris pour réaliser ces adaptations, et quelles difficultés avez-vous rencontré ?

Ces adaptations ont d’abord nécessité de repenser totalement l’interface de la clé afin qu’elle soit facile à utiliser pour un élève de CM2. Nous avons cherché une cohérence dans la navigation tout en évitant la complexité et la redondance des menus.

Après modification des thèmes, nous avons travaillé avec le développeur web du CRDP autour des aspects techniques en concertation avec le CRDP de Versailles qui avait déjà réalisé des adaptations et nous a guidé dans notre travail. En tant que débutants, l’expérience de nos collègues a été primordiale et nous a permis de faire évoluer le produit selon nos désirs.

La clé comporte également des produits éditoriaux du CRDP de l’Académie de Montpellier. Il a fallu travailler sur ce point avec le service Édition pour régler les questions juridiques et les droits à payer à nos auteurs qui ont accepté que leur travail figure sur la clé USB sous une forme numérique, ce qui était une première pour nous. Notre infographiste a travaillé sur ce point afin que la forme numérique soit optimisée pour une lecture à l’écran.

Enfin, de nombreux collègues du CRDP ont apporté leur aide tant par leurs conseils que pour les devis réalisés ou la relecture et les test finaux de la clé.

En tout, la conception de la clé s’est échelonnée sur environ 3 semaines avec une semaine de travail intensif exclusivement consacré à la Trousse Numérique. Le master a ensuite été envoyé à un fabriquant qui a réalisé l’ajout des données et la tampographie avec le logo de la ville et l’adresse du site web en 3 semaines.

Ces adaptations sont-elles sous licences libres ?

Tous les logiciels présents sur la Trousse Numérique sont libres et ont été portabilisés par Framasoft.

En revanche, les livres numériques de la clé USB ne sont pas libres de droits. En effet, ils sont couverts par des droits d’auteur afin de garantir la rémunération de leurs auteurs et des éditeurs qui nous ont exceptionnellement autorisés à utiliser leur travail dans ce cadre.

De même, le logo de la Ville d’Alès n’est pas libre de droit.

Notre Trousse Numérique est libre à 95% : toute l’interface est libre ainsi que la majorité des logiciels car notre objectif est de fournir une interface adaptée aux élèves de cycle 3 entrant en 6ème. Libre à chacun d’y ajouter ses ressources propres par la suite (c’est ce que nous avons fait en incluant la version numérique de productions éditées par le CRDP de l’Académie de Montpellier).

Pourriez vous nous donner votre avis sur la situation du libre dans l’éducation ?

Actuellement, de nombreux enseignants utilisent des logiciels libres dans leurs pratiques pédagogiques et à destination des apprentissages de leurs élèves. Ainsi, la suite bureautique OpenOffice.org est présente dans de nombreux établissements scolaires tout comme le navigateur Firefox. Dans l’académie de Montpellier, le Rectorat met en œuvre le plan ENT 4-5-6 (Environnement Numérique de Travail 4-5-6) basé sur des logiciels libres et qui concernera à terme tous les établissements scolaires de la région.

Ces solutions cohabitent parfaitement avec d’autres environnement de travail et d’autres solutions logicielles au service des apprentissages des élèves mais aussi de la créativité des enseignants et de leur investissement.

Parlons plus spécifiquement de pédagogie. Une clé USB à l’école : pour quoi faire ?

Cette clé USB est comme son nom l’indique une véritable « trousse ». A l’image de la trousse réelle, elle permet à l’élève d’emporter ses outils partout avec lui et de les avoir à portée de main quel que soit l’endroit où il se trouve (école, domicile, espace public numérique, cyber-base, médiathèque, cyber-café), c’est aussi un espace de stockage de près d’1 Go, ce qui permet de nombreuses applications.

Outre les traditionnelles activités de traitement de texte ou de navigation, on peut très bien imaginer de monter des séances pédagogiques entièrement avec cette clé. Par exemple, l’album en anglais Lilly writes comporte une version lue et peut être étudié en classe avec les élèves qui pourront chez eux le réécouter. Le logiciel Audacity présent sur la clé et l’espace de stockage peut permettre à chaque enfant de s’enregistrer et de conserver son travail pour le présenter à son enseignant.

