Si on laissait tomber Facebook ?

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Le travail de Salim Virani que nous vous invitons à parcourir est remarquable parce qu’il a pris la peine de réunir et classer le très grand nombre de « petites » atteintes de Facebook à notre vie privée. Ce n’est donc pas ici une révélation fracassante mais une patiente mise en série qui constitue une sorte de dossier accablant sur Facebook et ses pratiques avouées ou inavouables. Vous trouverez donc de nombreux liens dans l’article et au bas de l’article, qui sont autant de sources.

Si comme nous le souhaitons, vous avez déjà renoncé à Facebook, il est temps d’en libérer vos proches : les références et les faits évoqués ici par Salim Virani seront pour vous un bon réservoir d’arguments.

Par quoi remplacer Facebook lorsqu’on va supprimer son compte ? Telle est la question qui reste le point bloquant pour un certain nombre de personnes.  Bien sûr il existe entre autres Diaspora et ses divers pods (dont Framasphère bien sûr), mais Salim Virani répond plutôt : par de vrais contacts sociaux ! Avons-nous vraiment besoin de Facebook pour savoir qui sont nos véritables amis et pouvoir échanger avec eux ?

N’hésitez pas à nous faire part de votre expérience de Facebook et de ses dangers, dont le moindre n’est pas l’addiction. Saurons-nous nous dé-facebook-iser ?

Source de l’article : Get your loved ones off Facebook

Traduction Framalang : Penguin, mo, egilli, audionuma, goofy, lamessen, roptat, xXx, serici, Mika, jums, ratator, dodosan, mathis, mika, Lumibd, jums, ratator, Diane

Dites à ceux que vous aimez de laisser tomber Facebook

par Salim Virani

J’ai écrit ce qui suit pour ma famille et mes proches, afin de leur expliquer pourquoi les dernières clauses de la politique de confidentialité de Facebook sont vraiment dangereuses. Cela pourra peut-être vous aider aussi. Une série de références externes, et des suggestions pour en sortir correctement, se trouvent au bas de cet article.

Mise à jour 2017 : beaucoup des inquiétudes que j’avais se sont avérées fondées. Facebook a persévéré dans sa logique de mépris envers ses utilisateurs. J’ai actualisé cet article en y ajoutant quelques liens et arguments supplémentaires.

« Ah au fait, j’avais envie de te demander pourquoi tu quittes Facebook », telle est la question embarrassée qu’on me pose du bout des lèvres très fréquemment ces temps-ci. Genre vous savez plus ou moins que Facebook c’est mal, mais vous n’avez pas trop envie de savoir jusqu’à quel point.

J’ai été un grand supporter de Facebook – un des premiers utilisateurs de mon entourage à défendre ce moyen génial de rester en contact, c’était en 2006. J’ai fait s’inscrire ma mère et mes frères, ainsi qu’environ vingt autres personnes. J’ai même enseigné le marketing de Facebook à l’un des plus prestigieux programmes technologiques du Royaume-Uni, la Digital Business Academy. Je suis un technico-commercial – donc je peux voir les implications – et jusqu’à maintenant elles ne m’avaient pas inquiété plus que ça. Je ne prenais pas au sérieux les personnes qui hésitaient en invoquant des questions de vie privée.

Juste pour vérifier…

Pendant les vacances 2014/2015, j’ai voulu passer quelques minutes à vérifier les prochains changements dans la politique de confidentialité, avec une attitude prudente en me demandant « et si… ? ». Certaines éventualités étaient inquiétantes, en particulier concernant nos informations financières et de localisation, sans oublier tout le reste. En fait, ce que je soupçonnais a déjà eu lieu il y a deux ans, depuis 2011 ! Ces quelques minutes se sont changées en quelques jours de lecture. J’ai ignoré beaucoup d’affirmationspas qui, selon moi, peuvent être expliquées comme des accidents (« techniquement plausibles » ou « techniquement fainéantes »).
Après tout, je suis moi-même le fondateur d’une start-up, et je sais à quel point les questions techniques peuvent être complexes. Par exemple, les droits d’accès excessifs demandés par l’application Facebook pour Android proviennent d’un problème technique étroitement lié à Android. Mais il restait encore beaucoup de préoccupations concernant la protection de la vie privée, et j’ai croisé ces faits avec des techniques que je sais être standards dans le marketing basé sur les données.
Avec ces derniers changements de confidentialité le 30 janvier 2015, j’ai peur.

Facebook a toujours été légèrement pire que toutes les autres entreprises technologiques avec une gestion louche de la confidentialité ; mais maintenant, on est passé à un autre niveau. Quitter Facebook n’est plus simplement nécessaire pour vous protéger vous-même, c’est devenu aussi nécessaire pour protéger vos amis et votre famille. Cela pourrait être le point de non-retour – mais il n’est pas encore trop tard pour reprendre le contrôle.

Une petite liste de pratiques de Facebook

Il ne s’agit plus simplement des informations que Facebook dit qu’il va prendre et ce qu’il va en faire ; il s’agit de tout ce qu’il ne dit pas, et qu’il fait tout de même grâce aux failles qu’ils se sont créées dans les Conditions de Service, et la facilité avec laquelle ils reviennent sur leurs promesses. Nous n’avons même plus besoin de cliquer sur « J’accepte ». Ils modifient simplement la politique de confidentialité, et en restant sur Facebook, vous acceptez. Et hop !

Aucune de vos données sur Facebook n’est sécurisée ni anonyme, quels que soient vos paramètres de confidentialité. Ces réglages sont juste des diversions. Il y a des violations de confidentialité très sérieuses, comme la vente de listes des produits que vous recommandez à des annonceurs et des politiciens, le pistage de tout ce que vous lisez sur Internet, ou l’utilisation des données de vos amis pour apprendre des informations privées sur vous – aucune de ces pratiques n’a de bouton « off ». Pire encore, Facebook agit ainsi sans vous le dire, et sans vous révéler les dommages que vous subissez, même si vous le demandez.

Facebook donne vos données à des « tiers » via les applications que vous utilisez, puis il affirme que c’est vous qui le faites, pas eux. À chaque fois que vous utilisez une application connectée à Facebook, vous autorisez Facebook à échapper à sa propre politique de confidentialité avec vous et vos amis. C’est comme quand mon frère me forçait à me frapper moi-même, puis me demandait « Pourquoi tu te frappes tout seul ? ». Et il allait dire à ma mère que ce n’était pas de sa faute.

En creusant un peu, j’ai découvert tout le pistage que fait Facebook – et je l’ai vérifié avec des articles de sources connues et réputées, ainsi qu’avec des études qui ont été examinées minutieusement. Les liens sont dans la section Source à la fin de ce post.

Ça semble fou quand on met le tout bout à bout !

  • Facebook crée de fausses recommandations de produits venant de vous pour vos amis – et ils ne vous le disent jamais.
  • Quand vous voyez un bouton « J’aime » sur le web, Facebook est en train de repérer que vous êtes en train de lire cette page. Il parcourt les mots-clés de cette page et les associe avec vous. Il sait combien de temps vous passez sur les différents sites et les différents sujets.
  • Ils lisent vos messages privés et le contenu des liens que vous envoyez en privé.
  • Ils ont mis en place des fonctionnalités qui allument le micro de votre téléphone – vu leurs antécédents de changement de paramètres de confidentialité, une surveillance audio peut très probablement commencer sans que vous le sachiez.
    Ils peuvent utiliser la reconnaissance faciale pour pister vos déplacements avec des photos, même celles qui ne sont pas sur Facebook (les photos prises depuis les téléphones contiennent des informations sur la date, l’heure et la localisation GPS).
  • Ils repèrent votre localisation et l’utilisent pour trouver des informations sur vous, si par exemple vous êtes malade (si vous êtes chez un médecin ou un spécialiste), avec qui vous couchez (qui est à vos côtés pendant la nuit), où vous travaillez, si vous êtes en recherche d’emploi (un rendez-vous d’une heure dans les bureaux de la concurrence), etc.
  • Ils ont organisé des campagnes de quasi-dénonciation pour inciter par la ruse les amis des gens à révéler des informations sur eux, alors qu’ils avaient décidé de les garder secrètes.
  • Ils utilisent l’énorme quantité de données qu’ils ont sur vous (avec vos « J’aime », ce que vous lisez, ce que vous écrivez mais que vous ne publiez pas) pour créer des profils très précis de qui vous êtes – même si vous faites tout pour garder ces choses secrètes. Il y a des techniques statistiques, qui existent depuis des décennies en marketing, pour trouver des modèles comportementaux en corrélant les actions et les caractéristiques d’une personne. Même si vous n’avez jamais publié quoi que ce soit, ils peuvent facilement déduire vos âge, sexe, orientation sexuelle et opinions politiques. Quand vous publiez, ils en déduisent beaucoup plus. Puis ils le révèlent aux banques, aux compagnies d’assurances, aux gouvernements et, évidemment, aux annonceurs.

« Je n’ai rien à cacher »

Pourtant, beaucoup de gens ne s’en inquiètent pas, estimant qu’ils n’ont rien à cacher. Pourquoi s’intéresseraient-ils à ma petite personne ? Pourquoi devrais-je m’inquiéter de cela alors que je ne fais rien de mal ?

L’histoire est désormais célèbre : une adolescente enceinte a vu sa grossesse révélée au grand jour par le magasin Target, après que ce dernier a analysé ses données d’achat (sacs à main plus grands, pilules contre le mal de tête, mouchoirs…) et a envoyé par erreur un message de félicitations à son père, qui n’était pas au courant. Oups !

Il arrive la même chose à vos données, qui sont révélées à n’importe quelle entreprise sans contrôle de votre part. Et cela se traduit par les différentes manières dont vos données peuvent révéler des choses vous concernant à des entités que vous ne souhaitez pas mettre au courant.

L’un des problèmes les plus évidents ici concerne les compagnies d’assurance. Les données qu’elles récoltent sur vous sont exploitées pour prédire votre futur. Aimeriez-vous qu’on vous refuse une assurance santé sous prétexte qu’un algorithme a prédit à tort que vous aviez commencé à consulter un cardiologue ?

Et si votre employeur ou futur employeur savait que vous êtes peut-être enceinte ?

Aimeriez-vous que votre patron soit au courant quand vous n’êtes pas réellement cloué au lit, ou quand vous cherchez un autre job ?

Aimeriez-vous que n’importe qui soit au courant si vous avez des difficultés à payer votre prêt ? Si vous vendez votre maison, les acheteurs sauront qu’ils sont en position de force.

