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La Voix du Nord, la Framakey et les netbooks sous Windows

La Voix du Nord - MiniatureL’Asus Eee PC sous GNU/Linux, et ses toujours plus nombreuses déclinaisons, ont été un tel succès que Microsoft n’a pu rester sans réagir et a fait son habituel, mais toujours aussi efficace, forcing commercial pour apparaitre lui aussi dans ces fameux netbooks (sous la forme d’une version adaptée de l’OS Windows XP qu’on croyait pourtant mort avec l’arrivée de Windows Vista).

Du coup la formidable opportunité de faire découvrir GNU/Linux (et ses innombrables logiciels libres qui l’accompagnent) dans ces ordinateurs low-cost qui séduisent tant le grand public est aujourd’hui à nuancer.

Il n’empêche que, comme nous le rappelle cette photo illustrant un récent article de la Voix du Nord sur l’un des derniers nés de la famille netbook (à savoir le Medion), on ne perd pas cette occasion de découvrir des logiciels libres si on décide d’utiliser conjointement une clé USB Framakey. D’autant que la dernière version de notre Framakey, la 1.8, propose désormais plus d’une trentaine de logiciels libres dans son nouveau pack intégré.

Tout ça pour dire que si l’on pousse à passer à Linux (ou tout du moins à s’y essayer), on n’en oublie pas pour autant ceux qui pour x raisons restent sous Windows même avec leur netbook 😉

Tout ça pour témoigner également de notre reconnaissance à La Voix du Nord qui, par l’intermédiaire de Franck Bazin, vient coup sur coup de nous citer fort élogieusement (un peu trop même, car nous ne considérons pas comme le portail du monde libre mais comme une porte d’entrée francophone du logiciel libre).

Extrait de Jusqu’à 32 gigaoctets de mémoire dans la poche: les clefs du succès paru dans La Voix du Nord du mardi 2 septembre 2008 :

Une simple clef (au moins 2 Go) permet d’avoir en poche sa suite bureautique, son navigateur Internet, son logiciel de messagerie…, et gratuitement en plus : « La Framakey est une compilation de logiciels libres pour Windows, (…) préinstallés et prêts à être utilisés directement depuis votre clef USB. L’utilisation des logiciels se fait de façon sécurisée et sans laisser d’informations personnelles sur les machines sur lesquelles vous utilisez votre Framakey », peut-on lire sur le site Framasoft (www.framasoft.net), le portail du monde libre. Même plus besoin de portable : on peut « squatter » sans risque n’importe quel PC !

Extrait de Le « netbook » de Medion toujours petit mais plus costaud paru dans La Voix du Nord du mardi 16 septembre 2008 :

Windows XP est installé en série ainsi que Corel Word Perfect Office X3. Mais il ne faut que quelques dizaines de minutes pour installer tous les logiciels dont on peut avoir besoin, gratuitement et légalement, en allant sur www.framasoft.net, le portail Internet des logiciels libres.

On a beau être modeste (ce qui reste à démontrer), on ne va pas bouder notre plaisir surtout que, quand bien même la gratuité soit évoquée, il est bien rappelé que c’est de logiciels libres qu’il s’agit. Au delà de Framasoft, puissent de tels journalistes entrer toujours plus nombreux dans les rédactions des grands médias, cela facilitera d’autant la nécessaire sensibilisation au logiciel libre et son état d’esprit au plus large public que nous appelons de nos vœux.

Une dernier extrait pour la route et pour démonter que La Voix du Nord ne se résume pas à Franck Bazin et son éloge de Framasoft 😉

Extrait de Ruée sur les « mini-ordis » : que valent-ils ? par Yves Smague le 18 septembre 2008 :

L’arrivée des netbooks, c’est aussi la défaite du géant Microsoft. Ses logiciels toujours plus lourds et sophistiqués exigent des machines toujours plus puissantes. Le retour à la simplicité met en avant les logiciels libres.




