Google Code ferme ses portes ? Nous, on les ouvre.

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C’est officiel : Google Code, qui permettait aux développeurs de déposer, partager, et collaborer sur du code logiciel (libre ou pas), va bientôt fermer ses portes.

Il va donc rejoindre le mémorial des projets sabordés par Google.

La raison la plus probable, c’est que GitHub (une plateforme concurrente) attire bien plus de développeurs, et donc de code, que Google Code. Non seulement grâce à une interface plus intuitive, mais aussi par une facilité bien plus grande pour les développeurs à collaborer ensemble (plus on est de fous, plus il y a de code produit).

D’ailleurs, Google ne s’en cache pas et propose, dans le courrier annonçant la clôture prochaine du service, un outil permettant de transférer votre projet logiciel de Google Code à GitHub.

Quelles réflexions cela devrait-il nous inspirer ?

D’abord, que malgré sa puissance financière massive, Google n’est pas systématiquement le meilleur dans son domaine. Et qu’une « petite » entreprise (267 salariés, tout de même) comme GitHub, Inc, peut amener le géant de Mountain View à fermer un service qui hébergeait malgré tout plus de 250 000 projets logiciels.

Cela pourrait paraître pour une bonne nouvelle : la diversité et l’innovation resteraient possibles ! L’argent n’achèterait pas tout ! Skynet (pardon, Googleternet) n’aurait pas encore un pouvoir absolu !

Ensuite, que Google continue à être une entreprise qui ne s’entête pas. Si un projet fonctionne, tant mieux (et autant devenir le meilleur au monde dessus). Sinon, tant pis, c’est que le marché n’est pas mûr, que les technologies utilisées n’étaient pas les bonnes, que les équipes n’étaient pas les meilleures, ou que les utilisateurs n’étaient pas prêts. Google Plus étant pour l’instant l’exception à la règle.

Cependant, peut-on considérer cela comme un fait positif ?

Pas vraiment. Car cela concentre encore un peu plus les utilisateurs sur GitHub.

Alors certes, il est toujours possible de quitter GitHub, de reprendre son code et d’aller le déposer ailleurs. Mais si tous les développeurs sont sur GitHub, il y aura une forme de pression sociale à continuer d’utiliser cette plateforme.

Donc, cela soulève deux questions.

1. Les développeurs de logiciels libres ont-il intérêt à utiliser GitHub ?

La plateforme est extrêmement pratique, confortable et performante, il faut le reconnaître.

Mais le code de GitHub n’est pas libre.

Ce manque de transparence peut avoir des conséquences importantes.

D’abord, GitHub pourrait peu à peu se garnir de publicités, tel un sapin de Noël. Cela serait désagréable, mais pas bloquant.

Ensuite, GitHub pourrait modifier les données hébergées sans les accords des auteurs. Par exemple, intégrer des fichiers (publicitaires, malveillants, etc.) dans les .zip téléchargés par millions quotidiennement sur la plateforme. Ca serait peut-être se tirer une balle dans le pied pour la société, mais cela n’a pas empêché Sourceforge, alors plus importante forge logicielle mondiale, de le faire. Et rien que le fait que GitHub puisse le faire est inquiétant et devrait interroger tout développeur de logiciel libre.

Enfin, nous, utilisateurs, n’avons pas le pouvoir sur les choix technologiques ou ergonomiques de GitHub. Si, demain, GitHub décide de modifier l’interface de telle ou telle façon, les développeurs seront tels des consommateurs dans un supermarché qui changerait ses produits d’allées, ou qui supprimerait tel ou tel produit : pris au piège de la volonté d’un tiers.

2. Quel est le modèle économique de GitHub ?

Certes, GitHub est une boite « sympa » (comme l’était Google à ses débuts). L’entreprise est toujours en mode start-up : largement financée par des fonds levés auprès de sociétés de capital-risque. Sans cet argent, GitHub serait déficitaire. Or, si des entreprises comme Andreessen Horowitz (fondées par des anciens de) investissent 100 millions de dollars dans GitHub, elles espèrent probablement un retour sur investissement.

Or, la valeur de GitHub (en dehors de l’argent gagné sur les comptes privés), repose essentiellement sur le nombre de comptes utilisateurs (plus de 9 millions) et la quantité de code hébergé (plus de 20 millions de projets). Un peu comme la valeur de Facebook est largement déterminée par leur milliard d’utilisateurs.

GitHub étant en forte croissance, l’entreprise n’est pas à vendre. Cependant, rien ne permet d’affirmer qu’une fois une masse critique atteinte (et l’argent frais épuisé), GitHub ne se déclarera pas ouverte à un rachat. Et là, nul doute que Google pourrait être intéressé.

Alors, que faire ?

Pas touche à MES données.

S’autohéberger.