Ne confondez pas vie privée et secret. Je sais ce que vous faites dans la salle de bain, mais vous fermez quand même la porte. C’est parce que vous voulez de l’intimité, pas pour cacher un secret. (Extrait de Je n’ai rien à cacher, pourquoi devrais-je faire attention à ma vie privée en ligne ?)

Même si nous avons pour la plupart d’entre nous le sentiment que nous n’avons rien à cacher, nous nous retrouvons tous parfois dans des situations où nous avons besoin que certaines choses restent secrètes, au moins pendant un temps. Mais nous renonçons à cela – et pour quelle raison ?

Extraits des « Conditions d’utilisation » (et non « Politique de confidentialité », vous voyez l’astuce ?)

Vous nous donnez permission d’utiliser votre nom, image de votre profil, le contenu et les informations en lien avec des activités commerciales, soutiens sponsorisés et autres contenus (comme les marques que vous aimez), proposés ou mis en avant par nos soins.

Plus bas :

Par « information » nous voulons dire les données et autres informations qui vous concernent, ce qui inclut les faits et gestes des utilisateurs et des non-utilisateurs qui interagissent avec Facebook.

Donc cela inclut tout ce qu’ils collectent sur vous mais sans vous le dire. Tout ce que vous lisez sur Internet, tout ce qu’on a jamais publié à votre propos, toutes vos transactions financières privées.

De plus, vos données commencent à être combinées avec les données de vos amis pour faire un modèle encore plus précis. Il ne s’agit pas que de vos données, mais ce que l’on obtient quand on combine tout ensemble.

Le problème n’est pas ce que nous avons à cacher, il s’agit de garantir le droit fondamental à notre liberté – lequel est notre droit à la vie privée

L’article 12 de la Déclaration des Droits de l’homme de l’ONU indique :

Nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteintes à son honneur et à sa réputation.

Nous avons le droit de dire un mot sur la façon dont ces informations seront utilisées. Mais en utilisant Facebook, nous les abandonnons volontairement, pas seulement les nôtres mais aussi celle de nos amis, de notre famille !

Si vous admettez avoir commis quelque chose d’illégal dans les messages privés de Facebook, ou si vous avez simplement mentionné un soutien à une action politique, cela pourra être utilisé contre vous à l’avenir, tout particulièrement par un gouvernement étranger. Vous pouvez être arrêté simplement parce que vous étiez au mauvais endroit au mauvais moment, ou être mis à l’écart à l’aéroport un jour, pour risquer de la prison car vous avez révélé que vous avez fait quelque chose d’illégal il y a 5 ans. Un comédien New Yorkais a vu une équipe SWAT (un groupe d’intervention policière américaine musclé) entrer dans son appartement pour une blague sur Facebook. Les forces de l’ordre commettent souvent des erreurs, et vous leur donnez plus de pouvoir et plus de chance d’être dans l’erreur. Vous rechargez le fusil, le pointez sur votre tempe, et le donnez à n’importe quel « applicateur de la loi » à la gâchette facile capable d’acheter vos données personnelles.

Image par Joelle L  (CC-BY-2.0)

Pas besoin de parler d’une hypothétique surveillance gouvernementale ici. L’un des premiers investisseurs de Facebook, Greylock, a un conseil d’administration en lien avec la CIA via une entreprise appelée In-Q-Tel. Selon leur site web, ils « identifient les technologies de pointe pour aider la CIA et plus largement l’intelligence américaine à poursuivre leur mission ». Et si vous n’êtes toujours pas au courant, il a été révélé que les données de Facebook ont été livrées directement au programme PRISM.

Les courtiers en données commerciales

Et comme je l’explique plus loin, ces informations se retrouvent de toute façon en grande partie publiquement accessible. Pas besoin des programmes de la NSA, les entreprises de données marketing s’en occupent, en dés-anonymisant toutes vos données pour les vendre encore et encore. C’est fait systématiquement et automatiquement. Il y a toute une industrie autour de ça. Il y a des places de marché pour acheter et vendre les données des consommateurs, qui étaient bâties originellement autour des agences de crédit et des entreprises de publipostage, puis qui ont évolué avec l’industrie de la barre d’outil de navigateur, quand Internet Explorer était répandu – maintenant il y a encore plus d’informations qu’avant. Un exemple récent est RapLeaf qui a collecté et publié des informations identifiables personnellement, y compris des identifiants Facebook et MySpace.
Ils ont arrêté suite à une sérieuse controverse, mais non seulement le mal avait été fait, mais il y a eu d’autres entreprises qui ont échappé à cette mauvaise publicité et ont continué ces pratiques. Il ne s’agit pas de la façon dont les commerciaux vous adressent des publicités ciblées : le problème, c’est que vos données sont achetées et vendues pour cela.

Dans quel pays envisagez-vous de partir en voyage ? Êtes-vous d’accord pour confier toutes ces informations sur vous aux forces de l’ordre de ce pays ? Parce que, sachez-le : elles les achètent.

Mise à Jour 2017 : Facebook a annoncé sa collaboration avec quatre des plus grands courtiers en données.

Intercepter vos communications

Le truc, c’est qu’il n’y a pas besoin d’approuver une théorie du complot pour être concerné. Mark Zuckerburg lui-même a été très clair publiquement avec ses investisseurs à propos de ses intentions :

1) Être l’intermédiaire de toutes les communications personnelles.

C’est pour cela qu’ils ont conçu Messenger et acheté WhatsApp, mais n’oubliez pas qu’ils ont essayé pire. Quand ils ont lancé les emails Facebook, ils ont profité des utilisateurs qui avaient synchronisé leurs contacts Facebook. Ils ont fait en sorte que l’adresse @facebook.com soit l’adresse par défaut pour tout le monde. Pourquoi ? Pour que vos amis vous envoient des e-mails sur votre adresse @facebook.com au lieu de votre adresse normale, ce qui leur permettra de lire vos correspondances.

2) Rendre publiques toutes les communications privées au fil du temps.

C’est pour cela qu’ils ont lentement changé les paramètres de vie privée par défaut vers public, rendu les configurations de la vie privée de plus en plus difficiles à utiliser, et prétendent maintenant que leur outil d’aide à la vie privée va changer cela.

En réalité, il y a une foule de violations de la vie privée qui ne peuvent être désactivées, comme permettre aux publicitaires d’utiliser votre liste de contacts, couper la façon dont Facebook suit ce que vous lisez sur Internet, ou empêcher Facebook de collecter d’autres informations sur vous. Vous ne pouvez pas les désactiver !

Facebook ne vous laisse pas partager ce que vous voulez

Même si vous n’avez rien à cacher, inquiétez-vous du contraire, ce que Facebook choisit de cacher quand vous souhaitez le partager. Ils vous filtrent.

« Je voulais te demander pourquoi tu quittes Facebook » arrive généralement après quelque chose comme « Tu n’as pas vu mon post la semaine dernière ? ».

Si vous avez déjà eu cette conversation, vous aurez noté qu’il y a une grande différence entre vos attentes lorsque vous communiquez sur Facebook et ce qui arrive réellement. En gros, Facebook filtre vos posts suivant que les utilisateurs utiliseront plus Facebook ou non s’ils ne le voient pas.

On a l’impression que Facebook est la seule manière de rester en contact. Avec les photos et les commentaires. On a l’impression que tout le monde y est et qu’on y voit une bonne partie de leur vie.

En fait, un grand nombre de vos messages ne sont jamais vus par personne !
Et vous en manquez plein aussi. Même si ceux de vos amis vous arrivent, cela ne veut pas dire que les vôtres leur parviennent.

Les messages privés puent aussi. Combien de messages Facebook envoyés sans réponse ? À combien de messages Facebook pensez-vous avoir oublié de revenir plus tard, combien en manquez-vous simplement ? Est-ce comme ça que vous voulez traiter vos amis ?

Facebook est un moyen vraiment peu fiable pour rester en contact.

Le mois dernier (NdT : en 2015), j’ai simplement cessé d’utiliser Facebook. Quelque chose d’incroyable est arrivé. Les gens m’ont téléphoné, et on s’est vraiment donné de nos nouvelles. Ma famille était plus en contact. Mon frère m’a envoyé des courriels avec des nouvelles. Des amis sont venus chez moi me dire bonjour.
C’était, disons, social.

Censure politique

Facebook bloque des publications s’il y a du contenu politique qu’il n’aime pas. Ils ont bloqué des publications concernant Ferguson et d’autres manifestations politiques. Quand Zuckerberg a prétendument pété un câble et a banni les mots « vie privée » des réunions à Facebook, cela a aussi été censuré dans toutes les publications Facebook. Vous aviez juste un message d’erreur à propos de « contenu inapproprié ». Ouais, c’est ça ! Inapproprié pour qui ?

Pourtant, nous ne devrions pas être surpris. Facebook n’est pas une plate-forme neutre – nous devons être conscients des objectifs des gens qui sont derrière. Zuckerberg a révélé ses intentions publiquement. Le premier membre du conseil de Facebook aussi, Peter Thiel, un conservateur. Quand il était plus jeune, il a écrit un livre remettant en question le multiculturalisme à Stanford, et il soutient maintenant une théorie appelée le « Désir Mimétique » qui, parmi d’autres choses positives, peut utiliser les groupes sociaux des gens pour manipuler leurs désirs et leurs intentions (je suis un fan de Thiel quand il parle des startups – mais on oublie souvent que beaucoup de gens ne connaissent pas tout ceci).

Facebook va jusqu’à laisser des organisations politiques bloquer vos communications. Il suffit de quelques personnes pour classer comme offensant un article d’actualité, et il est supprimé du flux de tout le monde. Cette fonctionnalité est souvent détournée. Je peux bloquer n’importe quel article sur Facebook en convainquant quelques amis de le classer comme offensant. C’est de la censure facile et pas chère.

Mise à jour de 2017 : on a vu combien cela a affecté les élections des États-Unis. Les fils d’actualité des gens qui avaient des idées opposées étaient souvent filtrés, et pourtant des fausses actualités se sont facilement répandues facilement, parce que ces faux gros-titres renforcent nos convictions et nous sommes contents de les partager.

Tout cela confirme que c’est une mauvaise idée de compter sur Facebook pour communiquer avec des gens qui sont importants pour vous. Votre habitude d’utiliser Facebook implique que d’autres personnes doivent utiliser Facebook.

C’est un cercle vicieux.

En fait, cela nuit à vos relations avec beaucoup de gens, parce que vous pensez que vous êtes en contact avec eux, mais vous ne l’êtes pas. Au mieux, vous êtes en contact avec une version filtrée de vos amis. Ces relations s’affaiblissent, alors que vos relations avec des personnes qui publient du contenu qui plaît à Facebook prennent leur place.

