Bye Bye Google épisode 3 : les statistiques (Bonjour Piwik)

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Libération de Google, le feuilleton continue… Après la messagerie (Gmail -> BlueMind) et nos listes de discussion (GoogleGroups -> Sympa), l’étau se desserre aujourd’hui sur notre outil de statistiques web.

Avant, donc, nous utilisions Google Analytics pour l’ensemble de notre réseau, comme près de… 70 % des autres sites[1]  ! C’était “gratuit”, c’était pratique (un simple bout de code à poser) et roule ma poule. Mais, la communauté du Libre le sait bien, le confort a un prix  : celle de notre liberté d’utilisateur. Le site Don’t Track Us, par exemple, explique images à l’appui le processus de collecte massive des nos données personnelles par Google via Analytics et, avant même que n’éclate l’affaire Snowden, il faut bien reconnaître que cela fait peur.

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En autorisant Google à surveiller ainsi les visiteurs de notre réseau, nous participions indirectement à engraisser la bête alors que nous tenons un discours opposé dans les colonnes de ce blog. Faites ce que je dis et non ce que je fais, là encore ça n’était plus possible de poursuivre dans ces conditions. D’autant que, pas d’excuses, il existe de nombreuses alternatives libres, parmi lesquelles nous avons retenu Piwik (dont un français, Matthieu Aubry, est à l’origine soit dit en passant).

Cela ne s’est pas fait d’un claquement de doigts parce que notre réseau est aujourd’hui constitué d’une bonne cinquantaine d’applications déployées sur une quinzaine de serveurs. Nous avons ainsi installé Piwik sur l’une de nos machines virtuelles, et nous avons laissé Analytics et Piwik tourner en parallèle pendant un mois. Les retours sont bons et jusqu’à maintenant la charge a bien été tenue.

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Ainsi, notre instance de Piwik nous permet de gérer les statistiques de 22 sites différents, représentant un total de plus de 30 000 pages vues par jour, tout en étant respectueux de vos données et de votre vie privée. Par exemple, nous respectons les en-têtes “Do Not Track”, qui indiquent à Piwik que vous ne souhaitez tout simplement pas être enregistré comme visiteur sur nos sites[2]. Par ailleurs, vos adresses IP sont anonymisées (les derniers caractères sont masqués) et nous ne conservons que 3 mois de données brutes.

Chroniquer l’aventure de notre migration Google, c’est évidemment montrer que nous tenons nos engagement de la campagne de l’automne dernier mais c’est aussi, nous l’espérons, donner à d’autres l’idée d’en faire autant en témoignant que c’est possible.


Voilà, encore une bonne chose de faite. La suite au prochain épisode.

Notes

[1] Source  : http://www.datanyze.com/market-share/Analytics/

[2] Pour information, le nombre de visiteurs comptabilisé avec Piwik est environ inférieur de 20 % à celui comptabilisé avec Analytics, ce qui tend à montrer que nos visiteurs seraient nombreux à utiliser l’option Do Not Track.

Pierre-Yves Gosset est le délégué général de l'association depuis 2008. Tel un contrôleur aérien, il coordonne les différents projets de l'association en s'assurant que les avions décollent et atterrissent (à peu près) à l'heure.

9 Réponses

  1. Tiens

    Par exemple, nous respectons les en-têtes “Do Not Track”, qui indique à Piwik que vous ne souhaitez « tout simplement pas être enregistré comme visiteur sur nos sites »

    Moi, je l’ai activé pour éviter que le site X sache que je suis allé ou vient du site y. Après je m’inquiète guère que les sites x, y ou w mettent un compteur.

    C’est Do Not Track (ne me filez pas) et pas Do Not Count (ne comptez pas).

  2. Bon boulot !

    Je me dis que ça pourrait être intéressant que d’ici quelques temps vous fassiez un retour d’utilisation plus complet à l’attention des administrateurs de sites Web.

  3. @Tiens : oui, tu as tout à fait raison

    @mydjey : bonne idée (encore faut-il trouver le temps pour le faire), cependant si tu as des questions, n’hésite pas à lister tes questions…

  4. L’interface graphique de Piwik a l’air en tout cas sympa.
    Et plus clair que celle de google analytics.
    Faudrait que je me renseigne dessus.

  5. Henri

    « engrosser la bête » ?

    « engrosser » est un mot vulgaire signifiant « rendre une femme enceinte ».

    Je pense que vous vouliez dire « engraisser la bête ». Sinon ça n’a pas de sens (celui/celle qui se fait engrosser est celui/celle qui est perdant(e) dans l’histoire).

  6. @Henri : tu as tout à fait raison. Je corrige ça tout de suite.

  7. emmanuel

    Le lien « nos listes de discussion » n’aurait-il pas un problème?

  8. JosephK

    @emmanuel : Merci du signalement. C’est corrigé.

  9. Merci pour l’article sur Piwik ! Aussi c’est super de voir Framasoft réfléchit sur la libération des données et la décentralisation de l’Internet.

    Un fan de Framasoft,
    Matt
    Piwik founder