Participer à la résistance à ce mouvement centripète de « centralisation du web » ou les plus gros services deviennent toujours plus gros, mettant ainsi en péril — sous prétexte de confort — l’équilibre d’un Internet qui pourrait bien finir aux mains de quelques entreprises.

Mais autohéberger son code, ce n’est pas toujours simple, notamment lorsqu’il faut interagir avec de nombreux développeurs.

De nombreuses forges logicielles, aux codes sources libres, existent déjà. Citons par exemple (liste non exhaustive) :

  • Savannah (maintenu par la Free Software Foundation)
  • Gna ! (fork de Savannah, mais qui ne propose pas git)
  • les amis de TuxFamilly
  • la forge de l’Adullact, dédiée aux projets des collectivités
  • Gitlab.com (dont on va vous reparler plus bas 😉 )
  • Gitorious (qui vient de se faire racheter par… Gitlab, fait plutôt rare dans le milieu du logiciel libre)

Et Framasoft, dans tout ça ?

Forge logicielle Gitlab

Comme vous le savez (ou non), Framasoft s’est fixé comme objectif – en toute modestie ! – de « Dégoogliser Internet ». Oui, rien que ça.

Il s’agit d’un programme sur 3 ans, visant à :

  • sensibiliser le grand public sur les questions de centralisation du Web, de concentration/exploitation des données, et de vie privée ;
  • démontrer que notre meilleure chance de résistance se trouve dans le logiciel libre, en mettant en place une trentaine d’alternatives à des services fermés (Google Docs, Skype, Doodle, etc.), suivant une charte de services Libres, Éthiques, Décentralisés et Solidaires ;
  • essaimer, en encourageant et en accompagnant les structures qui, après avoir testé les services Frama*, souhaiteraient les mettre en place pour elles-mêmes (en clair, nous ne souhaitons pas recentraliser le Web « chez » Framasoft, mais bien aider les gens qui le souhaitent à s’auto-héberger).

Google Code, et plus largement GitHub, rentrent bien dans les critères de services au code source fermé, qui cherchent à attirer un maximum d’utilisateurs.

Dans notre démarche « Quitter Google », nous annoncions en mai 2014 que nous avions mis en place notre propre forge, basée sur le projet libre Gitlab.

Announcing : git.framasoft.org

Aujourd’hui, nous sommes heureux de pouvoir vous annoncer que la forge git.framasoft.org est désormais ouverte à tous.

Comme pour nos autres services (Framapad, Framadate, etc), nous vous encourageons à tester le service, sur lequel nous prenons les engagements de notre charte L.E.D.S.

Et, si ce dernier vous plaît, nous vous encourageons à… le quitter ! Par exemple en installant gitlab (nous proposerons dans les jours qui viennent une documentation en français, comme pour nos autres services).

https://git.framasoft.org permet la création de 42 dépôts maximum par compte (encore une fois, si vous avez besoin de plus, songez sérieusement à vous auto-héberger). En revanche, petits plus par rapport à GitHub, vous pouvez parfaitement créer des dépôts privés.

Par ailleurs, il est possible de « mirrorer » automatiquement vos dépôts sur GitHub : vous continuez à « engraisser la bête », mais vous êtes déjà moins dépendant, et vous conservez une visibilité auprès des presque 10 millions d’inscrits sur GitHub. Votre dépôt sur notre Gitlab est automatiquement poussé sur votre dépôt Github. C’est d’ailleurs la solution retenue par Framasoft, qui dispose toujours d’un compte GitHub, alors que les développements sont réalisés sur notre forge.

Pour mettre en place ce « mirroring », il suffit de nous écrire un petit mail sur http://contact.framasoft.org/, nous vous expliquerons la marche à suivre et nous nous occuperons du reste.

Comme on dit chez nous : « La route est longue, mais la voie est libre… »

EDIT : notre administrateur système vient de réparer la page d’import des dépôts Github sur notre Gitlab (accessible depuis l’interface de création de projet). Il n’a jamais été aussi facile de passer sur une solution libre !

Pierre-Yves Gosset est le délégué général de l'association depuis 2008. Tel un contrôleur aérien, il coordonne les différents projets de l'association en s'assurant que les avions décollent et atterrissent (à peu près) à l'heure.

47 Réponses

  1. Ce que je trouve embêtant dans la fermeture de Google Code, c’est que certains projets qui ne sont plus mis à jour vont disparaître… alors qu’ils servent toujours.
    C’est juste qu’il n’y a plus besoin de les mettre à jour.

  2. C’est vrai, mais dans ce cas là :
    * soit le développeur est toujours actif (même s’il ne touche plus au code), et il a plusieurs mois pour “déménager”.
    * soit le développeur n’est plus actif, et il restera possible (en tout cas pour les projets libres) de les dupliquer sur un autre espace (libre, espérons-le)

    Bref, tant qu’on s’en occupe, un logiciel libre ne devrait pas “mourir” 🙂

    • Mais est-ce possible de “dupliquer” facilement (comprendre en 3/4 clics) un code sur Google Code jusqu’à FramaGit ?