La Framakey fait sa rentrée

La Framakey fait elle aussi sa rentrée, et comme tout élève, elle grandit et murit.

Ainsi, la taille du pack est aujourd’hui plutôt destinée aux clés de 1Go (5 à 10€ dans toutes les bonnes crémeries), mais pour ce poids là, vous trouverez non plus 6 mais 35 logiciels !

OpenOffice.org et Firefox sont bien entendu de la partie, mais aussi Gimp (retouche photo), Inkscape (dessin vectoriel), InfraRecorder (gravure de CD/DVD), Audacity (manipulation sonore), SumatraPDF (visualisation de PDF) ou MoneyManagerEx (comptabilité) et bien d’autres (jeux, utilitaires, P2P, outils d’accessibilité, etc).

À découvrir et télécharger depuis http://www.framakey.org/Pack/PackFull

Cette version ouvre aussi la voie vers la Framakey 2.0, prévue pour la fin de l’année (enfin, si les moyens sont là !) qui proposera (qui a dit enfin ?) un outil simple pour choisir vous-même les logiciels que vous souhaitez avoir dans votre clé, sans passer par un navigateur web.

En moins de 5 clics, vous pourrez installer, légalement et gratuitement, plusieurs centaines de logiciels d’un seul coup, mais aussi des applications web prêtes à l’emploi (par exemple Dotclear, WordPress, Drupal, Spip, Joomla ou Mediawiki), ainsi que des contenus libres (video, musique, textes…).

« La Framakey, c’est une arme de diffusion massive de contenus et logiciels libres. » C’est ainsi que s’amuse parfois à la qualifier son principal pygmalion Pierre-Yves Gosset, à qui nous devons cette présentation vidéo[1] qui donne plus détails sur tous ces changements présents et à venir.

Téléchargement de la vidéo au format AVI (30 Mo)

Notes

[1] Vidéo réalisée avec les moyens du bord, mais uniquement à base de logiciels libres.




Que pensez-vous d’un framabook sur l’Eee PC ?

On line manga on Asus Eee PC - Steve Keys - CC-by

Nous envisageons plus que sérieusement de rédiger un futur framabook sur l’Eee PC. Ce billet présente le projet, vous demande votre avis et en appelle éventuellement à votre collaboration.

Il y a quelques jours Valérie est venue nous signaler qu’elle avait achevé la rédaction d’un petit bouquin sur l’Eee PC : « Eee PC – Trucs & Astuces ».

À partir de cette première brique nous nous sommes dits qu’on pouvait peut-être aller plus loin et en faire carrément un nouveau volume de notre collection de livres libres Framabook[1].

La première question à se poser est celle de la pertinence d’un tel livre.

Nous pensons en effet que le jeu en vaut la chandelle. D’abord parce qu’il est indéniable que l’Eee PC est l’un des phénomènes de l’année et s’est très bien vendu dans le monde francophone. Ensuite parce qu’en ayant désormais le choix entre les deux systèmes d’exploitation que sont Windows et GNU/Linux, nous souhaitons donner envie d’utiliser le second plutôt que le premier (c’est notre parti pris assumé). Enfin parce que nous ambitionnons de montrer à ceux qui ont justement fait le choix d’un Eee PC sous Linux qu’ils ne se sont pas trompés et qu’on peut faire tout plein de choses intéressantes voire insoupçonnées avec 😉

Le public cible serait dont là encore le grand public incarné, avec tout mon respect, par Jeanne-Marie sur cette vidéo.

Ce qui ne nous empêche pas d’avoir à l’esprit les problèmes liés à l’originalité de l’ouvrage puisque ce serait le première fois qu’on traiterait d’un ordinateur particulier (et donc d’une marque particulière, et donc de sa politique d’évolution du produit), alors même que la concurrence s’organise sur le marché des ultraportables pour ne pas laisser Asus tout seul justement. Si vous pensez que ces éléments sont si importants qu’ils peuvent remettre en cause l’opportunité de notre projet, n’hésitez surtout pas à nous le dire.