C’est aussi un outil de liaison entre les différents membres d’une équipe éducative : enseignants, intervenants linguistiques, animateurs d’espaces publics numériques ou de cyber-base mais aussi les parents d’élèves. En effet, cette clé peut permettre de découvrir ensemble des ressources à utiliser après l’école telles l’Académie en ligne mais aussi de se documenter sur la rentrée en 6ème.

Comment envisagez-vous l’avenir de ce projet ?

Clé USB - Alès CevennesCette clé a intéressé d’autres collectivités (une version a été conçue pour les municipalités de Lasalle, Sainte Croix de Caderle et Colognac) pour laquelle nous avons conçu une Trousse Numérique personnalisée « Bien Vivre en Cévennes ». A court terme, nous songeons donc à une première mise à jour de la clé et à un nouveau cycle de développement basé sur la nouvelle Framakey mais nous réfléchissons à d’autres perspectives à moyen terme. Ainsi, nous envisageons de travailler de manière encore plus conjointe avec le CRDP de Versailles avec la refonte du site www.trousse-numerique.fr et l’ajout de nouveaux contenus tout en gardant la spécificité de chaque clé (et notamment l’aspect personnalisation de celle-ci). De même, un groupe de travail étudie l’évolution de cette clé. Nous réfléchissons à ses déclinaisons dans les différents cycles mais aussi aux ressources que l’on pourrait y insérer car c’est l’une des plus-values majeures de cette clé éducative.

Merci Stephen, et bonne diffusion !  




Bienvenue à Simon Descarpentries, deuxième permanent chez Framasoft

Simon DescarpentriesFramasoft est fière d’annoncer officiellement l’embauche d’un deuxième permanent pour l’association du même nom qui organise et anime son réseau de sites et de projets.

Simon Descarpentries, alias Siltaar, vient donc épauler Pierre-Yves Gosset, dont nous souhaitons ainsi endiguer l’apparition des premiers cheveux blancs 😉

Simon n’est pas un inconnu pour nous puisqu’il est un fidèle membre de notre forum et fait partie de longue date des traducteurs de Framalang. Il s’est de plus illustré récemment en contribuant à la réussite de l’action de sensibilisation à la Cité des Sciences ainsi qu’à la mise en place de notre premier Traducthon lors de l’Ubuntu Party de Paris.

Pour en savoir plus, nous vous invitons à parcourir sa fiche de présentation en tant que membre de l’April. Déjà un beau CV du haut de ses 26 ans et des compétences et une polyvalence qui nous seront des plus utiles dans le contexte actuel.

Pourquoi un deuxième permanent ? La réponse est assez simple. Il suffit d’avoir la curiosité de jeter un œil sur notre Rapport moral 2009, que nous publions par la même occasion, pour constater que nous n’avons pas chômé et que l’activité multiforme du réseau est en forte croissance.

Framasoft c’est aujourd’hui des dizaines de projets collaboratifs auxquels participent régulièrement près d’une centaine de bénévoles. Ce sont ces derniers qui « font » Framasoft mais sans l’intendance assurée dans les coulisses par l’association en général et Pierre-Yves en particulier, nous n’en serions jamais arrivés là. Toutefois Pierre-Yves a tant et si bien travaillé qu’on se retrouve presque mécaniquement en surchauffe, nous obligeant soit à réduire fortement la voilure soit à poursuivre l’aventure en prenant quelques risques.

Avons-nous en effet les moyens de cette nouvelle ambition ? La campagne de dons ayant été un succès (cf le Rapport moral), nous pouvons aujourd’hui nous le permettre. Quant à demain rien n’est moins sûr, mais ce n’est pas le premier pari que nous faisons. Et puis, soyons optimistes, plus le temps passe, plus le logiciel libre et ses idées pénètrent la société, plus il y a de chances de rencontrer adhésion et soutien.

Welcome Simon !




Lancement réussi du premier Traducthon Framalang à l’Ubuntu Party de Paris

Traducthon - Ubuntu Party Paris - mai 2010Votre mission, si toutefois vous l’acceptez…

Le « Traducthon », mais qu’est-ce donc que ce néologisme barbare que l’on vient d’inventer ?

Cela consiste à traduire collaborativement au même moment et au même endroit un document anglophone sélectionné préalablement. Le challenge étant de commencer et surtout terminer l’ensemble du travail dans le temps imparti[1].