Non seulement Facebook veut lire toutes vos communications, mais il veut aussi les contrôler.

Vous balancez vos amis

Même si vous pensez que tout ça ne vous pose pas trop de problèmes, en utilisant Facebook, vous forcez vos amis et votre famille à accepter la même chose. Même ceux qui ne sont pas sur Facebook, ou qui vont jusqu’à utiliser des faux noms.

Si vous avez déjà utilisé la synchronisation des contacts Facebook, ou si vous avez déjà utilisé Facebook sur votre téléphone, alors Facebook a récupéré la totalité de votre liste de contacts. Les noms, les numéros de téléphone, les adresses, les adresses électroniques, tout. Puis ils utilisent tout ça pour créer des « profils fantômes » des gens que vous connaissez et qui ne sont pas sur Facebook. Les internautes qui n’utilisent pas Facebook s’en aperçoivent souvent en recevant des e-mails qui contiennent leurs informations personnelles de la part de Facebook. Les internautes qui utilisent Facebook s’en aperçoivent aussi quand ils publient une photo d’un ami qui n’est pas sur Facebook, et qu’elle se retrouve automatiquement taguée. Mon ami n’est pas sur Facebook, mais comme d’autres amis et moi avons utilisé Facebook sur nos téléphones, Facebook connaît son nom et ses informations de contact, et sait aussi qui sont ses amis, puisqu’il peut le voir dans leur liste de contacts et leur journal d’appel. Il suffit de publier quelques photos avec son visage (ils peuvent l’identifier sur des photos), et voilà, ils peuvent ajouter les données de géolocalisation tirées des photos à son profil fantôme. Beaucoup d’autres techniques de Facebook fonctionnent aussi avec les profils fantômes. Et par-dessus le marché, ils peuvent déduire beaucoup de choses sur lui très précisément en s’appuyant sur des similitudes statistiques avec ses amis.

Donc en gros, on a tous balancé accidentellement nos amis qui voulaient préserver leur vie privée. Facebook nous a piégés.

Mais les pièges de Facebook vont encore plus loin.

La « vie privée » ne s’applique pas à ce que Facebook déterre

Tout comme les profils fantômes des gens, Facebook peut « deviner un like » en fonction d’autres informations qu’il possède sur vous, comme ce que vous lisez sur Internet ou ce que vous faites dans les applications quand vous vous y authentifiez avec Facebook ou ce qu’il y a sur votre facture de carte bleue (j’en parlerai davantage plus loin). Appelez cela un « like fantôme ». Cela leur permet de vous vendre à plus d’annonceurs.

Il y a déjà une vaste documentation sur la collecte de ces informations par Facebook. La technique du « like fantôme » est simplement une utilisation standard des techniques statistiques en marketing de base de données. Si vous lisez beaucoup sur ce sujet, vous l’aimez probablement. Ce genre de chose. Ces techniques sont utilisées en marketing depuis les années 80 et vous pouvez embaucher des étudiants en statistiques pour le faire, même si bien sûr, Facebook embauche les meilleurs du domaine et cherchent à faire avancer l’état de l’art en intelligence artificielle pour cela. En Europe, Facebook est légalement obligé de partager toutes les informations qu’il a sur vous, mais il refuse. Donc il y a encore une autre action en justice contre eux.

Les permissions

Au travers de son labyrinthe de redéfinitions des mots comme « information », « contenu » et « données », vous permettez à Facebook de collecter toutes sortes d’informations sur vous et de les donner à des annonceurs. Avec votre permission seulement, disent-ils, mais la définition de « permission » contient l’utilisation d’une application ou qui sait quoi d’autre.

Et vous pensiez que ces requêtes Farmville étaient embêtantes. À chaque fois que vous en voyez une, cet ami révèle vos informations à des « tiers ».

Vous voyez comment ça marche ? Vous dites à Facebook que c’est « uniquement pour vos amis », mais vos amis peuvent le révéler à un « tiers ». Et la plupart des applications qu’ils utilisent sont des « tiers ».
Donc en fait, tout ce que vous marquiez en « amis seulement » n’a pas grande importance. En étant sur Facebook, il y a bien plus d’informations à votre propos qui sont collectées, combinées, partagées et utilisées.

Ils disent qu’ils « anonymisent » ça, mais en réalité il n’y a qu’une étape pour le dés-anonymiser. Beaucoup de données anonymes, comme ce que vous postez et quand, vos photos, votre localisation à tel moment est suffisant pour un grand nombre d’entreprises qui relient ces données anonymes à vous – et les revendent (c’est pour cela que ça n’a pas d’importance que vous utilisiez un faux nom sur Facebook, vos données sont comme une empreinte digitale et permettront de vous associer à votre vrai nom).

En plus, ils permettent à toutes les applications Facebook d’avoir un accès complet à vos informations – avec votre nom et tout. Et même si vous n’utilisez jamais d’application sur Facebook, vos amis le font. Lorsqu’ils utilisent ces applications, ces amis partagent toutes vos informations pour vous. Il y a toute une industrie derrière.

Certaines choses ont bien un bouton « off », mais rappelez-vous que c’est temporaire, et comme Facebook l’a fait dans le passé, ils les réactiveront sans vous en avertir. Lorsque Facebook a démarré (et sans doute quand vous vous êtes inscrit) c’était clairement un endroit sûr pour partager avec vos amis. C’était leur grande promesse. Avec le temps, ils ont passé les paramètres de confidentialité à « public par défaut ». De cette façon, si vous vouliez toujours garder Facebook mais seulement pour vos amis, vous deviez trouver manuellement plus d’une centaine de paramètres sur d’innombrables pages cachées. Ensuite, ils ont abandonné ces paramètres pour forcer les informations à être publiques de toute façon.

Pourquoi est-ce que vous vous frappez tout seul ? :)

Vente de vos recommandations sans votre accord

Vous avez sûrement déjà remarqué des publicités Facebook avec une recommandation de vos amis en dessous. En gros, Facebook donne aux annonceurs le droit d’utiliser vos recommandations, mais vous n’avez aucun contrôle dessus. Cela ne concerne pas simplement quand vous cliquez sur un bouton « J’aime ». Il y a des cas connus de végétariens qui recommandent McDonald’s, d’une femme mariée heureuse qui recommande des sites de rencontres, et même un jeune garçon qui recommande un sex club à sa propre mère !

Ces cas étaient si embarrassants que les personnes concernées s’en sont rendu compte. Les gens les ont appelées. Mais dans la plupart des cas, ces « recommandations » ne sont pas découvertes – les gens pensent qu’elles sont vraies. C’est encore plus effrayant, car Facebook est largement utilisé pour la promotion politique, et la recommandation de produits. Les gens savent que j’ai déjà collecté des fonds pour le soutien d’enfants malades du cancer, donc cela ne les étonnera peut-être pas de voir une publicité où je recommande un programme chrétien d’aide aux enfants pauvres en Afrique. Mais je ne soutiens absolument pas les programmes qui ont une tendance religieuse, car ils sont connus pour favoriser les gens qui se convertissent. Pire, des gens pourraient s’imaginer des choses fausses sur mes convictions religieuses à partir de ces fausses recommandations. Et je passe sur tous les trucs à la mode sur les startups que je ne cautionne pas !

Ils profitent de la confiance que vos proches ont en vous

Nous n’avons aucun moyen de savoir si notre cautionnement a été utilisé pour vendre des conneries ineptes en notre nom. Je n’ai pas envie d’imaginer ma mère gâcher son argent en achetant quelque chose qu’elle pensait que je cautionnais, ou les investisseurs financiers de ma startup voir des publicités pour des produits inutiles avec mon visage en dessous.

Utiliser Facebook signifie que ce genre de chose se produit à tout moment. Les publicitaires peuvent acheter votre cautionnement sur Facebook et vos informations à des revendeurs de données extérieurs. Vous n’êtes jamais mis au courant de ça et vous ne pouvez pas le désactiver.

Les derniers changements en matière de vie privée

Finalement, je veux expliquer comment ce dernier changement dans nos vies privées engendre des choses encore pires, et la manière dont vous continuerez à en perdre le contrôle si vous restez sur Facebook.

L’usage de Facebook exige de vous suivre à la trace, de connaître ce que vous achetez, vos informations financières comme les comptes bancaires et les numéros de carte de crédit. Vous avez donné votre accord dans les nouvelles « conditions de service ». Ils ont déjà commencé à partager des données avec Mastercard. Ils utiliseront le fait que vous êtes restés sur Facebook comme « la permission » d’échanger avec toutes sortes de banques et institutions financières afin d’obtenir vos données d’eux. Ils diront que c’est anonyme, mais comme ils dupent vos amis pour qu’ils dévoilent vos données aux tiers avec des applications, ils créeront des échappatoires ici aussi.

Facebook insiste aussi pour suivre à la trace votre emplacement via le GPS de votre téléphone, partout et tout le temps. Il saura exactement avec qui vous passez votre temps. Il connaîtra vos habitudes, il saura quand vous appelez au travail pour vous déclarer malade, alors que vous êtes au bowling. « Machin a aimé : « bowling à Secret Lanes a 14h. » ». Ils sauront si vous faites partie d’un groupe d’entraide de toxicomanes, ou allez chez un psychiatre, ou un médium, ou votre maîtresse. Ils sauront combien de fois vous êtes allé chez le médecin ou à l’hôpital et peuvent le partager avec d’éventuels assureurs ou employeurs. Ils sauront quand vous serez secrètement à la recherche d’un travail, et vendront votre intérêt pour des sites de recherche de travail à vos amis et collègues – vous serez dévoilé.

Ils sauront tout ce qui peut être révélé par votre emplacement et ils l’utiliseront pour faire de l’argent.

Et – tout sera fait rétrospectivement. Si vous restez sur Facebook après le 30 janvier, il n’y a rien qui empêchera tout vos emplacements et vos données financières passés d’être utilisées. Ils obtiendront vos localisations passées avec vos amis vérifiés – donc avec vous, et les données GPS stockées dans les photos ou vous êtes identifiés ensemble. Ils extrairont vos vieux relevés financiers – ce médicament embarrassant que vous avez acheté avec votre carte de crédit il y a 5 ans sera ajouté à votre profil pour être utilisé selon les choix de Facebook. Il sera vendu à maintes reprises et probablement utilisé contre vous. Il sera partagé avec des gouvernements et sera librement disponible pour des tas d’entreprises « tierces » qui ne vendent rien que de données personnelles et éliminent irréversiblement votre vie privée.

Désormais c’est irréversible.

