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Frama, c’est aussi de la médiation aux communs numériques

De l’édition de livres aux ateliers et conférences, des interviews aux traductions sur le blog et jusqu’au podcast… À Framasoft, nous explorons de nombreuses manières de partager ce que nous savons et d’apporter notre pierre à l’édifice des communs culturels.

« Frama, c’est pas que… »

Pour l’automne 2021, chaque semaine, nous voulons vous faire découvrir un nouveau pan des actions menées par Framasoft. Ces actions étant financées par vos dons (défiscalisables à 66 %), vous pouvez en trouver un résumé complet, sous forme de cartes à découvrir et à cliquer, sur le site Soutenir Framasoft.

➡️ Lire cette série d’articles (oct. – déc. 2021)

Nous avons la chance, à Framasoft, d’avoir du temps libéré pour observer et tenter de comprendre le monde numérique actuel, ses règles, ses mécanismes. Cette connaissance nous sert à imaginer et explorer des pistes pour faire autrement, s’extraire du capitalisme de surveillance et de l’économie de l’attention. Mais ce serait bien triste si les savoirs et expériences que nous accumulons n’étaient pas partagés !

jeu de cartes Framasoft "…de la médiation aux communs numériques"

Rencontres et conférences

Les 37 membres de l’association Framasoft vivent dans une trentaine de villes différentes. C’est une chance, cela nous permet de pouvoir régulièrement répondre à des invitations de participer à des ateliers, tables-rondes, conférences, échanges, etc. Et si les agendas ne s’alignent pas, nous savons refuser poliment aussi.

Carte "Rencontres" Habitant aux quatre coins de l’hexagone, les membres de Framasoft interviennent régulièrement dans des événements. D’ateliers en webinaires, de conférences en ciné-débats, nous partageons nos observations, craintes et espoirs sur le numérique, et le monde qu’il façonne.

Certes, la pandémie qui continue de façonner nos vies a réduit le nombre de rencontres auxquelles nous participons actuellement. Mais elle a aussi normalisé les webinaires et autres interventions à distance auprès du grand public et des personnes qui organisent ces événements (ce qui nous a par exemple permis de participer à L’Özgürkon, la convention des libristes en Turquie).

Voilà qui tombe bien, causer à distance, c’est une chose que nous savons faire !

illustration CC-By David Revoy (sources)

Réponses aux médias

Soyons clair·es : Framasoft n’a aucune stratégie médias. Nos timidités, nos syndromes de l’imposteur, notre refus de se poser en expertes, notre vigilance à éviter d’avoir des têtes d’affiche, font que nous ne sommes pas de « bons clients ». L’association est de toute façon peu représentée à Paris, où une majeure partie de la sphère médiatique cherche ses intervenant·es.

Carte "Médias" Framasoft ne va – quasiment – jamais chercher l’attention des médias, car mine de rien, c’est du boulot ! Cependant, nous répondons régulièrement à des invitations à partager nos points de vue sur la centralisation du web, les pratiques numériques émancipatrices, etc.

Cependant, nous nous efforçons de répondre aux médias qui viennent nous interroger sur les enjeux du numérique (là où nous avons une expérience et une expertise à partager). Il nous arrive donc de nous frotter à l’interview « face cam » pour un documentaire, à la courte citation pour un quotidien, à des questions de la presse spécialisée indépendante, à celles d’un podcast pas du tout porté sur la « tech »…

Répondre aux entrevues n’est pas un exercice que nous recherchons, ni que nous affectionnons particulièrement (sauf lorsqu’il s’agit de contribuer aux recherches des universitaires). Cela reste cependant une manière intéressante d’accueillir la remise en question, de sortir de notre zone de confort et de semer des graines d’émancipation numérique aux quatre vents des internets.

illustration CC-By David Revoy (sources)

Le Framablog

Le Framablog est le principal organe de communication et de publication de Framasoft : dès que nous avons une action à annoncer, une déclaration qui nous démange, c’est sur le blog que ça se passe. Cependant, nous voulons que le Framablog soit plus que cela.