À l’initiative du groupe de traducteurs Framalang, le premier « Traducthon » vient à peine de s’achever. Il a eu lieu ce samedi 29 mai de 11h à 14h lors de l’Ubuntu Party de Paris, dont nous remercions les organisateurs pour leur invitation et leur accueil.

Rencontre et convivialité sans perdre de vue l’objectif. C’est un peu comme un apéro Facebook sans Facebook dont l’apéro viendrait après le boulot 😉

En s’insérant dans cette prestigieuse manifestation, l’idée était également d’inviter spontanément les passants curieux à participer avec nous, ou tout du moins leur expliquer ce que nous faisions là avec tant d’enthousiasme. Parce que « l’esprit du Libre » c’est aussi ça et ça n’est donc pas uniquement réservé aux développeurs chevronnés.

Pour coller à l’actualité, nous avons fait le choix d’un article critique sur l’iPad de Cory Doctorow nous expliquant pourquoi il n’en achètera pas (nous non plus d’ailleurs). Pari tenu puisque la traduction a été mise en ligne dans la foulée sur le Framablog !

Voici un cliché, parmi d’autres[2], où figurent quelques uns des participants :

Traducthon - Ubuntu Party Paris - mai 2010

Vous remarquerez la présence d’un écran coloré projetant l’espace de travail du Traducthon.

Nous avons en effet travaillé en temps réel sur un unique fichier issu de l’excellent logiciel d’édition collaborative en ligne Etherpad (dont Google, encore lui, a eu la bonne idée de libérer les sources récemment).

Traducthon - Ubuntu Party Paris - mai 2010Ceux qui y étaient en témoigneront dans les commentaires, travailler à l’aide de l’application Etherpad est pratique et ludique. À chaque couleur son participant, comme l’illustre l’image ci-contre, que l’on voit éditer en même temps qu’on édite, ce qui n’est d’ailleurs pas sans poser quelques intéressants problèmes d’organisation.

Cliquez (si le serveur tient) sur la frise chronologique de notre fichier à l’instant t=0 et appuyez sur la grosse flèche en haut à droite pour faire défiler le temps… Partagez-vous ma fascination de voir apparaître au fur et à mesure les contibutions, modifications et commentaires de chacun ?

Du coup, ceux qui comme moi n’avaient pu physiquement se rendre sur place à Paris ont eu la possibilité d’apporter néanmoins leur pierre à l’édifice en se connectant à l’instant précis de la date fixée.

Nous n’avions ici que 3 petites heures à notre disposition, ce qui limitait d’autant la taille du document choisi. Mais avec l’expérience de cette première fois plus qu’encourageante, nous vous donnons rendez-vous début juillet à Bordeaux pour la onzième édition des Rencontres Mondiales du Logiciel Libre où nous serons présents durant les 6 jours de la manifestation pour œuvrer cette fois-ci à un projet bien plus ambitieux : la traduction intégrale d’un livre.

Merci à tous les participants et à très bientôt.

Notes

[1] Le Traducthon est un fork non hostile et adapté à un travail de traduction du concept des Book Sprints issu du site FLOSS manuals.

[2] Crédit photos : Quentin Theuret alias cheval_boiteux (Creative Commons By)




Sortie du « Simple comme Ubuntu 10.04 LTS » – Interview des relecteurs

Simple comme Ubuntu 10.04 LTS - Didier Roche - Cover : Alexandre MoryC’est désormais une tradition : à nouvelle version d’Ubuntu, nouvelle version du framabook « Simple comme Ubuntu » – ou SCU pour les intimes – de Didier Roche, qui est peut-être l’ouvrage le plus vendu (à plusieurs milliers d’exemplaires) et diffusé (à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires) de l’édition francophone sous licence libre.

Vous pourrez constater ci-contre que la couverture du livre chez InLibroVeritas s’est mise au diapason de la nouvelle charte graphique de ce millésime 10.04 LTS Lucid Lynx d’Ubuntu.

Le contenu a été bien entendu également mis à jour (cf le changelog complet en bas de page), mais c’est du côté de l’impression, et donc du vrai livre papier chez InLibroVeritas, que se situe l’amélioration la plus spectaculaire : les illustration sont désormais toutes en couleur. Adieu le terne noir et blanc, bonjour les copies d’écran qui claquent !

Dernière originalité. Plutôt qu’une désormais classique interview de son auteur pour annoncer l’évènement, nous avons préféré donner la parole à quelques uns des indispensables relecteurs et relectrices du livre.

