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Khrys’presso du lundi 24 septembre

Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière.


Brave New World

  • Crédit social chinois : citoyens modèles et dictature numérique (abc.net.au – article en anglais)

    Le crédit social est comme un tableau de bord personnel pour chacun des 1,4 milliard de citoyens chinois.
    Ceux qui sont au bas de l’échelle peuvent être exclus de la société et interdits de voyage, ou se voir interdire l’accès au crédit ou à des emplois gouvernementaux.
    Le système sera renforcé par les systèmes de surveillance de haute technologie les plus récents au moment où la Chine s’efforce de devenir le leader mondial de l’intelligence artificielle.
    Les caméras de surveillance seront équipées d’un système de reconnaissance faciale, de scan corporel et de géolocalisation afin d’avoir à l’œil chaque citoyen constamment.
    Des applications pour smartphones seront également utilisées pour recueillir des données et surveiller le comportement en ligne au jour le jour.
    Ensuite, des mégadonnées provenant de sources plus traditionnelles comme les dossiers gouvernementaux, y compris les dossiers scolaires et médicaux, les évaluations de sécurité de l’État et les dossiers financiers, seront introduites dans les scores individuels.

    Les systèmes de crédit social à l’essai en sont maintenant à divers stades de développement dans au moins une douzaine de villes à travers la Chine.
    Plusieurs entreprises collaborent avec l’État pour nationaliser le système, coordonner et configurer la technologie et finaliser les algorithmes qui détermineront le score national des citoyens.

    C’est probablement le plus grand projet d’ingénierie sociale jamais tenté, un moyen de contrôler et de contraindre plus d’un milliard de personnes.
    Si elle réussit, ce sera la première dictature numérique du monde.

  • Objets connectés : la Californie pourrait interdire les mots de passe par défaut trop peu sécurisés (engadget.com – en anglais)

    Si un appareil nécessite que vous vous connectiez, les fabricants devront utiliser des mots de passe préprogrammés uniques – donc plus jamais le username: admin/password: admin – ou bien vous faire changer le mot de passe à la première connection. Les entreprises devront également « équiper l’appareil d’un dispositif de sécurité raisonnable ou de dispositifs adaptés à la nature et à la fonction de l’appareil ».

    Un personnage dit : c'est bien qu'ils finissent par s'en préoccuper...

  • La société américaine de fabrication de matériel agricole John Deere refuse aux fermiers leur droit à la réparation (wired.com – en anglais)

    La réparation est un gros business. Et les monopoles en ce domaine sont profitables. Demandez par exemple à Apple, qui a fait pression à maintes et maintes reprises contre la mise à disposition, dans des ateliers de réparation tiers, de pièces de rechange ou d’informations. C’est la raison pour laquelle Big Ag a été si réticent à faire la moindre concession au mouvement grandissant en faveur du droit à la réparation.

  • Un assureur américain baisse ses prix si le client accepte d’utiliser un bracelet de santé (numerama.com)
    Un personnage dit : et une fois que tout le monde aura un joli bracelet, les prix seront fixés en fonction de votre état de santé

Spécial France

la poule de Chemla à la fenêtre surveille les croquettes et dit "all your croquettes are belong to us"
Les multiples visages de la surveillance prédatrice. Photo par Laurent Chemla

 

Spécial GAFAM

Spécial Journée internationale contre les DRM du 18 septembre

Les lectures de la semaine

Les découvertes de la semaine

Les BDs/graphiques/photos de la semaine

Deux personnages prennent le café. Le personnage de gauche dit : toujours aussi corsé, ton espresso ; la personne de droite répond : yep, et encore j'ai essayé comme d'hab de ne pas faire trop long... Mais si tu en reveux, clique sur ma tasse !

Merci à Goofy pour le coup de patte 🙂

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Khrys’presso du lundi 17 septembre

Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière. Une revue web assurée avec maestria par Khrys !


Un personnage dit : ouais ouais, Khrys par-ci, Khrys par-là, heureusement qu'on est là pour illustrer, nous...

