L’ordinateur personnel est mort pour laisser place à des prisons dorées ?

Victoria Reay - CC byQu’est-ce que Framasoft, si ce n’est au départ avant tout un vaste service se proposant de mettre en relation les développeurs et les utilisateurs (que l’on souhaite toujours plus nombreux) de logiciels libres.

Un service d’autant plus pertinent que l’on peut facilement installer et tester les logiciels et que les développeurs (dont on n’entrave ni la création ni l’innovation) se trouvent disséminés un peu partout sur le Web.

Le problème c’est qu’aujourd’hui tout ce processus est remis en cause par le développement conjoint du cloud et des appareils mobiles (smartphones, tablettes…) à qui l’on demande de ne venir s’abreuver qu’à une seule source dûment contrôlée  : la boutique d’applications, ou apps, Apple ou Google. Pire encore, ces plateformes fermées ne se contentent pas de proposer des applications « logiciel », elle offrent également des applications « contenu ». Et c’est toute l’information qui se trouve prisonnière du bon vouloir de quelques sociétés (américaines) qui détiennent alors un pouvoir potentiel exorbitant.

Même des ses rêves hégémoniques les plus fous, Microsoft n’aurait osé envisager une telle situation pour ses PC Windows qui, en comparaison, apparaissent tout d’un coup bien plus ouverts qu’il ne l’étaient une dizaine d’années auparavant[1].

Certains appellent cela le progrès et célèbrent avec ferveur et dévotion le génial Steve Jobs à l’occasion de son triste départ. D’autres ne doivent pas s’en laisser compter, parce que quand la trappe sera définitivement refermée, il sera trop tard…

Jonathan Zittrain est professeur de droit et d’informatique à Harvard et est l’auteur de The Future of the Internet and How to Stop It.

L’ordinateur personnel est mort

The Personal Computer Is Dead

Jonathan Zittrain – 30 novembre 2011 – TechnologyReview
(Traduction Framalang  : Clochix et Goofy)

Le pouvoir migre rapidement des utilisateurs finaux et des développeurs de logiciels vers les vendeurs de systèmes d’exploitation.

Le PC est mort. Le nombre croissant de terminaux mobiles, légers et centré sur le cloud n’est pas qu’une mue dans la forme. Au contraire, nous sommes en présence d’un transfert de pouvoir sans précédent des utilisateurs finaux et des développeurs logiciels d’un côté vers les vendeurs de systèmes d’exploitation de l’autre — et même ceux qui conservent leur PC sont emportés par ce mouvement. C’est un peu pour le meilleur, et beaucoup pour le pire.

C’est une transformation de produits en services. Les applications que nous avions l’habitude d’acheter tous les deux ou trois ans — comme les systèmes d’exploitation — sont désormais en relation permanente avec le vendeur, tant pour les utilisateurs finaux que pour les développeurs de logiciels. J’avais décrit cette mutation, motivée par un désir d’une meilleure sécurité et de plus de confort, dans mon livre de 2008 Le futur de l’Internet — et comment l’arrêter.

Pendant des années, nous avons utilisé avec plaisir un moyen simple de créer des logiciels et de les partager ou de les vendre. Les gens achetaient des ordinateurs généralistes, des PC y compris ceux qu’on appelle Mac. Ces ordinateurs étaient livrés avec un système d’exploitation qui s’occupait des tâches de base. Tout le monde pouvait écrire et exécuter un logiciel pour un système d’exploitation donné, et c’est ainsi que sont apparus une suite sans fin de tableurs, traitements de texte, messageries instantanées, navigateurs Web, clients de messagerie et jeux. Ces logiciels allaient du sublime au ridicule et au dangereux — pour en décider il n’y avait d’autre arbitre que le bon goût et le bon sens de l’utilisateur, avec un peu d’aide de sites Web rédigés par des passionnés d’informatique et des logiciels antivirus (cela fonctionnait tant que l’antivirus n’était pas lui-même un malware, chose qui a eu tendance à devenir fâcheusement monnaie courante).

Choisir un système d’exploitation (ou OS), c’était aussi faire le choix des logiciels qui y étaient attachés. Windows plutôt que Mac signifiait opter sur le long terme entre différentes collections de logiciels. Même si parfois un développeur offrait des versions de son logiciel pour chaque OS, migrer d’un OS à un autre signifiait qu’il fallait racheter ce logiciel.

C’est une des raisons pour lesquelles nous avons fini par avoir un OS dominant ces deux dernières décennies. Les gens étaient sous Windows, ce qui poussait les développeurs de logiciels à coder pour Windows, ce qui incitait davantage de gens à acheter Windows, ce qui le rendait encore plus attirant pour les développeurs, et ainsi de suite. Dans les années 90, les gouvernements américains et européens se sont lancées dans une bataille contre la position dominante de Microsoft, bataille légendaire et pourtant facilement oubliable vue d’aujourd’hui. Leur principal reproche  ? Microsoft a faussé la concurrence entre son propre navigateur, Internet Explorer, et son principal concurrent de l’époque, Netscape Navigator. Microsoft a procédé en imposant aux fabricants de PC de s’assurer qu’Internet Explorer serait prêt à être utilisé sur le bureau de Windows lorsque l’utilisateur déballerait son ordinateur et l’allumerait (la fameuse icône du « E bleu »). Des années de procédure et un dossier de trois kilomètres de long peuvent se résumer en un péché original  : un fabricant de système d’exploitation avait excessivement favorisé ses propres applications.

