Il faut libérer Nuit Debout !

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Chez Framasoft on aime bien quand les gens utilisent nos services « Dégooglisons ». C’est pour ça que quand on a vu que le mouvement Nuit Debout utilise l’outil Framacarte et l’intègrer sur son site officiel notre première réaction ça a été : « Chouette ! ». Notre deuxième ça a été : « Et si on interviewait ce joyeux geek qui a repris la Framacarte pour lui demander ce qu’il en pense ? ».

Séance de vote à Nuit Debout
Séance de vote à Nuit Debout

On s’est donc mis à la recherche du mystérieux développeur qui avait créé la Framacarte de Nuit Debout pour lui poser nos questions. Autant vous dire que ça n’a pas été facile ! Pas de mail ou de formulaire de contact sur leur site, pas de service presse ou communication et encore moins d’organigramme pour retrouver qui fait quoi chez eux. Bilan de l’enquête, tout ce qu’on a obtenu, c’est un pseudo, « Pea », le libriste concepteur de la Framacarte de Nuit Debout. Mais nos recherches nous ont amené à discuter avec tout plein de geeks qui collaborent à Nuit Debout et qui ont tenté de nous donner le point de vue du mouvement concernant les logiciels libres, la surveillance d’Internet, le libre accès à l’information, etc.
On a donc décidé de vous faire une petite synthèse de tous ces échanges qui peuvent constituer, non pas un point de vue officiel de Nuit Debout, mais au moins la tendance générale du mouvement.

« Pea », quant à toi, si tu existes vraiment, n’hésite pas à te manifester, car on ne perd pas espoir de t’interviewer !

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Nuit Debout n’est pas indifférent à la question des logiciels libres et même à la culture libre en général. Pour s’en convaincre, il suffit d’aller faire un tour sur le site wiki, et plus précisément à la page Numérique. Nuit Debout essaie, quand c’est possible, de favoriser l’utilisation de logiciels libres ou au moins open-source. Ils utilisent par exemple le tchat Rocket, Mediawiki pour leur wiki et même pas mal d’outils Framasoft comme les framapads, framacalcs, etc. Pierre Lalu, un des administrateurs du tchat de Nuit Debout a d’ailleurs confirmé que la question des logiciels libres et open-source était « centrale » pour Nuit Debout. En discutant avec les nuit-deboutistes (ça se dit, ça ?), on se rend rapidement compte que, comme nous, ils ne portent pas particulièrement les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) dans leurs cœurs. Ils dénoncent unanimement le modèle de société proposé par ces grands groupes. C’est même une de leurs préoccupations, même s’ils voudraient que le sujet soit plus abordé au cours de leurs assemblées générales : « De toute façon nous n’avons fait qu’effleurer les problématiques liées au numérique dans la société… Nous n’avons pas encore évoqué par exemple les sociétés comme Uber ou les livraisons de repas qui participent à un modèle de société où chacun est son propre petit patron exploité, et ça fait partie de la société que nous rejetons (je crois) » me disait @mex. Au-delà des logiciels libres, de nombreux sujets touchant au numérique le préoccupent :
« – Veut-on du modèle de société que nous apportent Uber/Blablacar/Airbnb/Deliveroo, etc. ?
– La place des femmes dans l’informatique ;
– La robotisation VS la perte d’emplois ;
– Bientôt, les questions de singularité et de transhumanisme ».

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Stand de Libre@Toi* – Fourni par OliCat

Dans son fonctionnement, Nuit Debout a adopté nombre de solutions issues de la philosophie libriste. L’autogestion prônée par le mouvement rappelle celle qui gouverne la conception de nombreux logiciels libres. Certains geeks rencontrés m’ont d’ailleurs confiés collaborer fréquemment au développement de logiciels libres. Nuit Debout s’est d’ailleurs tournée vers La Quadrature Du Net qui, au nom de ces valeurs communes, a accepté d’héberger son chat et d’autres sites rattachés au mouvement. Ces sites, ainsi que leur contenu, sont pour la plupart sous licence libre, à l’exception du logo de Nuit Debout.

EDIT 26/04/2016 : Ce n’est pas La Quadrature Du Net qui héberge les services de Nuit Debout, mais une personne membre de LQDN qui exerce par ailleurs une activité d’hébergeur. Pardon à nos ami-e-s de La Quadrature d’avoir entretenu la confusion.

