Addictions en série

Gouvernements européens, il est temps de chasser le colon Microsoft

Une enquête réalisée par un consortium de neuf journalistes européens met à jour les risques qui dérivent de la dépendance des gouvernements à Microsoft — aucun n’est indemne…

Même si çà et là des efforts sont notés pour migrer vers des solutions open source voire libres, l’adversaire est impitoyable et utilise un arsenal bien rodé.

Combien faudra-t-il encore de telles enquêtes pour provoquer une prise de conscience et pour que les décisions nécessaires soient prises et mises en œuvre ?

 

Traducteurs : PasDePanique, Paul, dominix, Asta, Luc, MO, lyn., Jérochat, simon, LP, Opsylac, Paul, Hello, Mika + 5 anonymes

L’addiction de l’Europe à Microsoft, un énorme risque pour la sécurité

Nous vous proposons ici une traduction de l’article paru dans Der Tagesspiegel, qui correspond à une partie de l’enquête menée par neuf journalistes européens dans leurs pays respectifs sur les relations entre Microsoft et les institutions publiques, chacun traitant de la situation particulière dans son pays (voir les différents articles déjà publiés ici). L’hebdomadaire Marianne a publié l’article de de Leila Minano dans son édition du 19 mai sur la situation française, intitulé Microsoft : menace sur la sécurité de l’État.

Le 13 mai 2017

par Crina Boros, Wojciech Ciesla, Elisa Simantke, Ingeborg Eliassen, Leila Minano, Nikolas Leontopoulos, Maria Maggiore, Paulo Pena et Harald Schumann

Le Parlement européen de Strasbourg – Photo par Frédéric Chateaux (CC BY-SA 2.0)

 

Le 12 mai 2017, des hackeurs ont frappé plus d’une centaine de pays à l’aide d’un outil volé à la NSA, en ciblant des vulnérabilités des logiciels Microsoft. Les attaques ont infecté uniquement des appareils fonctionnant avec le système d’exploitation Windows. Parmi les victimes, on compte plusieurs organismes publics, par exemple les hôpitaux du NHS (National Health Service, Service national de santé) au Royaume-Uni. Investigate Europe a passé des mois à enquêter sur l’extrême dépendance des pays européens envers Microsoft et les risques que cela implique pour la sécurité. Lisez notre enquête complète.

Nota bene : cet article est une traduction de la version anglaise d’un billet d’Investigate Europe publiée le 13 mai 2017. Pour savoir dans quelles publications de presse, pays et langues le billet est disponible, veuillez consulter cette page.

En général, lorsque le conseil municipal de Munich se réunit, ça n’intéresse pas grand-monde en dehors du périmètre de la ville. Mais en ce jour de février, tout est différent. Dans le grand hall du magnifique hôtel de ville néogothique, tous les sièges réservés à la presse et aux spectateurs sont occupés. Ceux qui n’ont pas trouvé de place se tiennent debout dans les allées. Des membres du conseil rapportent qu’ils ont reçu des courriels et des demandes de médias en provenance de toute l’Allemagne et de toute l’Europe.

Et pourtant l’événement semble purement technique. Pendant dix ans, des experts ont travaillé à migrer le système informatique de la ville vers des logiciels libres et ouverts. Les coûteux logiciels de l’entreprise américaine Microsoft ne sont désormais plus utilisés qu’exceptionnellement. Cela n’a pas seulement permis à la ville d’économiser plusieurs millions d’euros de frais de licences, mais a aussi rendu le système plus sûr – « un franc succès », ainsi que l’annonçaient en 2014 les responsables politiques de la ville. Mais, aujourd’hui, le maire, Dieter Reiter, et sa grande coalition rassemblant le Parti Social-Démocrate (SPD), de centre-gauche, et l’Union Chrétienne Sociale (CSU), de centre-droit, souhaitent ramener chez Microsoft les 24 000 ordinateurs de la ville.

Les débats sont animés. M Reiter et ses sympathisants ne réussissent pas à donner d’arguments convaincants – ni à dire combien pourrait coûter la transition. La décision est donc reportée. Le chef du groupe parlementaire des Verts, Florian Roth, est agacé : « Cela ne semble être rien de plus qu’un jeu de pouvoir politique, dit-il, mais un jeu à haut risque ». Il ajoute en guise d’avertissement : « Voulons-nous vraiment rendre notre administration éternellement dépendante du monopole de l’américain Microsoft ? »

Dans toute l’Europe, les systèmes informatiques des administrations publiques reposent sur les programmes de Microsoft

Le problème n’est absolument pas exagéré et ne se limite pas à Munich. Dans l’Europe entière, de la Finlande au Portugal, de l’Irlande à la Grèce, les technologies informatiques dans les administrations publiques reposent sur les programmes de l’éditeur de logiciels états-unien. Et puisque les systèmes numériques continuent à grandir et à prendre de plus en plus d’importance, les États deviennent de plus en plus dépendants de cette unique entreprise. La Commission européenne a même admis qu’elle était « concrètement captive de Microsoft ».

Quelles sont les conséquences de ce lock-in, comme on l’appelle dans le jargon technique, qui nous attache à un seul fournisseur ? Et comment les gouvernements peuvent-ils gérer cela ? L’équipe de journalistes d’Investigate Europe s’est lancée pendant trois mois dans une mission d’exploration pour établir des faits et interviewer des économistes, des responsables informatiques, des experts en sécurité et des politiciens dans douze pays européens, ainsi qu’à la Commission et au Parlement européens. Les résultats sont inquiétants.

La dépendance des États envers Microsoft :

  • engendre des coûts en hausse constante et bloque le progrès technique au sein des autorités publiques ;
  • contourne systématiquement les lois européennes en matière de passation des marchés et de règles de concurrence ;
  • introduit une influence politique étouffante de la part de cette entreprise ;
  • crée pour les systèmes informatiques étatiques, ainsi que pour les données de leurs citoyens, un grand risque technique et de sécurité politique.

Microsoft n’a souhaité répondre à aucune des questions d’Investigate Europe sur ces sujets. Et les personnels qui travaillent au sein des services informatiques des administrations savent pourquoi.

« De nombreuses administrations publiques sont tellement dépendantes de cet unique fournisseur qu’elles n’ont plus aucune liberté quand il s’agit de choisir un logiciel. Cela signifie que les États européens risquent de perdre le contrôle sur leurs propres infrastructures informatiques », avertit l’ingénieur informaticien et avocat Martin Schallbruch. Jusqu’à 2016, il était directeur du département des nouvelles technologies et de la cybersécurité au ministère de l’Intérieur fédéral allemand. Schallbruch n’est que trop familier de cette situation précaire. Si on voulait écarter ce danger et « basculer vers une architecture numérique indépendante, cela demanderait d’énormes investissements », déclare ce responsable informatique expérimenté, qui mène désormais des recherches au sein de l’école de commerce de Berlin ESMT.

Le problème n’est pas seulement grave, il est aussi complexe. Au cœur des enjeux se trouve le modèle économique de Microsoft. Le géant des logiciels, basé à Redmond dans l’État de Washington aux États-Unis, vend ses logiciels, en particulier le système d’exploitation Windows et les programmes de bureautique tels que Word, Excel, Powerpoint et Outlook, en tant que produits sous licence. Dans le métier, on qualifie ce type de logiciel de « propriétaire », ce qui signifie qu’il interdit à tout concurrent d’utiliser ses propres logiciels pour interpréter correctement les données encodées par les programmes de Microsoft. Concrètement, ce seront, par exemple, des titres, des tableaux ou des dates dont les données de mise en forme ou en page seront modifiées ou perdues.

C’est là la clé du monopole global de Microsoft – un business de rêve aussi ! Année après année, ce sont ainsi quelques 50 milliards de dollars que la multinationale empoche sous la forme de redevances de licences qui ne couvrent rien d’autre que la distribution de copies de ses programmes. Et parce que vos collègues, vos relations commerciales ou personnelles utilisent des fichiers Microsoft, cela paraît logique de faire de même, même si cela engage des frais, encore et toujours. La plupart des utilisateurs d’ordinateurs Apple, eux aussi, continuent d’acheter la suite Microsoft Office.

Les autorités administratives à la merci de Microsoft

Les administrateurs des services informatiques de l’État sont parfaitement avertis de cet état de fait. Cette monoculture présente de sérieux désavantages. Dans d’autres secteurs, le développement logiciel adhère depuis longtemps à un principe complètement différent. Google ou Siemens, par exemple, travaillent en priorité avec des programmes dits open source, en d’autres termes des programmes dont le code est partagé librement. Dans ce cadre, n’importe quel programmeur ou entreprise peut utiliser le code, à la condition que le dernier arrivé mette chaque amélioration qu’il apporte au code à la disposition de tous. Cela signifie que les entreprises ne peuvent pas gagner d’argent en vendant ce genre de logiciel. Mais, dans le même temps, elles bénéficient du travail des programmeurs du monde entier sans avoir à les rémunérer.

Quels que soient les produits, de la centrale électrique à l’appareil de radiographie, Siemens a besoin d’un ensemble étendu de logiciels. « Or, 90 % d’entre eux réalisent des tâches de pure routine », explique Karsten Gerloff, informaticien du service concerné au sein de l’entreprise. « Pour cela, nous utilisons bien sûr des solutions open source ». L’entreprise utilise du « code propriétaire » uniquement pour des fonctionnalités précises, propres aux machines de Siemens. Si tous les logiciels devaient être mis au point par des équipes de l’entreprise, « ce sont 1 000 programmeurs de plus que nous devrions employer et nous ne serions plus compétitifs », indique M. Gerloff.

Le recours à la créativité d’une masse de cerveaux de par le monde engendre une dynamique bien plus forte que celui qui serait restreint aux seuls cerveaux d’une entreprise. C’est pourquoi « l’open source est maintenant la norme dans le domaine scientifique et économique » pour Matthias Kirschner, président de la Free Software Foundation Europe (FSFE), qui plaide pour une plus grande autonomie dans l’usage des technologies de l’information. Cela s’applique autant aux smartphones qu’aux superordinateurs, systèmes de commande des machines ou serveurs web. L’ancien modèle du monopole ne concerne plus que les logiciels d’ordinateurs de bureau et les suites bureautiques.

Il n’en reste pas moins que les administrations publiques s’appuient toujours sur ce vieux monopole, et pas uniquement pour la bureautique. Il existe des milliers d’applications dont seules les autorités ont l’usage. Qu’il s’agisse d’augmenter les impôts, de payer les retraites ou de calculer le coût de la collecte des déchets, que ce soit dans la police, à la sécurité sociale ou dans les services de l’urbanisme, pour quasiment chaque service que rend l’État, il existe un logiciel opérationnel spécifiquement conçu pour cette tâche. Or, parce que le système d’exploitation Windows est utilisé partout, la plupart de ces « applications spécifiques » reposent sur ce système, mettant les autorités à la merci de son éditeur.

On a vu jusqu’où cela pouvait aller quand, à la fin de l’année 2014, Microsoft a cessé de fournir des mises à jour de sécurité pour Windows XP. Du jour au lendemain, des services publics partout en Europe se sont vus contraints de souscrire des contrats de service onéreux avec Microsoft afin de s’assurer que l’entreprise continuerait de colmater les failles de sécurité de son vieux système d’exploitation. Le gouvernement britannique a ainsi déboursé 6,5 millions de livres afin de disposer d’une année supplémentaire pour migrer ses ordinateurs vers Windows 7. Les Pays-Bas, ainsi que les länder allemands de Basse-Saxe et de Berlin, ont, eux aussi, payé plusieurs millions d’euros pour disposer d’un délai. « Il s’est passé la même chose dans toute l’Europe », confirme un expert de la Commission européenne. Et cela risque de se reproduire, vu que dans trois ans, c’en sera terminé des mises à jour de Windows 7.