      • Arthur Poulet

        Il suffit de git clone pour récupérer tout le répo puis le push sur un gitlab.

        git clone googlecodeaddresse
        git remote add libre framagitaddressedunouveaurepo
        git push libre –all

        • Maïeul

          En fait le vrai souci dans les forges non libres n’est pas tellement le code, si du moins on utilise un gestionnaire de code décentralisé, que les tickets qui sont associés… et qui est bien souvent quelque chose d’inspensable.

      • Mike Brooks

        À partir de Google Code, tu exportes vers GitHub en cliquant sur le bouton “Exporter vers GitHub”, puis tu exportes le projet dans GitHub vers le FramaGitLab. 🙂

  3. Sébastien

    Très bonne initiative ! Mais dommage que Mercurial ne soit pas supporté. Je revendique ma nette préférence pour hg plutôt que pour git 😉

  4. Nassim

    De toute façon leur plate-forme n’était pas géniale. Niveau UX, Google a bien du mal je trouve à proposer des produits intuitifs.

    Sinon, il n’y a pas que Github, il y a aussi Bitbucket qui permet en plus d’avoir des dépôts privés sans débourser un euro.

    • Certes, mais le dépôt reste limité à 5 personnes. Mais c’est déjà mieux que rien.

      J’ai bataillé pour installer GitLab sur mon VPS debian. mais ça veux pas 🙁 du coup en attendant je suis bien content de trouver une instance de GitLab par FramaSoft, sans limitation (autres que le nombre de dépots qui reste quand même correcte).

      • J’avais aussi beaucoup galéré à l’installer depuis les sources, sans y réussir. Mais depuis juin 2014, Gitlab mettent à disposition un .deb, et c’est devenu extrêmement simple. La seule modif à y faire est de changer les ports du serveur web si tu as déja un apache ou nginix installé.

      • Nassim

        Si tu as un projet avec plus de 5 personnes et qui n’est pas libre, il s’agit d’un projet d’entreprise et là j’imagine qu’une entreprise peut se payer un compte payant sur Bitbucket ou Github.

      • chris

        SInon de nous jours, il y a docker ^^

        Perso, tous mes services auto-hébergé tournent sous Docker. Je te conseille https://registry.hub.docker.com/u/genezys/gitlab/

        docker pull genezys/gitlab
        docker run genezys/gitlab

        enjoy !

        D’ailleurs tu trouveras sur le docker hub quasi tous les services proposés par framasoft, fait ton marché et profite de ton serveur 😉

  5. Keizo

    C’est vrai qu’autohéberger tout ça c’est bien pratique et que github c’est le mal suivant leur CLUF.
    Mais si l’on veut de la participation sur les projets, il faudra toujours une place commune pour concentrer les gens (comme fais github.)
    La seule solution ? une solution tel que gitlab avec un site qui recense et intègre proprement les projets autohébergés.
    (coté visuel ca se connecte sur le mainframe, coté data ça va chercher sur ton serveur chez toi)
    Ça serai l’idéal…

    • Ta remarque est très juste. Il y a d’un coté le problème de l’infrastructure et de l’autre le problème de l’audience.

      C’est tout aussi valable pour les blogs et autres systèmes sociaux. On peut regarder du coté des gens d’IndieWebCamp.com qui travaillent sur ce sujet. http://indiewebcamp.com/

      Par exemple, ils ont un système appelé POSSE (Publish on your Own Site, Syndicate Elsewhere)
      http://indiewebcamp.com/POSSE ou on publie sur son propre site, et le système (libre et auto-hébergé) duplique vers les grands réseaux sociaux où se trouve l’audience. Un autre système, complémentaire, récupère les commentaires et les copie sur le blog de l’auteur.

      Pour voir un tel système en action, aller jeter un oeil chez Known : https://withknown.com/ (avec une super UX, en prime).

      –Tristan

  6. Très bonne idée. Je vais de ce pas migrer mes petits projets, ceux qui n’ont pas encore de ticket associés.

    Cependant quelques remarques:
    – on peut avoir pleins de petits projets, et du coup atteindre le niveau de 42, sans forcément avoir les compétences/les moyens pour monter sa propre forge.
    – est-ce qu’il y aurait moyen de traduire l’interface?

    • “– on peut avoir pleins de petits projets, et du coup atteindre le niveau de 42, sans forcément avoir les compétences/les moyens pour monter sa propre forge.”
      Et bien ça sera l’occasion d’apprendre 🙂
      Ou alors d’autres que Framasoft monteront une forge “illimitée” ou un “git.morethan42.org” 😉 et ça sera très bien comme ça. Nous, nous n’avons pas vocation à héberger la terre entière, et surtout nous devons limiter les potentiels abus.

