L’art de vivre de Richard Stallman

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Goûts musicaux, culinaires, vestimentaires, etc. vous saurez tout (ou presque) sur Richard Stallman  !

En récente conférence à l’Ubuntu Party de Paris, je cherchais un article simple et léger à faire faire à Internet pour illustrer la traduction collaborative sur Framapad. Je me suis souvenu de ce lifestyle de Richard Stallman qui intéressera peut-être ceux que le personnage interpelle ou fascine au delà de son action directe en faveur du logiciel libre.

Le passage sur le port (ou pas) de la cravate est particulièrement savoureux ;)

Preliminares - CC by-sa

Le mode de vie de RMS

RMS lifestyle

Richard Stallman – dernière version 2013 – Site personnel
(Traduction  : goofy, P3ter, yanc0, Garburst, Cyb, kaelsitoo, yostral, Asta, VIfArgent, yostral, tcit, Chuckman, Jim, Framartin)

Je n’ai pas de préférence particulière pour ceci ou pour cela.

Je n’ai pas de nourriture favorite, de livre favori, de chanson favorite, de blague favorite, de fleur favorite ou de papillon favori. Mes goûts ne fonctionnent pas de cette manière.

En général, dans les domaines des arts ou des sensations, les choses peuvent être bonnes de trente-six manières et elles ne peuvent être comparées ni classées. Je ne peux juger si je préfère le chocolat ou les nouilles, car je les aime différemment. Ainsi, je ne peux pas déterminer quel est mon aliment préféré.

Domicile

Jusqu’en 1998 environ, mon bureau au MIT était aussi mon lieu de résidence. C’était même mon adresse officielle pour voter. Aujourd’hui ma résidence est à Cambridge, pas loin du MIT. Cependant, j’y suis rarement étant donné que je voyage beaucoup.

Musique

  • Parmi les genres musicaux que j’apprécie on trouve la musique folk espagnole (mais pas le Flamenco), la musique folk lettone, le fiddling folk suédois, la musique traditionnelle marocaine, la musique de danse des Balkans, la musique de danse folklorique turque, la musique classique turque, la musique arménienne classique, la musique chorale géorgienne, la musique classique indienne (j’ai tendance à préférer la carnatique à l’hindoustani), la musique orchestrale javanaise et balinaise, la musique traditionnelle vietnamienne, la musique de cour japonaise (Gagaku), la musique de danse folklorique japonaise (Minyo), la musique folklorique des Andes (sauf quand les paroles sont en espagnol et d’inspiration romantique), et la musique traditionnelle folk américaine quand elle est vivante.
  • J’aime les arts musicaux européens, mais j’ai moins d’attrait pour eux que je n’en ai eu il y a quelques décennies.
  • J’aime la musique polyphonique des époques médiévales. Surtout à partir de 1200, avec le hoquet. Toutefois, le chant grégorien a une complexité suffisante pour m’impliquer.
  • Je n’apprécie pas tellement le jazz, peut-être parce que je n’en connais pas assez à son sujet. Cependant, j’aime quelques fusions qui incluent le jazz. Par exemple, la musique de mariage bulgare (une fusion de la musique folk jazz et bulgare) et le jazz latino.
  • J’aime certaines œuvres avant-gardistes — par exemple, le pianiste Conlon Nancarrow.
  • Si quelque chose est populaire aux États-Unis, je le trouve la plupart du temps ennuyeux, mais il y a de temps à autres des exceptions. J’ai aimé la majeure partie de ce que j’écoutais à la radio avant les Beatles. Aux alentours de 1980, il y a eu une autre époque à laquelle j’ai entendu sur les radios des autres une quantité importante de musique que j’aimais.
  • Je déteste particulièrement la musique country. Je n’aime pas non plus le rock «  dur  », ou les ballades romantiques lentes. Le «  heavy metal  » est trop «  dur  » à mes oreilles  ; de toute manière le son dans un gamelan de bronze est bien plus grave.
  • Quand un style de musique étranger commence à devenir populaire aux États-Unis, cela prend souvent une tournure que je n’approuve pas. Par exemple, j’aime la musique de danses folkloriques bulgares mais j’en ai assez des chœurs féminins qui sont devenus un hit aux USA dans les années 80. À cette époque, la musique de Youssou N’Dour était intéressante, mais quand il a commencé à faire des disques en visant les goûts américains et européens, l’étincelle s’est éteinte.