Lorsque l’iPhone est arrivé sur le marché en 2007, sa conception était bien plus restrictive. Aucun code étranger n’était autorisé sur le téléphone, toutes les applications installées étaient issues d’Apple. On n’y a pas pris garde sur le moment car ça n’était qu’un téléphone et non un ordinateur, et les téléphones concurrents étaient tout autant verrouillés. Nous comptions sur les ordinateurs pour être des plateformes ouvertes et considérions ces téléphones comme de simples appareils, plus proches des postes de radio, des téléviseurs et des percolateurs.

Puis, en 2008, Apple a annoncé un kit de développement logiciel pour l’iPhone. Les développeurs tiers étaient invités à créer des logiciels pour le téléphone, de la même manière qu’ils l’avaient fait pendant des années avec Windows et Mac OS. Avec une grosse différence  : les utilisateurs ne pouvaient installer un logiciel sur leur téléphone que s’il était disponible dans la boutique Apple d’applications pour iPhone. Les développeurs devaient montrer patte blanche et être accrédités par Apple. Ainsi chaque application se trouvait être contrôlée et filtrée selon les critères propres, flous et changeants d’Apple. Par exemple, les applications qui émulaient ou même amélioraient les propres applications d’Apple n’étaient pas autorisées. Le péché originel de Microsoft était devenu bien pire. Le problème n’était pas de savoir si on pouvait acheter un iPhone sans le navigateur Safari d’Apple. Il était qu’aucun autre navigateur ne serait autorisé (et s’il était, il ne s’agissait que d’une tolérance ponctuelle d’Apple). Sans oublier que pas moins de 30 % du prix de chaque application vendue pour l’iPhone (et de de toutes les transactions effectuées grâce à l’application) vont dans les poches d’Apple.

Même Microsoft, connu pour ses logiciels privateurs, n’aurait pas osé prélever une taxe sur chaque bout de code écrit par d’autres pour Windows, mais peut-être n’était-ce dû qu’au fait qu’en l’absence de connexion fiable à Internet dans les années 90, il n’y avait aucun moyen réaliste de le faire en gérant les achats et les licences. Quinze ans plus tard, c’est exactement ce qu’Apple a fait avec la boutique d’applications pour iOS.

En 2008, on pouvait penser que cette situation n’était pas aussi inquiétante que le comportement de Microsoft à l’époque de la guerre des navigateurs. D’abord parce que la part d’Apple dans le marché des téléphones mobiles n’avait rien à voir avec la domination de Microsoft sur le marché des systèmes d’exploitation pour PC. Ensuite parce qu’on était passé d’un système totalement verrouillé en 2007 à un système partiellement ouvert aux développeurs extérieurs. De plus, bien qu’Apple rejetât de nombreuses applications pour n’importe quelle raison (et que certains développeurs étaient suffisament apeurés par le couperet qu’ils confessaient avoir peur de dire publiquement du mal d’Apple), dans les faits des centaines de milliers d’application passaient la barrière. Enfin, indépendamment de la volonté de contrôle d’Apple, ces restrictions avaient au moins quelques bonnes raisons sécuritaires sur le papier, au moment même où le nombre croissant de logiciels malveillants voyait le monde du PC Windows glisser de l’anarchie au chaos. Une mauvaise frappe sur le clavier ou un mauvais clic de souris pouvait livrer tout le contenu du PC à un lointain créateur de virus. Apple était déterminé à ce que cela n’arrive pas avec l’iPhone.

À la fin de 2008, il y avait à priori encore moins de raisons de s’inquiéter  : la place de marché pour le système Android de Google avait été inaugurée (NdT  : Android Market), créant de la compétition pour l’iPhone avec un modèle un peu moins paranoïaque de développement d’applications par des tiers. Les développeurs devaient toujours s’enregistrer pour proposer des logiciels via la place de marché, mais une fois qu’ils étaient enregistrés, ils pouvaient diffuser leur logiciel immédiatement, sans que Google les contrôle. Il y avait encore une taxe de 30 % sur les ventes, et les applications qui ne respectaient pas les règles pouvaient être supprimées rétroactivement de la place de marché. Mais il y avait et il y a toujours une grosse soupape de sécurité  : les développeurs pouvaient donner ou vendre leurs applications directement aux possesseurs de terminaux Android, sous passer par Android Market. S’ils n’aimaient pas les règles de la place de marché, cela ne signifiait pas qu’ils devaient renoncer à atteindre les utilisateurs d’Android. Aujourd’hui, la part de marché d’Android est nettement supérieure à celle de l’iPhone (c’est l’inverse pour les tablettes, actuellement trustée par l’iPad à 97 % mais de nouvelles tablettes arrivent, comme le Kindle Fire d’Amazon basé sur Android et le roi peut rapidement être démis de son trône).