Alors, le Libre a-t-il vraiment conquis Nuit Debout ? Eh bien malheureusement, pas vraiment. Si les membres de Nuit Debout utilisent volontiers des outils libres quand ils sont disponibles, ils n’ont pas de problème à utiliser des logiciels propriétaires, voir les services des affreux GAFAM, faute de mieux. C’est ce que me disait Pierre Lalu : « Tant qu’on peut faire de l’open source et du libre, on le fait. S’il est indispensable d’utiliser du propriétaire, on le fait. Mais pour l’instant, rien n’entrave notre faim du logiciel libre. »

Un exemple concret de ce problème est le choix d’un système pour les votes par Internet. Les organisateurs de Nuit Debout cherchent depuis le début un moyen pour permettre à ceux qui ne sont pas présents physiquement de prendre part aux assemblées générales. Après plusieurs essais, la solution la plus globalement retenue est l’application Loomio, créée pour le mouvement Occupy Wall Street et sous licence libre (et dont Framasoft sortira une version relocalisée dans le cadre de sa campagne Dégooglisons Internet. Mais devant la difficulté à faire adopter Loomio au grand public, beaucoup de rassemblements se sont finalement rabattus sur Google Hangouts. De même pour la communication, Facebook est un outil essentiel du mouvement.

En fait, Nuit Debout rencontre ici un problème qu’on connaît bien à Framasoft : si les avertis sont convaincus de l’intérêt des logiciels libres, il reste très compliqué de convaincre le grand public. Comme me le dit Pierre Lalu, « avant de parler de logiciels libres, il y a besoin que des gens se forment à des outils très simples ». À Framasoft on répondra que les logiciels libres peuvent être simples et le sont souvent, mais on sait aussi que le simple terme en effraie plus d’un. Le tout est donc d’aborder la question avec pédagogie afin de convaincre le plus grand nombre, non seulement de l’intérêt des logiciels libres, mais aussi de leur facilité d’utilisation. Sauf que, comme l’ont dit plusieurs organisateurs, dans les nombreux stands existants place de la République, on ne trouve pas encore de stand pour promouvoir la philosophie libriste. En fait, le seul stand que j’ai trouvé qui portait un panneau « 100 % logiciel libre » est celui de nos copains de la webradio Libre@Toi* que nous avions déjà interviewés en septembre dernier. Je suis donc retourné voir OliCat, l’un des animateurs de la radio, pour savoir ce qu’il pensait de l’utilisation des logiciels libres à Nuit Debout.

Stand de Libre@Toi* – Photos par OliCat

Salut OliCat, même si à Framasoft on connaît bien Libre@Toi*, rappelle nous un peu qui tu es et ce que tu fais.
Libre@Toi* est une structure transmédia d’Éducation Populaire. Son but est d’initier un réseau pair à pair et open source où chacun se réapproprie les outils, les techniques et les concepts, les redistribue et contribue ainsi au bien commun. Libre@Toi* articule l’ensemble de son action autour des quatre principes énoncés comme des libertés par le mouvement du logiciel libre : utiliser, comprendre / analyser, redistribuer, modifier.

Je t’ai rencontré par hasard place de la République un soir, on peut savoir ce que tu faisais là-bas ?
Comme depuis plusieurs jours, nous y produisons en direct une émission qu’on a appelée « La place aux gens ». En retrait des AG, notre envie était tout simplement de recueillir la parole des gens sur place en leur demandant ce qu’ils faisaient à Nuit Debout. Une bonne entrée en matière pour verbaliser les craintes, mais aussi et surtout les espoirs.
Par ailleurs, nous nous faisons également l’écho des quelques poches de résistance présentes sur la place ou d’initiatives sympas qui prennent forme bien loin du tumulte des assemblées générales. Par exemple, nous aimons diffuser les prises de paroles de la commission Santé.
Nous avons également tendu nos micros et quelques casques aux participants d’une lecture / débat organisée à la sauvage autour d’un bouquin de Lordon. Ça a donné lieu à une émission de très bonne facture à laquelle a d’ailleurs participé Judith Bernard qui passait par là et s’est assise avec Thomas, l’instituteur qui avait lancé cet atelier pour finalement l’animer avec lui.

Qu’est-ce qui vous a poussé à installer Libre@Toi* au milieu de la Nuit Debout ? Il existe déjà une radio-debout non ? Vous apportez quoi de différent ?
Ta question est étonnante mais très révélatrice de l’ambiance sur place. Les gens veulent faire la révolution mais ont besoin des modèles qui constituent le monde qu’ils sont sensés rejeter avec ce mouvement. Nous ne comptons pas le nombre de ceux qui, à juste titre ou par pur fantasme s’estimant détenteurs de la « bonne parole » concernant Nuit Debout, commencent par nous demander si nous sommes Radio Debout. Et la plupart, évidemment préfère aller leur parler. En gros, ils cherchent le TF1 ou le BFMTV de la place de la République. C’est finalement plutôt amusant. Alors, qu’est-ce qu’on apporte de différent ? Ben précisément ça : un média alternatif.

C’est quoi le rapport entre Nuit Debout et la culture libre pour toi ?
S’il s’agit bien, à Nuit Debout, d’initier le mouvement vers le monde d’après, alors la Culture Libre est – ou devrait – être au cœur des structures qui organisent la lutte. C’est en effet pour Libre@Toi* une exigence, un mot d’ordre assez évident.