Mais admettons, comme nous le pensons, que cela vaille toujours la peine. C’est là que nous faisons appel à vous. Que faudrait-il mettre dans ce livre pour obtenir quelque chose d’intéressant et d’utile à l’utilisateur de base ? Quel plan ? Que faudrait-il ajouter par rapport au premier jet de Valérie (mais aussi par rapport au petit manuel officiel que l’on trouve à l’achat dans la boite de l’Eee PC) ? Il y a Xandros (la distribution GNU/Linux d’origine de l’Eee PC), son mode easy et avancé (KDE). Il y a tous les logiciels présents par défaut dans Xandros (OOo, Firefox, Amarok…) qu’on pourrait peut-être prendre le temps de bien présenter ? Il y a les autres distributions que l’on peut installer dessus, la ligne de commande, la sensibilisation à ce qu’est un logiciel libre… Toutes les suggestions sont bonnes à prendre.

Enfin admettons que non seulement vous trouviez le projet intéressant mais que vous seriez également prêt à y participer, Valérie nous ayant confié que justement elle serait ravie de travailler collectivement à la rédaction d’un tel ouvrage pour venir étoffer ce qu’elle à déjà rédigé. Correcteur, relecteur ou, pourquoi pas, rédacteur (par exemple d’un chapitre dédié : installer une autres distribution, présentation d’OpenOffice.org, etc.), si vous souhaitez en être, merci de nous le signaler dans les commentaires. Nous vous inscrirons alors sur une liste de discussion dédiée au projet.

Merci de votre attention, en attente de vos commentaires et/ou d’une éventuelle (et bienvenue) participation.

Cordialement, Framasoft (et Valérie).

Notes

[1] Crédit photo : Online Manga on Asus Eee PC par Steve Keys sous licence Creative Commons By.




Framabook passe à la télé

Lors des dernières RMLL à Mont de Marsan, j’ai été invité par Gilles Gouget (Divergence FM) à présenter notre petite collection de livres libres Framabook lors de la couverture de l’évènement par Divergence Numérique et la chaîne FreeNewsTV.

—> La vidéo au format webm

L’occasion de faire un peu de comm’ autour de ce projet qui nous tient à cœur et dont nous vous reparlerons bientôt puisque de nouveaux volumes sont dans les starting-blocks.

L’occasion aussi de rappeler les volumes déjà édités :

PS : N’hésitez pas à faire suivre l’info parce qu’en attendant de voir arriver les framabooks dans les grandes librairies, on compte avant tout sur le bouche à oreille du net 😉




J.O. de Pékin : pas sans ma Framakey !

Pissed off guard - Montrasio International - CC-By

Les Rencontres Mondiales du Logiciel Libre portent parfois bien leur nom. Ainsi le mois dernier à Mont de Marsan, avons-nous fait la connaissance de Nathalie qui, tel un cadeau, nous a raconté une belle petite anecdote autour de la Framakey.

Il y a deux ans, la voici partie pour un séjour en Chine, avec décision de raconter son voyage au jour le jour sur un blog. Mais une fois sur place, problème : le surf sur internet dans les cybercafés visités semble soumis à une liberté contrôlée[1].

Extrait issu du billet Cinquième jour : Arrivée a Fengkai du 16 juillet 2006 :