La Commission européenne n’écoute pas ses propres experts

Dans le même temps, les États prennent du retard à cause du verrouillage de Microsoft. « Il n’existe pas de preuves formelles de ceci actuellement, mais il est logique de supposer que la dépendance envers un fournisseur unique ralentit le progrès technique dans le secteur public », prévient Dietmar Harhoff, directeur de l’institut Max-Planck pour l’innovation et la concurrence à Munich. Par exemple, si les municipalités pouvaient développer leurs centaines d’applications dédiées sur la base de programmes open source, chaque innovation pourrait être immédiatement utilisée par les services d’autres villes sans coût supplémentaire. « Ce potentiel est énorme pour le secteur public », selon D. Harhoff.

Dès 2012, la Commission européenne avait, par conséquent, lancé un programme au nom évocateur : « Contre le verrouillage ». L’idée était que les futurs appels d’offres publics portant sur l’achat de technologies informatiques et de logiciels ne comporteraient plus la mention explicite de noms d’entreprises et de technologies « propriétaires » de ces dernières. À la place, les administrations publiques devaient s’astreindre à demander le recours à des « normes ouvertes » accessibles à l’ensemble des fabricants et éditeurs logiciels. Ce faisant, le monopole de Microsoft disparaîtrait au fil du temps dans la mesure où les problèmes de compatibilité ne se poseraient plus : les fichiers pourraient être lus par des logiciels concurrents, et cela sans perte de données. Si tous les services administratifs publics utilisaient les mêmes formats ouverts, on économiserait le prix des licences. « Les normes ouvertes créent de la concurrence, mènent à l’innovation et font économiser de l’argent », expliquait la commissaire à la Concurrence d’alors, Nellie Kroes. Selon ses experts, « le manque de concurrence » dans le secteur informatique et télécoms « coûte à lui seul 1,1 milliards d’euros par an au secteur public ».

Mais l’inertie des bureaucrates de l’État a eu raison des bonnes intentions, et l’initiative n’a abouti à rien. Pourtant, la législation européenne définit désormais des règles précises. Les administrations publiques nationales sont tenues de passer par des appels d’offres européens pour toute commande dont le montant excède 135 000 euros. Pour les autres organismes publics, cette règle s’applique pour des montants supérieurs à 209 000 euros. Quand ils achètent des logiciels standards pour leurs administrations, les gouvernements des États membres, comme un seul homme, passent outre la loi en vigueur et privilégient le fournisseur habituel Microsoft.

La mise en concurrence remplacée par de curieuses procédures

Une curieuse façon de procéder. Sans passer d’appel d’offres publics, les administrations négocient des réductions avec l’entreprise états-unienne et concluent des contrats-cadres sur cette base. Tous les groupements publics peuvent ensuite en profiter. Dans les offres ultérieures, ils cherchent uniquement des revendeurs qui leur vendront des licences Microsoft selon ces conditions. Il n’y a de facto aucune concurrence pour ces contrats publics.

En Allemagne aussi. En 2015, le ministère de l’Intérieur a convenu de nouvelles « conditions contractuelles » avec la filiale irlandaise de Microsoft, d’où la firme conduit ses affaires européennes pour optimiser ses impôts. Les rabais identifiés dans le nouvel accord peuvent être utilisés par tous les pouvoirs publics, du ministère fédéral jusqu’à la petite municipalité. La ville de Dortmund a ainsi passé un appel d’offres, par exemple pour trouver un « distributeur pour le contrat BMI de licences Microsoft en volume ».

« C’est comme si l’État publiait une offre pour acheter des voitures, mais uniquement de revendeurs Volkswagen », se moque l’avocat néerlandais Matthieu Paapst, dont le doctorat à l’Université de Groningen a porté sur l’achat de logiciels dans le secteur public. Sa conclusion : « Se fournir en produits Microsoft, pour une administration publique, sans passer d’appel d’offres ouverts, viole la législation européenne en vigueur ». En vérité, selon l’avocat, la Commission européenne devrait engager des poursuites contre ce phénomène. L’unique raison pour laquelle elle s’en garde bien, c’est qu’elle n’applique pas elle-même les recommandations.

En effet, la Commission européenne a un contrat exclusif avec Microsoft, valable pour toutes les institutions de l’UE – elle ignore de ce fait les recommandations de ses propres experts. C’est aussi « parfaitement légal » se défend Gertrud Ingestad, qui est responsable de la Direction générale pour l’Informatique (DG Digit), dans une interview à Investigate Europe. Il n’y aurait « pas d’autres possibilités » de garantir la continuité du travail de l’Union européenne. Et, dans ce cas, la législation permet explicitement le recours à une « procédure de négociation » non publique. Mais ce n’est pas exact : cette exception est explicitement valable « seulement quand il n’existe pas d’alternative raisonnable ou de solution de remplacement », selon l’article 32 du livret de recommandations de l’UE. Et c’est justement ce que la Directrice générale G. Ingestad et ses collègues ne peuvent pas prouver. Il existe des alternatives viables.

Le général italien Camillo Sileo, par exemple, a beaucoup à dire sur ce sujet. Ce militaire, qui travaille au ministère de la Défense, à Rome, reçoit dans une petite bibliothèque. Là, un sourire aux lèvres, d’une voix douce, il parle de son projet comme d’une affaire mineure. Pourtant, il est à la tête d’une opération peu commune, voire révolutionnaire, l’opération «Libre Défense ». Son objectif est de migrer les quelques 100 000 ordinateurs de l’armée italienne vers des logiciels open source. « Nous avons constaté que les deux types de logiciels sont capables de satisfaire de la même façon nos besoins », explique le général. « Voyez par vous-même », dit-il en montrant à l’écran la première page d’une étude récente du ministère. « Ici, vous avez un fichier Microsoft Word », dit-il avant de cliquer, « Et, ici, la version open source LibreOffice. Le logo, le titre, la structure, tout est là. Aucune différence, » dit-il, radieux. «La migration permettra une économie de 28 millions d’euros d’ici 2020 », a prévu le général. Par temps de crise en Italie, l’armée, elle aussi, doit faire des économies.

Le fait est que si la migration s’est déroulée sans accroc jusqu’ici, c’est grâce à une solide planification, selon le général. Le logiciel libre de remplacement peut satisfaire tous les besoins, mais il se manipule différemment et les utilisateurs doivent donc être formés. Pour cela, des volontaires de l’association « LibreItalia » ont formé des personnels de tous les services de l’armée devenus à leur tour formateurs et conseillers pour former leurs collègues. Ainsi, il y aura bientôt assez d’experts dans tous les services de l’armée. « Bien communiquer est un préalable à la réussite du projet », précise le général Sileo. « Si les gens comprennent l’objectif du changement, ils sont capables de surmonter toutes leurs résistances mentales ». Il n’a pas encore été décidé si l’armée migrera aussi son système d’exploitation un jour,  pour être totalement indépendante de Microsoft, mais la question sera examinée de très près », accorde le général Sileo.

La gendarmerie nationale française, l’une des deux forces de police nationales, a déjà mené à bien une opération de migration démarrée dès 2005. Aujourd’hui, 72 000 ordinateurs de la gendarmerie nationale sont équipés d’une version particularisée du système d’exploitation Linux, avec LibreOffice comme application principale. La gendarmerie affirme que l’économie réalisée depuis le début du projet s’élevait en 2014 à quelques 20 millions d’euros. Précisons que jusqu’à cette année-là, la migration s’était déroulée pratiquement dans le secret. « La migration vers Linux pourrait  être vue par Microsoft comme une menace de son monopole », peut-on lire dans une note interne obtenue par Investigate Europe. Cela aurait pu « déclencher des actions visant à discréditer cette politique de la gendarmerie ». C’est pour cette raison que la migration s’est effectuée « sans publicité » jusqu’au moment où le processus est devenu irréversible.

Les institutions mettent la pression sur ceux qui se désengagent

Ces précautions étaient fondées. Encore aujourd’hui, 12 ans après le lancement du projet, la direction de la gendarmerie est sous « pression permanente » pour faire marche arrière, rapporte un membre de l’équipe du département Informatique et Télécom du ministère de l’Intérieur à Paris, qui ne souhaite pas être nommé de peur de représailles. « Chaque jour de fonctionnement du système est une gifle pour notre administration qui maintient que seul Microsoft fonctionne correctement » dit-il.

Le bras de fer entre le ministère de tutelle et les partisans de Linux au sein de la gendarmerie est confirmé par une lettre du ministre, d’avril 2016, qu’Investigate Europe a eue entre les mains. Dans cette lettre, le ministre demande aux fonctionnaires responsables de la gendarmerie un retour définitif et intégral à Windows – prescription dont la direction de la police n’a pas tenu compte jusqu’à présent. Interrogé sur la question, un porte-parole faisait savoir « avec regret » qu’il était dans « l’incapacité de fournir une explication ». En parallèle, cependant, il écrivait de façon clairement subversive que la migration vers le logiciel libre « se passait en douceur et pour longtemps ». « Nous avons choisi Linux parce que le rapport coût/bénéfice est meilleur et, au final, nous gagnons en indépendance».

Ce conflit est caractéristique de ce que vivent partout les pionniers d’une émancipation vis-à-vis du monopole. Partout en Europe, il y a eu et il y a des centaines d’administrations et de municipalités qui ont migré ou tentent de migrer vers des logiciels open source : que ce soit l’administration des retraites de l’État en Suède, les écoles de Jaworzno en Pologne, les services municipaux de la ville de Rome, l’arrondissement de Camden à Londres, la grande ville de Nantes en France, le gouvernement de la communauté autonome d’Estrémadure en Espagne ou encore la ville de Vieira do Minho au Portugal. Ces projets sont à ce jour autant d’îlots perdus dans l’océan Microsoft. Pour cette raison, nombreux sont ceux qui subissent régulièrement des pressions pour rentrer dans le rang, parce que les produits et les lobbyistes de Microsoft sont omniprésents et peuvent créer de nouveaux ennuis.

Des lobbyistes à l’œuvre au sein des ministères

Dans le différend concernant l’administration municipale de Munich, ce qui se passe en coulisses est aussi un élément à prendre en considération. Dans cette ville, le maire centre-gauche SPD a besoin des voix du centre-droit CSU. Or, ce dernier est étroitement lié à l’entreprise étasunienne. Dorothee Belz, par exemple, vice-présidente chez Microsoft Europe jusqu’en 2015, fait partie du comité exécutif du conseil économique du parti conservateur.

Des épisodes identiques « d’allers-retours » se constatent partout en Europe. En Italie, un ancien directeur chez Microsoft pilote aujourd’hui la « transformation numérique » des affaires de la ville de Milan. Au Portugal, c’est un cadre de Microsoft qui a organisé la campagne pour l’élection du président conservateur. Plus de six cadres et directeurs ont des liens étroits avec des ministres et des politiciens. Dans le même temps, des techniciens de Microsoft travaillent directement dans les services informatiques des administrations. Au moins cinq d’entre eux possèdent une adresse électronique qui les identifie comme s’ils faisaient partie du personnel administratif, ce qui leur permet de « faire leur travail de lobbying pour Microsoft à l’intérieur de l’administration », affirme un fonctionnaire à Investigate Europe. En Allemagne aussi, l’accès aux ordinateurs du gouvernement est largement ouvert. Il existe plusieurs milliers d’experts dans les centres informatiques du gouvernement, y compris des personnels de Microsoft et ses partenaires, indique l’ex-responsable informatique du gouvernement fédéral, Martin Schallbruch.

Microsoft peut également instrumentaliser sans restriction les écoles et les universités à des fins marketing. Les écoliers et les enseignants reçoivent en général les produits Microsoft gratuitement, de sorte que les enfants grandissent sans rien connaître d’autre. La stratégie veut qu’après leurs études ils payeront des frais de licence pendant le reste de leur existence. « Une telle méthode est un classique du modèle « crack », utilisé dans le trafic de drogue », explique Rufus Pollock du Centre pour la propriété Intellectuelle et les lois de l’information (CIPIL) à l’Université de Cambridge. Les produits sont gratuits jusqu’à ce que les utilisateurs soient rendus accros.
Cela démontre que les gouvernements européens approuvent tacitement leur propre dépendance envers Microsoft. Ainsi que le formule Anna Strezynska, ministre polonaise du numérique : « Oui, nous sommes dépendants, mais je pense que c’est raisonnable ».
Cela signifie aussi que ces décideurs exposent leurs pays et leurs citoyens à d’innombrables risques de sécurité, tant techniques que politiques.

