Le logiciel libre européen est-il politiquement de gauche ?

Classé dans : Libres Logiciels | 37

Celesteh - CC byL’April se félicite du succès rencontré par l’initiative du Pacte du Logiciel Libre au lendemain des élections européennes. Bravo pour la mobilisation, c’est effectivement une bonne nouvelle que d’avoir 34 députés issus de 7 pays différents signataires de ce Pacte (même si on pourra m’objecter que cela représente à peine 5% des 736 députés que totalise l’assemblée).

Mais c’est moins la quantité que la qualité des ces élus qui a retenu mon attention.

On dit souvent que le logiciel libre n’appartient à aucun parti ou courant politique. On dit également que le vieux clivage gauche-droite n’est plus forcément pertinent à l’aube de ce nouveau millénaire. On dit enfin que le mouvement écologiste ne doit pas (ou plus) être classé à gauche.

Il n’empêche que si vous regardez dans le détail la liste de ces 34 députes, vous serez peut-être comme moi frappé par la parenté commune de ces élus[1].

Le voici reproduit ci-dessous, accompagnés par des liens Wikipédia donnant de plus amples informations sur les partis auxquels ils appartiennent (j’y ai appris plein de choses personnellement) :

Au final, et à une exception britannique près, il n’y en a que pour « la gauche », prise au sens large (du centre-gauche, aux socialistes, en passant par les verts).

De là à en conclure qu’il n’y a que la gauche qui manifeste un intérêt assumé pour le logiciel libre en Europe, il n’y a qu’un pas que j’hésiterais cependant à franchir.

Et vous ?

Notes

[1] Crédit photo : Celesteh (Creative Commons By)

37 Réponses

  1. Hervé LC

    Comme tu le soulignes, 34 députes sur 736 c’est pas forcément significatif.
    Etant entendu que j’imagine que les autres députés n’ont pas réfusé de signer mais plus sûrement n’ont pas eu la Pacte sous les yeux à signer (par exemple c’est sûr que le Parti Pirate suédois aurait signé non ?!).
    Un autre élément c’est que les associations qui ont porté le Pacte ont du, AMHA, d’abord le porter vers ceux qu’ils connaissaient le mieux, c’est-à-dire ceux qu’ils "préféraient" et avec qui ils étaient plus facilement en contact.
    Donc peut-être que ce résultat nous en dit plus sur les associations du Pacte que sur le politiques. Ma conclusion c’est que ces associations sont plutôt de gauche :-)

  2. Le Modem est au centre gauche ? Mince alors, j’ai loupé un épisode là…
    C’est parce que Bayrou est un anti-Sarkozy qu’ils ont gagnés cette qualification ?

  3. louis

    Je clame haut et fort la culture du libre et mes tendances politiques sont souvent à droite. Serai-je non représenté ? (Il est vrai que la droite revendique le droit de propriété et le droit d’auteur comme le socle de notre Société. Ceci expliquerait leur temps de réaction à comprendre…)

  4. Robin

    Bah simplement, les valeurs de partage et d’entraide, c’est quand même plutôt dans le domaine social, donc à gauche :)
    Sinon, il est à noter que dans plusieurs pays, seul le représentant du parti à signer le Pacte, pensant engager son parti avec lui.
    Pour les statistiques, il vaut donc mieux se fier aux partis représentés qu’au nombre de leurs députés signataires ^^

  5. Une déclaration comme celle-là "Je clame haut et fort la culture du libre et mes tendances politiques sont souvent à droite. " (Louis) en dit long sur l’absence de culture politique des défenseurs de l’Open Source. Si nous nous sommes pris une baffe avec l’Hadopi, c’est qu’une génération entière est incapable de cohérence, toujours persuadée que le néo-libéralisme c’est bon pour la France et les entreprises dynamiques, qu’il fallait quelqu’un pour faire bouger la France avec Sarkozy et autres énormités du genre "on n’allait tout de même pas voter pour l’autre dinde". Et maintenant seulement, on découvre que ce sont des députés socialistes qui ont voté contre l’Hadopi, que la gauche européenne signe le pacte etc. Pendant combien de temps encore allez-vous vous abstenir de voter aux élections, pendant combien de temps encore allez-vous considérer le mot "politique" avec une petite grimace, combien de défaites encore de nos libertés (et pas seulement numériques) allez-vous supporter en vous indignant inutimement en ligne ?
    Je ne sais pas si le "parti pirate" suédois aura une influence et une continuité, il me semble en tout cas que c’est une réponse cohérente.