Pour, une fois n’est pas coutume, mettre un peu en lumière ces travailleurs de l’ombre. Pour rappeler également que ce projet possède lui aussi une dimension collective et collaborative.

L’occasion pour moi de les remercier chaleureusement et… de m’excuser publiquement pour la grande faiblesse intellectuelle de mes questions 😉

10 questions à 6 membres de l’équipe de relecture du SCU

Question de mieux vous connaître : Bonjour à tous, pourriez-vous vous présenter en une phrase ?

rmy : Rémy (alias rmy), militant du TdCT, prof de ballon, data tracker.

hopimet : Médecin et passionné d’informatique.

Bruno : Bruno, breton, et maintenant assistant parlementaire européen.

Garburst : Barbara, bidouilleuse informatique, unixienne depuis 1989, linuxienne depuis 1996, ubuntutiste depuis 2007.

le n@nyl@nd : Le n@nyl@nd, c’est mon petit univers.

kinouchou : Kinouchou, ange utilisateur d’Ubuntu.

Question d’histoire : Comment êtes-vous tombés dans la marmite de la relecture du SCU ?

rmy : J’ai commencé à crayonner une version que j’avais achetée pour ma femme à Nantes l’an dernier. Je n’ai pas envoyé mes remarques en me disant qu’une nouvelle version allait sortir. Quand kinouchou a relayé sur le forum l’appel aux taupes de l’ombre, je me suis dit : « tiens on va pouvoir balancer grave », et puis à force d’aider des plus ou moins débutants sur le forum, quoi de plus logique que d’aider celui écrit pour eux. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce n’est absolument pas par respect pour l’auteur, pour son bouquin, ni même par sympathie, non…

hopimet : C’est ma première relecture. Après proposition de kinouchou du tdct.

Bruno : La lecture d’abord… J’ai découvert SCU au cours de l’été 2006 alors que ce n’était qu’un PDF qui ne devait en aucun cas dépasser les70 pages ! Pour la relecture, et bien Did avait déclaré que si on y trouvait des fautes c’est pas lui qu’il fallait taper mais SaintRaph (le correcteur de la 1ère heure)… Alors moi quand on me prend par les sentiments…

Garburst : Suite à un appel à relecteurs sur le site Framasoft fin 2007, j’ai commencé par quelques chapitres des Framabooks alors en relecture — sur SPIP, OOo et Latex — et depuis je relis le SCU tous les 6 mois. De l’acharnement, comme le dit Didier. Ou Didier le dit. Ou Dit le Didier. Ledit Didier… 😉

le n@nyl@nd : On ne peut pas dire que j’y suis tombé. En fait, j’ai participé au renouvellement des captures d’écrans et lorsque l’appel à la relecture a été lancé, je n’était pas vraiment disponible. Je n’ai fait que parcourir le livre pour voir les belles images que nous avions fournit à Didier. C’est comme ça que je me suis rendu compte d’une erreur de légende de l’une d’entre elles et je l’ai signalée. Voilà pourquoi je suis surpris mais somme toute flatté que Didier m’ait cité comme relecteur.

kinouchou : Je ne suis pas Obélix moi !

Question sérieuse : Quelles sont d’après vous les qualités d’un bon relecteur / d’une bonne relecture ?

rmy : À question sérieuse réponse sérieuzeuse : Il faut savoir lire à l’envers, par transparence, écouter le chant du papier quand on tourne les pages, lire le flat-braille, chanter le LaTeX sous la douche et compter jusqu’à 11 (chapitres). Être capable de faire tout ça les yeux fermés est un plus certain pour la candidature des relecteurs de la prochaine version.

hopimet : Respecter le sens de l’auteur mais garder un avis critique. Être attentif à la forme.

Bruno : Être insomniaque ! Sisi, vu les délais que nous impose Did, avoir du temps la nuit est indispensable !

Garburst : Il faut être tatillon sur l’orthographe et la typographie. Suivre l’auteur en restant dans la peau du lecteur qui découvre le bouquin.

le n@nyl@nd : Comme je l’ai répondu à la question précédente, je n’ai pas vraiment fait une relecture. Je ne peux donc pas répondre à cette question.

kinouchou : Savoir lire.