Avec cette évolution positive et ces réponses apportées entre 2007 et 2011, pourquoi devrions-nous alors nous inquiéter  ?

La principale raison relève de l’effet boule de neige du modèle de l’iPhone. Le modèle de la boutique d’applications est revenu comme un boomerang sur le PC. On trouve à présent une telle boutique pour le Mac qui correspond à celles de l’iPhone et de l’iPad, et elle comporte les mêmes restrictions. Certaines, acceptées car jugées normales dans le cadre d’un téléphone mobile, semblent beaucoup moins familières dans le monde de l’ordinateur de bureau.

Par exemple, les logiciels dans la boutique pour Mac n’ont pas le droit de modifier l’apparence de l’environnement du Mac. (Ironique de la part d’une compagnie dont un précédent slogan incitait les gens à penser différemment). Les développeurs ne peuvent ainsi ajouter une icône pour leur application sur le bureau ou dans le dock sans demander la permission à l’utilisateur, ce qui est un extraordinaire écho à ce qui a valu des ennuis à Microsoft (bien que dans le cas de Microsoft le problème était d’interdire la suppression de l’icône d’Internet Explorer, mais jamais Microsoft n’a essayé d’empêcher l’ajout d’icônes d’autres applications, qu’elles soient installées par le constructeur du PC ou par l’utilisateur). Les développeurs ne peuvent pas développer de fonctionnalités déjà présentes dans la boutique. Ils ne peuvent pas diffuser leur logiciel sous une licence libre, car les termes de ces licences entrent en conflit avec ceux de la licence d’Apple.

Les restrictions de contenus sont des territoires encore inexplorés. Du haut de sa domination du marché Windows, Microsoft n’a eu aucun rôle dans le choix des logiciels qui pourraient ou ne pourraient pas s’exécuter sur ses machines, et encore moins son mot à dire pour autoriser le contenu de ces applications à voir la lumière de l’écran. L’éditorialiste dessinateur Mark Fiore, lauréat du Prix Pulitzer, a ainsi vu son application iPhone refusée car elle contenait du « contenu qui ridiculisait des personnalités publiques ». Fiore était suffisamment connu pour que ce refus provoque des froncements de sourcils, et Apple est revenue sur sa décision. Mais le fait que des applications doivent de manière routinière être approuvées masque à quel point la situation est extraordinaire  : des entreprises de technologies ont entrepris d’approuver, un à un, tous les textes, les images et les sons que nous sommes autorisés à trouver et utiliser sur les portails que nous utilisons le plus souvent pour nous connecter au réseau mondial. Est-ce ainsi que nous souhaitons que la culture se diffuse  ?

C’est d’autant plus dérangeant que les gouvernements ont réalisé que ce cadre rend leur propre censure bien plus facile  : alors que leur lutte pour arrêter la diffusion de livres, tracts et à présent de sites Web ressemblait au travail de Sisyphe, elle va de plus en plus se résumer à l’envoi de demandes de suppression aux gardiens des portails numériques. Soudain, les contenus dérangeants peuvent être supprimés en mettant la pression sur un intermédiaire technique. Lorsque Exodus International (« mobiliser le corps du Christ pour soigner par la grâce et la vérité un monde impacté par l’homosexualité ») a publié une application qui entre autres lançait des invectives contre l’homosexualité, ses opposants ne se sont pas contenté de mal la noter (il y avait deux fois plus de notations une étoile que cinq étoiles), mais ils ont également envoyé des pétitions à Apple pour lui demander de supprimer l’application. Apple l’a fait (NdT  : cf cet article des Inrocks).

Précisons qu’à la différence de ses homologues pour iPhone et iPad, la boutique d’applications pour Mac n’est pas le seul moyen de mettre des logiciels sur un Mac. Pour l’instant, vous pouvez toujours installer des logiciels sans passer par la boutique. Et même sur l’iPhone et l’iPad, qui sont bien plus verrouillés, il reste le navigateur  : Apple peut contrôler le contenu des applications (et de ce fait en être jugée responsable) mais personne ne semble penser qu’Apple devrait se lancer dans le contrôle, le filtrage et la restriction de sites Web que les utilisateurs du navigateur Safari peuvent visiter. Une question aux gens qui ont lancé la pétition contre Exodus  : est-ce que vous seriez également favorables à une pétition demandant qu’Apple interdise aux utilisateurs de Safari d’aller sur le site Web d’Exodus  ? Sinon, qu’elle différence faites-vous, puisque Apple pourrait très simplement programmer Safari pour implémenter de telles restrictions  ? Y a-t-il un sens à ce que les épisodes de South Park puissent être téléchargés via iTunes, mais que l’application South Park, qui contient le même contenu, ait été bannie de l’App Store  ?