  6. @Goofy : oui, enfin faut arrêter les conneries, c’est pas comme si le PS était exemplaire en la matière (ou seulement cohérent tiens, sans en demander trop…). À part quelques députés activement présents sur le sujet (et je les félicite), je n’ai pas encore vu le PS en 1e ligne, clamer de manière claire et publique quoi que ce soit en faveur des libertés numériques et du logiciel libre… Bref, avant d’enfoncer les autres qui affichent leurs opinions, il faudrait tout de même vérifier ce qu’il en est chez soi.

    Et, pour lever toute ambiguïté à ce message, je précise que mes tendances politiques ne sont pas souvent à droite…

  7. Goofy

    @Maps
    et ça continue… "et gnagnagna c’est pas mieux chez les autres etc."
    Que de temps perdu…
    Pendant qu’on veut jouer les vertueux en se contorsionnant, en face aucun scrupule, mais un cynisme total qui balaie les valeurs fondamentales.
    Les électeurs de droite ne s’abstiennent pas, l’autocrate que vous avez porté au pouvoir avec des raisonnements piteux ne s’arrêtera pas de vous donner des claques, pendant que vous en serez encore à critiquer les incohérences du parti socialiste (dont je ne suis pas le zélote), ce qui arrange bien la clique sarkolâtre d’ailleurs.
    La politique est un rapport de force, pas une indignation derrière un clavier (je vais donc arrêter là moi aussi 😉 . Quelle force politique avons-nous ?

  8. Si on regarde la liste c’est très clair. De plus je le voix bien lorsqu’on est quelques libristes réunis…
    Moi je pense qu’on peut faire une comparaison avec l’écologie.
    C’est un véritable courant de gauche, ou les défendeurs passe pour des marginaux, mais si ça prend de l’importance la droite s’y mettra de tout facon.
    Mais n’oublions pas que les vrais écolo sont les écolo…. (que ce sois les écolo de droite comme de gauche)
    Donc les vrai défenseurs du libres sont les libristes eux-mêmes (peut-être un parti pirate? ou simplement L.L.)

  9. A mon avis, on touche plus ici au fait que la droite telle que l’UMP n’est plus une droite défendant des valeurs. ces gens ne font plus de la politique pour servir une vision des choses, mais pour défendre des intérêts privés.

    Si le logiciel libre s’inscrit parfaitement dans l’optique de la droite, il est par contre contraire aux intérêts des copains. Et c’est surtout ceci que cet article touche du doigt.

  10. Kouskhir

    Je ne vois aucun socialiste dans la liste.

    Je vois des maisons avec vue sur le golf.
    je vois des t-shirts Lacoste.
    Je vois des NON qui léchent des OUI.

    Je vois des noms et des gens responsables de mon abstention :
    avoir 20 ans en 1981, laisse des marques mister Goofy .
    Je fais ce que je veux de mes journées et de ma seule richesse : mon temps.
    Mon truc c’est de relire la définition de socialisme , socialiste…toussa.

    J’ ai mangé un bout de dinde , il y a peu :
    je n’en veux plus, seuls les moutons ont besoin d’un berger.

    Je vois des noms à qui je ne reconnais aucune légitimité et que je voudrais voir partir.
    Je vois la liste d’ un néant politique, d’un vomi sur le peuple qui dit NON.

    J’ entends une révolution silencieuse…
    plus silencieuse que les bulles de champagne de ces opportunistes.

    Pas vous ?

  11. Victor

    Il ne faut pas oublier les signataires qui n’ont pu se faire élire au Parlement européen, notamment ceux de la formation Debout la République, y compris son leader Nicolas Dupont-Aignan, une formation classée à droite (et même à droite de l’UMP) dont les deux représentants à l’Assemblée Nationale ont voté contre la loi Hadopi (Nicolas Dupont-Aignan a même participé activement au débat).

    Bref, pour moi le logiciel libre n’est ni de droite ni de gauche (ni du centre ni des extrêmes, histoire de n’oublier personne 😉 ).