Brave New World

Photo d'un robot terminator
Photo par Di Lujan (CC BY-ND 2.0)

 

Spécial France

Spécial GAFAM

Spécial 12 septembre

Les lectures de la semaine

Les BDs/graphiques/photos de la semaine

Les vidéos/podcasts de la semaine

Les autres trucs chouettes de la semaine

Deux personnages prennent le café. Le personnage de gauche dit : toujours aussi corsé, ton espresso ; la personne de droite répond : yep, et encore j'ai essayé comme d'hab de ne pas faire trop long... Mais si tu en reveux, clique sur ma tasse !

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Khrys’presso du lundi 10 septembre


Brave New World

Spécial France

 

Spécial GAFAM

Agir

Les mini-cours de la semaine

Les lectures de la semaine

  • Les CGU des plateformes, bientôt transformées en parodie de conventions collectives ? (scinfolex.com)
  • De la fiabilité façon Facebook (affordance.typepad.com)

    Si l’approche de Facebook me paraît au moins aussi alarmante que la mise en place du Social Credit en Chine, c’est bien sûr parce qu’elle peut potentiellement s’appliquer à 2,5 milliards d’individus.

    C’est ensuite parce que l’essentiel de ces 2,5 milliards d’individus vivent pourtant dans ce qu’il est encore convenu d’appeler des démocraties et qu’une démocratie prête à tolérer ce genre de pratique n’est plus très éloignée d’une dictature ou d’un gouvernement autoritaire les instituant. « Si tu veux la paix prépare la guerre », et si tu veux l’avènement d’un gouvernement autoritaire habitue les gens à être en permanence scrutés et quantifiés.

    C’est aussi parce que personne n’est capable de dire à quelle échelle réelle ce scoring est mis en place ni bien sûr quels en sont les critères complets et exacts. Critères qui s’ils étaient rendu publics seraient immédiatement détournés pour que chacun puisse mieux s’y conformer ou mieux s’en détourner. […]

    Et c’est enfin car derrière ce score de « fiabilité » ne cherche même plus à se cacher l’idée aussi folle qu’inquiétante d’une rationalisation automatisée ou automatisable d’un rapport individuel à l’information absout de tout rapport collectif à une quelconque forme de vérité(s) objectivable(s).

  • Concrètement, comment rendre les algorithmes responsables ?
  • En finir avec l’anonymat sur Twitter, la fausse bonne idée (liberation.fr)
  • Cory Doctorow: Big Tech : Nous pouvons faire mieux que des monarchies constitutionnelles (locusmag.com – en anglais)

    The vision of the “techno utopia” is a democracy: a world where anyone who wants to can participate in the shape of the future, retooling, reconfigur­ing, remapping the systems around them to suit their needs.

    The vision of the techlash is a constitutional monarchy. We start by recog­nizing the divine right of Google, Amazon, Facebook, Apple, and the other giants to rule our technology, then we gather the aristocracy – technocrats from government regulatory bodies – to place modest limits on the power of the eternal monarchs.[…]

    It is profoundly undemocratic that a small cabal of nerds working for tech giants gets to make deci­sions that adversely affect the lives of billions. It’s even more undemocratic to ban anyone from altering that code to protect themselves from its harms. Con­stitutional monarchies are bullshit. The democratic alternative is to give people control over their tech­nological lives – to seize the means of computation and put it into the hands of everyone who wants it.

    La vision de la « techno-utopie » est celle d’une démocratie : un monde où chacun peut participer à l’élaboration de l’avenir, en réoutillant, reconfigurant, ré-adaptant les systèmes qui l’entourent à ses propres besoins.

    La vision de la « techlash » est celle d’une monarchie constitutionnelle.
    Nous commençons par reconnaître le droit divin de Google, Amazon, Facebook, Apple, et les autres géants de diriger notre technologie, puis nous rassemblons l’aristocratie – les technocrates des organismes de réglementation gouvernementaux – pour placer de modestes limites au pouvoir des rois éternels.

    Il est profondément antidémocratique qu’une petite cabale de nerds travaillant pour des géants de la technologie puisse prendre des décisions qui affectent la vie de milliards de personnes. Il est encore plus antidémocratique d’interdire à quiconque de modifier ce code pour se protéger de ses méfaits. Les monarchies constitutionnelles sont des conneries. L’alternative démocratique est de donner aux gens le contrôle de leur vie technologique – de saisir les moyens de calcul et de les mettre entre les mains de quiconque les veut.