Carte "Framablog" Avec plus de 10 articles par mois, c’est sur le Framablog que Framasoft s’exprime le plus. Revue de presse, annonces de l’association, interviews, pamphlets, nouvelles du monde du Libre… Nous essayons d’ouvrir le Framablog à de multiples formes d’écritures et à divers invité·es.

Chaque lundi, Khrys nous offre son Khrys’presso, sa revue de web de la semaine ; qu’elle concocte en toute autonomie et liberté.

Régulièrement, le comité communication s’applique à faire découvrir une démarche libre intéressante, amusante, bouleversante, au travers d’interviews variées.

Par ailleurs, nous nous évertuons à inviter d’autres voix sur le Framablog. Il s’agit de personnes du monde du libre et des communs qui partagent leur expertise et leur expérience, dont nous reprenons (avec leur accord) des textes publiés sur leur propre blog.

Depuis l’été 2021, nous expérimentons autre chose : « commander » (c’est-à-dire solliciter et non pas diriger) des textes auprès de plumes qui nous inspirent et dont nous aimerions qu’elles consacrent un peu de leur verve à détailler un sujet qui nous importe. C’est ainsi qu’est né le dossier publié en feuilleton sur le Militantisme Déconnant de Viciss (du blog Hacking Social).

Cette collaboration est la première d’une série que nous espérons longue et fructueuse.

illustration CC-By David Revoy (sources)

Framalang

Framalang est né de cette envie de partager des nouvelles du monde du Libre avec les non-anglophones. Ce groupe cherche des articles (voire livres, sites web, etc.) en anglais (et parfois en italien, en espagnol) que les membres ont envie de traduire pour les partager avec le monde francophone (souvent sur le Framablog).

Carte "Framalang" Le groupe de travail Framalang traduit – en toute autogestion – des articles, sites et livres… Le monde du numérique exclut parfois les non-anglophones, c’est pour cela que Framalang publie ses traductions sur le Framablog.

Le groupe Framalang est, à nos yeux, un très bel exemple de la relation qu’il peut y avoir entre une association (Framasoft) et un groupe de contributeurices auto-géré·es (Framalang). Le rôle de Framasoft se borne à donner à Framalang les moyens d’œuvrer : un espace, des outils, une audience, du temps et du soin dans l’animation du groupe…

Le collectif Framalang prend ses propres décisions, que ce soit dans le choix des textes à traduire, dans les méthodes et outils (qui ont évolué au fil des ans), ou les choix linguistiques et de mise en page. Framalang illustre une règle importante chez Framasoft : dans le respect du collectif, c’est kikifé kidécide.

illustration CC-By David Revoy (sources)

Des livres en Communs

Ah ! si vous saviez comme nous sommes impatient·es de vous montrer cette nouvelle évolution de notre maison d’édition ! Depuis plus d’un an, les membres du projet Framabook ont décidé de revoir intégralement le fonctionnement actuel qui reposait sur « le pari du livre libre ». En effet, jusqu’à présent, ce pari consistait à distribuer librement et gratuitement les ebooks tout en rémunérant honnêtement les auteurs et autrices sur les ventes papier.

Carte "Des livres en communs" La maison d’édition Framabook évolue et devient « Des Livres en Communs ». Depuis quelques mois, Framasoft prépare la renaissance de ce projet historique de l’association, avec un changement de paradigme pour mieux soutenir la création de communs culturels.

Seulement, nous n’avons jamais su intégrer Framabook aux chaînes de distribution et de diffusion du livre en France, qui sont verrouillées et dirigées par les industries culturelles. Leur fonctionnement repose sur la propriété, la vente, l’exploitation.

Des Livres en Communs (ce sera le nouveau nom de Framabook) a pour intention de changer de paradigme, en se concentrant sur la création et la production de communs culturels.