Les données relatives à votre géolocalisation et vos moyens financiers ne sont pas seulement sensibles, elles permettent à des entreprises tierces (extérieures à Facebook) de dés-anonymiser des informations vous concernant. Cela permet de récolter toutes sortes d’informations disponibles sur vous, y compris des informations recoupées que vous n’avez pas spécifiées. C’est un fait que même Facebook lui-même ne parvient pas à maintenir totalement le caractère privé des données – on ne peut pas dire que ça les préoccupe, d’ailleurs.

C’est sans précédent, et de même que vous n’avez jamais pensé que Facebook puisse revendre vos libertés lorsque vous vous êtes inscrits en 2009, il est trop difficile de prédire quels revenus Facebook et les vendeurs de données tiers vont tirer de cette nouvelle énergie dormante.

C’est simplement une conséquence de leurs nouveaux modèles économiques. Facebook vous vend au plus offrant, parce que c’est comme cela qu’ils font leur beurre. Et ils subissent des pressions monstrueuses de leurs investisseurs pour en faire plus.

Qu’est-ce que vous pouvez faire de plus à ce sujet ? Facebook vous offre deux possibilités : accepter tout cela ou sauter du bus Facebook.

Pour être honnête, ce bus est de plus en plus fou et pue un peu, n’est-ce pas ? Il y a de plus en plus de problèmes qui prennent des proportions sidérantes. Entre vous et moi, je doute que les choses s’orientent vers quelque chose de rationnel un jour…

Comment se tirer de ce pétrin

Image par Kvarki1 (CC BY-SA 3.0 ), via Wikimedia Commons

 

D’après la décision de justice rendue il y a quelques années par le FTC (Federal Trade Commission, NdT), après que Facebook a été poursuivi par le gouvernement des États-Unis pour ses pratiques en matière de vie privée, Facebook est « tenu d’empêcher que quiconque puisse accéder aux informations d’un utilisateur plus de 30 jours après que cet utilisateur a supprimé son compte ».

On peut l’interpréter de différentes façons. Certains disent qu’il faut supprimer chacune de vos publications, une par une ; d’autres disent qu’il faut supprimer votre compte, et d’autres disent qu’ils garderont vos données quand même – tout ce que vous pouvez faire, c’est arrêter de leur donner plus d’informations. Et puis, il y a les courtiers en données qui travaillent avec Facebook, qui ont déjà récupéré vos informations.

Donc supprimer votre compte Facebook (pas simplement le désactiver) est nécessaire pour arrêter tout ça, puis il y a quelques autres étapes à suivre pour tenter de réparer les dégâts :

Préparation (facultative)

  1. Utilisez l’outil « Créer mon archive » de Facebook
  2. Récupérez vos photos. J’ai utilisé cette application Android puisque l’outil Facebook ne vous permet pas de récupérer toutes vos photos, ni dans leur résolution maximale (j’ai aussi téléchargé la page avec ma liste d’amis, simplement en faisant défiler la page jusqu’en bas pour charger tout le monde, puis en cliquant sur Fichier -> Enregistrer. Honnêtement, je n’ai pas eu besoin du fichier jusqu’à présent. Il s’avère que je n’ai pas besoin d’un ordinateur pour savoir qui sont mes amis).
  3. Si vous voulez vraiment être minutieux, supprimez vos publications Facebook une par une, grâce à ce script. Cela peut être nécessaire, selon comment on interprète ce que Facebook peut conserver.
  4. Ensuite, il y a toutes les applications que vous avez utilisées. C’est l’une des plus grosses failles de Facebook, car cela leur permet de dire qu’ils ne peuvent pas contrôler ce que les applications font avec vos données une fois que vous les leur avez données. Du coup, j’ai sauvegardé sur mon disque dur la page de paramètres qui montre quelles applications j’ai utilisées, et j’ai désactivé l’accès de chacune d’elles manuellement. Chacune de ces applications a sa propre politique de confidentialité – la plupart sont une cause perdue et prétendent avoir des droits illimités sur mes informations, donc je les coupe simplement et je passe à autre chose.

Supprimer votre compte

Supprimez carrément votre compte Facebook, ne laissez aucune chance à Facebook de réapparaître en utilisant seulement la fonction « Désactiver ».

Précautions supplémentaires

Facebook pourra toujours vous pister avec un « compte fantôme », mais cela peut-être bloqué.

Pour empêcher Facebook (et consort) de surveiller ce que je lis sur internet (ils le font même si vous n’avez pas de compte), j’utilise Firefox avec l’option « Ne pas me pister » activée.

Si vous n’utilisez pas Firefox, EFF a un plugin pour votre navigateur appelé Privacy Badger (et pendant que l’on y est, l’EEF a fait en sorte que ce plugin génial choisisse automatiquement le serveur qui dispose de la connexion la plus sécurisée, cela rend plus difficile d’intercepter votre activité numérique pour l’industrie de l’information).

Il y a aussi les données qui ont été transmises illégalement aux « data brokers ». Vous pouvez demander que ces données soient retirées.

Comment remplacer Facebook ?

Mise à jour 2017 : au début, je pensais essayer des alternatives à Facebook. Je ressentais un besoin de remplacer Facebook par quelque chose de similaire comme Diaspora, mais l’e-mail et le téléphone se sont révélés bien meilleurs ! Après un mois sans Facebook, je n’ai plus ressenti le besoin de le remplacer. Les coups de téléphone ont suffi, figurez-vous. Tout le monde en a déjà un, et on oublie combien ils sont super faciles et pratiques à utiliser. Je vois moins de photos, mais je parle à des gens pour de vrai. Plus récemment, nous sommes tous allés sur un grand salon de messagerie instantanée. Je recommande actuellement Signal pour faire ça. Vous pouvez faire des appels, chatter et partager des photos de façon chiffrée, et très peu de choses sont stockées sur leurs serveurs. En fait, c’est bien mieux que Facebook, puisque c’est plus instantané et personnel.

Si vous avez d’autres idées ou conseils, merci de me joindre. Je considère ceci comme une étape responsable pour éviter qu’on me prive de ma liberté, et celle de ma famille et mes amis, et que nos relations personnelles en pâtissent.

Gardez bien à l’esprit que ce n’est pas juste une question technique. En restant sur Facebook, vous leur donnez l’autorisation de collecter et d’utiliser des informations sur vous, même si vous n’utilisez pas Internet. Et en y restant, les données qu’ils collectent sur vous sont utilisées pour créer des modèles sur vos amis proches et votre famille, même ceux qui ont quitté Facebook.

Internet est libre et ouvert, mais ça ne veut pas dire que nous acceptons d’être espionnés

Pour finir, le monde est rempli de gens qui disent « ça n’arrivera jamais », et quand cela finit par arriver, cela se change en « on ne peut rien y faire ». Si, on peut. Internet a été décentralisé pendant 50 ans, et contient un tas de fonctionnalités faites pour nous aider à protéger nos vies privées. Nous avons notre mot à dire sur le monde dans lequel nous voulons vivre – si nous commençons par agir à notre niveau. Et en plus, nous pouvons aider tout le monde à comprendre, et faire en sorte que chacun puisse faire son propre choix éclairé.

Cet article a maintenant été lu par 1 000 000 personnes. C’est un signe fort que nous pouvons nous informer et nous éduquer nous-mêmes !

Merci de partager ceci avec les gens qui vous sont importants. Mais honnêtement, même si cet article est vraiment populaire, il est clair que beaucoup de gens pensent savoir ce qu’il contient. Partager un lien n’est jamais aussi efficace que de parler aux gens.

Si vous avez lu jusqu’ici et que vous voulez partager avec un proche, je vous suggère de faire ce que j’ai fait – décrochez votre téléphone.

Une question pour vous

Cet article a été écrit en réaction à la politique de confidentialité de janvier 2015, il y a 2 ans. Ça a toujours été un article populaire, mais en janvier 2017, il a connu un pic de popularité. Je me demande bien pourquoi, et ça serait sympa si vous pouviez me dire ce que vous en pensez, par Twitter ou par e-mail.

Je me demande pourquoi mon article sur la vie privée sur Facebook (qui date de plusieurs années) subit une vague de popularité depuis la semaine dernière. Des idées ?
– Salim Virani (@SaintSal) 8 janvier 2017

Sources

Une petite note sur la qualité de ces sources : j’ai essayé de trouver des références dans des médias majeurs, avec tout un échantillon de biais politiques. Ces articles sont moins précis techniquement, mais on peut s’attendre à ce qu’ils soient plus rigoureux que les blogs pour vérifier leurs sources. Pour les aspects plus techniques, d’autres sources comme The Register sont certainement plus crédibles, et Techcrunch est notoirement peu fiable en matière de fact-checking. J’ai toutefois inclus certains de leurs articles, parce qu’ils sont doués pour expliquer les choses.

Articles en anglais

 

Articles en français (n’hésitez pas à allonger cette trop courte liste dans vos commentaires)

Framalang est le groupe de traduction bénévole et communautaire de Framasoft. Les membres traduisent des articles du monde du Libre à l'intention du public francophone. Pour participer à cette aventure, rejoignez notre liste de diffusion !

65 Responses

  1. « Par quoi remplacer Facebook lorsqu’on va supprimer son compte ? »

    … par rien de particulier. Je suis d’accord avec toi. L’addiction finira par s’estomper.

    Si autant de personnes lisent cet article maintenant, soit 2 ans après sa publication, c’est que — à mon avis — les prises de consciences sont de plus en plus nombreuses. Dit autrement, les gens sont de moins en moins naïfs et de plus en plus responsables. Je reste optimiste quant à l’intelligence des utilisateurs même si pour certains, « l’éveil » mettra du temps.

    Merci. C’est très intéressant et constructif.

  2. Un des problèmes que je rencontre, c’est que les services publiques (mairies), associations et organismes culturels utilisent massivement facebook pour leur communication. On est obligé d’avoir un compte pour avoir des infos sur ces domaines là et les suivre correctement. Facebook a tué (aussi) le rss…

  3. C’est quand même marrant, ces gens qui découvrent la Lune…

    Oh, Facebook est pas gentil…. Oh oh, on peut vivre sans… Oh oh oh, je peux téléphoner à mes amis et leur envoyer un mail plutôt qu’utiliser ce truc…. Sérieux ?