En parlant avec des gars de Nuit Debout j’ai bien vu qu’ils sympathisaient avec la philosophie du Libre sans pour autant faire grand-chose à ce sujet, c’est quelque chose que tu as remarqué aussi ?
C’est assez tardivement (sans doute aussi un peu par provocation) que nous avons accroché à notre stand une pancarte « 100 % Logiciels Libres ». Et du coup, en effet, on a été contraint d’expliquer ce positionnement aux uns aux autres. Le moment drôle, c’est quand Radio Debout est venue nous demander de parler logiciels libres sur leur antenne. Ce que nous n’avons évidemment pas fait : ils peuvent venir quand ils veulent, à notre micro, causer logiciels libres avec nous en revanche ! :-D
Donc, pour te répondre : les Nuits Debouts sentent bien une pression au sujet du logiciel libre puisque d’autres que nous, La Quadrature par exemple, ont tenté de les y sensibiliser. Mais c’est clairement quelque chose de lointain. Un truc auquel ils n’ont pas pensé et dont la logique politique leur échappe complètement.

 

une interview sur le place de la République
une interview sur le place de la République

 

Est-ce que vous profitez de votre présence place de la République pour sensibiliser les gens aux logiciels libres ? Est-ce qu’on vient vous en parler d’ailleurs ?
J’ai un peu répondu au-dessus. La raison de notre présence à Nuit Debout, ce n’est pas de faire de l’évangélisation, mais bien de donner « leur place aux gens » en libérant leur parole, sans le théâtre des assemblées générales et autres commissions. La promotion du logiciel libre, nous la faisons par ailleurs chez Libre@Toi*, mais je ne t’apprends rien.

Et d’ailleurs vous avez donné des coups de main pour « libérer » Nuit Debout ?
Notre premier choc, ça a été le lancement de Radio Debout qui impose à chacun pour les écouter, la présence d’un lecteur Flash sur leur ordinateur. Ainsi, ceux qui venaient porter la voix de la « révolution » utilisaient Mixlr. Avec du recul, c’est risible. Sur ce la Quadrature est arrivée avec la promesse de « libérer Radio Debout » sur l’initiative de Benjamin Sonntag. Cette tentative ayant échoué, j’ai proposé et à plusieurs reprises de fournir un serveur Icecast. On a juste été snobés. Alors est-ce qu’on donne un coup de main pour libérer Nuit Debout ? Oui, en portant sa voix, différemment.


Ce qu’on peut donc dire de Nuit Debout c’est que le terreau pour accueillir les logiciels libres est fertile. Certains ont même déjà commencé à planter quelques graines. Mais ils sont en manque cruel de jardinier pour les former et faire croître la philosophie Libre chez eux. Il reste donc à trouver les volontaires prêts à ouvrir les stands Libre-Debout dans tous les rassemblements de France afin que les logiciels libres ne soient plus seulement un vœu pieux de Nuit Debout mais bien une réalité.

Pour celles et ceux qui souhaiteraient en savoir plus sur les aspects techniques « derrière » Nuit Debout, nous les renvoyons à la lecture de l’article « #NuitDebout : comment l’orchestre participatif s’est organisé » de Rue89 (où l’on apprend que Nuit Debout utilise a aussi utilisé un Framadate à 367 participants) et « Mais qui contrôle le site nuitdebout.fr » de Numérama.

Merci à Pierre Lalu, @mex, @pm56, @lili et à tous ceux qui ont répondu à mes questions sur le chat de Nuit Debout.

Étudiant en droit du numérique. Libriste radicalisé sur internet.

25 Réponses

  1. Bonne article. Néanmoins, c’est dommage qu’il résume le mouvement à Paris sans le dire explicitement (ce n’est pas forcement évident pour ceux qui en ont entendu parler vite fait).

    > Sur ce la Quadrature est arrivée avec la promesse de < libérer Radio Debout » sur l’initiative de Benjamin Sonntag.

    Petite erreur pour les doubles guillemets.

    • bah, les parisiens pense que Paris EST la France (j’en sais quelque chose j’ai habité en région parisienne).

  2. Je suis un peu gêné par l’idée de “nous les libristes vertueux, eux les masses paresseuses” qui s’est glissée par endroit dans le texte de présentation.

    Raconter que les gens ont finalement choisi une solution propriétaire, c’est intéressant, mais je pense qu’on manque un peu d’une analyse du comment et pourquoi ce choix avant d’expliquer que c’est un exemple du schéma “les avertis sont convaincus mais le grand public n’a *pas compris*”.

    Je fais moi-même des efforts pour pousser les gens qui m’entourent à utiliser des services libres, souvent hébergés chez Framasoft, plutôt que les équivalents propriétaires. Mais force est de constater que souvent, quand les gens choisissent un service propriétaire, c’est (par effet réseau mais) aussi parce qu’il est plus facile d’utilisation. Par exemple Framadate a pendant très longtemps été sensiblement moins agréable à utiliser que Doodle; si les gens ont besoin de l’option “Maybe” et que Framadate ne la gère pas (je crois qu’elle a été rajoutée depuis), ils vont quand même utiliser Doodle.