Ce n’est pas un hasard si les attaques informatiques majeures qui, ces dernières années, ont pris pour cible des institutions de l’État comme le Bundestag allemand ou encore la Commission et le Parlement européens, ont systématiquement exploité des failles de sécurité des logiciels Microsoft. La suite bureautique de Microsoft, notamment, et les fichiers qu’elle permet de créer, sont une des portes d’entrée privilégiée par les hackeurs, selon le rapport 2011 du Bureau fédéral allemand pour la Sécurité des technologies de l’information (BSI). D’après ce rapport, la moitié des attaques ciblées avait pour origine des documents infectés de type Microsoft, tels les fichiers « .docx », dans lesquels les hackeurs avaient dissimulé leur logiciel malveillant. « La particulière complexité de ces fichiers facilite la tâche des hackeurs », affirment les experts du BSI. Ces fichiers contiennent bien plus de code que nécessaire, ne serait-ce que pour empêcher d’autres logiciels de les lire facilement. « Ce constat est toujours d’actualité, confirme Joachim Wagner, porte-parole du BSI. Le format des fichiers Microsoft est bien plus complexe que celui des logiciels open source, ce qui augmente d’autant la « surface d’attaque» de la cible pour les hackeurs ».

Italo Vignoli, un des experts qui travaillent sur le logiciel libre LibreOffice, l’a testé pour Investigate Europe avec un simple texte de 5 500 caractères. Sous la version courante de Microsoft Word, le code du fichier couvre 390 pages. Par comparaison, le format libre OpenDocumentText ne fait que onze pages.

Les programmes de Microsoft sont confus et vulnérables

La particulière vulnérabilité des logiciels de bureautique de Microsoft se voit au nombre de failles de sécurité. « Aux États-Unis, le National Institute for Standards and Technology (NIST, Institut national des normes et de la technologie) a repéré 188 nouvelles failles dans la suite Microsoft Office au cours des trois années précédant le mois d’avril 2017. Les trois quarts de ces failles font partie de la catégorie des failles les plus graves. Sur la même période, on n’a découvert que onze failles dans LibreOffice. D’après M. Vignoli, cela n’a rien à voir avec le fait que LibreOffice est moins répandu. Simplement, malgré tous leurs efforts, même les meilleurs experts n’ont pu dénicher d’autres failles dans LibreOffice.

Cela n’a rien de surprenant. N’importe quel utilisateur chevronné peut contrôler le code source de LibreOffice. Pour l’un des meilleurs experts européens, Michael Waidner, directeur de l’institut Fraunhofer pour la sécurité des technologies de l’information, c’est la clef de voûte : « Si l’Union européenne ou un État entend vraiment préserver sa souveraineté, il doit être en mesure de vérifier que ses matériels informatiques et ses logiciels font bien ce qu’ils sont censés faire et rien d’autre, explique-t-il. Cela ne revient pas à dire que l’Europe doit devenir autonome. « Mais nous devons faire en sorte que nos experts aient accès à toute l’information requise pour tester les logiciels là où la sécurité est en jeu. Il est essentiel d’avoir accès au code source », exige l’expert. Sans cela, affirme-t-il, il ne peut y avoir de « souveraineté numérique ».

Or, c’est précisément ce que Microsoft refuse de fournir. L’entreprise a créé un « centre de la transparence», à Bruxelles, où les représentants gouvernementaux sont invités à inspecter le code source. Mais le BSI allemand juge la proposition insuffisante. « Microsoft doit satisfaire à un éventail complet de prérequis techniques pour créer un climat de confiance », a expliqué le BSI au magazine spécialisé C’t. Or Microsoft n’autorise même pas les experts à conserver leurs notes écrites et exige la signature d’un accord de non-divulgation, a confirmé un expert de la BSI à Investigate Europe.
Même si une inspection du code était possible, les conclusions en seraient probablement obsolètes dès la mise à jour suivante. En outre, le risque que représentent les produits Microsoft n’est pas seulement technique, il est aussi politique.

Déclasser l’Europe au rang de colonie numérique

L’entreprise est soumise aux lois des États-Unis. Cela signifie qu’à tout moment l’administration de ce pays peut la forcer à collaborer afin d’accéder aux données des citoyens et des pouvoirs publics d’autres pays. Pour satisfaire cet objectif, il existe ce qu’on appelle « la lettre du renseignement » dans la loi américaine, autorisant des tribunaux secrets à délivrer de telles instructions, avec obligation de se taire sous peine de poursuites légales. Les révélations de l’ancien agent Edward Snowden ont montré que les services de renseignement américain font un usage démesuré de leurs pouvoirs. Les documents qu’il a publiés révèlent que Microsoft coopère étroitement avec les services secrets de la NSA.

Un document de la NSA du 8 mars 2013 explique avec force détails que Microsoft a ouvert aux autorités américaines l’accès à ses services dans le nuage (cloud), autrement dit aux dispositifs de stockage de données auxquels recourent un nombre grandissant d’organisations privées, mais aussi publiques, qui confient ainsi à un prestataire externe leurs données informatiques par souci d’économiser sur les coûts de leur informatique interne. Les documents de Snowden ont aussi révélé que la NSA utilise une cyber-arme, Regin, en collaboration avec ses partenaires britanniques pour espionner la Commission et le Parlement européens via une faille de sécurité du programme Windows.

Wikileaks a publié des documents secrets qui prouvent que ce n’était pas un cas isolé. Ils montrent que la CIA a même développé un véritable arsenal de logiciels malveillants (malwares) ciblant exclusivement les logiciels de Windows. La NSA n’est pas en reste, un de ses outils exploitant, ainsi que l’a révélé récemment le groupe de hackeurs Shadow Brokers, quatre failles de sécurité du système d’exploitation Windows inconnues jusqu’alors (vulnérabilités Jour Zéro).

De fait, l’utilisation de produits Microsoft par les institutions de l’État « n’est plus compatible avec un État de droit », affirme le juriste et député Vert du Parlement européen Jan Philipp Albrecht. Beaucoup le considèrent comme le père de la loi européenne sur la protection des données. Albrecht précise qu’il y a pléthore de données individuelles stockées dans des ordinateurs appartenant à l’État, tels les montants acquittés pour les impôts, l’état de santé, les fichiers de police et les données sociales. « Cependant, les institutions ne peuvent garantir la confidentialité de ces données tant qu’elles travaillent avec des logiciels dont elles n’ont pas le contrôle », prévient Albrecht. Il va falloir changer cela, sous peine de « transformer l’Europe en une colonie numérique ».

M. Albrecht n’est pas le seul à exprimer ce genre d’opinion. En 2014, après les révélations d’E. Snowden, une grande majorité du Parlement européen appelait les États membres de l’UE à s’unir pour « développer des compétences-clés autonomes dans le domaine des technologies de l’information », qui devraient « être basées sur des standards ouverts et des logiciels open source », de manière à pouvoir « être testées ».

Un an plus tard, le Parlement nouvellement élu appelait à nouveau à l’adoption d’« une stratégie européenne pour l’indépendance du secteur des technologies de l’information ». Il indiquait aussi comment cela pouvait être acté : il est important d’établir « un code source publiquement accessible comme critère de sélection obligatoire dans toutes les procédures d’attribution des technologies de l’information du secteur public », ainsi que le préconisait l’expert en sécurité Michael Waidner.

 

Si l’open source devenait la norme obligatoire pour le développement logiciel, « les acteurs européens deviendraient immédiatement compétitifs ».

Si cela se faisait, M. Albrecht pense qu’il y aurait un effet sur les technologies de l’information « semblable à celui du projet Airbus ». De la même manière que l’Europe s’est autrefois affranchie de Boeing, elle pourrait s’affranchir aujourd’hui de sa dépendance à Microsoft, et cela pour un coût bien moindre, pense-t-il ; si l’open source devenait la norme obligatoire pour le développement logiciel, « les acteurs européens deviendraient immédiatement compétitifs, affirme Albrecht. Après tout, ajoute-t-il, les solutions alternatives sont développées depuis longtemps ».

Pourtant, aujourd’hui encore, les gouvernements européens s’avèrent incapables de chiffrer le montant du tribut versé au « seigneur » des licences de Redmond, aux États-Unis. De la Norvège au Portugal, la réponse des administrations compétentes aux demandes d’information d’Investigate Europe a invariablement été qu’il n’existe pas de statistiques en la matière. En Allemagne, le bureau des achats du ministère fédéral de l’Intérieur a précisé ne pouvoir fournir qu’une « estimation » des dépenses en licences Microsoft des autorités fédérales. Dix semaines après la demande, le bureau n’était toujours pas en mesure de fournir ces données.

Pierre Audoin Consultants, société spécialisée dans l’analyse des marchés IT, estime que, globalement, en Europe, Microsoft a tiré près de 2 milliards d’euros de revenus de ses opérations avec le secteur public pour l’exercice fiscal 2015-16. Cela voudrait dire que ce sont au moins 20 milliards d’euros de recettes fiscales européennes qui partent vers l’entreprise étasunienne tous les dix ans,  assurément assez pour que l’Europe développe sa propre industrie du logiciel.

Jusqu’à présent, les dirigeants européens ne veulent rien entendre d’un « projet Airbus » pour le secteur des technologies de l’information. Andrus Ansip, commissaire européen au marché unique du numérique ne veut même pas en parler. Son directeur de cabinet, Roberto Viola, botte en touche en déclarant que ce n’est pas là leur principal souci

Les entreprises américaines de l’Internet, de leur côté, n’ont pas besoin d’un dessin. Que se soit Facebook, Google ou Amazon, leurs infrastructures informatiques fonctionnent exclusivement avec des logiciels libres à en croire leurs porte-paroles. C’est le seul moyen qu’elles ont de se protéger. C’est bien aussi l’intention des dirigeants chinois, qui ont commencé à se libérer du monopole de Microsoft après le scandale de la NSA.

Sous l’égide de l’Académie nationale d’ingénierie chinoise, un système d’exploitation ouvert, Neokylin, a été développé, accompagné de sa suite bureautique. L’opération de « déwindowsisation », comme l’appelle le professeur Ni Guangang, chef du projet, concernera au premier chef les secteurs les plus sensibles en termes de sécurité. C’est pourquoi l’usage de programmes libres/ouverts est en train de devenir obligatoire pour les militaires, l’administration d’État et le secteur financier. L’opération devrait se terminer en 2020.
La Chine prend le chemin de l’indépendance. Que fait l’Europe pendant ce temps-là ?

photo par Leonid Mamachenkov (CC BY 2.0)

Cet article est une traduction de la version anglaise d’un billet d’Investigate Europe publiée le 13 mai 2017. Pour savoir dans quelles publications de presse, pays et langues le billet est disponible, veuillez consulter la page suivante.

 




Framalibre : une ressource vous manque ? À vous de l’ajouter !

Nous vous avons récemment présenté la refonte de notre projet historique, l’annuaire de Framasoft. Comme tous nos outils, celui-ci n’aura de sens que si vous vous en emparez.

Voici le troisième et dernier tutoriel de cette série vous aider à découvrir, utiliser et participer à ce grand projet collaboratif. Cette semaine, on vous incite à participer à cet annuaire du Libre. En effet, comme une belle auberge espagnole (ou comme le 6e site web le plus visité au monde) : vous n’y trouverez que ce que vous y apporterez.

Créer une notice

une notice dans Framalibre
Voici un exemple de notice, une fois remplie.