  12. Earered

    > De là à en conclure qu’il n’y a que la gauche qui manifeste un intérêt assumé pour le logiciel libre en Europe, il n’y a qu’un pas que j’hésiterais cependant à franchir.
    >
    > Et vous ?

    Je pense que c’est simplement la tendance des partis minoritaire ou d’opposition à aller voir les mécontent et les flatter dans le sens du poil.

    N.B. http://politics.slashdot.org/articl

  13. zeVlad

    @Goofy : Hadopi, de l’ultra-libéralisme ? Mais c’est de l’interventionnisme d’État pur jus, oui! Les vrais "ultra"-libéraux, en France, ne sont pas chez Sarko (UMP = parti conservateur/classe dominante, et non libéral), mais chez Alternative Libérale. Ils sont d’ailleurs cohérents : opposés à l’Hadopi, conformément à leurs convictions "marche ou crève" (ya pas de raison que ça ne s’applique pas au secteur de la musique).

    Oui, le clivage droite-gauche est dépassé. Il faut penser diagramme de Nolan avant tout : ce qui ne signifie pas nécessairement être libertarien comme Nolan non plus… Mais le mouvement du logiciel libre, lui, y ressemble beaucoup.

  14. Je me suis également posé la question, mais je n’ai aucune certitude…

    Si on regarde la liste de l’April, on remarque que les candidats UMP n’ont pas été contactés (à l’exception de deux, dont semble-t-il les réponses ne sont pas parvenues) :

    http://www.candidats.fr/europarl200

    Alors conclure quoi que ce soit de l’absence de signataire UMP me semble prématuré (même s’il peut paraître étrange qu’un parti de cette taille n’ai pas eu vent de l’initiative par d’autres moyens et si passer pour absent reste un bon moyen de ne pas répondre des choses qui fachent).

    Ceci dit, étant données les dernières positions prises par ce parti, et le comportement de petit soldat qui semble prédominer parmi ses rangs (sans généraliser, c’est juste une tendance), une signature de candidats de l’UMP ne m’aurait pas suffit à me faire revenir sur ma décision de ne plus jamais voter pour eux.

    Ce qui m’attriste, c’est que j’ai l’impression que le logiciel libre est devenu un nouvel aspect de la politique ou le débat ne compte plus autant que la nécessité de s’opposer aux autres partis. Le sentiment — peut-être erroné — que j’ai eu durant les non-débats de l’Hadopi était que le PS n’avait pas de position marquée (encore une fois, sans généraliser), que l’UMP en avait une (mauvaise), que pour se maintenir dans sa logique d’opposition le PS a pris position (bonne, mais pas forcément pour les bonnes raisons — toujours sans généraliser) et que l’UMP a cessé toute réflexion (s’il y en avait), la seule chose comptant étant de battre le PS. Bref, puéril d’un côté comme de l’autre, et ça n’aide pas le logiciel libre à devenir un combat de tous les partis, comme la préservation de l’environnement a réussi à le devenir.

  15. feanor

    Le fait que la droite molle ne soutienne pas le logiciel libre n’a rien de surprenant (c’est cohérent avec leur valeur : soutenir un système capitaliste sans frontière (pour faire simple)).

    De même, le fait que la gauche soutienne un modèle plus accessible et égalitaire de fait reste cohérent avec leur conception du monde.

    Ce qui serait intéressant à savoir, c’est ce qu’en pense l’extrême droite : un système qui permet à chacun d’être maître chez soi devrait rencontrer leur unanime adhésion. Or je ne les vois pas ici. Est ce un refus d’adhérer, une absence totale de sensibilisation au problème ?

    Ou bien est ce que les militants pour le pacte du logiciel libre ont abordés majoritairement (et de plus avec l’état d’esprit qu’il convient) des personnes de gauche ?

  16. donpedrus

    "Chacun a sa propre idée de l’anarchisme. C’est justement ce qui est passionnant." (Brassens)
    Pour moi le logiciel libre, c’est pareil.
    Il y a des militants du libre, des grands noms du libre, un mouvement historique… tout cela est évidemment politique. Et puis en vrac, l’accès pour tous aux sources de logiciel (démocratie directe ?), le développeur à l’écoute de l’utilisateur (égalitarisme ?), les communautés d’entraide (solidarité et partage des ressources), les RMLL (internationalisme), etc.
    Il apparaît clairement que le logiciel libre est communiste libertaire par essence 😉

  17. aveldro

    Je pense qu’il ne faut pas tirer de conclusions hâtives sur cette liste de 34 noms.
    Rappelons qu’en Grande-Bretagne, c’est l’opposition conservatrice qui a poussé le gouvernement actuel à aller vers le logiciel libre, pour des raisons essentiellement budgétaires :
    http://www.framablog.org/index.php/

    Par ailleurs, c’est exact que Hadopi est tout sauf libéral. Dans un système libéral, on aurait une hadopi privée organisée entre représentants des ayant-droits et les fournisseurs d’accès, sans intervention de l’état. C’est d’ailleurs ce qui se passe aux États-Unis.