    La meilleure façon de convertir les gens à des outils libres, c’est de s’assurer que ces outils sont techniquement aussi bons ou mieux que les équivalents propriétaires. Et quand on constate un retard à l’adoption, je pense que se demander comment améliorer l’outil pour que les gens aient plus envie de l’utiliser est tout aussi productif (c’est complémentaire) que la communication vers le grand public.

    Je trouve le résumé “les gens n’utilisent pas le libre parce qu’ils ne font pas d’efforts ou ils ne sont pas informés” un peu simple, frustrant, et moins productif. Il vaudrait mieux faire l’effort de laisser la place au doute: “ils ne sont pas informés, ou alors il nous reste à améliorer nos outils pour mieux répondre à leur besoin”.
    Je pense que c’est évident et consensuel et les gens de Framasoft ont fait beaucoup plus d’efforts que moi personnellement pour améliorer ces outils-là spécifiquement. Merci à vous !

    • Personnellement, je pense que pour ce qui est de la radio, le choix n’obéit pas à des critères de productivité qui pourrait à mes yeux justfier l’usage d’une solution aussi mauvaise que celle prise actuellement.

      N’utilisant pas flash player, il m’est ainsi impossible d’écouter cette radio, alors que même pour le cas de la vidéo en live, des solutions techniques de contournements existent (youtube-dl, livestreamer) .

      Je trouve que c’est très dommageable car le but d’une radio est d’être écouté par tous.

      Donc si des outils dont tu parle mérite ce “doute” dont tu parle, il n’en est clairement pas le cas pour cette exemple.

    • Merci pour votre commentaire gashe. Tant si la communauté du libre n’intégrera pas l’ergonomie dans la conception de ses services, l’adoption restera limitée.
      Ce n’est pas une question de méchants GAFAM et de gentils libristes. D’ailleurs les GAFAM se mettent de plus en plus au libre (adhésion à des programmes, compatibilité avec Linux,…). Ils se concentrent de plus en plus sur l’expérience utilisateur globale et moins sur l’aspect techno pur.

      • Non. Prétendre faire la révolution au 21ème siècle et ne pas utiliser de logiciels libres pour cela, c’est tout simplement ne rien faire du tout.

        Comment demander à la société de changer, quand on n’est incapable soi-même de changer ses petites habitudes merdiques ?

        Comment demander à la société de prendre conscience d’un problème, quand on a toujours pas compris que le Logiciel libre est la condition sine qua non d’une société numérique libre ?

        • Je la refais sans les vulgarités… excusez-moi :

          Prétendre faire la révolution au 21ème siècle et ne pas utiliser — exclusivement — logiciels libres pour cela, c’est ne rien faire du tout.

          Comment demander à la société de changer, quand on n’est incapable soi-même de changer ses petites habitudes ?

          Comment demander à la société de prendre conscience d’un problème, quand on a soi-même pas compris que le Logiciel Libre est la condition sine qua non d’une société libre dans notre ère numérique ?

        • Enfin quelqu’un de lucide, merci pour ce commentaire Nicolas.

          “Je dis que César ne serait pas un loup, si les Romains n’étaient pas des agneaux ; je dis que César ne serait pas un lion, si les Romains n’étaient pas des biches…” 😉

          Les agneaux font les fines bouches et veulent des belles IU avant de changer leur habitudes et enfin arrêter de nourrir leurs maitres, les biches soutiennent les GAFAM parce qu’ils sont si gentils en se mettant au libre et en volant l’argent qui devrait payer écoles, hopitaux, justice etc…

          Avec des branques pareils c’est perdu d’avance je crois, pas la peine de rester debout la nuit ou de tenter de dégougliser quoi que ce soit. Pendant que vous bossez les soumis vont travailler pour l’ennemi et lui fournir les armes pour vous anéantir.

          La Boétie avait tout compris, les puissants ne le sont que parce que les autres sont serviles. Les serfs modernes sont légion, ils se croient libre et défendent les ennemis de la liberté.

          • Non mais cette prétention Nicolas Floquet et Yolande, c’est juste incroyable !
            Parce qu’en prennant les gens pour des cons vous passez qu’ils vont changer leurs habitudes ? C’est juste complètement débiles de penser ça !
            Et sérieusement quand je lis ton commentaire ou celui de Yolande, je comprends complètement pourquoi le logiciel libre est si peu démocratisé aujourd’hui.
            Vous êtes les boulets du mouvement.

            Tout le monde n’est pas ingénieur en IT et capable d’être patient avec l’informatique. Pour certaines personnes, l’informatique c’est compliqué, c’est pas facile alors quand en plus le soft ne fait rien pour les aider, je comprends parfaitement que les personnes aillent sur des solutions propriétaires.