Nous avons fait en sorte que ce soit le plus simple possible :

  1. Faites une recherche pour bien vérifier que la notice que vous voulez ajouter n’existe pas déjà 😉
  2. Créez-vous un compte (cf. tuto précédent)
  3. Connectez-vous à votre compte
  4. Cliquez sur « ajouter une notice » toujours présent dans une colonne latérale.

7 types de notices différentes

Le bouton « ajouter une notice » vous propose un choix déroulant qui vous mènera vers 7 formulaires différents. Il convient de choisir celui le mieux adapté au type de ressource que vous voulez présenter :

  • Logiciel : ajouter un logiciel libre
  • matériel : ajouter une référence pour du matériel, outils, dispositifs, etc.
  • Un article : ajouter un article issu d’une revue, d’un journal, d’un blog, d’un site… (utile pour la catégorie « S’informer », par exemple)
  • Chronique : ajouter une chronique critique à propos d’une ressource de l’annuaire (attention, il s’agit là d’un complément à une notice, et non pas d’une notice en soi !)
  • Livre : pour signaler une monographie ou un ouvrage collectif
  • Média : ajouter une ressource multimédia (vidéo, musique, diaporama…)
  • Ressource générique : Ajouter une autre ressource (contenu non spécifique)

Notez que les types de ressources ne sont pas des catégories : vous pouvez très bien créer une ressource de type Média et la ranger dans la catégorie « électronique » car il s’agit par exemple d’un tutoriel sur un montage électronique. À vous de voir ce qui est le mieux approprié.

À remplir obligatoirement

Il y a quelques champs à remplir obligatoirement, car sans eux votre notice ne serait pas vraiment utile…

  • La catégorie (et sous-catégorie) : à choisir parmi celles existantes.
  • Le titre de la ressource (le nom, l’intitulé, le titre, etc.)
  • Le lien officiel : le but de cet annuaire est de fournir les liens des sites officiels des ressources.
  • Les tags (mots clés) : choisir de préférence parmi les tags existants (en tapant les premières lettres), ils permettent de relier la ressource à celles qui lui correspondent. C’est une fonctionnalité importante de l’annuaire car grâce à elle des découvertes sont possibles.
  • La description.

Les champs complémentaires :

Bien entendu, si les autres champs sont présents, c’est que nous les jugeons importants. Fournir un ou plusieurs visuels de votre ressource (capture d’écran, logo, photo, pochette, etc.) ou un résumé court est essentiel si vous voulez que sa notice donne envie d’en savoir plus.

N’hésitez donc pas à rechercher plus en profondeur (le site officiel ou la page wikipédia de la ressource, par exemple) afin de bien remplir l’ensemble des champs demandés… une fois le ou les visuels fournis, remplir une fiche peut prendre 5 minutes montre en main…

Des questions ?

La foire aux questions

Nous maintenons à jour une foire aux questions sur Framalibre afin de vous permettre de maîtriser le site en toute autonomie… Vous y trouverez des astuces pour créer votre notice, comme :

L’équipe de modération

L’équipe de modération recevra automatiquement les courriels envoyés grâce au formulaire accessible depuis le bouton « signaler un contenu ».

Bien sûr les possibilités de signalement sont limitées : c’est parce qu’elles ne concernent que les situations où le simple utilisateur n’est pas en mesure d’agir (doublons, malveillances, etc.).

S’il s’agit de modifier une notice, par exemple, vous pouvez le faire directement et même contacter le créateur de la notice.

Si vous désirez suggérer une amélioration technique de l’annuaire, vous pouvez contribuer en écrivant une issue sur le dépôt GIT du projet.

Pour rejoindre l’équipe de modération, il faut les retrouver sur le forum des bénévoles de Framasoft.

Modifier une notice (et le suivi de versions)

Si vous voyez une erreur, un manque, ou une information obsolète dans une notice, nous vous encourageons fortement à proposer une modification, c’est cela qui fait vivre l’annuaire et permet qu’il soit à jour !

Là aussi, vous devrez être connecté·e à votre compte Framalibre afin de pouvoir proposer des modifications.

vue d'une notice avec un compte connecté
Pour soumettre une mise à jour d’une notice, il suffit de cliquer !

 

Comment modifier une notice ?

  1. Allez sur la fiche de la notice
  2. cliquez sur l’onglet modifier au-dessus de la notice (à côté de l’onglet « Voir ») OU sur « Soumettre une mise à jour »
  3. Effectuez les modifications dans le formulaire.
  4. (optionnel) Relisez à l’aide de l’Aperçu, ou vérifiez les changements avec le bouton « Voir les modifications »
  5. Enregistrez votre mise à jour.

À chaque fois qu’une notice est modifiée, son créateur est prévenu par courriel. Il se génère aussi une archive de la notice dans sa version préexistante. Les différentes versions (l’historique des modifications et les noms des contributeurs) peuvent alors être visualisées et comparées (à la manière d’un wiki).

Ainsi à chaque fois que vous modifiez une notice, vous pouvez commenter votre révision, cela aidera le créateur à comprendre votre intention. Les révisions des notices (lorsqu’il y en a) sont accessibles en ajoutant le mot « revisions » (sans accent) à l’adresse de la notice, ainsi : framalibre.org/content/nom-de-la-notice/revisions

Une fois ma modification proposée…

Elle est automatiquement validée et le créateur originel est prévenu par courriel.

Dès lors, la personne ayant créé la notice pourra voir vos apports et interagir le cas échéant.

En cas de litige ou d’absence, notre équipe de modération fera de son mieux pour vous aider.

Pour aller plus loin :




Plus de CHATONS, plus de confiance en Mastodon

Les CHATONS vous proposent de nouvelles portes d’entrée de confiance vers Mastodon, le clone de Twitter libre et fédéré. Mais avant de vous les annoncer : penchons-nous sur une question simple : ça veut dire quoi, « libre et fédéré » ?

Faire du Twitter aussi libre que l’email

Première grosse différence entre Twitter et Mastodon : Mastodon est un logiciel libre. Ce qui veut dire qu’il respecte nos libertés individuelles (contrairement à Twitter). Que l’on peut en lire le code source, la « recette de cuisine » (celle de Twitter, elle, est cachée dans un coffre-fort légal). Donc que l’on peut savoir s’il y a une porte dérobée dans le service, ou que l’on peut repérer et réparer une faille (impossible de savoir ou de faire ça avec Twitter).

Capture écran de framapiaf.org – Notez le thème dédié concocté avec amour ^^

Deuxième grosse différence : c’est une fédération. Ce qui veut dire qu’il n’y a pas un seul endroit où s’inscrire, mais plein. « Ouh là là mais c’est compliqué, c’est quoi un système de fédération ? » allez-vous nous demander…

En fait, vous utilisez déjà un système informatique fédéré : l’email.

Vous pouvez vous créer une adresse mail où vous voulez, et communiquer avec tous les autres emails. Vous pouvez changer de fournisseur d’email, déménager. Vous pouvez vous créer une autre adresse mail, une au nom d’une célébrité ou d’un personnage de fiction (alors que non, vous n’êtes pas le vrai Gaston Lagaffe, on le sait). Vous pouvez même vous créer votre propre serveur email, pour votre entreprise, votre organisme d’enseignement, votre association…

Vous le savez : les options et conditions générales d’utilisation de Gmail ne sont pas les mêmes que celles de Microsoft Hotmail qui peuvent à leur tour différer des règles imposées pour l’email de votre boite. Parce que dans une fédération, chaque administration de serveur, chaque instance décide de ses propres règles du jeu.

Ben tout cela, c’est pareil pour Mastodon :

  • Vous choisissez la ou les instances où vous vous créez un compte ;
  • Vous choisissez votre identité sur chaque instance ;
  • Chaque instance a ses propres règles du jeu (renseignez-vous !) ;
  • Vous pouvez créer votre propre instance (Numérama explique pourquoi ils l’ont fait).

Framasphère, c’est un Facebook serein, libre et sans pub.

Oh, et si Twitter n’est pas votre tasse de thé, sachez qu’il existe un réseau libre et fédéré alternatif à Facebook : Diaspora*. Cela fait plus de deux ans que nous avons ouvert notre instance (on dit un « pod »), Framasphère, et vous y êtes les bienvenu·e·s 😉

L’enfer, c’est les autres (ou pas)

C’est étrange, mais dès qu’on parle de collaboration, de fédération, de réseaux… la réponse quasi-instinctive que l’on voit poindre dans les yeux de notre interlocuteur, c’est la peur. La méfiance. Comme si on croyait, au fond de nous, que « les autres » nous veulent forcément du mal (de base et par principe). Mais si je ne suis pas « malveillant par réflexe », et que je fais partie de « les autres » pour mon entourage… Peut-être que ce n’est pas toujours le cas ?

Bisounours n’est pas une insulte, mais un titre de gloire.
image © Sergent TOBOGO

Philosophie mise à part, le meilleur moyen de ne pas tomber dans le piège de la niaiserie, c’est de ne pas rester dans l’ignorance : une utilisation avertie en vaut 42. Voici donc quelques astuces qui valent pour toute fédération.

On peut se faire passer pour moi sur Mastodon ?

Oui, comme pour les emails : je peux me créer un email votrenom@jojolarnaque.com. Il va donc falloir que vous indiquiez à votre entourage sous quels pseudonyme et instance vous allez sur Mastodon (beaucoup l’inscrivent dans leur bio Twitter). Sachez que si les comptes parodiques clairement identifiés semblent légaux, l’usurpation d’identité numérique (même sous pseudonyme) peut être punie par la loi Française.

Et si je veux être Moi-officiel-certifié-promis-juré ?

C’est vrai que ça peut être pratique, mais surtout lorsqu’on est un organe de presse et que l’on veut certifier ses journalistes, par exemple… Dans ce cas, le meilleur moyen c’est de faire comme Numérama, et d’héberger sa propre instance Mastodon. Vous réservez l’inscription sur votre instance à votre personnel, et le tour est joué. Lorsque l’on reçoit un email de machin@numerama.com, on se doute que ça vient de leurs services. C’est pareil pour leur instance Mastodon ! En plus, pour une fois, les médias (et entreprises, organismes, personnalités, personnes…) ont la possibilité de choisir les règles du jeu de leur réseau social, plutôt que de se les laisser imposer par Twitter et consorts…

Et si Jojo l’arnaque ouvre un guichet, je fais comment pour savoir qu’il faut pas lui faire confiance avec mes missives sur les bras ?

C’est un vrai danger. Car lorsque vous vous inscrivez sur une instance Mastodon, c’est comme s’inscrire chez un fournisseur email : vous lui confiez des informations intimes (vos contacts, vos messages – même les plus privés, votre utilisation, etc.). Il faut donc savoir à qui vous pouvez faire confiance, une confiance qui doit pouvoir durer. Sachant qu’en plus votre niveau de confiance n’est pas forcément le même que le mien, personne ne peut répondre à votre place. Il faut donc se renseigner sur votre hébergeur. Voici un jeu de questions pratiques :

  • Qu’est-ce qu’il utilise comme (autres) logiciels, et sont-ils libres ? (exemple : Y’a du Google Analytics sur ses serveurs ?)
  • Quel est son modèle économique ? (Va-t-il vendre mes données à des publicitaires ? à des partis politiques ? Est-il payé par ailleurs et comment ? Est-ce moi qui le paye ?)
  • Où sont ces conditions générales d’utilisation ? (sont-elles faciles à lire ou volontairement complexes ? peut-il les modifier à tout moment ?)
  • Quelle est sa réputation dans le petit monde d’internet ? (pratique-t-il la transparence ? Où affiche-t-il ses ennuis techniques ? Puis-je le contacter aisément ?)

Pour Mastodon, faites confiance aux CHATONS

 

Panier de bébés blaireaux, par David Revoy (CC by) – Allégorie chatonesco-ironique :)

 

Le collectif des hébergeurs alternatifs dont nous avons fêté la naissance en octobre dernier a un but : s’engager sur du web éthique et respectueux de vos données en faisant respecter les engagements de notre charte et les valeurs décrites dans notre manifeste.