« Nous n’avons pas donné de nouvelles depuis deux jours. Pas faute de cybercafé. Dans le premier cybercafé où nous sommes allés, le proxy du navigateur empêchait d’envoyer quoique ce soit vers des sites européens, et même en lançant Firefox de ma clé USB, je n’ai pas réussi a contourner le problème, donc il devait aussi y avoir barrage par firewall. Le cybercafé essaye le lendemain semblait être encore plus bloqué au niveau des accès disque et du bureau mais ce n’était qu’en apparence. Ma petite clé a été reconnue et j’ai pu accéder au blog en écriture avec Firefox de Framakey. Génial, quel soulagement. Au passage, une pub pour Framakey car sans le concept de logiciels libres portables, nous ne serions en train d’écrire ni ce billet ni les suivants ; le blog était off pour quelques jours, et peut-être même jusqu’au séjour final a Pékin !!! Voila pour le point technique du blog, jure que ce n’est pas simple. Entre les menus de Windows, tous écrits en chinois, les sécurités locales imposées, cookies interdits par le navigateur local (accès aux options de IE interdits évidemment, firewall hyper blindé dès qu’il s’agit de sortir de Chine). Bref, cela relève presque du miracle si ce blog continue a exister 🙂 »

Vous vous rendez très bientôt à Pékin pour participer, couvrir ou assister à la grande messe olympique ?

Je ne sais si la situation a positivement évolué depuis mais, dans le doute, ne vous abstenez pas de glisser subrepticement une Framakey dans la valise 🙂

Notes

[1] Crédit photo : détail de Pissed off guard par Montrasio International sous licence Creative Commons By.




Firefox 3 : déjà en version portable Framakey !

Milena et Framakey - aKa - CC-by

Pyg, le Monsieur Framakey de Framasoft n’a pas perdu de temps puisqu’à peine le Download Day achevé, voilà-t-y pas qu’il nous propose sans plus attendre PortableFirefox 3, la version portable (Windows) de Firefox 3.

Quelle est la différence ?

PortableFirefox 3, ce n’est ni plus ni moins que Firefox 3, à une petite différence près, mais qui s’avère extrêmement pratique à l’usage : le navigateur embarque votre profil (c’est à dire vos favoris, vos extensions, vos thèmes, bref tout ce qui fait que c’est votre Firefox) plutôt que de le séparer dans le dossier "Documents and Settings" du Windows d’un ordinateur particulier.

Qu’est-ce que cela vous apporte ?

D’abord, l’installation n’est plus nécessaire. Vous le dézippez et il fonctionne. Point barre.

Ensuite, vous pouvez le mettre sur une clé USB pour transporter votre navigateur libre et respectueux des standards avec vous, où que vous alliez. Ça marche aussi sur un disque dur externe, un baladeur MP3, ou même… un appareil photo (effet garanti devant les amis !)

Enfin, vous pouvez installer plusieurs PortableFirefox pour plusieurs usages, il suffit de dupliquer et de renommer le dossier portableFirefox autant de fois que nécessaire.
Ainsi, Madame pourra habiller son panda rouge… en rose, et Monsieur installer les extensions indispensables comme FootieFox qui lui permettra de suivre l’Euro 2008 en live (mais sans les bleus !).
Le geek malin pourra quant à lui utiliser une version dédiée pour tester des extensions, sans rendre instable une autre version.

Télécharger PortableFirefox3 sur le site Framakey

Crédit photo : Une fois n’est pas coutume c’est moi le photographe et ma fille la photographiée (sous licence Creative Commons By).




Libérons les logiciels à l’école – 6 ans déjà…

Dans la série « La route est longue mais la voie est libre ».

Un peu d’histoire… Le 18 juin 2002, il y a 6 ans jour pour jour (et jour symbolique), j’avais activement participé via la liste de discussion dédiée à l’éducation de l’AFUL à une petite opération Libérons les logiciels libres à l’école en réaction à un courrier de promotion que Microsoft avait réussi à mettre dans les casiers des collègues enseignants.

Aujourd’hui Microsoft offre sa suite MS Office à tous les enseignants et le fait savoir en grandes pompes via son canal de diffusion préféré que constitue désormais son partenaire du Café Pédagogique. Et ceux qui œuvrent pour développer, faire connaitre et diffuser le logiciel libre à l’école continuent leur travail de fourmis mais ont toujours du mal à se faire entendre en haut lieu.