Étant donné que des applications tierces peuvent toujours s’exécuter sur un Mac et sur Android, il faut se demander pourquoi les boutiques et les places de marché occupent une position aussi dominante (et suffisamment attractives pour que les développeurs acceptent de relever le défi de faire approuver leurs applications et de perdre 30 % de leurs revenus) plutôt que de simplement vendre directement leurs applications. L’iPhone a des restrictions sur l’exécution de code tiers, mais les développeurs peuvent toujours, dans de nombreux cas, se débrouiller pour offrir les fonctionnalités via un site Web enrichi et accessible avec le navigateur Safari du téléphone. Très rares sont les structures qui ont cette démarche avec leurs développeurs. Le Financial Times est un de ces fournisseurs de contenus qui a retiré son application de la boutique iOS pour éviter de partager avec Apple les données de ses utilisateurs et ses profits, mais il est isolé dans le monde des médias.

La réponse réside peut-être dans des choses en apparence triviales. En effet, même un ou deux clics de plus peuvent dissuader un utilisateur de consommer ce qu’il avait l’intention de faire (une leçon que l’affaire Microsoft a mise en lumière, quand l’accessibilité d’Internet Explorer directement sur le bureau a été vue comme un avantage déterminant par rapport à Netscape que les utilisateurs devaient télécharger et installer). Le choix par défaut a tous les pouvoirs, un constat confirmé par le montant des accords pour choisir le moteur par défaut des navigateurs. Ce genre d’accords a fourni en 2010 à Mozilla, le créateur de Firefox, 97 % de ses revenus, c’est-à-dire pas moins de 121 millions de dollars. La soupape de sécurité des applications « tout-terrain » semble moins utile lorsque les gens sont attirés par les boutiques et les places de marché pour chercher sans effort les applications dont ils ont besoin.

La sécurité est également un facteur à prendre en considération. Lorsqu’ils voient tant de logiciels malveillant dans la nature, les consommateurs peuvent vouloir déléguer le contrôle de leurs programmes aux vendeurs de systèmes d’exploitation. Il existe une grande variété d’approches pour gérer la question de la sécurité, certaines impliquant l’utilisation d’un bac à sable, c’est à dire d’un environnement protégé à l’intérieur duquel s’exécute le logiciel. L’exécution dans un bac à sable sera bientôt obligatoire pour les application de la boutique pour Mac. On trouvera plus d’informations sur le sujet et une discussion sur ses avantages et ses inconvénients, ici.

Le fait est qu’aujourd’hui les développeurs écrivent du code en veillant non seulement à ce qu’il soit acceptable par les consommateurs, mais aussi par les vendeurs. Aujourd’hui, si un développeur souhaite proposer une application, il va devoir nécessairement en passer par la place de marché Android de Google et par la boutique iOS d’Apple ; aucun des deux ne peut remplacer l’autre. Les deux placent le développeur dans une relation de dépendance avec le vendeur du système d’exploitation. L’utilisateur aussi est mis en difficulté  : si je migre de l’iPhone à Android, je ne peux pas emporter mes applications avec moi, et vice-versa. Et au fur et à mesure que le contenu est distribué par des applications, cela peut signifier que je ne peux pas non plus emporter avec moi mon contenu  ! (ou, si je peux, c’est uniquement parce qu’il y a un autre acteur comme Amazon qui a une application qui s’exécute sur plus d’une plateforme, aggrégeant le contenu). On ne se libère ici de la relation suffocante avec Apple, Google ou Microsoft que grace à un nouvel entrant comme Amazon, qui a structurellement la dimension suffisante pour peser et faire la même chose.

L’avènement du PC et du Web ont été un formidable accélérateur de communication et d’innovation. Des myriades d’applications sont nées créant une relation directe entre développeurs et utilisateurs sur des myriades de sites Web. À présent l’activité s’agglutine autour d’une poignée de portails, deux ou trois fabricants de systèmes d’exploitation qui sont en position de gérer en continu toutes les applications (et leur contenu).

Les développeurs de logiciels et les utilisateurs devraient exiger davantage. Les développeurs devraient chercher des moyens d’atteindre leurs utilisateurs sans être entravés, via des plateformes ouvertes, ou en faisant pression sur les conditions imposées par les plateformes fermées. Et les utilisateurs, informés et avertis, ne doivent pas céder à la facilité et au confort, en retournant à l’esprit originel du PC.

Si nous nous laissons bercer, voire hypnotiser, par ces beaux jardins clos, nous passerons à côté des innovations que les gardiens de ces jardins refusent. Et nous pouvons nous préparer à une censure du code et des contenus qui aurait été impossible et inenvisageable quelques années auparavant. Nous avons besoin de nerds en colère.