Voici donc une nouvelle liste d’instances Mastodon proposées dans le cadre de ce collectif, en complément de celle de la semaine dernière (ici en grisé).

 

G3L

Cliquez sur l’image pour accéder à leur Mastodon

  • Site Officiel
  • Mastodon : https://m.g3l.org/
  • Inscriptions ouvertes, modération stricte
  • Modèle éco : invitation à don à l’association (soutien financier donc)

Framasoft

Cliquez sur l’image pour accéder à leur Mastodon

SVNET.fr

Cliquez sur l’image pour accéder à leur Mastodon

DryCat

Cliquez sur l’image pour accéder à leur Mastodon

  • Site Officiel (en cours, chaton en devenir)
  • Mastodon : https://miaou.drycat.fr/about
  • Inscriptions ouvertes, modération stricte
  • Modèle éco : dons acceptés

Unixcorn

Cliquez sur l’image pour accéder à leur Mastodon

Zaclys

Cliquez sur l’image pour accéder à leur Mastodon

  • Site Officiel
  • Mastodon : https://mastodon.zaclys.com
  • Inscriptions ouvertes, modération stricte
  • Particularités : signature dkim sur le domaine de messagerie
  • Modèle éco : gratuit ou don libre (en cours de discussion, dépend des ressources utilisées, sinon réservé adhérents)

ROFLCOPTER.fr

Cliquez sur l’image pour accéder à leur Mastodon

Outils Conviviaux

Cliquez sur l’image pour accéder à leur Mastodon

IndieHosters

  • Site Officiel
  • Mastodon : https://mastodon.indie.host
  • Inscriptions payantes, modération stricte
  • Modèle éco (vente de services) :
    • 10% du chiffre d’affaire reversé à Mastodon
    • 125€/an pour une instance privée (<10 utilisateurs)
    • instance privée >10 utilisateurs – nous contacter : contact@indie.host
    • 24€/an pour un compte sur notre instance partagée

 

Notez que l’instance Framasoft, nommée https://framapiaf.org (après moult débats internes !) bénéficie d’un thème personnalisé aux petits oignons. Framasoft aura de plus fait sa part, en traduisant en français la documentation, et en traduisant un grand nombre de chaînes manquantes au logiciel Mastodon. Toutes ces contributions sont ou seront, évidemment, proposées à l’intégration au code source originel.

Cela porte donc à 9 le nombre de chatons (ou candidats-chatons) proposant des instances Mastodon. Ce qui représente tout de même plusieurs (dizaines de) milliers de places 🙂

Et, si ça ne vous suffit pas, les CHATONS ne sont pas évidemment pas les seuls hébergeurs de confiance qui proposent une instance Mastodon. Tiens, rien que parmi les potes qu’on connaît bien, nous on pourrait aller les yeux fermés chez :

Nous vous souhaitons de joyeux Pouets, et pour bien apprendre à utiliser ce réseau, n’oubliez pas :

Vous pouvez d’ores et déjà nous suivre notre compte @framasoft@framapiaf.org sur https://framapiaf.org/@framasoft !




Framalibre : se créer un compte, ça compte !

Nous vous avons récemment présenté la refonte de notre projet historique, l’annuaire de Framasoft. Comme tous nos outils, celui-ci n’aura de sens que si vous vous en emparez.

Voici le deuxième tutoriel d’une série de trois pour vous aider à découvrir, utiliser et participer à ce grand projet collaboratif. Cette semaine, voyons comment pourquoi se créer un compte sur cet annuaire du Libre. Car si vous voulez tirer amplement parti de cet annuaire, nous vous recommandons fortement de vous créer un compte…

Comment se créer un compte ?

formulaire de création du compte

 

  1. Cliquez sur « Créer un compte » en haut à droite.
  2. Entrez un nom d’utilisateur/utilisatrice (les espaces sont permis !) et une adresse email valide (elle vous servira de contact régulièrement dans votre utilisation de l’annuaire).
    N’oubliez pas de déjouer le CAPTCHA pour montrer que vous n’êtes pas un robot (oui, c’est tellement facile qu’on pourrait avoir des doutes, mais non… y’a pas de piège !)
  3. Ouvrez votre boite email pour cliquer sur le lien d’activation dans les 24h suivant vote demande (si vous ne le trouvez pas dans la boite de réception, vérifiez le dossier des indésirables 😉 !)
  4. Remplissez le formulaire de présentation et cliquez sur « Enregistrer »

À noter : seuls les champs de votre mot de passe sont obligatoires, le reste, c’est juste si vous souhaitez agrémenter votre profil ^^ !

Pour donner des étoiles !

 

choix du nombre d'étoiles pour une notice

Sur chacune des notices, vous pouvez attribuer de 1 à 5 étoiles à la ressource concernée.
Ces étoiles concernent la ressource (le logiciel, le livre, le site web) et non la qualité de la notice.
Ce système de notation permet, à terme, de faire remonter les ressources les plus pertinentes et utilisées dans les différent modules, et de donner un aperçu des avis populaires aux personnes qui viendraient découvrir une nouvelle ressource.

Pour créer votre registre !

Votre registre contiendra toutes vos notices favorites, c’est à dire les notices dont vous avez cliqué l’icône cœur.

ajout d'une notice dans son registre

 

C’est l’occasion, pour vous, de retrouver facilement un lien direct vers les notices (et donc les ressources) qui vous intéressent le plus. Que ce soit parce que vous suivez la création et les modifications de cette notice, ou parce que vous utilisez/appréciez la ressource concernée, vous la retrouverez alors dans la page Mon Registre.

Cette page vous permet de trier aisément l’ensemble de vos notices favorites, que ce soit par Type, catégorie ou auteur. Bien entendu vous avez la possibilité de retirer la notice de vos favoris (et donc de votre registre).

Avec une future API, il devrait être possible d’afficher tout ou partie de son registre vers un autre site web 😉

exemple de registre

 

En attendant, vous pouvez d’ores et déjà rendre votre registre public :

  • Rendez-vous dans Moncompte / Modifier
  • Cochez « Rendre mon registre public »
  • Cliquez sur « Enregistrer » tout en bas.
  • Notez que l’adresse publique de votre register sera framalibre.org/monpseudo/favoris

Pour rédiger une chronique !

Une chronique est un texte personnel lié à une notice (et donc à la ressource qu’elle présente).

Chacun·e est libre de rédiger les chroniques qu’il ou elle souhaite, mais les usages et intérêts immédiats que nous y voyons sont :

  • Un tutoriel lié à la ressource (utilisation logicielle, matériel, etc.)
  • Un avis professionnel ou amateur sur la ressource (test, critique culturelle, impressions)
  • Des impressions ou réflexions quant à la ressource
  • Toute autre libre expression, dans le respect de nos conditions générales d’utilisations (et donc de la Loi)

vue d'une notice avec un compte connecté

 

Pour rédiger une chronique, c’est simple :

1. connectez-vous à votre compte Framalibre
2. allez sur la notice de la ressource concernée
3. cliquez sur "Rédiger une chronique sur cette notice"

Pour créer / modifier une notice !

C’est le but principal : contribuer et donner des apports à l’annuaire. Mais ça mérite son propre article, non ? Rendez-vous la semaine prochaine sur le blog… ou directement dans les liens ci-dessous !

Pour aller plus loin :




Les CHATONS s’attaquent à l’oiseau Twitter grâce à Mastodon

Mastodon, le clone libre et décentralisé de Twitter, accueille des dizaines de milliers de nouveaux membres chaque jour. Notre réponse se devait d’être collective.

Un vent de liberté qui fait du bien !

Résumons les épisodes précédents : Twitter est un réseau social centralisé, les données que vous lui confiez appartiennent à (et vont sur les serveurs de) l’entreprise du même nom. On y « tweete » publiquement de courts messages de 140 caractères (avec photos, liens, etc.) pour partager de brèves nouvelles, impressions, etc. C’est souvent le lieu de l’info rapide, des échanges évanescents et des actualités brûlantes.

Or depuis plusieurs mois, Twitter se « Facebookise » de plus en plus : la plate-forme change unilatéralement ses règles du jeu, filtre et choisit l’ordre de ce qui apparaît dans votre fil, se gonfle de pubs, répond très mal aux demandes de modération et de lutte contre le cyber-harcèlement

En fait, c’est Twitter qui nous donne les meilleures raisons de préférer Mastodon…

La semaine dernière, Twitter a imposé à ses utilisateurs et utilisatrices sa n-ième décision contestable. La plateforme a changé l’affichage des réponses, modifiant de fait les habitudes et la façon de communiquer des 320 millions de personnes inscrites sur ce réseau. Car oui : changer l’outil change le comportement, c’est même souvent le but.

Une décision unilatérale, qui a poussé des internautes à se demander :

Et si nous faisions notre Twitter mais en mieux… donc sans Twitter ?

Que Mastodon soit un effet de mode « mort-dans-deux-semaines » ou une révolution en marche sur internet, là n’est pas la question (et pour la réponse, désolé, on a paumé notre boule de cristal). Le fait est qu’aujourd’hui, plusieurs dizaines de milliers personnes reprennent en main un de leurs outils sociaux (où l’on « toote » ou « pouette » au lieu de tweeter), découvrent la liberté de ne pas dépendre d’une plateforme unique (chacun peut monter son « bout » du réseau social fédéré Mastodon), choisissent de ne pas confier ses données et sa communication à une entreprise du Big Data (cotée 18 milliards en bourse), et enfin découvrent comment de simples choix (passer de 140 à 500 caractères par message) changent la manière dont on pense, se comporte, et communique avec autrui.

Heureusement, le Gouvernement d’Internet veille à nous ramener dans le droit chemin :p !

A l’heure d’écriture de cet article, près de 100 000 personnes ont un compte Mastodon, et ça grimpe. À tel point que The Verge, The Telegraph, Mashable, Wired, et même RTL, le Figaro ou M6 parlent de ce vent de liberté qui a été dynamisé par des Français…

« Comment on met les Français en sourdine ? » se demande cet anglo-saxon peu habitué à une telle présence de la langue française sur ses réseaux sociaux ;p !

 

Les CHATONS vous proposent de faire Pouet !

Il faut un maximum d’instances, c’est à dire d’endroits de confiance où s’inscrire à Mastodon. Pourquoi ? Pour ne plus répéter l’erreur d’avoir mis toutes nos données (tous nos œufs) dans le panier de Twitter, d’une part, mais surtout parce que cela répartit la charge, les responsabilités et les savoir-faire.

Pour vous, cela veut dire être libre de quitter une instance si les règles du jeu ne vous conviennent plus. Avoir le pouvoir (et la responsabilité) de devenir son propre média social, indépendant. Savoir enfin quels humains sont derrière quelle instance, parce que lorsqu’on s’y inscrit, c’est quand même à ces personnes que l’on confie nos bouts de vie numérique, donc autant savoir si on peut leur faire confiance.

cliquez sur l’image pour découvrir le collectif CHATONS

Nous vous en avons parlé dans le Framablog, nous faisons désormais partie d’un Collectif d’Hébergeurs Alternatifs qui prônent et pratiquent la Transparence, l’Ouverture, la Neutralité, et la Solidarité. Les CHATONS se sont engagés : que du logiciel libre, pas d’exploitation de vos données ni de pub profilée, ouverture, transparence et neutralité, bref… ce collectif propose des services web éthiques, et humains.

Il nous semblait évident que, Mastodon étant une fédération logicielle (on vous en reparle la semaine prochaine), la proposition devait venir du collectif, et non simplement de Framasoft. Du coup, voici une première portée de CHATONS (ou de futurs CHATONS ^^) vous proposant des endroits fiables et éthiques pour tester et profiter du réseau Mastodon (une « première »… en attendant la semaine prochaine ?).

Concrètement, je fais quoi pour aller sur Mastodon ?