            Un moment il faut arrêter de péter plus haut de son cu et de faire preuve de compréhension, de respect et d’humilité envers des personnes qui sont certainement moins fortes que soit techniquement et qui ne mesure pas les dangers que représentent le logiciel propriétaire.

          • Yolande

            @xxxx
            Quand on a des convictions il faut les mettre en pratique, c’est tout. Le reste c’est du vent. La communauté du libre (si tant est qu’elle existe) n’a rien à prouver et surtout pas à se plier aux exigences de la masse. Chacun développe ses outils et chacun est libre de les utiliser ou de préférer son mac ou son windows. Mais dans ce dernier cas faut pas prétendre vouloir changer les choses, ou alors on est un gros hypocrite.
            Ceux qui veulent des améliorations, s’ils ne savent pas développer, ils ont qu’à se cotiser et payer un développeur.

            Tout le monde n’est pas ingénieur IT mais pas besoin de ça pour passer au libre. C’est marrant ceux pour qui l’informatique c’est compliqué se débrouillent très bien quand il s’agit de trouver des sites de culs ou télécharger des films. Les gens ne sont pas débiles, quand ils veulent ils y arrivent très bien, c’est juste qu’ils n’ont pas envie.

            Que penserais tu d’un pacifiste qui bosse dans l’armement, d’un écologiste qui bosse chez monsanto, d’un défenseur du bio qui mange chez Mcdo, d’un défenseur du libre qui installe des windows, d’un humaniste qui exploite des enfants?

            Les personnes qui ne mesurent pas le danger des logiciels propriétaires ne seraient elles pas les mêmes qui ne mesurent pas les dangers des pesticides malgré des infos sur le sujet chaque semaine à la télé?
            On peut pas dire qu’elles ne sont pas informées et pourtant… pourquoi ne font elles rien pour changer?
            Franc Lepage fait de conférences depuis perpete, Onfray tient une université populaire, ils ont bien du courage car pendant qu’ils se décarcassent les autres préfère se gaver de télé.

            Tout ça ne me dérangerais pas si cela n’avait pas de conséquences sur moi.
            Je soutiens le libre, ils donnent de l’argent aux firmes qui font du propriétaire et vont même jusqu’à voler du code libre. Et viennent pleurer que les interfaces sont pas conviviales, que le libre on y comprend rien…
            J’aimerais manger sain, ils soutiennent l’agriculteur intensif à coté de chez moi qui pollue mon eau.
            J’aimerais profiter de ma vie en paix, ils consomment la télé qui les rend violents et racistes et financent l’armement avec leurs impots.
            Alors la révolution sous iOS, sans moi merci.

          • Prétention ? Oui tout-à-fait.

            Je prétends que chaque citoyen doit acquérir le minimum de savoir et savoir-faire nécessaire pour contrôler sa vie dans la société numérique à venir.

            Au 19ème, à l’époque du livre, fallait-il suivre les réalistes qui estimaient illusoire l’idée que chaque individu sache lire écrire et compter, ou fallait-il tenter l’école gratuite et obligatoire, quoi qu’il en coûte ?

            Rêvons-nous d’une société où chaque citoyen l’est réellement, ou d’une société de moutons gardés
            par quelques détenteurs du savoir informatique, que celui-ci soit libre ou non ?

            Et objectivement… migrer aux logiciels libres en 2016 est-il si difficile ?

            En ce qui me concerne, ce n’est pas un discours lénifiant mais un discours civique à la rms, qui me motive au quotidien à me sortir les doigts du cul pour me responsabiliser. Je ne pense pas être le seul… on dirait d’ailleurs qu’avec Yolande, nous sommes déjà deux ! ^^

            Et il n’y a pas de boulets dans le mouvement du Libre. Que des âmes qui vibrent. Chacune à sa fréquence ? Tant mieux, n’est-ce pas ?

          • xxxxx, je relis ton commentaire… et je dois ajouter que ce n’est pas nous qui prenons les gens pour des cons… c’est toi.

            Je précise : nous pensons que les gens peuvent changer, tandis que tu les vois comme des débiles légers incapables de passer de IE à Icecat (Firefox).

          • @Yollande

            Quand on a des convictions il faut les mettre en pratique, c’est tout. Le reste c’est du vent. La communauté du libre (si tant est qu’elle existe) n’a rien à prouver et surtout pas à se plier aux exigences de la masse. Chacun développe ses outils et chacun est libre de les utiliser ou de préférer son mac ou son windows. Mais dans ce dernier cas faut pas prétendre vouloir changer les choses, ou alors on est un gros hypocrite.
            Ceux qui veulent des améliorations, s’ils ne savent pas développer, ils ont qu’à se cotiser et payer un développeur.
            Tout le monde n’est pas ingénieur IT mais pas besoin de ça pour passer au libre. C’est marrant ceux pour qui l’informatique c’est compliqué se débrouillent très bien quand il s’agit de trouver des sites de culs ou télécharger des films. Les gens ne sont pas débiles, quand ils veulent ils y arrivent très bien, c’est juste qu’ils n’ont pas envie.