Nourriture

  • Je suis un omnivore  : je vais tester presque n’importe quoi si cela ne me dégoûte pas.
  • Je refuse de manger les animaux les plus intelligents, comme les singes, les cétacés et les perroquets.
  • Une fois, à Taiwan, j’ai mangé des insectes, surtout des larves d’abeilles et des criquets. J’ai aimé les larves d’abeilles, et j’espère avoir l’occasion d’en manger à nouveau. Lors d’une autre visite à Taiwan, j’ai mangé du serpent (deux sortes de serpent, selon deux préparations différentes). J’ai bien aimé, mais pas énormément non plus.
  • Le thon cuit a un goût horrible. C’est une énorme perte de cuire le thon  !
  • Je refuse de manger des ailerons de requin, parce que la pêche pour les ailerons décime les requins. Pour des raisons semblables, j’ai à présent des doutes sur les sushis de thon (bien que j’aime ça).
  • Je soutiens le boycott total de Coca Cola Company, en réponse au meurtre des délégués syndicaux en Colombie et au Guatemala. Je n’utiliserai aucun des produits de cette société et j’espère que vous les rejetterez aussi.
  • «  Petit déjeuner  »  ? Est-ce cette chose que les gens mangent le «  matin  »  ?

Religion

  • Je suis athée, pour des raisons scientifiques. La théorie de la religion sur le monde naturel («  c’est cette voie parce que Dieu l’a décidé ainsi  ») n’explique rien du tout, elle remplace une question par une autre.
  • J’ai aussi rejeté l’idée que l’opinion de Dieu nous donnerait une ligne de conduite morale. Un dieu qui permettrait qu’autant de souffrances arrivent — la plupart n’étant pas le résultat du libre arbitre de quelqu’un — n’est certainement pas utile en tant que guide. Il aurait tout autant le droit à une opinion que vous ou moi mais son opinion n’aurait pas de droit à un quelconque respect supplémentaire.
  • La religion n’offre pas de raccourci moral. C’est à nous de juger ce qui est bon et ce qui est mauvais.

Vêtements

  • Toutes mes chemises ne sont pas rouges ou mauves, bien que beaucoup le soient. J’aime ces couleurs.
  • Aucune de mes chemises ne porte de messages (tels que des mots, ou des symboles). Cette pratique me semble manquer de dignité, c’est pourquoi je ne porte pas de vêtements ornés de symboles, même pour des causes que je soutiens. Ce n’est pas un refus basé sur des raisons éthiques, donc cela ne me dérange pas de vendre des casquettes et des t-shirts portant des slogans pro-logiciels libres au nom de la FSF mais je refuse d’en porter moi-même.
  • Par principe, je refuse de posséder une cravate.

Je trouve les cravates inconfortables, donc je n’en porte pas. Si les cravates étaient simplement une option vestimentaire, je refuserais simplement de les utiliser mais il n’y aurait aucune raison de faire tout un tapage à ce sujet. Cependant, il y a une pression sociale absurde sur les hommes pour qu’ils portent des cravates. Ils le font dans le but d’aspirer à devenir le patron.

Lorsque je travaillais au MIT, j’étais choqué que les diplômés du MIT, des gens qui auraient pu imposer eux-mêmes leurs conditions pour avoir un emploi, se sentaient obligés de porter des cravates à des entretiens d’embauche, même pour des entreprises qui (ils le savaient) avaient le bon sens de ne pas leur demander de porter des cravates au travail.

Je pense que la cravate signifie : «  Je serai un employé tellement servile que je suis prêt à faire des trucs complètements stupides juste parce que vous me dites de les faire.  » Se rendre à un entretien d’embauche sans cravate est une façon de dire que vous ne voulez pas travailler pour quelqu’un qui cherche des employés serviles.

