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La Nouvelle République - 16 février 2008Très bonne nouvelle et très bon article que celui paru le lundi 16 février dernier sous la plume de Sébastien Kerouanton dans la Nouvelle République.

Titré avec malice «  Le conseil général se libère des logiciels payants  », il nous raconte pourquoi et comment le conseil général des Deux-Sèvres migrera d’ici 2010 son parc d’un petit millier d’ordinateurs de la suite bureautique Microsoft Office à son alternative libre OpenOffice.org.

Outre cet article on pourra lire un rappel bienvenu de la situation chez les pionniers de la gendarmerie nationale (qui, non, rien de rien, non, ils ne regrettent rien), et deux encarts, l’un sur la différence entre logiciel libre et gratuit (qui pour ne pas évoquer le code source jongle un peu avec les droits de la propriété intellectuelle) et l’autre sur la galaxie du logiciel libre (où quelques logiciels phares sont cités, tout comme Framasoft d’ailleurs).

Vous les trouverez tous en pièce-jointe ci-dessous dans le pdf de l’article tel qu’il est apparu dans le journal papier (ou print chez les modernes).

Nous ne sommes pas là pour distribuer des bons points aux journalistes, mais grand merci. Cela fait non seulement plaisir à lire mais est également susceptible de faire réfléchir d’autres institutions (voire même directement des particuliers) qui hésitent à s’embarquer dans un similaire et salutaire processus.

Vous travaillez dans une collectivité territoriale qui demeure à quai avec Microsoft  ? Que ne diriez-vous de subrepticement imprimer le pdf pour le coller sauvagement près de la machine à café  !

Quant à la dernière phrase de l’article principal, je me l’encadre près de la cheminée  : «  L’objectif n’est pas seulement de faire des économies, mais de s’inscrire dans un mouvement politique de changement des comportements.  »

Le conseil général se libère des logiciels payants

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La Nouvelle République – Sébastien Kerouanton – Lundi 16 février 2008

Le conseil général va abandonner le coûteux Microsoft Office au profit d’un logiciel libre gratuit. De nombreuses administrations ont déjà fait ce choix.

Au revoir Microsoft Office, bonjour Open Office. Une petite révolution se prépare sur un petit millier d’ordinateurs du conseil général des Deux-Sèvres. D’ici 2010, les logiciels de bureautique de marque Microsoft devraient avoir disparu des PC, au profit de traitements de texte et tableurs d’origine «  libre  ». C’est à dire gratuits (ou presque, lire par ailleurs).

Gain théorique  : 150 € de licence annuelle par poste de travail. «  Mais il est trop tôt pour mesurer l’économie réelle, car les coûts induits les premières années ne sont pas encore définis, précise le premier vice-président, Alain Mathieu. Il ne s’agit pas simplement d’installer sur les ordinateurs un logiciel gratuit qu’on a trouvé sur internet  ! Reconfigurer les postes aura un coût  ».

Le nouveau programme devra en effet s’intégrer dans une longue chaîne informatique et «  communiquer  » avec de nombreux congénères  : des logiciels «  métier  », spécifiques à un service, développés ou modifiés en interne. «  Nous aurons forcément à gérer des problèmes de compatibilité, sur les documents Excel par exemple  », prédit Florian Morisset, responsable du service informatique, en charge du chantier de conversion. Il faudra aussi préparer au nouveau logiciel des utilisateurs habitués de longue date aux produits Microsoft. «  Nous en sommes à la première étape  : former des référents dans chaque service, qui pourront aider leurs collègues  », poursuit Florian Morisset.

Un chantier informatique et humain

Observe-t-on des réticences  ? «  Il y a des a priori infondés sur la qualité du produit, en raison de sa gratuité, et la confiance dans la marque, estime Alain Mathieu. Mais les performances d’Open Office sont largement suffisantes pour l’usage que nous en faisons  ». «  Les logiciels Word et Excel sont rarement utilisés au delà de 20  % de leurs possibilités  », confirme Florian Morisset.