    Comme plein d’autres gens, j’ai jamais utilisé Facebook, et je l’utiliserai jamais. Juste une question de bon sens. Par contre, toi, mec, tu ne t’es pas contenté de l’utiliser – t’en as fait la promotion pendant des années, t’as même fait ton beurre dessus (« ensigner le marketing de Facebook » au Royaume-Uni, sans déconner…). Et maintenant, tu viens chouiner ? T’es vraiment un bolosse de première, hein…

    C’est à cause de gens comme toi qu’on en est là. Alors je serais toi, j’irais me cacher bien profond et je fermerais ma mouille à tout jamais. Hop, silence. Mais ce n’est pas ce que tu vas faire. Non, toi, tu vas capitaliser sur ton départ de Facebook comme tu avais capitalisé sur ton enthousiastre participation à ce truc. Et à la prochaine occasion de te planter, au prochain machin qui émergera et qui portera les mêmes dangers que cette aplication de merde, tu plongeras, t’en feras des tonnes et t’en tireras du profit (symbolique comme financier). Tu peux écrire en long, en large et en travers qui tu quittes le bouzin, t’en fais toujours partie. Parce que tu appartiens à ce putain de système de merde. « Techniquo-commercial » de mes deux…

    • Personnellement, je ne pense pas que prendre les gens de haut et leur cracher à la gueule tout notre mépris alors qu’ils reconnaissent leurs erreurs et partagent les leçons qu’ils tirent de cette expérience soit la meilleure manière de les amener à évoluer sur le sujet.

      • T’as évidemment raison – au moins, dans l’absolu.

        Mais les prestigieux cours de marketing Facebook en Angleterre, ça m’a tué… Bordel, le mec a justement enseigné – et sans doute pas pour de la menue monnaie – ce qu’il dénonce aujourd’hui. Je trouve ça un peu beaucoup facile.

        • … un peu beaucoup facile ? Tu aurais préféré qu’il continue à gagner de l’argent en exploitant la vie privée des autres (ou plus exactement à enseigner comment exploiter la vie privée des autres) ? Dans ce cas il faudrait aussi taper sur Snowden puisqu’il a travaillé un certains temps pour la NSA…

          Tout le monde fait des erreurs et reconnaître ses propres erreurs n’est jamais facile.

          Comme JosephK, je pense que ce type de message est bien plus efficace envers des utilisateurs de Facebook qui n’ont pas forcément conscience du problème ou qui n’y ont pas trop réfléchi (la majorité sans doute). Vouloir faire changer le gens en les agressant ne mènera à rien, ou pire cela les confortera dans leur position.

          Il faut être patient, pédagogique et faire preuve d’empathie. On ne changera pas le monde du jour au lendemain. Comme ils disent par ici : la route est longue, mais la voie est libre…

          PS: Dans la phrase « Extraits des « Conditions d’utilisation » (et non « Politique de confidentialité », vous voyez vous voyez l’astuce ?) » (Juste avant la deuxième citation), vous répétez deux fois « vous voyez ».

          • merci pour le signalement du doublon, c’est corrigé 🙂

        • Ce qui est facile c’est de continuer comme si de rien n’était. Le plus dur, c’est de se compte qu’on fait de la « mer** ». Et le plus dur encore, c’est de changer ses habitudes et ses acquis, que toi tu as déjà eu car tu es exceptionnel, quelqu’un de parfait et qui le le restera. T’es aussi menteur en crachant sur lui. Tu jettes la pierre sur les autres sans arguments. Donc au lieu d’enfoncer des personnes qui font des articles intéressants pour justement amorcer un changement chez les autres, encourage les ou fait preuve d’empathie. Oui il a gagné des thunes en faisant du marketing pour FB. Il en fait part, il assume. Et je pense qu’il en a tirer des leçons. Bref, ton commentaire était vraiment inintéressant, gratuit donc facile. On aurait dit un troll. Tu as réussi à produire l’effet inverse chez les personnes qui ont lu ton commentaire, ou plutôt c’est le cas pour moi.

        • Au contraire, pour au moins 2 raisons :

          * la 1ère, parce qu’on parle mieux de ce qu’on connaît, et tout le monde peut constater la qualité de son article, et le soin apporté à la sélection des sources, ce qui est assez rare pour être souligné

          * la 2ème, c’est qu’il aurait été plus facile pour lui de persister dans son erreur que de la reconnaître (et même d’en parler publiquement)

          « Errare humanum est, perseverare diabolicum »

          PS: le fait d’utiliser un ton agressif et des mots grossiers ne rajoute rien à ton propos, bien au contraire 🙂

    • J’aime votre analyse carrée et nous sommes d’accord .

    • +1 jb , tout à fait d’accord avec ce que vous lui reprochez, même si la forme est un peu « directe », ras le bol de ces pseudos repentis qui viennent nous vendre leur soupe.

      Si les gens sont trop c..s pour utiliser/rester sur FB, c’est leur pb.

      Je précise que je suis gros utilisateur du net, mais pas de ces soit disant réseaux-sociaux, et j’apprends à mes enfants à ne pas s’en servir non plus.

  4. « (…) et ça serait sympa si vous pouviez me dire ce que vous en pensez, par Twitter (…) » : Facebook, Twitter : même combat il me semble. Sauf que je trouve Twitter plus discret.

    @Vincent D : « On est obligé d’avoir un compte pour avoir des infos sur ces domaines là et les suivre correctement. Facebook a tué (aussi) le rss… »
    Les flux rss sont toujours là. Encore faut-il avoir envie de les utiliser.

    • @jerry wham, vous êtes bien affirmatif… cherchez le rss sur http://www.thionville.fr par exemple.
      D’autre part, les assos et autres recherchent une visibilité, donc elles créent une page fb et ne s’embêtent plus à faire une page web…

      • Personnellement, j’utilise encore rss (quand il existe).

        Certains webmasters, certes, n’incluent plus de rss à leurs sites, mais ce n’est pas le plus gros problème de cette technologie.

        Le plus gros problème avec les flux rss, c’est que la plupart des gens ne savent pas ce que c’est (même s’il voient régulièrement le terme « rss » et le logo associé) et, donc, n’en voient pas l’intérêt et n’osent même pas y toucher.

  5. Bonjour,
    Merci pour la traduction de l’article.
    J’ai relevé deux trois coquilles que j’aimerais vous soumettre pour parfaire ce travail, mais pas forcément en commentaire, ça ne me semble pas adapté.
    Je note ça dans un PAD collaboratif, ainsi, si d’autres que moi en repèrent, ils pourront également les signaler sur ce même [PAD](https://mensuel.framapad.org/p/Corrections_article)

  6. Je crois que l’on se trompe en faisant dire aux gens « je n’ai rien à cacher », car c’est plutôt « j’ai des trucs à montrer ». Il y a un besoin. Et facebook y répond très bien.

    Alors vous pouvez trouver ça nul/amoral/ou-je-ne-sais-quoi mais c’est ce que je constate. Et du coup, certains arguments ne sont pas bons ou plutôt pas sous le bon angle. Comme celui du « je me suis désinscrit de FB et ma vie sociale a augmentée », non.

    Donc oui la question se pose : quand j’ai envie de montrer mon gamin qui apprend à faire du vélo, la solution simple actuellement c’est Facebook, malgré que j’ai conscience de ce que vous dites. Vos arguments ne sont pas assez forts et peut-être pas assez concrets (le big data c’est très abstrait pour les gens).

    Du coup, comme personnellement je reconnais quand même qu’il y a des problème avec facebook, la question est vraiment comment le remplacer. Comme dit plus haut, actuellement une association dois avoir une page facebook. Il faudrait offrir une alternative fonctionnelle et viable et casser le cercle vicieux.

    • Côme Entâteur

      Mais, cher ami, si tu as des trucs (plus ou moins avouables, plus ou moins suivant les personnes) à montrer, il y a plein de moyens ! et même sans recours à internet !!
      Zont pas d’adresse accessible au facteur, tes amis? pas de mail en dehors de gmail?
      La saloperie facebookienne consiste précisément à mettre ton patron, ton assureur et les escrocs pharmaceutiques vendeurs d’antisida à prix d’or au courant de tes promenades au bois de Boulogne! alors laisse ton téléphone à la maison !
      Il y a aussi des choses bien plus soft, mais qui confluent et finissent par faire aussi de grandes rivières!
      Et si tu habites à côté et que tu apprends à faire du vélo à ton gamin au bois de Boulogne, tant pis pour toi.

  7. « Je me demande pourquoi mon article sur la vie privée sur Facebook (qui date de plusieurs années) subit une vague de popularité depuis la semaine dernière. Des idées ?
    – Salim Virani (@SaintSal) 8 janvier 2017 »

    Je pensais avoir atterri sur votre très bon article suite à un « en vrac » sur le Standblog, mais ce n’est pas le cas… Sûrement un RSS de framablog…

  8. Chouette témoignage très complet, qui me permet d’alimenter la brochure Sortir de Facebook, qui -il me semble- est du même acabit: https://sortirdefacebook.wordpress.com/ (lisible en ligne ou en pdf, latex, odt).

  9. Hello,
    Depuis un moment je relève différents articles de divers médias révélant les externalités négatives des Gafams, voici ceux de Facebook :
    2016 : Trump élu président: Google et Facebook coupent les revenus publicitaires des faux sites d’info http://www.20minutes.fr/monde/1962179-20161115-trump-elu-president-google-facebook-coupent-revenus-publicitaires-faux-sites-info
    2016 : utilisation pour surveiller des manifestants : http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/10/12/etats-unis-la-police-exploite-les-donnees-facebook-et-twitter-pour-pister-des-manifestants_5012500_4408996.html Etats-Unis : Twitter et Facebook sanctionnent une société qui surveillait des manifestants http://www.francetvinfo.fr/internet/reseaux-sociaux/facebook/etats-unis-twitter-et-facebook-sanctionnent-une-societe-qui-surveillait-des-manifestants_1867471.html
    2016 Logiciels, applications : ces outils qui collectent vos données personnelles au profit des candidats en campagne

    http://www.francetvinfo.fr/internet/reseaux-sociaux/logiciels-applications-ces-outils-qui-collectent-vos-donnees-personnelles-au-profit-des-candidats-en-campagne_1820301.html et http://mashable.france24.com/tech-business/20160902-knockin-application-sarkozy-politique

    2016 Pourquoi vous ne devriez jamais publier de photos de vos jeunes enfants sur Facebook http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-ne-devriez-jamais-publier-photos-vos-jeunes-enfants-facebook-david-fayon-2720036.html
    Facebook ou le colonialisme 2.0 http://www.atlantico.fr/decryptage/facebook-ou-colonialisme-2-0-gilles-dounes-h16-2689962.html
    2016 facebook impots : https://fr.sputniknews.com/opinion/201512021019990979-facebook-zuckerberg/ http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/google-apple-and-co-utilisent-paradis-fiscaux-485330.html http://www.paradisfj.info/spip.php?article4651 Facebook n’a payé que 320.000 euros d’impôts en France
    Facebook accusé de manipuler les internautes avec ses «trending topics» http://www.20minutes.fr/monde/1843475-20160511-facebook-accuse-manipuler-internautes-trending-topics
    contrôle des noms : http://www.lexpress.fr/actualite/societe/ils-ont-un-nom-hors-norme-facebook-veut-les-rebaptiser_1658139.html
    mooc : http://mooc-et-cie.com/facebook-nouvelle-frontiere-mooc/

  10. Et merci pour la publication de cet article très intéressant !

  11. Bonjour, je suis arrivée sur cet article par un post de Framasoft depuis Facebook, amusant non ? 😉
    Sinon, les repentis ont toujours cette manie de vouloir évangéliser, leurs arguments tombent souvent à côté puisqu’ils sont dans une logique de « faites comme moi »!! Je partage l’excellente observation de Sylvain centrée sur la motivation des utilisateurs.
    J’avais supprimé mon compte pro Facebook au bout d’un an en 2011 et puis j’y suis revenue l’an dernier, en traînant un peu les pieds mais pour répondre à mon besoin de montrer mon travail artistique et me confronter à des rencontres, car même si c’est une vitrine basique, elle est accessible à tous et l’interactivité y fonctionne bien. En l’absence d’alternative, j’y reste, même en connaissance de cause quant à ses dérives!