  • Comment tuer socialement un lanceur d’alerte ? Mode d’emploi en « démocratie » ! (theconversation.com)
  • « Plus vous lisez en diagonale, plus votre cerveau réclame de la rapidité » (usbeketrica.com)
    Une grand-mère devant son ordinateur dit : on va essayer de lire le plus droit possible alors...
  • « Les robots pourraient ne plus nous porter le moindre intérêt » (usbeketrica.com)
  • So We Got Tracked Anyway (youbroketheinternet.org – en anglais)
  • Les métiers de la sécurité du numérique sont-ils réservés aux hommes ? (theconversation.com)

Les BDs/graphiques/photos de la semaine

Les vidéos/podcasts de la semaine

Les autres trucs chouettes de la semaine

  • Wiki Loves Monuments : Le plus grand concours de photo du monde revient en 2018
  • Le site de l’association OpenStreetMap France a été mis à jour et il est très chouette !
  • Chasse à la publicité clandestine dans Wikipédia : un grand nettoyage cet été
  • Funkwhale : Eliot franchit le pas (framablog.org)
  • En 1974, ils avaient donné le prix Nobel à son directeur de thèse. Aujourd’hui, elle a gagné un prix de 3 millions de dollars (www.npr.org – en anglais)

    Bell Burnell is donating her prize winnings to the U.K.’s Institute of Physics, where they will fund graduate scholarships for people from under-represented groups to study physics.

    « I don’t want or need the money myself and it seemed to me that this was perhaps the best use I could put to it, » she told the BBC, adding that she wants to use the money to counter the « unconscious bias » that she says happens in physics research jobs.

    The astrophysicist noted there has been an upside to the Nobel snub all those years ago.

    « I feel I’ve done very well out of not getting a Nobel prize, » she told the Guardian. « If you get a Nobel prize you have this fantastic week and then nobody gives you anything else. If you don’t get a Nobel prize you get everything that moves. Almost every year there’s been some sort of party because I’ve got another award. That’s much more fun. »

    Bell Burnell a fait don de son prix à l’Institut de Physique du Royaume-Uni, qui financera des bourses d’études supérieures pour des personnes issues de groupes sous-représentés afin qu’elles puissent étudier la physique.

    « Je ne veux pas et n’ai pas besoin de l’argent moi-même et il m’a semblé que c’était peut-être le meilleur usage que je pouvais en faire », a-t-elle déclaré à la BBC, ajoutant qu’elle voulait utiliser l’argent pour contrer le « biais inconscient » qui existe selon elle pour les postes de recherche en physique.

    L’astrophysicienne note qu’il y a eu un bon côté à cette non-attribution de Nobel tant d’années plus tôt.

    « J’ai l’impression que ne pas recevoir de prix Nobel m’a très bien réussi », a-t-elle dit au Guardian. Lorsqu’on reçoit un prix Nobel, on a cette fantastique semaine et après, plus personne ne nous donne quoi que ce soit d’autre. Alors que sans prix Nobel, on reçoit tout ce qui bouge. Tous les ans ou presque, on a fait une fête parce que je gagnais un nouveau prix. C’est bien plus amusant. »

Deux personnages prennent le café. Le personnage de gauche dit : toujours aussi corsé, ton espresso ; la personne de droite répond : yep, et encore j'ai essayé comme d'hab de ne pas faire trop long... Mais si tu en reveux, clique sur ma tasse !

