Khrys’presso du lundi 18 novembre 2019

Temps de lecture 26 min

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Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière.

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Les autres lectures de la semaine

  • Comment construire un site Web (theatlantic.com – en anglais)

    wikiHow incarne une histoire alternative de l’internet, et une intéressante possibilité pour son avenir. wikiHow s’est différencié avec une fidélité charmante à certains des premiers principes du web ouvert. Le principal d’entre eux est le droit à la portabilité[…] « Si nos volontaires n’aiment pas notre façon de faire fonctionner wikiHow, ils le disent ; ils peuvent littéralement prendre tous les logiciels, tout le contenu qu’ils ont créé, et aller ailleurs. L’intuition serait que la qualité descende à zéro. Mais en fait, la qualité s’améliore. C’est l’une de ces choses qui ne fonctionne pas en théorie ; ça ne fonctionne qu’en pratique. Le web nous offre une opportunité de construire ce que nous voulons. […] Nous pouvons construire ce web de villages. Vous pouvez obtenir vos informations auprès de petits fournisseurs qui ont à cœur vos intérêts et qui ne tentent pas uniquement de vous exploiter pour obtenir des données. Le web pourrait être un endroit totalement différent. »

  • La reconnaissance faciale : un pas biométrique vers la société de la surveillance ? (blogs.sciences-po.fr)
  • Comment fonctionnent les technologies de reconnaissance faciale ? (lemonde.fr)
  • Comment votre smartphone vous espionne (Edward Snowden sur glitchmind.com – en anglais)

    Chaque téléphone intelligent, chaque téléphone tout court, est constamment connecté à la tour cellulaire la plus proche. Chaque téléphone, même quand son écran est éteint – vous pensez qu’il ne fait rien. Vous ne pouvez pas le voir parce que les émissions de radiofréquences sont invisibles, mais il hurle à la ronde en disant : « Je suis là, je suis là, je suis là ».

  • Intelligence artificielle : le grand malentendu (lemonde.fr)

    « En se focalisant sur l’IA comme potentiel destructeur de l’humanité, on ne se focalise pas sur la vraie problématique »[…]« Pourquoi accepte-t-on de vivre dans une société où l’être humain est en permanence traqué par des logiciels à des fins de marketing ? » […] « Plutôt que de spéculer sur l’avenir, la vraie question est que sommes-nous en train de vivre maintenant ? »

  • Le retour de la conscience (3/4) : de la contre-culture à la cryptographie quantique (internetactu.net)
  • L’insaisissable consentement, ou les limites de la démocratie sanitaire (theconversation.com)
  • Réussir (start.lesechos.fr)

    Notre société est panoptique, sans cesse sous l’oeil des pairs, animée par la rivalité mimétique. Chacun met en scène sa réussite, devient spectateur de la réussite de l’autre, tout aussi mise en scène. L’injonction à la réussite provoque une aliénation sociale et psychique assez forte.

  • Rebellion (deblanc.net – en anglais)

    Faire des erreurs, faire des bêtises, faire l’idiot·e et apprendre de tout cela est important dans le processus de définition de nous-mêmes. La technologie ne devrait pas être utilisée pour entraver notre croissance personnelle, surtout lorsqu’elle nous offre de nombreuses occasions de mieux explorer qui nous sommes, ou qu’elle nous permet de continuer à nous rebeller de la myriade de façons que nous avons toujours eues.

  • L’Europe est sous attaque (techrights.org – en anglais)

    Le protectionnisme et de condescendantes politiques assurent le passage rapide de la richesse des travailleurs européens à quelques aristocrates et à leurs facilitateurs bureaucratiques (dont les maîtres-chiens utilisent la politique comme une arme).