Nous comptons attribuer à des auteurices une bourse d’écriture pour reconnaître et rémunérer plus équitablement leur travail de création. Nous donnerons davantage de détails ultérieurement, notamment sur la façon dont nous choisirons les bénéficiaires de ces bourses. L’objectif est d’accompagner ces auteurices dans leur processus, pour qu’iels mènent à bien leur création qui deviendra un Commun.

En attendant, ces derniers mois, il nous a fallu faire l’inventaire des contrats et projets existants chez Framabook, et imaginer comment accompagner la transition de ce beau projet dans un nouveau paradigme.

illustration CC-By David Revoy (sources)

UPLOAD

Les projets évoluent mais les envies restent. Annoncée en 2017 comme une université populaire du libre, UPLOAD représente désormais pour nous une Université Populaire Libre, Ouverte, Autonome et Décentralisée. Ici le libre n’est plus une fin en soi (ce que l’on apprend) mais bien une manière de partager les connaissances.

Carte "UPLOAD" Cette Université Populaire Libre, Ouverte, Autonome et Décentralisée commence à germer dans nos travaux. Elle est préfigurée par un podcast et des « librecours ». UPLOAD doit encore grandir en s’inspirant des mouvements de l’éducation populaire avant de trouver sa forme.

Ces derniers mois, les membres de Framasoft ont exploré différentes manières d’envisager UPLOAD. Parce que trouver un nom qui claque, c’est bien, mettre quelque chose derrière, c’est mieux ! Est-ce que c’est une plateforme où l’on peut partager des connaissances ? Une série d’outils pour aider des groupes locaux à organiser des temps d’éducation populaire ? Une série de parcours pédagogiques où l’on accompagne les personnes qui s’y engagent…?

La question n’est pas tranchée, et la réponse dépendra beaucoup des personnes, collectifs et initiatives que nous rencontrerons dans nos explorations, des besoins que nous percevrons et de l’utilité que Framasoft pourrait avoir ici ou là (sans forcément réinventer la roue, car des personnes ont déjà montré la voie et construit des ressources).

En attendant, quelques-unes de nos expérimentations préfigurent cette université populaire : qu’il s’agisse du MOOC CHATONS, des Librecours ou du podcast UPLOAD, toutes illustrent notre envie de partager le savoir, et la capacitation qui va avec l’acquisition de connaissances.

illustration CC-By David Revoy (sources)

Découvrez tout ce qu’est Frama !

Voilà qui conclut le focus de cette semaine. Vous pourrez retrouver tous les articles de cette série en cliquant sur ce lien.

Sur la page Soutenir Framasoft, vous pourrez découvrir un magnifique jeu de cartes représentant tout ce que Framasoft a fait ces derniers mois. Vous pourrez ainsi donner des couleurs à l’ensemble des activités que vous financez lorsque vous nous faites un don. Nous espérons que ces beaux visuels (merci à David Revoy !) vous donneront envie de partager la page Soutenir Framasoft tout autour de vous !

En effet, le budget de Framasoft est financé quasi-intégralement par vos dons (pour rappel, un don à Framasoft de 100 € ne vous coûtera que 34 € après défiscalisation). Comme chaque année, si ce que nous faisons vous plaît et si vous le pouvez, merci de soutenir Framasoft.

Frama, c'est pas que Framindmap ! C'est aussi des conférences, livres, articles blog... Bref, tout un travail pour partager savoirs et expérience ! Nos actions sont financées par vos dons, alors découvrez l'ensemble du travail de Framasoft sur Soutenir Framasoft
Cliquez pour découvrir toutes les cartes et soutenir Framasoft

Pour aller plus loin :




Framasoft sur les routes, et sur un nouveau T-shirt !

Un nouveau T-shirt Framasoft (et le mugounet qui va avec) pour briller lors des événements où nous pourrons nous rencontrer sous le soleil du printemps… et de l’été !

Nouveau T-shirt : la route est longue…

Soyons franc·he·s : on n’est pas foutu·e·s de faire un T-shirt.