Question encore plus sérieuse : Qu’est-ce qui d’après vous différencie la relecture d’un ouvrage spécialisé comme le SCU d’une relecture plus classique ?

rmy : Pour relire un classique il faut savoir lire la musique en plus.

hopimet : Voir si une description technique qui semble évidente aux connaisseurs est accessible aux novices.

Bruno : Pour le savoir va falloir que j’essaie une relecture plus classique 🙂

Garburst : Je ne m’endors pas en le relisant…

le n@nyl@nd : Mais combien de fois va-t-il falloir vous dire que n’ai pas vraiment fait une relecture ?

kinouchou : Il faut comprendre les blagues de l’auteur.

Question d’exploitation : Vous faites cela bénévolement ! Mais ce n’est pas possible, on vous arnaque ! Une réaction ?

rmy : Ha bon ? Bah tant pis, maintenant c’est fait. Et puis notre grandeur d’âme étant sans borne nous recommencerions sans fin avec le plaisir de savoir que nous participerions encore et encore à l’accomplissement de la connaissance – au-delà même de la reconnaissance.

hopimet : Non, je fais ça pour la gloire.

Bruno : Ballmer l’avait bien dit que les libristes c’était tous des escrocs !

Garburst : Normal, Linux est un système d’exploitation ! À défaut de savoir bien coder, je lis très vite j’aime ça ! C’est ma petite pierre à l’édifice.

le n@nyl@nd : Votre information est erronée. Vérifiez vos sources ! Didier m’a grassement payé pour mon travail ? il va peut-être falloir que je demande à mon banquier si le chèque est bien encaissé ? et je peux maintenant vivre de mes rentes.

kinouchou : En fait la plupart des autres exploités l’ont été à cause de moi donc je ne suis pas seulement exploitée mais exploitatrice.

Question piège : Est-ce que Didier est un bon auteur ?

rmy : Oui, il préfère les – aux (), ce qui est plus français. Il devrait être introduit à l’Académie Française rien que pour ce fait.

hopimet : Sans aucun doute.

Bruno : Non !!! Car il ne tient aucun compte des remarques constructives que des correcteurs éclairés (évidemment) lui apportent !!! Cela fait des années que je lui dis de virer l’image 6.4 des plus ringardes, et rien elle est toujours là ! 😀

Garburst : Oui. et surtout très courageux de s’y remettre tous les 6 mois.

le n@nyl@nd : Évidemment qu’il est à la bonne hauteur : ce n’est pas pour rien qu’il est un « maître de l’univers » !

kinouchou : Il est obligé d’exploiter des gens pour lire son livre c’est dire combien c’est un bon auteur !

Question qu’on n’a pas le droit de répondre non : Êtes-vous sous Ubuntu ?

rmy : Oui, et alors ?

hopimet : Oui (et Debian Lenny).

Bruno : Ben j’aurais bien essayé Gentoo, mais Did n’a pas encore sorti le bouquin…

Garburst : Bien sûr ! 4 PC sous Lucid Lynx à la maison, et 2 enfants jusqu’ubuntistes.

le n@nyl@nd : Non, je préfère avoir le dessus.

kinouchou : C’est moi qui exploite Ubuntu pas le contraire, donc je ne peux pas être « sous » Ubuntu.

Question con (enfin, plus encore que les autres) : Pourquoi le lynx est-il lucide ?

rmy : Parce que la vache à lait, petit scarabée.

hopimet : Parce qu’il voit ce que l’utilisateur recherche.

Bruno : Parce qu’il sait qu’il devra bientôt laisser la place…

Garburst : Parce qu’il est clair et limpide.

le n@nyl@nd : Parce que c’est un félin et, comme tous les félidés, il a la vue perçante ; surtout la nuit.

kinouchou : C’est plus vendeur que lynx laborieux.

Question d’esthétique : Le nouveau look d’Ubuntu, ça sucks ou ça roxe ?

rmy : Y a-t-il une métaphore à caractère pornographique dans cette question ?

hopimet : C’est beau.

Bruno : Je l’aimais bien le marron moi, avec une pensée particulière pour le héron psychédélique, et l’Ibex trace de café… Ça c’était original !