«  Le déploiement d’Open Office sera prudent et progressif, reprend Alain Mathieu. L’objectif n’est pas seulement de faire des économies, mais de s’inscrire dans un mouvement politique de changement des comportements.  »

Les gendarmes ont gagné au change

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La Nouvelle République – Lundi 16 février 2008

Dans les brigades de gendarmerie des Deux-Sèvres et d’ailleurs, la conversion aux logiciels libres est déjà de l’histoire ancienne. Sur les 70.000 ordinateurs de la gendarmerie nationale (dont 450 pour notre département), la migration de Microsoft Office à Open Office s’est faite en 2005. «  Cette phase a duré un an et demi, et les problèmes ont été très limités, explique le lieutenant-colonel Xavier Guimard, à la sous-direction des télécommunications et de l’informatique. Nous avons aujourd’hui très peu de plaintes des gendarmes utilisateurs. A l’époque, il a surtout fallu recréer tous les modèles de documents, et former le personnel. 800.000 € ont été consacrés à la formation  ».

Une dépense à comparer avec les 2 millions d’euros investis jusque-là tous les ans dans les achats de licences… L’économie générée par les logiciels libres est considérable. D’autant qu’Open Office s’accommode d’ordinateurs moins performants. Cela génère des économies indirectes sur le renouvellement plus lent du parc informatique.

Les informaticiens de la gendarmerie ont aussi exploité l’accès au code source. La possibilité d’opérer dans les entrailles du logiciel  : «  Nous avons développé des applications particulières, dont un programme d’assistance dans la rédaction des procédures judiciaires. En communiquant avec deux autres logiciels, il permet au gendarme de gagner du temps  ». La gendarmerie estime que cette application créée grâce à l’accès au code source produit un gain annuel de… trois millions d’heures de travail. Prochaine étape  : l’adoption de Linux pour remplacer Windows. Cette transition se fera au rythme du renouvellement des unités centrales, et devrait être achevée d’ici cinq à six ans.

Repère

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La Nouvelle République – Lundi 16 février 2008

En matière de logiciel, «  libre  » et «  gratuit  » ne sont pas synonymes. Dans le premier cas, le concepteur du logiciel renonce à ses droits sur la propriété intellectuelle de sa création. Dans les faits, ce logiciel libre est souvent disponible gratuitement. Mais une société peut le commercialiser, avec par exemple un service après-vente. Au contraire, rien n’interdit à un créateur de logiciels de distribuer gratuitement l’un de ses produits, tout en en conservant la propriété intellectuelle. Ce «  gratuiciel  » n’est donc pas libre.

En savoir plus  : La galaxie libre

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La Nouvelle République – Lundi 16 février 2008

Parmi les logiciels libres les plus connus du grand public, citons Mozilla Firefox, un navigateur internet qui remplace déjà Explorer sur de nombreux PC. Du côté des messageries, c’est Thunderbird, cousine de Firefox, qui se positionne comme sérieux rival d’Outlook. Pour la bureautique, Open Office, en cours d’adoption au conseil général, détrône déjà Word et Excel dans plusieurs administrations. Moins répandu chez les particuliers, mais en croissance régulière, Linux  : ce système d’exploitation grignote le quasi-monopole de Windows. Clam et Clamwin sont les antivirus les plus connus de la sphère libre. Le second étant la version adaptée à Windows. A noter qu’il existe des logiciels libres dédiés à l’apprentissage, au graphisme, à la généalogie, des jeux, etc. (www.framasoft.net)

Edit  : Vive la presse régionale  ! Aujourd’hui (mardi 17 février) c’est au tour du Bien Public de nous pondre un article en tout point similaire, Logiciels libres  : les administrations et collectivités sont séduites, dont voici un extrait que je place au dessus de l’autre sur la cheminée  : «  Plus que le logiciel libre c’est l’esprit du logiciel libre qui nous séduit  : développement, mutualisation, partage d’expérience, enchérit le conseil général. Les vrais enjeux de cette démarche sont d’aboutir à un patrimoine de logiciels utiles aux missions du service public.  »

13 Responses

  1. Deubeuliou

    On peut lire, dans la définition de logiciel Libre: "le concepteur du logiciel renonce à ses droits sur la propriété intellectuelle de sa création"
    C’est un peu ambigu: à la première lecture, on comprend que l’auteur renonce à la propriété intellectuelle.

    À part ça, j’ai été surpris pas le coût de la formation OOo pour les gendarmes: je m’attendais à plus que les 800 k€ annoncés par l’article 🙂

  2. Silvyn!

    Idem, j’ai bondi en lisant ce passage !! il participe à la désinformation sur le libre finalement..

    ça relancera peut-être le débat de l’utilisation "abusive" de la "propriété intellectuelle".

    Je me trompe ou bien, mais un auteur de logiciel libre est bien titulaire de ses droits d’auteurs sur son oeuvre !?