Notes

[1] Crédit photo  : Victoria Reay (Creative Commons By)

27 Réponses

  1. D’un côté des géants hyper organisés et compétants, et de l’autres des individus nécessairement limités en connaissances et temps disponible. Cette asymétrie des services cloud vont générer des « dommages collatéraux » dont les utilisateurs seront victimes. Nul besoin d’aller imaginer des dictatures qui infiltreraient, légalement ou non, les services web pour surveiller et manipuler la population. Les « marketeurs » de tout poil sont également très désireux de « surveiller et influer ».
    Par contre s’indigner est nécessaire mais insuffisant. Il faut proposer des modèles alternatifs qui ne s’appuie pas sur la propriété des données des utilisateurs.
    Il y a des solutions pour que l’utilisateur reprenne possession de ses données sans perdre les atouts des services web (ubiquité, simplicité, profusion). Je suis en train de monter un projet d’entreprise en ce sens.

    ==> je profite de ce post pour un appel : je recherche des associés/partenaires, si ça vous intéresse, faites moi un mail à mail1 ate sonadresse point com
    ____________________
    Profils recherchés :
    1/ techniques avec une forte vision sur les usages, domaines = sys admin & techno web, participer ou avoir participé à des projets open source est un plus, projet sérieux.
    2/ spécialistes de la user experience, c’est à dire du « web design » avec une dimension applicative.
    3/ nerd/geek/techno motivé qui veut changer le web. Rien que ça :-)
    ps : projet sérieux, je n’ai plus 20 ans, je suis en train de démissionner de mon poste pour me consacrer au projet et une équipe est en cours de constitution.

  2. Osef Michu

    Le PC est mort. C’est ça. Et guerre de Troie n’aura pas lieu.

  3. gboule35

    ouaip ouaip, ça fait un peu trop de tout cet article, beaucoup de choses fondées mais aucune approche objective sur l’apport positif des dernières évolutions.

    si je voulais tomber dans le même genre de caricature rapide (bien que longue), je pourrais décrier le monde de l’automobile au main d’un nombre restreint de consortium largement inféodé aux conglomérats du pétrole, etc. Donc la voiture est une prison dorée et occultant les apports positifs de ce mode de locomotion.

    et je n’aurai sans doute pas tort non plus, mais on voit que dénigrer et critiquer c’est facile et proposer ça l’est moins.

    le cloud en soi et les sociétés multinationales qui en fond l’élan propulseur aujourd’hui n’est pas négatif en soi et le seul fait qu’on soit vigilant sur ces débordements possibles est un début de garantie que tout le monde ne sera pas mouton servile des multinationales au détriment du service apporté par le cloud.

    il existe tout un tas d’alternatives au cloud apple, google, amazon, etc. du cloud privé d’une entreprise à celui que vous pourriez créer chez vous.

    peut-être même que le « salut » viendra des tv qui sont en passe d’être l’hôte de bien des aspects de l’informatique d’hier.

    pour faire moins long que l’article, je dirai juste que non la voiture n’est pas le problème, celui qui achète le 4*4 le plus polluant en écoutant le vendeur lui vanter les mérites incomparables mais non justifiés ni démontrés de ce iToutTerrain (prononcer aie-toutterrain bien entendu) est le seul responsable.

    on peut toujours critiquer les sirènes, en même temps ulysse a mis de la cire dans ses oreilles et pas les autres…

  4. excellent article, merci les gars

  5. @gboule
    une voiture n’est pas le problème. Mais quand l’espace urbain est fait pour les voitures, alors le piéton se sait de trop.
    Dans le cas de figure, le cloud autohébergé est un piéton.

  6. @gboule35

    La comparaison avec la voiture n’est pas pertinente : acheter une voiture d’une marque ne te force pas/ne t’interdit pas de rouler sur une route construite par une entreprise de BTP particulière, ni ne te force à faire le plein chez une enseigne plus qu’une autre. Ce qui se passe dans le monde du PC et d’Internet, c’est ça.

  7. À quand un framaïphone et un framandroïd ? Pour le personnal cloud, en plus des télés mais aussi les box qui font NAS. C’est pas de la liberté très garantie mais ça peut aider un temps ?

  8. Le principal danger, c’est comme d’habitude, la concentration.

    Un Google n’est pas dangereux, lorsqu’il détient 50% du « marché des requêtes » par contre il l’est dés lors que sa part atteint 90%, que ses services sont omniprésents et agrègent des monceaux de données sur de très larges parts de la population.

    Et aujourd’hui, à l’heure du réseau omniprésent, la plupart des plateformes usent et abusent de l’effet de réseau ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_… ) pour établir non pas des oligopoles (forme classique des marchés industriels à forte barrière à l’entrée), mais de superbes monopoles, ô combien dangereux.

    Heuresement, un monopole de ce type peut être renversé, notamment à l’aide d’un standard ouvert. Tant que Android (ou l’un de ses forks/clones) permettra d’installer des applications hors market, la porte de la « prison dorée » restera entrouverte, et pourvu que les formats soient ouverts, la migration restera possible. Plus que jamais, c’est IMHO par le Libre que la liberté passera.

    Les projets « libérateurs » (pour les applis) et/ou décentralisateurs (pour les serveurs) parviendront à laisser la porte ouverte, au moins pour nous autres, libristes.
    Pour les autres, bah faudra attendre qu’un enseignement sérieux de l’informatique les aident à appréhender un minimum les enjeux (et en attendant, ils se font un plaisir de se prostituer informatiquement pour de la poudre aux yeux).