Garburst : Chais pas, c’est la première chose que je change…

le n@nyl@nd : Oh, vous savez, les goûts et les couleurs…

kinouchou : C’est juste mes couleurs donc Ubuntu c’était mon idée 🙂

Question d’avenir : Jusqu’où ira le logiciel libre ?

rmy : Le logiciel libre est déjà utilisé par des gens qui ne le sont pas. Un jour il sera majoritairement utilisé sur le poste de travail des gens qui fabriquent du logiciel non libre.

hopimet : Jusqu’au bout.

Bruno : Jusqu’où on le fera aller !

Garburst : Loin, là-bas.

le n@nyl@nd : Jusqu’au cap de bonne espérance ?

kinouchou : Vers l’infini et au-delà !

Question subsidiaire (pour départager le vainqueur) : Qui de Google, Apple ou Microsoft est le plus grand méchant et pourquoi ?

rmy : Pas de haine brother.

hopimet : Apple qui censure le contenu de l’iPhone. La censure saymal.

Bruno : C’est le client qui se laisse emprisonner qui est le vrai méchant !

Garburst : Le loup, bien sûr !

le n@nyl@nd : Ils ne sont pas méchants. Ils n’ont simplement pas pris la bonne voie.

kinouchou : Ils ne le sont pas tous ?

Simple comme Ubuntu 10.04 LTS - Didier Roche - Cover : Alexandre Mory

Changelog du SCU 10.04 LTS de Didier Roche

  • Remplacement de toutes les références de l’ancienne à la nouvelle version, ainsi que le nombre d’inscrits sur le forum ubuntu-fr, comme d’hab 🙂
  • Remise à jour de la procédure d’installation
  • Remplacement des notifications par les indicateurs
  • Remplacement de la barre FUSA par le session indicateur
  • Mise à jour de la partie mise à jour nécessitant un redémarrage
  • Pitivi est maintenant installé par défaut, il a gagné sa description au chapitre 8 🙂
  • Gimp n’est plus installé par défaut
  • Suppression de la modification de grub (plus valable dans grub2), non nécessaire maintenant
  • Paufinage de termes et présentation au chapitre 2
  • Changement des étapes d’installations
  • Changement de la prise en charge des langues
  • Précisions concernant les runlevels et introduction d’une note sur upstart
  • Mise à jour de la partie sur les distributions en ajoutant les netbooks
  • Mise à jour de la fiche de l’auteur 🙂
  • Mise à jour de nautilus qui ne contient plus de bouton pour basculer le comportement de l’affichage de l’url
  • Affichage s’appelle maintenant écran
  • Nouvelle entrée micro-blogage
  • Nouvelle entrée partage de fichiers
  • Explication d’ubuntu one, accès, son rôle
  • Ajout de simpescan (installé par défaut), avec encore des explications sur xsane
  • Mis à jour de plups de 200 images, notamment grâce à la communauté ubuntu-fr. Merci à eux !
  • Suppression de Créateur de CD/DVD
  • Ajout de enventelibre.org
  • Remis à jour complet des liens et de certains modes d’installation des jeux du chapitre 9, tout frais, tout beau, tout neuf
  • Remplacement de UNR par UNE et suppression de Mobile Edition
  • Suppression de ctrl + alt + backspace
  • Quelques précisions sur l’installation
  • Driver nouveau par défaut
  • 4 bureaux par défaut
  • Des tonnes de reformulation, corrections, etc.
  • Merci aux relectures à nouveau



Compte-rendu de l’action de sensibilisation du 4 mai à la Cité des Sciences

Action de sensibilisation - 4 mai - Cités des SciencesPas moins de 50 libristes se sont déplacés ce mardi soir à l’appel de Framasoft et de l’April pour distribuer quelques 700 tracts et 100 FramaDVD aux visiteurs invités à l’inauguration officielle de l’exposition « Contrefaçon » présentée à la Cité des sciences et de l’industrie. L’opération symbolique de sensibilisation du public de l’exposition à l’existence des licences libres fut donc un véritable succès, palliant ainsi un peu plus à la censure imposée par l’INPI.

Pendant plus de deux heures, le parvis de la Cité des sciences fut animé par une joyeuse cohorte de libristes de diverses associations (VLC, Ubuntu-fr, April, Framasoft et même membres du Parti Pirate français survivant) colportant tracts et FramaDVD de visiteur en visiteur. Ces derniers se montraient pour la plupart polis, promettant dans presque tous les cas de lire le tract que nous leur tendions.