      ” est-ce qu’il y aurait moyen de traduire l’interface?”
      Apparemment, pas pour le moment : https://gitlab.com/gitlab-org/gitlab-ce/issues/1

      • Maïeul

        oui, je comprend parfaitement que la forge framasoft n’a vocation qu’à disparaître face à des “forks”, et c’est tant mieux. Juste compter en nombre de projet plutôt qu’en taille disque me paraît étrange…

        effectivement, pas de traduction possible. Dommage… car si pour les dev ce n’est en général pas gênant, les utilisateurs eux …

  7. Malheureusement, encore un exemple qui montre que Framasoft ne crée pas mais copie bêtement ce que font les autres (souvent les américains d’ailleurs). Quelle est l’intérêt si on stagne ? Aucun.

    Montrez-nous que vous valez mieux que ça ! Innovez ! Inventez ! Créez !

    • Maïeul

      Framasoft n’a jamais eu vocation à développer des logiciels et à innover, mais à faire connaître le logiciel libre. Et proposer des services, tout en offrant les pistes pour les héberger soit même, est une manière de répondre à cet objectif.

    • Réponse en plusieurs points :
      * on n’est pas une association de développeurs
      * un truc qui marche tout seul, bien foutu, qui s’installe et se maintient bien, pourquoi ne pas l’utiliser ?
      * on a plein trucs pas américains : etherpad (le dév principal est anglais), wallabag (français), ttrss (russe), sans oublier framadate (français). Diaspora était américain à l’origine, mais la communauté qui s’en occupe à présent est internationale. On a encore 3 autres autres services qui viennent de France qui sortiront bientôt.
      * innover et pas copier ? Bah oui mais si on dit aux Dupuy-Morizeau de quitter les GAFAM en leur proposant des trucs qui n’y ressemblent pas du tout, ils ne migreront jamais. Donc, oui, généralement, ça se rapproche des trucs qui existent déja.
      * Tu imagines si on codait tout ce qu’on propose ? Et les maintenir ? Il nous faudrait une armée de développeurs.

      Voili, voilà.

  8. “Les développeurs de logiciels libres ont-il intérêt à utiliser GitHub ?” Vous auriez pu ajouter les problèmes du JavaScript propriétaire. https://www.gnu.org/philosophy/javascript-trap.html
    Petite erreur : “De nombreuses forges logicielles, aux codeX sources libres”

    • J’aurais tendance à dire que le javascript « proprio » (entre guillemets, puisqu’il peut être libre même si ce n’est pas déclaré dans les en-têtes des fichiers) est hors sujet ici : on parle d’hébergement de code, pas des bibliothèques qu’on utilise ou du javascript qu’on écrit. Sinon il faudrait parler des machines proprios (pas open hardware) sur lesquels ils développent, des OS proprios (tu serais surpris en voyant le nombre de mac au FOSDEM), des éditeurs de texte proprio (pas mal de développeurs aiment bien sublime text), des compilateurs proprios, etc, etc.

      Et non, Framasoft n’ira pas modifier tous les fichiers javascript de ses services pour y mettre les en-têtes préconisés par la FSF : on n’a simplement pas le temps (le faire une fois partout, vérifier qu’on n’a pas oublié un .js appelé plus tard, remettre les en-têtes à chaque mise à jour, regarder s’il n’y a pas de nouveau .js, etc).
      On ne commence pas une maison en posant le papier-peint de la cuisine, on coule les fondations, on monte les murs, etc. Bah les en-têtes dans le javascript de nos services, c’est le papier-peint. Comme on ajoute sans cesse de nouvelles pièces (des nouveaux services), et qu’on consolide sans cesse les anciennes pièces (les mises à jour), on n’a pas le temps de s’occuper du papier-peint 🙂

      • Ma remarque était à propos du JavaScript propriétaire du GitHub et du JS libre de GitLab (un avantage pour ceux qui tiennent à liberté). Du JavaScript libre l’est peu importe l’entête. J’écris quelques fois du JavaScript, et hormis d’indiquer la licence dans l’en-tête, je n’ai pas jamais vérifié que GNU LibreJS l’acceptait.
        Pour ce qui est du design de matériel libre, je ne le juge pas absolument nécessaire, pour l’instant du moins. http://www.wired.com/2015/03/need-free-digital-hardware-designs/
        Pour ce qui est des Mac, rien n’indique qu’il ne tourne pas sous GNU/Linux ou *BSD, étant donné qu’Apple ne restreint pas encore l’installation d’OS dessus. D’une manière générale, je pense qu’il serait bon d’arrêter de considérer que les gens utilisent forcément l’OS installé par défaut, parce que c’est faux et que ça amène certaines personnes lambdas à penser que changer l’OS est impossible ou presque.