Voilà plus de deux ans qu’on a changé de logo, et… rien. Ah ça, pour dégoogliser, y’a du monde, hein ! Mais quand il s’agit de pondre un visuel, contacter des fournisseurs, se mettre d’accord sur un modèle, créer et gérer un stock… y’a plus un GNU à l’horizon !

Alors nous avons choisi la solution de facilité et lancé une campagne chez Keewi.io, le « Ulule du T-shirt ». Le principe : on propose un visuel. Nous, on a choisi de le mettre sur un T-shirt unisexe et sur un mug. On s’est dit comme ça : « Si d’ici le 22 mai, y’a au moins 100 produits pré-commandés, la production est lancée. Sinon, tout le monde récupère ses sous et rentre chez soi. »

Cliquez sur le mug si vous voulez faire une commande

Le 3 mai, nous avons commencé à en parler… exclusivement sur les réseaux sociaux Libres : notre compte Framasphère*, et notre fil Framapiaf. En 24h, les 100 premières pré-commandes étaient atteintes ! Dès le 9 mai, on a fait circuler l’info sur notre fil Twitter et notre page Facebook. Et aujourd’hui : on vous en parle ici !

Après le 22 mai : y’en a plus !

Ben oui, c’est une campagne, et une campagne, ça se termine. Nous, le principe nous va assez bien… vu qu’on expérimente !

L’avantage pour nous est double : ne pas avoir toute la production/vente/distribution à gérer (donc avoir plus de temps pour Dégoogliser), et savoir si ce genre de goodies vous intéressent vraiment, ou si c’est juste un plaisir de l’entre-soi… Et pour l’instant, c’est un succès, plus spécifiquement un succès offert par les « vrai·e·s fans » de Framasoft, a priori.

Ce procédé nous offre en plus l’occasion de faire un prix tout petit (13 € 37, c’est pas un hasard). Nous savons que c’est pas avec des T-shirts qu’on va remplir la marmite, du coup on a choisi de pas beaucoup marger dessus. Là, c’est pour se faire plaisir et pour pouvoir porter des couleurs et une devise qui nous parlent, même si les cordons de la bourse sont assez serrés.

Alors voilà, c’est pas parfait hein, c’est une expérimentation, y’a des inconvénients et défauts, mais c’est mieux que ce que nous faisions jusqu’à présent (à savoir : rien depuis deux ans). Du coup, si vous en voulez, faut se bouger : vous avez jusqu’au 22 mai !

Et si vous cliquez sur le T-shirt, vous tomberez… ben sur la page où on peut le commander.

À propos de route : on sera dessus !

Avec les beaux jours arrivent les festivals qu’on aime bien et où on se retrouve avec délices.

Avec seulement 30 membres et 7 salarié·e·s, notre micro-association a beau se plier en quatre, on ne peut pas être partout !

Néanmoins, vous pourrez nous retrouver…

Alors vu que la voie est Libre, on espère qu’elle sera assez dégagée pour que nous nous rencontrions sans encombres !




Retrouvez Framasoft près de chez vous (octobre et Novembre 2015)

On l’avait déjà évoqué cette rentrée : Framasoft continue de dégoogliser près de chez vous…

Nous avions envie de faire un point sur les temps forts de ces prochaines semaines : entre une tournée à la Réunion, l’avant-première d’un film où le Libre foulera le tapis rouge et une présence massive au Capitole du Libre… nous espérons que vous prendrez le temps de venir boire une limonade (libre) avec nous !

Rappel : vous pouvez retrouver nos précédentes interventions sur cette page.

Octobre et novembre : ça dégooglise près de chez vous

Le succès de cette thématique ne faiblit pas, et on continue de nous demander de présenter le projet Dégooglisons un peu partout dans la francophonie… Si vous voulez nous retrouver et échanger avec nous, rendez-vous…


Vidéo « Les nouveau loups du web » sur Youtube

 

Merci encore à toutes les personnes qui nous invitent dans ces événements, qui les organisent… et surtout à vous qui venez et amenez vos proches afin de les sensibiliser au monde du Libre…

On se retrouve bientôt ?

