[Communiqué] Framasoft condamne toute tentative de censure sur Wikipédia

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Ne craignant pas le ridicule ni l’effet Streisand dont elle a inévitablement été l’objet, la DCRI (Direction Centrale du Renseignement Intérieur) a récemment illustré sa méconnaissance de ce qu’est l’encyclopédie libre et collaborative mondiale en tentant de censurer une page dont tout porte à croire qu’elle est loin de divulguer des informations classées secret défense.

L’association Framasoft se déclare profondément choquée par des mesures d’intimidation dignes d’un autre temps dont a été victime Rémi Mathis, contributeur bénévole de Wikipédia. Nous resterons très attentifs à la tournure des événements et déclarons notre soutien à Wikimédia France, l’association dédiée à la promotion de Wikipédia.

Parmi les innombrables réactions et le buzz de la twittosphère mondiale, lire particulièrement  :

Goofy

je lis des livres et mange des nouilles.

6 Responses

  1. peupleLà

    On en parle aussi
    – en Allemagne : http://www.heise.de/newsticker/meld
    – ou en Suède, où Mattias Blomgren, président de Wikimedia Suède, s’étonne qu’on puisse agir ainsi dans une démocratie comme la France : http://www.ajour.se/fransk-sakerhet

  2. Être opposé à la censure, c’est évidemment une position louable que l’on ne peut que partager. (Même si, une censure tentée de façon aussi grossière ne présente que peu de risques d’efficacité.)
    Que cette opposition à la censure doive nécessairement conduire à soutenir l’association «Wikimédia France», par contre, là le lien logique m’échappe.

  3. Le lien vers l’article du monde ne fonctionne pas. Celui-ci dessous devrait aller mieux :
    http://www.lemonde.fr/technologies/

  4. La DCRI, la DCRI, voyons voir… Ah ouiii ! LA DCRI ! (hi-hi!).

    Une administration très compétente. Mais enfin pourquoi en vouloir à des gens si respectueux de l’État de Droit ?

    ? En haute-Corrèze (où j’habite) nous l’aimons beaucoup. En novembre 2008, elle sut y faire une démonstration de son intelligence et de sa magnanimité dont on attend encore le point final.

    ? À Toulouse, en mars 2012, elle a aussi su s’illustrer par un professionnalisme dont les conséquences sont d’une ampleur beaucoup moins drôles que celle de l’amuse gueule du moment.

    ? Gageons qu’il y en aura d’autres ; on voit mal que le pays de Descartes et de Jean-Baptiste Poquelin puisse se passer de gens aussi cultivés.

    La République — qui à défaut d’être la connasse de service est plutôt bonne fille — PAYE ses gens-là grassement. Et le Peuple — qui à défaut d’être le connard de service est plutôt bon gars — ferme les yeux sur cette forfaiture.

    Par ailleurs, on entend souffler le vent de ce que d’aucun nomment une « proto-dictature ». Qui souffle le vent récolte la tempête.

  5. Je ne sais pas si la DCRI est soumise au droit français, mais la Loi n°2004-575 du 21 juin 2004 LCEN, Article 6-4 dit ceci :

    « Le fait, pour toute personne, de présenter aux personnes mentionnées au 2 [ndlr: aux hébergeurs] un contenu ou une activité comme étant illicite dans le but d’en obtenir le retrait ou d’en faire cesser la diffusion, alors qu’elle sait cette information inexacte, est puni d’une peine d’un an d’emprisonnement et de 15 000 Euros d’amende. »

  6. Voir aussi (moins grandiloquent) : http://www.ecrans.fr/Renseignements