  9. Pour utiliser au mieux la forge Framasoft git.framasoft.org, quel client “Git” recommanderiez vous d’utiliser sous Windows (GitHub for Windows, Git for Windows, SourceTree, …) ?

    • pifom

      Un client git n’est qu’une interface (plus ou moins) jolie/pratique pour git. Le protocole entre client et serveur est indépendant du client que tu utilises.
      Donc c’est plus une affaire de préférence personnelle qu’autre chose.

      Après si ta question est de l’odre de “Quel est le meilleur client git ?”… pour moi c’est la ligne de commande car plus puissante, mais un débutant voudra peut être plus se diriger vers un SourceTree (non libre !) qui est peut être abordable plus rapidement.
      Mais ça ne dispense pas par contre de comprendre les mécanismes qui sous-tendent la gestion de version avec git.

  10. Une de perdue, dix de retrouvées !

    (ps l’affichage des commentaires imbriqués bugge sur mobile, leur largeur est de moins en moins grande et les plus imbriqués (par exemple celui, au dessus, d’Arthur Poulet, n’est pas lisible en orientation portrait)

  11. slash

    Bonjour,

    Framasoft m’apprend que Google code va fermer. Catastrophe ! Justement, je ne l’utilise pas 🙂
    Sinon, c’est une bonne initiative. Concernant l’auto-hébergement d’une forge, j’utilise pour ma part Gogs [1]. C’est très pratique sur une petite machine, pour un usage perso.

    /

    [1] http://gogs.io/

  12. Korova

    Parfois, je me demande pourquoi j’ai choisi mercurial plutôt que git… 🙁 Pour ne pas faire comme tout le monde peut-être ? 😉 Mais trouver un hébergement mercurial, ça devient compliqué, alors que pour git, finalement, on a pas mal de choix…

    • Nassim

      Bitbucket permet justement de créer des dépôts git ou mercurial.

  13. bruno-legrand

    “On a encore 3 autres services qui viennent de France qui sortiront bientôt.”
    J’ai hâte de savoir lesquels ! Je passe de temps en temps sur degooglisons-internet pour voir s’il y’a de l’avancement et certains services m’intéresse bien (moteur de recherche/hébergeur de fichiers/hébergeur d’images/moteur de blog-site, entre autre). Est-ce que vous pouvez au moins me dire si les 3 services qui sortiront bientôt est un de ceux-là ?

    • Cyrille L.

      @bruno-legrand : en effet, un des services que vous espérez va sortir très très très prochainement 🙂

      • Rhôôô lui, comment il fait durer le suspense !! Il ne va pas en dormir du week-end !! 🙂

  14. Désolé mais perso je regardais tous les codes venant de Google code et je fais de même pour ceux de GitHub dès que je ne peux plus parler au dev d’origine et que je vois que le développement continu.

    Désolé mais si je vois que le code n’est plus vraiment maintenu et que je l’utilise et bien que je n’ai pas les connaissances d’un dev je m’en occupe pour mes besoins perso parce qu’il y a mon gout aucune ”vraie plateforme” libre.

    Perso j’ai 3 projets que je développe depuis des années avec des copains. On est auto-hébergé et on ne sait pas si nous allons publier le code parce qu’il n’est pas fini, mais il n’est pas au moins sur plate-forme proprio où n’importe qui peut avec un morceau de code qui plantera un système.

    Perso je suis pour n’accepter sur ce genre de plate-forme que des personnes sachant ce qu’elles font plutôt que de tuer le libre en laissant tous les codes non finis à la portée du tous.

  15. Bertrand Dunogier

    Bravo.

    J’ai beau apprécier Google sur énormément de points, je ne crois pas qu’il soit dans l’intérêt de qui que ce soit qu’ils hébergent du code. Heureusement qu’ils savent reconnaître quand ils font fausse route.

    Sur l’hébergement de source à proprement parler, j’apprécie l’analyse de GitHub, particulièrement sur le financement et la rentabilité à terme. Mon employeur utilise github pour du code privé également, mais ce n’est pas avec ce que ça coûte que cette boîte sera rentable.

    Je ne connaissais pas gitlab, donc c’est une bonne découverte. Je n’ai cependant pas spécialement envie d’héberger mes projets moi-même (pas spécialement ce que je préfère faire, même s’il y a un peu de fainéantise. Donc je vais regarder ce que propose Framasoft.

    Nous avons mille fois besoin d’un tel acteur qui rapproche ce qui est développé de ceux qui en ont besoin. Je suis encore plus ravi de voir qu’on arrive à fournir ce genre de service dans un cadre non lucratif.