L’équipe de Framasoft.




Framasoft fait sa rentrée (probablement près de chez vous)

Tout en travaillant d’arrache-pied à la suite de notre (modeste) plan de libération of ze monde, les membres de Framasoft se plient en quatre pour venir à votre rencontre aux cinq coins de l’hexagone et même au-delà !

Un septembre Francophone (mais pas que)

Pyg en Tux lors des dernières RMLL
Pyg en Tux lors des dernières RMLL

Framasoft invité au Québec ! Les idées du Libre s’échangent et essaiment partout où l’on partage la même langue et les mêmes valeurs… Ce qui n’empêche pas un de nos valeureux bénévoles de parler de nos projets dans la langue de Stallman… à Nantes ! Petit tour d’horizon d’un mois bien chargé :

  • Parisiennes, Parisiens, ce week-end, du 12 au 13 septembre, Fred, Kinou nous représenteront sur le village du Libre à la Fête de l’Huma, au Parc départemental Georges Valbon à La Courneuve (93)… mais ça vous le saviez déjà !
  • Ce week-end aussi, Pouhiou aurait dû participer à Alternatiba Toulouse (allées Jules Guesdes), mais un vilain virus pas du tout informatique le cloue au lit. Que cela ne vous empêche pas d’aller y saluer nos ami-e-s de Toulibre !
  • Du 18 au 27 septembre : Framasoft s’envole au Québec, à l’invitation de la FACIL, et afin de participer à la SQIL (qui sont un peu les RMLL québecoises) :
    • Samedi 19/09 à Montréal « État des services libres en 2015 », avec Pierre-Yves Gosset (alias Pyg)
    • Jeudi 24/09 de 17 à 20 H (toujours à Montréal, toujours avec Pyg) : Conférence Framasoft « Dégooglisons », suivie d’une table ronde sur les savoirs libres
    • Notre Pyg devrait même se faire interviewer (à confirmer) sur Radio Canada le samedi 19, à 13H (heure locale), dans l’émission « La sphère »
  • Le 24 septembre, à Paris (Be Coworking – 60 rue de la Jonquière, 17e) Fred participera dès 19H à une table ronde chez StoryCode Paris
  • Le 25 septembre, à Nantes Nicolas Loeuillet (développeur de Wallabag, et membre de Framasoft) participera au FOSSa et ce en anglais !
  • Les 26 et 27 septembre, place de la république à Paris, nous serons dans le Quartier du Libre d’Alternatiba Paris fièrement représentés par Fred et Kinou et au milieu des associations amies qu’on ne présente plus 😉
  • Et le 29 septembre, à Nancy : Pyg (fraichement rentré du Québec) participera à une table ronde « Internet : quel espace de démocratie ? » au forum POP-MIND (forum des musiques actuelles).

alternatiba paris

 

Un automne loin d’être monotone

Avant que la police des jeux de mots ne nous mette à l’amende pour ce titre forcément illégal, voici le programme (non exhaustif) des mois à venir, encore une fois dans la francophonie puisque nous passerons par la Suisse :




Les droits d’auteuroliques anonymes (conférence gesticulante)

En novembre 2014, plusieurs membres de Framasoft sont venus en force au Capitole du Libre de Toulouse pour y répandre bonne humeur, chatons, et la défense d’un Libre accessible à tou-te-s (oui : même aux Dupuis Morizeau !)

La fine équipe de Toulibre, le GUL toulousaing organisant avec brio le #CDL2014, a eu la bonne idée de capter ces conférences pour en faire profiter les internautes. Voici donc le dernier d’une série de trois articles « Capitole du Libre ! »

La réunion des droits d’auteuroliques anonymes.

par Pouhiou.

Le droit d’auteur est une drogue. Comme les drogues, on justifie son addiction par des rationalisations fallacieuses. Les auteur-e-s n’existeraient que par leurs œuvres. La créatrice doit être reconnue par ses pairs. Le créateur devrait vivre de ses productions… et cette drogue serait la solution. Mais si c’était le problème… ?