    Mais à mon avis, c’est un « rien de nouveau sous le soleil » : les grosses boites s’ingénient à enfermer à clé les utilisateurs, mais y’a toujours des gus pour sortir de la boite et refiler la petite cuiller aux autres.

  9. Je veux bien croire qu’il y ait un problème de fond avec ces « boutiques », ou au moins qu’il soit raisonnable de s’inquiéter, mais là c’est du gros n’importe quoi (=rejet de lobotomisé) sur plusieurs points, particulièrement :

    – « Les développeurs ne peuvent ainsi ajouter une icône pour leur application sur le bureau ou dans le dock sans demander la permission à l’utilisateur, ce qui est un extraordinaire écho à ce qui a valu des ennuis à Microsoft (bien que dans le cas de Microsoft le problème était d’interdire la suppression de l’icône d’Internet Explorer, mais jamais Microsoft n’a essayé d’empêcher l’ajout d’icônes d’autres applications, qu’elles soient installées par le constructeur du PC ou par l’utilisateur). »
    => en gros, l’approche d’Apple responsabilise les dévs et les utilisateurs, l’utilisateur devant approuver l' »invasion » d’icônes et hop çay le mal. D’autant que sous Win on retrouve la même approche pour beaucoup de logiciels (voulez-vous un raccourci sur le bureau / dans la barre d’accès rapide / etc)

    – « L’utilisateur aussi est mis en difficulté : si je migre de l’iPhone à Android, je ne peux pas emporter mes applications avec moi, et vice-versa. »
    => comme ci ce n’était pas le cas entre Win/Mac/Linux… Certes il y a Wine, mais son existence même est la preuve que les logiciels ne sont pas exécutables directement sur toute plateforme.
    Mais là c’est Apple et Google, çay le double mal, vite du savon antibactérien !

    Par ailleurs : « il faut se demander pourquoi les boutiques et les places de marché occupent une position aussi dominante (et suffisamment attractives pour que les développeurs acceptent de relever le défi de faire approuver leurs applications et de perdre 30% de leurs revenus) plutôt que de simplement vendre directement leurs applications. »
    => peut-être parce que le marketing qui accompagne les 30% revient moins cher (voire rapporte plus) aux éditeurs / dévs que de faire le boulot par eux-même. C’est de la logique économique et il est simple de trouver des témoignages, notamment de dévs indépendants qui n’ont ni temps ni argent pour promouvoir leurs offres.

  10. C’est Internet qui tue le PC. Et indirectement ceux qui veulent laisser ce réseau en l’état, c’est à dire hostile, dangereux et bordélique.

    Les gens en ont marre de faire des heures de recherche pour un logiciel pour au final se chopper un spyware -> donc app store

    Les gens en ont marre de ce réseau pas du tout sécurisé, sur lequel n’importe quel gus peut faire chier le monde entier depuis chez lui -> donc cloud computing géré par des professionnels puisque les gens n’ont pas que ça à faire de passer un Bac+3 Internet

    Les gens en ont marre de ce flux désorganisé d’informations. Ils ont du mal à y identifier les choses, savoir ce qui est légal et ce qui ne l’est pas, estimer la fiabilité de ce qu’ils y trouvent, etc…

    Alors ils ont besoin d’être guidé.

    Je l’avais écrit il y a quelques temps, mais nous y sommes : Internet fait pschitt. La désillusion va faire mal, et va être terrible pour bon nombre d’individus, d’organisations, d’entreprises.

  11. Taneleo, arrête le crack et mets toi un balle.

  12. Se mettre une balle alors que les choses intéressantes vont enfin commencer ?

    Ca fait 20 ans qu’on fait joujou sur Internet, il est temps de passer aux choses sérieuses. Il ne dépend qu’à nous de prendre les choses en main, ou de ne les laisser qu’aux mains des grandes entreprises.

  13. Un projet mobile pour libérer du matos android: http://replicant.us/

  14. @Taneleo

    Tout ce que tu reproches à l’Internet actuel, ça vient de la face de bouc, les skyblogs et apparentés, bref, tout cet espèce de tas de m… constituant le Web 2.0 avec lequel on nous beurre la raie depuis des années alors que ce n’est au fond qu’une régression.

    C’est le fait de prétendre offrir à tous une façon de s’exprimer en ligne *facilement* et sans avoir besoin de connaître quoi que ce soit qui mène à concentrer les pouvoirs dans quelques grandes structures.

    Et c’est exactement le même piège que les logiciels privateurs soi disant faciles à utiliser : il y a 10 ans, c’était les abrutis qui installaient des cracks vérolés sur leur windows, aujourd’hui, c’est les kevins qui écrivent sur leur mur « kikoolol ir g fé caca c tro kool ptdr XD »

    Prétendre que les gens ont besoin d’être guidés, c’est faire le jeu de MS, Google et Apple qui s’imaginent connaître la façon dont on doit utiliser notre ordinateur/accès Internet.

