Changer le monde, un octet à la fois

Temps de lecture 13 min

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Cette année, comme les précédentes, Framasoft fait appel à votre générosité afin de poursuivre ses actions.

Depuis 14 ans : promouvoir le logiciel libre et la culture libre

L’association Framasoft a 14 ans. Durant nos 10 premières années d’existence, nous avons créé l’annuaire francophone de référence des logiciels libres, ouvert une maison d’édition ne publiant que des ouvrages sous licences libres, répondu à d’innombrables questions autour du libre, participé à plusieurs centaines d’événements en France ou à l’étranger, promu le logiciel libre sur DVD puis clé USB, accompagné la compréhension de la culture libre, ou plutôt des cultures libres, au travers de ce blog, traduit plus de 1 000 articles ainsi que plusieurs ouvrages, des conférences, et bien d’autres choses encore !

Depuis 4 ans, décentraliser Internet

En 2014, l’association prenait un virage en tentant de sensibiliser non seulement à la question du libre, mais aussi à celle de la problématique de la centralisation d’Internet. En déconstruisant les types de dominations exercées par les GAFAM (dominations technique, économique, mais aussi politique et culturelle), nous avons pendant plusieurs années donné à voir en quoi l’hyperpuissance de ces acteurs mettait en place une forme de féodalité.

Et comme montrer du doigt n’a jamais mené très loin, il a bien fallu initier un chemin en prouvant que le logiciel libre était une réponse crédible pour s’émanciper des chaînes de Google, Facebook & co. En 3 ans, nous avons donc agencé plus de 30 services alternatifs, libres, éthiques, décentralisables et solidaires. Aujourd’hui, ces services accueillent 400 000 personnes chaque mois. Sans vous espionner. Sans revendre vos données. Sans publicité. Sans business plan de croissance perpétuelle.

Parfois, Framasoft se met au vert. Parce qu’il y a un monde par-delà les ordinateurs…

 

 

Mais Framasoft, c’est une bande de potes, pas la #startupnation. Et nous ne souhaitions pas devenir le « Google du libre ». Nous avons donc en 2016 impulsé le collectif CHATONS, afin d’assurer la résilience de notre démarche, mais aussi afin de « laisser de l’espace » aux expérimentations, aux bricolages, à l’inventivité, à l’enthousiasme, aux avis divergents du nôtre. Aujourd’hui, une soixantaine de chatons vivent leurs vies, à leurs rythmes, en totale indépendance.

Il y a un an : penser au-delà du code libre

Il y a un an, nous poursuivions notre virage en faisant 3 constats :

  1. L’open source se porte fort bien. Mais le logiciel libre (c-à-d. opensource + valeurs éthiques) lui, souffre d’un manque de contributions exogènes.
  2. Dégoogliser ne suffit pas ! Le logiciel libre n’est pas une fin en soi, mais un moyen (nécessaire, mais pas suffisant) de transformation de la société.
  3. Il existe un ensemble de structures et de personnes partageant nos valeurs, susceptibles d’avoir besoin d’outils pour faire advenir le type de monde dont nous rêvons. C’est avec elles qu’il nous faut travailler en priorité.
Est-ce une victoire pour les valeurs du Libre que d’équiper un appareil tel que le drone militaire MQ-8C Fire Scout ?
Nous ne le pensons pas.
Cliché
Domaine public – Wikimedia

 

Face à ces constats, notre feuille de route Contributopia vise à proposer des solutions. Sur 3 ans (on aime bien les plans triennaux), Framasoft porte l’ambition de participer à infléchir la situation.

D’une part en mettant la lumière sur la faiblesse des contributions, et en tentant d’y apporter différentes réponses. Par exemple en abaissant la barrière à la contribution. Ou, autre exemple, en généralisant les pratiques d’ouvertures à des communautés non-dev.

D’autre part, en mettant en place des projets qui ne soient pas uniquement des alternatives à des services de GAFAM (aux moyens disproportionnés), mais bien des projets engagés, militants, qui seront des outils au service de celles et ceux qui veulent changer le monde. Nous sommes en effet convaincu·es qu’un monde où le logiciel libre serait omniprésent, mais où le réchauffement climatique, la casse sociale, l’effondrement, la précarité continueraient à nous entraîner dans leur spirale mortifère n’aurait aucun sens pour nous. Nous aimons le logiciel libre, mais nous aimons encore plus les êtres humains. Et nous voulons agir dans un monde où notre lutte pour le libre et les communs est en cohérence avec nos aspirations pour un monde plus juste et durable.