L’accueil réservé par la Cité des sciences fut lui aussi courtois, mais froid, surtout en considération des 11°C qui régnaient dehors et du vent mordant qui balayait le parvis. En effet, malgré nos diverses demandes, nous n’avons pas été autorisés à mener notre action dans le grand hall de la Cité.

Action de sensibilisation - 4 mai -  Cités des SciencesDans l’effervescence bon enfant de l’activité, deux types de tracteurs se distinguèrent : les polypes de récif et les poissons pilotes. Les premiers, fermement ancrés à leur banc de corail, captaient sans se déplacer l’attention de tout visiteur dépourvu de tract passant à proximité, le temps de lui fournir le précieux document. Les seconds, moins rapides en cas d’affluence, répétaient continuellement la même ronde, marchant au devant des visiteurs et les accompagnant sur 20 à 30 mètres jusqu’au barrage Vigipirate marquant l’entrée de la Cité, se donnant le temps d’introduire la démarche et souvent d’entamer une conversation.

Le but n’était pas de prêcher des convaincus mais de pallier au manque d’objectivité imposé par l’INPI à l’exposition. Or, avec le public de l’inauguration officielle, se déplaçant sur invitation de la Cité des sciences et donc sélectionné par ses sponsors, nous étions bien servis. Toutefois, j’ai l’exemple d’un visiteur en costume de velours vert, se définissant comme juriste et qui, une fois arrivé au barrage me demanda, l’air grave mais ravi d’avoir appris quelque chose, 4 ou 5 tracts supplémentaires pour discuter du sujet avec ses amis.

Si les personnalités encostumées se sont succédées pendant deux heures, toujours relativement surprises par l’ampleur du dispositif bénévole déployé à l’entrée, l’arrivée la plus remarquée fut celle de la présidente de la Cité des sciences et de l’industrie Claudie Haigneré, sous bonne escorte. Il ne fut pas possible d’entamer de conversation avec elle lors de son passage et elle ne donna pas suite à la requête formulée par Frédéric Couchet de nous permettre d’entrer dans le hall. Toutefois, elle se saisit volontiers du FramaDVD que je lui tendais, sans pour autant ralentir son allure.

Plus tard, parmi les premiers visiteurs à ressortir de l’exposition, certains nous affirmèrent que la présidente de la Cité des sciences parla dans son discours d’une exposition « portant à débat » comme le confirmait notre présence et notre action aux portes du lieu. L’exposition était d’ailleurs souvent jugée superficielle, ou partiale par les personnes prenant le temps de nous en parler.

En conclusion, le succès de la mobilisation, le nombre de tracts distribués et les retours des visiteurs à leur arrivée et à leur départ confirment l’utilité d’une telle opération. Richard M. Stallman peut être fier des libristes français, car à défaut de venir informer le public chaque jour à l’entrée de l’exposition comme il l’avait idéalement suggéré, la mobilisation ne faiblit pas depuis l’ouverture le 20 avril dernier. Les acteurs du web ont su réagir promptement pour sauver le texte d’Isabelle Vodjdani de son élagage, puis informer plus de personnes via Internet que n’en a accueilli l’exposition depuis son lancement.

Enfin, d’autres opérations de sensibilisation semblent se profiler sur le forum, et l’Ubuntu Party de mai arrive à grands pas…

Action de sensibilisation - 4 mai - Cités des Sciences




Richard Stallman l’insoumis dans le SVM du mois de mars

Né en 1983 et tiré à plus de 100 000 exemplaires, le mensuel SVM est probablement le plus connu des magazines de la presse informatique française. Certains se souviennent peut-être encore de sa prise de position critique et courageuse vis-à-vis d’Hadopi, avec une pétition qui aura récoltée plus de 50 000 signatures.

Le numéro 290 du SVM de ce mois de mars consacre 3 pleines pages à Richard Stallman (et donc par ricochet au logiciel libre) en publiant notamment quelques extraits de sa biographie autorisée.

« Richard Stallman est l’homme par lequel tout est arrivé : le logiciel libre, Linux, Firefox, Wikipédia. Sa biographie, parue récemment, nous le montre en étudiant renfermé, programmeur génial, missionnaire infatigable de la liberté, philosophe des théories du partage pour certains (…) Pour Stallman, le code c’est du savoir, l’ordinateur un instrument de liberté. Et le savoir doit circuler librement. »

Richard Stallman - SVM 290 mars 2010