            Pas besoin de ça pour passer au libre ? Quand on dit libre on parle à minima de Debian non ? Ben oui, windows c’est propriétaire. Et je ne parle pas juste de l’installer et de ne rien comprendre. Qui dit libre dit obligatoirement compréhension de ce qu’est le propriétaire ou non, identifier les packages qui le sont, configurer correctement les logiciels. On peut aller plus loin en hébergeant soit même ces emails, ces données. Ce qui demande de maitriser les plans de sauvegarde et ainsi de suite.
            Et tu me dis est aussi simple que de taper youporn.com ou d’utiliser un client torrent ? Tu te rends compte de l’énormité de la connerie que tu viens de dire ? Suivre véritablement la philisophie du libre demande un engagement personnel ENORME. La plupart des gens doivent se tuer le cu à faire un travail alienant. Va leur expliquer qu’au lieu de passer le moins de temps possible avec leurs familles ils doivent le passer à apprendre à configurer un logiciel pas super évident ou apprendre à installer un OS.
            C’est pour ça que je trouve que c’est NORMAL que ceux qui développent des logiciels libres doivent penser à simplifier au maximum. Plus une chose est complexe, moins elle est adoptée. Regarde Internet, le html est utilisé alors que le langage est dégueulasse. Par contre, il était le plus simple d’accès.
            Et là on parle de la partie la plus simple, l’informatique. Utilises un smartphone en n’étant que sur des technologies libre, je t’en prie. Ajouter également l’aspect matériel. Ben oui, le processeur intel, il n’est pas libre. Suis tes convictions, prends une alternative libre. Tiens c’est pas aussi simple du coup. Cette difficulté que tu aurais à migrer sur un téléphone libre ou utiliser du matériel libre avec les pilotes à faire à la main est la même difficulté que rencontre une grande partie des gens.

            Que penserais tu d’un pacifiste qui bosse dans l’armement, d’un écologiste qui bosse chez monsanto, d’un défenseur du bio qui mange chez Mcdo, d’un défenseur du libre qui installe des windows, d’un humaniste qui exploite des enfants?

            Comme je l’ai dis, les gens en général ne mesurent pas le danger que représente le logiciel propriétaire et la fermeture des codes sources. Et ce n’est pas en les traitant de débiles que vous allez les pousser à s’intéresser à cette question.

            Les personnes qui ne mesurent pas le danger des logiciels propriétaires ne seraient elles pas les mêmes qui ne mesurent pas les dangers des pesticides malgré des infos sur le sujet chaque semaine à la télé?
            On peut pas dire qu’elles ne sont pas informées et pourtant… pourquoi ne font elles rien pour changer?
            Franc Lepage fait de conférences depuis perpete, Onfray tient une université populaire, ils ont bien du courage car pendant qu’ils se décarcassent les autres préfère se gaver de télé.

            Les gens ne mesurent pas les dangers des pesticides ? Pourquoi alors le bio est en train d’exploser partout en France ? La différence c’est que l’information arrive aux gens. Changer ne prends pas une seconde. Je t’invite à changer radicalement tes habitudes. On verra le temps que tu mets.

            Tout ça ne me dérangerais pas si cela n’avait pas de conséquences sur moi.
            Je soutiens le libre, ils donnent de l’argent aux firmes qui font du propriétaire et vont même jusqu’à voler du code libre. Et viennent pleurer que les interfaces sont pas conviviales, que le libre on y comprend rien…
            J’aimerais manger sain, ils soutiennent l’agriculteur intensif à coté de chez moi qui pollue mon eau.
            J’aimerais profiter de ma vie en paix, ils consomment la télé qui les rend violents et racistes et financent l’armement avec leurs impots.
            Alors la révolution sous iOS, sans moi merci.

            Malheureusement tu ne peux pas forcer les gens à changer. C’est la règle de base. Plus tu forces quelqu’un, plus il résiste. La seule chose que l’on peut faire c’est vivre en suivant nos convictions et en expliquant le plus possible aux autres. Forcer les autres, c’est devenir totalitaire. Je te ne force pas à manger du bio, par contre je ne mangerai pas du non bio. La résistance passive est la résistance la plus efficace. Gandhi a libéré l’Inde sans une once de violence.

            @Nicolas Floquet
            Tu es méprisant. Penses-tu que suivre la philosophie du libre et tes convictions fait de toi quelqu’un de supérieur aux autres? Je pense avoir détaillé plus haut pourquoi passer au libre est compliqué.
            Je suis d’accord avec toi sur la notion de responsabilité. Seulement il faut avoir le temps pour se renseigner et comprendre. Sans compter celui d’être en mesure d’assumer ses choix. Certains choix peuvent avoir des conséquences qui ne sont pas si anodines que ça. Donner quelques informations sur soi et passer une après-midi avec ses enfants ou passer un après-midi à galérer et ne pas passer de temps avec ses enfants.