Aujourd’hui : publier Peertube et nouer des alliances

Aujourd’hui, l’association Framasoft n’est pas peu fière d’annoncer la publication de la version 1.0 de PeerTube, notre alternative libre et fédérée à YouTube. Si vous souhaitez en savoir plus sur PeerTube, ça tombe bien : nous venons de publier un article complet à ce sujet !

Ce n’est pas la première fois que Framasoft se retrouve en position d’éditeur de logiciel libre, mais c’est la première fois que nous publions un logiciel d’une telle ambition (et d’une telle complexité). Pour cela, nous avons fait le pari l’an passé d’embaucher à temps plein son développeur, afin d’accompagner PeerTube de sa version alpha (octobre 2017) à sa version bêta (mars 2018), puis à sa version 1.0 (octobre 2018).

Le crowdfunding effectué cet été comportait un palier qui nous engageait à poursuivre le contrat de Chocobozzz, le développeur de PeerTube, afin de vous assurer que le développement ne s’arrêterait pas à une version 1.0 forcément perfectible. Ce palier n’a malheureusement pas été atteint, ce qui projetait un flou sur l’avenir de PeerTube à la fin du contrat de Chocobozzz.

Garder sa singularité tout en étant relié aux autres, c’est ça la force de la fédération PeerTube.
Notre article complet sur PeerTube

 

Nous avons cependant une excellente nouvelle à vous annoncer ! Bien que le palier du crowdfunding n’ait pas été atteint, l’association Framasoft a fait le choix d’embaucher définitivement Chocobozzz (en CDI) afin de pérenniser PeerTube et de lui donner le temps et les moyens de construire une communauté solide et autonome. Cela représente un investissement non négligeable pour notre association, mais nous croyons fermement non seulement dans le logiciel PeerTube, mais aussi et surtout dans les valeurs qu’il porte (liberté, décentralisation, fédération, émancipation, indépendance). Sans parler des compétences de Chocobozzz lui-même qui apporte son savoir-faire à l’équipe technique dans d’autres domaines.

Nous espérons que vos dons viendront confirmer que vous approuvez notre choix.

D’ici la fin de l’année, annoncer de nouveaux projets… et une campagne de don

Comme vous l’aurez noté (ou pas encore !), nous avons complètement modifié notre page d’accueil « framasoft.org ». D’une page portail plutôt institutionnelle, décrivant assez exhaustivement « Qu’est-ce que Framasoft ? », nous l’avons recentrée sur « Que fait Framasoft ? » mettant en lumière quelques éléments clefs. En effet, l’association porte plus d’une cinquantaine de projets en parallèle et présenter d’emblée la Framagalaxie nous semblait moins pertinent que de « donner à voir » des actions choisies, tout en laissant la possibilité de tirer le fil pour découvrir l’intégralité de nos actions.

Nous y rappelons brièvement que Framasoft n’est pas une multinationale, mais une micro-association de 35 membres et 8 salarié⋅es (bientôt 9 : il reste quelques jours pour candidater !). Que nous sommes à l’origine de la campagne « Dégooglisons Internet » (plus de 30 services en ligne)… Mais pas seulement ! Certain⋅es découvriront peut-être l’existence de notre maison d’édition Framabook, ou de notre projet historique Framalibre. Nous y mettons en avant LE projet phare de cette année 2018 : PeerTube. D’autres projets à court terme sont annoncés sur cette page (en mode teasing), s’intégrant dans notre feuille de route Contributopia.

Framasoft n’est pas une multinationale, mais une micro-association

Enfin, nous vous invitons à faire un don pour soutenir ces actions. Car c’est aussi l’occasion de rappeler que l’association ne vit quasiment que de vos dons ! Ce choix fort, volontaire et assumé, nous insuffle notre plus grande force : notre indépendance. Que cela soit dans le choix des projets, dans le calendrier de nos actions, dans la sélection de nos partenaires, dans nos prises de paroles et avis publics, nous sommes indépendant⋅es, libres, et non-soumis⋅es à certaines conventions que nous imposerait le système de subventions ou de copinage avec les ministères ou toute autre institution.

Ce sont des milliers de donatrices et donateurs qui valident nos actions par leur soutien financier. Ce qu’on a fait vous a plu ? Vous pensez que nous allons dans le bon sens ? Alors, si vous en avez l’envie et les moyens, nous vous invitons à faire un don. C’est par ce geste que nous serons en mesure de verser les salaires des salarié⋅es de l’association, de payer les serveurs qui hébergent vos services préférés ou de continuer à intervenir dans des lieux ou devant des publics qui ont peu de moyens financiers (nous intervenons plus volontiers en MJC que devant l’Assemblée Nationale, et c’est un choix assumé). Rappelons que nos comptes sont publics et validés par un commissaire aux comptes indépendant.