Les gens qui portent des cravates dans ces circonstances sont des victimes-complices  : chaque personne qui craque sous la pression et porte une cravate augmente la pression sur les autres. C’est un concept central pour comprendre d’autres formes de propagations de cochonneries, comme les logiciels propriétaires ou Facebook. En fait, c’est grâce aux cravates que j’ai d’abord compris ce phénomène.

Je ne condamne pas les victimes-complices, puisque ce sont d’abord des victimes avant d’être des complices. Mais je crois que je ne dois pas être l’un d’eux. J’espère que mon refus de porter une cravate rendra la chose plus aisée à refuser pour d’autres.

La première fois que j’ai visité la Croatie, il y avait dans ce pays une grande campagne de publicité basée sur l’origine de la cravate («  Cravate  » et «  Croatie  » sont de la même famille). Vous pouvez imaginer mon dégoût pour cette pub — et donc j’ai appelé ce pays «  Cravatland  » pendant un moment.

La tenue correcte exigée par la Free Software Foundation nécessite une casquette à hélice, tout le reste est optionnel. Quand bien même nous n’appliquons pas cette règle.

«  Cartes de fidélité  »

Je refuse d’avoir des cartes de fidélité personnelles car elles sont une forme de surveillance. Je préfère payer un peu plus pour ma vie privée et résister à un système abusif. Allez voir sur nocards.org pour plus d’informations à ce sujet.

Cependant, ça ne me dérange pas d’utiliser la carte ou le numéro de quelqu’un d’autre de temps en temps pour faire des économies. Ça ne me surveille pas moi.

J’utilise les cartes Grand Voyageur des compagnies aériennes puisque de toute façon elles demandent à connaître mon identité. Cependant, je n’achèterai rien d’autre avec cette carte pour obtenir des miles, parce que je préfère payer comptant et rester anonyme.

Téléphones Portables

Je refuse d’avoir un téléphone portable car ce sont des dispositifs de localisation et de surveillance. Ils permettent au système du téléphone d’enregistrer les déplacements de l’utilisateur, et beaucoup (peut-être tous) peuvent être convertis à distance en dispositifs d’écoute.

En outre, la plupart d’entre eux sont des ordinateurs avec des logiciels non libres installés. Même s’ils ne permettent pas à l’utilisateur de remplacer le logiciel, quelqu’un d’autre peut le remplacer à distance. Dès lors que le logiciel peut être modifié, nous ne pouvons pas le considérer comme équivalent à un circuit. Une machine qui autorise l’installation de logiciels est un ordinateur, et les ordinateurs devraient tourner avec des logiciels libres.

Quand j’ai besoin d’appeler quelqu’un, je demande à une personne à proximité de me laisser passer un appel.

Vacances

La plupart du temps je ne m’occupe pas des vacances, sauf Grav-mass (NdT  : L’anniversaire de Newton, le 25 décembre, i.e. Noël). Elles n’ont pas d’effet direct sur moi, étant donné que je travaille lorsque je le décide (c’est-à-dire la plupart du temps) et fais autre chose lorsque je le désire.

Si j’avais une famille, et que les vacances étaient une occasion particulière pour pratiquer une activité de loisir lorsque les autres n’ont pas à aller au travail ou à l’école, cela serait une raison rationnelle de s’y intéresser. Toutefois, j’ai décidé de ne pas avoir de famille, et je n’ai pas besoin d’attendre des vacances pour voir mes amis.

La plupart des fêtes sont devenues des événements commerciaux  : les relations publiques des grandes compagnies ont inculqué aux gens qu’acheter des trucs pour leurs amis et leur famille était «  la chose à faire  » ces jours-là, qu’il s’agissait de la plus sincère expression d’amour. Je n’aime pas me sentir obligé d’offrir un cadeau pour un événement sans valeur, et je ne veux pas recevoir de cadeaux dans ces circonstances non plus  ; ainsi, je m’abstiens.