            Et je ne trouve que très peu de personnes qui ont l’envie de faire cela après avoir travaillé. Il y a évidemment une partie qui ne veut pas faire d’effort, je le reconnais. Seulement ce n’est pas en les dénigrant qu’on leur permettra de ne pas influencer nos vies. Il y a des gens qui suivent et d’autres qui mènent. Un logiciel ergonomique montre que l’on a pris en compte le ressentie de l’utilisateur. Et le mec qui n’en a rien à battre y sera sensible même s’il ne sera pas capable

          • Yollande:
            Quand on a des convictions il faut les mettre en pratique, c’est tout. Le reste c’est du vent. La communauté du libre (si tant est qu’elle existe) n’a rien à prouver et surtout pas à se plier aux exigences de la masse. Chacun développe ses outils et chacun est libre de les utiliser ou de préférer son mac ou son windows. Mais dans ce dernier cas faut pas prétendre vouloir changer les choses, ou alors on est un gros hypocrite.
            Ceux qui veulent des améliorations, s’ils ne savent pas développer, ils ont qu’à se cotiser et payer un développeur.
            Tout le monde n’est pas ingénieur IT mais pas besoin de ça pour passer au libre. C’est marrant ceux pour qui l’informatique c’est compliqué se débrouillent très bien quand il s’agit de trouver des sites de culs ou télécharger des films. Les gens ne sont pas débiles, quand ils veulent ils y arrivent très bien, c’est juste qu’ils n’ont pas envie.

            xxxxx:
            Pas besoin de ça pour passer au libre ? Quand on dit libre on parle à minima de Debian non ? Ben oui, windows c’est propriétaire. Et je ne parle pas juste de l’installer et de ne rien comprendre. Qui dit libre dit obligatoirement compréhension de ce qu’est le propriétaire ou non, identifier les packages qui le sont, configurer correctement les logiciels. On peut aller plus loin en hébergeant soit même ces emails, ces données. Ce qui demande de maitriser les plans de sauvegarde et ainsi de suite.
            Et tu me dis est aussi simple que de taper youporn.com ou d’utiliser un client torrent ? Tu te rends compte de l’énormité de la connerie que tu viens de dire ? Suivre véritablement la philisophie du libre demande un engagement personnel ENORME. La plupart des gens doivent se tuer le cu à faire un travail alienant. Va leur expliquer qu’au lieu de passer le moins de temps possible avec leurs familles ils doivent le passer à apprendre à configurer un logiciel pas super évident ou apprendre à installer un OS.
            C’est pour ça que je trouve que c’est NORMAL que ceux qui développent des logiciels libres doivent penser à simplifier au maximum. Plus une chose est complexe, moins elle est adoptée. Regarde Internet, le html est utilisé alors que le langage est dégueulasse. Par contre, il était le plus simple d’accès.
            Et là on parle de la partie la plus simple, l’informatique. Utilises un smartphone en n’étant que sur des technologies libre, je t’en prie. Ajouter également l’aspect matériel. Ben oui, le processeur intel, il n’est pas libre. Suis tes convictions, prends une alternative libre. Tiens c’est pas aussi simple du coup. Cette difficulté que tu aurais à migrer sur un téléphone libre ou utiliser du matériel libre avec les pilotes à faire à la main est la même difficulté que rencontre une grande partie des gens.

            Yollande:
            Que penserais tu d’un pacifiste qui bosse dans l’armement, d’un écologiste qui bosse chez monsanto, d’un défenseur du bio qui mange chez Mcdo, d’un défenseur du libre qui installe des windows, d’un humaniste qui exploite des enfants?

            xxxxx:
            Comme je l’ai dis, les gens en général ne mesurent pas le danger que représente le logiciel propriétaire et la fermeture des codes sources. Et ce n’est pas en les traitant de débiles que vous allez les pousser à s’intéresser à cette question.

            Yollande:
            Les personnes qui ne mesurent pas le danger des logiciels propriétaires ne seraient elles pas les mêmes qui ne mesurent pas les dangers des pesticides malgré des infos sur le sujet chaque semaine à la télé?
            On peut pas dire qu’elles ne sont pas informées et pourtant… pourquoi ne font elles rien pour changer?
            Franc Lepage fait de conférences depuis perpete, Onfray tient une université populaire, ils ont bien du courage car pendant qu’ils se décarcassent les autres préfère se gaver de télé.

            xxxxx:
            Les gens ne mesurent pas les dangers des pesticides ? Pourquoi alors le bio est en train d’exploser partout en France ? La différence c’est que l’information arrive aux gens. Changer ne prends pas une seconde. Je t’invite à changer radicalement tes habitudes. On verra le temps que tu mets.