  • Romaric Godin : « Les élites néolibérales ne veulent plus transiger avec le corps social » (lvsl.fr)
  • La tâche de la politique aujourd’hui est d’effrayer les capitalistes autant que le communisme a pu le faire (theguardian.com – en anglais)

    Presque tous ces contrepoids au capitalisme extrême ont disparu aujourd’hui, des syndicats forts aux modèles nationaux alternatifs. La débauche qui en résulte nous entoure, depuis les entreprises qui envoient de l’argent à la pelle vers leurs actionnaires en expédiant leurs travailleurs vers les banques alimentaires, jusqu’aux milliardaires qui se préparent à se présenter à la présidence américaine, en passant par les grandes capitales (comme Londres) qui posent à peine la question des kleptocrates de passage mais leur vendent ce qu’ils veulent.

  • Cette jeunesse qui brûle. (affordance.info)

    Et désormais donc un étudiant s’immole par le feu. Un étudiant en grande précarité. En France. Pour dénoncer la misère dans laquelle il vit. Au 21ème siècle. Dans un communiqué au-delà du laconique, la conférence des présidents d’université “exprime tout son soutien à sa famille, à ses proches et à l’ensemble de la communauté universitaire de Lyon 2”. Son acte n’est pas mentionné. Il a simplement “tenté de se suicider”. Mal nommer les choses. Ne surtout pas nommer correctement les choses. Collectivement, nos “valeurs” universitaires ne sont plus rien d’autre qu’un immense torchecul. Qui brûle. Le grand incendie.

  • affordance.info : Immolation d’un étudiant : la stratégie du choc. Et les sinistres connards qui en sont responsables. (affordance.info)
  • La précarité tue, le capitalisme tue, le macronisme tue – (blog.mondediplo.net)

    Mais le plus frappant peut-être dans cette histoire de démolition, c’est l’inconscience heureuse des démolisseurs. Il est vrai qu’ils vivent dans une condition de séparation sociologique, spatiale et mentale, telle que rien de la souffrance humaine ne leur parvient plus. […] En réalité, dans le sociopathe, l’inconscient heureux et la brute sont indistinguables. Nous sommes sous le règne des brutes. À ces politiques publiques qui tuent pour avoir méthodiquement créé, et obstinément approfondi, les conditions de l’accident chimique, ou celles du harcèlement en entreprise, ou celles du désespoir par la misère, ou celles des accidents du travail sans surveillance, ou celles de l’épuisement « flexible », ou celles bientôt (déjà) de la mort en couloir d’hôpital, ou celles de l’accouchement en bord de route, il faudrait pouvoir donner enfin leur qualification adéquate : ce sont des politiques criminelles.

  • Pourquoi (re)lire le Comité Invisible ? (lundi.am)
  • De quoi l’association de malfaiteurs est-elle la clef ? (malfaiteursassocionsnous.noblogs.org)

    Les conflits politiques et sociaux ont toujours ce mérite : dévoiler la tendance agressive, écrasante des institutions. Briser l’illusion de leur impartialité. De fait, la police, les tribunaux, la prison, sont des armes de guerre. Assumer le monopole de la violence légitime, c’est toujours assurer la domination d’un camp sur un autre : l’économie et l’État contre ceux qui les remettent en cause.

  • Comment l’abolition de l’esclavage a légitimé le travail forcé colonial en Afrique de l’Ouest (theconversation.com)
  • L’effondrement, parlons-en… – Les limites de la “collapsologie”. (barricade.be – pdf de l’étude à télécharger)

Les BDs/graphiques/photos de la semaine

Les vidéos/podcasts de la semaine

Les autres trucs chouettes de la semaine

  • Passer à l’échelle ? Non ! Essaimer en communs (symbioses-citoyennes.fr – article de mars 2019)

    Rester à taille humaine est certainement la meilleure manière de trouver des équilibres stables de gouvernance, à l’inverse de l’injonction au passage à l’échelle qui est l’une des sources des dérives du monde numérique actuel vers la plateformisation généralisée.