Trains

J’aime les trains, et je préfère prendre le train pour plusieurs heures que prendre l’avion.

Toutefois, je refuse catégoriquement de prendre les trains Amtrak car ils vérifient les identités des passagers (parfois, pas toujours). Rejoignez-moi dans le boycott d’Amtrak jusqu’à ce qu’ils arrêtent d’exiger l’identification.

Apprentissage de langues

Dans un premier temps, j’utilise un manuel pour apprendre à lire la langue et des enregistrements audio pour m’initier à la prononciation des mots. Une fois le manuel terminé, je commence à lire des romans pour enfants (pour les 7-10 ans) avec un dictionnaire. Je passe ensuite aux livres pour adolescents quand je connais assez de mots pour que la lecture soit assez rapide.

Lorsque mon vocabulaire est suffisamment développé, je commence aussi à utiliser la langue dans les emails que j’échange avec des natifs.

Je n’essaie pas vraiment de parler une langue tant que que je ne connais pas suffisament de mots pour dire les choses complexes que j’ai, d’ordinaire, envie de dire. Les phrases simples sont à peu près aussi rares dans mes discours que dans cet article. En plus, je dois connaître la façon de demander comment dire telle ou telle chose, ce que signifie tel ou tel mot, comment différencier le sens de certains mots, et comment comprendre les réponses. J’ai commencé à parler français lors de ma première visite en France. Je décidai, lors de mon arrivée à l’aéroport que je ne parlerai que français pendant les six semaines de mon séjour. Ce fut frustrant pour mes collègues dont l’anglais était bien meilleur que mon français. Mais cela m’a permis d’apprendre.

J’ai décidé d’apprendre l’espagnol quand j’ai vu une page dans cette langue et me suis rendu compte que je pouvais en lire une grand partie (étant donné mon niveau de français et d’anglais). J’ai suivi l’approche décrite ci-dessus et j’ai commencé à parler espagnol lors d’une visite à Mexico quelques années plus tard.

Quant à l’indonésien, je n’ai pas assez de vocabulaire pour parler tout le temps cette langue quand je suis en Indonésie, mais j’essaie de le faire autant que je peux.

Éviter l’ennui

J’ai horreur de m’ennuyer, et comme j’aime accomplir beaucoup de choses, je n’aime pas perdre mon temps. Ainsi, j’ai toujours avec moi un ordinateur et un livre. Lorsque je dois attendre quelques minutes et que je peux m’asseoir, je travaille. Lorsque je dois rester debout, ou n’ai pas assez de temps pour accomplir quelque chose de significatif sur l’ordinateur, je lis.

Lorsque j’attends mes bagages à l’aéroport, je fais toujours une de ces deux choses. Et je vois les gens autour de moi, inquiets et passifs. Quel gâchis.

Crédit photo  : Preliminares (Creative Commons By-Sa)

16 Responses

  1. gillou

    je ne savais pas que vivre était un art .

    tout ce qui est art est un sujet captif du capitalisme .

    lien : http://fr.wikipedia.org/wiki/Gilles

    L’esthétisation du monde : vivre à l’âge du capitalisme artiste, Paris, Gallimard, 2013 (avec Jean Serroy)

  2. JoeDoe

    Je suis tout à fait sensible à ses remarques très pertinentes et toujours logiques.
    Je pense aussi la même chose si ce n’est pour le dernier point sur l’ennui…
    J’ai eu un père qui pensait aussi « je vois les gens autour de moi, inquiets et passifs. Quel gâchis. »
    C’était un brasseur de vent et un complexé, son truc c’était de toujours s’occuper avec quelque chose, et jamais de temps pour réfléchir avec son fort intérieur, toujours avec son intellect.
    Il n’a jamais rien fait de grand.

    J’aime aussi, lorsque j’attends, me recueillir dans moi et penser ou faire le vide dans mon esprit, un peu comme au golf (ça prend trop de temps d’aller sur un green alors qu’on peut faire cet exercice lorsqu’on a rien à faire de précis)…
    Pourtant je suis un peu comme RML, j’aime penser et pense que l’intellect est l’essence de l’Homme. Faire attention à la portée de mes choix et actions pour moi est important c’est pourquoi j’ai choisi les logiciels libres. Mais savoir écouter son esprit est plus important que d’écouter en loop son cerveau.