  15. @ Fred,

    La plupart des gens ne savent pas comment se servir d’un ordinateur, et n’ont pas plus envie que ça de savoir le faire. Tous les outils doivent pouvoir se faire à la main de l’Homme, et pour Internet il faudrait que l’Homme se fasse à l’outil ? A mon avis, c’est ça la raison du succès des Microsoft, Apple et Google : donner le sentiment que l’outil se fait à la main de l’utilisateur, facilement et intuitivement (oui parce qu’on peut toujours partir d’une Debian nue, mais c’est vachement moins drôles pour l’utilisateur lambda).

    Il y a aussi qu’Internet est trop complexe à appréhender et surtout, encore une fois, qu’il s’y trouve un bordel pas croyable. Résultat, les individus n’ont pas confiance en cet outil, et ils ont bien raison, alors ils se tournent là où ils se sentent rassurés, c’est à dire vers des entreprises qui ont pignon sur rue mondialement.

    Hack, données personnelles pillées, espionnage des internautes (et le terme n’est pas trop fort puisque les internautes se savent pas quand et par qui ils sont épiés), hameçonnage, virus, usurpation d’identité, etc…

    C’est quand même sacrément la foire Internet. Ce n’est pas sur cette base là que l’on peut bâtir une société numérique. Pour cela il va falloir faire le grand nettoyage de printemps du Net (ce qui implique de toucher aussi aux protocoles comme ceux du mail), et cela implique, qu’on le veuille ou non, une redéfinition des libertés numériques et de la nétiquette.

    C’est seulement quand il y aura une base saine que les gens pourront avoir confiance et se tourner d’avantage vers d’autres URL que celles des grandes entreprises.

  16. Taneleo : lobbyiste UPMiste ! ??
    Ou bien alors Papi préhistorique ?
    (l’un implique souvent l’autre…)

    L’homme se fait à l’outil tout autant que l’homme fait l’outil, c’est une interaction à double sens. Tu dois bien apprendre à conduire pour aller en voiture d’un point A à un point B !?

    « alors ils se tournent là où ils se sentent rassurés, c’est à dire vers des entreprises qui ont pignon sur rue mondialement. »
    Ne prend pas ton cas pour une généralité, les entreprises qui ont pignons sur rue mondialement (Google,Facebook… mais aussi Microsoft, Goldman Sachs, Paypal… ) inspire dans toutes les discussions où je laisse traîner mes oreilles, plus de méfiance que de confiance.

    « Ouinn, je suis trop con, je veux un minitel 2.0″
    Ben vas-y ! mais stp ne viens pas emmerder les homo-numéricus (une minorité parmi les plus de 30 ans, mais la majorité des moins de 20 ans, bref la génération suivante) qui savent eux même séparer le bon grain de l’ivraie dans ce joyeux « bordel » comme tu l’appelles.

    Enferme toi dans une prison que tu trouves doré si tu veux, mais ne viens pas nous empêcher de communiquer, de faire du P2P, du cryptage RSA/CAST5/ECC…, de faire et d’utiliser les logiciels que l’on souhaite, de dire ce que l’on pense et de penser ce que quiconque peut dire, bref nous censurer.

    Touche pas à mon Internet, fait ton Minitel 2.0 si tu veux, mais ne viens pas me le vendre en usurpant le nom d’Internet.

    Quand aux protocoles, pourquoi toucher à ceux du mail ? Si tu veux au moins les mêmes fonctionnalités mais en plus « sécurisé », tu peux déjà utiliser XMPP qui supporte/intègre OpenPGP et plein d’autre trucs (chat,voixIP… très bientôt aussi les réseaux sociaux décentralisé : movim….) ou pousser les outils pour démocratiser ces protocoles…

  17. Désolé jbar, je ne peux pas me rabaisser à lire tes conneries rédigées comme un sagouin.

    C’est trop me demander.

  18. s/tes conneries rédigées/ton acrimonie rédigée/g

  19. @ dorfr:

    Pour rebondir sur chacun des points:
    – Je ne connais pas cette « feature », mais comme clairement expliqué, le problème est à mettre en parallèle avec le comportement jugé par la suite illégal de Microsoft. Si il n’y a pas de demande d’apparition de l’icône de Safari et qu’il y en a une pour les produits concurrents, alors, il y a un problème.
    – Je connais très peu de logiciels que j’utilise sous Linux qui ne sont pas interopérables. Le problème soulevé, c’est que même si je veux faire qlq chose d’interopérable, je ne peux pas, car je suis obligé d’utiliser un SDK restreint à l’OS (c’est moins vrai pour Android, je pense).
    – Je ne vois pas en quoi ce point critique l’article, puisque la même conclusion que la votre est donnée dans le paragraphe suivant.