            Yollande:
            Tout ça ne me dérangerais pas si cela n’avait pas de conséquences sur moi.
            Je soutiens le libre, ils donnent de l’argent aux firmes qui font du propriétaire et vont même jusqu’à voler du code libre. Et viennent pleurer que les interfaces sont pas conviviales, que le libre on y comprend rien…
            J’aimerais manger sain, ils soutiennent l’agriculteur intensif à coté de chez moi qui pollue mon eau.
            J’aimerais profiter de ma vie en paix, ils consomment la télé qui les rend violents et racistes et financent l’armement avec leurs impots.
            Alors la révolution sous iOS, sans moi merci.

            xxxxx:
            Malheureusement tu ne peux pas forcer les gens à changer. C’est la règle de base. Plus tu forces quelqu’un, plus il résiste. La seule chose que l’on peut faire c’est vivre en suivant nos convictions et en expliquant le plus possible aux autres. Forcer les autres, c’est devenir totalitaire. Je te ne force pas à manger du bio, par contre je ne mangerai pas du non bio. La résistance passive est la résistance la plus efficace. Gandhi a libéré l’Inde sans une once de violence.

            @Nicolas Floquet
            xxxxx:
            Tu es méprisant. Penses-tu que suivre la philosophie du libre et tes convictions fait de toi quelqu’un de supérieur aux autres? Je pense avoir détaillé plus haut pourquoi passer au libre est compliqué.
            Je suis d’accord avec toi sur la notion de responsabilité. Seulement il faut avoir le temps pour se renseigner et comprendre. Sans compter celui d’être en mesure d’assumer ses choix. Certains choix peuvent avoir des conséquences qui ne sont pas si anodines que ça. Donner quelques informations sur soi et passer une après-midi avec ses enfants ou passer un après-midi à galérer et ne pas passer de temps avec ses enfants.

            Et je ne trouve que très peu de personnes qui ont l’envie de faire cela après avoir travaillé. Il y a évidemment une partie qui ne veut pas faire d’effort, je le reconnais. Seulement ce n’est pas en les dénigrant qu’on leur permettra de ne pas influencer nos vies. Il y a des gens qui suivent et d’autres qui mènent. Un logiciel ergonomique montre que l’on a pris en compte le ressentie de l’utilisateur. Et le mec qui n’en a rien à battre y sera sensible même s’il ne sera pas capable

      • Eh bien fait le, tu attends quoi? Ah moins que tu veuillent qu’on le fasse à ta place…

    • Oui, mais pour améliorer leurs outils les GAFAM disposent de moyens 100 000 fois plus important,…
      donc cela prends un peu plus de temps, et en attendant il reste nos efforts en tant qu’utilisateurs.
      La liberté a un coût : celui de l’effort d’utiliser un service parfois un peu moins ergonomique ou de contribuer à son amélioration 😉

    • La question n’est pas libre ou propriétaire. Sinon, on compare les apports des logiciels et les besoins et on tranche pour celui qui y répond le mieux.
      La vrai question est d’ordre philosophique : protection de l’intimité, liberté de l’information publique, transparence du code, accessibilité aux outils de modifications et d’analyses, partage, défense des plus faibles*. C’est un changement de mentalité, d’étique. Ce n’est donc pas une question de “logiciels” libre ou pas, mais un choix de société.

      *Le libre pour une élite serait une absurdité puisque c’est la logique du logiciel propriétaire, celle que l’on veut combattre.

  3. Ce qui me “gène” le plus dans cette interview, c’est ce qu’elle renvoie de Nuit debout, et particulièrement le passage ou Roka explique avoir tenté de proposé une alternative aux technos utilisé et s’être fait envoyé aux pelotes.
    Cela donne une image “particulière” du mouvement, qui viens s’ajouter à d’autres (l’éviction de Finkelkraut, le refus de causer avec Chouard, entre autres…)

    Bon, je suis pas dupe : Vu de ma campagne, à Trouduc les bains, le mouvement fait trés “Bobos du centre ville”, mais n’étant pas sur place, je pense que cette impression est due à l’effet déformant des média (quels qu’ils soient.)
    Un média étant toujours subjectif, et pas forcément par malveillance.

  4. aahh cela fait du bien de lire cette article :))
    A Marseille, entre periscope, facebook, twitter et cie,….il reste encore bien du chemin à faire ….
    Et vive nuit debout…. libre !

  5. >Le moment drôle, c’est quand Radio Debout est venue nous demander de parler logiciels libres sur leur antenne. Ce que nous n’avons évidemment pas fait : ils peuvent venir quand ils veulent, à notre micro, causer logiciels libres avec nous en revanche !

    J’avoue n’avoir vraiment pas compris le raisonnement.

  6. “Pardon à nos ami-e-s”

    Oh pitié, vous aussi vous écrivez comme ça….

  7. @Frédéric Urbain

    Kappa

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