  3. Frédéric la Nuance

    Je ne suis pas du tout d’accord avec les deux premières interventions (surtout la deuxième).

    Quand le gars dit : "En matière de logiciel, « libre » et « gratuit » ne sont pas synonymes. Dans le premier cas, le concepteur du logiciel renonce à ses droits sur la propriété intellectuelle de sa création. Dans les faits, ce logiciel libre est souvent disponible gratuitement. Mais une société peut le commercialiser, avec par exemple un service après-vente. Au contraire, rien n’interdit à un créateur de logiciels de distribuer gratuitement l’un de ses produits, tout en en conservant la propriété intellectuelle. Ce « gratuiciel » n’est donc pas libre."

    Ce n’est effectivement pas top super précis mais comme effort de vulgarisation on comprend tout de même le sens général qui est proche de la réalité. Globalement l’idée est là non ? L’erreur non commise aurait été de parler de "droits d’auteur" en disant que "le concepteur du logiciel renonce à ses droits d’auteur".

    Sinon franchement je suis fatigué de toutes ces premières interventions qui viennent pointer le tout petit détail sujet à caution en oubliant l’information générale qui elle va dans le bon sens. A taire complètement que le reste est positif vous donnez l’impression que ce simple petit détail discrédite tout le reste !!!

    – Voir par exemple ce billet de Tristan Nitot, tout fier d’annoncer la sortie d’une sympathique vidéo de promotion de Firefox sous licence Creative Commons by-nc-sa.

    Unique commentaire de "maz" (rien sur la qualité de la vidéo, rien de rien) : "C’est dommage qu’ils distribuent la vidéo sous une licence non libre."

    http://standblog.org/blog/post/2009

    – Voir aussi la Note du "Modérateur" donneur de leçons à cette revue de presse LinuxFr évoquant un opéra unique en son genre puisque son auteur est manifestement sensible aux logiciels libres.

    "NdM : même si l’auteur a fait l’effort de fournir le "code source" (la partition de l’opéra), il a retenu une licence non libre similaire à la CC-by-nc-sa n’autorisant aucun usage commercial de l’histoire ou des personnages."

    http://linuxfr.org/2009/02/09/25004

    Heureusement que vous n’êtes pas prof parce que tous vos élèves auraient eu soit 20/20 soit 0/20. Et comme la perfection n’est pas de ce monde, on aurait abouti à un 0/20 permanent pour tout le monde !

    Bon j’arrête là mais c’est vrai que c’est un positionnement radical qui non seulement irrite mais qui ne sert pas forcément la cause.

  4. Jo pas ingrat

    Tout à fait en phase avec Frédéric. Bravo la Nouvelle République, bravo son journaliste, bravo le CG de 2-Sèvres, bravo OOo et bravo Framablog 🙂

  5. gl

    Le mouvement prend de l’ampleur et l’on ne peut que s’en réjouir. Pour notre Faculté des Lettres et Sciences Humaines, il faudra encore patienter, mais sur notre site web (http://www.flsh.fr/content/view/124…) on propose désormais une logithèque constituée exclusivement de LL. C’est un début que profs et étudiants ont apprécié. Il faut poursuivre et encourager toutes les initiatives.

  6. Silvyn!

    Pour une fois que je pose une question…
    Dommage que vous ne répondiez pas à la question.

    "Globalement l’idée est là non ?"
    Et bien non du coup. Plus que l’utilisation de "propriété intellectuelle" c’est le mot "renonce" qui nous gène.
    J’aurai plus vu un texte du genre :
    "le concepteur du logiciel autorise la libre circulation, la modification, et la libre utilisation de sa création".

    Par contre, je mentiens que dans le contexte, c’est-à-dire dans l’encadré bien mis en avant, cela porte à confusion.
    Encore une fois, je ne prétend pas tout savoir, mais un auteur "unique" d’un logiciel libre, pourrait très bien rendre son logiciel propriétaire ?
    J’en conclut qu’il n’a rien perdu du tout, encore moins les droits de propriété intellectuelle sur son oceuvre.