D’abord, allez lire l’excellent « Comment débuter » écrit par Numérama, le formidable « Welcome to mastodon » de Alda que nous avons repris ici, ou gardez-les dans un coin d’onglet pour quand vous vous poserez des questions (promis, ça aide !).

Ensuite, choisissez une instance, un serveur où vous inscrire. Pour cela, plusieurs possibilités :

  1. [mode avancé] Vous allez choisir sur la liste publique des instances ;
  2. [mode j’ai de la chance] Vous utilisez le portail qui choisit une instance pour vous ;
  3. [Frama-mode] Vous préférez aller chez un des CHATONS, ou s’inscrivant dans cette démarche ? Voici ceux disponibles à ce jour, ainsi que leurs conditions :

Unixcorn

Cliquez sur l’image pour accéder à leur Mastodon

Zaclys

Cliquez sur l’image pour accéder à leur Mastodon

  • Site Officiel
  • Mastodon : https://mastodon.zaclys.com
  • Inscriptions ouvertes, modération stricte
  • Particularités : signature dkim sur le domaine de messagerie
  • Modèle éco : gratuit ou don libre (en cours de discussion, dépend des ressources utilisées, sinon réservé adhérents)

ROFLCOPTER.fr

Cliquez sur l’image pour accéder à leur Mastodon

Outils Conviviaux

Cliquez sur l’image pour accéder à leur Mastodon

IndieHosters

  • Site Officiel
  • Mastodon : https://mastodon.indie.host
  • Inscriptions payantes, modération stricte
  • Modèle éco (vente de services) :
    • 10% du chiffre d’affaire reversé à Mastodon
    • 125€/an pour une instance privée (<10 utilisateurs)
    • instance privée >10 utilisateurs – nous contacter : contact@indie.host
    • 24€/an pour un compte sur notre instance partagée

 

Enfin, il ne vous reste plus qu’à pousser votre premier Pouet, et à vous familiariser avec ce nouveau réseau !

Quant à nous, on vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour de nouvelles annonces, car il reste de nombreuses choses à dire !




Mastodon, le réseau social libre qui est en train de bousculer twitter

Une alternative à Twitter, libre et décentralisée, est en train de connaître un succès aussi spontané que jubilatoire…

Depuis que Twitter a changé la manière dont les réponses et conversations s’affichent, des utilisatrices et utilisateurs abondent par milliers sur cet autre réseau. Chacun·e cherche un endroit (une « instance ») où s’inscrire, surtout depuis que l’instance originelle, celle du développeur Eugen Rochko, n’accepte plus les inscriptions car le serveur est surchargé.

Alors avant que de vous annoncer des solutions dans les semaines (jours ?) qui arrivent, parce qu’elles prennent le temps de se mettre en place (mais disons qu’une bande de CHATONS est sur le coup), nous avions envie de vous présenter ce phénomène, ce réseau social et ce logiciel qu’est Mastodon.

Or Alda (qui fait du php, du JavaScript, et essaie d’être une humaine décente), a déjà brillamment présenté cette alternative à Twitter sur son blog, placé sous licence CC-BY-ND. Nous reproduisons donc ici son article à l’identique en la remerciant grandement de son travail ainsi partagé !

Join the Federation par B! Cavello

Welcome to Mastodon

Depuis quelques jours, Mastodon reçoit entre 50 et 100 inscrit⋅es par heure et on peut voir sur twitter quelques messages enthousiastes incitant plus de monde à migrer sur cette alternative « Libre et Décentralisée »

C’est quoi ce truc ?

Mastodon est un logiciel accessible par un navigateur et des applications iOS ou Android qui vise, par ses fonctions de base, le même public que Twitter.

L’interface est très similaire à celle de Tweetdeck, on suit des comptes, des comptes nous suivent, on a une timeline, des mentions, des hashtags, on peut mettre un message dans nos favoris et/ou le partager tel quel à nos abonné⋅e⋅s. Bref, tout pareil. Même les comptes protégés et les DMs sont là (à l’heure actuelle il ne manque que les listes et la recherche par mots clés).

Il y a quelques fonctionnalités supplémentaires que je détaillerai par la suite mais la différence de taille réside dans ce « Libre et Décentralisé » que tout le monde répète à l’envi et qui peut rendre les choses confuses quand on ne voit pas de quoi il s’agit.

Le Fediverse : Un réseau décentralisé

Mastodon est donc un logiciel. Au contraire de Twitter qui est un service. Personne ne peut installer le site Twitter sur son ordinateur et permettre à des gens de s’inscrire et d’échanger ailleurs que sur twitter.com. Par contre toutes celles qui ont les connaissances nécessaires peuvent télécharger Mastodon, l’installer quelque part et le rendre accessible à d’autres.

C’est ce qui se passe déjà avec les sites suivants :

  • mastodon.social
  • icosahedron.website
  • mastodon.xyz

Ces trois exemples sont des sites différents (on les appelle des « instances ») à partir desquels il est possible de rejoindre le réseau social appelé « Fediverse » (mais comme c’est pas très joli on va dire qu’on « est sur Mastodon » hein ?)

C’est là que se trouve toute la beauté du truc : les personnes inscrites sur n’importe laquelle de ces instances peut discuter avec les personnes inscrites sur les deux autres de manière transparente. Et tout le monde est libre d’en créer de nouvelles et de les connecter ou non avec les autres.

Pour résumer, on s’inscrit sur une instance de Mastodon, cette instance est dans un réseau appelé le Fediverse et les gens qui sont dans le Fediverse peuvent échanger entre eux.

Comme personne ne peut contrôler l’ensemble du réseau puisqu’il n’y a pas d’instance centrale, on dit que c’est un réseau décentralisé. Et quand une instance se connecte aux autres instances on dit qu’elle « fédère » avec les autres.

Si cette histoire d’instance est encore trop nébuleuse, imaginez un email. Vous êtes Alice et votre fournisseur de mail est Wanadoo. Votre adresse mail est donc alice@wanadoo.fr. Vous avez un ami nommé Bob qui est chez Aol et son adresse mail est bob@aol.com. Alors que vos fournisseurs respectifs sont différents, ils peuvent communiquer et vous pouvez ainsi envoyer des messages à Bob avec votre adresse mail de Wanadoo. Mastodon fonctionne selon le même principe, avec les instances dans le rôle du fournisseur.

Pourquoi c’est mieux que Twitter ?

Maintenant qu’on a évacué la partie un peu inhabituelle et pas forcément simple à comprendre, on peut attaquer les fonctionnalités de Mastodon qui donnent bien envie par rapport à Twitter.

La base

En premier lieu jetons un œil à l’interface :

interface de mastodon

 

Si on utilise Tweetdeck on n’est pas trop dépaysé puisque l’interface s’en inspire fortement. La première colonne est la zone de composition, c’est ici qu’on écrit nos Pouets (c’est le nom Mastodonien des Tweets), qu’on décide où les poster et qu’on y ajoute des images.

La seconde colonne c’est « la timeline », ici s’affichent les pouets des personnes qu’on suit.

La troisième colonne c’est les notifications qui contiennent les mentions, les boosts (sur Twitter on dit RT) et les favoris qu’on reçoit.

La quatrième colonne a un contenu variable selon le contexte et les deux premières possibilités méritent leur explication :

  • Local timeline : Ce mode affiche tous les pouets publics de l’instance sur laquelle on se trouve, même des gens qu’on ne suit pas.
  • Federated timeline : Ce mode affiche tous les pouets publics de toutes les instances fédérées avec celle sur laquelle on se trouve. Ce n’est pas forcément tous les pouets publics du Fediverse, mais ça s’en approche.

Pour suivre et être suivi, le fonctionnement est identique à celui de Twitter : On affiche un profil en cliquant sur son nom et on peut le suivre. Si le profil est « protégé » il faut que son ou sa propriétaire valide la demande.

Enfin, un pouet peut faire jusqu’à 500 caractères de long au lieu des 140 de Twitter.

La confidentialité des pouets

Contrairement à Twitter où les comptes publics font des tweets publics et les comptes protégés font des tweets protégés, Mastodon permet à chacun de décider qui pourra voir un pouet.

 

Le premier niveau est public, tout le monde peut voir le pouet et il s’affichera également dans les parties « Local Timeline » et « Federated Timeline » de la quatrième colonne.

Le niveau deux est unlisted, c’est comme un pouet public mais il ne s’affichera ni dans la timeline Locale ni dans la timeline Federated.

Le niveau trois est private, c’est-à-dire visible uniquement par les gens qui nous suivent. C’est le niveau équivalent à celui des tweets envoyés par des comptes protégés sur Twitter.

Le niveau quatre est direct, les pouets ne seront visibles que par les personnes mentionnées à l’intérieur. Ça correspond aux DMs de Twitter sauf que les pouets sont directement intégrés dans la timeline au lieu d’être séparés des autres pouets.

Bien sûr, il est possible de changer le niveau individuel d’un pouet avant de l’envoyer.

Avoir un compte protégé sur Mastodon

Comme sur Twitter, il est possible de protéger son compte, c’est-à-dire de valider les gens qui s’abonnent. Cependant, on peut toujours définir certains de nos pouets comme étant publics.

Plus besoin d’avoir deux comptes pour poueter en privé !

Une gestion native du Content Warning et des images NSFW

Une pratique courante sur Twitter est de préciser en début de tweet les éventuels trigger warning (avertissements) qui y sont associés, mais le reste du tweet reste visible.

Mastodon généralise le concept en permettant de saisir une partie visible et une partie masquée à nos pouets. On peut ainsi y mettre des messages potentiellement trigger, nsfw, spoilers ou autres.

De même quand on poste une image, on peut la déclarer comme étant NSFW, ce qui nécessite de cliquer dessus pour l’afficher :

Ok, vendu, du coup comment ça se passe ?

Tout d’abord il faut choisir sur quelle instance s’inscrire puisque, ayant des propriétaires différents, il est possible qu’elles aient des règles différentes dont il convient de prendre connaissance avant de la rejoindre.

L’existence de la « Local Timeline » est intéressante à ce niveau puisque son contenu diffère forcément selon l’endroit où on est inscrit. Par exemple si on va sur une instance à tendance germanophone, il est à peu près sûr que la plupart de ce qu’on y trouvera sera en allemand.

Ça ouvre tout un tas de possibilité comme la constitution d’instances orientées en fonction d’un fandom, d’intérêts politiques et/ou associatifs.

Par exemple, l’instance awoo.space est volontairement isolée du reste du Fediverse (elle ne communique qu’avec l’instance mastodon.social) et la modération se fait dans le sens d’un fort respect des limites personnelles de chacun⋅e.

On peut trouver une liste d’instances connues sur le dépôt de Mastodon et à l’exception d’awoo.space il est possible de parler au reste du Fediverse depuis n’importe laquelle figurant sur cette liste, il n’y a donc pas de forte obligation d’aller sur la même instance que nos potes puisqu’on pourra leur parler de toute façon.

Une fois inscrit⋅e, on aura un identifiant qui ressemble un peu à une adresse mail et qui servira à nous reconnaître sur le Fediverse. Cet identifiant dépend du pseudo choisi et du nom de l’instance. Ainsi, je suis Alda sur l’instance witches.town, mon identifiant est donc Alda@witches.town.

Pour trouver des gens à suivre, on peut se présenter sur le tag #introduction (avec ou sans s) et suivre un peu la Federated Timeline. On peut aussi demander leur identifiant à nos potes et le saisir dans la barre de recherche de la première colonne.

 

Et voilà, il n’y a plus qu’à nous rejoindre par exemple sur :

Ou à créer votre propre instance pour agrandir le Fediverse !

Évitez par contre de rejoindre l’instance mastodon.social. Elle est assez saturée et l’intérêt de la décentralisation réside quand même dans le fait de ne pas regrouper tout le monde au même endroit. Mais si vous connaissez des gens qui y sont, vous pourrez les suivre depuis une autre instance.