Il n’empêche que beaucoup de choses ont bougé en 6 ans, à commencer par la qualité des logiciels évoqués dans l’appel. Aucune raison d’être défaitiste même si on peut constater lucidement que les choses avancent peut-être plus lentement que prévu.

Copie d'écran - Framasoft

Libérons les logiciels à l’école

18 juin 2002

Des acteurs du monde éducatif font de la résistance en invitant les enseignants à "libérer" les logiciels.

Cher collègue,

En cette fin d’année scolaire, nous sommes nombreux à avoir reçu dans nos casiers une brochure publicitaire non sollicitée de la société Microsoft. Sur la couverture, cette simple phrase : "Vous faites tout pour économiser du temps et de l’argent… …voici une opportunité pour en gagner !"

Nous ne ferons pas de commentaires ici sur la manière de faire ni sur le contenu de l’offre, mais il est assez symptomatique que cette société aborde l’école en lui parlant avant tout d’argent.

Dans ce contexte, il nous paraît urgent d’informer plus encore la communauté éducative que de réelles et crédibles alternatives existent parmi la dynamique catégorie des LOGICIELS LIBRES.

Ces derniers, qui se préoccupent beaucoup moins d’argent que de liberté, participent au développement d’une informatique ouverte et pluraliste. Et nous ne pouvions rester insensibles au fait que, de part leur mode original de production et de distribution, ils abordent l’école en lui parlant plutôt de mutualisation, de travail collaboratif, d’intelligence partagée et de transmission réciproque des savoirs.

Ainsi rien qu’avec les trois logiciels OpenOffice.org, Mozilla et The Gimp, vous tenez en version française une suite bureautique complète, une remarquable panoplie d’outils pour le web et un puissant éditeur graphique, que vous pouvez en toute légalité installer sur votre ordinateur personnel et distribuer sur cédérom à vos collègues et vos élèves. Et, quand bien même nous l’appellerions de nos voeux, il n’est pas nécessaire d’être sous le système d’exploitation libre Linux pour les utiliser puisqu’ils se trouvent être également disponibles pour le système d’exploitation propriétaire Windows.

Pour les expérimenter au quotidien, nous pensons que leur utilisation est pertinente dans nos établissements scolaires et permet en outre de s’affranchir d’une logique économique qui n’est pas la nôtre. Si vous ne les connaissez pas encore nous vous invitons vivement à les essayer. Et, n’ayant pas, c’est le moins que l’on puisse dire, les moyens marketing de la société précédemment citée, nous vous invitons également à nous soutenir en relayant cette information sur le Net mais aussi en imprimant la simple page ci-dessous pour l’afficher dans votre salle des professeurs.

Bien cordialement.

Cette lettre et la feuille à imprimer qui l’accompagne ont été rédigées à plusieurs mains par des abonnés de la liste de diffusion "Linux et logiciels libres dans l’éducation" hébergée par l’AFUL.




Finir ensemble la traduction du livre « Free as in Freedom » ?

Free as in Freedom - Sam Williams - cover

Le 31 mars 2007 je lançais ce petit appel sur notre forum :

Je ne voudrais pas être grandiloquent (ou "librocentriste") mais je tiens Richard Stallman pour l’un des personnages les plus importants de notre temps. Et si la culture libre continue de se déployer (jusqu’où ? on n’en sait trop rien) c’est un peu grace à ce drôle de petit bonhomme têtu.

Il y a quelques années (2002) est sortie en langue anglaise une biographie de Richard Stallman "Free as in Freedom" par Sam Williams (chez O’Reilly). Elle n’a été traduite (et imprimée) qu’en italien (langue que je maîtrise un peu, tout de moins mieux que l’anglais). J’ai eu alors l’occasion de me procurer ce livre et je l’ai trouvé fort intéressant. Je ne dis pas qu’il passionnera la ménagère de moins de cinquante ans mais ce qui est sûr c’est qu’il n’est pas uniquement réservé au geek informaticien (j’en suis la preuve !). Toute personne un tant soit peu curieuse de comprendre la genèse du mouvement logiciel libre et la personnalité de la plus célèbre de ses figures de proue y trouvera son compte (comme par exemple un visiteur du réseau Framasoft).