  18. zeVlad

    @aveldro : exact, avec liberté pour les fournisseurs d’accès d’adhérer, ou non, au système (et en théorie, liberté, pour l’utilisateur, de contracter avec un fournisseur d’accès qui met en place la riposte graduée ou non). D’ailleurs, les FAI américains ont envoyé paître les ayant droits lors de la "phase deux" (coupure d’accès) ; autant envoyer des courriers d’avertissements, ça les dérangeait pas, autant couper leur clients…

    @feanor : Libertas et le FN ont un certain nombre de membres qui ont signé le pacte (plus que l’UMP=0) mais pas d’élus. L’article ici n’analyse que les élus signataires, et non les candidats… Droite molle ne veut pas dire grand chose à mon sens ; conservateur, parti de la classe dominante, oui. Et dans ce sens, rejeter toute nouveauté qui risque de retourner la situation est logique.

  19. zeVlad

    ERRATUM : pas de signataires FN cette élection-ci. Mais Le Pen avait clairement pris parti lors des présidentielles 2007.

  20. Samuel

    De droite ou de gauche le logiciel libre ? … Je ne sais pas. Par contre, je sais qu’il y a un type qui fait ses joggings au journal de TF1 avec un T-Shirt bleu marine et ce type est trés vexé que des vidéos "casse toi pôv …" courent plus vite que lui sur le web.

  21. Pour moi le logiciel libre est un néo-marxisme :
    http://www.zobi8225.com/le-logiciel

  22. Alain

    Je n’aime pas voir les logiciels libres comme une propriété des gens de gauche. Même si il est construit sur un modèle communautaire, avec des similitudes avec le communisme, il a aussi des qualités économique réelles. Aussi bien par la possibilité qui est offerte à chacun de pouvoir le commercialiser, que par la qualité du produit au niveau stabilité, efficacité, sécurité.
    La gauche est un bac à sable d’idée plus ou moins bonne que la droite sait bien trier et exploiter.
    Linux arrivera donc bientôt à droite.

    PS :Je suis un écolo libre de droite !

  23. popart

    > « la gauche », prise au sens large (du centre-gauche, aux socialistes, en passant par les verts).

    Un mec de droite ne peut donc pas être préoccupé par les problèmes écologiques, en France ?

    Je sais, la question n’a rien à voir avec l’article…

  24. Bonjour à tous,

    Je n’ai pas eu le cran de lire l’ensemble du débat aussi vais je surtout prendre le temps de répondre à notre cher aKa. Tout d’abord, il est une maladie bien française de vouloir associer une conception politique de gauche ou de droite. Le logiciel libre n’est ni de l’un, ni de l’autre. Ce qui importe réellement c’est que la démocratie soit préservée. Et le logiciel libre est purement démocratique. Je ne revendique pas le titre d’écologiste, au contraire même je me considère plutôt comme un libéral. Mais force est de constater que M. Cohen-Bendit est à tout point de vue la personnalité la plus représentative de l’idée que je me fais du Logiciel Libre.

    Je dis bien "me fait". Car cela semble être le mode de réflexion de M. Cohen Bendit. Un certain "je-m’en-foutiste-de-vos-idées-sur-l’informatique-j’ai-les-miennes-et-ça-me-va". Le logiciel libre ne doit surtout pas être politisé, c’est à dire récupéré par quelques courants d’idée. Le plus intéressant avec les Ecolo, c’est qu’ils pourchassent dans leur propre rang toute personne cherchant à s’affirmer au dessus d’autrui. La collaboration et la communauté doit rester intègre. Il s’agit surtout d’être démocratique. De construire ensemble. Les leaders charismatiques, d’accord, mais qu’ils ne considèrent pas Europe Ecologie comme une machine à voter. Ce sont justement les propos tenus par Daniel Cohen Bendit dans le Monde de lundi dernier.