  12. Merci pour cette synthèse des bonnes raisons de quitter Facebook, c’est très bien expliqué, bravo vraiment ! C’est une page que je vais envoyer à des contacts …

  13. ouais, super merci!
    au départ je ne voulais pas facebook et pis mes potes mon fait c$ier pour l’avoir et maintenant j’arrive pas a m’en débarrasser, plus parce que j’ai beaucoup d’amis a l’étranger, mais alors qu’avant je restais toujours en contact par mail ou phone et c’était mieux, plus vrai…dingue! pareil pour changer Windows (le libre j’ai essayé mais bon) ou changer de mail, je change doucement, ensuite niveau politique confidentialité ou autre…Google dit bien qui veut se débarrasser des pays et gouvernements, mais en faite c’est déjà fait, les gouvernement sont déjà privatise et toi aussi, par ton certificat de naissance, voir mon blog, donc de toute manière a part ne pas utiliser leur service ou utiliser des services payant et la encore ils exploitent a moins de passer par du libre comme Frama…bref on est tous esclavage par consentement en faite….

  14. Ayant supprimé mon compte FB il y a bien longtemps, j’ai du en recrée un pour le « Messager », pour pouvoir bosser avec mes camarades les exposés, ainsi qu’utiliser le groupe de la promo pour avoir des informations (genre un cours annulé). Alors qu’un framateam ferait l’usage… l’effet réseau quoi !

  15. Les GAFAM nous simplifient la vie en échange du pillage de nos données personnelles. Quelques convaincus font l’effort de s’en détourner, la masse continue à alimenter les silos de données par facilité et confort.

    Une petite sélection de liens en français : http://ardechelibre.org/liens/?searchtags=facebook+fr

    Et pour ceux/celles qui lisent l’anglais : http://ardechelibre.org/liens/?searchtags=facebook+en

  16. Le fait d’allumer le micro est sans doute utilisé pour communiquer par ultrasons. Voir 33c3-8336-eng-deu-Talking_Behind_Your_Back_sd.mp4

  17. Voici les diapos des conférences dans lesquelles j’explique et dénonce les techniques de FB pour extraire votre intimité. Pour moi, le principal cheval de troie de FB, c’est Messenger, et les incroyables Conditions d’utilisation que plus d’un milliard de personnes ont signées en installant Messenger sur leur smartphone.
    http://www.craslab.org/persojn/nicelab/tamereFB2015.pdf

  18. gullampalentruder

    Ah Framasoft…

    Au-delà de la « prise de conscience » que les GAFAM c’est le mal, la réflexion n’arrive pas à dépasser les petits cerveaux de geeks qui composent son équipe puisque sa solution c’est comment remplacer ce Mal par quelque chose qui fonctionne de la même façon mais en moins bien.

    Ne me tombez pas tout de suite dessus, laissez-moi juste argumenter un brin.

    Salim Virani est bien gentil mais comme il l’avoue dans l’article il a vécu pour et par Facebook. Alors ça fait peut-être de lui une personne bien placée pour critiquer en mal ce dont autrefois il faisait la promotion à qui voulait l’entendre mais ça fait surtout de lui un responsable de la situation qu’il dénonce. Donc il devrait commencer par présenter des excuses à tous ceux et celles qu’il a conduit dans la gueule du loup et ensuite il devrait fermer sa gueule. Mais c’est très Anglo saxon cette manière d’utiliser le repentir public pour mieux rebondir et continuer son petit business.

    Cet article revient au même que critiquer le dealer sans jamais parler de drogues ni des raisons pour lesquelles ces substances addictives et tueuses sont si massivement utilisées dans toutes les strates de la société malgré leur dangerosité.

    Si on ne fait pas cette réflexion, si on ne prend pas un peu plus de hauteur par rapport au sujet qu’une simple condamnation morale alors on passe à côté du vrai problème.

    Etre sur Facebook mais plus généralement utiliser le Web aujourd’hui n’a plus rien à voir avec il y a seulement dix ans. Ce n’est plus un choix. C’en est presque arrivé au stade de l’obligation. Si tout ce qu’on publie sur ces réseaux sociaux peut être utiliser contre nous par le commerce et les agence gouvernementales de notre pays et surtout Américaine, être absent de ces réseaux sociaux peut aussi attirer l’attention de ces mêmes agences.

    Et il n’est pas exclue que dans un proche avenir ne pas avoir de vie en ligne ne soit pas synonyme de risque pour la société. Je vous rappelle que nous vivons dans un monde sous état d’urgence permanent, pas seulement en France, et que dans un monde comme celui-là les singularités attirent l’attention sur elles et ce monde cultive l’arbitraire.

    Ensuite il vous est peut-être apparu, si des fois vous interagissez encore avec le monde réel et ses administrations qu’il y a de moins en moins de guichets avec des gens en chair et en os pour régler vos problèmes. Ça devrait réjouir les petits libertariens et néo libéraux qui sommeillent chez certains. Mais pour les gens qui ont des démarches administratives complexes à mener, l’informatique est juste synonyle d’Enfer. Simplement parce qu’il faut pouvoir y accéder à l’informatique et que pour un grand nombre de personnes c’est un outil compliqué et incompréhensible même dans ses usages les plus basiques.

    Alors je ne me fais aucun souci pour les geeks à Q.I de moule qui passent leur vie sur le Web à consulter leur flux rss/atom, à relayer des articles écrits par d’autres via Diaspora*, à utiliser leurs ordiphones – dont au passage ils ne maîtrisent pas les fuites de données personnelles via les firmwares proprio qu’ils renferment – en ayant l’impression de faire quelque chose, mais il y a la très grande majorité de la population – dont je fais partie – à qui on a pas demander son avis sur l’outil informatique et qui est quand même obligé de l’utiliser tous les jours parce que la réalité a abandonné des pans entier de ses services publics, à commencer par l’acheminement du courrier.

    Je ne suis pas un toxicomane, je suis obligé de prendre la putain de drogue quotidienne pour faire des choses aussi banales que consulter mon compte en banque pour faire mes comptes, que rester en contact avec ma soeur qui vit à Tokyo et qui utilise Facebook, que savoir ce que deviennent mes neveux dont les parents ne me parlent plus et qui utilisent Facebook ou pour résoudre un problème avec la CAF, entre autres.

    Et que dire des sites web que je veux consulter mais qui utilisent encore flash que je n’ai pas sur ma Debian – par choix – et qui m’obligent – parce que j’ai besoin d’une information qui m’est utile – à aller sur leur page Facebook ?

    Le problème ce n’est pas que Facebook soit une pompe à données personnelles, le problème c’est que l’informatique est un outil qui permet de faire ce genre choses depuis toujours.

    C’est là qu’il faudrait commencer à se poser des questions.

    • Excellente analyse de la situation. Qui va bien plus loin que la seule condamnation de Facebook, en effet. Nous avons monté une association dans notre coin, et nous allons débuter cet automne un truc dans notre village de 360 habitants (180 résidents permanents) qui va se nommer « la maison du numérique ». On va placer un flipper (si, si), un baby-foot, un café associatif, 5 bécanes en Mint Cinnamon, avec un accès réseau coopératif dans lequel on fait joujou depuis un certain temps. Tout ça pour faire sortir les gens de leurs repaires numériques (Facebook, Twitter, Snapchat etc…)-boites à cons (TV), qu’ils viennent prendre des moments sympas autour de jeux (en LAN aussi, si, si), d’apprentissage, d’aides pour les plus âgés à l’utilisation du net.

      Voilà, voilà.
      J’en parlerai dans reflets.info dans quelques temps, quand ça aura un peu démarré.

      • @Draphner : Bonne initiative, même si je ne pense pas que ca aille directement dans le sens de gullampalentruder
        @gullampalentruder : la réflexion élargie (que je plussoie) sur l’usage du numérique est bienvenue. Je suis d’accord que le fond du problème n’est pas seulement lié a l’usage LIBRE du numérique, mais de réfléchir au numérique tout court. En revanche, ton message serait plus communiquant si tu n’utilisais pas ce ton.

        Une réflexion dans ce sens de l’équipe de Framasoft – qui je suis sûr n’est pas qu’un tas de « petits cerveaux geeks » – serait la bienvenue, puisque dans le prolongement de la réflexion sur l’usage libre du numérique, on arrive droit sur l’usage du numérique tout court… 🙂

    • Mon Nom Complet

      Tu as tout à fait raison, et seuls ceux qui ont des choses à cacher peuvent craindre qu’elles soient découvertes… Facebook nous offre beaucoup gratuitement, il faut bien que la publicité paie pour nous ce que nous ne serions pas prêts à payer pour ce service !