En 2019, proposer des outils pour la société de contribution

Fin 2018, nous vous parlerons du projet phare que nous souhaitons développer pendant l’année 2019, dont le nom de code est Mobilizon. Au départ pensé comme une simple alternative à Meetup.com (ou aux événements Facebook, si vous préférez), nous avons aujourd’hui la volonté d’emmener ce logiciel bien plus loin afin d’en faire un véritable outil de mobilisation destiné à celles et ceux qui voudraient se bouger pour changer le monde, et s’organiser à 2 ou à 100 000, sans passer par des systèmes certes efficaces, mais aussi lourds, centralisés, et peu respectueux de la vie privée (oui, on parle de Facebook, là).

Évidemment, ce logiciel sera libre, mais aussi fédéré (comme Mastodon ou PeerTube), afin d’éviter de faire d’une structure (Framasoft ou autre), un point d’accès central, et donc de faiblesse potentielle du système. Nous vous donnerons plus de nouvelles dans quelques semaines, restez à l’écoute !

Éviter de faire d’une structure (Framasoft ou autre), un point d’accès central

D’autres projets sont prévus pour 2019 :

  • la sortie du (apparemment très attendu) Framapétitions ;
  • la publication progressive du MOOC CHATONS (cours en ligne gratuit et ouvert à toutes et tous), en partenariat avec la Ligue de l’Enseignement et bien d’autres. Ce MOOC, nous l’espérons, permettra à celles et ceux qui le souhaitent, de comprendre les problématiques de la concentration des acteurs sur Internet, et donc les enjeux de la décentralisation. Mais il donnera aussi de précieuses informations en termes d’organisation (création d’une association, modèle économique, gestion des usager⋅es, gestion communautaire, …) ainsi qu’en termes techniques (quelle infrastructure technique ? Comment la sécuriser ? Comment gérer les sauvegardes, etc.) ;
  • évidemment, bien d’autres projets en ligne (on ne va pas tout vous révéler maintenant, mais notre feuille de route donne déjà de bons indices)

Bref, on ne va pas chômer !

Dans les années à venir : se dédier à toujours plus d’éducation populaire, et des alliances

Nous avions coutume de présenter Framasoft comme « un réseau à géométrie variable ». Il est certain en tout cas que l’association est en perpétuelle mutation. Nous aimons le statut associatif (la loi de 1901 nous paraît l’une des plus belles au monde, rien que ça !), et nous avons fait le choix de rester en mode « association de potes » et de refuser — en tout cas jusqu’à nouvel ordre — une transformation en entreprise/SCOP/SCIC ou autre. Mais même si nous avons choisi de ne pas être des super-héro⋅ïnes et de garder l’association à une taille raisonnable (moins de 10 salarié⋅es), cela ne signifie pas pour autant que nous ne pouvons pas faire plus !

La seconde année de Contributopia
Illustration de David Revoy – Licence : CC-By 4.0

 

 

Pour cela, de la même façon que nous proposons de mettre nos outils « au service de celles et ceux qui veulent changer le monde », nous sommes en train de créer des ponts avec de nombreuses structures qui n’ont pas de rapport direct avec le libre, mais avec lesquelles nous partageons un certain nombre de valeurs et d’objectifs.

Ainsi, même si leurs objets de militantisme ou leurs moyens d’actions ne sont pas les mêmes, nous aspirons à mettre les projets, ressources et compétences de Framasoft au service d’associations œuvrant dans des milieux aussi divers que ceux de : l’éducation à l’environnement, l’économie sociale et solidaire et écologique, la transition citoyenne, les discriminations et oppressions, la précarité, le journalisme citoyen, la défense des libertés fondamentales, etc. Bref, mettre nos compétences au service de celles et ceux qui luttent pour un monde plus juste et plus durable, afin qu’ils et elles puissent le faire avec des outils cohérents avec leurs valeurs et modulables selon leurs besoins.

Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin. Nous pensons que le temps est venu de faire ensemble.

Framasoft est une association d’éducation populaire (qui a soufflé « d’éducation politique » ?), et nous n’envisageons plus de promouvoir ou de faire du libre « dans le vide ». Il y a quelques années, nous évoquions l’impossibilité chronique et structurelle d’échanger de façon équilibrée avec les institutions publiques nationales. Cependant, en nous rapprochant de réseaux d’éducation populaire existants (certains ont plus de cent ans), nos positions libristes et commonistes ont été fort bien accueillies. À tel point qu’aujourd’hui nous avons de nombreux projets en cours avec ces réseaux, qui démultiplieront l’impact de nos actions, et qui permettront — nous l’espérons — que le milieu du logiciel libre ne reste pas réservé à une élite de personnes maîtrisant le code et sachant s’y retrouver dans la jungle des licences.

Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin. Nous pensons que le temps est venu de faire ensemble.

Nous avons besoin de vous !

Un des paris que nous faisons pour cette campagne est « d’informer sans sur-solliciter ». Et l’équilibre n’est pas forcément simple à trouver. Nous sommes en effet bien conscient⋅es qu’en ce moment, toutes les associations tendent la main et sollicitent votre générosité.

Nous ne souhaitons pas mettre en place de « dark patterns » que nous dénonçons par ailleurs. Nous pouvions jouer la carte de l’humour (si vous êtes détendu⋅es, vous êtes plus en capacité de faire des dons), celle de la gamification (si on met une jauge avec un objectif de dons, vous êtes plus enclin⋅es à participer), celle du chantage affectif (« Donnez, sinon… »), etc.

Le pari que nous prenons, que vous connaissiez Framasoft ou non, c’est qu’en prenant le temps de vous expliquer qui nous sommes, ce que nous avons fait, ce que nous sommes en train de faire, et là où nous voulons vous emmener, nous parlerons à votre entendement et non à vos pulsions. Vous pourrez ainsi choisir de façon éclairée si nos actions méritent d’être soutenues.

« Si tu veux construire un bateau, ne rassemble pas tes hommes et femmes pour leur donner des ordres, pour expliquer chaque détail, pour leur dire où trouver chaque chose. Si tu veux construire un bateau, fais naître dans le cœur de tes hommes et femmes le désir de la mer. » — Antoine de Saint-Exupéry

Nous espérons, à la lecture de cet article, vous avoir donné le désir de co-construire avec nous le Framasoft de demain, et que vous embarquerez avec nous.

 

Faire un don pour soutenir les actions de Framasoft

 

 

Suivre framasoft:

Réseau d'éducation populaire au Libre. Nous souhaitons faire le trait d'union entre le monde du Libre (logiciel, culturel, matériel, etc...) et le grand public par le biais d'une galaxie de projets à découvrir sur framasoft.org

12 Responses

  1. Sytoka

    Faire un logiciel libre, c’est bien mais il faut le diffuser et si possible diffuser facilement les mises à jour. À mon sens, si on veut faire du décentralisé, cela passe un jour ou l’autre par la case paquet Debian.

    Avec un beau petit paquet dont le but est d’intégrer à terme la distribution, un simple « apt-get install peertube » et hop, on a une instance peertube sur son serveur, facile à configurer, facile à administrer. Les services décentralisés doivent (certainement) passer par cette case là pour être fortement déployé, tout comme Apache a été fortement déployé il y a une vingtaine d’année un peu partout.

  2. HH

    Oui, vivement Framapétitions pour demander l’abandon de l’écriture inclusive sur le blog… 😉
    Bonne continuation.

  3. UnExMembre

    J’étais sur le bateau Framasoft depuis pas mal d’années. Mais j’ai quitté le navire il y a 2 ans environ à cause de l’écriture inclusive.
    J’ai essayé le dialogue, mais framasoft n’y voit aucun problème, bien que la question soit hautement clivante. C’est un acte militant de leur part. Soit. Moi aussi.
    Du coup je suis parti ailleurs, où l’on communique simplement, normalement et communément.
    Mais c’est dommage, vous avez fait (et faites toujours apparemment) des choses très bien.
    Bon courage pour votre recherche de soutiens (qui devront aimer l’inclusive…).

    • pyg

      « Bon courage pour votre recherche de soutiens (qui devront aimer l’inclusive…). »
      Merci, c’est exactement cela 🙂

    • HH

      C’est une des caractéristiques des mouvements militants: quand ils adoptent un principe, c’est quasi impossible de les faire changer d’avis… ils ne doutent plus, ils sont dans le vrai. C’est la principale force de ces mouvements car cela permet d’avancer rapidement sur d’autres sujets. (D’ailleurs, après avoir lu le billet, on comprend que l’équipe Framasoft en a encore beaucoup.)
      Cela dit, la rédaction du blog reste relativement attentive et diplomate. Ailleurs, on pourrait se faire dégager de façon violente. Donc, merci à eux pour leur tolérance sur certains sujets polémiques 😉
      En tant que simple donateur, il faut savoir faire la part des choses (pas toujours facile) et soutenir les projets qui tiennent toujours à cœur.
      Bien à vous.