    Ceci étant dit, si le Libre n’est pas politisé, ou ne doit pas l’être, plutôt, il semble indispensable qu’il soit considérer largement par la gauche, la droite, le centre et les apolitiques. L’idée unique est d’être apolitique, selon moi. Voilà pourquoi je me permettrais de critiquer l’orientation qu’a pris cet article en construisant une déduction sur un résultat électoral comme s’il s’agissait d’une statistique. Les paramètres à intégrer son beaucoup trop nombreux. La preuve étant faite par les différentes structures adoptées par les partis. Leurs organisations pouvant largement diverger.

    Ceci dit, un peu d’écologie dans l’Open Source, et vis versa, ne ferait pas de mal. Surtout que les deux modèles semblent parfaitement compatible. J’ai écris un article sur mon blog à cet effet. Toutefois, si vous avez d’autres idées sur la question, surtout n’hésitez pas. (Maintenant je vais essayer de lire tous les commentaires précédents).

    @ plus

  25. jean baptiste robert

    Deux remarques :
    1- Cet article est un non sens, le logiciel libre n’est ni de droite ni de gauche . On trouve par exemple aux US des think tanks trèèèèèèèès réac et néo-capitalistes qui pronent le LL ( pour le bien du marché ndlr). En France, dans le spectre républicain ( je ne vais pas au delà ) il ya debout lea Republique et De Villiers qui sont pour …. Donc, … cqfd

    2- Italia dei Valori (italie), le front de gauche (fr) et IUL (Esp.) sont des rassemblements de communistes, non cités dans l’article. Je tenais à corriger cette omission. Notons par ailleurs que le parti français à utiliser linux depuis le plus longtemps est le PCF.

  26. Assez d’accord avec les commentaires pronant la non politisation du LL.
    Par contre et c’est il me semble un fait, le LL étant basé sur un socle associatif, on va probablement trouver plus de gens de gauche.

  27. Samuel

    Tout le monde aime le logiciel libre. Cependant, les gens de gauche semblent aimer le logiciel libre par idéologie alors que es gens de droite semblent aimer le logiciel libre par opportunisme.

    Et surtout il faudrait distinguer les utilisateurs et les developpeurs. Les utilisateurs sont probablement autant de droite que de gauche. Mais pour les developpeurs, c’est probablement beaucoup moins consensuel à mon avis …

  28. Samuel

    La démocratie est-elle de droite ou de gauche ? .

  29. En Suisse, le groupe fondé récemment pour l’informatique durable comporte des gens de tous partis, autant de la gauche que du centre et de la droite. Je ne pense pas que le logiciel libre soit d’un côté ou de l’autre de la politique, toutefois il est vrai que les gens de la gauche défendront sont idéologies, et la droite plutôt les aspects commerciaux, concurrence sur un marché ouvert.

  30. Samuel, considérer que les gens de droite adopte le logiciel libre par opportunisme est quelque peu réducteur. Si je me mets dans la foule des gens de droite, j’adopte le logiciel libre pour sa philosophie libérale et démocratique. Mais je suis de ceux qui pense qu’il faut une impulsion politique et un cadre légal pour garantir l’existence de la démocratie. Donc un libéral, cela ne fait pas de moi un homme de gauche.

    A mon avis il ne faut pas politiser le Logiciel Libre parce que la question n’y ai pas. La seule trace de politique que l’on peut associer au libre s’est son respect de la démocratie et d’une vision de la propriété plus cohérente que celle de l’Etat actuel (qui taxe sans relache sur tout propriété pouvant être obtenu par les citoyens). Donc bon, si le LL doit disposer d’une vision politique, je crois que c’est une vision de collaboration, de communauté et de respect des écosystèmes divers.

    @fbianco : la gauche ne defendra pas l’idéologie du logiciel libre pour son idéologie propre mais pour son opposition au pouvoir de l’argent. Donc on est dans une approche anti-capitaliste et contestataire qui tourne autour du GRATUIT et pas du Libre. Les libéraux, et pas les néolibéraux, défendront le LL pour l’idéologie. Mais a quoi cela sert au fond de chercher à compartimenter les différentes raisons pour lesquels les mouvements politiques s’intéresseraient au Libre ? Tant que Libre est diffusé et protégé, n’est ce pas le plus important ?