Etrangement dans le monde de l’édition francophone on trouve bien une biographie de Loana mais pas de traduction de cette biographie de Stallman (je suppose qu’O’Reilly à dû décider que ça n’était pas rentable).

Qu’à cela ne tienne et si on réalisait ensemble cette traduction ? Ca ferait en bout de chaîne un chouette Framabook non ?!

Précisons, s’il en était besoin, que le livre est sous licence libre (la GNU FDL) ce qui justement rend possible cette traduction (pour l’anecdote ce n’était pas l’intention de départ de Sam Williams de placer son livre sous licence libre mais c’est Stallman qui a insisté et quand Stallman insiste…).

C’était aussi l’occasion pour nous de tester les vertus du wiki puisque nous avions proposé de réaliser ce travail directement dans Wikisource, la bibliothèque libre de Wikipédia.

Toujours est-il qu’une fois le message publié et punaisé, nous ne nous en sommes plus occupés à Framasoft, ayant pas mal d’autres chats à fouetter par ailleurs.

Le résultat des courses c’est que nous sommes aujourd’hui à mi-chemin de la traduction, ou presque, puisque six chapitres sur quatorze ont été traduits (mais il y a aussi les annexes et puis la relecture). C’est pas si mal en fait pour un projet non structuré et non suivi (c’est-à-dire pas du tout cathédrale mais totalement bazar[1]).

Dans ces conditions, et comme dirait Jean-Claude Dusse, il serait dommage de ne pas conclure non ?

Nous recherchons donc des volontaires traducteurs[2] par finir ensemble le travail toujours sur Wikisource mais cette fois-ci en se regroupant au sein d’une liste de discussion dédiée histoire d’être en synergie, de se repartir les tâches et de se motiver les uns les autres 😉

C’est pourquoi je invite les (gentils) volontaires à se faire connaître en m’envoyant un message à l’adresse suivante :

« freeasinfreedom AT framasoft.net »

Merci de votre attention et de votre éventuelle participation[3].

Richard Stallman - Chrys - CC-By

Et pour finir, un peu de poésie avec ce très court extrait du chapitre IV, situé vers la fin des années soixante-dix, où Stallman se retrouve à Boston au département de recherche en intelligence artificielle du Massachusetts Institute of Technology (le célèbre MIT) :

Pour le génie traité en paria qui s’associe peu à ses pairs collégiens, c’était une expérience enivrante que de soudainement se retrouver avec des gens qui partageaient cette même prédilection pour les sciences informatiques, la science fiction et les repas chinois. « Je me souviens de beaucoup de levers de soleil vus en voiture en revenant de Chinatown, » se remémore Stallman avec nostalgie, quinze ans après les faits lors d’un discours à l’Institut Technique Royal de Suède. « C’était magnifique que de voir un lever de soleil, car c’est un moment très calme de la journée. C’est un temps merveilleux de la journée pour aller se préparer à dormir. Il est de toute beauté de rentrer chez soi alors que se pointe la lumière du jour et commencent à chanter les oiseaux; vous pouvez y trouver une véritable sensation de douce satisfaction, de tranquillité reliée au travail que vous avez accompli cette nuit-là. »

Notes

[1] En référence au célèbre article La cathédrale et le bazar de Eric S. Raymond.

[2] Précisons que si vous souhaitez assurer seulement la relecture vous pouvez très bien vous inscrire sans forcément bien maitriser l’anglais. Précisons également que nous avons déjà une petite équipe de traducteurs à Framasoft, dont on voit souvent les productions sur le Framablog, mais ils sont tous occupés à d’autres travaux et donc indisponibles pour cette traduction qui nécessite clairement de nouvelles énergies.

[3] Photographie de Chrys sous licence Creative Commons By.