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Khrys’presso du lundi 3 septembre


Brave New World

Spécial France

Spécial GAFAM

Les lectures de la semaine

  • Colonisation numérique, peut-on contourner les GAFAM ? Qu’attend le Libre ? (andre-ani.fr)
  • Les logiciels libres meurent lentement sans contributions (framablog.org)
  • La « Commons Clause » de Redis : une mauvaise réponse à de vraies questions ? (scinfolex.com)

    Le problème du « capitalisme de surveillance » réside autant dans la surveillance que dans le capitalisme lui-même, or le mouvement du Libre et de l’Open Source s’est interdit d’attaquer le fond du problème à cause de « l’agnosticisme économique » inhérent à la manière dont les quatre libertés du logiciel libre ont été formulées.
    La Peer Production Licence a eu le mérite de montrer la possibilité d’une autre voie, mais il en a résulté un prototype encore imparfait. D’autres tentatives de formulation de licences à réciprocité sont actuellement en cours. […]

    Voilà précisément ce qu’il manque à la Commons Clause de Redis Labs pour mériter réellement son nom : un lien assumé avec la transformation sociale et la responsabilité sociale, associé à une vision économique claire capable de distinguer chez un acteur marchand un comportement prédateur d’un comportement génératif. On peut donc dire au final que la Commons Clause constitue une mauvaise réponse à de bonnes questions. L’erreur de Redis Labs est de prétendre faire du Commun en ne prenant en compte que la protection de son propre modèle économique, sans voir que l’enjeu véritable n’est pas microéconomique mais macroéconomique. Il consiste à mettre fin aux liens de dépendance qui font encore trop souvent des Communs numériques de simples pseudopodes du Capital participants à sa reproduction, là où l’urgence absolue consiste à se donner les moyens d’en sortir.

  • Quand Twitter se casse les dents sur le droit d’auteur (scinfolex.com)

    Tout cet écosystème toxique de « valorisation » des contenus et des données personnelles reposait sur un enchaînement de clauses de cession de droits et d’autorisations dans lequel le TGI de Paris vient de donner un grand coup de pied. Il ne serait donc pas étonnant que Twitter fasse appel de cette décision, car elle le frappe au cœur même de son modèle économique dont on voit mal comment il pourrait le garder intact s’il devait se conformer au jugement.

    Mais d’un autre côté, cette décision […] livre aussi une arme redoutable à la société civile, car les mêmes causes produisant les mêmes effets, toutes les plateformes du capitalisme de surveillance sont désormais à la merci de qui voudra les attaquer, puisque leur fonctionnement repose en grande partie sur de telles clauses abusives, qui ne sont désormais plus que des tigres de papier.

  • Algorithmes Frankenstein : les mortelles conséquences d’un code imprévisible (theguardian.com – en anglais)

    tableau pseudo médiéval : Saint-Georges demande à maistre Franc-Caillou quel est ce dragon horrible, l'autre répond que c'est un bogue d'algorithme
    L’origine du dragon pourfendu par Saint-Georges enfin élucidée grâce à ce document retrouvé sur http://htck.github.io/bayeux/#!/

    « The problem is that we’re building systems that are beyond our intellectual means to control. We believe that if a system is deterministic (acting according to fixed rules, this being the definition of an algorithm) it is predictable – and that what is predictable can be controlled. Both assumptions turn out to be wrong.
    It’s proceeding on its own, in little bits and pieces. What I was obsessed with 20 years ago that has completely taken over the world today are multicellular, metazoan digital organisms, the same way we see in biology, where you have all these pieces of code running on people’s iPhones, and collectively it acts like one multicellular organism.
    There’s this old law called Ashby’s law that says a control system has to be as complex as the system it’s controlling, and we’re running into that at full speed now, with this huge push to build self-driving cars where the software has to have a complete model of everything, and almost by definition we’re not going to understand it. Because any model that we understand is gonna do the thing like run into a fire truck ’cause we forgot to put in the fire truck. »

Les BDs/graphiques/photos de la semaine

Les vidéos/podcasts de la semaine

* Tout est numérique, c’est fini, mais les podcast sont toujours en ligne (franceinter.fr)
* John Turturro Introduces America to the World Wide Web in 1999: Watch A Beginner’s Guide To The Internet (openculture.com)

Les autres trucs chouettes de la semaine

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Khrys’presso du lundi 27 août


Brave New World

 

Spécial GAFAM

L’action de la semaine

Directive sur le droit d’auteur : des manifestations se préparent en Europe le 26 août (numerama.com) – cf aussi le site Save your internet today

Agir toujours

Les lectures de la semaine

Les BDs/graphiques/photos de la semaine

Les vidéos/podcasts de la semaine

Les autres trucs chouettes de la semaine

Nous utilisons donc dat:// dans Beaker pour permettre la publication à partir du navigateur, où au lieu d’utiliser un serveur, l’auteur⋅e d’un site Web et celles et ceux qui le parcourent aident à héberger ses fichiers. C’est un peu comme BitTorrent, mais pour les sites web !