    Ma culture sur le sujet est bien évidemment incomplète. Je souhaite juste citer ce premier passage :
    (source : http://www.ilv-experience.net/blog/…)
    "Ce n’est pas seulement l’éditeur que vous attaquez, mais des milliers d’auteurs qui, tous les jours, viennent sur InLibroVeritas pour mettre en ligne des œuvres qu’ils veulent partager librement avec leurs lecteurs. Œuvres littéraires qui sont toutes protégées par le Code de la Propriété Intellectuelle dont, moi éditeur, ne veut pas de cession exclusive des droits patrimoniaux. Je milite, ou plus exactement je combats, pour que les œuvres restent propriété des auteurs, qu’on puisse les partager et les échanger librement selon les mentions que les auteurs auront choisies et qu’on puisse mettre en place un modèle économique que manifestement vous ne voulez, ou ne pouvez, pas comprendre."

    Ou bien encore sur ce billet :
    (source : http://blog.venividilibri.org/index…)
    "Le logiciel est protégé en tant qu’œuvre et l’auteur dispose par ce fait d’un droit exclusif sur l’exploitation de ce dernier pendant un temps limité (en France et dans la plupart des pays signataires de la convention de Bernes, la durée de protection par le droit d’auteur est de 70 ans et cours à partir du 1er janvier qui suit la mort de celui-ci — les droits moraux, qui protègent le respect de l’œuvre et la paternité de son auteur, sont perpétuels).
    Les licences libres sont des contrats — cessions non exclusives de droits — qui autorisent gracieusement un certain nombre d’actes aux personnes détentrices d’une copie de l’œuvre"

    Puisque je suis dans les liens, je rajoute ce billet :
    http://blog.venividilibri.org/index

    Ah, pendant que je rédive ce commentaire, j’ai retrouvé l’article qui est peut-être la cause de mon rebond : "« Propriété intellectuelle » est un euphémisme malencontreux"
    http://www.ecrans.fr/Propriete-inte

    Je ne pense pas que mon commentaire soit contre-productif. Je me pose juste des questions.
    Bonne lecture et au plaisir de vous lire.
    Sylvain

  7. Deubeuliou

    Frederic:
    J’ai juste un peu tiqué en lisant ce passage, mais en relisant on voit en effet que le journaliste ne faisait pas de confusion.
    Ensuite, pour ce qui est de l’ergotage que tu déplore, je pense que c’est dû au fait que la majorité de ceux qui lisent les news libristes sont déjà convaincus. Du coup, on est tous conscient des enjeux, de l’importance d’une telle nouvelle pour le plan de domination du monde (oops, je l’ai dit) donc plutôt que de s’épancher sur les plus, on regarde ce qu’il y a a améliorer.

    Cependant, tu mets peut-être le doigt sur autre caractéristique: certains sont trop sur la défensive et ÇA, oui, ça peut être contre-productif, repousser les curieux etc.

  8. Tk

    @Silvyn!
    "Encore une fois, je ne prétend pas tout savoir, mais un auteur "unique" d’un logiciel libre, pourrait très bien rendre son logiciel propriétaire ?"
    Je ne suis absolument pas expert non plus, mais est-ce que le copyleft n’est pas fait pour éviter ça, même dans le cas d’un auteur unique ? (et dès lors qu’il y a diffusion d’un logiciel libre avec son code source, il n’y a potentiellement plus vraiment unicité de l’auteur)

    Je pense que c’est la déception de passer aussi près d’un article parfait de presse généraliste qui nous fait rester sur ce point de détail.

  9. Silvyn!

    On parlera alors de fork je pense, et le logiciel initial poursuivra sa vie avec la communauté autour du logiciel libre.
    Mais s’il a codé tout seul, à priori non il peut très bien le faire (forcément, sans dépendances, c’est certainement pas évident un truc comme ça).

    Enfin, certes je n’ai pas commencé mon premier commentaire par des félicitations, mais c’est pourtant ce que j’ai fait quand j’ai fait suivre le billet de mon agrégateur, d’autant plus que c’est dans une édition régionale voisine de notre journal local.

    Pour ma part, ce n’est pas la déception de passer à côté d’un article de presse généraliste.
    C’est vraiment sur le point que vous pensez être un détail, croyez-moi, ça rend sur le terrain la tâche encore plus difficile.
    Mais je veux bien faire mon mea-culpa sur cet aspect épidermique de la question du droit d’auteur. Tout comme je n’aime pas lire quelque chose que l’on trouve souvent : "un logiciel libre est un logiciel sans licence". Je le place au même niveau.