    Merci aux traducteurs pour cet excellent article 🙂

  3. guguyildi

    Oui opinion intéressante mais n’oublions que c’est un choix de vie et un avis parmi tant d’autres. Je trouve le ton très prétentieux et moqueur. Bien qu’il ait raison sur beaucoup de points, une grande majorité de personnes n’ont pas les moyens de vivre comme lui et n’ont pas non plus le temps de se positionner sur toutes ces questions parce qu’ils doivent s’occuper de leur famille et travailler de longues heures de leurs mains. Alors s’ils peuvent ne rien faire une fois en attendant le train ou l’avion, je crois qu’ils l’ont mérité et personne ne devrait les dénigrer pour autant.

  4. Ginko

    @guguyildi ,

    Ou la la, on n’a pas le droit de constater que les gens qui attendent leurs bagages à l’aéroport son inquiets et passifs. Et en plus si on émet l’opinion sur son propre site web que l’on considère que c’est un gâchis, on les dénigre ? Mais pourquoi est-il si méchant ?

    Moi-même à l’aéroport je suis passif la plupart du temps en attendant mes bagages et inquiet quand 70% des autres gens ont déjà récupéré tous leurs bagages et sont déjà partis. C’est un fait. Si rms a l’énergie de faire autre chose et la volonté / la facilité de rester serein, grand bien lui fasse. Je ne me sens nullement outragé par son opinion…

    Quand à ses avis et à ses choix de vie, il ne me semblent pas banals (« parmi tant d’autres »). L’une des rares personnalité publiques à avoir des opinions et valeurs claires et consistantes et surtout l’une des très rares à les respecter quasiment tout le temps et à les incarner. Qui peut en dire autant ? 0,00001% des gens ?

    Enfin sur son temps moqueur et prétentieux (le « très » est fortement exagéré… mais c’est mon humble avis, un parmi tant d’autres !), ça fait partie du personnage, mais il suffit de le rencontrer pour constater qu’il est aussi sympathique et « doux » que ses idées sont dures et affûtées.

  5. tala

    La vie personnelle de RML me le rendrait plutôt antipathique… mais ce que je me demande surtout, c’est l’intérêt que peut présenter cet article pour les logiciels libres ou le « libre » en général.

  6. chris

    Je n’ai pas rencontré RMS personnellement, mais j’ai lu sa biographie (http://www.framabook.org/stallman.h…).
    Il faut le prendre tel qu’il est , un monde plein de RMS doit être difficile à vivre, un monde sans RMS aussi.
    SA vision du monde est forcément décalée par rapport au bipède moyen, comme je me sens en décalage avec le monde quand je vois le nombre de hits de « Gangnam Style ».
    Mais je suis persuadé que nous avons de la chance d’avoir un RMS.

  7. totaris

    tout cela est du bla-bla .

    le soi- disant RMS n est plus qu un yuppie comme les autres .

    a la votre .

  8. tygab

    > Aucune de mes chemises ne porte de messages (tels que des mots, ou des symboles). Cette pratique me semble manquer de dignité, c’est pourquoi je ne porte pas de vêtements ornés de symboles, même pour des causes que je soutiens. Ce n’est pas un refus basé sur des raisons éthiques, donc cela ne me dérange pas de vendre des casquettes et des t-shirts portant des slogans pro-logiciels libres au nom de la FSF mais je refuse d’en porter moi-même.

    > Cependant, ça ne me dérange pas d’utiliser la carte ou le numéro de quelqu’un d’autre de temps en temps pour faire des économies. Ça ne me surveille pas moi.

    > Quand j’ai besoin d’appeler quelqu’un, je demande à une personne à proximité de me laisser passer un appel.