    Je vais migrer un projet, je pense, pour commencer 🙂

  16. neiluj

    Je ne crois pas que ça ait été dit ici : Il est aussi possible d’héberger gratuitement des dépôts git (privés et publics) sur gitlab.com qui est une instance de gitlab enterprise edition.

  17. bruno-legrand

    @ Cyrille L, trop bien ! (pour le blog j’ai hâte, pour le moteur de recherche on à déjà quelques alternatives aux trucs proprios). 🙂

    @ Framatophe, même pas ! 😉 Je viens à peine de voir vos commentaire, du coup j’ai préserver mon week-end. :p
    D’ailleurs ce serait cool une petite case à cocher pour dire que l’on veut recevoir un mail s’il y’a des nouveaux commentaires sur l’article à partir du moment où on en à mis un de commentaire (et vu que pour en mettre un il faut notre adresse mail la boucle est bouclée).

    J’en ai cité 4 donc il y à 4 possibilités, le moteur de blog je serait trop content si c’est lui…..

  18. Bredt

    Salut,
    Bravo pour cette énième initiative !

    Je vais quand même jouer mon rôle de reloue : mais pourquoi du GitLab ? Vous abandonnez un dépôt GitHub pour devenir dépendant de GitLab. Alors oui, c’est sur, le code est Open Source, mais c’est quand même aux mains de GitLab, et en plus ça ne fait que du Git …

    Autre chose, vous citez ” forges logicielles”, mais vous mélangez les services de forges logicielles et les logiciels de forges en eux même …
    Savannah (FSF) est un service qui tourne sur le logiciel Savane (Fork de SourceForge)
    Gna! (FSF France) est un service qui tourne lui aussi sur le logiciel Savane
    TuxFamilly n’a pas de vraie forge a ma connaissance, mais gère des dépôts CVS, Subversion, GIT et Mercurial
    Adullact est un service orienté (administrations et collectivités) qui tourne sur le logiciel FusionForge (Fork de GForge fork de SourceForge)
    Gitlab est un service ET un logiciel

    Il faut savoir qu’il y a eu une initiative pour une réécriture de Savane en Phyton, mais qui est tombée a l’eau et que Savane est en train de fusionner avec FusionForge.

    On peut aussi citer Tuleap ou Codendi, tout deux GPL, tout deux Fork de SourceForge, mais principalement maintenus par deux boites.

    Au final, il ne reste pas beaucoup de logiciel de forge vraiment libre, vraiment communautaire, a part Redmine (pas encore cité, développé en Ruby, beurk) et FusionForge.

    Un truc bizarre, la plus part des logiciels cités sont majoritairement maintenus par des français !!! vas comprendre …

    Tout ça pour vous dire : Pourquoi ne pas avoir choisi FusionForge ? Je suis sur que l’équipe de FusionForge se serrait fait un plaisir de vous aider a monter le service …

    • Mike Brooks

      > Vous abandonnez un dépôt GitHub pour devenir dépendant de GitLab. Alors oui, c’est sur, le code est Open Source, mais c’est quand même aux mains de GitLab, et en plus ça ne fait que du Git …

      Tu fais fausse route : GitLab est un logiciel libre et est installé sur les serveurs de Framasoft. Donc pas de dépendance au service GitLab.

      Sauf si j’ai pas tout compris…

  19. PS : pour ceux qui cherchent un logiciel libre à installer sur le serveur, qui ressemble à GItHub, il y a Gogs (écrit en Go, sous licence MIT/Expat): http://gogs.io

    On a une instance (non officielle) disponible ici: https://notabug.org

    J’y ai récemment migré mes dépôts sans problème.

    • Le Squaloide

      Go c’est pas le langage de google? 🙂

  20. Jonathan Alibert

    Bonjour,

    Je suis admiratif du travail de Google (en terme qualitatif), mais atterré par la centralisation (je connais bien les problèmes concernant la vie privé). Ceci étant je suis aussi atterré par la masse de travail nécessaire pour mettre en place des solutions alternatives (je suis développeur !), ou non convaincu par la plupart des solutions prêtes à l’emploi. Pourquoi ne pas faire des campagnes pour que Google libère certains de ses outils ? Plutôt que de se battre inutilement (je ne pense pas que vous allez gagner…), je trouve que vous allez bien trop loin dans la diabolisation de Google, les plus beaux projets à venir proviennent de Google ou sont absorbés par Google (ce qui est un problème en soit) : prenez l’exemple du projet Ara qui risque fortement d’être ad vitam aeternam sous Android, qui pensez-vous d’autres qui aurait pu le faire au niveau de la capacité technique et des capacités d’organisation ? C’est LE projet le plus fou et surement le plus intelligent au monde sorti depuis l’avènement du premier smartphone. Quelle solution voyez-vous hormis d’espérer une nationalisation étatique d’un futur gouvernement mondial ou un contrôle des données de Google par l’Etat et les collectivités publiques voire un futur système P2P qui permet de conserver ses données “sous la main” ?