Deux personnages prenant le café. Le personnage de gauche dit qu'il est encore corsé, l'espresso de cette semaine, celui de droite répond qu'il n'a pas tout lu et que pour le lungo perso, il suffit de cliquer sur sa tasse

Avec toujours un grand merci à Goofy pour son coup de patte !

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Khrys’presso du lundi 20 août


Brave New World

It’s no surprise that Americans generally hate their ISPs. After all, companies like Comcast not only routinely abuse a lack of competition to drive up prices, but they often provide some of the worst customer service in any industry in America. That’s when they’re not busy happily killing net neutrality or lobbying for the death of other meaningful consumer protections.
But in countless parts of the country, consumers are increasingly turning to community-run broadband networks as an alternative to this cavalcade of dysfunction. More than 750 communities around the country have now either built their own broadband networks or built local cooperatives in a quest for better, cheaper service.
[…]
The multi-decade effort by ISPs like AT&T, CenturyLink and Comcast to take the right of self-determination away from local communities only highlights how terrified incumbent ISPs are of these communities taking matters into their own hands.
Il n’est guère surprenant que les Américains détestent généralement leurs FAI. Après tout, des entreprises comme Comcast non seulement profitent régulièrement du manque de concurrence pour augmenter leurs prix, mais fournissent aussi parmi les pires services clientèle que l’on puisse trouver aux USA. Et ça, c’est quand elles ne sont pas occupées à éradiquer allègrement la neutralité du net ou à faire du lobbying pour supprimer d’autres protections importantes des consommateurs.
Mais dans d’innombrables régions du pays, les consommateurs se tournent de plus en plus vers des réseaux de fournisseurs internet communautaires pour trouver une alternative à cette accumulation de dysfonctionnements. Dans le pays, plus de 750 communautés ont désormais soit construit leur propre réseau, soit construit des coopératives locales afin de bénéficier de services meilleurs et moins chers.
[…]
L’effort mené depuis plusieurs dizaines d’années par des FAI tels que AT&T, CenturyLink et Comcast, en vue de retirer le droit à l’auto-détermination à des communautés locales, ne fait que souligner à quel point les FAI en place sont terrifiés par le fait que ces communautés puissent prendre les choses en main.

fausse tapisserie de bayeux : un personnage montre sa création : voici mon prototype de machine de votation. Le personnage de droite, armé d’une hache, dit que la machine est mal configurée et qu’il va régler le bogue rapidement
Déjà au XIe siècle les machines à voter étaient controversées…
(document retrouvé sur http://htck.github.io/bayeux/#!/)

Spécial GAFAM

Les lectures de la semaine

  • La libellule et la muraille (affordance.typepad.com)

    Il ne s’agit plus de savoir si nous acceptons ou si nous refusons ce traçage publicitaire (débat permis et en partie résolu par le RGPD) ; il s’agit de savoir si nous acceptons ou si nous refusons cette forme de néo-fascisme documentaire propre au totalitarisme littéral des plateformes et le cadre économico-politique qui est sa condition d’existence première.
    Les « repentis » de la Silicon Valley l’ont dénoncé de l’extérieur. Désormais les employés de ces firmes tentent de s’y opposer de l’intérieur. Il reste aux citoyens, c’est à dire à nous-mêmes, à terminer le boulot.