  19. Tout d’abord, bravo pour la traduction. J’avais lu l’article original il y a quelque temps et il avait été un déclencheur. Je ne pouvais plus continuer de cracher dans la soupe FB et continuer de l’alimenter, j’ai donc quitté FB il y a moins d’une semaine, j’ai opté pour des chemins de traverse sains et choisis pour garder le contact. http://desfraisesetdelatendresse.blogspot.fr/2017/01/le-jour-ou-jai-quitte-facebook.html

  20. Moi, je trouve que JB a entièrement raison de démontrer la duplicité de ce facebookien qui a mis tant d’années à se rendre compte de ce qu’il promouvait. Maintenant, le fait de diffuser son article — qui n’est pas non plus mirifique — est une bonne idée, si ça aide ne serait-ce que 2% des gens hypnotisés et aspirés par ce machin libertaro-stalinien (Facebook). Mais chers commentateurs de Framasoft, vous devriez savoir que le monde ne changera un tant soit peu que si chacun change individuellement. Donc pour ceux qui « ne peuvent pas faire autrement » qu’être sur Facebook, posez-vous une question : pensez-vous que si tous ceux qui ont résisté à une quelqconque adversité ne l’avaient pas fait sous prétexte que ça abaissait leur confort (et avait donc refusé de résister en continuant à se compromettre) nous serions dans un pays (encore) un peu libre ?

    My question.

  21. Il existe bien évidemment le réseau Framasphère (*Diaspora), mais personnellement, lorsque j’ai fait supprimé mon compte Facebook en 2014, j’ai été invité sur Seenthis.net .
    C’est un réseau social sur base de logiciel libre (codé par les gens de SPIP) qui permet de discuter et de taguer des articles de manière vraiment instinctive.
    Quitte à avoir une addiction dans un réseau social, je préfère encore qu’il serve la cause libriste et que mes infos personnelles ne puissent enrichir personne en particulier.
    Le point de vue de R. Stallman et de la FDL sur Facebook :
    https://seenthis.net/messages/557942

  22. une remarque et second commentaire, là par exemple, nous ne nous parlons pas hein, chacun exprime son point de vue et bien entendu il est de bon ton de saluer le travail exemplaire de l’auteur de cette étude, de rester le plus cordial possible autant dire n’apporter aucune critique, sinon on se fait remettre à sa place!

    Tout est question d’identification, on adopte ou pas, on se sent autorisé ou pas à entrer quelque part, on peut bien entendu la jouer sauvage et tout défoncer mais bon, le but est de construire un monde plus juste n’est-ce pas?!! D’une certaine manière tout se joue dans l’accueil (oui pardon c’est assez féminin comme concept!!), on rejoint un réseau social, une plateforme par affinités, ce n’est pas seulement une question de facilité et de confort qui vaut bien entendu le mépris 😉

    Par exemple, si j’ose m’exprimer ici c’est uniquement parce que ça fait des années que je suis vraiment sympathisante (et parce que j’ai été mariée autrefois à un informaticien!) sans jamais pour autant parvenir à m’identifier à votre communauté terriblement austère à mon goût, et pas du tout à ma portée (ça c’est pour le côté geek!).

    Sans proximité comment créer de l’adhésion? Si vous voulez avoir raison, commencez à comprendre les véritables raisons des autres!
    Je suis heureuse que le libre existe (Firefox, Thunderbird, oh! Addblock mon chouchou… merci merci merci… oui, je devrais faire un don, je sais, sorry!) je ne navigue même pas sur internet avec mon tel pourtant intelligent. Mais oui, oui, excusez-moi je suis aussi sur Facebook, eh! bien l’ensemble est un mix à mon image. Je préfère penser en terme d’équilibre (terme certes complexe en matière de militantisme!) plutôt qu’en celui d’interdiction! Il y a déjà le mouvement vegan suffisamment pressent pour ça. A bon entendeur. 🙂

  23. Personne n’a parlé d’interdiction. Le déséquilibre est du côté d’une plateforme américaine sous droit californien qui a aspiré plus de 33 millions d’internautes français et siphonne leurs données personnelles de façon plus ou moins légale. Mélanger la défense du libre avec la problématique Facebook est décalé. Tout comme faire un parallèle avec le mouvement vegan. L’accueil n’a strictement rien à voir avec le fait de démontrer ce qu’est Facebook, et pourquoi cette plateforme représente un énorme problème démocratique. Les gens peuvent être autant accueillants qu’ils peuvent ici avec les gens fans de Facebook, cela ne changera rien à l’incapacité des Facebookiens d’accepter leur collaboration à un « réseau social » qui tue énormément de choses : en termes social, économique, et en créativité collective. Ce n’est pas un problème d’équilibre. C’est un problème politique. Et en politique on ne peut pas à la fois vouloir que la cité « aille dans tel sens » et agir quotidiennement à l’opposé.

    Les gens qui veulent un monde privatif, où les citoyens sont des produits, où la liberté est un concept marketing encadré par des multinationales peuvent continuer à encourager cette idée en restant sur Facebook. Mais à ce moment là, qu’ils assument et ne viennent pas expliquer qu’il sont dans un « équilibre », puisqu’en réalité ils participent activement au déséquilibre en cours.

    A bon entendeur.

  24. Super initiative… même si je suis un peu dégoûté car j’avais entrepris la même traduction de mon coté 🙂
    Bref, J’ai publié ma version, un peu adaptée, condensée, et avec des avis personnels en plus dedans, si cela vous intéresse : http://www.remon.it/faites-sortir-vos-proches-de-facebook/

    • La version FR a été écrite avant la version anglaise (dixit Stallman) «Actually, that version was finished first. The version in stallman.org has some corrections based on flaws I learned about from responses to te magazine article.»
      Il dit aussi que la EN a plus de corrections. Ça peut valoir le coup de voir quelles corrections.

  25. Très belle enquête, merci pour cette analyse et cette recherche de mise en corrélation de toutes les politiques de confidentialités de FB !
    Moi qui cherche depuis un mois à quitter la plateforme, je cherchais un moyen (bien entendu, en sus du téléphone et des e-mails) comparable à Signal pour garder le contact et Tchatter.

    Question à l’auteur :
    Qu’en est il de Skype ?

    • Si tu utilises l’application Skype uniquement pour discuter et appeler tes amis, c’est tout ce que Microsoft saura de toi (et c’est déjà énorme). Il y a aussi des options de confidentialités à décocher dans Windows 10, dont certaines concernent Skype.

      Concernant les sites tiers que l’on visite, je ne pense pas qu’il y a autant de pistage de la part de Microsoft. Contrairement à Facebook qui est intégré absolument partout.

      • Windows10 t’espionne avec tous ses « outils » intégrés. (dont les fameuses portes dérobées présentes depuis Windows98). Tu peux décocher tout ce que tu veux, Microsoft seul sait ce que tel bouton fait rééllement quand tu cliques. Quand tu utilises Skype, c’est tout un réseau de gens qui est espionné, tes amis, les amis de tes amis, les familles, etc.
        Lire les conditions d’utilisation /info. à chaque écran de l’installation de Windows10. Certains l’ont fait pour vous. Cherchez.

  26. « J’ai ignoré beaucoup d’affirmationspas qui, selon moi (…) »
    Il y a une petite faute de relecture il me semble à « affirmations ».

  27. Mon Nom Complet

    Alors voilà… Oui, j’utilise Facebook. Pourquoi ?
    1.- Il me permet GRATUITEMENT de rester rapidement (voire instantanément) avec les membres de ma nombreuse famille et autres amis dispersés dans le monde entier.
    2. – Il me permet de partager mon expérience avec des gens qui partagent mes passions à travers les pages qui correspondent à ces passions. A titre d’exemple, j’ai un Yorkshire (que j’adore !) et de nombreux clubs se sont formés par des passionnés de ces chiens affectueux, fidèles, courageux… (pardon, je m’égare !) dans lesquels les membres se soutiennent, échangent leurs expériences, et même partagent la douleur d’inconnus (un ami Facebook n’est pas un vrai ami, c’est bien ça ?) à force de messages apaisants dans certains cas extrêmes (perte d’un ami à quatre pattes, cela touche ceux qui n’ont d’autres amis que les touches de leur clavier ?).
    3. – Facebook ne publie que ce que je publie, il ne vient pas fouiner dans mon subconscient pour publier ce que je pense en ne souhaite pas partager… Je resta maître de son intrusion dans ma vie privée (les paramétrages sont assez profonds pour que chacun garde le contrôle, ou bien je suis un noob qui se croit sur une planète de Bisounours ?).
    4. – De nombreuses applications offrent la possibilité aux « esclaves » de Facebook de communiquer et direct vidéo avec un être cher exilé au bout du monde (messenger, un nom inventé par Microsoft si je ne m’abuse), de se divertir avec de nombreux jeux qui de plus offrent la possibilité aux isolés de contacter des personnes qui partagent ce goût pour ces jeux)…
    5. – Facebook (Pardon de citer si souvent ce Gros Mot, cette « injure ») permet de remplacer rapidement et efficacement les autres moyens de partage (Mails, discussions instantanées, clouds et autres partages de fichiers pour envoyer à Tonton parti au Mexique la photo du petit neveu né avant-hier à Trifouillis-les-oies au fin fonds le la campagne ardennoise…)
    En résumé, je vous renvoie à la chanson de Chagrin d’Amour (Fan des années 80…) : Chacun fait ce qui lui plaît !

  28. Mon Nom Complet

    J’oubliais : Je ne serais jamais prisonnier du « Libre » ! Même la toute dernière version Linux ne permet pas de se connecter aux sites utilisant les plus récentes technologies, faute de mises à jour appropriées (Flash d’adobe par exemple !).

    • 1) Juste. Mais si l’utilisateur ne paie rien (sauf certaines applications facultatives), d’où vient la fortune de Facebook (une des entreprises les plus riches du monde) ? De la vente des données de l’utilisateur !
      2) Double emploi avec un blog ou un forum. Sachant que l’un comme l’autre ne passent pas obligatoirement par des Skyblogs ou des Forumactifs : héberger un blog ou un forum (même gratuitement) est devenu simple.
      3) On croit réserver ses publications aux Amis ou Amis des Amis, mais ce n’est qu’une illusion. Qu’est-ce que Facebook revend ? Et à qui ? Il ne faut pas se leurrer…
      4) Je les connais, ces applications. Sans en utiliser une seule. Et pourquoi ? Parce que je suis invité des tonnes et des tonnes de fois, alors que je m’en contrefiche ! Le nombre de sollicitations pour jouer que je reçois n’a d’égal que le temps que je passe à supprimer ces enquiquinoiseries. Vous aimez qu’on vous téléphone jusqu’en soirée pour vous vendre des services dont vous vous moquez comme de votre première chemise ? J’ai bien assez de ça sur mes téléphones (oui, on vient vous solliciter jusque sur votre 06 !), ce n’est pas pour m’en farcir sur un réseau social ou je viens partager, prendre des nouvelles, en donner… Et ces applications sont-elles vierges de tout virus ? Il paraît que des jeux infectés, ça s’est vu.
      5) Ca ne remplace rien de tout ça. Ca fait la même chose, mais sur la place publique. Un mail, ça se consulte n’importe où aussi facilement qu’un fil de réseau social, et c’est quand même plus confidentiel. Oui, bon, les pièces jointes ont une taille limitée. Mais n’existe-t-il pas des services pour envoyer des gros fichiers ? Et en supposant que la personne n’y arrive pas, on attend son retour pour organiser une soirée-tartiflette pendant laquelle on montrera les photos et donnera les dernières nouvelles !