      • Loz

        On n’adopte pas un principe, on y adhère. Puis on adopte des choix qui respectent ces principes.
        Si on remet en cause ses choix tous les 4 matins, on n’avance plus.

        Et plus je vois la résistance inouïe à l’écriture inclusive, plus je me dis que Framasoft doit avoir raison, qu’une petite fantaisie typographie fasse réagir aussi fort (alors qu’on vous demande seulement de la lire, pas de la pratiquer), c’est bien que ça bouscule des fonctionnements et représentations intimes (et non dits).

        • HH

          Merci pour la correction 😉
          Je suis entièrement d’accord, il y a beaucoup de non-dits.
          Mais, considérer une résistance – même « inouïe » – comme un gage de raison me parait un peu hasardeux. Au mieux, elle doit piquer la curiosité et susciter le débat.
          Ensuite, lire cette fantaisie typographique revient à la pratiquer (à son corps défendant).
          Avec le temps, nous verrons bien si cette écriture prendra le dessus (ou pas) et je m’en offusquerai pas outre mesure.
          Bref, malgré cet apparent désaccord, sachons rester unis pour défendre la culture libre.
          PS : Personnellement, J’en terminerai là pour ne pas trop abuser de l’hospitalité de ce blog.

  4. Cascador

    Yo,

    J’ai arrêté de donner fin 2017, je vais remettre en place un don récurrent de 20 euros par mois en janvier.

    Je ne suis pas d’accord avec toutes vos idées et je suis critique avec mais il faut juger les actions et laisser la place à tous les essais (et erreurs). Vous faites de l’excellent travail, vous êtes de loin ce qui se fait de mieux (ou parfois de moins pire ha ha ha), ça mérite le respect et (de nouveau) mon soutien.

    Bonne chance les filles.

    Tcho !

  5. Miroslav

    Bonjour,

    Tout d’abord bravo pour le travail réalisé par l’équipe Framasoft, c’est une action concrète face au monde anxiogène de la surveillance de masse qui est subit par l’utilisateur lambda.
    C’est évident qu’un travail de fond est nécessaire pour expliquer « aux gens », mais je suis convaincu que l’internetv3.0 (l’internet décentralisé) est en train de naître. Les solutions techniques pour un internet décentralisé existent depuis longtemps mais l’adoption par « les gens » n’est pas encore gagnée loin de là.
    Il faudrait faire prendre conscience à plus de « leviers » de la société qu’ils ont un rôle crucial à jouer et qu’avec finalement peu de moyens ces acteurs de la vie sociale peuvent donner de l’ampleur au projet et changer le monde.
    Par acteurs de la vie sociale je pense par exemple aux MJC, aux grosses asso sportives, aux clubs de musique, de danse, de poterie, de jardinage, à tous les acteurs du « lien et du brassage social » … donner les moyens d’échanger entre potes du club de foot, de musique, de danse ou alors permettre aux membres d’une même asso d’échanger des infos sur un support proposé par l’asso au lieu d’être obligé de créer un compte facebook pour travailler ensemble ou tchatter …. proposer un « lieu numérique » (utilisant des techno décentralisées) qui serait un prolongement du lieu de rencontre physique (la salle de musique, le stade de foot, la salle de réunion, …). Cette « séquence » du projet internetv3.0 n’est qu’une étape car une fois que « les gens » auront compris qu’ils peuvent aussi échanger avec les copains des autres clubs dont ils sont membres, sans avoir à créer un autre compte, alors la prise de conscience de la puissance du réseau décentralisé sera bien avancée.
    En somme une façon d’éduquer « les gens » en répondant à un besoin concret de maintenir le lien facilement.
    De mon coté j’utilise les arguments de Framasoft pour expliquer que le « paradigme numérique » dans lequel nous vivons notre vie numérique en 2018 est faux, que les solutions sont déjà disponibles … et faire ma part du boulot 😉
    Encore bravo !

    d’après Wikipedia :
    Les Maisons des jeunes et de la culture, appellation généralement abrégée en MJC, sont des structures associatives, principalement en France. Elles ont pour objectif la responsabilisation et l’autonomie des citoyens. Elles ont la capacité à mettre en mouvement de jeunes citoyens et à développer des initiatives nouvelles et innovantes. Elles veulent lier jeunesse et culture dans une perspective d’éducation populaire. Ce sont de véritables lieux de rencontres et de création pour de très nombreux jeunes issus de publics variés qui permettent de se former, d’échanger et de créer.

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