    Un premier personnage demande : qu'est-ce que tu fabriques encore ; le second, armé d'une sorte d'arbalète répond : je m'entraîne à la chasse aux libellules

  • Mark Zuckerberg est complètement à la ramasse, comme le sont tous les Big Boys de la tech (bloomberg.com – en anglais)

    I’m imagining being their mom, feeling for them. They all started out wanting to make the world a better place using cool technology, and here they are, dealing with all of this democracy and public responsibility stuff, which they never signed up for and honestly don’t have the chops to handle.
    As their fictional mom, I’d like to offer some advice. Retire, step aside. Maybe find a new hobby. Ask someone smarter and more educated, thoughtful, and civic-minded to decide on the future of your companies.
    Je m’imagine être leur mère, avoir des sentiments pour eux. Ils ont tous commencé en voulant rendre le monde meilleur à l’aide de technologies cool, et les voilà qui se retrouvent face à tous ces trucs de démocratie et de responsabilité publique, pour lesquels ils n’ont pas signé et qu’ils n’ont honnêtement pas l’échine de gérer.
    En tant que leur mère fictive, je voudrais leur offrir mes conseils. Retirez-vous, écartez-vous. Trouvez peut-être un nouveau passe-temps. Et demandez à quelqu’un de plus intelligent, instruit, réfléchi et conscient des valeurs civiques, de décider du futur de vos entreprises.

    Un personnage dit : il faut toujours écouter sa maman

  • Les fourberies du Dark UX (framablog.org)

Les BDs/graphiques/photos de la semaine

Les vidéos/podcasts de la semaine

Les autres trucs chouettes de la semaine

Deux personnages prenant le café. Le personnage de gauche dit que c'est espresso et non expresso la bonne orthographe, celui de droite répond que pour le lungo, il suffit de cliquer sur sa tasse

À nouveau un gros merci à Goofy pour le coup de patte 🙂

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Khrys’presso du lundi 13 août


Brave New World

Spécial GAFAM

Spécial France

Les lectures de la semaine

  • Pourquoi nos ordinateurs portables sont devenus extra-fins, extra-légers et extra-nuls (motherboard.vice.com)
    Un personnage s'énerve devant son ordi : pourquoi t'es aussi nul, toi !!!
  • Fournisseurs d’emails, arrêtez de faire de la merde ! (framablog.org)

    Que pouvez-vous faire ? Eh bien, à part changer de fournisseur de mail (connaissez-vous les CHATONS ?), vous pouvez contacter le support de votre fournisseur actuel, lui expliquer la situation et lui dire que ce n’est pas normal. Nous pouvons vous fournir, le cas échéant, les codes d’erreur retournés par son serveur pour les mails que nous vous envoyons. Peut-être qu’en étant suffisamment nombreux à râler, la situation évoluera.

  • RGPD : Les « dark patterns », ou comment s’asseoir sur le Règlement (open-freax.fr)

    Tout est pensé pour que la collecte de données personnelles puisse continuer à avoir lieu. Le tout bien caché derrière un petit assistant en 4-5 écrans qui vous explique que olala le RGPD on l’a bien pris en compte. Et quand vous creusez… C’est la cata.

  • Les tests ADN de généalogie peuvent paraître bon marché. Mais vos données personnelles en sont le prix (theguardian.com – en anglais)

    In short: if you really want to spend your cash to discover that you are descended from Vikings (spoiler: if you have European ancestry, you are) or you have blue eyes (try a mirror), go ahead. But be aware of what you are really giving up, and consider the potential risks if things go wrong.
    Résumons : si vous voulez vraiment dépenser votre argent pour découvrir que vous descendez des Vikings (spoiler : si vous avez des ancêtres européens, la réponse est oui) ou si vous avez les yeux bleus (essayez un miroir), allez-y. Mais soyez conscient de ce que vous lâchez réellement, et pensez aux risques potentiels si les choses tournent mal.

  • Et si la vidéosurveillance était complètement inefficace ? (slate.fr)

    Personne portant une vidéo de surveillance en carton sur sa tête dans des escalators
    Image de
    Endstation Jetzt
    – Aktion gegen Videoüberwachung
    (CC BY 2.0)

    Les caméras de vidéosurveillance ne dissuadent que très peu les délinquants (qui se contentent le plus souvent de commettre leurs délits ailleurs), et ne permettent que rarement d’en retrouver. Elles n’ont par exemple pas pu empêcher les attentats de Nice, en dépit de onze repérages effectués par le terroriste avec un véhicule d’un poids prohibé dans cette partie de la ville. Les fonctionnaires qui doivent regarder ces vidéos à longueur de journée témoignent eux d’un ennui profond.
    Ces caméras sont qui plus est mal entretenues, et même souvent mal situées ; de nombreuses caméras se contentent ainsi de filmer les feuillages des arbres tout au long de l’année. Celles qui sont installées par les commerces enfreignent elles souvent la loi (absence d’autorisation du préfet, public non informé, images conservées indéfiniment, etc.).