      Il est souvent bon de se demander comment on faisait avant ou comment on ferait sans. Et quand on trouve soi-même ou entend une réponse satisfaisante, il convient de la traduire par : « Ben finalement, on peut s’en passer ! »

    • Adobe Flash classé avec les « plus récentes technologies » et comment peut-on être prisonnier du libre? 🙂

    • @Mon Nom Complet, Gub a répondu, mais vraiment dire des sottises pareilles. Il faudra aussi éviter les iTroucs, car si j’ai bien compris Apple boycotte Flash pour des raisons de lourdeur et de sécurité. Pauvre Apple, encore un prisonnier du Libre, tu vois.
      Si c’était ironique, il fallait être plus drôle

  29. Mon Nom Complet

    Tiens, j’avais pas remarqué : En bas de cette page, un lien « Framasoft sur Fcebook »… MDR !

    • Pourquoi êtes-vous sur Google+, Facebook, Twitter ?
      Notre objectif est de toucher les personnes qui n’ont pas connaissance des alternatives libres, d’où notre présence sur ces réseaux sociaux. Vous comprendrez aisément que si on ne s’adresse qu’aux utilisateurs de Framasphère pour faire la promotion de Diaspora* alors l’intérêt est plus que limité.

      • JosephK, je ne connais rien à ces réseaux mais est-il possible d’y interdire les commentaires? Framasoft pourrait alors avoir sa vitrine sur ces réseaux avec une liste de liens pour que les gens communiquent ailleurs que sur ces trucs-là?
        Mais je doute que ce soit possible.

  30. Et twitter alors?

  31. Bonjour,
    Comme cela a été mentionné plus haut et bien qu’il soit l’un des plus inquiétants, Facebook n’est pas l’unique moissonneur de données personnelles.
    Que pensez-vous du plug-in pour navigateurs Ghostery ? Il semble détecter et bloquer tous ces « mouchards », tels que facebook connect, google analytics, etc… qui sont présents sur la quasi-totalité du net. Connaissez-vous son efficacité réelle ?
    Merci

    • @l’asticot, tu as bien d’autre choix que Ghostery (qui par défaut affirme ne pas collecter d’info mais qui est un programme privateur): Regarde par exemple là-bas qq part sur la page d’accueil, des articles sur Firefox: https://vive-gnulinux.fr.cr/

  32. Vous l’ai-je dit ? Je vais m’en aller de Facebook. Mes « amis » sont prévenus que je partirai le 5 mars… et invités à demander à partager avec moi sur Framasphere.

  33. Bonjour,
    Voici mon aventure très – trop ? -détaillée avec Facebook :

    Le 100708, j’ai reçu un mail de copine M, via FB, pour m’inciter à m’inscrire.
    Le 151208, un autre de cousin H.
    Le 170209, une invitation de copine M. Plus tard, une de pote W.
    Le 060609, un mail, rappel de ces trois invitations, et une liste de gens que je  »pourrais connaître » et qui sont sur FB. Effectivement, je les connais tous plus où moins. Ils ont tous un lien avec M & W, qui sont cousins.
    Je ne me suis pas inscrit.

    Août 2014. Ayant souhaité avoir des informations sur les données me concernant qui seraient en la possession de FB, je suis allé sur la page du site mettant à disposition un formulaire permettant de procéder à cette demande. Après y avoir sélectionné l’option « Je n’ai pas de compte Facebook », il faut indiquer une adresse de contact, son nom, son pays de résidence, sa date de naissance et déclarer sur l’honneur que les données sont exactes.
    Le 130814. Réticent à l’idée de fournir une information que Facebook n’avait pas encore – en l’occurrence ma date de naissance – j’ai envoyé un mail, (en m’aidant fortement du modèle de lettre proposé par le site europe-v-facebook.com), à l’adresse indiquée sur cette même page de formulaire, (datarequests@fb.com).
    Le 021014, j’en ai envoyé un nouveau, n’ayant obtenu aucune réponse au premier.
    Le 161114, un troisième, en plusieurs exeplaires.
    Le 030115, un quatrième. A celui-ci, j’ai reçu le jour même une réponse automatique, en anglais, et dans laquelle il m’est expliqué que pour accéder à mes données personnelles, y compris si je n’ai pas de compte Facebook, il me faut utiliser le formulaire décrit plus haut. Formulaire dans lequel je me suis finalement résigné à renseigner ma date de naissance, pour recevoir une réponse automatique en français m’expliquant que je ne pourrai obtenir les renseignements souhaités sans indiquer une adresse mail liée à un compte Facebook. J’ai répondu pour souligner l’absurdité de la situation mais n’ai reçu ensuite qu’un mail identique au précédent.
    Le 130715. Par courrier, j’ai sollicité l’avis de la CNIL.
    Le 210815. La CNIL m’invite à envoyer un courrier postal à l’adresse suivante :

    Madame Yvonne CUNNANE
    Lead Data Privacy Councel
    Facebook Ireland Limited
    5-7 Hanover Quay
    Dublin 2, IRELAND

    Le 251115, je le fais.
    Le 071215, je reçois deux réponses par mail. La même absurdité concernant la nécessité d’indiquer une adresse liée à un compte, bien que j’aie précisé là-aussi que je n’en avais pas.
    Janvier 2016, je parle de cette embrouille à Tante J, à qui je viens de dire que non, je n’ai pas de compte Facebook. Elle me dit qu’on ne peut pas envoyer d’invitations via son compte FB, et m’explique qu’elle ne peut envoyer que des invitations à des gens qui ont des profils FB. Elle devient nerveuse. Je veux mettre fin gentiment à ce  »débat »’ qui ne mènera à rien, et fais mine de comprendre que OK, elle ne peut inviter que des  »amis ». Elle s’énerve.  »Non, j’peux pas inviter des amis ! », et enchaîne en me montrant son compte, m’expliquant qu’elle peut inviter telle personne à rejoindre une conversation, ou un groupe, pour finir par me dire que ce qu’elle peut faire, c’est inviter des amis. Ma remarque sur le fait que sa démonstration faisait suite à sa négation de ce qu’elle venait finalement d’affirmer l’a relancée, et elle s’est mise à gueuler en répondant à quelque chose que je n’avais pas dit. Bref.
    Le 190116, afin de recevoir un rappel d’invitations plus récent (que le dernier, datant de 2009), je décide de créer un faux compte, avec une adresse temporaire. Je fais une grosse connerie : Je renseigne mon adresse mail non pas là où il fallait, mais là où il ne fallait pas… FB scanne mon carnet d’adresses. Sur mon profil, s’affichent mes contacts. A côté de H, M et W, l’information selon laquelle ils m’ont invités. Et dans ma boîte, trois mails, un pour chacun d’eux, qui me confirment que FB a toujours mon adresse et conserve les liens avec H, M et W. Mais sur aucun de ces mails ne figurait l’ensemble des ces personnes. Et puis, je ne les ai pas reçus directement à mon adresse. Tout ça ne m’a donc pas été très utile.
    Le 020316, je dépose une plainte, en ligne, auprès de la CNIL.
    Le 050117, je reçois une réponse par téléphone : FB a indiqué ne pas avoir de donnée me concernant.

  34. @gullampalentruder d’accord avec toi.
    J’insiste sur ce point: FB détruit le web, retire à la majorité des gens la moindre compréhension et le moindre savoir-faire en matière de web: ils deviennent incapables de naviguer sur un site web (ah, c’est pas en déroulant déroulant déroulant?), incapables de faire un site web, et bientôt juste capable de faire clic sur j’aime.
    FB détruit le web en imposant son format de page et comme il est dit sur toute cette page, en s’imposant comme un monopole de la visibilité sur le web.

    À mon sens, ce n’est pas Diaspora la solution (Movim serait déjà plus intéressant parce qu’il fait plus de choses avec un seul protocole) mais plutôt quand on a qqchose à dire ou à montrer ou à partager, durablement, de faire un site web (il y a les CMS pour nous aider tous), avec des menus, une profondeur donc pour un site web qui se bâtit peu à peu. Pas tout un truc à plat boostrap à la noix pour écrans miniatures. Et avec le moins de javascript possible — ce serait bien de pouvoir s’en passer presque complètement, les CSS3 devraient faire presque tout le travail.

    À ma modeste façon, n’ayant jamais été sur Facebook (ni le truc myspace, je crois), j’ai fait des articles anti-gafam et j’ai détourné un épisode de Pepper&Carrot de David Revoy. C’est sur la page d’accueil de mon site web. Je ne mets pas de lien dans mon commentaire, car ça ferait de la pub, n’est-ce pas.

    En fait je me rends compte que ce qui m’a sauvée des GAFAM&Co, ce sont les associations: avec Apinc, j’ai fait ma première mouture de Libre-Fan. Grâce à Apinc, j’ai eu une adresse mail. Donc, j’ai dit non à une invitation en 2006 à Gmail de la part d’un type sympa proche de Mozilla, et je me suis méfiée de tout ce qui était à la mode parce que je n’en avais pas besoin, ayant appris à faire un site web. J’ai eu une période WordPress.com que j’ai quitté bien avant les CDN. Après Apinc, j’ai rencontré Tuxfamily, super hébergeur.

    Bref, mon avis: l’urgence est de se remettre à tricoter et à tisser du web pour sauver le Web. J’ai essayé de l’expliquer dans mon Esperanto imparfait pour ceux que ça pourrait intéresser.

  35. Pour info: le site de salim varini d’où est tiré cet article fait des requêtes à deux CDN, dont le cloud d’Amazon. Il a enocre du travail à faire

  36. bonjour
    Tout ceux qui on fait psycho, connaisse le phénomène Facebook
    de plus, c’est un nom qui a été étudier très soigneusement par ……
    le boss zucken-machin-truc est une façade
    ce site est l,instrument d’un pays
    je vais choqué : il n’y a que les aveugle pour croire que c’est machin-truc qui fait tout !

  37. Dontreadthis

    Si vous chopez la réponse à la question « qu’est-ce qui a fait la popularité de l’article en janvier 2017 » je suis preneur <3 Merci d'avance.

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