Récit du sevrage réussi d’un auteur et comédien libéré.

Quand on place ses oeuvres sous CC-0, quand on choisit le copy-out, quand on fait voeu de non violence légale pour ses oeuvres… Cela amène beaucoup de questions.

Des questions de mes ami-e-s artistes, qui se demandent si je ne vis pas dans le monde des bisounours ; bien qu’illes soient d’accord avec mes idées de partage. Des questions du public, désarçonné de voir qu’un autre rapport est possible avec la personne qui crée, qu’on peut soutenir une démarche ou un artiste plutôt que de consommer des biens culturels. Des question des détracteurs, enfin, qui voient bien qu’une industrie mute mais n’ont d’autres réponses que les modèles surrannés qui les rassurent.

J’ai dû répondre à ces questions. Et pour ça j’ai fait mes devoirs. Un peu d’histoire, un peu de loi, un peu de recherches pour découvrir comment d’autres créateurices expérimentent. Mais plutôt que d’en faire un conférence un peu docte ; j’ai préféré mettre en scène mes conclusions. Vous inviter à ma réunion des addicts anonymes. Parce que j’ai touché à la drogue du droit d’auteur. J’ai voulu croire qu’elle comblerait mes besoins et me donnerait une sensation de contrôle.

J’y ai cru… puis je m’en suis sorti.

 

Extrait des Connards pros, CC-0 Gee
Extrait des Connards pros, CC-0 Gee

Bonus : Connard Professionnel 101

Par Gee et Pouhiou.

Bienvenue dans ce cours d’introduction à la Bastardise, au métier d’ingêneur, de « Connard Professionnel ». Si l’ouverture facile vous résiste, si votre téléphone vous emprisonne ou votre administration abuse du comics sans… c’est grâce à nous. Cette conférence gesticulée vous présentera le roman graphique satirique sous CC-0 né de la collaboration du romancier Pouhiou et du dessinateur Gee.




Conférence : Entreprises du libre… et communauté.

En novembre 2014, plusieurs membres de Framasoft sont venus en force au Capitole du Libre de Toulouse pour y répandre bonne humeur, chatons, et la défense d’un Libre accessible à tou-te-s (oui : même aux Dupuis Morizeau !)

La fine équipe de Toulibre, le GUL toulousaing organisant avec brio le #CDL2014, a eu la bonne idée de capter ces conférences pour en faire profiter les internautes. Voici donc le deuxième d’une série de trois articles « Capitole du Libre ! »

Entreprises et communautés du Libre :

Quelles relations construire ?

Par Benjamin Jean.

Face à la question de la diffusion ou contribution à un logiciel libre, les licences cristallisent généralement toutes les attentions des entreprises, laissant croire que leur seul respect assure le succès de la démarche. Néanmoins bien d’autres engagements, pas uniquement juridiques, conditionnent le bénéfice de la confiance que doit apporter un acteur jusqu’alors inconnu : la communauté.

Que ce soit dans le cas de la diffusion d’un logiciel ou pour rejoindre un projet existant, les licences Libre et Open Source cristallisent généralement toutes les attentions des entreprises, laissant croire que leur seul respect assure le succès de la démarche. Nous verrons que cela n’est pas si évident et que bien d’autres engagements, pas uniquement juridiques, conditionnent le bénéfice de la confiance que doit apporter un acteur jusqu’alors inconnu : la communauté.

En effet et pour être réel, le bénéfice du logiciel Libre et de l’Open Source passe nécessairement par la constitution ou la rencontre avec une communauté. C’est cette communauté, protéiforme, qui concrétisera les promesses du Libre : communication, base d’utilisateurs, remontés de bugs à grande échelle, standardisation de la technologie, mutualisation de la maintenance — voire du développement de certaines contributions —, etc. Indomptable, elle se dilue beaucoup plus rapidement qu’elle ne se construit et demande un effort constant de la part des organisations qui souhaitent avoir son support. Sans cette communauté, il ne restera que les inconvénients et risques sans les avantages et opportunités.