    La Nouvelle République nous a déjà fait l’honneur d’une belle page sur l’édition de Tours en 2007. Mais le journaliste (que je salue au passage s’il passe par ici) a publié depuis 2 livres sous licence libre, ça doit aider 🙂

  10. Beren

    Bonjour,
    Je pense que s’il y a une attaque de cet article sur ce point, c’est parce que nous sommes déjà des convaincus et souvent des militants du logiciel libre; nous sommes aussi assez bien informés de ce qu’apporte les différentes licences libres que leur différents aficionados défendent avec plus ou moins de bon sens ou de raisons. Parfois on a l’impression d’avoir des fanatiques religieux en face de soit, je le sais car je me suis déjà emporté excessivement avec un ami sûr le problème de "standard de fait" des documents de Microsoft mais c’est probablement le problème de croire si fort et passionnément en la cause du logiciel libre. Toutefois il faut bien se rendre compte que c’est devenu le dernier troll à la mode dans la sphère du logiciel libre : quel est la licence la plus libre dans tel ou tel cas ? Passons…

    Une remarque : nous avons un processus d’évolution des mentalités sur le logiciel libre qui suit le même chemin que la question environnementales aux Etats-Unis. Au niveau national rien n’est vraiment fait ni encouragé pour savoir s’il faut avoir une politique globale d’adoption (ou non mais pour nous c’est OUI bien sûr!!) du logiciel libre dans les administrations et tout particulièrement l’éducation. Au niveau local (conseil généraux ici) ou part branche (comme la gendarmerie), les choses bougent probablement d’abord pour des raisons économiques (c’est un mot dans l’air du temps), ensuite d’efficacité (avec les sources et de bons petits hackers euh… programmeurs) et enfin de concordance avec les valeurs démocratique, bien que nous sommes encore plus attachés à celles-ci. Comment ne pas faire cocorico et se reconnaître lorsque M. Stallman commence avec : "Je puis expliquer la base philosophique du logiciel libre en trois mots : liberté, égalité, fraternité." ?!

    Enfin revenons sur le thème de l’éducation qui reviens très justement dans les articles du Framablog. L’éducation est prépondérante car au delà de l’obtention d’un diplôme, le bac en particulier, c’est ce qui permet à tous futurs citoyens de savoir dans quoi il s’engage. Ainsi en particulier savoir écrire et compter permet de comprendre un contrat de travail, connaître l’Histoire permet de savoir ce qu’est une démocratie et comment et par quoi nous sommes passé pour y parvenir maintenant…

  11. Jean-Pierre

    De grâce, et non pas de Grasse (où je n’habite pas), relisez-vous avant de poster afin de nous épargner vos erreurs orthographiques ou grammaticales !
    Nous sommes LIBRES c’est probable, mais nous nous devons de respecter ceux qui nous lisent.
    Sur le fond, plus il y aura d’arguties Libre/Gratuit et moins on n’y verra clair.
    Je crie : AU SECOURS !

  12. Zef

    Nous avons tous bloqué sur cette phrase. Pour une fois un journaliste a eu et a pris le temps de faire un bon boulot, mais rien n’est jamais parfait. Bravo à lui, et un peu de tolérance de la part des lecteurs expérimentés, il suffit peut-être de lui faire savoir cette imprécision sur ce sujet qui certes est un des maux du libre (confusion libre/gratuit). Disons qu’il y a un bug dans son script, il suffit de le remonter afin qu’il ne soit pas répercuté dans le futur.

    Plus globalement la multiplication d’articles sur le libre dans la presse grand public est un signe qui ne trompe pas. Ca passe dans les mœurs et surtout ça y participe beaucoup. Qui plus est les articles sont de moins en moins mauvais (même s’il y a encore de sacrés progrès à réaliser au niveau de l’information des journalistes sur le libre), c’est également le signe d’une marche dans le bon sens.

    C’est vrai qu’il faut être vigilants sur les confusions, amalgames, et surtout récupérations (comme "Open" à toutes les sauces) dans les communications de masse. Le péril d’une dénaturation de la perception du mouvement libre est réel. Mais encore une fois, un peu de tolérance pour ce journaliste qui était à moins d’un poil Stallmanien du 10/10.

  13. Martin

    Pas tout à fait un 10 sur 10 lorsque l’on n’écrit pas OpenOffice.org 🙂
    Et RMS aurait aimé un Gnu/Linux certainement 😉
    La perfection n’est pas de ce monde (libre ou pas), y compris dans le journalisme.
    Mais c’est vrai que l’article a l’avantage de parler du libre sans mettre en avant Gnu/Linux.