Point Bonus

Des applis mobiles

Pour faire pouet avec Android : Installe Tusky

Pour faire pouet avec iOS : Installe Amaroq

Retrouver ses potes de Twitter

Le développeur principal de Mastodon a aussi fait une application pour retrouver ses potes de Twitter. Il faut se rendre sur Mastodon Bridge, se connecter avec Mastodon et Twitter et le site affichera ensuite les comptes correspondants qu’il aura trouvés.




Framalibre : découvrez l’annuaire du Libre !

Nous vous avons récemment présenté la refonte de notre projet historique, l’annuaire de Framasoft. Comme tous nos outils, celui-ci n’aura de sens que si vous vous en emparez.

Voici le premier d’une série de trois tutoriels pour vous aider à découvrir, utiliser et participer à ce grand projet collaboratif. Cette semaine, on regarde simplement comment cela se présente !

Plusieurs façons de naviguer dans l’annuaire

Suivant l’information que l’on recherche, plusieurs options s’offrent à nous dès la page d’accueil :

page d'accueil de Framalibre

 

Rechercher une ressource

La barre de recherche est là si vous voulez rechercher directement une ressource (un logiciel, un livre, une asso, etc.) par son nom ou par son tag (les étiquettes, ou mots-clés, que l’on met sur les notices).

Le menu du haut permet d’aller chercher la ressource désirée selon la catégorie où elle se trouve. On distingue 4 catégories principales :

  1. S’informer : On y trouvera des liens vers des sites pour protéger sa vie privée ou d’autres campagnes d’informations, mais aussi un glossaire, ou des notices sur les différentes licences libres existantes.
  2. S’équiper : Ici, c’est le lieu pour découvrir des objets libres, de nombreux logiciels, mais aussi des jeux de données sous licencde libre.
  3. Se cultiver : Livres, Images, Musique, Films… Toute œuvre culturelle placée sous licence libre par son, sa ou ses auteur·ice·s peut s’inclure dans cette catégorie.
  4. S’entourer : Le libre, ce sont avant tout des personnes, qui souvent se regroupent auprès d’un projet. Que ce soit en collectif, association, entreprise, etc. ces initiatives ont leur place dans cette catégorie.

Se laisser surprendre

Dès la page d’accueil, des recommandations vous permettent de découvrir des ressources libres au hasard de votre venue. Que ce soient les dernières notices entrées dans l’annuaire ou nos références, ou les suggestions au pied des notices que vous visiterez, c’est un premier appel à la navigation dans l’annuaire.

Notez que chacun de ces carrés vous permet d’aller lire directement la notice, de conserver la notice dans votre registre, ou même d’aller directement sur le site officiel de la ressource.

Les liens pratiques sont à droite !

La colonne de droite ne s’affiche que sur la page d’accueil, et sert à accéder rapidement à des liens pratiques. Au delà de ses informations de compte (voir plus bas), on y trouve des boutons pour :

Découvrons une notice

 

une notice dans Framalibre

Lorsqu’on clique sur la notice d’une ressource, plusieurs informations pratiques sont à notre disposition dans la colonne principale…

  1. En haut, le chemin de la catégorie (menu, sous menus) où l’on peut retrouver la notice
  2. les onglets « Voir », « Modifier » et « Révisions » pour les diverses évolutions de la notice dans le temps
  3. Une illustration au dessus des informations pratiques
  4. le texte de présentation de la notice et les tags (mots-clés) qui l’accompagnent
  5. les liens pratique (a minima le site officiel de la ressource, éventuellement la page Wikipédia, etc.)

Et autour, on peut retrouver :

  • Des informations liées à la catégorie (colonne de droite
  • Des suggestions de notices similaires (sous les infos principales)

NOTE : en cliquant sur l’utilisateur qui a créé la notice, vous vous rendez sur la page de son profil public. Vous pouvez ainsi le contacter via un formulaire si vous souhaite lui proposer des modifications que vous souhaitez pas effectuer vous-même.

Pour aller plus loin :




Framaslides : reprenez en main votre Power, Point !

Pour le meilleur ou pour le pire, les diaporamas, slides et autres présentations font partie de notre quotidien. Quitte à devoir en faire et en voir, seul·e ou en groupe, autant disposer d’un outil en ligne pratique et respectueux de nos vies numériques, non ?

Ceci n’est pas un Powerpoint®

Commençons par un point vocabulaire : demander un diaporama en prononçant les mots « Tu me fais un Powerpoint ? » c’est un peu comme si on disait « Tu me fais un Subway ? » lorsqu’on veut un sandwich. Non seulement on fait de la pub gratos à une marque (si encore Microsoft vous payait…) ; mais en plus on court le risque de se polluer les cerveaux en apprenant à nos subconscients que sandwich = Subway.

Et puis il faut être francs, le format de documents .ppt ou .pptx (utilisé par Microsoft pour enchaîner vos diaporamas à leur logiciel Powerpoint), ben c’est une plaie. Un format fermé, difficilement compatible avec d’autres logiciels, et dépassé. Et cher, en plus, si vous voulez l’utiliser en ligne avec la suite « Office 365 »…

10 € par mois pour avoir le droit de vous filer mes données ?
C’est payant et je suis quand même le produit ?
Microsoft, vous êtes des génies.

 

Car aujourd’hui, les langages qui permettent de faire des sites web (le HTML, bien sûr, mais aussi ses copaings CSS et Javascript), permettent de produire et de lire hyper facilement des présentations (même complexes), sans toucher à une seule ligne de code, sans installer de logiciel ni d’application, juste à l’intérieur de nos navigateurs web.

C’est justement, ce que permet le logiciel libre Strut. C’est donc à ce logiciel que nous avons contribué afin qu’il ait toutes les fonctionnalités dont nous rêvions pour mieux vous proposer Framaslides !

Framaslides présenté en une framaslide !

Nous pourrions énumérer les fonctionnalités qu’offre Strut : formatage de texte et choix de couleurs, intégration d’images, vidéos, sites web et formes, transitions, etc. Mais le plus simple, c’est encore de vous les montrer, non ?

Cliquez sur le cadre ci dessous et naviguez grâce aux flèches droite et gauche (ou haut et bas) de votre clavier ;).

Cliquez, puis faites défiler les slides avec ↑ ↓ → ←

Déjà, vous allez nous dire, c’est beau (et on vous remercie de nous le dire). Oui. Le seul souci c’est que Struts a été conçu comme un logiciel « perso ». On l’installe sur son ordinateur ou sur un coin de serveur (une brique inter.net, par exemple), on l’utilise, et il enregistre notre ou nos présentation(s) dans le cache de notre navigateur web. Mais si on change d’ordinateur, de navigateur, ou si on nettoie l’historique et le cache de son navigateur web, pfuiiit ! Tout est perdu !

Tout ceci est normal : Strut a été conçu comme cela, et il faut rendre grâce à Matt Crinklaw-Vogt, son développeur, pour le travail fourni. En revanche, si vous voulons que ce logiciel ait de nouvelles fonctionnalités permettant d’autres utilisations, on fait comme tout·e libriste qui se respecte : on se relève les manches et on contribue au code 😉 !

Framaslides, un service collaboratif

Nous avons donc demandé à Thomas (que nous avons embauché suite à son stage où il a mené à bien Framagenda) de relever le défi ! Un peu comme une liste au père Noël, qui s’allonge au fur et à mesure que la date approche…

Thomas, face à ces demandes…

Dis, Thomas, ce serait pas génial si on pouvait…

  • … enregistrer ses diaporamas en ligne ?
  • … du coup envoyer nos images à Framaslides ?
  • … pour ça il me faut un compte, non ? Tu nous fais le gestionnaire de compte ?
  • … ben alors il nous permettra de gérer nos présentations ?
  • … genre de créer un lien public pour celle-ci ?
  • … ou de proposer celle-là comme modèle ?
  • … ah mais j’aime pas ce que j’ai changé, tu peux nous faire un système de révisions, hein, hein ?
  • … obah si on peut revenir en arrière, ce serait bien de pouvoir collaborer ensemble, s’te plééééé ???

Et le plus beau, c’est que le résultat est là. Autour de l’outil d’édition de présentations qu’offre Strut, Thomas a conçu un outil permettant de créer, présenter et collaborer sur ses présentations, en gérant aisément son compte, ses images, ses groupes, et bien entendu ses Framaslides !

Et un aperçu du résultat de son travail, un !

Pour les plus techos d’entre nous, Thomas a même pris le temps de faire un code propre, facile d’accès, documenté et de le déposer sur un Git aux petits oignons avec les tags et issues kivonbien… bref : un code qui est un appel aux contributions et collaborations ! Du coup, si vous maîtrisez du ImpressJS, du BackboneJS et du Handlebars (qui font tourner Strut) ; ou si vous êtes virtuose du Symphony3 (qui se trouve derrière la surcouche « Framaslides » de Thomas), vos contributions seront grandement appréciées 😉 !

Manuel change le monde avec Framaslides

Manuel Dupuis-Morizeau veut changer le monde. Il se dit que la première étape, c’est de convaincre d’autres personnes de le rejoindre dans son envie… Et pour cela, rien de tel qu’une présentation de derrière les fagots ! Ne voulant pas que ses idées soient confiées aux mains de Google Slides ou Microsoft Powerpoint 365, Manuel décide de se lancer sur Framaslides.

Pour cela, il lui faut un compte Framaslides. C’est facile : dès la page d’accueil, il clique sur le bouton « Se créer un compte », remplit le formulaire assez classique, puis attend l’email de confirmation (en vérifiant de temps en temps dans son dossier courriers indésirables, sait-on jamais)

On lui dit, à Manuel, que 8 caractères dans un mot de passe c’est bien trop peu ?

Une fois son compte validé, Manuel est impatient de s’y mettre, il clique donc directement sur « Créer une présentation ». Là, il découvre l’interface d’édition des diaporama de Struts.

  • La colonne des diapositives (1) ;
  • Le mode expert (2) (s’il veut trifouiller du code) ;
  • Les boutons d’ajout de contenu (3) ;
  • Les boutons de choix des couleurs (4) ;
  • Les vues panorama et aperçu (5).

Il décide donc de créer ses premières diapositives, ou slides, comme on dit !

Alors c’est bien gentil tout cela, mais il ne voit toujours pas comment faire les transitions… C’est là qu’il active le mode Panorama. Cela demande une petite gymnastique mentale, mais il voit vite comment ça peut marcher !

En fait, il faut s’imaginer qu’on déplace ses slides dans l’espace !

Bon, après avoir regardé un aperçu, ce début semble prometteur à Manuel, alors faut-il le sauvegarder en utilisant le menu en haut à gauche.

Le menu, un grand classique indémodable.

Puis clique sur « retourner aux présentations », dans ce même menu.

Manuel se retrouve alors devant l’interface de gestion de ses Framaslides. L’outil a l’air assez explicite, en fait…

Au centre, il retrouve ses présentations, ses modèles et ses collaborations, chacun sous leur onglet.

Et en haut à droite une barre de recherche et d’outils qui lui permet de :

  • créer une nouvelle présentation ;
  • voir ses présentations (donc retourner à l’écran principal de son compte) ;
  • gérer ses groupes de collaboration ;
  • gérer les images qu’il a téléversées en utilisant Framaslides ;
  • gérer les paramètres de son compte (mot de passe, etc.) ;
  • et se déconnecter.

Tout cela rend Manuel assez curieux, il va donc aller voir son gestionnaire d’images, mais comme il n’en a téléchargé qu’une, cela ne lui sert pas encore beaucoup. Il est quand même rassuré de savoir qu’il peut en effacer à tout moment et garder la maîtrise de ses fichiers.

Par contre, Manuel a une idée brillante… se faire aider pour commencer à changer le monde. Il décide d’aller directement créer un nouveau groupe afin d’y inviter toute la famille Dupuis Morizeau !