    @ Taneleo:
    Une petite remarque en passant:
    Je ne passe pas des heures à chercher un logiciel et je ne risque pas de tomber sur un spyware, vu que j’utilise les dépôts de ma distribution linux. Or, ces dépôts ne sont pas « fermés »: je peux, si je le souhaite, rajouter des dépôts tiers ou installer d’autres logiciels sans avoir aucun compte à rendre aux gestionnaires de ma distribution.
    Par pitié, soyez plus précis et empêchez que votre message ne répande la contre-vérité clamée par les équipes de marketing: il n’y a pas deux mondes, l’un étant le chaos et le danger, l’autre la sécurité et la fermeture. Il existe aussi une troisième voie, bien plus avantageuse: l’existence de réseaux de confiance sans toutefois imposer aucune restriction.
    Le fait de se tourner vers « les grandes enseignes ayant pignon sur rue » n’est pas une mauvaise chose en soi. C’est le fait que ces grandes enseignes soient fermées qui le soit.

  20. @Tanéléo :

    Je ne comprend pas comment on peut faire confiance à des « grandes ensiegnes », y compris celles qui ont pignon sur rue — surtout celles qui ont pignon sur rue !

    Est-il utile de rappeler l’industrie du FUD à laquelle se livrait Crimosoft à propos du Libre ? Est-il utile d’énumérer les boites (Crimosoft, IBM, etc) qui ont coopéré ou coopèrent avec des régimes plus que douteux dans leurs rapports avec leurs peuples (Chine, Russie, Iran, etc) ? Est-il utile de redétailler les CLUFs des services web fournis par Google, Facebook & consorts ???

    Non franchement, les seuls en qui j’ai confiance, ce sont les hackers du Libre car ils font avant tout les choses pour eux-même. Lorsque, comme les « grandes enseignes », ils placent leurs propres intérêt en première place, c’est en même temps le mien qu’ils privilégient !

    Alors ouai, c’est peut-être un peu désordonné et obscure au premier abord, mais c’est un coût si négligeable… Je ne comprend pas comment on peut être cynique au point de vouloir enfermer ses semblables (même, soit-disant pour leur propre bien) dans des prisons, fussent-elles dorées.

    En dernier instance, si tu te sens d’humeur à emprisonner tes proches… soit ! Mais je t’en prie, ne souhaite pas cela à *tout le monde* ; il y a des gens qui ont encore l’usage de leur cerveau et qui se font un délice de sérendipiter dans les ruelles du grand bazaar.

  21. everlode

    Seuls les pays qui n’ont qu’une démocratie de façade tomberont dans le piège. Le devoir de l’État n’est-il pas de protéger les libertés individuelles contre la gourmandise des puissants ?

    Plutôt que de demander à des millions d’utilisateurs de se censurer, il serait peut-être plus sain d’interdire la collecte massive d’informations et le pistage systèmatique des citoyens d’un état…

  22. Anti-Virus-Pack PC Sécurité
    Supprimez les Virus et logiciels
    Espion de Votre PC
    Votre PC est plein de Virus?
    Peut-être possédez vous un PC qui ne fonctionne plus bien, qui se bloque, ou qui affiche des Pub indésirées …?
    http://go.santoso.zf5.6.1tpe.net

  23. Osef Michu

    @rocket : et contre ton spam de merde, tu proposes quoi ?

  24. TooDoubs

    « …on demande de ne venir s’abreuver qu’à une seule source dûment contrôlée… »
    Sur smartphone Android, est-ce que F-Droid (http://f-droid.org/) n’est pas une alternative ?
    En attendant Frama-Droid !

  25. Pour les développeurs, ces magasins centraux d’installation d’applications sont une opportunité pour amortir leur développements, mais au détriment d’une navrante perte de contrôle pour l’utilisateur.
    La problématique de la pérennité du développement de logiciels libres reste entière, mettre au point une application libre bien finie est un travail très très important (l’important est dans le détail), trouver un modèle alliant rentabilité et libre est une problématique passionnante en perpétuelle évolution, ré-invention.

    Hilaire, développeur de Dr. Geo.

  26. Tout le monde sait que le cloud c’est l’avenir, mais personne ne se pose la question du réel bénéficiaire dans l’affaire – ce que fait cet article. Le cloud c’est l’avenir pour Apple, Google et peut-être une ou deux autres grosses entreprises américaines. C’est aussi l’avenir pour tous les gouvernements qui inviteront les PDG de ces boîtes à dîner avec eux. Mais c’est un avenir sombre pour l’utilisateur que l’éclat du tout partout tout le temps rend aveugle, surtout si c’est presque gratuit. Comme le montre le logo d’Android, la robotisation de l’utilisateur est en marche…

  27. Je ne sais pas si on lit les commentaires avec le recul nécessaire, mais il me semble que Tanéleo a simplement constaté l’état des choses et lancé des observations sur un futur proche que la majorité des utilisateurs d’internet seront « obligés » d’accepter car c’est ce qu’on sert à manger sur les écrans actuellement. Je n’ai pas lu des propos « umpiste-machin-mon-cul ».
    Et l’analogie des « voitures sur des routes autorisées » de Fred est evidemment pertinente.