    Bien amicalement,

    un jeune écolo développeur/geek qui vient de rentrer en politique et qui a besoin de se forger une opinion, convaincu du bien du libre, mais pas du tout de la finalité de son combat.

    • >Je suis admiratif du travail de Google (en terme qualitatif), mais atterré par la centralisation (je connais bien les problèmes concernant la vie privé).

      > Ceci étant je suis aussi atterré par la masse de travail nécessaire pour mettre en place des solutions alternatives (je suis développeur !),

      La masse de travail est certes colossale, mais pas non plus insurmontable.
      Certaines alternatives libres valent bien celles de Google ou d’autres. Par exemple, gitlab est bien me foutu que ne l’était Google Code. Sympa ou Mailman peuvent faire sensiblement le même boulot qu’un Google Groups. Jabber (XMPP) fait le même travail qu’un Google talk.
      Et pour quelques millions d’euros, il serait possible de développer des alternatives à pas mal de produits Google.
      Mais il est certain qu’en comparant les équipes de développement de Google et celles “du libre”, on a clairement un problème de moyens. 10 bénévoles sur Diaspora* ne pourront *jamais* faire le boulot de 8000 salariés de Facebook. C’est une évidence.

      Cependant, il ne faut pas se tromper : oui, cette masse de travail est colossale, mais elle dépend surtout des moyens qu’on met en face.

      Autrement dit, oui, notre village gaulois est construit de huttes et de baraques en bois, face aux buildings de verre et de béton hauts de 90 étages de Google & co.
      Maintenant, ça me fait m’interroger : est-ce qu’on veut vraiment (en a-t-on la réelle utilité) des immeubles de 90 étages ?

      >ou non convaincu par la plupart des solutions prêtes à l’emploi.

      Je peux comprendre que tu ne sois pas convaincu.
      Tout comme plein de gens ne sont pas convaincus que prendre son vélo pour aller bosser soit une bonne idée pour eux (et c’est même souvent impossible). Maintenant, tant qu’on laisse les cyclistes vivre leur vie et dire sur internet “La voiture est un probleme, avez vous pensé à utiliser votre vélo ?”, je ne vois pas où est le problème.
      Perso, je n’utilise que du logiciel libre (SAUF pour le moteur de recherche, parce que même DuckDuckGo va chercher ces résultats chez Google) depuis des années (OS, suite bureautique, email, applications en ligne, etc) et je m’en sors plutôt bien (sans être informaticien ou développeur).
      Donc, c’est une question de choix. Et quand on est pas convaincu par un choix, ben il ne faut pas le faire.

      Bref, j’entends parfaitement que tu ne sois pas convaincu. Nous, on présente des solutions. Elles ne te conviennent pas, et tu ne semble pas motivé par le fait de vouloir aider. Aucun problème (vraiment). Peut être changera tu d’avis (ou pas), c’est justement la liberté de choix que l’on souhaite voir continuer d’exister.

      > Pourquoi ne pas faire des campagnes pour que Google libère certains de ses outils ?

      Parce qu’on ne demande pas à des boxeurs de faire du trapèze 🙂
      Nous (Framasoft), on sait que notre compétence va plutôt être dans la sensibilisation du *public*.
      Faire des campagnes de lobbying, on ne sait pas faire (et pour tout dire, ça ne nous interesse pas).
      Par contre, il y a de la place pour tout le monde : si tu pense que faire des campagnes de libération d’outils Google (ce que je pense être une très bonne idée, sincèrement), alors vas-y.
      Et si tu ne le fais pas (pas le temps, pas les compétences, autre chose à faire, etc) alors ne viens pas nous reprocher de ne pas le faire non plus.

      > Plutôt que de se battre inutilement (je ne pense pas que vous allez gagner…),

      Bon, on a compris : on est des idiots qui nous trompons de combat, ou qui s’y prennent comme des manches 🙂
      C’est peut être le cas (c’est même sans doute le cas 😛 ), mais encore une fois, je ne vois pas en quoi ça te dérange.
      Tu semble mieux savoir que nous ce qu’il faut faire et, j’insiste, tu as peut être raison.
      Mais plutôt que de venir pointer la paille que tu vois dans l’oeil de ton voisin, pourquoi ne pas mettre en oeuvre toi-même la solution que tu envisagerai ?

      > je trouve que vous allez bien trop loin dans la diabolisation de Google,

      Attention : on ne diabolise pas Google ! On pointe le fait que Google/GAFAM est un trou noir qui grossit de jour en jour et que personne ne semble capable de l’arrêter.
      Google is not evil (yet). Mais il pourrait le devenir.