Premier accord d’un dialogue qu’il faudra construire et maintenir, les licences libres et Open Source donnent le ton et sont à cet égard incontournables pour qui choisirait soit de diffuser son projet soit de contribuer à un projet préexistant. Néanmoins, elles ne suffisent pas à elles seules à assurer la confiance et le cadre nécessaires. Qu’ils soient professionnels ou acteurs individuels, les membres de cette communauté (qui ne sont pas uniquement des développeurs) seront fidèles et fiables à la seule condition que l’équilibre défini leur assure au moins autant de garanties que ne pourrait en avoir celui qui désire gagner cette confiance. Il ne peut y avoir que des gagnants, un objectif différent entraînera nécessairement le retrait de l’une ou l’autre des parties.

Avec un regard conscient sur les aspects juridiques sans pour autant se limiter à ces derniers, cette intervention délimitera la substance et le rôle des communautés, avant de dresser un panorama des multiples relations existantes. Elle permettra de dégager in fine quelques bonnes pratiques et conseils afin que les entreprises disposent de toutes les cartes pour tirer pleinement profit des avantages du Libre. Au-delà des entreprises, tout acteur (individuel, acheteur, acteurs public, autre communauté) pourra être intéressé et questionné par ces réflexions.




Dégooglisons Internet : LA conférence !

En novembre 2014, plusieurs membres de Framasoft sont venus en force au Capitole du Libre de Toulouse pour y répandre bonne humeur, chatons et défense d’un Libre accessible à tou-te-s (oui : même aux Dupuis Morizeau !)

La fine équipe de Toulibre, le GUL toulousaing organisant avec brio le #CDL2014, a eu la bonne idée de capter ces conférences pour en faire profiter les internautes. Voici donc le premier d’une série de trois articles « Capitole du Libre ! »

Dégooglisons Internet : des alternatives libres sont possibles.

Et si Google était le Skynet de 2024 ?

par Pyg.

Après « Et si on quittait Google ? », l’association Framasoft s’est lancé un nouveau défi : « Et si on dégooglisait internet ? ». Évidemment, il s’agit d’un projet ambitieux (qui a dit prétentieux ?;-)). Cependant, nous pensons réellement que le logiciel libre est la meilleure alternative au monde proposé (imposé ?) par Google.

Framasoft propose déjà plusieurs services alternatifs, Framapad (Google Docs like), Framacalc (Google Spreadsheet like), Framadate (Doodle like), etc. Ces services sont utilisables par tous, librement et gratuitement (Liberté 0), sans publicité, sans exploitation ou revente des données. Mieux, ils peuvent être auto-hébergés, afin de lutter contre la centralisation des données.

Mais ne pourrait-on pas aller plus loin ? Par exemple en proposant, pour chaque service privateur, une alternative libre ? Des services comme Google Groups, Google Forms, Google Search, Youtube, etc. mais libres et respectueux de vos données et de votre vie privée. Et pourquoi pas des alternatives à d’autres géants comme Skype, Dropbox ou même Facebook ? L’idée n’est évidemment pas de concurrencer ces services, mais de montrer que des alternatives existent, et peuvent être mise en place à moindre coût.

Nous ferons donc un bilan de ce qui a été accompli ces deux dernières années, et nous dévoilerons en détail notre Plan de Libération du Monde (rien que ça ! 😉 ).
cyperpolicus

Bonus : Accessibilité, le cas Framadate

Par Armony Altinier et JosephK.

Framadate est un projet de sondage libre porté par Framasoft, mais pas du tout accessible… Enfin, jusqu’à il y a peu.

Tour d’horizon technique des problèmes et solutions apportées.

 




RMLL 2014

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Venez nombreux, ça promet d’être sympa, comme d’habitude !

La liste des conférences/ateliers/etc. organisés par des framasoftiens :

Crédit : Simon Gee Giraudot (Creative Commons By-Sa)