  • La reconnaissance faciale est l’outil d’oppression idéal (medium.com – en anglais)

    Because facial recognition technology holds out the promise of translating who we are and everywhere we go into trackable information that can be nearly instantly stored, shared, and analyzed, its future development threatens to leave us constantly compromised. The future of human flourishing depends upon facial recognition technology being banned before the systems become too entrenched in our lives. Otherwise, people won’t know what it’s like to be in public without being automatically identified, profiled, and potentially exploited. In such a world, critics of facial recognition technology will be disempowered, silenced, or cease to exist.
    Puisque la reconnaissance faciale promet de traduire en information traçable – pouvant être quasi-instantanément engrangée, partagée et analysée – qui nous sommes et tout endroit où nous nous rendons, son développement futur menace de nous laisser constamment compromis. L’avenir de l’épanouissement humain dépend du bannissement de la technologie de reconnaissance faciale avant que ce système ne devienne trop ancré dans nos vies. Sinon, les gens ne connaîtront plus le sentiment de pouvoir être en public sans être automatiquement identifié, profilé, et potentiellement exploité. Dans un tel monde, les gens critiques vis à vis de la reconnaissance faciale se verront privés de tout pouvoir, réduits au silence ou cesseront d’exister.

  • Surveillance de masse: les tyrans du passé en rêvaient, la Chine l’a fait (slate.fr)
  • Aldous Huxley à George Orwell: ma vision infernale du futur est meilleure que la tienne (1949) (openculture.com – en anglais)

Les BDs/graphiques/photos de la semaine

Les vidéos/podcasts de la semaine

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Khrys’presso du lundi 6 août


Brave New World

dessin du geektionnerd generator : samouraï enragé qui brandit son arme en fonçant vers un corbeau. Il crie : MEURS SALE DRONE. Le corbeau plus haut répond : pfff, n'importe quoi.

Spécial GAFAM

copie d'écran dune page qui déclare en anglais : j'en ai plein le c** de facebook
Image de Chris Dorward (CC BY 2.0)

Spécial France

Les lectures de la semaine

  • Le web est encore une arme du DARPA (medium.com – en anglais)
  • Pourquoi est-il aussi difficile de décentraliser le web ? (computing.co.uk – en anglais)
  • Le web à la con (pxlnv.com – en anglais)

    Prenons cet article de CNN, par exemple. Voici ce qu’il contenait quand je l’ai chargé :
    Onze polices web, totalisant 414 KB
    Quatre feuilles de style, totalisant 315 KB
    Vingt iframes
    Vingt-neuf requêtes HTTP XML, totalisant environ 500 Ko.
    Environ une centaine de scripts, totalisant plusieurs mégaoctets – bien qu’il soit difficile d’en déterminer le nombre et la taille réelle car certains des scripts sont des « balises » qui se chargent une fois que la page est techniquement téléchargée.
    La grande majorité de ces ressources ne sont pas directement liées à l’information sur la page, et j’inclus la publicité. Bon nombre des scripts qui ont été chargés le sont uniquement à des fins de surveillance : des analyses auto-hébergées, dont il existe plusieurs exemples ; diverses sociétés d’analyse extérieures comme Salesforce, Chartbeat et Optimizely ; et des widgets de partage de réseaux sociaux. Ils mettent mon processeur en surchauffe et font couiner d’épuisement mon ordinateur vieux de six ans. Je ne demandais pourtant pas grand-chose : j’ai ouvert un document textuel sur le Web.

  • Tout ce qui est mauvais à propos de Facebook l’est pour une seule et même raison (qz.com – en anglais)

Les BDs/graphiques/photos de la semaine

Un personnage écrasé par la chaleur, dit : un expresso, par cette chaleur ? Un deuxième personnage répond : oui, paraît qu'il faut boire chaud quand il fait chaud. Et pour la version allongée, suffit de cliquer sur l'image

À nouveau un grand merci à Goofy pour le coup de patte !!!

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