      > les plus beaux projets à venir proviennent de Google ou sont absorbés par Google (ce qui est un problème en soit) : prenez l’exemple du projet Ara qui risque fortement d’être ad vitam aeternam sous Android, qui pensez-vous d’autres qui aurait pu le faire au niveau de la capacité technique et des capacités d’organisation ? C’est LE projet le plus fou et surement le plus intelligent au monde sorti depuis l’avènement du premier smartphone.

      Je sais pas, https://phonebloks.com/ par exemple ?
      Evidemment, ça n’a pas la puissance de Google. 7 employés contre 55 000, ça fait quasiment 1 contre 8 000…
      Mais si tu pense Arduino, Raspberry, etc, alors n’enterre pas trop vite la capacité des gens qui veulent des solutions libres à construire un village libre. Encore une fois, ça sera sans doute des huttes de bois par rapport à Ara et autres iPhone, mais au moins, nous, on essaie.

      > Quelle solution voyez-vous hormis d’espérer une nationalisation étatique d’un futur gouvernement mondial ou un contrôle des données de Google par l’Etat et les collectivités publiques voire un futur système P2P qui permet de conserver ses données « sous la main » ?

      Justement, on espère des systèmes d’autohébergement simples, fiables, extensibles. (type cozycloud, yunhost, freedombox, etc).
      Des volontaires bossent dessus, et rares sont ceux qui sont payés pour cela.
      Le projet “dégooglisons” n’a pour objectif que de faire un pont entre la situation actuelle et celle que l’on espère.
      (et à titre perso, je n’attend rien d’un état dont les élus sont démissionnaires et plus concentrés sur leurs plans de carrière que sur leur capacité à se mettre au service des citoyens qui, pourtant, paient leurs salaires).

      > Bien amicalement,
      Bien amicalement aussi 🙂

      > un jeune écolo développeur/geek qui vient de rentrer en politique et qui a besoin de se forger une opinion, convaincu du bien du libre, mais pas du tout de la finalité de son combat.

      Je pense qu’on avait bien compris 🙂
      Et heureusement que tu ne cherchais pas à être convaincu, car tu aurais frappé à la mauvaise porte. Nous (Framasoft) ne cherchons à convaincre personne. On explique juste (mal sans doute, on est d’accord) qu’il y a un problème avec la centralisation du web et des données. A côté de ça, on s’est dit “qu’est ce qu’on peut faire ?” et on a choisi d’agir dans une direction (celle de démontrer que le libre dispose d’alternatives).
      Après, que tu pense que la finalité du combat ne soit pas la bonne, ça ne pose aucun problème, parce qu’on a jamais dit qu’il n’y avait qu’une seule solution, une seule voie. Et encore moins qu’on avait les épaules pour porter toutes les idées.

      Tu dis être un jeune écolo : j’ai l’impression que tu viens de rentrer dans une ferme qui fait pousser des produits bio (la Framaferme ? 😉 ) et que tu viens dire aux agriculteurs : “Nan mais les gars, vous vous plantez, on ne peut pas lutter contre l’agriculture et l’élevage industriel. Ce qu’il faut, c’est écrire au Ministère de l’écologie qu’il faut interdire le nucléaire.”
      Euh, oui, peut tres bien être d’accord avec ça aussi, partager ton point de vue et tes valeurs. Mais on est une microferme bio parmi bien d’autres, et j’ai l’impression que tu crois que c’est à nous de porter tes choix.
      Tu dis que tu t’investi en politique (très bien !), et bien alors : porte tes combats, fais entendre ta voix. Ne demande pas aux autres de le faire à ta place, sinon, c’est qu’on continuera à prendre le système à l’envers.

  21. “Sans cet argent, GitHub serait déficitaire”, erreur GitHub est déficitaire mais ne vit que par l’argent levé (ce qu’on appelle les fonds propres).

    J’aurais plutôt écrit : ” sans cet argent, GitHub n’existerait plus”

  22. Bonne initiative, mais quel dommage de ne pas avoir choisi une forge sociale compatible avec plusieurs systèmes de gestion de sources.
    On ne peut pas être compatible avec tout, mais de là à n’être compatible qu’avec un seul, c’est l’extrême inverse…

  23. Pour être explicite, dommage de ne pas avoir choisi une forge sociale compatible avec mercurial (hg) comme rhodecode.

  24. Si FramaGit est censé être une alternative à GitHub, pourquoi l’authentification via GitHub est-elle activée ?
    Si je me connecte à Framgit avec un compte GitHub et qu’un jour GitHub tombe ou que mon compte GitHub est fermé pourrais-je toujours me connecter sur FramaGit ?
    Même question pour l’authentification via GitLab.com.

    • L’authentification Github est activée pour simplifier la transition et faciliter la participation sur les projets (chacun est responsable de ses usages). Un “vrai” compte est automatiquement créé une fois connecté donc même si Github tombe en panne il y a toujours moyen de basculer sur le “vrai” compte.