  • Pour des médias autonomes, changeons notre rapport aux réseaux sociaux (paris-luttes.info)

    Depuis cet été de nombreuses pages Facebook « contestataires » ont été censurées par la multinationale américaine. Le flux de certaines pages a été réduit à presque rien.Il nous faut prendre en compte ce nouveau rapport de force en notre défaveur et repenser nos pratiques de communication pour être moins dépendant des réseaux sociaux. L’information autonome est en passe de mourir sur Facebook ? Vive les médias libres !

  • Présentation du réseau Mutu (labogue.info)
  • Le projet systemd (system-d.org) – voir aussi la présentation vidéo (peertube.travelpandas.eu) Le but : permettre aux différents collectifs et associations de s’organiser efficacement : chiffré, gratuit, open-source visant à favoriser l’horizontalité…
  • Comment Wikipédia s’organise pour combler ses manques (lemonde.fr)

    Pas assez de contenus sur les femmes, sur l’Asie, ou sur certains lieux… Pour rendre l’encyclopédie plus représentative, les wikipédiens lancent diverses initiatives.

  • HTTPS, DNS, VPN… Explications. (mapao.net)
  • PeerTube met les bouchées doubles pour émanciper vos vidéos de YouTube (framablog.org)
  • Naissance d’un nouveau CHATONS : FELINN (Force d’Émancipation Locale pour l’Indépendance et la Neutralité du Net) (felinn.org)
  • Comment nous avons corrigé les DRM au Portugal et comment vous le pouvez aussi (telegra.ph) (Source : How we fixed DRM in Portugal (and so can you) (fsfe.org))
  • Internet est mort, vive l’internet low-tech ? (usbeketrica.com)

    L’objectif : créer, en deux semaines, un Web alternatif qui puisse tenir sur une clé USB d’1 giga. « On a tout déconstruit, et listé ce à quoi ils tenaient dans le Web : à Wikipédia, à la communication, aux mèmes… […]». Les étudiants vont fabriquer leur propre serveur avec un Rasberry Pi, et l’alimenter avec un panneau solaire. « Comme ça, la nuit, notre web n’est plus accessible et il revient le lendemain matin. On va s’amuser avec des contraintes. »

  • Gopher pour un Internet moins gourmand ? (killiankemps.fr)

    Gopher est un protocole Internet apparu à peu près au même moment que HTTP pour consulter des ressources librement. Le réseau de serveurs avec lesquels on peut communiquer avec HTTP s’appelle le Web et celui avec lequel on peut communiquer avec Gopher s’appelle le Gopherspace. De même, l’équivalent du blog dans le Web s’appelle un phlog dans le Gopherspace.[…] Une petite communauté utilise encore Gopher notamment par nostalgie et aussi parce qu’il n’y a pas trop de foule.
    En effet, avec une utilisation limitée à une petite échelle, le Gopherspace n’est pas devenu un espace publicitaire et commercial comme le Web. On retrouve sur le Gopherspace l’esprit des débuts de l’Internet avec des installations plutôt primitives sur des petits serveurs gérés par des particuliers.

Deux personnages prennent le café. Le personnage de gauche dit : Décidément, c'est fou, tout ce qu'il se passe en une semaine !- la personne de droite répond : Si tu en veux encore plus, clique sur ma tasse !
Retrouvez les revues de web précédentes dans la catégorie Libre Veille du Framablog.

Les articles, commentaires et autres images qui composent ces « Khrys’presso » n’engagent que moi (Khrys).

  1. camomille

    Coucou, chère Khryss la vigilante

    , qui a toutefois laissé dans l’ombre depuis un mois pile

    https://my.framasoft.org/u/camomille/?EWrf6A

    ce qui est maladroitement recensé ici.

    (Cliquer sur l’œil en haut à droite pour ouvrir la tablette, accéder au contenu, euh… afficher la description des liens, comme ils disent.)

    Ben alors ?

    Avec plein de félicitations et d’encouragements quand même !

    Bien à vous,

    CAmoM’

    Paris, 22_XI_19

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