  31. Maurizio Paris

    Comme c’est dit dans l’article, le clivage droite/gauche a pris du plomb dans l’aile ces derniers temps (sinon on n’aurait pas eu les ministres d’ouverture, Carla Bruni femme présidente, Bayrou et son flirt avec Royal, Stauss Kahn au FMI, etc.).

    Si il fallait cependant chercher une approche "de droite" du logiciel libre alors ça pourrait être celle d’un François Elie, tout à fait respectable et intéressante :
    http://www.framablog.org/index.php/

  32. Samuel

    Les gens de gauche (libertaires) viendraient au libre plutôt pour la GPL ?
    Les gens de droite (liberaux) viendraient au libre plutôt pour la BSD ?

    (…l’art subtil de glisser d’un troll à un autre :-)

  33. aveldro

    "On trouve par exemple aux US des think tanks trèèèèèèèès réac et néo-capitalistes qui pronent le LL ( pour le bien du marché ndlr)"
    Voir par exemple un Eric Raymond, qui met dans le même panier la défense des logiciels libres (ou plutôt "open source" en ce qui le concerne) avec le droit au port d’arme, au nom de la défense des libertés.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Eric_R
    Nombre de défenseurs américains du logiciel libre et de la culture libre en général sont proche des libertarians.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Libert
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Jimmy_

  34. Dyonisien

    Bonjour,
    La lecture de cette discussion montre qu’il faudrait de temps en temps lever le nez du clavier.
    L’établissement de monopoles ou d’oligopoles pour en tirer des rentes maximum n’a pas attendu l’invention de l’informatique.
    Le constat que la concurrence ("libre et non faussée", bien sûr) tue la concurrence n’est pas nouveau.
    Regardez les empires qui se constituent pour la distribution de l’eau, pour la recherche pharmaceutique.
    Regardez la proportion de boulangers qui peuvent se permettre d’échapper aux grands de la minoterie.
    Face à cela existe une revendication de "biens communs" de l’humanité et de l’accès pour tous à ces biens.
    Cette revendication ne va pas vraiment dans la direction revendiquée par les rentiers qui voudraient posséder et diriger le monde (il n’y a pas que les traitements de texte ou les navigateurs dans la vie, et il n’y a pas que "notre" Europe).
    Et si internet sert à quelque chose, c’est aussi de nous montrer que la politique encadrée par le journal télévisé ou les chroniqueurs bien assis est un enfumage. L’opposition droite/gauche telle que présentée à la télé est une insulte à la pensée.
    Les mouvements émancipateurs dans leur ensemble sont bannis de l’espace public.
    Défenseurs des logiciels libres, qui nous plaignons souvent de ne pas être pris en compte par l’oligopole médiatique, nous n’avons aucune excuse pour ne pas chercher à comprendre le sort semblable fait aux mouvements d’émancipation parallèles par des pouvoirs économiques si semblables.
    Ils nous faut ôter nos œillères.
    L’opposition droite/gauche dans le monde réel nous concerne plus que nous croyons.

  35. @ Dyonisien : Oui, il faut relever les œillères afin de constater de la domination. Mais il ne faut pas se résigner. L’avantage du "clavier" est qu’il rappelle que nous sommes tous mis en réseau et sommes donc tous en mesure de bousculer un peu les équilibres (ou plutôt le conservatisme) qui s’est instauré. L’avantage des "Empires" que vous citez, et qu’ils se sont structurés sur l’abandon de libertés des "troupes" qui les composent. C’est le propre d’un salarié, d’abandonner sa liberté. En tant qu’individu "open source", si je puis dire, il existe un modèle comportemental à adopter et à constituer pour pouvoir transformer un minimum ce conservatisme. Il n’y a pas de problème, il n’y a que des solutions !

  36. zeVlad

    @Jean-Baptiste Robert : Italia dei Valori, c’est pas des communistes… Plutôt des sociaux-chrétiens (centre-gauche sur les questions économiques, conservateurs sur les questions sociales).

  37. Mmmmmh… qu’on le veuille ou non, le logiciel libre européen va officiellement "prendre parti" au niveau des élus européens. Je vous invite à lire l’article écrit sur Numerama :
    http://www.numerama.com/magazine/13