    Effectivement, l’éthique sous-jacente tient sur une étiquette de cravate 😉

  9. foobar

    « Quand j’ai besoin d’appeler quelqu’un, je demande à une personne à proximité de me laisser passer un appel. »

    En gros c’est mal d’avoir un téléphone parce que c’est un dispositif de surveillance, par contre quand ça l’arrange il aime que quelqu’un en ait un 🙂
    Idem pour les cartes qui réduisent les coûts… pas super logique quand même à mon avis!

  10. @foobar:
    Je crois qu’on a tous un tel parasite parmi nos connaissance. Le gars qui demande qu’on lui prête son téléphone parce que le sien n’a plus de crédit, ou est déchargé, ou est resté chez lui, …

  11. Ginko

    @foobar,

    Lorsque les autres utilisent des logiciels privatifs et que les restrictions qui en découlent débordent sur lui, rms milite pour que les autres arrêtent d’utiliser ces logiciels ou, au pire des cas, qu’ils ne lui transmettent pas de fichier dans un format fermé.

    Est-ce que les téléphones portables ou les cartes de fidélité des autres sont nuisibles pour lui ? La réponse semble être non, d’où le fait qu’il les utilise.

    rms est un hacker : il essaie de corriger les problèmes d’abord pour lui-même. Ensuite si ça peut aider les autres, ils partage ses idées.

    J’imagine que s’il constate que tu as un téléphone portable, il va te rappeler que c’est un dispositif de surveillance. Mais y’a de grandes chances que tu le conserves tout de même. Ça serait stupide de se priver alors de te le taxer occasionnellement.

  12. yamaplos

    j’ai envoye un commentaire, mais il fait deux jours et itl ne’est pas encore publie?

    raison?

  13. @yamaplos : La raison c’est que nous sommes beaucoup spammés en ce moment et qu’il arrive que des faux négatifs soient malencontreusement effacés. Toutes nos excuses.

  14. tygab

    @aKa : Et ce sont tous les « commentateurs » potentiels qui passent en modération a priori, ou bien seulement les suspects pas forcément coupables ?

  15. Je savais que j’étais d’accord avec lui mais curieusement j’ai l’impression de me reconnaître… bon sauf le fait des enfants, moi je ne me suis jamais mis en colère involontairement (des fois j’hausse le ton quand je m’implique dans un discours, mais sans colère, et si on me le fait remarquer je reprend un ton normal) et je me maitrise très facilement… en plus de n’avoir absolument aucun problème avec les enfants (je me comporte déjà comme un enfant, du moins avec la même impulsivité, curiosité et absence de principes infondés).

    Après je fais pareil pour le télephone portable : J’utilise celui des autres car je n’en veux pas. Mais moi j’ai beaucoup plus de raison qu’il en exprime là (mais je crois qu’il doit penser comme moi là dessus, vu comment il est) : Déjà le téléphone est un ordinateur complet, souvent très puissant, qui ne peut… rien faire ! Foutu systèmes de sous-exploitation… En plus d’être toujours composé de logiciels privateurs, et de nécessiter l’install de drivers privateurs si on tente d’en faire autrement… Et en plus de ça ça nous traque *tout le temps* de *toutes les façons possibles*, je veux pas faire partie de ce monde à la Big/Little Brother. Enfin, il y a ce qu’on nous refourgue comme de l’« accès internet » alors que ce n’est que du minitel : de l’accès en sortie, mais sans adresse publique, sans pouvoir faire serveur… comme un téléphone sans numéro, qui peut appeler un terminal central mais pas être appelé, du minitel quoi… et justement c’est pour cette raison que j’adore empreinter le téléphone des autres (j’ai un carnet d’addresse griffoné sur un bout de papier en boule dans ma poche), malgré le fait que mes proches se plaignent que je peux du coup juste appeler mais pas être appeler… et l’ironie du sort… je leur répond que c’est pareil avec un « accès internet » 3G sans IP… =D

  16. david

    Bonsoir,

    Je plussoie complètement sur le commentaire de chris :
    « un monde plein de RMS doit être difficile à vivre, un monde sans RMS aussi. »

    j’ai acheté/lu le livre aussi 🙂