Non, sérieusement Manuel : le mot de passe, plus il est long, plus il est bon…

Bon, l’histoire ne dit pas si Manuel réussira à changer le monde, mais on peut croire qu’il réussira facilement à créer sa présentation avec d’autres membres de la famille et à la partager le plus largement possible 😉

Pour aller plus loin :




Framalibre : l’annuaire du libre renaît entre vos mains

Notre projet historique, l’annuaire de Framasoft, renaît de ses cendres… pour ouvrir encore plus grandes les portes du Libre.

Au commencement était l’annuaire…

OK : pas besoin de prendre un ton biblique non plus, mais il est vrai que c’est avec une émotion toute particulière qu’on vous présente cette refonte complète du tout premier projet, celui qui a fait naître Framasoft ; et qui, mine de rien, a défini notre identité.

Il y a 16 ans, en 2001, une prof de FRAnçais (Caroline d’Atabekian) et un prof de MAths (Alexis Kauffmann) commencent à s’échanger des listes de logiciels gratuits pour les salles d’ordinateurs de leurs établissements dont le budget informatique était grevé par les licences Windows.

Le projet plaît, et il évolue. On se rend compte que derrière certains logiciels gratuits, il existe des licences libres, des contrats garants de nos libertés et du respect de certaines valeurs. Alors on découvre le monde du Logiciel Libre, fait d’entraide (pour adapter les serveurs au succès croissant du site) et de collaboration (à côté des fiches pour les logiciels fleurissent les tutoriels d’utilisation).

Il faut attendre 2004 pour que ce premier site devienne un annuaire collaboratif de logiciels libres tel qu’on le connaît aujourd’hui. Un outil pratique, fait par et pour des « non-pros » de l’informatique, conçu comme une porte d’entrée vers ce monde numérique où les êtres humains et leurs libertés sont respectés. On y vient pour un besoin logiciel précis, on y retourne pour la chaleur de la communauté, et on se fait délicieusement contaminer par les valeurs du Libre.

« Framalibre – le reboot ? Euh… Hum… Oui-oui ! C’est pour… demain ! »

Cela fait bien cinq ans que nous savons l’annuaire vieillissant, avec des notices trop détaillées qui deviennent vite obsolètes. Cinq ans que d’atermoiements en hésitations (« Faut-il vraiment repartir de zéro ? », se demandait-on avec des yeux de Chat Potté), d’avancées en marches à reculons, nous nous rendons compte qu’il n’est plus adapté ni au Libre (qui désormais déborde largement du champ des seuls logiciels), ni à nos usages (avec des contributions passant par un wiki, un forum, puis un Spip… c’est pas lourd du tout du tout -_-).

Sauf que voilà : on a toujours une urgence qui vient de tomber (entraînée par un de nos serveurs), un nouveau Framabook ou une nouvelle Framakey sur le feu, un Internet à Dégoogliser… Et puis il est difficile d’admettre que le SPIP qui a vaillamment permis notre annuaire (et donc notre page d’accueil) depuis tant d’années n’était plus l’outil le mieux adapté et le plus accessible pour cet usage précis…

Il nous a donc fallu cinq ans (et de multiples abandons/blocages/coup de fouet/reprises du projet) pour vous proposer cette refonte, cette remise à zéro de l’annuaire. Ne vous inquiétez pas, si vous aimez l’ancien, nous en avons gardé une archive juste à cette adresse archive.framalibre.org 😉 ! Cinq ans, et le travail conjoint de nombreux membres, salariés, mais surtout partenaires : Smile, dans un premier temps, pour leurs templates de visualisation… Mais surtout Makina Corpus, entreprise toulousaine bien connue des visiteurs du Capitole du Libre, qui nous a fait un design et une intégration Drupal aux petits oignons et nous a accompagnés (avec Framatophe tenant vaillamment le cap) sur les derniers efforts que nous ne savions pas fournir nous-mêmes.

Grâce à ce mécénat de compétences, voici un projet mené à terme !

Voici Framalibre, 2e du nom…

Bon, c’est pas tout ça, mais est-ce que ça valait le coup d’attendre ? Que va-t-on trouver en guise d’annuaire Framasoft ?

Déjà on revient à quelque chose de simple. Les notices sont claires, concises, et vous mènent au plus vite vers le lien officiel de la ressource que vous consultez. Finies les notices hyper-détaillées et trop longues qui deviennent désuètes à la moindre mise à jour 😉 ! L’idée principale, c’est de trouver aisément et comme on le souhaite : on peut rechercher une notice selon sa catégorie, utiliser le système de tags, ou même se laisser porter par les suggestions, recommandations, les notices mises en avant, etc.

C’est aussi un annuaire qui facilite la collaboration. Avec un simple compte, vous pouvez voter pour les ressources que vous préférez (et donc les mettre en valeur), corriger ou mettre à jour une notice, en créer une nouvelle dans l’annuaire, ou plus simplement écrire une chronique (un tutoriel, un témoignage, ou bien votre avis sur telle ressource…). Cet annuaire, c’est vous qui le ferez, nous avons donc fait en sorte qu’il vous soit le plus ouvert possible. Et, avec Drupal, gageons que nous pourrons, ensuite, ouvrir les données engrangées via un système d’API (ceci est un souhait, pas une promesse — mais ce serait cool, hein ?)…

Enfin et surtout, Framalibre se veut un annuaire du Libre, en général, et non pas seulement du Logiciel Libre. Car nos vies numériques ne sont plus uniquement « virtuelles », et les libertés que nous défendons et nourrissons vont au-delà du logiciel.

Et voilà le visage du nouvel annuaire !

Désormais, vous pouvez rentrer dans l’annuaire et y trouver :

  • des outils informatifs, catégorie S’informer,
  • des logiciels, du matériel et des jeux de données libres, dans S’équiper,
  • des livres, albums, films et autres œuvres culturelles dans Se cultiver,
  • et même les entreprises, collectifs, associations et autres initiatives du monde du Libre dans pour bien S’entourer.

Depuis 2004, le monde du Libre a bien grandi… Il était temps d’en agrandir une des portes d’entrée ;).

Ouvrons les portes et nos communautés !

Un annuaire, c’est un bouquet de fleurs capiteuses… Attiré·e par la douce odeur de THE information pratique que l’on vient y chercher, on s’enivre du nectar des autres notices à disposition, on se perd dans la navigation et finit par découvrir un nouveau champ de possibilités et de libertés.

Nous ne comptons plus le nombre de fois, sur le stand d’une convention libriste, où nous rencontrons un·e convaincu·e, arborant fièrement le logo de sa « distro GNUnux » favorite sur son T-Shirt, et qui s’écrie plein·e de nostalgie :

« Oooh ! Framasoft ! Je me souviens, c’est sur votre site, là, que j’ai découvert mes premiers logiciels libres ! »

Nous, à l’écoute de telles exclamations (allégorie.)

C’est à nous, désormais, de préparer le terrain pour que les futures générations de libristes tombent dans la marmite de potion magique ! D’ailleurs, un énorme merci aux personnes qui ont saisi les 400 premières notices avant la mise en production <3 ! Oh et au fait : vos comptes beta.framalibre.org fonctionnent désormais sur framalibre.org 😉

C’est à nous, donc, de contribuer à cet annuaire et de le nourrir de ce qui nous intéresse et que l’on souhaite partager. Que ce soit des notices, des chroniques, des corrections ou de simples votes : ce sont toutes vos contributions qui pourront faire le succès de cette renaissance…

Une équipe de modération est déjà en place (mais aura vite besoin de nouveaux bras) et des ateliers de contribution commencent à s’organiser (dont un sur Toulouse, le 22 mars, avec le GULL Toulibre). En cette période où le Libre est en fête, faites-vous une joie de mettre en valeur des œuvres (logicielles, culturelles, matérielles, etc.) libres, parce que vous y contribuez ou en bénéficiez, ou simplement parce que vous les aimez et souhaitez les partager avec le plus grand nombre.

Nous, on va écraser une petite larmichette d’émotion sur cette page qui se tourne, et se remettre au boulot !

Allez, une nouvelle marmite pour tonton Richard !

Pour aller plus loin :




Donnons des preuves d’amour au Logiciel Libre ! #ilovefs

Hier, c’était le « I love Free Software Day » (ou #ilovefs pour les intimes). Une occasion de (re-)donner du sens à la Saint-Valentin en déclarant votre amour à tou·te·s les contributeurs, développeuses, traducteurs, intégratrices, designers, autrices… bref, à toutes les personnes qui donnent de leur temps, leur énergie et leur savoir-faire pour faire vivre le Libre.

À nous de vous dire qu’on vous aime !

Souvent on aime, et on râle (sur telle fonctionnalité manquante, telle traduction malencontreuse, tel menu pas intuitif…). Pour cet article, on ne va pas râler, mais envoyer toute la reconnaissance, les encouragements et l’amour que nous portons à ces personnes qui changent nos vies (numériques, mais pas que) une touche de clavier après l’autre.

C’est bien connu : chez Framasoft, on ne développe (quasiment) pas de logiciels. On contribue, bien entendu, de plus en plus et en faisant de notre mieux… Mais il faut bien comprendre que tous les services que nous hébergeons et montrons n’existeraient pas sans les formidables communautés qui les développent, entretiennent et améliorent.

Alors nous saisissons cette occasion (avec un jour de retard -_-‘), car nous avons envie que vous vous joignez à nous pour envoyer vos messages bienveillants, vos contributions et vos dons (pour qui le peut et le veut) envers ces formidables initiatives.

Merci à la FSFe pour cette initiative, cliquez sur l’image pour aller voir leur site ;)

Tout notre amour et nos remerciements à…

NOTES :

  • Cette liste est, et sera toujours, non-exhaustive ^^
  • Nous avons fait de notre mieux pour trouver les liens de donations, parfois il n’y en a pas (tout dépend de chaque initiative), mais si vous en trouvez merci d’amender dans les commentaires, nous corrigerons.
  • De même si vous représentez les initiatives ci dessous et que vous préférez mettre en valeur d’autres liens : dites-le nous dans les com’ 😉
  • Beaucoup de liens mènent vers des sites en anglais, certains vous mèneront vers les comptes twitter des initiatives.

La communauté Etherpad pour Framapad

La communauté Ethercalc pour Framacalc

La communauté Wisemapping pour Framindmap

Les « Logiciels du chapeau » (Lutim, Lufi, Lstu) pour Framapic, Framadrop et Frama.link

Bon, Luc, il est un peu-beaucoup de chez nous, mais il a initialement développé ces projets sur son temps libre, et non en tant qu’administrateur système de Framasoft ;).

La communauté Shaarli (et SebSauvage) pour MyFrama

L’entreprise Nextcloud pour Framadrive et Framagenda

L’entreprise Gitlab pour Framagit

La fondation Diaspora* pour Framasphère*

Le projet Drupal-Webform pour Framaforms

Renater et la communauté Sympa pour Framalistes

La communauté OpenStreetMap & Umap (Yohan) pour Framacarte

La communauté TinyTinyRSS pour Framanews

La communauté Searx pour Framabee/Tonton Roger

La communauté Minetest pour Framinetest

Ali Asaria créateur de Scrumblr pour Framémo

La communauté Privatebin et SebSauvage (again), pour Framabin

La communauté wallabag et Nicosomb pour Framabag

Pour rappel, on a récemment parlé avec Nicolas, membre de Framasoft et créateur de wallabag, dans cet article 😉

La communauté Loomio pour Framavox

L’enterprise Jitsi et la communauté Jitsi Meet pour Framatalk

L’entreprise Mattermost pour Framateam

Frédéric Guillot et la communauté Kanboard pour Framaboard

La communauté SVG-Edit pour Framavectoriel

 

Nous tenons aussi à saluer et à couvrir d’amour Olivier et Antonin qui maintiennent, au sein de Framasoft, le développement de Framadate, ainsi que toutes les personnes dont le travail, la passion, et la ténacité font qu’on peut tous les jours continuer à mettre en valeur une belle trentaine de services et ainsi un peu plus Dégoogliser Internet.

Et on écarte les pattounes ! Allez, encore, encoooore…